Le Darmanin en sa reculade, par Jean-Gilles Malliarakis

Pendant 2 ou 3 jours les commentateurs agréés en avaient fait des éditoriaux. Le ministre de l’Intérieur preux chevalier prenant la défense morale de ses fonctionnaires avait annoncé à grand bruit qu’il attaquait en diffamation la candidate socialiste Pulvar engagée dans la campagne régionale de juin.

Beau débat en effet.

Pour les uns il s’agissait d’une tentative de récupération du mécontentement syndical des policiers. Cette action entreprise auprès des tribunaux prolongeait, ou plutôt aurait prolongé, la présence du Darmanin à la manifestation du 19 mai, sujet d’étonnement en elle-même.

Pour les autres, la plainte envisagée soulevait, tout de même, un divers types de problèmes.

Le principe même d’une telle action reste largement mal interprété par le public, lequel confond diffamation et calomnie. Et, de ce fait, si vous intentez un procès et que vous le perdez on considérera que les faits sont exacts… Et au contraire si vous gagnez au loto judiciaire les faits sont considérés comme faux…

En effet la base légale résulte des articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Citons ici l’indispensable Dalloz : “Est constitutive d’une diffamation toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel ce fait est imputé.”

Dans la pratique, les choses se compliquent : dans une affaire récente, tel respectable élu des Hauts-de-Seine, aujourd’hui décédé, avait trouvé saumâtre que l’on révélât par voie de presse une liaison extraconjugale avec Mme Valérie T. de présidentielle réputation. Or, le tribunal jugea qu’il ne s’agissait pas d’une diffamation, puisque le délit d’adultère n’existe plus…

On pourrait multiplier les exemples surprenants ou cocasses.

Ainsi, du fait de la loi elle-même, et des interprétations judiciaires, sans parler des dysfonctionnements bien réels de la justice, le droit positif français aurait du inciter le Darmanin à la prudence.

Le procès en diffamation se révèle, à l’usage une arme à double tranchant, qu’il faut manier avec une infinie précaution. Si le diffamateur est supposé de gauche, et le diffamé de droite, la loi qu’on imagine identique pour tous, risque à 99 % d’être interprétée par la magistrature syndiquée en faveur de la gauche, car dans la plainte du droitier quelque chose clochera toujours. Trop tard. Trop imprécis. À côté du vrai sujet.

La ritournelle du citoyen honnête professant sa confiance dans la justice de son pays sonne alors complètement faux dans ce genre d’affaires.

Bien entendu les déclarations de Pulvar le 22 mai, sur France Info à l’encontre de la fameuse manifestation étaient écœurantes. Elles étaient aussi totalement à côté de la plaque. Parmi les participants se trouvaient les syndicats de police étaient d’autant plus ridicule que le 19 mai, un certain nombre de politiciens de gauche, Hidalgo elle-même, l’écologiste Jadot, comme le candidat PCF à l’élection présidentielle Fabien Roussel, ou comme le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure, étaient venus démentir à leur manière le caractère “glaçant”de cette prétendue “marche sur le Palais Bourbon”.

De son côté, le Darmanin était déjà passablement ridicule lui aussi le 24 mai. Ce jour-là, il annonce son désir de se pourvoir en diffamation, il se dit indigné, il dénonce hautement les expressions de qui “dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République”. Il annonce : “Je porte plainte au nom du ministère de l’intérieur”. Il en profite pour mettre en cause des propos remontant 2020, contre le prétendu racisme dans la police.

Parfaitement stérile le 23 mai, cette controverse est devenue sans objet le 25 : l’intéressé, qui s’estimait jusque-là diffamé, a décampé. “Retenez-moi ou je fais un malheur”semble sa devise. Son ange gardien l’a retenu. Et maintenant c’est “Audrey reviens, tout est pardonné”.

Le Darmanin se révèle ainsi chaque jour un peu plus ridicule et inconsistant. Sa reculade en annonce d’autres sur le terrain de l’insécurité qui préoccupe pourtant un nombre grandissant de nos compatriotes, donc d’électeurs.

Pourquoi, grands dieux, Macron en a-t-il fait un ministre de l’Intérieur ? Voilà la question que se posent à l’Étranger les rares observateurs qui, prenant encore peut-être Paris au sérieux, se préoccupent de notre politique intérieure.

La réponse nous est donnée par la Macronie elle-même.

Les macroniens au pouvoir peuvent nous paraître divisés, entre ministère de l’Intérieur et ministère de la Justice, par exemple. Depuis 2017 on ne compte plus les déclarations contradictoires de nos gouvernants.

Or, ce qui les réunit, c’est hélas le ridicule. L’exemple vient de Jupiter lui-même quand il se livre à la séquence grotesque des deux “youtubeurs”prétendument humoristiques Macfly et Carlito, on commence à se douter de l’affectation des 300 euros de “pass culture”. Dans notre société l’étiquette “culture” ne recouvre pas tout à fait ce à quoi elle a pu renvoyer par le passé.

Mais il y a plus grave peut-être que de découvrir un pitre en la personne du chef de l’État.

L’hymne de Youssoupha qui a été choisi pour l’équipe “de France” de podosphère choque, à juste titre un nombre considérable de nos compatriotes. Choquer les “fromages” que nous sommes, semble à vrai dire son objectif. Mais cela “ne gêne absolument pas” la Bachelot, ministre de la Culture. Celle-ci explique qu’elle apprécie l’apport culturel de ce rappeur. La Bachelot s’efforce maintenant de démentir sa réputation de wagnérienne consommée. Telle n’est plus la ligne du parti : “J’aime beaucoup Youssoupha, assure-t-elle,je suis allée à plusieurs de ses concerts“.

