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Ludovine de la Rochère (LMPT) : « La PMA est un déni total de la réalité »

« PMA pour toutes sans restriction et sans condition », scandaient les manifestants de La Marche des fiertés, samedi 24 juin, dans les rues de Paris. Mardi 27 juin, le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis favorable à l’ouverture de la PMA sans père. Les médias saluent une avancée qui serait en phase avec les désirs de notre société. La Manif pour tous, par le biais de sa présidente, Ludovine de la Rochère, pointe du doigt les conséquences dramatiques que porterait dans son sillon l’autorisation d’une PMA sans père.

— En quoi les revendications portées par le groupe LGBT sont-elles particulièrement inquiétantes ?

— Ces revendications portaient sur plusieurs choses. D’abord la PMA sans restriction et sans condition. Ensuite les droits des trans – ce qui veut tout et rien dire puisque cela englobe à la fois les transsexuels qui ne se sentent pas bien dans leur genre mais veulent une réassignation et les transgenres qui ont une perception très floue et subjective de leur genre. Ces deux facettes sont lourdes de conséquences

Fin 2016, en France, dans la loi de réorganisation de la justice, il a été introduit la possibilité d’effectuer un changement de sexe sur l’état civil sur simple attestation. Ce qui veut dire que l’on peut se retrouver avec des personnes considérées comme des hommes, mais qui sont biologiquement des femmes et donc peuvent tomber enceinte, allaiter leur enfant, etc. Cela brouille totalement les repères.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse de la PMA ou des trans, on est dans la confusion la plus complète que ce soit dans la perception homme-femme, sur le genre, ou dans l’appréhension de la paternité et de la maternité. C’est un déni total de la réalité en même temps qu’une volonté de transformer l’homme.

Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents !

La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

— Que pensez-vous de l’avis rendu le 27 juin par le CCNE qui se dit favorable à une ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes ?

— Il est en complète contradiction avec des avis qu’avait rendus précédemment le CCNE et dans lesquels il reconnaissait que l’enfant avait le droit d’avoir un père et une mère.

C’est une décision éminemment politique qui ne respecte ni l’éthique ni l’humain.

J’irai même plus loin : en se contredisant ainsi le CCNE perd toute crédibilité, en cédant aux pressions politiques, par peur. Il est cependant intéressant de noter que le Comité consultatif national d’éthique est divisé sur la question. Un tiers des membres est opposé à l’avis qui a été rendu – ce qui ne l’a pas empêché de passer outre. Cela reflète bien que ce sujet divise la société.

Chard PMA— Divise-t-il vraiment notre société ? A entendre les médias, la majorité serait pour la « PMA pour toutes » ?

— Au contraire ! C’est ce que les médias veulent faire croire mais notre société est majoritairement contre, ce que montre un sondage d’Opinion Way pour La Manif pour tous publié le 27 juin. 77 % des Français sont pour que l’Etat, dans le cadre d’une PMA, garantisse à l’enfant le droit d’avoir un père et une mère. Dès que l’on sort des slogans et du prêt à penser « PMA pour toutes » et que l’on rentre dans la réalité des choses, un enfant privé sciemment de père, il est clair que les Français sont contre une telle idée.

C’est la raison pour laquelle nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

— Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

— Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression, nous pouvons avoir gain de cause.

Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs.Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental.

Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !

Propos recueillis par Anne Isabeth

Entretien et dessin de Chard parus dans Présent daté du 29 juin 2017

Avec Macron, la gestation pour autrui (GPA), c’est demain !

A deux jours du scrutin, Sylviane Agacinski attire l’attention sur la position particulièrement choquante d’Emmanuel Macron sur la GPA.

Il est le seul candidat éligible à être favorable à cette pratique qui permet de louer le corps d’une femme le temps d’une grossesse et d’acheter un enfant. Emmanuel Macron a envoyé le 16 avril dernier une lettre à la communauté LGBTI (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) disant vouloir « s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie ». Et Agacinski de l’interroger dans Le Figaro :

« Est-ce à dire que, supposée “bien payée et consentie“, sur le modèle californien, cette pratique vous paraît légitime ? ».

