Gérald Darmanin, le mal élevé ?

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans l’affaire de viol présumé qui oppose Sophie Patterson à Gérald Darmanin, des échanges de SMS très insistants de la part de ce dernier –publiés par Mediapart– entachent désormais un peu plus l’image du ministre de l’Intérieur.

Des appels à la démission du ministre ont déferlé sur les réseaux sociaux. L’Élysée va-t-il les entendre? Affaire à suivre.


I-Média – Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média – Gérald Darmanin

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média revient sur la volonté de Gérald Darmanin de dissoudre Génération Identitaire après une action contre l’immigration illégale dans les Pyrénées. Nous verrons que cette hystérie cache plusieurs choses, dont un scandale sexuel !


Une pétition pour soutenir Génération Identitaire face à Gérald Darmanin

pétition Génération Identitaire

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a évoqué la possible dissolution de Génération Identitaire. « Scandalisé » par les actions de cette association militante défendant l’identité et les frontières de la France et de l’Europe, Gérald Darmanin a demandé à ses services de réunir les éléments juridiques permettant la dissolution de Génération Identitaire.
Pour s’opposer à cette démarche aussi absurde du ministre de l’Intérieur, une pétition a été lancée. Signez-la et diffusez-la autour de vous.

Lien vers la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire

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Darmanin crie au loup – Génération Identitaire met le gouvernement au pied du mur, par Paul Vermeulen

dissolution GI

Mardi 26 janvier 2021, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, affirmait que Génération Identitaire « saperait le travail de la République ». Au point d’annoncer étudier sa possible dissolution. Signes des temps ? Les Français sont ulcérés par les politiques migratoires menées depuis cinquante ans tandis que la classe politico-médiatique s’effraie de constater que la défense des racines et de l’identité européenne et française demeure ancrée dans l’ADN des peuples.

Il aura suffi d’une petite semaine pour que ces questions – les migrations, les racines et l’identité – s’imposent dans le débat public grâce à Génération Identitaire. D’abord, la polémique déclenchée par les réactions face au passage de Thaïs d’Escufon, l’une des porte-paroles de Génération Identitaire, dans « Balance Ton Post », l’émission de Cyril Hanouna sur C8, jeudi 21 janvier. Le sujet ? Celui qui préoccupe Darmanin et l’idéologie dominante : « Faut-il obliger le gouvernement à dissoudre Génération Identitaire ? ».

Thaïs d’Escufon était invitée à la suite d’une nouvelle action d’envergure menée le 19 janvier, une mission de défense des abords du col du Portillon, près de Bagnères-de-Luchon dans les Pyrénées, lieu de passage des migrants, illégaux et donc par nature délinquants, ce qui n’empêchait pas France Info de répéter en boucle mardi soir 26 janvier qu’il s’agirait de « réfugiés » – ce qu’ils ne sont pas tant qu’aucune décision de droit n’est allée dans ce sens. Sous l’intitulé de Defend Europe, les militants ont voulu rappeler au gouvernement qu’il est de son devoir de protéger les frontières, en particulier contre les filières de migrants abritant des terroristes, ainsi que les attentats perpétrés en France l’ont démontré.

D’après le commandant en chef de la gendarmerie de Saint-Gaudens, « aucun trouble à l’ordre public » ni « opération de remise de migrants » n’a eu lieu. Mieux, il n’a vu que « des personnes avec des drapeaux qui sont restées un petit peu et sont reparties ». Contrairement aux véritables fauteurs de troubles, à l’image des milieux indigénistes que personne ne menace de dissolution, les militants de Génération Identitaire sont soucieux d’ordre. Le procureur de Saint-Gaudens est en désaccord : il ouvre une enquête pour « provocation à la haine raciale », en raison d’une banderole anti-immigration, ce qui reste pourtant du domaine de l’opinion. Pour les mêmes faits, en 2018, dans les Alpes, GI avait été innocentée en appel après avoir été condamnée en première instance. Il va être difficile de dissoudre un mouvement auquel la justice n’a rien d’illégal à reprocher. Une justice qui ne poursuit pas d’autres structures, écologistes notamment, pour des actions coups de poing bien plus violentes.

Ce qui gêne au fond ? Des propos comme ceux de Thaïs d’Escufon. « Il se trouve que pour l’avoir vécu moi-même, toute femme sait très bien que les personnes qui viennent l’embêter dans la rue, qui viennent l’insulter, ce sont des jeunes hommes d’origine africaine et maghrébine, ça… c’est un fait. » Une réalité qui dérange, en somme.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2021

Une pétition contre la dissolution de Génération Identitaire

Gérald Darmanin

26/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mardi 26 janvier, Gérald Darmanin a annoncé qu’il allait « étudier la dissolution de Génération Identitaire ».

Cette déclaration fait suite à l’action menée dans les Pyrénées par les jeunes identitaires qui ont mis en place des équipes de surveillance pour aider les forces de l’ordre à sécuriser nos frontières.

Une opération parfaitement légale qui n’a fait l’objet d’aucune poursuite.

De quoi s’agit-il ?

Le 5 janvier 2021, les autorités avaient soi-disant fermé le Col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, pour risque « migratoire et terroriste ». Génération Identitaire a voulu s’en assurer… et a pu vérifier que ce n’était pas le cas. De toute évidence, le ministre de l’Intérieur ne supporte pas que sa pseudo-fermeté s’avère être une nouvelle fois de l’esbroufe.

Pendant que Gérald Darmanin manifeste sa volonté d’interdire Génération Identitaire, rappelons que sur les 132 mosquées islamistes recensées en France, son ministère n’en a fermé que 9.

Alors que la France est confrontée à un risque d’attentat djihadiste sans précédent, la priorité est de lutter contre l’islamisme, pas de persécuter ceux qui le combattent.

