Gilles-William Goldnadel : «La seule chose que je suis réduit à espérer est qu’on arrête l’islamisation de la France et l’islamisme, au moins aux frontières»

Gilles-William Goldnadel : “La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française”

Génération identitaire

L’organisation a reçu vendredi soir la demande de dissolution de la part du ministère de l’Intérieur. L’avocat Gilles-William Goldnadel, qui a accepté de défendre Génération identitaire dans cette affaire, dénonce une atteinte à la démocratie et déplore la schizophrénie française sur la question de l’immigration. Entretien.

Valeurs actuelles. La procédure de dissolution de Génération identitaire (GI), dont vous êtes l’avocat, vient d’être enclenchée par le ministre de l’Intérieur. Quelle est votre réaction ?

Gilles-William Goldnadel. Après avoir lu les motifs avancés par le ministère de l’Intérieur, les bras m’en sont tombés. Si on suit le raisonnement, quelqu’un qui est opposé radicalement à l’immigration massive et illégale est un raciste ou un xénophobe. Je constate donc que la majorité des Français sont racistes et xénophobes. Le gouvernement reproche également à Génération identitaire les actions d’agit-prop qu’ils ont menées, où ils ont été officiellement relaxés par la justice. S’agissant de l’action dans les Pyrénées, le procureur de Saint-Gaudens, qui a eu la funeste idée de les poursuivre alors même qu’il connaissait la déconfiture de son alter ego des Alpes, a dénoncé une pancarte contre l’immigration ! Le seul fait de se plaindre de l’immigration excessive serait donc considéré comme illégale. De la même manière, on reproche à l’organisation d’avoir mené des actions contre le fait que les migrants ou les immigrés non français bénéficient de subsides trop importants de la part de l’État. Là aussi, si l’on considère que de s’en plaindre serait consubstantiel de racisme et de xénophobie, alors je demande que l’on dissolve la majorité des Français.

Le ministère se fonde sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». En quoi est-ce le cas de Génération identitaire ?
Les éléments factuels avancés ont par le passé été considérés comme non délictueux par la justice. Il me semble vraiment que le débat intellectuel sur le refus radical de l’immigration illégale, qui menace réellement l’existence même de la France, avait été tellement gagné que même ce gouvernement prévoyait de s’y attaquer. Il a découvert miraculeusement, au bout d’un an, le caractère prophylactique des frontières nationales. Malgré ses réticences idéologiques, la réalité sanitaire a été plus forte que tout. Je pensais vraiment qu’à part quelques personnes d’extrême-gauche, ce combat était acquis. On peut être opposé radicalement à l’immigration illégale sans être soupçonné de racisme ou de xénophobie. Pour les besoins de cette mauvaise cause, un gouvernement a repris cette vieille antienne. La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française.

Il évoque aussi l’alinéa 2 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui cible des associations « qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». Génération identitaire peut-il vraiment être taxé de ceci ?

C’est une douce plaisanterie. Ils ont simplement endossé des anoraks avec leur sigle. Si quelques-uns, peut-être, peuvent pratiquer les arts martiaux, arriver à parler de « milice » est proprement ridicule. Le NPA a aussi son service d’ordre ! Dans un autre registre, je ne crois pas que l’Unef, qui organise des camps interdits aux blancs, ne soit en cours de dissolution. Il faut être économe de ce genre d’initiative. Je crains que bien au-delà de Génération identitaire, bien au-delà du Rassemblement national, bien au-delà des Républicains, cette initiative soit mal accueillie.

Une dissolution de ce type est-elle dangereuse pour la démocratie ?

