Reconfiner ? Désobéir !, par Franck Deletraz

Le gouvernement nous prépare à un reconfinement plus ou moins total, face à l’augmentation des cas positifs au Covid. Ailleurs en Europe, en Italie ou en Espagne, le peuple descend dans la rue pour dire stop à cette dictature sanitaire. Et si la France suivait l’exemple ?

Il y a quelques semaines encore, le président Macron et le gouvernement emmené par « Monsieur Déconfinement » en personne nous chantaient sur tous les tons que l’hypothèse d’un reconfinement en cas de retour de l’épidémie de Covid-19 était « totalement exclue », à moins d’une véritable « catastrophe sanitaire ». Or, une fois de plus, ils se seront complètement trompés. Et pour cause : n’ayant tiré quasiment aucune leçon de la crise sanitaire du printemps dernier et ayant clairement renoncé à mettre en œuvre les mesures qui auraient pu éviter à notre pays de prendre de plein fouet cette fameuse seconde vague, ce gouvernement décidément incompétent se retrouve pratiquement dans la même situation qu’en mars dernier.

Le gouvernement a perdu le contrôle de la situation

Que ce soit à l’Elysée, à Matignon, ou bien encore au ministère de la Santé, c’est un violent vent de panique qui souffle depuis maintenant plusieurs jours. Selon certains proches du pouvoir, les autorités auraient même complètement perdu le contrôle de la situation sanitaire en France. Et Jean-François Delfraissy, le président du fameux Conseil scientifique chargé d’aider l’exécutif, reconnaissait lui-même lundi sur RTL que notre pays se trouve aujourd’hui dans « une situation très difficile, voire critique ». Une situation qui était aussi largement prévisible, tant l’incurie du gouvernement a été grande, et qui contraint maintenant ce dernier, faute d’avoir pris les bonnes mesures au bon moment, à ressortir de son placard ces méthodes du Moyen Age que sont le confinement ou encore le couvre-feu. C’est ainsi que, après consultation mardi et mercredi de toutes les forces importantes du pays, Macron et Castex, selon les spécialistes, devraient annoncer ce mercredi l’imposition soit un « couvre-feu renforcé », soit d’un confinement dit « économiquement compatible », soit d’un confinement ciblé en direction des personnes les plus âgées, soit des reconfinements locaux, soit enfin une combinaison cauchemardesque de ces quatre possibilités…

L’Irlande en plein délire

Certes, la France est loin d’être le seul pays à se précipiter ainsi vers un nouveau confinement plus ou moins strict. En Allemagne, notamment, Merkel pourrait bien décider elle aussi d’imposer à partir de mercredi un « confinement léger » consistant essentiellement à fermer les bars et les restaurants et à interdire les événements avec du public. En Italie également, le gouvernement a récemment imposé un « semi-confinement » pour toutes les activités liées aux loisirs. Et certains, en proie à une panique totale, sont même allés jusqu’à adopter des mesures complètement délirantes : comme l’Irlande qui, en application de la nouvelle loi « anti-Covid » qu’elle a adoptée la semaine dernière, menace carrément d’une amende de 2 500 euros et de six mois d’emprisonnement les pauvres prêtres qui auraient l’audace de célébrer publiquement la messe en plein confinement ! On croit rêver…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2020

Marine Le Pen sur les masques et tests -“On a menti aux Français en disant que ça ne sert à rien !”

26/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen était l’invité de Patrick Roger et Cécile de Ménibus dans le Grand Matin Sud Radio du 25 mars 2020.

La présidente du Rassemblement national estime que “la politique du gouvernement de réserver les tests aux cas graves et hospitalisés ne semble pas la bonne pratique“. Selon Marine Le Pen, “la première des choses pour arrêter une épidémie est la connaissance des cas susceptibles de contaminer les autres pour qu’ils puissent eux-mêmes se confiner“.

Dès le départ, chacun savait que 15 jours de confinement seraient insuffisants“, regrette la députée du Pas-de-Calais. “C’est la stratégie de la torture chinoise : toutes les 48 heures on annonce une nouvelle chose“, s’indigne-t-elle. “Pourquoi ne pas avoir annoncé 45 jours directement ?“. Car pour Marine Le Pen, “si par chance on régule l’épidémie et qu’on peut faire sortir les Français avant la fin des 45 jours, tout le monde aurait été ravi“.