De même, Emmanuel Macron estime qu’on ne peut pas « laisser sans existence juridique » les enfants nés par GPA à l’étranger. Il souhaite compléter la circulaire Taubira pour que la France reconnaisse pleinement ces enfants et donc favoriser ce « tourisme procréatif » comme le souligne Agacinski.

Bergé Macron GPASur Twitter, on trouve une citation explicite (voir ci-contre) de Pierre Bergé, soutien d’Emmanuel Macron, selon laquelle la GPA sera bien autorisée en cas d’élection d’Emmanuel Macron. Ce que l’équipe du candidat dément, toujours aussi franche du collier ! Au passage, Macron est également favorable à la procréation médicalement assistée pour les femmes célibataires et homosexuelles et à l’adoption par les couples homos.

Pour rappel, Fillon plaide pour mener une action « au niveau international […] en faveur de l’abolition de la GPA » : « Le gouvernement luttera contre les détournements de procédure par le biais de conventions signées avec les pays autorisant l’une ou l’autre de ces pratiques. » Mais, sans sortir de l’Union européenne, cela ne tient pas, car la France est régulièrement condamnée à des amendes exorbitantes par la Cour européenne des droits de l’homme pour l’obliger à retranscrire les actes de naissance étrangers des enfants nés par GPA à l’état civil français.

Jean-Luc Mélenchon refuse officiellement la GPA mais veut « établir la filiation par reconnaissance comme principe par défaut » ce qui aura pour effet de favoriser cette pratique.

Marine Le Pen est la seule à vouloir purement et simplement l’interdire. Et les enfants nés d’une GPA à l’étranger ne seraient pas en mesure d’obtenir la nationalité française si Marine Le Pen accédait à l’Elysée. Curieusement, Sylviane Agacinski n’appelle pas à voter pour elle.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent du 21 avril 2017
(titre original : « La GPA avec Macron ! »)

Macron Taubira

Emmanuel Macron dans les pas de Christiane Taubira

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : En matière de « réforme sociétale », comme dit maintenant pour ne pas nommer les choses, Emmanuel Macron a enfilé les bottes de Christiane Taubira. C’est particulièrement clair sur la question de la GPA, la Gestation pour autrui, autrement dit l’ignoble pratique des « mères porteuses ».

En plein débat sur le mariage homosexuel et ses conséquences en matière de filiation, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait envoyé une circulaire aux juridictions en date du 25 janvier 2013 dans laquelle elle leur demandait de délivrer des certificats de nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger bien que la loi française interdise formellement cette pratique. Pas grave pour le ministre de la Justice de donner pour consigne d’enfreindre la loi !

Dès cette époque, d’éminents juristes avaient dénoncé un premier pas du gouvernement socialiste vers une légalisation de la GPA. Las, si la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en juin 2014 et si la Cour de cassation a suivi en juillet 2015 en adaptant sa jurisprudence aux consignes de Mme Taubira, le président Hollande et son gouvernement ne sont pas allés plus loin durant tout le reste du quinquennat au grand dam des associations homoparentales décidées à permettre la GPA en France. L’élection présidentielle approchant à grands pas, Emmanuel Macron a remis le débat sur le tapis dans un entretien au magazine homosexuel Têtu paru lundi dernier.

Le candidat d’En Marche !, qui avait récemment affirmé que la « France opposée au mariage pour tous » avait été humiliée, aurait dû adopter une position ferme contre la gestation pour autrui. Pas du tout !

Comme à son habitude, le candidat de l’« extrême centre » comme d’aucuns le surnomment avec ironie, s’est montré équivoque sur la question de la GPA. Selon lui en effet, « ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser, […] un débat impossible à trancher » !

Même s’il dit ne pas être « favorable à autoriser la GPA en France ». il ajoute aussitôt qu’« en revanche, il faut permettre la reconnaissance née par GPA à l’étranger », car, à ses yeux, « on ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d’un projet d’amour » (sic). C’est pour cette raison qu’il a l’intention de « compléter la circulaire Taubira ».