C’est une injure à la démocratie. Surtout pour les motifs énoncés. Il y a une aberration intellectuelle réellement gigantesque. Ces jeunes identitaires sont révoltés et désespérés par l’impuissance de l’État à juguler les flux d’une immigration illégale qu’ils vivent comme une invasion, à l’instar d’une majorité de Français. Ils protestent par des actions publicitaires qui ne plaisent pas à cet État impuissant. Alors que le ministre de l’Intérieur entend prendre en main ces sujets, je trouve surréaliste de lancer ce genre de dissolution. L’avocat que je suis ne peut pas accepter cette indignité. Je crains que cela tourne à la confusion juridique, politique et morale de ce gouvernement. Qu’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur puisse se permettre d’écrire que se plaindre que l’immigration est un vecteur d’insécurité soit raciste, alors que cette constatation était acquise au débat, est hallucinant.

Qu’est-ce que cette décision dit du gouvernement actuel ?

En même temps que vous avez M. Darmanin qui se plait à trouver Marine Le Pen parfois un peu « molle », vous avez un ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui, avant d’occuper la place Vendôme, était pour l’interdiction du RN. Je ne suis donc pas dupe de la manœuvre politique du « en même temps ». Pour se faire pardonner à gauche la dissolution des organisations islamistes, il est important de dissoudre une organisation de droite. Je pense très sincèrement que c’est non seulement une aberration juridique mais aussi une grosse faute politique.

N’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures ?

Bien-sûr, j’ai entendu M. Coquerel se réjouir bruyamment de cette initiative ministérielle. Ce n’est pas tous les jours que Coquerel se réjouit d’une initiative du gouvernement. En même temps, on voit là l’aberration scandaleuse de la démarche. M. Coquerel, ce n’est pas n’importe qui. Tandis que les militants de GI étaient poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, M. Coquerel cornaquait des migrants pour occuper la basilique Saint-Denis, là où reposent les rois de France. Il n’y a eu aucune poursuite. Ni contre les migrants, ni contre M. Coquerel. On observe la différence de comportement entre ceux qui tentent désespérément de résister à une immigration illégale et ceux qui encouragent l’illégalité, à l’image de M. Herrou qui bafoue les lois de notre pays en faisant passer des migrants, et qui se trouve relaxé avec les compliments du Conseil constitutionnel. On voit dans quel pays nous sommes.

Sommes-nous une fois de plus dans ce que certains appellent la « tenaille identitaire », qui met sur le même pied d’égalité des organisations islamistes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou BarakaCity et Génération identitaire ?

Vous savez, je suis issu d’un peuple qui sait ce qu’est l’extrême-droite, qui sait les torts qu’elle a causés. Mais je suis ancré dans la réalité. M. Potier, fonctionnaire de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), a donné une interview hallucinante et hallucinée au Monde, où il explique sérieusement que le danger est incarné par les suprémacistes blancs et l’extrême-droite. Toute ma vie intellectuelle a été de montrer que l’extrême-droite fantasmatique a pratiquement disparu du paysage politique et intellectuel français. Le mot a été galvaudé. Je ne pense pas que le Rassemblement national soit un parti d’extrême-droite. Le danger véritable, c’est l’extrême gauche et l’islamisme. Je suis l’un de ceux qui se battent depuis trente ans contre l’islamo-gauchisme. Les gens que je représente sont des patriotes désespérés. Mettre des équivalences entre l’islamisme et des jeunes patriotes qui n’utilisent pas la violence est pour moi une abomination morale. Je ne me laisse pas berner par cette symétrie odieuse. L’identité n’est pas un gros mot.

Il vous reste quelques jours pour répondre au ministère de l’Intérieur, qu’allez-vous faire ?

On va répondre point par point aux accusations. Le ministère aura notre réponse dans le délai extrêmement court qui nous est imparti, et qui est aussi d’une certaine manière attentatoire au droit de la défense. Ils appuient cette dissolution sur des éléments factuels incongrus. Compte tenu de l’inanité des principes soulevés, cela ne m’empêchera pas de bien expliquer aux responsables du ministère à quel point ils sont sur une très mauvaise route juridique, administrative, intellectuelle et morale. Il est encore temps pour le ministre de l’Intérieur, que par ailleurs je respecte, de changer d’avis. Il peut, à l’issue de la réponse que nous allons lui faire, changer d’avis. Je lui conseille amicalement de ne pas aller plus loin.

