Gouvernement : la fine équipe ?

gouvernement macron

On ne peut pas dire qu’Emmanuel Macron se sera précipité pour que soit formé le nouveau gouvernement. Sa réélection remonte à pratiquement quatre semaines et son second mandat a commencé officiellement samedi dernier. L’art de faire durer le plaisir et de gagner du temps avant les élections législatives, cette formalité administrative barbante à laquelle il faut encore se soumettre avant de reprendre les affaires sérieuses. En déplacement aux Mureaux, ce jeudi 19 mai, le nouveau Premier ministre, Élisabeth Borne, se payait même le luxe de se moquer du monde en déclarant, aux journalistes qui l’interpellaient : « On veut la meilleure équipe, ne vous impatientez pas… On y travaille [en se rendant « sur le terrain » ?] et vous verrez ! On ne va pas se mettre la pression. » C’est vrai, ça, la France a tout son temps. Mais on se demande ce qu’a fait tout ce beau monde, depuis le 24 avril ?

Mais c’est fait. Enfin. Le secrétaire général de la présidence, Alexis Kohler, celui qui gouverne en vrai la France en binôme avec Emmanuel Macron, est apparu sur le perron de l’Élysée, selon la tradition, pour annoncer la liste des ministres. La cérémonie est moins palpitante qu’autrefois à cause des réseaux sociaux qui font tourner depuis plusieurs jours les noms et les têtes, tout du moins pour ceux qui s’intéressent encore à la politique dans ce pays. Évidemment, ce gouvernement Borne 1 – car il y aura probablement un Borne 2 après les législatives – répond à tous les labels de qualité exigés de nos jours : parité quasi parfaite, contrôle des patrimoines et des déclarations fiscales, écoresponsabilité, Europe à tous les étages et jeunesse, parce que la jeunesse, c’est important. Soulignons que la liste des éconduits ou des non-retenus est tout aussi intéressante que celle des nominés.

Ainsi, Jean-Yves Le Drian quitte le gouvernement après dix ans sans interruption à la tête de deux ministères régaliens : la Défense sous Hollande, les Affaires étrangères sous Macron. Présenté comme un poids lourd de la politique, on retiendra que c’est sous son ministère que le Quai d’Orsay est devenu le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : un symbole ! Que l’influence de la France n’a cessé de reculer en Afrique : une réalité ! Pour lui succéder, Catherine Colonna, cette inconnue du grand public, ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007, coche pas mal de cases du cahier des charges : une femme au Quai d’Orsay (la deuxième de l’Histoire après Michèle Alliot-Marie), une des rares femmes à avoir été élevées à la dignité d’ambassadrice de France et, actuellement, ambassadrice de France au Royaume-Uni. Une désignation qui vise probablement à essayer de raccrocher la barque anglaise au paquebot européen. L’Europe dans le viseur.

Autre éconduit, Jean-Michel Blanquer. Le mouton à cinq pattes du début du premier quinquennat Macron, présenté comme une sorte de Jules Ferry du nouveau monde, est donc remercié. Est-ce sa défense d’une laïcité de stricte observance et son combat contre le wokisme qui lui auront coûté son licenciement ? En tout cas, la nomination de Pap Ndiaye pour lui succéder est un message clair et net : ce normalien et agrégé est actuellement directeur du musée de l’Histoire de l’immigration. En 2005, lorsque fut créé le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), il intégra son conseil scientifique. Ceux qui attendaient que l’on enseigne « Nos ancêtres les Gaulois » pour « faire nation » seront servis.

Outre la nomination de Colonna et Ndiaye et la promotion de personnalités comme Amélie de Montchalin, nommée à la Transition écologique et à la Cohésion des territoires, ou Sébastien Lecornu, aux Armées, pas d’autres grandes surprises. Si, peut-être, le nouveau ministre de la Culture Rima Abdul-Malak qui, elle aussi, coche toutes les cases, voire plus. On retiendra surtout qu’Emmanuel Macron a puisé dans sa garde rapprochée pour trouver un ministre de la Culture, puisqu’elle était jusqu’à présent conseillère Culture à l’Élysée. Roselyne Bachelot va donc pouvoir poursuivre sa retraite, depuis longtemps bien méritée, sous d’autres cieux. Peut-être un retour aux « Grosses Têtes » de Ruquier ?