La Manif pour tous a immédiatement dénoncé via son compte Twitter un « argument fallacieux » puisque l’existence juridique d’un enfant né à l’étranger ne repose pas sur la nationalité de ce dernier. Macron serait‑il ignorant ou cynique ?

Aude Mircovic, maître de conférences en droit privé et porte‑parole de l’association Juristes pour l’enfance, penche pour la seconde option. Dans une tribune publiée hier par Figarovox intitulé « Macron et la gestation pour autrui : la grande hypocrisie », elle accuse l’ancien ministre de l’Economie d’« inventer une illusoire injustice à laquelle pourrait seule remédier la reconnaissance de la GPA à l’étranger d’abord et, nul n’est dupe, en France très bientôt pour “arrêter l’hypocrisie” » , ajoutant :

« Pour mieux promouvoir la GPA, Emmanuel Macron s’engouffre à son tour dans cette voie éculée du mensonge mais qui fonctionne si bien qu’il aurait presque tort de s’en priver. »

Alors, Macron, Taubira, même combat ? Un autre point commun au moins les relie : l’un et l’autre ont reçu le soutien de Pierre Bergé, ce qui est tout sauf anecdotique.

Commission européenne : les pro-GPA ne désarment pas

23/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie).

Après le rejet en mars dernier du rapport favorable à la gestation pour autrui (GPA) par la Commission des Questions Sociales de la Commission européenne, les pro-GPA n’entendent pas en rester là.

Mme Stella Kyriakidès (PPE, Grèce), présidente de la Commission des Affaires sociale, et Mme Petra De Sutter (socialiste, Belgique), auteures du rapport pro-GPA rejeté il y a un an, ont proposé hier à la Commission l’élaboration d’un nouveau rapport, dont tout laisse penser qu’il sera tout aussi favorable à la GPA. On remarquera que PPE (droite) et Socialistes travaillent une fois encore main dans la main.

La méthode a par ailleurs fait ses preuves : on présente un texte encore et encore, jusqu’à ce qu’il soit adopté par quelque procédé que ce soit…

Ainsi, du traité sur la constitution européenne rejeté par les Français en 2005 et approuvé par voie parlementaire trois ans plus tard. Même protocole pour les Néerlandais. Quant aux Irlandais, après avoir rejeté le traité de Lisbonne par référendum en 2008, ils ont fini par l’adopter en 2009, au terme d’une campagne soviétoïde et mensongère.

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Marine répond à Marion sur la loi Taubira

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

En déplacement en Italie, Marion Maréchal-Le Pen a évoqué le mariage pour tous. Devant le parti local de « La Ligue du Nord », proche du FN, elle affirme que la reconnaissance du mariage homosexuel risque d’« ouvrir la voie à de très nombreuses dérives », notamment la polygamie.
La présidente du Front National a aussitôt réagi sur l’antenne de RTL : « je crois qu’on est très très loin honnêtement de la reconnaissance de la polygamie dans notre pays ». Pour Marine Le Pen, le débat sur la loi Taubira n’est plus d’actualité, des compromis sont faits. Les questions concernant la PMA et la GPA sont plus urgentes.
Une nouvelle fois, les Français assistent à un désaveu familial à la tête du FN.

Les Italiens s’opposent au mariage pour tous

01/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Samedi 30 janvier, avait lieu en Italie le « Family Day ». Cette manifestation en opposition au projet de loi approuvant le mariage entre les couples de même sexe aurait rassemblé près d’un million de participants, d’après les organisateurs. Ludovine de La Rochère présente lors de la manifestation, a déclaré « Faire volontairement des orphelins de père ou de mère : ce n’est humainement pas acceptable ». Si le vote final de cette loi en faveur du mariage pour tous doit avoir lieu mi-février, rappelons que l’Italie demeure le dernier pays d’Europe à ne pas reconnaître de statut aux couples de même sexe.


Le Monde change son titre après avoir qualifié Taubira de « bête noire »

Source : OJIM
Au lendemain de la démission de Christiane Taubira du ministère de la justice, les journaux ont largement traité le sujet, avec parfois des maladresses involontaires.