Abordez-vous cette affaire avec optimisme ?

Si j’avais la certitude de vivre totalement dans un État de droit, je serais d’une sérénité absolue. Mais si je vivais dans un État de droit, il n’y aurait pas eu une telle requête. Malgré tout, je suis condamné à être optimiste.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Me Gilles-William Goldnadel : « Que cela plaise ou non, l’immigration incontrôlée et l’islamisme sont des obsessions légitimes pour les Français »

Durant l’été, en France, on a assisté à de nombreux faits divers témoignant d’une insécurité galopante en France, un véritable ensauvagement. Dans les colonnes de Boulevard Voltaire, Me Gilles-William Goldnadel dénonce « l’occultation des faits » de la plupart des médias.

Depuis le début de l’été, on parle d’ensauvagement et de multiplication des faits divers. Gérald Darmanin avait de son côté promis que les dealers arrêteraient de dormir. Nous avons vu des photos de dealers protégés par des miliciens armés de fusils à pompe. Que pouvez-vous dire de cette période ?

Il faut prendre les problèmes un par un. Cet été, nous avons assisté à un triomphe extrêmement platonique de la réalité sur le virtuel ou du réel sur l’idéologie. Pendant des années, on vous a expliqué que la sécurité ou l’insécurité étaient une sorte de fantasme et d’obsession qui reposait sur un ressenti, mais sur rien de réel. De temps en temps, cette interdiction de ne pas respecter l’idéologie était provisoirement arrêtée par la venue du réel. En général, l’idéologie retrouve assez vite ses droits lorsque le réel s’estompe et que les morts dorment dans la terre redevenue froide.
Là, on assiste à des attaques au couteau à Bordeaux et de tout ce que vous voulez. Ce ne sont pas de grands massacres, mais malgré tout, le caractère quotidien des choses fait que l’idéologie est incapable de masquer la réalité. Ce réel ne peut pas être masqué en raison du triomphe d’internet. Il empêche l’occultation, ce que j’appelle les territoires occultés de l’information qui correspond d’ailleurs en symétrie à la désaffection des journaux qui utilisent le jargon convenu ou l’occultation des faits.

L’article de Huffingtonpost disait que l’agression du jeune Augustin faisait surtout bondir la droite et l’extrême droite. Comme si on était automatiquement un dangereux fasciste si on se choquait de cette insécurité…

Encore faut-il regarder la tête de la victime. Lorsque vous avez un nom de calendrier comme Augustin et que vous n’êtes pas un délinquant, vous n’avez le nom d’un martyr. Si de surcroît, il paraît que vos idées sont réactionnaires, alors là vous mériteriez d’être rossé. C’est sous ce terrible prisme que certains en sont à vouloir minimiser les violences, alors qu’ils les maximiseraient si justement la personne avait un meilleur profil de martyr. Dans certaines affaires, les malheureuses victimes de la police sont rarement des saints. Pourtant, malheur à celui qui se permettrait d’écorner le martyrologe en rappelant leurs états de service pénaux. Il n’y a eu aucun problème à tenter de minimiser la douleur d’Augustin en disant qu’il est d’extrême droite. Ce n’était pas un lynchage. Voyez-vous la différence de traitement selon que vous seriez blancs ou noirs.
Que cela plaise ou non, la sécurité et l’insécurité sont une obsession de la population française. L’immigration massive incontrôlée, mal digérée, travaillée par le gauchisme et par l’islamisme est devenue une obsession pour la population française. Ces obsessions sont tout à fait normales. Si vous aviez 20 % de chômeurs, cela deviendrait aussi légitimement obsessionnel pour la population française.