Sinon, pour le reste, pas grand-chose de nouveau. Le Maire et Darmanin restent à leur poste en piliers du dispositif macronien, respectivement numéros deux et trois dans l’ordre protocolaire du gouvernement. Un premier clin d’œil, tout de même, avec le transfert de Véran aux Relations avec le Parlement. Les députés se souviendront peut-être du jour où il avait littéralement « pété les plombs » en demandant aux députés qui le chahutaient de sortir de l’Hémicycle… Autre clin d’œil encore – d’aucuns diront bras d’honneur : malgré sa mise en examen, Éric Dupond-Moretti reste à la Chancellerie. Comme dans toute tragédie – ou comédie -, il faut un traître : il a pour nom Damien Abad, ministre des Solidarités, qui, à la veille de sa nomination, se désolidarisait des prises de position des LR, son parti d’origine qui n’en finit pas d’agoniser. Enfin, un tout dernier clin d’œil : on note l’absence remarquée de Christophe Castaner dans cette fine équipe.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Mckinsey : révélations sur l’emprise du cabinet sur l’Etat – L’analyse de Matthieu Aron

Mckinsey

23/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Accusé d’optimisation fiscale, le cabinet de conseil auquel a régulièrement recours le gouvernement est dans la tourmente depuis quelques jours. Les sénateurs ont notamment découvert grâce à des documents réquisitionnés que le cabinet McKinsey n’a versé aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020, malgré un chiffre d’affaires sur le territoire national de 329 millions d’euros en 2020, « dont environ 5% dans le secteur public » (soit près de 17 millions d’euros). Les parlementaires accusent la société d’avoir pratiqué de « l’optimisation fiscale ».

Sud Radio a interrogé Matthieu Aron, Journaliste, Grand reporter et Conseiller éditorial à l’Obs, Co-auteur de « Les infiltrés, Comment les cabinets de conseil ont pris le contrôle de l’État » aux éditions Allary.



Les sociétés de conseil au secours de l’Etat impotent, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Jamais sans doute l’Etat n’a été plus étouffant que sous ce quinquennat. Il aura suffi, jeudi dernier, d’entendre l’interminable conférence de presse (plus de quatre heures !) d’Emmanuel Macron pour s’en convaincre. Dans les moindres détails de la vie des gens, le président-technocrate entend avoir son mot à dire. Ainsi s’est-il plaint ce jour-là : « On ne parle pas du tout du harcèlement des enfants à l’école ». Ce sujet est certes important. Mais il est bien d’autres thèmes qui sont occultés par le pouvoir, à commencer par sa propre omnipotence. La société est anesthésiée sous le poids d’un Système aux coûts exorbitants et à l’inefficacité avérée. Jouant sur les peurs qu’il distille lui-même, Macron se laisse voir comme l’indispensable gestionnaire d’une société complexe et dépolitisée. Or cette posture est un leurre. L’accumulation des mesures techniques, égrenées par le candidat devant la presse, a fait en sorte de brouiller les priorités et de réduire le discours macronien à un mode d’emploi. Mais cette approche s’épargne de regarder l’éléphant qui s’est installé dans le salon, à savoir cet Etat gonflé comme une baudruche qui ne cesse de s’empiffrer d’un endettement que rien ne vient freiner. Le scandale des cabinets privés anglo-saxons de conseil, révélé notamment par une commission d’enquête du Sénat qui a rendu son rapport jeudi, illustre la dérive d’un mécanisme qui tourne à vide.

L’Etat emploie plus de cinq millions de fonctionnaires. Pourtant, le recours parallèle aux sociétés privées a pris des proportions considérables sous Macron. En trois ans, son gouvernement aurait passé environ 500 commandes pour un total chiffré à 43 milliards d’euros par un groupe de hauts fonctionnaires cité dernièrement par L’Obs ! Le Sénat, pour sa part, avance une dépense de plus d’un 1 milliard d’euros pour l’année dernière, notamment en paiement de conseils pour la stratégie sanitaire vaccinale fournis par le cabinet McKinsey (qui ne paierai pas d’impôts en France en dépit d’un chiffre d’affaires de 329 millions d’euros en 2020 !).