Dénonçons la mascarade politicienne de ce gouvernement qui veut dissoudre une association parfaitement légale pour dissimuler ses échecs dans tous les domaines. Soutenons Génération Identitaire en signant maintenant cette pétition !

SIGNEZ LA PÉTITION POUR SOUTENIR GÉNÉRATION IDENTITAIRE : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire

Lettre ouverte à Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Pourquoi nous sommes contre la dissolution de Génération identitaire

Génération identitaire

C’est une véritable cabale qui frappe actuellement Génération identitaire. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, montre les muscles suite au buzz suscité par une émission de Cyril Hanouna – c’est dire le niveau intellectuel des gens qui nous dirigent – et veut en finir avec « les enfants de la bête immonde ».

Il veut dissoudre l’organisation. Le crime de ces jeunes gens depuis des années ? Avoir mené des actions non violentes et symboliques, à Poitiers, dans les Alpes, en mer, et dans toute l’Europe puisque le mouvement est européen, pour dénoncer à la fois l’islamisation du continent et les conséquences d’une immigration massive, menace pour la civilisation européenne.

Qui peut dire honnêtement qu’il n’y a aucun problème d’islamisation en Europe depuis 30 ou 40 ans ? Samuel Paty ça ne vous dit rien ? L’East End londonien ou Luton ça ne vous dit rien ? Les milliers de détenteurs de papiers d’identité européens partis se battre pour l’État islamique en Syrie ça ne vous dit rien ? Et le Bataclan ? Et Nice ? Et le métro Saint-Michel ? Et Londres, Madrid… et tous les autres attentats qui ont ensanglanté l’Europe, pas au nom du bouddhisme, ni au nom des raëliens, mais bien au nom de l’islam, religion, mais aussi et surtout doctrine totale, doctrine politique.

Il y a 40 ou 50 ans, est-ce que l’on évoquait le problème du voile dans les écoles d’Europe ? Est-ce que l’on se demandait quels menus devaient manger les enfants à la cantine scolaire ? Est-ce que l’on s’interrogeait dans ces proportions à savoir si tel ou tel livre ou image pouvait choquer une communauté religieuse? Est-ce que l’on trafiquait l’enseignement de notre Histoire pour ne pas heurter certaines sensibilités ?

Mais de qui se moquent ceux, Gérald Darmanin en tête, qui osent vouloir s’en prendre à une jeunesse qui ne fait que constater les capitulations des gouvernements et des générations successives, qui ont laissé l’Europe devenir aujourd’hui une poudrière multi ethnique, multi confessionnelle, sur le point d’exploser ?

Pourquoi font-ils semblant de ne pas voir, ceux qui nous dirigent, que leurs métropoles sont devenues des mouroirs, dans lesquels d’un côté les riches prospèrent tandis que de l’autre les ghettos ethniques se développent de façon exponentielle. Pourquoi refusent-ils d’admettre que la composition ethnique de la population change progressivement alors qu’ils ne cessent par ailleurs de vanter l’apport fantastique que constituerait la « diversité » ? Pourquoi refusent-ils d’ouvrir les yeux sur les composantes de la délinquance qui explose dans tout le pays ? Sur qui compose majoritairement les prisons françaises ?

Depuis des décennies, ils n’ont eu de cesse de piétiner la démocratie pour empêcher toute représentativité à un parti qui entendait faire de ces questions des sujets prioritaires, parti porté par une population grandissante et de plus en plus inquiète du devenir de ce pays, de ce continent. Depuis des décennies, ils ont tout fait pour faire taire toute voix qui explique que ni immigration, ni islamisation ne sont des fatalités, qu’il y avait une vie avant l’immigration africaine ou asiatique en France et en Europe, et qu’il y en aurait une sans aucun doute après. Ils ont même inventé des lois pour empêcher tout débat politique sérieux sur la question et pour mettre en prison (ou hors du circuit politique) ceux qui s’affirment trop.

Et quand les lois françaises ne suffirent plus, voici que c’est l’Union européenne et ses institutions pour beaucoup non démocratiques qui entendent dicter aux peuples qui ils doivent accueillir, à qui ils doivent verser leurs impôts, charges, taxes diverses et variées.

Et on voudrait en plus interdire un mouvement qui, jamais condamné, a simplement assimilé, digéré, et recraché les méthodes employées depuis des lustres par les organisations gauchistes ou écologistes, sans que cela ne pose le moindre problème aux instances gouvernementales ? Des instances qui bien souvent même capitulent face à des associations qui, pour le coup, n’ont aucune légitimité populaire ce qui n’est pas le cas de Génération identitaire, dont les idées « sont au deuxième tour de l’élection présidentielle » comme le rappelait récemment un journaliste de RMC.

Non M. Darmanin, Génération Identitaire ne doit pas être dissous. Votre rôle n’est pas de dissoudre des organisations — comme vous semblez y prendre un malin plaisir depuis quelques semaines pour satisfaire votre électorat — mais d’assurer la sécurité des Français.

Et sur ce plan, ni votre bilan, ni celui de vos prédécesseurs ne parlent en faveur des idées « républicaines » que vous prétendez défendre.

Jamais nos gamins n’ont autant couru le risque de prendre une lame dans le ventre ou des coups pour une cigarette refusée. Jamais nos filles et nos femmes n’ont eu à prendre autant de précautions (on parle des arrêts de bus à la demande ?) pour sortir le soir dans les rues des villes que vos amis politiques dirigent. Vous n’avez que le mot République et vivre ensemble à la bouche pour mieux masquer l’incapacité de vos troupes à protéger en premier lieu vos concitoyens, les plus faibles, les plus exposés, face à des hordes de nouveaux barbares.

Des barbares qui, dans leurs attitudes quotidiennes, sont la preuve de l’échec à la fois de la politique éducative suicidaire qui sévit en France depuis trop longtemps, mais aussi de la politique d’immigration qui a échoué, parce que, s’il est possible d’intégrer des individus, on ne peut pas intégrer des communautés nombreuses et fertiles à une communauté historique déjà installée, vous le savez parfaitement.