Le gouvernement fait surtout de la communication. Le Premier ministre est très offensif contre le Covid 19 et Gérald Darmanin disait « je vais empêcher les dealers de dormir ». En réalité, beaucoup de paroles et très peu d’actes…

Lorsque la droite était au pouvoir, elle n’a pas fait non plus d’étincelles. La pauvre population française est échaudée par les promesses qui ne coûtent pas cher. Pour autant, je préfère que l’on pose un diagnostic plutôt qu’un président de la République qui parle d’incivilité lorsqu’on est en face de criminalité. Lorsque le préfet de Grenoble va un peu s’agiter, cela n’est pas extrêmement effrayant pour le criminel. Lorsqu’on voit un Éric Piolle maire, pseudo écolo et véritable islamo gauchiste à Grenoble qui trouve que même cela c’est trop haut, je suis quand même du côté de l’État.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilles-William Goldnadel : “Quand on considère que l’immigration est une chance merveilleuse pour la France, on n’a pas envie de parler des événements de Dijon”

En plein confinement, la CGT joue (encore) les boutefeux en banlieue

Charlotte d’Ornellas : « Frédéric Fromet n’a pas besoin d’une protection policière pour s’attaquer aux cathos ! »

15/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Jésus est pédé… » : c’est avec cette chanson que, vendredi 10 janvier dernier, sur France Inter, l’« humoriste » Frédéric Fromet a cru drôle de se moquer des catholiques. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens sont tournés en dérision sur cette radio d’État financée par les Français, comme en témoigne cette vidéo de Boulevard Voltaire.

Découvrez notamment les réactions de Gilles-William Goldnadel et Charlotte d’Ornellas.


Gilles-William Goldnadel : « Cette plainte de la mère voilée est orchestrée par le CCIF… c’est une victimisation outrancière ! »

Goldnadel

Après l’incident survenu, vendredi dernier, au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, la mère accompagnatrice voilée lors d’une sortie scolaire a porté plainte contre l’élu RN Julien Odoul.

Maître Gilles-William Goldnadel, revient sur les conséquences de cette affaire, « un psychodrame disproportionné et ridicule », et dénonce les propos ambivalents d’Emmanuel Macron sur la question du voile.

La dame voilée interpellée par Julien Odoul au Conseil régional a annoncé avoir porté plainte pour violence en réunion. La plainte de cette dame est-elle recevable ?

Sur quinze jours, on est passé du drame au psychodrame. On est passé du drame de la Préfecture de police de Paris au psychodrame totalement disproportionné et totalement névrotique sur le plan médiatique. C’est parti d’un incident ridicule dont on aurait d’ailleurs pu faire l’économie.
Je ne suis pas un grand défenseur de ce qu’a fait Julien Odoul, mais de là à en faire un drame national dont la durée dépasse le drame de la Préfecture… Cela montre la folie du temps !
J’avais annoncé qu’après le temps de la colère des Français viendrait le temps de la victimisation. Je veux bien croire que cette femme ait pu se sentir humiliée. C’est d’ailleurs assez inutile d’apostropher quelqu’un à titre personnel. Mais de là à expliquer le lendemain qu’ils ont gâché sa vie, et de le dire au CCIF, proche des Frères musulmans et qui a fait profession de foi de traquer la soi-disant islamophobie, la ficelle est énorme !
C’est évidemment expressément orchestré par le CCIF, mais qui sur le terrain de l’antiracisme n’ira pas loin. D’abord, elle n’a pas été visée sur le plan ethnique. De plus, beaucoup de musulmans sont contre le voile.
Je ne doute pas néanmoins que la section presse du Parquet de Paris, telle que je la connais, donnera un petit coup de main à tout cela. Ils se sont saisis il y a quelque temps, contre ma cliente Nadine Morano, d’une chose qui n’avait aucun sens. Ils ont poursuivi de leurs ardeurs Georges Bensoussan parce qu’il avait parlé d’antisémitisme islamique. Ils ont poussé l’absurdité dans cette affaire d’aller jusqu’à la Cour d’appel qui a débouté le Parquet, ce qui est tout de même ridicule.
Donc oui, c’est possible que cette plainte soit soutenue. Pour autant, je vous assure que sur le terrain de l’antiracisme, cette plainte n’a pas lieu d’être. Il n’y a pas de racisme.