La branche française est dirigée par Victor Fabius, le fils du président du Conseil constitutionnel. Or, comme le rappelle Stéphane Guyot (1), le système national de la santé est déjà une armée mexicaine d’agents publics : le ministre de la Santé, le directeur général de la Santé, le directeur de Santé Publique France, le directeur de la Haute Autorité de la santé, les directeurs des agences régionales de la santé, le directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, le Centre national de recherche scientifique en virologie moléculaire, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Bref, L’Etat ventripotent, impotent, dispendieux ne fait plus confiance en ses agents pour gérer des problèmes ordinaires. Cela s’appelle un système en faillite. On en parle ?

(1) Abstention piège à cons, par André Bercoff, Stéphane Guyot, Philippe Pascot; Max Milo éditions

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 mars 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Réputation numérique de l’exécutif – Fabrice Epelboin : «Les réseaux sociaux pourraient faire la différence en 2022»

Fabrice Epelboin

20/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien du 19 avril 2021 avec Fabrice Epelboin, spécialiste des réseaux sociaux.

Pour RT France, il se penche sur les efforts consacrés par l’exécutif pour investir l’espace numérique afin de surveiller sa réputation en ligne, et sur le rôle des réseaux sociaux lors des prochaines élections présidentielles. Comprendre les interactions numériques peut se révéler très utile à condition d’avoir le recul nécessaire pour analyser les phénomènes sociaux en ligne.


Covid-19 : «La communication du gouvernement a été mensongère», d’après Gilbert Collard

24/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Gilbert Collard, député européen RN, a été interrogé par RT France le 23 septembre, au sujet de l’audition de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn devant la commission d’enquête sénatoriale.

Il revient sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le déconfinement. Il estime que cela s’est fait précipitamment, d’où la nécessité d’avoir recours à de nouvelles mesures restrictives.


Crise sanitaire – Le pouvoir et la responsabilité

Lors de son allocution du 13 avril, le chef de l’Etat a prononcé une phrase qui mérite d’être relevée. De mémoire: « Des choses n’ont pas bien fonctionné (dans la crise du covid) nous en tirerons les conséquences ». Il est essentiel de rappeler que le pouvoir politique ne se conçoit pas en dehors de la responsabilité. Les deux ne peuvent pas être découplés. Le pouvoir est source de contentement personnel: pour un esprit sain, la satisfaction de servir l’intérêt général; et pour un cerveau pervers, la pure jubilation narcissique. Mais cette satisfaction, qu’elle qu’en soit la nature, a une contrepartie: la responsabilité. Le personnage qui incarne le pouvoir incarne aussi, par définition, la responsabilité. Dès lors qu’il exerce la mission de décider, il est personnellement comptable de ses décisions ou de ses non décisions et de leurs conséquences. Le chef choisit lui-même son entourage.

Il arbitre entre les choix qui lui sont proposés. Si l’appareil de décision dont il est en charge ne fonctionne pas correctement, souffre de dysfonctionnements, il lui incombe de prendre, quand il en est temps, les décisions pour y remédier. S’il n’est pas correctement informé, c’est qu’il ne s’en est pas donné les moyens, en particulier dans le choix de ses collaborateurs. Idem, s’il est mal conseillé, cela signifie qu’il s’est trompé sur le choix de son entourage. Par ailleurs, s’il n’est pas libre de choisir ses collaborateurs, si ces derniers lui sont imposés, et s’il accepte d’en être l’otage, cela signifie qu’il n’est pas digne de sa mission. L’attitude de dirigeants politiques qui se défaussent sur leur administration pour l’accabler des insuffisance ou des désastres est inepte. Le pays élit des gouvernants et leur confie son destin sur la base des promesses de ces derniers.

S’ils réussissent et si le pays est heureux, ils méritent des lauriers. Si le pays sombre dans le chaos et la détresse, sans qu’ils ne lui apportent de solution satisfaisante, cela signifie qu’ils ont failli dans leur tâche. Ils sont à coup sûr seuls et uniques responsables.

Quant un drame éclate, faute d’anticipation ou de préparation suffisante, la responsabilité est avant tout celle des autorités politiques auxquelles le pays a fait confiance. Chercher des boucs émissaires, quels qu’ils soient – prédécesseurs, fonctionnaires, collaborateurs, experts, peuple – pour se dérober à sa responsabilité, est la quintessence de la misère politique.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Confinement, déconfinement : le gouvernement totalement dépassé

Il y a une semaine, alors qu’il nous expliquait par ailleurs que la France n’avait toujours pas atteint le fameux pic de l’épidémie de coronavirus, le Premier ministre abordait malgré tout pour la première fois devant l’Assemblée la question du déconfinement et disait même vouloir « présenter des éléments d’une stratégie de déconfinement pour (…) les jours qui viennent de façon à pouvoir (…) donner une perspective à nos concitoyens ». Or, nouveau coup de théâtre mardi, interrogé par le député du Morbihan Paul Molac (LT) lors de la séance des questions au gouvernement, Edouard Philippe a lancé : « Le déconfinement, ça n’est pas pour demain » !