Pour la présidente du RN, “la parole du gouvernement a entamé la confiance que les Français leur portent, ils ont compris que quand on leur disait que les tests et les masques ne servaient à rien, en réalité c’est que nous en manquions“. Elle pointe du doigt “la cacophonie qui découle d’une erreur initiale : ne pas avoir mis en place dès janvier une cellule de crise et avoir minimiser la crise dès le départ“. Marine Le Pen rappelle que dans un premier temps, “le gouvernement a porté la parole qu’il s’agissait d’une grippe“. Alors, selon elle, “les Français n’ont pas compris ce changement de pied quand ils ont adopté les mesures de confinement. Beaucoup de Français sont aujourd’hui en colère et je peux les comprendre“.


“Gouverner c’est prévoir”, Marion Maréchal torpille le gouvernement

Il faudra demander des comptes : il est hors de question que le pouvoir se défausse !, par Philippe Bilger

Il y a un consensus total sur le fait qu’il faudra faire les comptes. À cause de toutes les maladresses, imprudences, pénuries, imprévoyances, misères et surcharges politiques, économiques et sociales, de l’état angoissant de l’univers hospitalier et des tragiques carences que la montée du fléau révèle, du délitement des services publics.

En n’oubliant pas les méfaits de la mondialisation et l’exigence de la souveraineté.

La formidable énergie, l’incroyable dévouement de professionnels, dans la santé comme ailleurs – je songe aux policiers et aux gendarmes occupés à verbaliser parce que des irresponsables, à l’île de Ré ou ailleurs, ne veulent rien comprendre ni respecter -, constituent un arbre qui cache la forêt.

Tout le monde s’accorde : il faudra faire les comptes.

La seule controverse porte sur le moment.

Certains, par exemple la talentueuse Élisabeth Lévy, considèrent que même en pleine crise du coronavirus, on a le droit de questionner, de critiquer, voire de dénoncer, qu’on n’est pas tenu, par une sorte de décence, à la moindre obligation de réserve. Qu’on n’a pas à se priver de citoyennes récriminations, quitte à affaiblir un mouvement qui doit être tout entier concentré sur le combat capital à mener.

D’autres, dont je suis, estiment au contraire qu’il est plus sage d’attendre la fin de ce qui menace et tue beaucoup trop pour qu’on se laisse détourner aujourd’hui par des révoltes périphériques. Mais demain, il faudra faire les comptes, à tous points de vue et pour tous.

Nous sommes confrontés à une tragédie sanitaire inouïe mais conjoncturelle qui impose que l’ensemble des énergies soient bandées dans le même sens. Obéissance des citoyens et respect de ceux qui nous conseillent et nous sauvent.

Quand le fléau sera éradiqué, le temps sera venu des responsabilités à établir. En effet, tout ce qu’on déplore aujourd’hui permet de vérifier rétrospectivement la validité des revendications d’hier, notamment de la part du personnel soignant. On ne peut plus douter qu’il avait raison quand il mettait en cause l’absence de politique d’Agnès Buzyn et prévenait de la difficulté de gérer le quotidien et, bien davantage, des catastrophes qui se réaliseraient face à un pire inopiné.

Tout a été dit avant de ce qui est décrié à juste titre après. En amont, le désastre était déjà plus que virtuel. En aval, toutes les infrastructures et les services ont explosé.

Il faudra faire les comptes. Pas maintenant, au cœur de la tempête, mais la tranquillité revenue.

Alors, il sera hors de question que le pouvoir se défausse. La note sera à payer.

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L’Algérie dénonce une «marocanisation de la vie politique française»

14/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Frère et conseiller spécial du président algérien, Saïd Bouteflika aurait déploré une manœuvre de «lobbying» de la part du Maroc, au sein d’une scène médiatique française qu’il estime «infestée» de politiciens, de journalistes et de stars d’origine marocaine, rapporte le site d’information Mondafrique.

Si Alger s’enflamme, c’est qu’Audrey Azoulay, la nouvelle ministre de la Culture de François Hollande n’est autre que la fille d’André Azoulay, ancien conseiller des rois du Maroc Hassan II et Mohammed VI. Avec Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri, il y aurait donc maintenant trois membres du gouvernement qui possèdent la double nationalité franco-marocaine.

Alger a donc dénoncé une «marocanisation de la vie politique française».