En premier lieu, Le Monde a bien compris que le vocabulaire taubiresque était désormais sévèrement balisé. Ainsi, comme le rapporte Le Salon Beige, un article initialement intitulé « Christiane Taubira, égérie et bête noire » a été renommé en catastrophe pour devenir : « Christiane Taubira, encensée et détestée ».

Ayant fait de la couleur de sa peau un puissant bouclier contre les critiques au cours de son mandat, Christiane Taubira n’aurait sans doute pas laissé passé cela, quand bien même cette expression n’a évidemment rien à voir avec un quelconque jugement raciste.

Mais en la matière, mieux vaut être prudent et les expressions de tous les jours ou même l’humour s’effacent devant la hantise du racisme. Minute, condamné pour avoir titré en couverture « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane » ou encore le dessinateur Miège, poursuivi et relaxé pour avoir dessiné un singe se plaignant d’avoir été « caricaturé en Mme Taubira », pourront en témoigner…

Taubira s’en va ! Ses lois restent

28/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8534)

Elle va manquer aux délinquants, permissionnaires et terroristes. Et aux journalistes dont le concert de louanges dégouline des télés et des radios (mention spéciale à TF1 et France 2 !). À la fois totalement narcissique et horriblement complexée par son physique et ses origines, cette caractérielle parano qui a usé six directeurs de cabinet et on ne sait combien de conseillers, avait déjà menacé plus d’une fois de partir, comptant bien qu’elle serait toujours retenue. Elle qui a bénéficié d’une indulgence gouvernementale perpétuelle.
Mais à ce chantage-là, on risque que ceux qui vous retiennent de plus en plus mollement soient finalement très soulagés de vous voir partir.
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Archi-mal à l’aise depuis les attentats, ne parvenant jamais à trouver le moindre accent de sincérité ni pour condamner le terrorisme islamiste ni pour parler au nom de la France massacrée, Taubira a brillé par son absence et son décalage. Directement mise en cause dans sa prise en charge des victimes et son manque de suivi des familles, elle avait choisi la semaine des attentats de janvier 2015 pour envoyer des consignes aux procureurs afin d’aligner le régime des récidivistes sur celui des non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peines ! (délestant le récidiviste de cette circonstance aggravante)

La descendante d’esclave, victime du racisme pour les siècles des siècles, qui se prenait pour Mandela, était avant tout une idéologue sectaire qui n’a cessé de faire l’apologie de la société multiethnique, fustigeant avec haine le modèle d’une France blanche et identitaire. On retiendra ces dernières semaines son assourdissant silence sur les agressions sexuelles massives des femmes allemandes par des hordes d’immigrés à Cologne.

Évidemment on a sablé le champagne jusqu’à très tard dans les services de police mercredi. Cette démission, les gardiens, les gradés, les officiers et les commissaires étaient allés la réclamer jusque sous les fenêtres de la garde des Sceaux place Vendôme, en octobre dernier. Une délivrance. Et pas seulement pour eux : Elle s’était mis à dos à peu près toutes les professions judiciaires : dysfonctionnement grave de l’application et des remises de peine (un permissionnaire évadé par jour !) grève des avocats, crise de la justice… Son opposition idéologique au milieu carcéral, sa réforme pénale, sa suppression des peines plancher, mais aussi son projet de réforme des tribunaux pour mineurs considérés comme « potentiellement catastrophique » par les syndicats de police, allaient tous dans le même sens : renforcer l’impunité des délinquants et fragiliser les forces de l’ordre.

« La réforme pénale Taubira a envoyé un message d’impunité et d’angélisme à toute une population délinquante. On a multiplié les fenêtres de tirs pour que des gens dangereux puissent sortir », avait déclaré le patron de Synergie-officiers Patrice Ribeiro à Présent.
Les policiers demandent déjà le rétablissement des peines plancher au nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas. Et « une politique plus répressive », en particulier contre les multirécidivistes qui mobilisent sans cesse les policiers sur les mêmes personnes. Le successeur part avec un atout certain : il ne pourra pas être pire.

Caroline Parmentier

Taubira, bon débarras !

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Enfin ! Enfin Christiane Taubira n’est plus au gouvernement ! Même si les effets de sa politique laxiste se feront encore longtemps sentir, on ne peut bouder son plaisir de voir enfin démissionner ce symbole de l’idéologie pernicieuse qui fait tant de mal à la France.