Nouvelle volte-face de Philippe

« Aujourd’hui, a en effet répondu le Premier ministre, c’est l’heure du confinement et l’heure du confinement va durer. C’est (…) difficile à supporter pour beaucoup de Français, (…) mais c’est indispensable (…). Aujourd’hui, l’impératif c’est de faire en sorte que le confinement fonctionne, que le virus circule suffisamment lentement pour que le nombre de cas sévères qui justifie l’admission dans les services de réanimation ne soit pas supérieur à la capacité globale de notre système hospitalier ». Et Edouard Philippe d’ajouter alors : « les questions sur le déconfinement sont très largement prématurées ». Ces questions, c’est pourtant lui qui les a mises sur le tapis la semaine dernière, déclenchant d’ailleurs aussitôt l’emballement des grands médias, et surtout une vive inquiétude du milieu médical, au sein duquel de très nombreuses voix se sont élevées pour alerter les autorités contre le caractère prématuré d’une telle initiative. D’autant plus que, depuis qu’il a décidé sa mise en place, le gouvernement s’est montré incapable de faire respecter le confinement…

Les Français victimes de l’incurie du gouvernement

Quoi qu’il en soit, depuis lundi, on assiste ainsi au défilé dans les médias des acteurs gouvernementaux de cette crise, qui viennent à tour de rôle nous livrer la nouvelle position du gouvernement. Comme Jérôme Salomon qui, interrogé par les journalistes, a déclaré qu’« aborder aujourd’hui le déconfinement n’a aucun sens », parce que « nous sommes encore à la phase ascendante » de l’épidémie. Ou encore le ministre de la Santé Olivier Véran qui, invité mardi matin sur RMC, a expliqué qu’« il est trop tôt pour parler du déconfinement », ajoutant même qu’« il ne faut pas trop en parler, sinon on a l’impression que c’est fini ».

Une nouvelle position qui est évidemment davantage en accord avec celle de l’OMS, qui a encore exhorté mardi les pays ou régions ayant instauré des mesures de confinement à ne pas les lever de manière trop précoce afin d’éviter les rechutes. Et aussi avec celle de l’Académie nationale de médecine qui, tout en précisant qu’il était encore tôt pour envisager une levée du confinement, a prôné dimanche un futur déconfinement par région et non par classe d’âge, avec de strictes restrictions sur les déplacements et surtout accompagné de la mise en place du port obligatoire d’un masque grand public anti-projection. Et c’est là que le bât blesse. De l’avis des scientifiques, déconfiner cela suppose de pratiquer des tests sérologiques ou virologiques à grande échelle. Or, des tests, la France n’en a pas. Cela suppose aussi de rendre obligatoire le port du masque pour tous. Or, des masques, la France n’en a pas non plus ! Bref, on l’aura compris : en raison de l’incurie de ce gouvernement et de celui qui l’a précédé, les Français ne sont pas près de sortir de cette crise.

Chard

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2020

Le gouvernement se mobilise à l’approche d’une grève interprofessionnelle soutenue massivement par les Français

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
À l’origine de celle-ci se trouve la future réforme des retraites, visant notamment à unir sous un même système universel de retraite les 42 différents régimes existants. Cette loi, qui sera présentée au parlement début 2020, a fait surgir de nombreuses protestations. Tout d’abord les corps de métier disposant d’un régime autonome efficace et même parfois bénéficiaire reprochent en substance à l’État de vouloir s’approprier leurs réserves pour compenser son propre système déficitaire. Au delà des catégories spécifiques de travailleurs le nouveau système dans son ensemble est vertement critiqué, surtout pour les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent.

Alors qu’une mobilisation sociale considérable s’annonce le 5 décembre prochain, depuis plusieurs semaines le gouvernement a engagé une communication visant à réduire l’ampleur de ce mouvement.

