Crise du Coronavirus – Philippe Béchade : «Nous venons de changer de monde»

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
RT France a diffusé cet entretien avec Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien, membre des Econoclastes.

Il fait le point sur la situation économique mondiale, après une nouvelle journée noire sur les grandes places boursières. Il juge que le monde est entré dans une nouvelle phase historique, qui devrait secouer profondément les structures d’échange.

Il estime que les mesures de sauvetage de cette crise devraient inclure notamment «l’hélicoptère monétaire», une aide directe aux victimes de la crise économique inédite à une grande échelle, afin de relancer une économie dévastée par ce krach sans précédent.


Coronavirus, Waterloo de la mondialisation?

L’épidémie et sa propagation mondiale rapide questionnent notre modèle et l’idéologie sans-frontiériste. À l’instar du Canadien Justin Trudeau, les dirigeants apôtres du mondialisme semblent largués. En France, l’extrême gauche se réjouit.

Retour des frontières, isolationnisme et suspension de certaines libertés : partout ou presque, le coronavirus aura produit un rapide et puissant retour du politique que peu d’observateurs auraient pu anticiper. La souveraineté est subitement revenue en force : l’État aurait finalement encore un rôle à jouer dans la régulation de la société.

Sa fonction ne serait pas seulement d’arbitrer l’entrechoquement des droits individuels, mais aussi de protéger des populations qui se retournent vers lui quand elles se sentent impuissantes.

Le coronavirus pourrait vraiment être le Waterloo de la mondialisation. Du moins d’une phase intensive, extrême de ce phénomène. Débutée en 1492, la mondialisation a quelque chose d’irréversible – les pays ne reviendront jamais à la pleine autarcie –, mais il n’est plus inconcevable qu’elle revienne un peu sur ses pas pour enfin trouver un point d’équilibre. Comment les Italiens peuvent-ils accepter qu’un virus né dans un obscur marché chinois puisse faire chez eux des centaines de morts, pays où l’on mange des pâtes et non des chauvesouris et des pangolins ? Plus jamais les peuples ne consentiront sans résistance à ce que des réalités aussi lointaines ne deviennent aussi proches.

Le cauchemar des “multiculturalistes”

Au Canada, le coronavirus fait voler en éclats les grands rêves de fraternité mondiale de l’élite multiculturaliste, à commencer par ceux du Premier ministre Justin Trudeau, dont le leadership se révèle inexistant. Refusant toujours de fermer les frontières nationales, le petit prince boréal est paralysé par son idéologie, incapable de sortir de son paradigme gnangnan. Finalement, le monde pourrait parfois représenter une menace, l’humanité ne serait pas toujours une belle et grande communauté avec laquelle échanger. Les peuples sont d’accord pour faire du commerce, mais pas pour subir les désastres causés par les pratiques insolites de masses exotiques. La mondialisation nous a fait croire que nous étions unis, mais cette union n’a en réalité jamais tellement dépassé le stade économique.

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Coronavirus – Le séisme idéologique, par Maxime Tandonnet

Les événements que nous vivons annoncent un tournant moral, idéologique, intellectuel, un bouleversement des mentalités, comme il en survient tous les demi-siècles ou tiers de siècle.

Aujourd’hui, il est ouvertement question de 70% de la population contaminée, mais aussi de prédictions faisant état de 300 à 500 000 morts (sinon plus), d’une calamité comparable à une guerre, à la débâcle de 1940. Depuis 24 heures – notamment le passage emblématique au stade 3 de l’épidémie – un climat de fin du monde s’est abattu soudain sur le pays.

Ce traumatisme infini, qui est en train de surpasser celui des attentats de Toulouse, de Charlie et du magasin casher, du Bataclan et de Nice (260 tués), ouvre la porte d’une révolution radicale dans l’ordre des idées.

Demain matin, plus rien ne sera comme avant :

– La crise économique qui vient s’annonce dramatique: une vague de chômage, sans commune mesure avec celle de 2008, consécutive à l’arrêt complet de la vie économique et sociale, s’apprête à ravager la France et toute l’Europe, de gigantesques déficits publics et explosion des dettes en résulteront compromettant, de toute évidence, la survie de l’euro.

– La fin de la mondialisation bienheureuse, du monde sans frontière, de l’individualisme roi et du culte de l’argent, au cœur de l’idéologie dominante depuis les années 1990. La tragédie actuelle, venue du fond de la Chine, sera toujours perçue comme l’aboutissement ultime de l’idéal de globalisation.