Les jeunes de Génération identitaire ne méritent pas la dissolution. Ils mériteraient même, en d’autres circonstances, la Légion d’honneur, la vraie, pas celle que l’on attribue aujourd’hui aux copains et aux coquins. Car ces jeunes de Génération identitaire sont les dignes fils et filles d’une civilisation qui refuse de mourir, quand bien même elle a été abandonnée et même trahie en son sein par quelques générations égoïstes.

Sachez une chose, M. Darmanin. Vous aurez beau dissoudre une association, vous ne pourrez pas (tout du moins vous n’en avez pas encore le droit même si cela vous démangeait) dissoudre les hommes qui la composent, ni les idées qui peuplent leurs têtes bien bâties. Parmi ces jeunes qui épousent les idées de Génération Identitaire, il y en a qui défendent le pays hors des frontières, ou d’autres qui vous servent lorsque vous vous restaurez. Certains vous soignent lorsque vous allez à l’hôpital, d’autres vous y conduisent. Il y a ceux qui produisent chaque jour la nourriture qui se trouve dans votre assiette, d’autres qui vous la vendent. Génération Identitaire, c’est eux, c’est nous, c’est lui, lui, et lui aussi.

Vous pourrez dissoudre toutes les associations que vous voulez, M. Darmanin. Vous n’empêcherez jamais des millions d’Européens de vouloir se lever pour offrir une Europe libre, européenne et apaisée à leurs enfants.

À bon entendeur.

La rédaction de Breizh-info

Texte repris du site Breizh-info.com

Robert Ménard : « C’est un passage obligé, on va en Algérie demander pardon… c’est insupportable ! »

Le maire de Béziers s’indigne face à l’hommage de Gérald Darmanin à tous les combattants du FNL qui ont œuvré pour la libération de l’Algérie.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur en visite en Algérie a suscité votre indignation en s’inclinant devant le mémorial du martyr, monument en hommage à tous les combattants du FLN qui ont œuvré pour la libération de l’Algérie. Pourquoi, son comportement vous choque-t-il ?

Je trouve cela affligeant, consternant, vraiment pas bien et même honteux. En même temps, monsieur Darmanin s’inscrit dans une grande tradition française. De droite comme de gauche, c’est un passage obligé. On va en Algérie demander pardon. Demander pardon de quoi ? Demander pardon au FLN ? Qui a tué et massacré des dizaines de milliers de Harkis. Demander pardon au FLN ? Qui tirait sur les soldats français. Demander pardon au FLN ? j’ai encore en tête le massacre d’Oran du 5 juillet. C’est à eux que l’on a à demander pardon ? Demander pardon de quoi ? D’avoir construit des ponts, des lignes de chemin de fer, d’avoir supprimé la malaria, d’avoir développé l’agriculture et d’avoir construit des hôpitaux ? On demande pardon d’une guerre. Dans cette guerre, il y a bien sûr eu des problèmes. Personne ne dit que l’armée française s’est toujours comportée parfaitement. Personne ne dit que les Pieds noirs ont été très intelligents pour imaginer une société moins inégalitaire. Mais de là à aller s’excuser au mémorial des martyrs du FLM, c’est insupportable !

Gérald Darmanin s’est aussi recueilli devant le cimetière européen d’Alger. Selon vous, dépasse-t-on la visite de courtoisie ? Est-on vraiment dans la politique de la repentance et de l’excuse permanente ?

Ils passent leur vie à demander pardon pour un certain nombre de choses. Cela fait 60 ans que cela s’est passé en Algérie. Le désastre économique que représente l’Algérie, la dictature que représente l’Algérie, les échecs systématiques de l’Algérie dans tout un tas de domaines est l’affaire des Algériens. Ça suffit de donner une excuse à un pouvoir népotique ! Un pouvoir qui se fait conspuer par la rue algérienne. On est en train de soutenir des gens qui sont détestés par leur propre peuple, et on leur donne raison en allant se prosterner devant un monument aux morts comme celui-là. En faisant cela, on n’aide pas l’Algérie à faire sa révolution démocratique et on n’aide pas les gens qui combattent la corruption. Et Dieu sait qu’il y a de la corruption en Algérie !

Faudrait-il que le gouvernement français cesse d’avoir le moindre rapport avec le gouvernement algérien ?

Il faut avoir des rapports avec le gouvernement algérien, mais des rapports adultes, d’égal à égal. On ne va pas à chaque fois leur demander « mes chéris, que faut-il que je fasse pour que vous me pardonniez des crimes contre l’humanité ? » Pourquoi, je dis crime contre l’humanité ? Rappelez-vous la parole de monsieur Macron. Monsieur Darmanin marche dans les pas de monsieur Macron. Notre président de la République sait-il ce qu’est un crime contre l’humanité ? Remarquez, c’est le même président de la République qui nomme monsieur Benjamin Stora pour réfléchir à la mémoire de la colonisation. Il est d’un parti pris invraisemblable. Tout cela me donne envie de vomir !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

CCIF – BarakaCity : l’état découvre la lune

Après plus d’une douzaine de polémiques, il aura fallu attendre la décapitation de Samuel Paty pour que Gérald Darmanin s’attaque enfin au CCIF et à l’association Baraka City. Simples déclarations ou volonté réelle ?

Après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé vouloir cibler 51 associations communautaires. Au micro d’Europe 1, le ministre des cultes a annoncé lundi matin vouloir « dissoudre plusieurs d’entre elles en Conseil des ministres ». Parmi elles, le Conseil contre l’islamophobie en France (CCIF) et Baraka City.

Le ministre de l’Intérieur vise particulièrement le CCIF qui bénéficie « des subventions d’Etat et des déductions fiscales » et qui serait « manifestement impliqué » dans la polémique lancée contre le professeur égorgé quelques jours plus tard, puisque « le père qui a lancé la fatwa se référence clairement à cette association », a indiqué Gérald Darmanin.