Emmanuel Macron est monté au front plus tôt, afin de défendre cette réforme faisant partie de ses promesses de campagne. Il a tenté de qualifier cette grogne de corporatiste et limitée à quelques catégories de privilégiés et de conservateurs.
Malgré tout les rangs des futurs manifestants ne font que grossir. Les syndicats de la SNCF ont été rejoints par leurs homologues des transports aériens et de la RATP, mais aussi les avocats et les enseignants. Par ailleurs le secteur privé serait également impacté, les principaux syndicats ayant soutenu la mobilisation.

Qui plus est l’opinion publique, initialement opposée à cette grève, a évolué, puisqu’à présent selon un sondage publié hier deux tiers des Français jugent cette grève justifiée.

Le gouvernement est pourtant monté à nouveau au créneau par la personne d’Edouard Philippe pour endiguer la mobilisation. Celui-ci a ainsi annoncé mercredi que cette réforme pourrait être restreinte afin de ne pas impacter les plus vieilles générations de travailleurs, mais uniquement celles étant à plus de 10 ou 15 ans de leur retraite. Cette proposition dans la ligne droite de la stratégie gouvernementale habituelle du compromis restant non formelle, il est peu probable qu’elle mette un frein à la mobilisation de la semaine prochaine. Attendons nous donc à voir une nouvelle fois les Français protester contre une des mesures à venir du gouvernement.

Sibeth Ndiaye, nouveau porte-parole du Gouvernement, est la fille de dignitaires sénégalais

04/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis sa nomination, le nouveau porte-parole du Gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà fait l’objet de vives critiques, notamment pour avoir assumé mentir pour le président Macron. « En même temps », elle est présentée comme un exemple de réussite sociale et d’intégration nationale. Pourtant, son intégration est perfectible au moins sur le plan linguistique, puisqu’elle fait un grand usage du franglais. Surtout, Sibeth Ndiaye n’est pas tout à fait l’exemple réussi de l’ascenseur social à la française.

Elle est en effet la fille de dignitaires sénégalais.

Son père, Fara Ndiaye, est un des fondateurs du Parti africain de l’indépendance et a été numéro deux du Parti démocratique sénégalais de l’ex-président du Sénégal Abdoulaye Wade ; sa défunte mère, Mireille Ndiaye, a quant à elle été rien de moins que présidente du Conseil constitutionnel du Sénégal. C’est grâce à cette position sociale élevée que les époux Ndiaye ont pu envoyer leur fille Sibeth faire ses études en France, d’abord au très réputé lycée Montaigne puis à l’université Paris-Diderot. Mme Ndiaye, qui a été naturalisée française en 2016, n’est donc pas issue de nos banlieues de l’immigration et a conservé des attaches au Sénégal, dont elle est ressortissante. Peut-être y retournera-t-elle d’ailleurs un jour.

La méfiance des Gilets jaunes envers le gouvernement est de plus en plus profonde

13/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La nouvelle grande enquête de la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch réalisée par l’Ifop ce mois-ci permet de mettre en lumière une fracture entre la France des Gilets jaunes et le reste de la société. En effet, sur de nombreux points cruciaux pour la société actuelle les chiffres marquent un écart important.

Par exemple, 62% des Gilets jaunes (soit 19 points de plus que dans l’ensemble de la population) souscrivent à l’idée selon laquelle le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins. D’autres sujets qui sont plus polémiques dans notre société atteignent aussi des taux surprenants.

Ainsi, près d’un Gilet jaune sur deux (46%) adhère à la théorie du grand remplacement, soit un niveau d’adhésion pratiquement deux fois plus élevé que dans l’ensemble de la population. Et de la même manière, 44% (contre 22% des Français) se disent d’accord avec l’idée selon laquelle il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale. Cette enquête corrobore la méfiance grandissante à l’égard des médias traditionnels que l’on a pu constater dernièrement.

[vidéo] Interdit d’interdire : «Dérive autoritaire» du gouvernement ou pas ?

07/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle émission, Frédéric Taddeï reçoit Guillaume Bigot, chef d’entreprise, Juan Branco, avocat, Stéphane Rozès, enseignant et Yves Lefebvre, secrétaire général UNITÉ SGP Police FO.

Les invités évoquent la dérive autoritaire du gouvernement face notamment au mouvement des Gilets jaunes.