Fermez le banc.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Dissolucratie – Génération identitaire dissoute. Que vive la génération identitaire !

Darmanin Génération identitaire

Personne ne voulait y croire, parce que le dossier sur lequel repose cette décision de dissoudre Génération identitaire est absolument vide. Personne ne voulait y croire car la ficelle était énorme : il s’agissait d’établir un « en même temps », renvoyant dos à dos des associations de soutien au terrorisme islamiste et de jeunes patriotes français. Personne ne voulait y croire, car les actes reprochés aux identitaires, des millions de personnes les avaient vus sur les réseaux sociaux, et pouvaient témoigner de leur caractère purement symbolique et non violent.

Rappelons les principaux griefs. Avoir déployé une banderole sur le toit d’un immeuble pendant que, dans la rue, des manifestants d’extrême gauche conspuaient la police et se préparaient à l’affrontement. Etre montés jusqu’à un col des Alpes et un col des Pyrénées pour dénoncer les frontières passoires, sachant que c’est l’immigration clandestine qui est interdite, mais pas la présence de jeunes Français sur le sol français, même munis d’une banderole et de fumigènes colorés. Avoir porté des blousons identiques, ce qui, vu d’avion, pouvait peut-être faire penser qu’il s’agissait de douaniers ou de gendarmes. Mais y a-t-il eu une seule plainte ? Une seule personne a-t-elle fait la confusion ?

Comme le soulignent à peu près tous les médias, y compris les plus hostiles à GI, cette dissolution est opérée uniquement pour faire passer la pilule de la dissolution de trois associations islamistes agissant en France, le CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine, dissolutions consécutives à la décapitation du professeur Samuel Paty, ce qui est quand même autre chose qu’un fumigène agité à un col alpin. Une quatrième association, les Loups gris, organisation islamiste d’obédience turque, avait également été dissoute. Un membre des Loups gris s’était illustré en 1981 dans une tentative de meurtre de Jean-Paul II. Le pape avait été grièvement blessé. En octobre dernier, cette organisation paramilitaire, proche des services secrets turcs, avait refait parler d’elle en attaquant des Français, présumés d’origine arménienne, dans la région lyonnaise et iséroise, se livrant à une véritable chasse à l’homme. Ces agressions se voulaient des actions de soutien à l’offensive azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh.

Cette dissolution a déjà fait une victime : Darmanin

On voit à quel point cette symétrie est artificielle entre islamistes et identitaires. Espérons que GI aille jusqu’au bout des recours juridiques, pour ridiculiser une nouvelle fois Darmanin, après le désaveu de la cour d’appel de Grenoble en décembre dernier, qui a relaxé les dirigeants du mouvement, poursuivis pour la manifestation dans les Alpes. Mais le mal est fait : cette mesure va désorganiser un groupe militant, remarquablement rodé aux actions spectaculaires, et ayant réussi à éviter toutes les provocations.

En toute hypothèse, cette dissolution fera une victime : Darmanin lui-même. Habituellement les ministres de l’Intérieur de qualité ou habiles parviennent à s’attacher une partie de l’électorat de droite, ceci quelle que soit leur étiquette politique. Voyez Chevènement, voyez Collomb. Darmanin, lui, a tout perdu. Il avait perdu son duel avec Marine Le Pen. Il perd aujourd’hui son rôle de « jambe droite » de la macronie. Mais il faut dire qu’avec une telle « jambe droite », on préfère être unijambiste…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Zemmour face à Darmanin : “Votre loi est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes. Il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration”

Darmanin joue à quitte ou double en voulant dissoudre Génération Identitaire

Dissolution de Génération identitaire : l’impossible braquage des projecteurs sur l’invasion migratoire

Génération identitaire

Cela faisait plusieurs mois que l’extrême gauche demandait la dissolution du mouvement Génération identitaire. Comme Éric Zemmour l’a souligné à plusieurs reprises sur CNews, après la dissolution du CCIF, le gouvernement a décidé de mener une opération de communication afin de montrer qu’il est en équilibre sur une jambe droite et une jambe gauche. Gérald Darmanin a donc annoncé la dissolution de Génération identitaire peu de temps après son action symbolique le 19 janvier 2021 au Col du Portillon à la frontière franco-espagnole. Cette affaire et une récente action du militant no border Cédric Herrou nous montrent toute la difficulté de braquer les projecteurs des médias sur l’immigration massive qui arrive en France.

« La lutte contre l’islamisme »

Après les différents attentats islamistes survenus à l’automne 2020, le gouvernement a voulu afficher sa détermination à combattre l’islamisme qui gagne chaque jour du terrain en France. Une progression que soulignait en septembre 2020 Le Figaro en publiant les résultats d’un sondage parmi les jeunes de culture arabo-musulmane. Coup sur coup, la dissolution des associations Baraka city et du CCIF était annoncée comme premières mesures d’un combat dont la loi sur le « séparatisme » devait être la consécration. Peu importe que, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation, cette loi comporte « des failles béantes de la stratégie du locataire de la place Beauvau contre l’islamisme ». L’essentiel n’est-il pas de bien communiquer et de faire des gestes symboliques ? En termes moins diplomatiques, on appelle cela de l’affichage. Surtout si comme le souligne Actu.fr, le ministre de l’intérieur réfute le lien entre islamisme et immigration.