Une accusation que dément Marwan Muhammad, l’ancien directeur de l’association, toujours adhérent. « Sur ce dossier spécifique, le CCIF n’était pas intervenu ni juridiquement, ni en communication avec l’établissement, ni en encourageant ou en diffusant des contenus », a-t-il affirmé sur Europe 1 en annonçant vouloir « saisir la justice » pour des « propos diffamants ».

Revendications communautaires et relais de l’islam politique

Sous couvert de lutte contre l’islamophobie et les discriminations à l’égard des musulmans, le Conseil contre l’islamophobie en France se montre régulièrement comme un véritable lobby portant l’idéologie de l’islam politique dans le débat public, jusqu’à réclamer la reconnaissance de la communauté musulmane « comme une minorité » en France. Le CCIF est régulièrement accusé de proximité avec la mouvance intellectuelle des Frères musulmans, notamment pour son approche victimaire ou ses statistiques décriées.

Fondé en 2003 par Samy Debah, il s’est illustré à de nombreuses reprises, notamment durant la campagne de harcèlement contre le restaurateur du Cénacle, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), qui avait été filmé en train de se scandaliser de la tenue de deux femmes voilées sur sa terrasse. Après une violente campagne sur les réseaux sociaux, obligeant le restaurateur à baisser définitivement le rideau, le CCIF s’était constitué partie civile durant le procès qui condamna le patron de l’établissement à 5 000 euros, dont 2 000 euros avec sursis, en mars 2017.

Pour Tariq Ramadan, contre Asia Bibi

L’association s’est fait une spécialité de devenir partie prenante dans les affaires liées à l’affirmation d’un islam politique. En 2018, alors que l’intellectuel proche des Frères musulmans Tariq Ramadan se retrouvait dans la tourmente après des accusations de viols, le CCIF vole à son secours et demande sa remise en liberté, dans un communiqué supprimé quelques heures plus tard, où il dénonçait « une justice à deux vitesses ».

Quelques mois plus tard, alors que la jeune femme chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, a enfin été libérée du Pakistan, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, décide de la recevoir. Une rencontre qui a provoqué la colère de Sefen Guez Guez, l’un des avocats du Collectif contre l’islamophobie en France, sur les réseaux sociaux. « Faut-il que je demande à mes clients sans papier de devenir catholiques pour qu’ils soient reçus par le ministre de l’Intérieur », s’est-il insurgé. Une comparaison douteuse avec les dizaines de milliers de migrants arrivant chaque année en France.

Le même avocat s’était engagé aux côtés de l’association contre un arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), en août 2016. Deux ans plus tôt, il défendait un agent de sûreté aéroportuaire de l’aéroport de Nice, soupçonné « de radicalisation religieuse ». Bien que se défendant d’être « l’avocat d’une communauté », Sefen Guez Guez avait évoqué sur LCI « l’oppression des musulmans » en France.

Baraka City, ou l’ONG aux multiples ambiguïtés

Vous vous souvenez certainement du moment de malaise sur le plateau du « Supplément » de Canal+ en 2016, où Najat Vallaud-Belkacem et les journalistes présents se sont soudainement heurtés aux contradictions du vivre-ensemble. Idriss Sihamedi avait alors assumé sans complexe son refus de serrer la main des femmes, au nez et à la barbe du ministre des Droits des femmes sous François Hollande. Une position qu’il réaffirma lors de l’instauration des distanciations physiques contre le coronavirus, se réjouissant de pouvoir, « dans la joie et la bonne humeur », dire non aux femmes lui tendant la main.

Repéré pour ses propos sur les attentats de Charlie Hebdo, Idriss Sihamedi est fiché par la DGSI pour ses accointances avec le milieu salafiste et est même interdit sur le territoire turc depuis mai 2019. Idriss Sihamedi est rapidement devenu populaire sur les réseaux sociaux et bénéficie régulièrement d’une vague de soutien, jusqu’à être en tête des tendances Twitter à chaque affaire judiciaire. Baraka City est suivie par plus de 710 000 personnes sur son compte Facebook qui, lui, n’est pas censuré. Le 15 octobre dernier, il est même placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès pour harcèlement sur les réseaux sociaux à l’encontre de la chroniqueuse de RMC, Zohra Bitan. Le fondateur de l’ONG aurait diffusé jusqu’à 120 tweets diffamatoires depuis son compte.

Maintenir la pression entre jeunes musulmans et policiers

Si ses premières actions s’inscrivaient dans l’action sociale de proximité, avec des maraudes et un soutien aux familles les plus démunies, l’association islamique à but non lucratif a bien changé de stratégie depuis. Pas une seule émeute dans les banlieues ne se déroule sans que Baraka City ne dénonce ou amplifie des dérapages policiers « racistes », comme à Toulouse lors d’une série d’attaques contre la police en 2018.

Le 16 novembre 2015, l’ONG publiait une vidéo intitulée « Raqqa est frappée par 20 missiles », où elle présentait des avions de chasse français bombardant des positions de l’Etat islamique dans la ville syrienne. « Nous craignons que des civils soient parmi les victimes », avertissait-elle. Après des centaines de milliers de partages, provoquant une vague d’indignation parmi les musulmans, cette vidéo s’est révélée hors de propos. Il s’agissait en réalité d’images postées le 14 novembre, veille des premières frappes françaises, par une agence de presse proche de Daesh. Une campagne censée discréditer l’action de la France contre l’Etat islamique, trois jours seulement après les attentats de Paris.

Si l’association dénonce « un abus de pouvoir » de la part de Gérald Darmanin qui souhaite s’y attaquer, la proposition de dissolution devrait bien être déposée devant le Conseil des ministres. Bien que de nombreuses personnalités, musulmanes ou non, aient alerté sur les ambiguïtés et les connivences entre ces associations et le milieu de l’islam radical, il aura fallu attendre une vingtaine d’attentats, dont la décapitation d’un professeur des collèges, pour que le gouvernement daigne enfin se poser la question d’une dissolution de ces structures, souvent opaques et implantées dans le paysage français.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2020

Pourquoi l’Etat a perdu la guerre des rues

L’Etat a perdu la guerre des rues. Pour avoir rendu les armes, il est la cible permanente de la contre-société qui s’est installée dans les cités d’immigration. Ce week-end, c’est le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) qui a été pris d’assaut, dans la nuit de samedi à dimanche, par une quarantaine de voyous armés notamment de mortiers d’artifice. Les policiers, réfugiés dans leurs locaux, n’ont pas même tenté de riposter. Aucun renfort n’a été envoyé sur place pour faire cesser l’humiliation. Mercredi, à Herblay (Val-d’Oise), deux policiers ont été extraits de leur voiture banalisée par trois délinquants.

Roués de coups et désarmés, ils ont été tirés à vue par leurs agresseurs. L’une des victimes serait entre la vie et la mort. Dès 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait promis en juin “de nettoyer au Kärcher” la Cité des 4000 à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), avant de s’engager en octobre à “débarrasser de la racaille” la cité d’Argenteuil (Val d’Oise). Quinze ans plus tard, ce sont les enfants qui ont pris la relève. “Nous serons intraitables”, a encore déclaré ce lundi matin le premier ministre, Jean Castex…

Les mots sont devenus obscènes. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a assuré dimanche que “les petits caïds n’impressionnent personne“. Il veut interdire la vente publique de ces mortiers d’artifice, utilisés comme armes par destination. Mais il lui faudrait proscrire aussi, dès lors, les boules de pétanque ou les réfrigérateurs, quand ils sont projetés des étages pour tenter de tuer du flic. Sans parler des “voitures folles”. En réalité, l’Etat est débordé par une réalité qu’il a volontairement mésestimée.

Nous sommes en guerre“, avait cru bon de répéter, six fois, Emmanuel Macron, le 16 mars, en désignant le Covid-19 comme l’envahisseur devant qui les Français allaient devoir se soumettre. Or la vraie guerre est ailleurs. Elle est menée, de l’intérieur, contre la France et ses représentants. Jusqu’à présent, la “défense de la vie” (qui n’a pas empêché les députés “progressistes” de rallonger le délai d’IVG de 12 à 14 mois) a suffi pour mettre le pays à l’arrêt. Pareillement, le pouvoir est tétanisé à l’idée qu’un “jeune” pourrait être tué. Cet humanisme est présenté comme le summum d’une civilisation éclairée. Pourtant, il est en train de produire, outre des désastres psychologiques, une faillite économique et sociale et un déchainement barbare. Criminel angélisme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Quand Gérald Darmanin annonce la suppression du mot «séparatisme» dans l’intitulé du projet de loi

08/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le projet de loi destiné à lutter contre le «séparatisme» devrait changer de nom pour s’appeler «projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains», a annoncé mardi 6 octobre Gérald Darmanin, sur Radio classique.

Mais pour l’instant son titre «n’est pas acté».

«L’idée était bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical», a expliqué le ministre de l’Intérieur. Toutefois, «ce n’est pas le seul objet du texte».

Ce nouvel intitulé marquerait un énième glissement sémantique, après l’utilisation successive par Emmanuel Macron et ses ministres depuis deux ans de termes comme «communautarisme», puis «séparatisme» au singulier, puis «séparatismes» au pluriel.

Autant d’hésitations qui permettent de montrer que le gouvernement veut, de plus en plus, éviter de désigner publiquement comme adversaire l’islamisme radical.


Expulsion systématique des délinquants étrangers – Le grossier coup de com’ de Darmanin

Si Gérald Darmanin, à l’instar de tous ses prédécesseurs de la place Beauvau, ne brille pas franchement par son efficacité dans la lutte contre l’ensauvagement galopant de notre pays, il faut bien admettre qu’il est en revanche particulièrement doué pour les gesticulations sans lendemain et autres coups de com’ destinés à impressionner ceux de nos compatriotes qui sont les plus naïfs. C’est ainsi que, dans une circulaire qu’il a adressée mardi à tous les préfets de France, et qu’il a bien sûr immédiatement publiée aussi sur son compte Twitter pour « faire le buzz », le ministre de l’Intérieur est allé jusqu’à demander l’expulsion systématique « des étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». Une intervention qui, à juste titre, suscite le scepticisme chez de nombreux représentants de la droite, et à laquelle nous serions presque tentés de répondre : chiche !

Une rupture (temporaire) avec le politiquement correct

Quatre jours après l’attentat au hachoir perpétré rue Nicolas-Appert par un islamiste pakistanais qui a largement profité de notre politique migratoire délirante, Darmanin nous a donc gratifiés d’un nouvel effet de manche. En effet, a écrit le ministre dans cette circulaire qu’il a adressée aux préfets, « je vous demande de mettre systématiquement en œuvre les procédures à même d’interrompre, dans les meilleurs délais, la présence de ces personnes sur notre territoire ». Mieux, rompant quelque peu avec le politiquement correct, Darmanin demande même explicitement aux préfets d’avoir recours à trois « leviers » : d’abord une « coordination étroite » entre « forces de sécurité », « autorité judiciaire » ou « administration pénitentiaire » pour « préparer l’éloignement des étrangers incarcérés avec toute l’anticipation nécessaire » ; ensuite, une « mise en œuvre complète et systématique de toutes les procédures administratives pertinentes », dont les « refus ou retraits de titre », voire de « la nationalité française » ; et enfin, une utilisation de « tous les outils opérationnels » pour procéder à ces « éloignements », à savoir « rétention », « assignation » ou « participation à des vols groupés » !

Un nouvel effet de manche

Bref, de quoi susciter de violentes convulsions au sein de la majorité et de la gauche, et provoquer la colère noire du lobby de l’immigration. Sauf que, comme l’a rappelé le député LR Jean-Louis Thiériot, lors d’une question qu’il a posée au ministre de l’Intérieur devant l’Assemblée, ces rapatriements sont conditionnés à des accords diplomatiques avec les pays concernés. En effet, expliquait l’élu républicain à nos confrères de Sputnik News, « il est impossible de procéder à des expulsions quand le pays d’origine ne délivre pas de laissez-passer consulaire, ce qui devrait être une priorité de notre diplomatie. Or, avec la réglementation actuelle sur la détention limitée, les délinquants seraient dans la nature au bout de trois mois ! »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er octobre 2020

Terrorisme musulman ? Ils découvrent, vraiment ?

A en croire les déclarations de l’actuel ministre de l’Intérieur, Darmanin, et de Valls, qui occupa cette fonction de 2012 à 2014, le terrorisme musulman serait « maintenant » une réalité. En effet, dimanche 27 septembre 2020, en déplacement dans une synagogue, Darmanin déclarait sur LCI que « nous sommes toujours en guerre, que nous devons gagner cette guerre et que chacun doit être vigilant ». Le mot « guerre » revient beaucoup avec cet exécutif, peut-être désireux de sidérer la population. Darmanin insistait : « … nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l’avons collectivement mis derrière nous », pour préciser ensuite que ses services « ont su intervenir […] une fois par mois en moyenne pour un attentat déjoué ». Est-il conscient de l’horreur de cette déclaration ? Donc, en France, la religion musulmane menace mensuellement de tuer. Darmanin indique aussi que « le gouvernement n’a pas baissé la garde », répondant ainsi aux propos tenus la veille par Valls, selon qui « c’est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire ». Pour l’ancien Premier ministre, « la société s’est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent… ». Il appelle à « un sursaut », affirmant que « l’ennemi, c’est l’islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme ». Il demande que l’on cesse « de s’excuser d’être Français et républicain ». En somme, ce que réclame la droite authentique depuis plus de 25 ans.

Le pouvoir actuel découvrirait la réalité ?

Le 25 juillet 1995, un attentat musulman frappait la gare de RER Saint-Michel à Paris, prélude dramatique au déferlement de haine subi par la France, tuant huit personnes, en blessant 117 autres. Les observateurs appartenant à la droite authentique, dont Présent, pointaient déjà du doigt la menace musulmane liée à l’immigration massive. Les gouvernements successifs préféraient fantasmer sur une prétendue menace extrémiste issue de cette même droite authentique. L’heure des comptes aurait-elle sonné ? Il y a donc 25 ans que la religion musulmane est dénoncée pour ce qu’elle est : un danger immédiat, par les attentats, en même temps qu’une bombe démographique à retardement, avec la bénédiction des divers gouvernements. La France fabrique la violence musulmane qui la menace au quotidien, par sa politique migratoire et par la préférence musulmane mise en œuvre pour les politiques sociales. Les médias officiels, Valls ou Darmanin, d’ailleurs, bafouillent, cherchant leurs mots entre terrorisme « islamisme », « islamiste » ou « islamique ». La réalité est plus simple : il s’agit de la religion musulmane devenue, selon Mélenchon, la « deuxième de France ». Par la faute de ceux qui gouvernent depuis un demi-siècle. Bien que ce soit malheureux, au vu des drames que nous vivons, une chose est certaine : la droite nationale a raison depuis le début et la cause première de la menace musulmane réside dans l’immigration. Le danger n’est pas le terrorisme, le danger ce sont les tueurs. Et ils sont musulmans.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 28 septembre 2020

Menace islamo-terroriste – Plus de 8 000 personnes fichées en France, par Franck Deletraz

Alors que doit s’ouvrir ce mercredi devant la cour d’assises spéciale de Paris le procès très attendu des attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo, Montrouge et l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a profité d’une visite qu’il a effectuée lundi au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure pour livrer à la presse quelques chiffres effrayants et dresser un état des lieux de la menace terroriste en France. Une menace qui, sans surprise, reste « à un niveau extrêmement élevé ».

« 61 attentats déjoués depuis 2013 »

Ainsi, a expliqué Gérald Darmanin après avoir rendu hommage aux « femmes et aux hommes des services de sécurité […] qui mettent tout en œuvre pour protéger les Français », le « risque terroriste d’origine sunnite [demeure] la principale menace à laquelle est confronté notre pays ». Faisant l’état des lieux du nombre d’attentats déjoués dans notre pays au cours de ces dernières années, le ministre de l’Intérieur a alors précisé que « 61 attentats » avaient pu être empêchés par nos services de renseignement et nos forces de l’ordre « depuis 2013 », dont « 32 depuis 2017 » et un « projet d’attentat d’ampleur » en janvier 2020. Par ailleurs, a annoncé Darmanin, « plus de 8 000 personnes, 8 132 exactement, sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ». Soulignons au passage que, quelques heures avant son intervention, Jean-François Ricard, qui dirige le parquet national antiterroriste, avait précisé de son côté que pas moins d’une demi-douzaine d’attentats avaient été déjoués au cours de ces derniers mois…

505 détenus terroristes islamistes bientôt libérés

Mettant ensuite l’accent sur les moyens supplémentaires que le gouvernement s’est engagé à allouer à la DGSI, et notamment sur une augmentation de ses effectifs de « 1 260 agents dans tout le quinquennat », le ministre de l’Intérieur a alors confirmé que sa direction déménagerait prochainement à Saint-Ouen, grâce à l’achat effectué en début d’année des terrains auparavant occupés par Le Parisien. Une opération qui, a-t-il précisé, devrait se chiffrer « à plus d’un milliard d’euros ». Enfin, abordant la question de la scandaleuse et irresponsable libération prochaine de « 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste », auxquels il faut encore ajouter « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation » au moment même où, comme il l’a dit, la menace islamo-terroriste reste « à un niveau extrêmement élevé » en France, Gérald Darmanin a fait valoir qu’il s’agissait d’un… « défi sécuritaire majeur ». Non, sans blague ! Mais ce n’est pas fini : en effet, a ajouté le ministre, « en 2020, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d’association de malfaiteurs terroristes », et en 2021 à « 63 terroristes islamistes condamnés ». Bref, de quoi compliquer encore un peu plus la tâche déjà difficile de la DGSI…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er septembre 2020

COVID-19 : l’Etat fait la manche !

Imaginez une nation qui demanderait à ses citoyens un don d’argent permettant de faire fonctionner les services publics. Imaginez un pays qui demanderait à ses habitants une contribution financière en échange du bon fonctionnement de ses missions régaliennes. Vous me direz très certainement que cela existe déjà et que cela s’appelle les impôts. Certes. Mais que diriez-vous si cette demande de dons venait se juxtaposer à nos impôts ? Que diriez-vous si en plus des 47 % de charges et d’impôts que l’Etat prélève, on vous demandait gracieusement un effort supplémentaire ?

Vous ne rêvez pas, il ne s’agit pas d’un poisson d’avril en retard, c’est réellement ce que Gérald Darmanin vient d’annoncer benoîtement. Un appel aux dons pour soutenir les entreprises.

En pleine crise sanitaire, alors que le confinement réveille le spectre de la faillite pour les entreprises françaises, le gouvernement en appelle à la générosité des entreprises et des particuliers. Ce n’est donc pas Gérald Darmanin qui s’installe à leur chevet mais nous. Outre un report de charges de presque quatre milliards d’euros correspondant à la demande de 507 000 entreprises, ce qui représente un manque à gagner pour l’Etat de très exactement 5,2 milliards d’euros. Le gouvernement aurait également reçu une demande de reports d’impôts de la part des entreprises, demande satisfaite dans 84 % des cas pour un montant de 2 milliards d’euros.

Ce report de charges fiscales et sociales vient donc s’ajouter au dispositif de chômage partiel mis en place afin d’aider les entreprises à surmonter cette crise.

Cette quête vient s’ajouter à celles plus pressantes lancées par les hôpitaux publics afin de faire face à l’épidémie de COVID-19. La sixième puissance mondiale est donc à genoux et ne tient son rang que grâce à l’épargne des Français. De vos livrets A, vos épargnes retraite et vos assurances vie dépend donc la bonne santé financière de la nation.

Peu importe l’abrogation de l’ISF ayant fait chuter les dons, peu importe les dividendes records versés par les entreprises cette année à leurs actionnaires, peu importe la gabegie des dépenses publiques, non seulement on vous retire les services publics, non seulement les missions régaliennes de l’Etat ne sont plus assumées, non seulement on vous demande de mettre la main à la poche en sauvant l’hôpital (que vous financiez déjà par vos impôts), mais en plus il faudrait donner pour sauver les entreprises.

Et si vous ne donnez pas, que se passera-t-il ? On viendra tout simplement ponctionner vos économies !

Oui, oui ils en ont le droit… Prenons une parabole : Un voleur rentre chez vous et vous dérobe tous vos biens. En vous volant il se blesse car la maison était mal rangée. Au tribunal, le juge vous condamne à lui laisser la moitié de vos biens et à le dédommager pour sa blessure. Vous sortez du tribunal et ce même voleur tend la main et vous demande une aumône que vous lui donnez. Une scène sympathique en perspective…

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2020

Emmanuel Macron, premier des pyromanes, par Ivan Rioufol

Dans une France inflammable, il est irresponsable de jouer avec les allumettes. Or c’est ce que fait Emmanuel Macron depuis le 17 novembre 2018, date de la première manifestation des Gilets jaunes. Le crescendo dans la violence est attisé par un pouvoir incapable de se résoudre à l’apaisement et à la bienveillance, ces mots portés naguère par la macronie. Il est évidemment choquant d’avoir vu, samedi à Paris lors d’une énième manifestation, un gendarme pris à partie par un boxeur. La porte d’entrée du porte-parolat du gouvernement, laissé sans protection policière, a également été enfoncée par un porte-palette. Benjamin Griveaux a fui par une porte dérobée. C’est lui qui, le 4 janvier, avait promis : “Nous allons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux. Peut-être avons-nous trop composé avec certains conservatismes. Nous allons changer cela“. C’est Griveaux qui avait également qualifié les Gilets Jaunes d’”agitateurs” accusés de vouloir “renverser le gouvernement”. Mais à quoi rime d’agiter le chiffon rouge ? Le chef de l’Etat est le premier des pyromanes.

Dans ses vœux du 31 décembre, il ne s’est pas contenté d’associer les Gilets jaunes à “une foule haineuse“. Macron a aussi assuré que cette France enracinée s’en prenait “aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels“, dans un amalgame qu’il interdit quand il s’agit de juger les dérapages des minorités protégées. Ce choix de la rupture avec son peuple est une stratégie démente. L’observateur ne compte plus les insultes présidentielles contre “ceux qui ne sont rien” ou la “lèpre qui monte”. Les blessures narcissiques de Macron ne l’autorisent pas à ces montées aux extrêmes. Les Français révoltés ne sont sans doute pas toujours adroits ni délicats. Mais ce ne sont pas des brigands, ni des canailles, ni des sous-hommes.