Est–ce selon vous sur une polémique du niveau des foulards de Creil de 1989 ?

Cette victimisation est tellement outrancière et démentielle qu’elle en devient ratée et risible.
Regardez l’improbable affaire de ce footballeur qui compare les musulmans aux juifs sous Hitler… Incroyable !
Au-delà de cette victimisation, la question du voile est posée à nouveau. On voit là le rôle de monsieur Macron, l’ambivalent. Voilà quelqu’un qui, il y a 15 jours, appelait les Français à la vigilance. Or, cette vigilance est un chemin de crête, puisque celui qui voyait un islamiste devait presque le dénoncer. C’est un exercice difficile. Et on peut ainsi tomber dans une certaine forme de stigmatisation. Pour preuve, l’université de Cergy Pontoise, il y a deux jours, a fait un portrait robot du djihadiste salafiste avec le pantalon à mi-mollet. Voilà que le responsable de l’université dit que c’était maladroit.
Vous voyez bien que la vigilance est un art difficile et que l’on peut vite tomber dans la délation.
C’était Macron lui-même qui appelait à la vigilance, dans une posture finalement ambivalente, voire schizophrénique.

Monsieur Blanquer, ministre de l’Éducation, a été recadré par le Premier ministre montrant la difficulté de ce gouvernement à prendre position. Qu’en pensez-vous ?

Ils peinent parce que, en premier, le président de la République se partage en son milieu. Je le soupçonne de lutter contre sa tendance naturelle mondialiste, et multiculturaliste. Il le fait parce qu’il sait qu’elle ne cadre pas tout à fait, c’est le moins qu’on puisse dire, avec le désir des Français.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Invité à la Convention de la droite – Gilles-William Goldnadel : «Le refus du mépris»

Condamnation de Génération Identitaire : une justice à la dérive ?

Qui est Isabelle Defarge, la juge qui a condamné les militants de Génération Identitaire ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Un tollé à droite, des réjouissances à gauche, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le jugement, très politique et très politisé, qui a été rendu par le Tribunal Correctionnel de Gap à l’encontre de 3 militants de Génération Identitaire pour avoir mis en lumière les carences de l’État en matière de protection des frontières : 6 mois de prison ferme et 75.000 € d’amende. De LR au RN, en passant par des figures plus autonomes de la droite, les identitaires ont pu mesurer le soutien dont ils bénéficient.

Du côté des politiques, les députés européens Nadine Morano (LR, assez rares tout de même), Thierry Mariani (RN) et Jordan Bardella (RN) sont montés au créneau, prenant publiquement la défense des identitaires. C’est aussi le cas du Sénateur-Maire (RN) Stéphane Ravier et du député du Pas-de-Calais Ludovic Pajot (RN).

Du côté de la société civile, on peut lister l’avocat Gilles-William Goldnadel, Marion Maréchal nièce de Marine Le Pen et directrice de l’ISSEP ou encore Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, qui s’est quant à lui prononcé pour une épuration du corps judiciaire.

https://twitter.com/_polemia/status/1169585472185733122

Le discrédit de la “Justice” et de la magistrature

L’essayiste Éric Zemmour, dans une tribune parue ce jour dans le FigaroVox, est lui aussi monté au créneau :

“Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.”

Plusieurs voix se sont étonnées de la lourdeur de la peine, caractéristique d’une magistrature à la dérive, soumise à l’idéologie de gauche, et ont mis en cause la partialité du juge, Isabelle Defarge. Cette dernière, qui s’était également illustrée dans la condamnation de militants d’extrême-gauche “pro migrants” en décembre 2018, a eu la main particulièrement lourde pour les militants de Génération Identitaire. Sa participation à un colloque “pro migrants” en 2017 à Toulon, l’étranger entre la loi et les juges, a été relevée, aux côté de membres de la Ligue des Droits de l’Homme et de la CIMADE, organisations promouvant l’invasion migratoire.