Idéologue sectaire, patronne brutale, politicienne crainte plus qu’aimée, Christiane Taubira fait l’unanimité contre elle, hormis une frange de la gauche qui continuait à la porter aux nues. Quand la nouvelle de sa démission est tombée, elle a aussitôt fait le « buzz » dans les médias et les réseaux sociaux. La « pire ministre de la Justice de la Ve République » selon Guillaume Larrivé, porte-parole des Républicains (seulement de la Ve ?), le symbole du laxisme pour toute la droite et la chouchoute d’une partie de la gauche et de l’extrême-gauche pour les mêmes raisons a présenté sa démission au « président » ce week-end, qui l’a rendue publique ce matin.

La démission de Christiane Taubira est une bonne nouvelle pour la France, après une action publique à la tête du ministère de la Justice absolument désastreuse pour notre pays. Le laxisme inouï de sa politique pénale, notamment, a si fortement dégradé notre situation sécuritaire et affaibli l’autorité de l’État que cette démission apparaît aujourd’hui comme un soulagement. En outre, madame Taubira incarnait un sectarisme extrêmement violent contre l’opposition démocratique patriote qui ne la rendait pas digne de servir la République.

Explique le Front National dans un communiqué qui brille par sa justesse et son esprit de synthèse.
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Problème d’indépendance pour les rapporteurs du Conseil de l’Europe

26/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La commission des questions sociales du Conseil de l’Europe a confié la rédaction de son rapport sur les « Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui » au Dr Petra De Sutter…
Cette sénatrice belge doit élaborer un projet de rapport sur les « normes éthiques » en matière de GPA. Mais c’est un tollé : la sénatrice en question est une gynécologue transsexuelle. En outre, elle réalise des GPA à l’hôpital de Gand, notamment pour des clients étrangers, les aidant ainsi à contourner leur loi nationale !

Sans surprise, le projet de rapport du Dr De Sutter est très favorable à toutes formes de GPA, même commerciales et pour les célibataires, et propose d’établir un cadre législatif favorable à la GPA…
Quelques députés ont soulevé la question du conflit d’intérêts du rapporteur ; elle sera tranchée cette semaine. Le code de conduite de l’Assemblée interdit, en théorie, de confier à un député la rédaction d’un rapport en lien direct avec sa profession, mais la majorité pourrait en décider autrement !

Mariage gay : Sarkozy, l’homme sans convictions

25/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8531)

Pour redevenir président de la République, Nicolas Sarkozy est prêt à tout, même à être sincère ou à feindre de l’être. Mais quand l’est-il ? Quand dit-il la vérité, sa vérité, s’il en a une ? Lorsque dans son livre il évoque « le mariage pour tous », il n’est plus question de son abrogation. Ce n’est pas son premier revirement, sera-ce le dernier ? Pourquoi Sarkozy a-t-il renoncé à abolir cette funeste loi ? Si on l’en croit c’est, tenez-vous bien, qu’il a réfléchi, ce qui l’a conduit à changer d’avis : « A la réflexion, je crains que, compte tenu de l’état de tension et de division de la société française auquel a abouti la méthode de François Hollande, le remède soit pire que le mal. »
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Quand, en 2014, il prônait un « mariage pour les homosexuels », mais différent « dans ses conséquences sur la filiation » du « mariage pour les hétérosexuels », entraînant la « réécriture » du texte, c’était donc qu’il n’avait pas assez réfléchi. Sa réflexion fit un pas de géant quand, exposant cette idée irréfléchie devant les opposants au « mariage pour tous » qui lui crièrent « Abrogation ! Abrogation ! » il leur lança : « Si vous préférez qu’on dise (qu’il faut) abroger la loi Taubira pour en faire une autre… En français, ça veut dire la même chose… Ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça ne coûte pas très cher. »

Ça lui coûte cher, pourtant : sa crédibilité. Il cède au dernier qui a parlé. Étant sans idée arrêtée sur ce sujet-là, comme sur d’autres, il sombre dans la démagogie, pour « faire plaisir », espérant piper quelques voix des adversaires de la loi Taubira, réunis dans une tendance de LR (UMP à l’époque) Sens commun. Il voulait qu’ils votent pour lui afin qu’il accède à la présidence de sa formation. Maintenant, sa priorité est autre : remporter la primaire. Or, les votants n’auront pas le choix : ses principaux concurrents Juppé, Fillon, Le Maire, refusent aussi de supprimer cette loi, seul Hervé Mariton le propose. Continuer à prôner l’abolition de ce « mariage » lui serait un handicap et non pas un atout, dans le cadre d’un large électorat de 3 millions d’électeurs, pense-t-il. Ses arguments ne sont qu’un emballage improvisé pour justifier cette nouvelle trahison : « Je ne souhaite donc pas qu’on légifère à nouveau, parce que la priorité doit être de rassembler les Français. » Comment peut-il rassembler les Français s’il divise son propre camp sur cette question en méprisant ceux devant lesquels il a promis l’abrogation ?

Mais cette trahison, il a tort de croire que seuls les adversaires du « mariage pour tous » lui en feront grief. Même ceux qui y sont favorables constatent son opportunisme, ses déclarations qui varient en fonction de ses intérêts électoraux. Ce qu’il professe aujourd’hui ne sera pas sa vérité de demain, frappant de suspicion ses engagements et ses promesses dans quelque domaine que ce soit. Ce ne sont que quelques lignes dans son livre, mais elles risquent de réduire à néant son grand dessein, séduire de nouveau les Français en faisant croire qu’il a changé. Or, il est toujours le même, un homme sans conviction gouverné par une seule ambition, exercer le pouvoir.

Guy Rouvrais

GPA : le double langage de Taubira contraste avec la fermeté Suisse

27/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Lors d’une séance de questions à l’Assemblée Nationale, Christiane Taubira se réfugie derrière les décisions de justice, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et « l’intérêt de l’enfant » pour justifier que l’on accepte la GPA en France, tout en affirmant que le gouvernement Valls est contre cette pratique.

A l’inverse, la Suisse a une politique cohérente sur le sujet, comme le montre la décision du Tribunal fédéral, qui a annulé un jugement autorisant deux hommes homosexuels à être les pères d’un enfant né d’une mère porteuse.
Selon le jugement rendu le 22 mai dernier, les deux hommes, qui ont eu recours à des mères porteuses à l’étranger, l’ont fait volontairement pour contourner la loi de leur pays qui le leur interdit, et leur acte est tout simplement contraire à « l’ordre public suisse »
La fermeté de la Suisse a été saluée positivement par l’organisation d’aide à l’enfance Terre des Hommes (TDH), qui se réjouit d’une décision qui fait primer

le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant.

Crédit photo : capture d’écran de la séance de questions au gouvernement du 19 mai, LCP


Publié le
La GPA bientôt légalisée en Belgique

LA GPA s’infiltre en France via les tribunaux

15/05/2015 – SOCIETE (NOVOpress)
Officiellement, la GPA est interdite en France, mais sous la pression de Bruxelles et des lobbies, elle s’installe en douce.

La GPA, le gouvernement nous l’avait annoncé lors du passage en force de la loi dite du « mariage pour tous », est et restera illégale en France. Double langage typique d’une certaine gauche, qui savait parfaitement que l’interdiction serait contournée. Que faire en effet d’enfants nés par GPA à l’étranger ?
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a déjà tranché pour nous en 2014, condamnant la France dans deux affaires de refus de retranscription d’actes d’état civil pour des enfants nés par GPA aux États-Unis. La Cour rappellait la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant sur l’intérêt général, soulignant que si la France a le droit d’interdire la GPA sur son territoire, elle ne peut pas porter atteinte à “l’identité” des enfants nés de mères porteuses à l’étranger en refusant de les reconnaître.
En octobre, le premier ministre Manuel Valls avait assuré que la reconnaissance des enfants nés par ce procédé resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH.

Vœu pieux, comme le montre le récent jugement rendu par le TGI de Nantes. S’appuyant sur la jurisprudence de juin 2014 de la CEDH, il a donné raison mercredi à trois familles en enjoignant au procureur de la République de cette ville la transcription sur les registres d’état-civil des actes de naissance de trois enfants nés par gestation pour autrui (GPA) en Ukraine, en Inde et aux États-Unis.

« Derrière ces trois lettres, GPA, se cache un scandale que la France, patrie des droits de l’homme, doit combattre et non avaliser par l’intermédiaire des tribunaux »

a réagi de son côté dans un communiqué la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.


Merci au collectif d’intellectuels de gauche qui s’oppose à la GPA !

Source : Boulevard Voltaire
C’est dans Libération que l’on trouve la dernière tribune contre la GPA. On ne s’en plaint pas !

L’actualité réserve parfois des surprises. Comme celle de ce collectif d’intellectuels de gauche qui signe une tribune dans Libération, le quotidien des bobos qui consomment bio, intitulée « Pour l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui ». Eh bien, Mesdames et Messieurs, bravo !
Bravo de publier cela dans le journal le plus libertaire qui soit, directement issu de Mai 68 et de son libéralisme social absolu. On y trouve plutôt des soutiens au mariage homo, aux revendications individualistes et au consumérisme ambiant – mais toujours éco-responsables ! Mais rarement des tribunes opposées à une pratique que certains justifient au nom de la liberté individuelle.
Bravo d’oser rappeler, au milieu d’arguments secondaires, « qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la GPA et la vente et l’achat d’enfants », c’est-à-dire que la GPA est une forme d’esclavagisme moderne qui exploite le corps des femmes et transforme des êtres humains en marchandises. Vous nous rappelez le combat séculaire des chrétiens contre l’esclavage.
Bravo d’écrire que « le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime et, lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties ». Nous ne disons pas autre chose lorsque nous rappelons qu’un enfant est issu d’une union intime entre deux personnes et a besoin, pour son développement, d’un père et d’une mère.

Bravo de rappeler que « personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire ». C’est ce que nombre d’entre nous ont clamé dans des manifestations où vous étiez absents, et qui nous a valu le vilain sobriquet d’homophobes.
Merci à vous, hommes et femmes de gauche, féministes, altermondialistes, antilibéraux et écologistes, de nous rappeler quelques évidences qui ne relèvent ni de l’idéologie, ni d’une vision partisane, mais de l’anthropologie la plus simple, de l’évidence de notre nature humaine.
Bien sûr, certains de vos arguments ne nous semblent pas prioritaires : ce n’est pas à cause des risques médicaux qu’il faut interdire la GPA, même si cela n’est pas négligeable. Bien sûr, si vous alliez au bout de votre logique, vous pourriez avoir quelques surprises, de ces remises en cause philosophiques douloureuses pour certains. Évidemment, il est surprenant de la part de féministes de vanter le lien intime entre la mère et l’enfant, qu’elles voient comme un amas de cellules lorsqu’il n’est pas désiré dans un « projet parental ». Mais, quelles que soient les insuffisances de votre argumentation, ce que vous dites est exact : la GPA est une exploitation de la femme par l’homme, au détriment des enfants privés de mère, et fait du corps des femmes une machine commerciale.
Alors, une fois n’est pas coutume : à vous les Bové, Onfray, Roudy, Agacinski, à vous les avorteuses de la CADAC et autres lesbiennes, signataires avec tant d’autres de cette pétition, il faut dire merci. Peut-être que vos voix « progressistes », que tant d’entre nous combattent par ailleurs, et continueront de combattre lorsqu’il le faudra, porteront plus auprès de nos gouvernants que nos manifestations immenses, mais méprisées.
Tant mieux pour les enfants.

Crédit photo : Wzsuzsanna3 via Wikicommons (CC) = dépose de tissus ovariens dans une solution de conservation


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Grande Bretagne : Une mère porteuse condamnée au silence

08/05/2014 – MONDE (NOVOpress avec le DailyMail)
Une mère porteuse se voit enlever son enfant par la justice au profit du couple gay constitué du père biologique de l’enfant et de son compagnon. La justice lui interdit en plus de parler de l’affaire.