Ce lundi, Gérald Darmanin a concédé sur RTL qu’il fallait “distinguer” entre les Gilets jaunes et les ultra-violents. A la bonne heure ! C’est ce ministre qui avait dit il y a peu avoir vu “la peste brune” dans des mobilisations sur les Champs-Elysées. Bruno le Maire avait parlé, lui, de “dérives homophobes et racistes“. Dès dimanche, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, avait tempéré : “On fait très clairement la distinction entre ceux qui manifestent de façon légale et ceux qui se sont engouffrés dans la brèche des désordres”. Faut-il voir dans ces tardives réflexions de bon sens l’aveu de l’échec de la diabolisation des Gilets jaunes ? Il est en tout cas navrant d’avoir assisté, durant près de deux mois, au naufrage d’un pouvoir à ce point incapable d’entendre la voix du peuple d’en bas. Celui-ci ne pardonnera pas avant longtemps d’avoir été si injustement assigné à un rôle d’abruti ou de fasciste.

Ce terrorisme intellectuel à front de taureau, relayé par des commentateurs réduits à insulter des malheureux, restera une tache sur une macronie qui se prétendait exemplaire. Il est à craindre que cette caste désormais assiégée ne poursuive dans sa fuite en avant suicidaire, en gardant ses œillères. Il y a une incohérence à inviter les Français à participer désormais au “grand débat”, tout en laissant comprendre que le président n’en fera encore qu’à sa guise. A l’issue du conseil des ministres de la rentrée, vendredi, Macron a fait savoir qu’il entendait aller “plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement dans les changements”. Plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement : le désir mimétique, décrit par René Girard, va-t-il poursuivre son terrible engrenage ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gérald Darmanin, un ministre accusé de viol

29/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Des membres du gouvernement et de la majorité ont pris la défense dimanche du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol jugée “embarrassante” pour le gouvernement par une ex-ministre PS.

Après une première plainte mi-2017, classée sans suite, cette affaire a rebondi samedi avec l’annonce par le parquet de Paris de la réouverture d’une enquête pour des faits présumés datant de 2009, contestés catégoriquement par l’intéressé.

Selon le quotidien Le Monde, la plaignante, âgée de 46 ans, ancienne call-girl, accuse M. Darmanin de lui avoir en fait miroiter à l’époque son appui auprès de la Chancellerie dans une affaire judiciaire, en échange de faveurs sexuelles.

Dès l’annonce de la réouverture de l’enquête, Matignon a fait savoir samedi à l’AFP que le ministre, ancien membre de LR passé à LREM, conservait “toute la confiance” d’Edouard Philippe. L’entourage du Premier ministre avait précisé que “M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits”.

Interrogé en janvier sur franceinfo sur sa réputation de “dragueur lourd”, M. Darmanin avait reconnu “avoir pu être léger” dans ses relations avec les femmes, “avoir envoyé des SMS un peu lourds”.

Quatre militants et militantes féministes ont lancé une pétition afin de demander à Édouard Philippe de démettre de ses fonctions Gérald Darmanin.


Législatives – En marche… difficile

Il y a l’encens de la classe politique française, de la plupart des médias, l’euphorie des dirigeants européens, et puis il y a les Français, chez qui le scepticisme domine face au nouveau président. La plupart de ceux qui ont voté pour Macron l’ont fait plus résignés que convaincus pour sauver une République nullement menacée. C’est ainsi que, selon les sondages, la cote de confiance du président est déjà négative. Pas de beaucoup, certes, un point, mais cela indique une tendance : d’après l’enquête des Echos, 45 % de nos compatriotes lui font confiance pour affronter les problèmes du pays, contre 46 % n’ayant pas confiance. Rappelons que, juste après leur élection, François Hollande était crédité de 58 % d’opinions positives et Nicolas Sarkozy de 59 %. Hollande n’avait vu sa cote de confiance devenir négative que plusieurs mois après son accession à l’Elysée.

Si les électeurs n’y croient déjà plus quinze jours après l’élection, que sera-ce quand s’abattront sur eux les premières mesures, sociales ou antisociales et fiscales ! Mais, entre-temps, il y a les élections législatives. Pour agir, Macron a besoin de la majorité absolue. C’est à cette lumière qu’il faut considérer la composition de son gouvernement. Pour la présidentielle, il avait besoin des voix de gauche, pour les législatives, de celles de droite, car il ne peut plus compter sur la gauche. Son gouvernement est d’abord une vitrine publicitaire. On peut y voir, notamment, Bruno Le Maire chargé de l’Economie et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics (en français, ministre des Finances), qui fut le porte-parole de Nicolas Sarkozy, deux LR. Cela est destiné à convaincre les électeurs Républicains qu’une politique économiquement libérale sera appliquée. Mais rien n’est moins sûr que ce ralliement. Ils n’ont toujours pas pardonné à Bayrou d’avoir voté Hollande en 2012, pourquoi suivraient-ils ceux que leur parti désigne comme des traîtres ou, à tout le moins, des opportunistes ? Lesquels, candidats ou non, devront faire activement campagne contre ceux qu’ils soutenaient hier encore et soutenir tous ceux d’En Marche. En effet, le porte-parole du gouvernement a rappelé que « les ministres étaient des militants de la majorité présidentielle ».

Dans ces conditions, la candidature de Bruno Le Maire dans l’Eure, par exemple, ne se présente pas bien. Sa réélection était déjà menacée avant sa nomination, il est peu probable qu’elle suscite de nouveaux soutiens. Il aura contre lui un candidat LR, au moins un de gauche, et un autre du Front national, dans une circonscription où Marine Le Pen a fait un très bon score. Or, s’il est battu, la règle s’imposera à lui, il devra quitter le gouvernement. C’est ce qui était arrivé à Alain Juppé, en 2012 : battu à Bordeaux par une candidate socialiste, il abandonna un grand ministère de l’Ecologie, taillé à sa mesure. S’il est battu, Macron devra le remplacer. Il aurait déjà un « plan B ». On comprend mieux pourquoi des Républicain(e)s qui rêvent d’en être ont préféré attendre que des places se libèrent quand les électeurs auront renvoyé dans leur foyer les éphémères ministres qui auront échoué sur le front électoral.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2017