Gilles-William Goldnadel : « Le pacte de Marrakech est une sorte d’ode à l’immigration »

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est rendu à Marrakech pour signer le pacte de l’ONU sur les migrations au nom d’Emmanuel Macron.
Boulevard Voltaire a recueilli la réaction de Gilles-William Goldnadel qui considère ce pacte comme “extrêmement nocif”.

Le secrétaire d’État Lemoyne vient de signer le pacte mondial sur les migrations à Marrakech. On entend beaucoup de choses sur ce pacte, mais peu de personnes l’ont lu. Pouvez-nous nous expliquer en quelques mots ce que recouvre ce pacte ?

C’est un pacte à mon avis extrêmement nocif. Non pas parce qu’il est effectivement contraignant.
Tous ceux qui l’ont signé et qui veulent le défendre avancent l’argument juridique consistant à rappeler qu’il n’est pas contraignant. Mais, s’il est nocif, ce n’est pas pour une raison de contrainte juridique. Il est nocif, parce que, dans sa philosophie, ce pacte est une sorte d’ode à la migration, ou à l’immigration.
Sous couvert de vouloir harmoniser les politiques entre États membres, les Nations unies donnent une coloration immigrationniste à sa doctrine. Elle préconise désormais une grande immigration, même si c’était déjà le cas dans les documents onusiens, avec des recommandations elles-mêmes très immigrationnistes comme la promotion du regroupement familial.
D’autre part, il incite les médias à ne pas avoir un discours hostile à l’immigration sous peine d’être privés de financement public.
Bien sûr, ce sont des phrases assez creuses. Mais nous savons bien, en France, que ces phrases peuvent se réaliser. Je pense par exemple à Valeurs Actuelles. Ce journal a été condamné en justice pour avoir orné sa couverture d’une femme voilée, et ainsi avoir attiré l’attention du public sur les dangers de l’islamisation. Cela avait été considéré, dans un premier temps par la justice, comme une déclaration valant condamnation judiciaire, même si ensuite la justice est revenue sur ses décisions. Cependant, une ministre en avait profité pour proposer de priver Valeurs Actuelles de ses subventions.
Bien entendu que les recommandations qui ont été prises aujourd’hui par le pacte de Marrakech ne sont pas juridiquement contraignantes pour les États souverains, mais quand même cela n’est pas neutre.
Je constate que ce n’est pas Jupiter qui est à Marrakech. S’il trônait encore au-dessus de l’Olympe, il y serait probablement allé pour faire la promotion des migrations. À la place, il a délégué en catimini un sous-ministre.
Vous remarquerez enfin que le titre de 8h des informations de France Inter était : « Pacte de Marrakech, instrumentalisation par l’extrême droite ».

Le pacte de Marrakech a été dénoncé en partie par les gilets jaunes. Est-ce pour cela qu’Emmanuel Macron a envoyé un secrétaire d’État ?

Oui peut-être, même si je suis obligé de modérer ce point. Vous avez remarqué cette contestation, parce que vous avez été attentif. En réalité, les médias convenus ont tout fait pour masquer cette critique par certains gilets jaunes.
Puisque ce mouvement est à la fois informe et polyphonique, la classe médiatique choisit soigneusement les ‘’porte-parole’’ dont les discours leur conviennent le mieux. Il est difficile d’être le porte-parole d’un cri.
Plus largement, vous remarquerez que tout ce qui concerne l’immigration, le coût de l’immigration et l’identité culturelle sont des sujets largement placés sous le boisseau. On met davantage en lumière la critique économique et, à l’intérieur de la critique économique, davantage les demandes de salaires plutôt que la critique des impôts.
En définitive, le mouvement des gilets jaunes est une sorte d’auberge espagnole en France où chacun apporte ou prend ce qui lui convient.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire