Fiasco du Stade de France. Les mensonges de Darmanin, la honte de la France, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Le fiasco total de l’organisation de la finale de Ligue des Champions au Stade de France à Saint-Denis a durablement marqué les esprits en France… mais aussi à l’étranger ! Et, comme d’habitude, les autorités françaises accusent tout le monde… sauf les véritables responsables, c’est-à-dire les personnes ayant géré l’organisation ainsi que les racailles de cité. Retour sur ces événements avec un texte plein d’humour de Pierre Boisguilbert.

De Saint-Pétersbourg à Saint-Denis, la faute à la Russie ?

On se demande pourquoi Darmanin se donne tant de mal. La honte du stade de France n’a qu’un responsable : Vladimir Poutine et sa politique impérialiste agressive. La finale de la ligue des champions Liverpool, Real Madrid devait en effet initialement se tenir à Saint-Pétersbourg. Heureusement, Emmanuel Macron a proposé le Stade de France.

L’endroit respirant la démocratie et la diversité s’est imposé grâce à un forcing français important. Certains en effet doutaient de la possibilité de la France d’organiser cette manifestation en 3 mois. Mais au pays des droits de l’homme rien d’impossible. On en a vu le résultat. C’est donc la faute à Poutine… mais aussi à ces méchants anglais !

Darmanin en veut aux Anglais

Darmanin n’en démord pas ! Ce sont eux, avec des dizaines de milliers de faux billets, qui ont provoqué le chaos. Qui a fabriqué les faux billets ? Combien y en a-t-il eu vraiment ?

Quant aux supporters de Liverpool, si loin de l’image du hooligan aviné, ils se sont comportés avec un flegme qui n’a pas été celui, hélas, de toutes nos forces de l’ordre. L’essentiel est bien sûr de minimiser le rôle des hordes de racailles de banlieue venues dépouiller, massacrer et parfois dénuder les visiteurs. Certains ont même pu se filmer ayant passé les barrages des stadiers contrairement à ceux qui avaient payé des billets même faux. Quant à ceux avec vrais billets, pas un mot… salauds d’anglais. Que font-ils encore en coupe d’Europe après le Brexit ?

En Espagne, la stupéfaction

Le calendrier a voulu que je sois à Madrid pour cette finale. Rien de ce qui est montré en France n’arrive à la hauteur du dégout des images des télés étrangères aussi bien espagnoles que britanniques. Là, pas de langue de bois. Les groupes ayant créé le chaos en s’abattant en nuées de prédateurs sur les supporters sont nommés. Et l’état de la France face à cette population est souligné avec cruauté, mais réalisme.

Comment se fait-il que cela ne se passe que chez nous ? C’est la bonne question. Dans les rues de Madrid, qui respirent l’Espagne, une foule immense, sportive toujours, patriotique souvent. Il n’y a plus que chez nous où en ne se sent plus en France. À Madrid, beaucoup de musulmans, notamment britanniques, mais très peu de femmes voilées, la plupart d’ailleurs au bras de français.

Madrid reste Madrid mais Paris qui devait toujours être Paris ne l’est plus et, comme le dirait Thierry Henry, qui sait de quoi il parle, Saint-Denis n’est pas Paris.

Ethnomasochisme partout

Il ne faudrait pas croire pourtant que l’Espagne échappe à l’idéologie dominante. Il suffit de regarder les journaux télévisés. À chaque bulletin, la valorisation des minorités sexuelles et la lutte contre la violence faite aux femmes… la ligne éditoriale est la même.

Je me suis rendu entre autres dans un petit musée magnifique, le musée des Amériques, qui raconte la découverte et la colonisation du nouveau monde. Dans le petit parc, une statue d’un conquistador. La statut est taguée par des slogans décoloniaux. Le musée, peu fréquenté, survivra-t-il à la repentance occidentale ? On peut en douter.

Reste le foot, sport dont, dans certains pays, l’objectif n’est pas uniquement d’en faire un instrument de propagande de créolisation de l’Europe.
Encore une fois c’est en France que c’est le pire. CQFD.

Tribune reprise de Polemia

Action devant le Stade de France – Les Natifs avaient un message clair : La racaille en prison, Darmanin Démission !

natifs stade de france

06/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Retour en vidéo sur l’action des Natifs – Les jeunes Parisiens fiers & enracinés – devant le Stade de France.

Comme le Real Madrid, les Natifs demandent des comptes au ministre de l’intérieur et aux organisateurs de la finale !

Les Natifs avaient un message clair : La racaille en prison, Darmanin Démission !


Stade de France : les mensonges de Darmanin

darmanin stade france

Gérald Darmanin persiste et signe. Au risque de provoquer un véritable incident diplomatique, le ministre de l’Intérieur maintient sa version des faits sur les événements de samedi au Stade de France, au mépris de toutes les preuves et de tous les témoignages.

Les racailles du 93 et d’ailleurs sont prévenues : le gouvernement leur laissera carte blanche ! Deux jours après la finale de la Ligue des champions, Gérald Darmanin s’est exprimé lors d’une conférence de presse, omettant totalement les coupables, accusant uniquement les victimes, restant donc dans la lignée de ce qu’il déclarait dès samedi soir (voir l’édition de Présent du 31 mai).

Le ministre de l’Intérieur a d’abord affirmé que les forces de l’ordre avaient « permis d’éviter des morts et des blessés ». Un premier point très contestable, la police ayant aspergé de gaz lacrymogène de nombreux supporters innocents, comme le prouvent des vidéos largement diffusées sur Internet. Sortir vivant d’un stade paraît, qui plus est, être la moindre des choses.

Gérald Darmanin a par ailleurs lourdement chargé le club de Liverpool, pointant notamment du doigt l’entraîneur de l’équipe anglaise, Jürgen Klopp, pour avoir appelé les fans à venir à Paris même s’ils n’avaient pas de billet. Comme le dit lui-même Gérald Darmanin, jamais à une contradiction près, des « fan zones » étaient pourtant mises en place pour eux dans la capitale et tout s’y est déroulé sans accroc.

La question des faux billets est désignée comme « le point central » des incidents, le ministre de l’Intérieur insinuant sans aucune preuve qu’une fraude massive organisée et industrielle avait été faite par le club anglais.

Pour enfoncer le clou, le « premier flic de France » s’en est pris aux amateurs de football en général, jugeant ainsi que les comparaisons entre cette finale chaotique et l’organisation prochaine de la Coupe du monde de rugby et des Jeux olympiques étaient infondées car « il n’y a manifestement que dans le football et singulièrement que dans le football avec certains clubs anglais qu’il y a ces événements ».

Des propos qui ont beaucoup fait réagir en Angleterre, chacun s’accordant là-bas – comme en Espagne et chez tous les témoins des incidents – pour qualifier Gérald Darmanin de menteur, voire l’accuser de « fraude », à l’image de Jamie Carragher, joueur iconique de Liverpool et actuel consultant pour la télévision. Le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson s’est, de son côté, dit extrêmement déçu par le traitement infligé aux supporters de Liverpool, demandant également une enquête complète.

Répétons-le : les supporters anglais, comme de nombreux autres spectateurs présents au stade, n’ont pas été coupables des débordements mais victimes de bandes ultra-violentes.

Jules Torres, journaliste de Valeurs actuelles, a eu connaissance, via une source policière, de la nationalité des individus placés en garde à vue samedi : « Pas un Anglais et pas un Espagnol mais une majorité d’Algériens (18), Tunisiens (2), et Marocains (2). 9 Français dont 7 dont le nom est maghrébin ou africain. » Les motifs des interpellations ? « Vol avec arme, vol avec violence, recel, violences sur PDAP, violences en réunion, dégradations, tentative d’intrusion dans le stade, vol à la roulotte. »

Conclusion : pour Marine Le Pen, le ministre de l’Intérieur « ment éhontément » et est « dans le déni total ». Aux yeux d’Eric Zemmour, « Saint-Denis n’est pas Paris, et la Seine-Saint-Denis n’est plus la France depuis longtemps ». Voilà qui rappelle les propos tenus début mai par Thierry Henry. Le champion du monde 1998, désormais consultant pour des médias français et anglais, avait expliqué à ses confrères britanniques que la finale ne se tenait pas à Paris mais à Saint-Denis, que cela n’avait rien à voir et que Saint-Denis n’était pas un lieu où l’on souhaitait être…

L’exception française

Un autre élément explique en partie le désordre de samedi dernier. Depuis une dizaine d’années, les autorités françaises ont opté pour la facilité en prenant des arrêtés préfectoraux et en décrétant des interdictions de déplacement pour des matchs du championnat de France jugés « à risques », y compris lorsque cela ne concerne que quelques centaines de supporters. Difficile dans ces conditions d’être prêt à gérer un événement de grande ampleur et d’encadrer 40 000 Anglais – même quand l’écrasante majorité est pacifique – ainsi que des hordes de racailles de cité.

Notons d’ailleurs que ce problème n’existe pas en Angleterre ou en Allemagne alors que les supporters sont plus nombreux à effectuer les déplacements pour suivre leur équipe chaque week-end et qu’il y a au moins autant de matchs « à risques ».

Si les supporters français, notamment les ultras, exagèrent en faisant de cet aspect l’unique raison du fiasco de samedi, omettant la délinquance par réflexe « antiraciste », il est indéniablement à prendre en considération.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2022

Jordan Bardella à Gérald Darmanin sur l’immigration : « Avec vous, tout le monde rentre en France, mais personne ne sort ! »

Darmanin et les dissolutions islamistes : quel regard pour les Identitaires ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé le 23 janvier dernier vouloir fermer le site Internet « La voie droite », soupçonné de faire la promotion du djihadisme. Cette annonce (qu’elle soit suivie de conséquences ou non) s’inscrit dans la liste des organisations islamistes dissoutes par le gouvernement. Doit-on se réjouir de ces dissolutions et surtout, sont-elles le signe que le gouvernement lutte de façon efficace et sérieuse contre la menace islamiste ?

Un alibi bien pratique pour museler l’opposition

Emmanuel Macron a usé de la dissolution de groupements (en vertu de la loi de 1936 sur la dissolution des ligues) plus que n’importe quel autre président de la Ve République. Certes, ces dissolutions ont permis de mettre un terme aux activités du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF, soupçonné de proximité avec les Frères musulmans) et de Baraka City (dont le fondateur Idriss Sihamedi se réjouissait ouvertement de l’attentat contre Charlie Hebdo), propagateurs de l’islamisme en France. Mais le contexte compte. En effet, ces dissolutions ont été menées dans la même période que celle de Génération identitaire, ce mouvement de jeunesse activiste qui avait eu le tort de dénoncer le laxisme du gouvernement dans sa politique migratoire. Depuis, c’est l’Alvarium, groupement catholique communautaire angevin qui a été dissous. La méthode du gouvernement est simple : utiliser, au nom du centrisme républicain et de la « lutte contre les extrêmes », la dissolution de groupes islamistes afin de justifier la dissolution de mouvements de droite. Dans cette optique, la lutte contre les organisations islamistes ou réputées proches sert d’alibi pour museler toute opposition politique au remplacement de population qui s’opère en France depuis près de 50 ans, et dont le gouvernement se rend chaque jour un peu plus complice.

Beaucoup de fumée mais aucun feu

Alors, certes, ces dissolutions visant l’islamisme servent au gouvernement à dissimuler les manœuvres d’écrasement de l’opposition de droite. Mais après tout, si les islamistes en question disparaissent, a-t-on encore besoin de conserver les mouvements qui luttent contre l’islamisation ? Ne peut-on pas considérer que, puisque ces dissolutions visent des ennemis de la France et de l’Europe, elles sont satisfaisantes sur le plan de l’efficacité politique ? Surtout pas.

D’une part, les mesures de répression administrative à l’encontre des organisations islamistes n’ont pas pour but de lutter contre l’islamisation de la France, mais simplement de rendre celle-ci plus lisse, plus pacifique. Que la France devienne une république islamique est tout à fait acceptable pour la macronie, tant que les salafistes et les djihadistes ont la courtoisie de ne pas critiquer la République ou de ne pas commettre d’attentats. Mais le danger pour notre civilisation n’est pas seulement sécuritaire : il est ethnoculturel, identitaire et donc existentiel.

D’autre part, dissoudre à tour de bras ne sert à rien si on n’entrave pas les flux migratoires. Avant d’être organisationnelle ou strictement politique, la question de l’islamisme est d’abord démographique : l’importation d’Arabo-musulmans sur notre sol se soldera mécaniquement par la constitution d’une communauté arabo-musulmane en France. Et, au sein de cette communauté, apparaîtront mécaniquement, tôt ou tard, des éléments salafistes ou djihadistes.

La seule méthode efficace pour s’assurer de l’absence d’islamisme dans un pays, c’est de s’assurer qu’il n’y ait pas de communauté musulmane établie. Y a-t-il des attentats djihadistes au Japon ? Au Mexique ? évidemment non. Se prémunir de la constitution de réseaux islamistes sur notre sol ne passe pas par des politiques de déradicalisation coûteuses et inutiles (le journaliste spécialiste de l’islam David Thomson qualifie ces programmes de « tartufferie[1] »), mais par le rapatriement dans leur pays d’origine des extra-Européens non assimilés.

La « Madame déradicalisation » Dounia Bouzar se vantait d’avoir déradicalisé 86 % des profils de son centre[2]. Au-delà du fait que ces chiffres sont fantaisistes (au mieux), force est de constater qu’après la remigration, la présence de radicaux islamistes sera réduite à 0 %.

[1] https://www.lepoint.fr/societe/david-thomson-les-programmes-de-deradicalisation-sont-une-tartufferie-09-12-2016-2089281_23.php#xtatc=INT-500
[2] https://www.lepoint.fr/societe/deradicalisation-les-resultats-de-dounia-bouzar-sont-ils-credibles-26-06-2017-2138413_23.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Alexandre del Valle : « Aujourd’hui, l’islam de France est inexistant, il y a une extrême division entre différents pôles de l’islam en France »

Alexandre del Valle

Gérald Darmanin, qui se vante du nombre de mosquées fermées par le ministère de l’Intérieur et annonce travailler à une nouvelle organisation d’un « islam de France », est violemment critiqué par le CFCM (Conseil français du culte musulman). Un projet réaliste ? Réponse d’Alexandre del Valle, géopolitologue et essayiste, pour les lecteurs de Boulevard Voltaire.

Gérald Darmanin a vanté le nombre de mosquées fermées sur ordre du ministère de l’Intérieur. Le Conseil français du culte musulman a violemment critiqué le ministre. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Le gouvernement essaie de mettre sur pied un islam de France, mais il y a des réticences du côté du CFCM qui, d’un point de vue objectif, est l’islam des Frères musulmans et du Tabligh, association indo-pakistanaise, et surtout des Marocains, directement liés à l’État du Maroc, et des Algériens liés officiellement et structurellement à l’Algérie, ainsi que des Turcs liés à l’islam consulaire turc et au Millî Görüş. L’islam du CFCM n’est pas un islam de France mais un islam en France, qui importe des visions du monde différentes de celle de la République et de l’Occident, parfois totalement opposées, avec en filigrane une volonté de ne pas s’intégrer. Même au niveau de la mosquée de Paris, il y a des choses ambiguës. Récemment, le recteur de la mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz était en Algérie et s’exprimait au nom de la mosquée de Paris en disant : « Soyez fiers d’être Algériens, vive l’Algérie » et à aucun moment « vive la France » ! Les représentants de l’islam de France, ce sont des Marocains qui ont le cœur au Maroc et prennent leurs ordres au Maroc, des Algériens qui prennent leurs ordres en Algérie, des Turcs qui prennent leurs ordres auprès d’Erdoğan, et ce sont des Indo-Pakistanais qui prennent leurs ordres dans des centrales ultra-islamistes ayant malheureusement pignon sur rue dans plusieurs pays européens.

Vous soulevez le problème de l’ingérence étrangère.

Il y a une énorme ingérence étrangère assez problématique et on ne comprend pas que cela dure depuis autant de temps. En effet, le problème de l’ingérence étrangère est désigné depuis des années, même Sarkozy le faisait, et il ne s’est rien passé. Ce n’est pas le seul problème : les Frères musulmans, par exemple, jouent beaucoup sur le côté autochtone et se disent européens. Ils ont le Conseil européen pour la fatwa et la recherche à Dublin, une université formant des imams à Château-Chinon. Ils ne sont pas liés à un État en particulier et se disent persécutés par l’Égypte. Ils viennent d’Égypte, mais ils ont été émancipés de ce pays. Il y a deux problèmes : le problème de l’islam consulaire, un islam lié à des États voulant conserver leurs ouailles et leurs concitoyens et ont intérêt à ce que les gens soient pérennisés dans leur statut d’étrangers, ne s’assimilent pas trop aux mœurs impies et restent des électeurs.

De l’autre côté se trouve un islam moins lié à des États, mais il est souvent un islamisme radical, comme les Frères musulmans, le Tabligh ou les salafistes. Ils sont souvent autonomes, même si le salafisme vient d’Arabie saoudite, beaucoup de salafistes radicaux n’ont plus rien à voir avec les États, ils sont contre tout le monde. L’islam islamiste transnational, structurellement et au niveau des associations, peut parfois être autochtone juridiquement. Ce sont souvent des gens de troisième génération, installés en France, Français, fils de Français et petits-fils ou arrière-petits-fils d’étrangers. Cet islam des salafistes et des Frères musulmans est totalement inséré en Europe.

Gérald Darmanin va organiser un forum, fin janvier, pour travailler à une nouvelle organisation de l’islam de France. Que peut-on attendre de cette tentative ?

Cette initiative va dans le bon sens, mais le problème est le suivant : les Frères musulmans ou le Millî Görüş ont-ils été exclus ? Non. Pour l’instant, dans les islams des régions et des départements, il y a beaucoup d’activistes de cet islam consulaire ou de ces mouvements islamistes. Avant de faire des consultations ou d’engager des ruptures avec le CFCM, Darmanin aurait dû surtout interdire tout islam lié aux salafistes, aux Frères musulmans, au Millî Görüş turc et au Tabligh qui n’ont pas signé la charte de l’islam de France demandant juste que les lois de la République passent devant celles de l’islam.

Il y a donc un vrai problème avec cet islamisme qui a pénétré pratiquement toutes les instances. Le Conseil national des imams porté par le CFCM et celui porté par la grande mosquée de Paris et les Frères musulmans sont rivaux et se font la guerre entre eux à l’intérieur de l’islam de France, pour être à l’origine de ce nouveau centre national des imams. Il y a une cacophonie et une extrême division entre les différents pôles de l’islam en France et non de France. Il faudrait faire un islam de France et non en France : on en est très loin aujourd’hui. On peut presque affirmer que l’islam de France est inexistant, à part quelques personnalités qui dénotent, comme l’imam Chalghoumi.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dissolution des Zouaves Paris : Darmanin croit « équilibrer » ses coups

Prenant prétexte de la participation (présumée) de plusieurs membres des Zouaves Paris aux bagarres provoquées par les nervis de SOS Racisme lors du récent meeting d’Eric Zemmour à Villepinte, le ministre de l’Intérieur a annoncé dimanche avoir engagé une procédure de dissolution à l’encontre de ce groupe dit « d’extrême droite ». Une annonce effectuée au moment même où Darmanin enclenchait la procédure de fermeture administrative de la grande mosquée de Beauvais, réputée pour ses prêches islamistes, et qui trahit la volonté évidente du ministre de donner l’impression d’« équilibrer » ses coups. Or, non seulement les milices d’extrême gauche échappent totalement à cette application du « en même temps » macronien, mais, en outre, on ne saurait mettre sur un pied d’égalité les agissements d’une « extrême droite » ne présentant aucun risque terroriste et un islamisme qui appelle, lui, ouvertement au djihad sur le sol français.

Bande de copains plutôt que « groupe terroriste »

Après Génération identitaire et l’Alvarium, les Zouaves Paris, qui ressemblent plus à une bande de copains qu’à un dangereux groupe terroriste, pourraient donc bien eux aussi faire les frais de l’obsession de Beauvau de traiter à égalité militants « d’extrême droite » (ou prétendus tels) et islamo-terroristes. Repérés d’abord lors des manifestations de Gilets jaunes, et accusés depuis d’avoir attaqué en juin 2020 un bar du XXe arrondissement de Paris qui servait de QG aux casseurs antifas, les Zouaves se voient notamment reprocher par le ministre de l’Intérieur de former « un groupe de personnes qui vient soit du GUD soit d’Action française, c’est-à-dire de mouvements d’ultradroite bien connus ». Un motif de dissolution jugé cependant plutôt « léger » par le politologue Jean-Yves Camus, qui a rappelé très justement qu’« on ne peut pas dissoudre un groupe au simple motif que certains de ses membres proviennent d’un autre groupe comme le GUD ou l’Action française qui n’ont par ailleurs, l’un comme l’autre, pas été dissous »…

Un honteux parallèle avec les islamistes

D’autre part, a souligné le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, si les Zouaves Paris utilisent « la violence de manière régulière pour arriver à leurs fins », ils ne constituent pas pour autant, loin de là, un groupe terroriste ! Autrement dit, la politique du ministre de l’Intérieur, qui consiste à réclamer systématiquement la dissolution d’un « groupe d’extrême droite », pour le faux motif que celui-ci constituerait une menace pour la sécurité de l’Etat et des Français, à chaque fois qu’il entend fermer (provisoirement) une mosquée dans laquelle les islamistes multiplient les appels aux meurtres et au djihad contre la France, est proprement scandaleuse. En outre, on soulignera que, contrairement encore aux islamistes, les militants dits « d’extrême droite » ne menacent pas non plus notre pays de sécession…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 décembre 2021

Dissolution de l’Alvarium – Vers la dictature

l’Alvarium

La dissolution de l’Alvarium est désormais officielle. Le régime autoritaire d’Emmanuel Macron a eu la peau du mouvement, mais pas de ses militants et de leur dévouement. Leur porte-parole, Jean-Eudes Gannat, a donné son sentiment à Présent.

Toute opposition sera annihilée. Voilà le message adressé par le gouvernement avec la dissolution de l’Alvarium, validée ce mercredi en Conseil des ministres à la demande du président de la République en personne. C’est Gérald Darmanin qui a mené la charge, comme il l’avait fait en début d’année avec Génération identitaire. Le 28 octobre, le ministre de l’Intérieur avait exprimé par un simple tweet son intention de dissoudre l’Alvarium pour « violences » et « racisme ».