– L’écroulement du projet européen: cette crise a démontré jusqu’à la caricature la faillite de la solidarité européenne, à l’image d’une Union européenne inexistante, d’une Italie abandonnée à son triste sort, de la course à l’isolement et des fermetures de frontières.

– La fin de l’idéologie ultra-libérale et anti-Etat, au regard de l’affaiblissement des capacités médicales et hospitalières, produit de plusieurs décennies de restrictions budgétaires drastiques: la grande terreur qui submerge en ce moment la France tient à la perspective d’une saturation des capacités de soins – à l’image de l’Italie ou du grand Est – autant qu’à la gravité de la maladie.

– Une violente et brutale aggravation du malaise démocratique. Après les élections présidentielles et législatives de 2017 biaisées par le scandale, le premier grand scrutin national de ce quinquennat vient à son tour de sombrer dans le chaos – voire le doute quant à sa légitimité. Qui peut croire, que les votes prochains, ceux de 2022, ont la moindre chance de se dérouler dans une atmosphère digne de la démocratie ?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le vrai visage du sans-frontiérisme ! Tribune Libre de Vincent Revel

01/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Quand les élites trahissent leur peuple au profit des firmes transnationales, quand les défenseurs des travailleurs promeuvent aussi la mondialisation sauvage et défendent les sans-papiers, c’est que nous sommes dans le règne de la trahison sans-frontiériste.

À l’heure où l’Europe vit selon les volontés allemandes, des technocrates bruxellois et de ceux du FMI, les mots : mobilité, reconversion, disponibilité, délocalisation, chômage, concurrence déloyale, austérité sont, aujourd’hui, devenus courants. Le travailleur doit sans cesse savoir se remettre en cause, mais aussi s’adapter à des changements parfois violents et difficiles. Chaque semaine qui passe nous donne des exemples de ce qu’est un monde sans frontière où les hommes sont devenus de simples marchandises, assujettis aux besoins des marchés selon l’offre, la demande et les intérêts des oligarques mondiaux et des grands groupes internationaux. La suppression de 50 000 emplois par la Banque HSBC, alors que cette institution de la finance enregistre tout de même un bénéfice de 13 milliards de dollars, est devenue un évènement presque ordinaire dans notre monde progressiste et néo-libéral.

Comme dans une tragédie grecque, nos responsables politiques continuent à jouer leur rôle d’hypocrites sans réellement se soucier de savoir s’ils sont crédibles et efficaces. En Occident, comme le disait Cornélius Castoriadis,

il y a longtemps que le clivage gauche-droite ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés.

Plus rien ne les émeut tellement ils sont déracinés de la terre de leurs pères. En caste privilégiée, ils se font seulement les relais des grands de ce monde pour qui l’objectif premier du capitalisme n’est pas de produire des valeurs d’usage, mais uniquement « de produire toujours plus de marchandises » au coût de production le plus faible. Même les grands fleurons de notre industrie ne sont plus à l’abri de la trahison de nos élus.

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Les USA favorisent l’immigration de masse et fomenteraient des troubles en Europe

30/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’enquête diffusée par un site allemand de réinformation montre que l’immigration de masse répond à une volonté géopolitique américaine, mieux, que les USA l’encouragent financièrement.

L’ouverture l’émission « Hannover Politik » du site allemand Kla.tv se passe de tout commentaire :
Pour le géopoliticien américain Thomas P.M. Barnett « Comme condition préalable pour le fonctionnement sans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre flux durables et sans entraves. » Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du « Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit de n’être empêché par aucun gouvernement ou institution, selon Barnett.
La journaliste révèle ensuite que, selon les services de renseignements autrichiens, des organisations nord-américaines payent des passeurs pour acheminer des « réfugiés » en Europe, une information corroborée par les services de police en contact avec les clandestins. C’est à la destruction de l’Europe telle que nous la connaissons que vise ce projet. Et la présentatrice de conclure :
Avez-vous déjà choisi ? Voulez-vous une Europe dans laquelle toutes les identités, valeurs et cultures sont dissoutes ou une Europe avec des identités et des cultures propres, dans laquelle la paix pour tous est garantie ?

Si les faits présentés dans cette émission semblent assez sérieux, il existe d’autres bruits sur ce sujet à prendre avec beaucoup plus de précautions. Ainsi, certaines rumeurs persistantes font état de livraisons d’armes par les USA aux centres d’hébergement de « demandeurs d’asile » en Allemagne en septembre prochain. Si cela s’avérait vérifié, avec la radicalisation en cours parmi les clandestins et les très probables infiltrations de terroristes de Daesh dans les flux de réfugiés, ce serait une étincelle dans un baril de poudre.