Un calendrier presque parfait

Alors qu’une partie de la gauche en pleine dérive n’avait de cesse de crier à l’islamophobie pour évoquer la loi sur le séparatisme en débat au parlement, des militants de Génération identitaire ont mené une action visant à mettre en lumière le manque de contrôles à la frontière franco-espagnole. Les frontières françaises semblent en effet toujours aussi poreuses, comme l’illustre la situation au Col de Montgenèvre par exemple, où des militants no border ne cachent pas que « tous les jours, ils sont une dizaine (environ) de migrants à essayer de passer par le col ».

Cette mise en accusation a fortement déplu au ministre de l’intérieur qui annonce à intervalle régulier des « renforcements des contrôles aux frontières ». Après la dissolution de Baraka city et du CCIF, le ministre de l’intérieur n’a donc pas résisté à la tentation d’envoyer un signal à sa gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire.

Génération identitaire : l’agit prop criminalisée

L’Observatoire du journalisme a déjà eu l’occasion de souligner la différence de traitement et de présentation par les médias de grand chemin entre les actions de mouvements catalogués à gauche et celles menées par des mouvements catalogués à droite. Ainsi, Greenpeace, une organisation dont les militants n’hésitent pas à entrer clandestinement dans une centrale nucléaire, a un capital de sympathie intact auprès de nombreux médias. Le mouvement est appelé une « organisation non gouvernementale » et ses activistes sont qualifiés de « militants écologistes ».

À l’opposé, dénoncer l’absence de contrôles aux frontières en ces temps de pandémie et de crise économique vous expose à une présentation stigmatisante. Le mouvement Génération identitaire est fréquemment présenté comme un « groupuscule » et ses membres de militants d’extrême voire d’ultra droite.

Braquer les projecteurs sur les frontières passoires : pas bien

L’action pacifique des militants de Génération identitaire le 19 janvier 2021 à la frontière franco-espagnole a permis de mettre en lumière les frontières passoires, des frontières qui sont loin d’être contrôlées comme la situation l’exige, en dépit des coups de menton du ministre de l’intérieur. Comme lors des actions précédentes, nulle violence dans cette opération de communication, nul dérapage verbal, en dépit des tentatives notamment de Marianne de chercher la faute dans un article à charge, avec un registre lexical tiré des « heures les plus sombres de notre histoire » (la citation est de la rédaction).

Mais l’affaire n’en est pas restée là. Reprenant la présentation à charge et parfois totalement délirante de certains médias, toujours prompts à trouver de la haine là où il ne s’agit que de promouvoir le respect du principe de nationalité et de régularité du séjour, Ouest-France nous apprenait que « le parquet de Saint-Gaudens annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale » après l’action coup de poing menée par les membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ».

Chacun appréciera la tentative de Ouest France d’introduire un peu de violence lors d’une opération « coup de poing » là où il n’y en pas eu… Un cran au-dessus, 20 Minutes nous apprenait le 15 février que « le procureur de la République de Saint-Gaudens a indiqué qu’il avait saisi l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre après l’opération anti-migrants de Génération identitaire dans les Pyrénées ». Dans ces conditions, la réouverture du tribunal de Nuremberg parait envisageable comme prochaine étape, en dépit de l’absence de tout préjudice tant matériel que moral à qui que ce soit…

Préjudice matériel

Pendant ce temps, Cédric Herrou, le militant no border aux 200 passages clandestins revendiqués, s’épanche dans les colonnes de Libération le 13 février. Des caméras installées dans la vallée où il habite l’inquiètent. N’écoutant que son courage, et ces caméras risquant peut-être de braquer les projecteurs sur les nombreux passages de clandestin dans cette vallée à la frontière franco-italienne, il affirme sans crainte : « J’en ai volé une dizaine. Partout, sur tous les chemins ou près de la voie ferrée ».

On apprend dans l’article que ces boitiers sont peut-être la propriété de la SNCF ou de gendarmes mobiles.

L’histoire retiendra que braquer les projecteurs sur des frontières poreuses vous expose non seulement à une présentation plus que négative par de nombreux médias de grand chemin mais également aux poursuites et incriminations judiciaires les plus extrêmes, tandis que revendiquer avoir aidé à des passages clandestins et rendre inopérant des projecteurs qui risqueraient de filmer des clandestins qui franchissent la frontière vous expose à l’impunité voire la sympathie de nombreux médias. Comprenne qui pourra… à moins que ce ne soit que trop facile à comprendre.

Texte repris du site OJIM

« On ne dissout pas une génération » – Reportage à la manif de Génération identitaire

Génération identitaire

A l’appel de Génération identitaire, environ 2 000 manifestants se sont retrouvés samedi sur la place Denfert-Rochereau à Paris, pour protester contre la procédure de dissolution de cette association, procédure engagée le 13 février par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cette décision scandaleuse ne repose que sur des fondements juridiques extrêmement faibles pour ne pas dire inexistants (lire l’entretien avec Thaïs d’Escufon dans Présent du 18 février). « Toute la question est de savoir si c’est le droit qui va être jugé. Si c’est le droit, nous allons gagner. C’est une certitude. Si la politique prend le pas sur le droit, nous allons très probablement perdre. C’est une évidence », nous explique Clément Martin, porte-parole de GI.

Anarcho-tyrannie et francophobie

Malgré l’absence remarquée de certaines personnalités politiques, d’autres, très applaudies, se sont exprimées à la tribune. « Vous êtes victimes de l’effondrement des libertés dans notre pays », souligne Florian Philippot qui énumère ces libertés fondamentales attaquées, voire confisquées, par le pouvoir : liberté d’expression, de travailler, de se déplacer, de vivre en France comme des Français, liberté politique, d’association, d’opinion… « Je n’ose imaginer que la justice valide cette dissolution. Si c’était le cas, nous aurions la démonstration par a + b que nous ne sommes plus en état de droit mais en tyrannie. »

Ce terme est repris par Jean-Yves Le Gallou qui qualifie le régime Macron d’anarcho-tyrannie : « Cela veut dire la faiblesse vis-à-vis de ceux qui s’en prennent à nos lois, à nos mœurs, et la répression, la tyrannie, contre ceux qui défendent notre identité. »

Ovationné, Jean Messiha qualifie les actions de GI d’« assistance à peuple en danger. […] Notre prétendue xénophobie, c’est leur francophobie. Du coup on veut vous dissoudre car vous êtes l’obstacle le plus visible à la dissolution de la France. » « Nous ne sommes pas favorables à la souveraineté européenne, ajoute Jean-Frédéric Poisson. Nous ne sommes pas favorables à la société multiculturelle. Nous ne croyons pas que plusieurs références culturelles puissent ensemble et au même niveau de pertinence fixer le cap de la vie commune dans un pays comme le nôtre. »

Alors, quelle solution devant cette invasion migratoire maintes fois dénoncée ? « Remigration », scandent les manifestants. Ce à quoi Jean Messiha ajoute : « Si le retour de la France telle que je l’aime et telle que je m’y suis assimilé voilà plus de quarante ans passe par ma propre remigration, alors que périsse mon propre destin et que vive la France. » Une vraie déclaration d’amour pour son pays d’adoption, que beaucoup de Français, de papier ou immigrationnistes, devraient méditer.

Les manifestants calmes et déterminés ponctuent les interventions de slogans tels que « on est chez nous », « tout le monde réclame des frontières » ou « Darmanin dans les cités ». Quelques dizaines d’antifas, interdits de manifester à Montparnasse, ont bien essayé de les provoquer, mais un service d’ordre nombreux et efficace ainsi que l’intervention très rapide des forces de l’ordre ont eu raison de leurs tentatives de perturbation.

Prochaine étape : mercredi en Conseil des ministres ; et si la dissolution y est prononcée, GI fera un recours devant le Conseil d’Etat. Mais quoi qu’il advienne de l’association, la défense de notre identité ne cessera pas car, comme le proclame une banderole, « on ne dissout pas une génération ».

Jean Kroub

Article paru dans Présent daté du 22 février 2021

I-Média – Génération Identitaire : dissolution et persécution

I-Média – Génération Identitaire

20/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Génération Identitaire : dissolution et persécution.

L’une des actualités médiatiques de la semaine, c’est bien entendu l’annonce par Gérald Darmanin de la dissolution de Génération Identitaire.

Une décision totalitaire qui inquiète de nombreux observateurs.


Dissolution de Génération identitaire – Un ignoble lynchage orchestré par l’État, par Franck Deletraz

Génération identitaire

Alors que les militants de Génération identitaire s’efforcent depuis vendredi dernier de mobiliser l’ensemble de leurs soutiens et multiplient les initiatives pour tenter d’empêcher la dissolution de leur mouvement injustement réclamée par le ministre de l’Intérieur (voir Présent daté du 16 février), la justice aux mains des bolcheviques du Syndicat de la magistrature a apporté à son tour lundi sa contribution à l’ignoble lynchage de ces jeunes patriotes, orchestré par l’Etat, en annonçant, par le biais du procureur de Saint-Gaudens, la saisine, dans le cadre de la récente « Opération Pyrénées », d’une division de la gendarmerie spécialisée dans… « les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre » !

Et maintenant, l’accusation de « crime contre l’humanité » ?

Signe révélateur, une fois de plus, de l’inquiétante dérive totalitaire dans laquelle s’est engagée la macronie, les autorités en place sont prêtes à employer tous les moyens, y compris les plus tordus, pour réduire définitivement au silence ces jeunes Français dont l’unique « tort » est de rappeler pacifiquement au gouvernement ses obligations et d’alerter nos compatriotes contre la grave menace que fait peser sur notre pays l’immigration-invasion ! Une initiative courageuse qui leur vaut cependant aujourd’hui de se retrouver de façon totalement ubuesque dans le collimateur de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre, chargé d’enquêter sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dans lesquelles des membres de GI auraient fait « des commentaires » qui entreraient « dans les qualifications pouvant être retenues comme provocation à la haine, notamment en ligne »… Des accusations complètement grotesques dont l’unique objectif est bien sûr d’essayer de donner un semblant de légalité à une demande de dissolution qui, dans toute véritable démocratie, serait jugée injustifiable.

Une dissolution grandement contestée

Tellement injustifiable qu’un certain nombre de voix, que l’on ne peut pourtant pas soupçonner de sympathie à l’égard de GI, n’ont pas hésité récemment à émettre des réserves quant à cette dissolution, voire à la contester. Cela a notamment été le cas du président des sénateurs LR Bruno Retailleau qui a déclaré que, si le gouvernement voulait « lutter contre ces mouvements », il devrait commencer par « arrêter l’immigration ». Ou encore de Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, qui, dans un entretien accordé au FigaroVox, rappelait judicieusement cette semaine que si « le ministre de l’Intérieur se base sur la notion de “milice” ou de “groupe armé” pour prononcer la dissolution », GI n’est « pas une milice » et « il paraît compliqué de retenir cette qualification ». N’empêche que, en attendant, le grand lynchage, en particulier médiatique, de ces jeunes patriotes, voulu et orchestré très officiellement par l’Etat, ne cesse de prendre de l’ampleur. En témoigne notamment l’ignoble « embuscade » tendue encore lundi soir par Hanouna à Thaïs d’Escufon, porte-parole de GI. En effet, invitée sur le plateau de « Touche pas à mon poste », la jeune militante, malgré une intervention des plus brillantes au cours de laquelle elle a vaillamment défendu son mouvement, n’a pas échappé aux réflexions insultantes, et notamment sexistes, du faux « humoriste » mais authentique multirécidiviste d’importation Yassine Belattar.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2021

Génération Identitaire : la parole entravée, par Ivan Rioufol

En France, le terrorisme intellectuel se porte comme un charme. A gauche, voici un professeur de philosophie, Didier Lemaire, qui se fait traiter de “menteur” et d’ “irresponsable” par ceux – y compris le préfet des Yvelines – qui ne veulent pas entendre ses alertes sur l’islamisation de Trappes et son basculement civilisationnel. Sur CNews vendredi, le maire de la ville, Ali Rabeh, a désigné ma consoeur Elisabeth Lévy et votre serviteur comme les “fauteurs de trouble”. A droite, c’est le mouvement Génération Identitaire qui est, depuis vendredi soir, menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. La faute de Génération Identitaire : dénoncer, par des actions ponctuelles et non violentes, la montée de l’islamisme en France ainsi que l’immigration de masse et incontrôlée.

Alors que le discours médiatique se félicite avec raison de la “libération de la parole” quand il s’agit d’entendre les victimes de pédophilie ou d’inceste, il persiste à cautionner l’omerta sur les bouleversements sociétaux et culturels que connaît la nation depuis près d’un demi-siècle. La Ligue de défense noire africaine, mouvement suprémaciste noir qui traite notamment Colbert de “fils de pute” et crache abondamment sur la France “raciste” et “colonialiste”, est laissée en paix par Darmanin, au même titre que les frères musulmans ou les salafistes…

La criminalisation de la pensée dissidente est un procédé qui ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie avancée. Or, rares sont ceux qui protestent contre la chape de plomb qui interdit encore d’aborder sereinement les sujets liés à l’islam et à l’immigration. En voulant dissoudre Génération Identitaire, Darmanin veut faire taire des voix dissonantes en instruisant un procès en racisme. L’arme est d’autant plus malhonnête intellectuellement que le ministre de l’Intérieur n’ose désigner l’islam politique comme le véritable danger : il soutient que le séparatisme, qu’il dit vouloir combattre, est également le fait des “survivalistes”, des “suprémacistes blancs” et de “l’ultragauche”. Surtout, le censeur de Génération Identitaire participe à l’opacité sur l’immigration de masse.

Face à Marine Le Pen, jeudi soir sur France 2, Darmamin a soutenu que la part des étrangers en France était sable (6,8% en 1982, 7,4% actuellement), en omettant de rappeler les naturalisations massives d’immigrés qui parfois ne se reconnaissent pas comme Français. Il avait tenu ce même raisonnement biaisé en expliquant, le 1 er février dernier (France Inter) : “Notre ennemi ne relève pas de l’immigration car trois-quarts des attentats sur notre sol ont été commis par des Français”. Des Français, oui, mais issus très majoritairement d’une immigration qui ne s’intègre plus. Il est temps de faire place à une vérité que Darmanin cherche visiblement à manipuler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dissolution de Génération identitaire : Thaïs d’Escufon face à Louis-Georges Tin (CRAN) : « Si le droit était appliqué, nous gagnerions. Je pense que c’est une atteinte très grave à la liberté d’expression »

Thaïs d’Escufon sputnik

17/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin a notifié ce samedi 13 février au mouvement Génération identitaire sa future dissolution. Le groupe d’extrême droite doit désormais répondre au ministère de l’Intérieur. Pour protester contre cette menace de disparition, le mouvement organise une manifestation le samedi 20 février à Paris.

Pour en débattre, Sputnik reçoit Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, et Louis-Georges Tin, militant antiraciste et ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).


Dissolution de Génération Identitaire – Abus de pouvoir, par Franck Deletraz

Dissolution de Génération Identitaire

La chose était à craindre depuis un certain temps déjà. En effet, après s’être juré le 26 janvier dernier de « proposer la dissolution » de Génération identitaire s’il parvenait à réunir « les éléments nécessaires » à une telle procédure, il ne faisait alors aucun doute que l’imposteur de la place Beauvau, pour donner satisfaction aux milices d’extrême gauche et aux professionnels de l’antiracisme, mettrait absolument tout en œuvre pour tenter de faire disparaître de notre paysage politique ce groupe de jeunes patriotes pourtant pacifiques. Aussi n’aurons-nous pas été surpris d’apprendre que quatre policiers ont officiellement notifié vendredi au président de GI l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de son association. Une dissolution évidemment profondément scandaleuse, parce qu’elle ne repose sur aucun fait sérieux, mais aussi très inquiétante parce qu’elle témoigne d’une grave dérive totalitaire de la Macronie.

En tête des accusations portées contre ces jeunes et dynamiques défenseurs de notre pays et de notre identité ? D’abord, celle de former une prétendue « milice privée » ! Accusation pour le moins grotesque, et qui a de quoi laisser pantois quand on connaît le caractère paramilitaire à peine dissimulé de certains groupuscules d’extrême gauche ou islamistes sévissant sur notre sol. Des groupes particulièrement dangereux, mais auxquels Darmanin, « curieusement », ne semble pas s’intéresser…

Autres faits reprochés bien sûr aux militants de GI : les diverses actions originales et très médiatiques qu’ils ont organisées au cours de ces dernières années, notamment dans les Alpes et plus récemment dans les Pyrénées, pour dénoncer la politique délirante du gouvernement en matière d’immigration. Des actions qui, rappelons-le, se sont toujours déroulées pacifiquement et sans troubler l’ordre public. Au point que, malgré l’obstination judiciaire, ces jeunes patriotes n’ont jamais été condamnés en dernière instance. Bref, autant dire que la dissolution réclamée aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur ne repose sur absolument rien, si ce n’est sa haine pour tous ceux qui défendent notre patrie.

La mobilisation doit être totale

Aussi les responsables de GI, qui ont immédiatement annoncé qu’ils auraient recours à « toutes les voies légales pour invalider cette décision inique qui bafoue nos libertés élémentaires », appellent-ils aujourd’hui tous les militants et sympathisants de la droite nationale à se mobiliser massivement pour faire plier le gouvernement. D’abord, en signant leur pétition en ligne sur le site pro-diffusion.com. Ensuite, en étant le plus nombreux possible à participer à la « grande manifestation de soutien » à Génération identitaire qui se tiendra le 20 février à Paris. Une mobilisation d’autant plus capitale que GI a maintenant « dix jours pour répondre » à l’annonce du ministère de l’Intérieur, et que, faute d’éléments nouveaux, Beauvau a précisé que la dissolution sera « très probable sous 15 jours ».

En attendant, cette annonce a fort heureusement scandalisé un certain nombre d’élus, parmi lesquels Marine Le Pen qui, constatant que « les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques », s’est à juste titre inquiétée « d’une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales ». En effet, a souligné la présidente du RN, « sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 février 2021

Gilles-William Goldnadel : “La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française”

Génération identitaire

L’organisation a reçu vendredi soir la demande de dissolution de la part du ministère de l’Intérieur. L’avocat Gilles-William Goldnadel, qui a accepté de défendre Génération identitaire dans cette affaire, dénonce une atteinte à la démocratie et déplore la schizophrénie française sur la question de l’immigration. Entretien.

Valeurs actuelles. La procédure de dissolution de Génération identitaire (GI), dont vous êtes l’avocat, vient d’être enclenchée par le ministre de l’Intérieur. Quelle est votre réaction ?

Gilles-William Goldnadel. Après avoir lu les motifs avancés par le ministère de l’Intérieur, les bras m’en sont tombés. Si on suit le raisonnement, quelqu’un qui est opposé radicalement à l’immigration massive et illégale est un raciste ou un xénophobe. Je constate donc que la majorité des Français sont racistes et xénophobes. Le gouvernement reproche également à Génération identitaire les actions d’agit-prop qu’ils ont menées, où ils ont été officiellement relaxés par la justice. S’agissant de l’action dans les Pyrénées, le procureur de Saint-Gaudens, qui a eu la funeste idée de les poursuivre alors même qu’il connaissait la déconfiture de son alter ego des Alpes, a dénoncé une pancarte contre l’immigration ! Le seul fait de se plaindre de l’immigration excessive serait donc considéré comme illégale. De la même manière, on reproche à l’organisation d’avoir mené des actions contre le fait que les migrants ou les immigrés non français bénéficient de subsides trop importants de la part de l’État. Là aussi, si l’on considère que de s’en plaindre serait consubstantiel de racisme et de xénophobie, alors je demande que l’on dissolve la majorité des Français.

Le ministère se fonde sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». En quoi est-ce le cas de Génération identitaire ?
Les éléments factuels avancés ont par le passé été considérés comme non délictueux par la justice. Il me semble vraiment que le débat intellectuel sur le refus radical de l’immigration illégale, qui menace réellement l’existence même de la France, avait été tellement gagné que même ce gouvernement prévoyait de s’y attaquer. Il a découvert miraculeusement, au bout d’un an, le caractère prophylactique des frontières nationales. Malgré ses réticences idéologiques, la réalité sanitaire a été plus forte que tout. Je pensais vraiment qu’à part quelques personnes d’extrême-gauche, ce combat était acquis. On peut être opposé radicalement à l’immigration illégale sans être soupçonné de racisme ou de xénophobie. Pour les besoins de cette mauvaise cause, un gouvernement a repris cette vieille antienne. La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française.

Il évoque aussi l’alinéa 2 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui cible des associations « qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». Génération identitaire peut-il vraiment être taxé de ceci ?

C’est une douce plaisanterie. Ils ont simplement endossé des anoraks avec leur sigle. Si quelques-uns, peut-être, peuvent pratiquer les arts martiaux, arriver à parler de « milice » est proprement ridicule. Le NPA a aussi son service d’ordre ! Dans un autre registre, je ne crois pas que l’Unef, qui organise des camps interdits aux blancs, ne soit en cours de dissolution. Il faut être économe de ce genre d’initiative. Je crains que bien au-delà de Génération identitaire, bien au-delà du Rassemblement national, bien au-delà des Républicains, cette initiative soit mal accueillie.

Une dissolution de ce type est-elle dangereuse pour la démocratie ?

C’est une injure à la démocratie. Surtout pour les motifs énoncés. Il y a une aberration intellectuelle réellement gigantesque. Ces jeunes identitaires sont révoltés et désespérés par l’impuissance de l’État à juguler les flux d’une immigration illégale qu’ils vivent comme une invasion, à l’instar d’une majorité de Français. Ils protestent par des actions publicitaires qui ne plaisent pas à cet État impuissant. Alors que le ministre de l’Intérieur entend prendre en main ces sujets, je trouve surréaliste de lancer ce genre de dissolution. L’avocat que je suis ne peut pas accepter cette indignité. Je crains que cela tourne à la confusion juridique, politique et morale de ce gouvernement. Qu’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur puisse se permettre d’écrire que se plaindre que l’immigration est un vecteur d’insécurité soit raciste, alors que cette constatation était acquise au débat, est hallucinant.

Qu’est-ce que cette décision dit du gouvernement actuel ?

En même temps que vous avez M. Darmanin qui se plait à trouver Marine Le Pen parfois un peu « molle », vous avez un ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui, avant d’occuper la place Vendôme, était pour l’interdiction du RN. Je ne suis donc pas dupe de la manœuvre politique du « en même temps ». Pour se faire pardonner à gauche la dissolution des organisations islamistes, il est important de dissoudre une organisation de droite. Je pense très sincèrement que c’est non seulement une aberration juridique mais aussi une grosse faute politique.

N’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures ?

Bien-sûr, j’ai entendu M. Coquerel se réjouir bruyamment de cette initiative ministérielle. Ce n’est pas tous les jours que Coquerel se réjouit d’une initiative du gouvernement. En même temps, on voit là l’aberration scandaleuse de la démarche. M. Coquerel, ce n’est pas n’importe qui. Tandis que les militants de GI étaient poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, M. Coquerel cornaquait des migrants pour occuper la basilique Saint-Denis, là où reposent les rois de France. Il n’y a eu aucune poursuite. Ni contre les migrants, ni contre M. Coquerel. On observe la différence de comportement entre ceux qui tentent désespérément de résister à une immigration illégale et ceux qui encouragent l’illégalité, à l’image de M. Herrou qui bafoue les lois de notre pays en faisant passer des migrants, et qui se trouve relaxé avec les compliments du Conseil constitutionnel. On voit dans quel pays nous sommes.

Sommes-nous une fois de plus dans ce que certains appellent la « tenaille identitaire », qui met sur le même pied d’égalité des organisations islamistes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou BarakaCity et Génération identitaire ?

Vous savez, je suis issu d’un peuple qui sait ce qu’est l’extrême-droite, qui sait les torts qu’elle a causés. Mais je suis ancré dans la réalité. M. Potier, fonctionnaire de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), a donné une interview hallucinante et hallucinée au Monde, où il explique sérieusement que le danger est incarné par les suprémacistes blancs et l’extrême-droite. Toute ma vie intellectuelle a été de montrer que l’extrême-droite fantasmatique a pratiquement disparu du paysage politique et intellectuel français. Le mot a été galvaudé. Je ne pense pas que le Rassemblement national soit un parti d’extrême-droite. Le danger véritable, c’est l’extrême gauche et l’islamisme. Je suis l’un de ceux qui se battent depuis trente ans contre l’islamo-gauchisme. Les gens que je représente sont des patriotes désespérés. Mettre des équivalences entre l’islamisme et des jeunes patriotes qui n’utilisent pas la violence est pour moi une abomination morale. Je ne me laisse pas berner par cette symétrie odieuse. L’identité n’est pas un gros mot.

Il vous reste quelques jours pour répondre au ministère de l’Intérieur, qu’allez-vous faire ?

On va répondre point par point aux accusations. Le ministère aura notre réponse dans le délai extrêmement court qui nous est imparti, et qui est aussi d’une certaine manière attentatoire au droit de la défense. Ils appuient cette dissolution sur des éléments factuels incongrus. Compte tenu de l’inanité des principes soulevés, cela ne m’empêchera pas de bien expliquer aux responsables du ministère à quel point ils sont sur une très mauvaise route juridique, administrative, intellectuelle et morale. Il est encore temps pour le ministre de l’Intérieur, que par ailleurs je respecte, de changer d’avis. Il peut, à l’issue de la réponse que nous allons lui faire, changer d’avis. Je lui conseille amicalement de ne pas aller plus loin.

Abordez-vous cette affaire avec optimisme ?

Si j’avais la certitude de vivre totalement dans un État de droit, je serais d’une sérénité absolue. Mais si je vivais dans un État de droit, il n’y aurait pas eu une telle requête. Malgré tout, je suis condamné à être optimiste.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Génération identitaire : la solution, pas la dissolution, par François Bousquet

Génération identitaire

Gérald Darmanin est un homme émotif – et pressé. Le 26 janvier, il se disait « scandalisé » par les opérations anti-migrants de Génération identitaire dans les Alpes et les Pyrénées. Le pauvre d’homme ! Tartuffe s’est toujours scandalisé d’un rien, c’est même à cela qu’on reconnaît le personnage de Molière. Très bien ! Mais un ministre de l’Intérieur, voilà qui ne laisse pas se surprendre. On attendrait d’un tel homme, « premier flic de France », qu’il se scandalise plutôt du flot de migrants qui font des selfies en passant nos frontières. Ça n’est apparemment pas le cas : les passeurs de migrants ont droit à tous les égards médiatiques. Les sentinelles symboliques au contraire qui veillent à nos frontières sont le seul danger. Ainsi ce 26 janvier Darmanin annonçait-il manu policiari, fort de ses pouvoirs de censure administrative, qu’il n’hésiterait pas à dissoudre Génération identitaire. Quinze jours plus tard, le 12 février, ses services, inhabituellement diligents et efficaces, lançaient la procédure de dissolution du mouvement.

Si jamais le ministre de l’Intérieur devait parvenir à ses fins, ce n’est pas seulement Génération identitaire qui serait dissoute, mais bel et bien notre identité. Car c’est de cela qu’il s’agit. La dissolution, c’est ce qui nous menace tous : dissolution de la France, dissolution de l’Europe, dissolution de notre être même. Ainsi l’exigerait le destin liquide des identités solides. La dissolution, c’est l’épée de Damoclès suspendue sur tous les courants identitaires. Interdit de revendiquer une identité autre que celle de l’état civil. Nouvel avatar de la « cancel culture », cette fois-ci portée au plus niveau de l’État : nous effacer, nous bannir, nous dissoudre dans le Grand Tout diversitaire.

Nous ou les « z’autres » ?

Pourquoi frapper Génération identitaire ? Parce que c’est frapper l’identité au cœur. Génération identitaire s’est imposée depuis des années comme l’organisation la plus dynamique, la plus structurée, la plus imaginative, la seule susceptible de rivaliser en termes d’efficacité avec nos adversaires, dans la défense de nos identités menacées. L’attaquer, c’est attaquer notre avant-garde militante ; c’est accélérer le mouvement de dissolution. La dissolution est un processus physico-historique par lequel une identité millénaire incorporée dans un solvant républicain doit se transformer en une formule hybride, schizo et sans-frontiériste. Tel est le devenir français et européen, à ce qu’il semble, selon notre ministre.

Alors, Darmanin pire que Castaner ? Castaner, le « Kéké de la République », prédécesseur de Darmanin place Beauvau, s’était contenté d’assurer que les manifestations « indigénistes » contre le racisme et les violences policières ne seraient pas sanctionnées, Darmanin fait mieux. Lui, il sanctionnera les indigènes que nous sommes et les organisations qui les défendent. Nous ou les « z’autres » ? Les z’autres ! La République a choisi son camp.

Darmanin a beaucoup à se faire pardonner. Carriériste furieux, certes comme la République en a toujours fabriqué treize à la douzaine, avec cependant chez lui une voracité si transparente qu’elle en devient gênante. C’est qu’il revient de loin. Le gaullisme, le bonapartisme, l’Action française, la Manif pour tous : c’est tout son passé-passif qu’il est en train de liquider. Quand un homme trahit à ce point, il éprouve toujours le besoin d’en effacer les traces.

Comment ne défendrait-on pas Génération identitaire ? Génération identitaire, c’est nous, c’est nos enfants. Intergénération identitaire !

François Bousquet

Texte repris du site Revue-elements.com

Jean Messiha : “Génération identitaire : la lâcheté de Darmanin”

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sur sa chaîne YouTube, Jean Messiha revient sur l’affaire de Génération identitaire et les menaces proférées par Gérald Darmanin.

Chers amis, on se retrouve comme chaque semaine pour une nouvelle vidéo. J’ai décidé de vous parler cette semaine de l’affaire de génération identitaire puisque vous savez que la semaine dernière, il y a eu un grosse émission de balance ton post consacré à la demande de dissolution de génération identitaire et puis effectivement il y a une actualité brûlante puisque Gérald Darmanin étudie les pistes pour cette dissolution et a même demandé au parquet d’ouvrir une enquête donc cette vidéo est consacrée à cette problématique que je vais mettre en perspective pour vous, pour essayer de mieux vous faire comprendre les enjeux et les dessous de cette histoire.

Voici le déroulé de cette vidéo :
00:00​ – Introduction
00:43​ – L’affaire
04:05​ – Retour sur l’émission “Balance ton post!”
05:33​ – Génération identitaire : la jeune résistance pacifique
06:35​ – Les associations à dissoudre
08:14​ – Le peuple français doit se mobiliser
08:59​ – Les militants de GI ne font de mal à personne !
11:05​ – Il n’y a qu’un seul séparatisme : islamiste
12:08​ – La France a une identité spécifique que je défendrai toujours
16:45​ : Conclusion


Thaïs d’Escufon : “Cette émission a été un véritable succès car le sondage de fin montrait que les Français sont derrière nous !”

Thaïs d’Escufon

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Quelques jours après son passage sur le plateau de “Balance ton post“, la porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, nous dévoile les coulisses de son passage dans l’émission qui a battu son record d’audience de la saison.

Elle répond également au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est dit “scandalisé” des actions du mouvement activiste et envisage sa dissolution.


Gérald Darmanin, le mal élevé ?

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans l’affaire de viol présumé qui oppose Sophie Patterson à Gérald Darmanin, des échanges de SMS très insistants de la part de ce dernier –publiés par Mediapart– entachent désormais un peu plus l’image du ministre de l’Intérieur.

Des appels à la démission du ministre ont déferlé sur les réseaux sociaux. L’Élysée va-t-il les entendre? Affaire à suivre.


I-Média – Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média – Gérald Darmanin

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média revient sur la volonté de Gérald Darmanin de dissoudre Génération Identitaire après une action contre l’immigration illégale dans les Pyrénées. Nous verrons que cette hystérie cache plusieurs choses, dont un scandale sexuel !