Joint par téléphone, Jean-Eudes Gannat ne baisse pas les bras. En apprenant la nouvelle, deux choses sont venues à l’esprit du porte-parole de l’Alvarium, « ce sont d’abord les mots de Charrette : “Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais”, puis le célèbre poème de Kipling, “Tu seras un homme, mon fils”. » Plus prosaïquement, Jean-Eudes Gannat note que « les Français seront contents d’apprendre qu’au mois de novembre 2021, alors qu’il y a eu deux tentatives d’attentat, Gérald Darmanin a dissous une association qui distribuait des sandwichs aux Français ». Le soutien aux Français les plus démunis était en effet l’une des activités principales de l’Alvarium.

L’Etat a signifié la dissolution dans un décret à la tonalité dictatoriale, citant pêle-mêle des actions, banderoles, altercations, tweets et autres prises de position jugées incompatibles avec la République. Parmi celles-ci, outre des accusations de violences fallacieuses, le gouvernement a relevé que les militants angevins établissaient un lien entre immigration, islam et terrorisme… Un état de fait incontestable, comme le prouvent les attentats à Paris en 2015, à Nice en 2016, à la gare Saint-Charles de Marseille en 2017, au marché de Noël de Strasbourg en 2018, à la basilique Notre-Dame de Nice en 2020 ou encore à Rambouillet en avril dernier, tous commis par des musulmans de nationalité ou d’origine extra-européenne. La liste est qui plus est loin d’être exhaustive ! A en juger par le décret, toute critique de l’immigration, de l’islam ou encore des dirigeants politiques en place et de leurs décisions tombera bientôt sous le coup de la loi.

Quelle sera la prochaine cible ? Le RN, Présent, TVLibertés ? Peut-être l’Institut Iliade. Le décret indique en effet que la participation de l’Alvarium au colloque de l’Iliade en 2020 démontre l’adhésion du mouvement à « des théories incitant à la haine ou à la discrimination raciale ».

Pour Jean-Eudes Gannat, « si une association locale est dissoute pour de tels motifs, il ne faut se faire aucune illusion, nous allons vers une forme de dictature de plus en plus assumée ». Il juge donc « inquiétant » que des personnalités de premier plan et notamment du RN ne s’expriment pas sur le sujet. Mais Jean-Eudes Gannat a tenu à remercier Présent qui a toujours donné la parole à son association. Et le combat n’est pas terminé : « Nous irons devant le Conseil d’Etat et devant la Cour européenne des droits de l’homme, même si l’on n’est guère optimiste sur la suite des opérations. »

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2021

Darmanin vs la LDNA… une dissolution qui tombe à point nommé

darmanin ldna

Le ministre de l’Intérieur a annoncé sa volonté de dissoudre la Ligue de défense noire africaine, une officine « raciste » selon Gérald Darmanin, qui a de nouveau fait parler d’elle en assiégeant la mairie de Val-de-Reuil (Eure) ce week-end.

Une décision qui peut surprendre si on la compare à la passivité du ministre jusque-là. En effet, qu’a-t-il fait lorsque des membres de la LDNA ont menacé et envahi les locaux de Valeurs actuelles en août 2020 ? Lorsque ce même groupe menaçait de déboulonner les statues de Napoléon et de Charles de Gaulle ? Lorsque leur leader insultait à longueur de temps la France, son histoire et sa population ? Gérald Darmanin condamnait, certes, via quelques tweets, mais restait un premier flic de France bien discret dans son bureau de la place Beauvau. Trop occupé certainement à trouver (ou inventer) des arguments pour pouvoir dissoudre Génération identitaire.

Heureusement, la période de précampagne électorale est souvent propice aux belles annonces, aux agitations et aux actions spectaculaires. Pour tenter de faire oublier cinq années d’inaction ou consacrées à s’en prendre exclusivement aux mouvements patriotes et identitaires, le ministre sort désormais les muscles. Celui qui se disait prêt, il y a un an, à mettre un genou à terre devant les indigénistes du mouvement Black Lives Matters et qui tolérait ces manifestations quand celles contre les mesures gouvernementales étaient réprimées, s’agite désormais après qu’une bande de 150 personnes a envahi l’hôtel de ville de Val-de-Reuil (Eure).

Des affrontements communautaires

Une action à l’appel de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), où une mairie a été assiégée, envahie, ses portes défoncées, une élue molestée et une salle de mariage terrorisée. Tout commence le dimanche 5 septembre, lorsque deux enfants se disputent autour d’un bac à sable. Les parents, dont l’un est d’origine kurde et l’autre d’origine africaine, en viennent aux mains, puis appellent leurs proches à la rescousse. S’ensuit une rixe communautaire impliquant plus de 200 personnes.

Mais pour le maire socialiste, Marc-Antoine Jamet, la responsabilité est à mettre sur le dos de trois personnes : « Marine Le Pen, le PKK et la LDNA ». La première pour avoir dénoncé les violences communautaires qui s’étaient produites le week-end précédent, les autres pour leur influence parmi les communautés impliquées dans les bagarres.

Un peu de démagogie pour lancer la campagne

C’est ce même maire qui a laissé son élue, Fadilla Benamara, seule avec son écharpe tricolore tentant vainement de repousser la centaine de jeunes Africains qui n’hésiteront pas à lui infliger trois jours d’ITT. Pour Gérald Darmanin, c’en est trop. D’autant plus que ces événements interviennent alors que la campagne de l’élection présidentielle se lance progressivement, jour après jour, entre la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo, le ralliement d’Edouard Philippe, le lancement de la campagne de Marine Le Pen et les polémiques qui se succèdent autour d’Eric Zemmour.

La République en marche doit alors tenter de rassembler ses électeurs. Après avoir donné des gages à la gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire en février 2021, le ministre macroniste tente désormais de rétablir l’équilibre de la balance en s’attaquant à la Ligue de défense noire africaine. Le mouvement « révolutionnaire » qui pourfend l’Etat français, l’accusant d’être « totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », n’est d’ailleurs pas visé pour sa haine anti-France, mais pour « racisme ». Le fait de s’en être pris à une autre communauté minoritaire et cette fois pas à la France historique était sans doute le dérapage de trop…

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 14 septembre 2021

Clandestin incendiaire et tueur : la responsabilité des deux ministres

Darmanin Dupont-Moretti

Darmanin comme Dupont-Moretti, chacun dans son domaine de responsabilité, sont gravement mis en cause dans l’affaire du tueur immigré clandestin, qui avait précédemment mis le feu à la cathédrale de Nantes il y a juste un an, et qui était en liberté. Le système de défense de ces deux hommes et de leurs complices dans les médias se place sur deux terrains : le premier serait que l’Eglise aurait en quelque sorte pris le risque – honorable – d’abriter le criminel. Le second consiste à dire que tout était conforme à la loi et qu’il n’était pas possible de faire autrement. A qui fera-t-on croire cette fadaise ?

Libération s’est rendu à Saint-Laurent-sur-Sèvres (3 600 habitants) où ce prêtre, Olivier Maire, a été assassiné dans la nuit de dimanche à lundi. Admirable consensus : tous les habitants rencontrés trouvent gratifiant cet accueil de criminels clandestins, même si certains peuvent avoir « abusé » (sic !) de la charité. Le « journaliste » croise par hasard dans une rue du village un psychologue spécialiste de l’accueil des migrants, qui lui fait un cours sur l’accompagnement des réfugiés, et qui regrette l’exploitation de l’incident par la droite et l’extrême droite, « en flattant nos plus bas instincts ».

Après ce genre de « témoignage », Darmanin et Dupont-Moretti étaient bien placés pour soutenir que le risque lié à cet accueil était un choix de la victime, conforté par l’état d’esprit des habitants du bourg, apparemment unanimes dans la joie d’accueillir un tueur « réfugié ».

Mais cet homme était libre, alors qu’on le savait coupable (il avait avoué) de l’incendie de la cathédrale de Nantes. Entré en France en 2012, soupçonné d’avoir participé au génocide rwandais (comme son père, condamné à mort et exécuté pour ses crimes), expulsable depuis 2019, il errait à nos frais en France, il ne se cachait nullement, avait été arrêté à plusieurs reprises et remis en liberté en juin. Pour un homme soupçonné de crimes contre l’humanité, de participation à un génocide, convaincu d’incendie criminel, et en situation irrégulière depuis près de dix ans, il bénéficiait d’une étrange mansuétude !

Les deux ministres ont plaidé le fait que l’individu, expulsable sur le papier, ne l’était pas dans les faits, en raison précisément de l’incendie criminel de la cathédrale de Nantes, car du coup il fallait attendre la décision de justice. Autrement dit le clandestin criminel est avantagé par rapport au clandestin ordinaire : cela donne droit au maintien dans le pays, à la remise en liberté, et au gîte et couvert.

Il est interdit de réformer les mauvaises lois ?

Pour Darmanin, la polémique est inutile car elle « n’est pas fondée sur le droit français ». Mais cela veut dire que ce droit est immuable, qu’il est interdit de réformer les mauvaises lois ? A quoi servent ces ministres ?

« L’Etat français a été au rendez-vous », ajoute-t-il. L’homme n’a pas été expulsé du territoire français parce qu’il ne pouvait pas l’être. Mais dans ce cas à quoi sert la notion même d’expulsion ? Et en tout état de cause, Darmanin n’explique pas pourquoi, malgré ses aveux sur l’incendie de la cathédrale, le tueur était en liberté.

Echaudé par ses prestations publiques lors de la dernière campagne électorale, Dupont-Moretti a préféré, pour sa part, répondre aux critiques par un message sur Facebook, posté mardi : « La dernière obligation de quitter le territoire dont le suspect a fait l’objet n’a pas été mise à exécution […] par souci de justice » (sic !). Très laborieusement, Dupont-Moretti explique ensuite que si le criminel « avait été éloigné et s’il avait ainsi échappé à son procès, sans assurance non plus que sa peine soit exécutée dans son pays d’origine », on le lui aurait certainement reproché. Mais un meurtre plus tard, cela ne justifie nullement sa mise en liberté sur le territoire français.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 août 2021

Le Darmanin en sa reculade, par Jean-Gilles Malliarakis

Pendant 2 ou 3 jours les commentateurs agréés en avaient fait des éditoriaux. Le ministre de l’Intérieur preux chevalier prenant la défense morale de ses fonctionnaires avait annoncé à grand bruit qu’il attaquait en diffamation la candidate socialiste Pulvar engagée dans la campagne régionale de juin.

Beau débat en effet.

Pour les uns il s’agissait d’une tentative de récupération du mécontentement syndical des policiers. Cette action entreprise auprès des tribunaux prolongeait, ou plutôt aurait prolongé, la présence du Darmanin à la manifestation du 19 mai, sujet d’étonnement en elle-même.

Pour les autres, la plainte envisagée soulevait, tout de même, un divers types de problèmes.

Le principe même d’une telle action reste largement mal interprété par le public, lequel confond diffamation et calomnie. Et, de ce fait, si vous intentez un procès et que vous le perdez on considérera que les faits sont exacts… Et au contraire si vous gagnez au loto judiciaire les faits sont considérés comme faux…

En effet la base légale résulte des articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Citons ici l’indispensable Dalloz : « Est constitutive d’une diffamation toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel ce fait est imputé. »

Dans la pratique, les choses se compliquent : dans une affaire récente, tel respectable élu des Hauts-de-Seine, aujourd’hui décédé, avait trouvé saumâtre que l’on révélât par voie de presse une liaison extraconjugale avec Mme Valérie T. de présidentielle réputation. Or, le tribunal jugea qu’il ne s’agissait pas d’une diffamation, puisque le délit d’adultère n’existe plus…

On pourrait multiplier les exemples surprenants ou cocasses.