L’interdiction de s’exprimer devant les médias imposée à une mère dont le bébé a été enlevé sur ordre d’une juge et donné à un couple homosexuel est considérée comme « totalement disproportionnée ». La mère est décrite comme dévastée par sa perte – mais ne peut pas donner sa version des faits en raison d’une ordonnance judiciaire draconienne.
Un ami de la mère déclare :

La décision du juge de la Haute Cour de donner le bébé de 15 mois à son père homosexuel et à son amant a été stupéfiante ! Toute accusation selon laquelle elle est homophobe est un non-sens !

La Juge Alison Russell a statué que la mère ne puisse pas garder son propre enfant biologique après qu’un accord de gestation pour autrui, qu’elle avait passé avec les deux homosexuels – dont l’un est le père biologique – ait été remis en cause. Mme la juge Russell a déclaré que la mère était « homophobe » et avait tenté de salir le père homosexuel. Elle a également accusé la femme d’allaiter sa fille de manière à empêcher le contact entre l’enfant et son père. Et bien que sa décision ait été rendue publique hier soir, Mme la juge Russell a rendu une ordonnance qui interdit à la mère de parler de l’affaire.
Elle a déclaré que l’enfant ne devra plus être appelée par le nom de famille de sa mère, mais devra porter celui de son père. Un point polémique, puisque, selon la juge de la Haute Cour, la mère aurait déjà contrevenu à une décision de justice en enregistrant à l’état civil son bébé sous son nom et avec un prénom choisi sans l’accord du père.

La juge a dit que la petite fille est née en janvier 2014 grâce à un accord de GPA dans lequel le couple homosexuel et la mère devaient vivre ensemble et partager la responsabilité parentale.
Arguant que la mère était une menteuse qui voulait uniquement utiliser le père comme donneur de sperme, qu’elle était homophobe et injurieuse à l’égard du couple gay, le juge a rejeté la demande de la mère d’être le parent principal de l’enfant. Selon Mme la juge Russell, bien que le bébé ait reçu tous les soins nécessaires de la part de sa mère, il aurait une éducation plus ouverte et plus saine avec son père et de son partenaire.
Mme la juge Russell a aussi déclaré qu’elle avait imposé ces restrictions à la liberté de parole afin que la jeune fille ne soit pas identifiée par le public. Aucun nom, détail ou photo de l’une des personnes impliquées dans l’affaire ne peuvent mentionnés jusqu’à la majorité de l’enfant en 2032

En décembre 2013, Sir James, président des cours de juridictions familiales et plus ancien juge en Angleterre et au pays de Galles, a dit qu’une mère dépossédée de son enfant par les tribunaux avait le droit de faire partager son cas au public.
Sir James a déclaré que, faire taire une mère dont l’enfant a été enlevé était

Un affront non seulement à la loi, mais aussi, à la dignité humaine et, au-delà, à l’humanité elle-même.

Crédit photo : Guillaume Gautreau via Flickr (CC)


 

 

La GPA bientôt légalisée en Belgique

Belgique : ouverture d’un débat législatif sur la GPA

04/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La GPA bientôt légalisée en Belgique ?

Jusqu’à présent toléré, la Belgique souhaiterait maintenant légaliser le principe des mères porteuses. Deux phases seraient alors mises en place. Dans un premier temps, l’abandon de l’enfant et en conséquence, son adoption par des parents autres. Dans un second temps, la création d’un cadre juridique pour ce même enfant. Cela sous-entend que la GPA serait légalisée non seulement pour les couples hétérosexuels, mais aussi pour les couples homosexuels. La majeure partie des sénateurs sont convaincus par le fait, je cite : « D’encadrer juridiquement ce qui existe déjà ». Fin de citation.
Le débat est d’autant plus choquant qu’au même moment une organisation américaine a tenu une bourse des mères porteuses au siège du gouvernement bruxellois. Le but : trouver des clients suffisamment riches pour pouvoir se payer un enfant dont le prix varie entre 75 000 € et 150 000 €. Les services sont proposés par des multinationales américaines, canadiennes ou indiennes qui proposent un service tout compris pour un enfant conçu par mères porteuses.