Marine Le Pen dénonce l' »amateurisme total » du gouvernement

19/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national est revenu ce mercredi 19 décembre sur le couac de Matignon à propos des mesures pour le pouvoir d’achat. Pour rappel, les Français ont été surpris en apprenant l’annulation d’annonces faites un mois plus tôt, avant que celles-ci ne soient finalement rétablies….

Marine Le Pen a ainsi commenté :

On va mettre beaucoup d’énergie à essayer de comprendre où on en est, parce que le moins que l’on puisse dire c’est que ce gouvernement d’experts et d’économistes qu’on nous avait vendu fait preuve d’un amateurisme absolument total.
On annonce des mesures et puis on les retire puis on annonce qu’elles sont rétablies et ce à peu près dans l’intégralité des domaines. Ils (les membres du gouvernement, ndlr) n’ont aucune vision globale parce qu’en réalité ils ne savent pas où ils vont. Ils réagissent à une actualité mais ils n’ont pas une idée précise de là où ils veulent mener le pays

Hausse pour les salariés au Smic, annulation de la hausse de la CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, défiscalisation de la prime de fin d’année, annulation des taxes carburants… Les mesures annoncées par Emmanuel Macron coûteront 10 milliards d’euros. « C’est insuffisant », estime Marine Le Pen.

Dix milliards d’euros, c’est la moitié du CICE, c’est la moitié des cadeaux monstrueux qu’on a faits aux grandes entreprises auxquelles on n’a même pas exigé en contrepartie qu’elles créent de l’emploi ou qu’elles en maintiennent.


Le Gouvernement français cède en apparence face aux Gilets jaunes

06/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Afin de sortir de la crise provoquée par le courroux du peuple français incarné par la mobilisation nationale des Gilets jaunes, le gouvernement avait avancé ses premiers pions cette semaine. Était notamment mis en avant un report de six mois des principales taxes prévues. Pour autant ce moratoire présenté par le Premier ministre ne convainc pas les français, 78% d’entre eux jugent que le gouvernement ne répond toujours pas aux attentes des Gilets jaunes selon un sondage de ce mercredi. Était notamment reproché ce report opportun qui amène l’échéance juste après les élections européennes. L’Élysée a tenté par la suite d’atténuer cela, au cours d’une intervention du ministre de la transition écologique François de Rugy sur le plateau de BFMTV. Celui-ci a annoncé que les fameuses taxes sur le carburant ne seraient pas reconduites de tout 2019, laissant même entendre que celles-ci pourraient ne jamais voir le jour.

Une annonce à prendre avec des pincettes

Le gouvernement serait bien capable de ressortir cette mesure sous une forme déguisée dans le futur, à la manière d’un traité de Lisbonne. Car la hausse originellement prévue répondait entre autres à une exigence d’efforts de transition écologique, découlant de l’accord de Paris sur le climat. Cet accord est défendu bec et ongles par monsieur Macron, et plus globalement par l’Union européenne, à laquelle l’Élysée n’a jamais si bien obéi. Dans ces conditions il est difficile d’imaginer le gouvernement renoncer si facilement à cette mesure phare de la lutte contre le réchauffement climatique.

Si ces annonces contribuaient à désamorcer la mobilisation des Gilets jaunes cette victoire aura néanmoins un goût amer pour le gouvernement

Même si le gouvernement arrivait à faire repasser cette taxe en catimini dans la suite du mandat de monsieur Macron, il aura en effet tout de même eu à publiquement plier contre la mobilisation. Qui plus est des dissensions transparaissent à présent ouvertement des dernières déclarations des officiels de l’Élysée. Outre le Premier ministre en partie désavoué par les dernières évolutions de son moratoire, le conseil des ministres et Marlène Schiappa en particulier se sont faits recadrer sèchement hier par Emmanuel Macron, suite à leur engagement hâtif au sujet de la révision de l’impôt sur la fortune. Poussé par les Gilets jaunes en dehors du chemin tracé par l’Union européenne et les traités et accords mondiaux, le gouvernement semble à présent perdre son unité, ce qui devrait inciter ce mouvement à ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Sputnik et RT, cibles de propos d’une violence «inédite» de la part du gouvernement

24/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris, était l’invité de RT France.

Il a commenté sur le plateau de Samantha Ramsamy les propos de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au sujet de Sputnik et RT France, une stigmatisation discriminatoire unilatérale selon lui.