Ainsi, du fait de la loi elle-même, et des interprétations judiciaires, sans parler des dysfonctionnements bien réels de la justice, le droit positif français aurait du inciter le Darmanin à la prudence.

Le procès en diffamation se révèle, à l’usage une arme à double tranchant, qu’il faut manier avec une infinie précaution. Si le diffamateur est supposé de gauche, et le diffamé de droite, la loi qu’on imagine identique pour tous, risque à 99 % d’être interprétée par la magistrature syndiquée en faveur de la gauche, car dans la plainte du droitier quelque chose clochera toujours. Trop tard. Trop imprécis. À côté du vrai sujet.

La ritournelle du citoyen honnête professant sa confiance dans la justice de son pays sonne alors complètement faux dans ce genre d’affaires.

Bien entendu les déclarations de Pulvar le 22 mai, sur France Info à l’encontre de la fameuse manifestation étaient écœurantes. Elles étaient aussi totalement à côté de la plaque. Parmi les participants se trouvaient les syndicats de police étaient d’autant plus ridicule que le 19 mai, un certain nombre de politiciens de gauche, Hidalgo elle-même, l’écologiste Jadot, comme le candidat PCF à l’élection présidentielle Fabien Roussel, ou comme le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure, étaient venus démentir à leur manière le caractère « glaçant »de cette prétendue « marche sur le Palais Bourbon ».

De son côté, le Darmanin était déjà passablement ridicule lui aussi le 24 mai. Ce jour-là, il annonce son désir de se pourvoir en diffamation, il se dit indigné, il dénonce hautement les expressions de qui « dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République ». Il annonce : « Je porte plainte au nom du ministère de l’intérieur ». Il en profite pour mettre en cause des propos remontant 2020, contre le prétendu racisme dans la police.

Parfaitement stérile le 23 mai, cette controverse est devenue sans objet le 25 : l’intéressé, qui s’estimait jusque-là diffamé, a décampé. « Retenez-moi ou je fais un malheur »semble sa devise. Son ange gardien l’a retenu. Et maintenant c’est « Audrey reviens, tout est pardonné ».

Le Darmanin se révèle ainsi chaque jour un peu plus ridicule et inconsistant. Sa reculade en annonce d’autres sur le terrain de l’insécurité qui préoccupe pourtant un nombre grandissant de nos compatriotes, donc d’électeurs.

Pourquoi, grands dieux, Macron en a-t-il fait un ministre de l’Intérieur ? Voilà la question que se posent à l’Étranger les rares observateurs qui, prenant encore peut-être Paris au sérieux, se préoccupent de notre politique intérieure.

La réponse nous est donnée par la Macronie elle-même.

Les macroniens au pouvoir peuvent nous paraître divisés, entre ministère de l’Intérieur et ministère de la Justice, par exemple. Depuis 2017 on ne compte plus les déclarations contradictoires de nos gouvernants.

Or, ce qui les réunit, c’est hélas le ridicule. L’exemple vient de Jupiter lui-même quand il se livre à la séquence grotesque des deux « youtubeurs »prétendument humoristiques Macfly et Carlito, on commence à se douter de l’affectation des 300 euros de « pass culture ». Dans notre société l’étiquette « culture » ne recouvre pas tout à fait ce à quoi elle a pu renvoyer par le passé.

Mais il y a plus grave peut-être que de découvrir un pitre en la personne du chef de l’État.

L’hymne de Youssoupha qui a été choisi pour l’équipe « de France » de podosphère choque, à juste titre un nombre considérable de nos compatriotes. Choquer les « fromages » que nous sommes, semble à vrai dire son objectif. Mais cela « ne gêne absolument pas » la Bachelot, ministre de la Culture. Celle-ci explique qu’elle apprécie l’apport culturel de ce rappeur. La Bachelot s’efforce maintenant de démentir sa réputation de wagnérienne consommée. Telle n’est plus la ligne du parti : « J’aime beaucoup Youssoupha, assure-t-elle,je suis allée à plusieurs de ses concerts« .

Fermez le banc.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Dissolucratie – Génération identitaire dissoute. Que vive la génération identitaire !

Darmanin Génération identitaire

Personne ne voulait y croire, parce que le dossier sur lequel repose cette décision de dissoudre Génération identitaire est absolument vide. Personne ne voulait y croire car la ficelle était énorme : il s’agissait d’établir un « en même temps », renvoyant dos à dos des associations de soutien au terrorisme islamiste et de jeunes patriotes français. Personne ne voulait y croire, car les actes reprochés aux identitaires, des millions de personnes les avaient vus sur les réseaux sociaux, et pouvaient témoigner de leur caractère purement symbolique et non violent.

Rappelons les principaux griefs. Avoir déployé une banderole sur le toit d’un immeuble pendant que, dans la rue, des manifestants d’extrême gauche conspuaient la police et se préparaient à l’affrontement. Etre montés jusqu’à un col des Alpes et un col des Pyrénées pour dénoncer les frontières passoires, sachant que c’est l’immigration clandestine qui est interdite, mais pas la présence de jeunes Français sur le sol français, même munis d’une banderole et de fumigènes colorés. Avoir porté des blousons identiques, ce qui, vu d’avion, pouvait peut-être faire penser qu’il s’agissait de douaniers ou de gendarmes. Mais y a-t-il eu une seule plainte ? Une seule personne a-t-elle fait la confusion ?

Comme le soulignent à peu près tous les médias, y compris les plus hostiles à GI, cette dissolution est opérée uniquement pour faire passer la pilule de la dissolution de trois associations islamistes agissant en France, le CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine, dissolutions consécutives à la décapitation du professeur Samuel Paty, ce qui est quand même autre chose qu’un fumigène agité à un col alpin. Une quatrième association, les Loups gris, organisation islamiste d’obédience turque, avait également été dissoute. Un membre des Loups gris s’était illustré en 1981 dans une tentative de meurtre de Jean-Paul II. Le pape avait été grièvement blessé. En octobre dernier, cette organisation paramilitaire, proche des services secrets turcs, avait refait parler d’elle en attaquant des Français, présumés d’origine arménienne, dans la région lyonnaise et iséroise, se livrant à une véritable chasse à l’homme. Ces agressions se voulaient des actions de soutien à l’offensive azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh.

Cette dissolution a déjà fait une victime : Darmanin

On voit à quel point cette symétrie est artificielle entre islamistes et identitaires. Espérons que GI aille jusqu’au bout des recours juridiques, pour ridiculiser une nouvelle fois Darmanin, après le désaveu de la cour d’appel de Grenoble en décembre dernier, qui a relaxé les dirigeants du mouvement, poursuivis pour la manifestation dans les Alpes. Mais le mal est fait : cette mesure va désorganiser un groupe militant, remarquablement rodé aux actions spectaculaires, et ayant réussi à éviter toutes les provocations.

En toute hypothèse, cette dissolution fera une victime : Darmanin lui-même. Habituellement les ministres de l’Intérieur de qualité ou habiles parviennent à s’attacher une partie de l’électorat de droite, ceci quelle que soit leur étiquette politique. Voyez Chevènement, voyez Collomb. Darmanin, lui, a tout perdu. Il avait perdu son duel avec Marine Le Pen. Il perd aujourd’hui son rôle de « jambe droite » de la macronie. Mais il faut dire qu’avec une telle « jambe droite », on préfère être unijambiste…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Zemmour face à Darmanin : « Votre loi est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes. Il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration »

Darmanin joue à quitte ou double en voulant dissoudre Génération Identitaire

Dissolution de Génération identitaire : l’impossible braquage des projecteurs sur l’invasion migratoire

Génération identitaire

Cela faisait plusieurs mois que l’extrême gauche demandait la dissolution du mouvement Génération identitaire. Comme Éric Zemmour l’a souligné à plusieurs reprises sur CNews, après la dissolution du CCIF, le gouvernement a décidé de mener une opération de communication afin de montrer qu’il est en équilibre sur une jambe droite et une jambe gauche. Gérald Darmanin a donc annoncé la dissolution de Génération identitaire peu de temps après son action symbolique le 19 janvier 2021 au Col du Portillon à la frontière franco-espagnole. Cette affaire et une récente action du militant no border Cédric Herrou nous montrent toute la difficulté de braquer les projecteurs des médias sur l’immigration massive qui arrive en France.

« La lutte contre l’islamisme »

Après les différents attentats islamistes survenus à l’automne 2020, le gouvernement a voulu afficher sa détermination à combattre l’islamisme qui gagne chaque jour du terrain en France. Une progression que soulignait en septembre 2020 Le Figaro en publiant les résultats d’un sondage parmi les jeunes de culture arabo-musulmane. Coup sur coup, la dissolution des associations Baraka city et du CCIF était annoncée comme premières mesures d’un combat dont la loi sur le « séparatisme » devait être la consécration. Peu importe que, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation, cette loi comporte « des failles béantes de la stratégie du locataire de la place Beauvau contre l’islamisme ». L’essentiel n’est-il pas de bien communiquer et de faire des gestes symboliques ? En termes moins diplomatiques, on appelle cela de l’affichage. Surtout si comme le souligne Actu.fr, le ministre de l’intérieur réfute le lien entre islamisme et immigration.

Un calendrier presque parfait

Alors qu’une partie de la gauche en pleine dérive n’avait de cesse de crier à l’islamophobie pour évoquer la loi sur le séparatisme en débat au parlement, des militants de Génération identitaire ont mené une action visant à mettre en lumière le manque de contrôles à la frontière franco-espagnole. Les frontières françaises semblent en effet toujours aussi poreuses, comme l’illustre la situation au Col de Montgenèvre par exemple, où des militants no border ne cachent pas que « tous les jours, ils sont une dizaine (environ) de migrants à essayer de passer par le col ».

Cette mise en accusation a fortement déplu au ministre de l’intérieur qui annonce à intervalle régulier des « renforcements des contrôles aux frontières ». Après la dissolution de Baraka city et du CCIF, le ministre de l’intérieur n’a donc pas résisté à la tentation d’envoyer un signal à sa gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire.

Génération identitaire : l’agit prop criminalisée

L’Observatoire du journalisme a déjà eu l’occasion de souligner la différence de traitement et de présentation par les médias de grand chemin entre les actions de mouvements catalogués à gauche et celles menées par des mouvements catalogués à droite. Ainsi, Greenpeace, une organisation dont les militants n’hésitent pas à entrer clandestinement dans une centrale nucléaire, a un capital de sympathie intact auprès de nombreux médias. Le mouvement est appelé une « organisation non gouvernementale » et ses activistes sont qualifiés de « militants écologistes ».

À l’opposé, dénoncer l’absence de contrôles aux frontières en ces temps de pandémie et de crise économique vous expose à une présentation stigmatisante. Le mouvement Génération identitaire est fréquemment présenté comme un « groupuscule » et ses membres de militants d’extrême voire d’ultra droite.

Braquer les projecteurs sur les frontières passoires : pas bien

L’action pacifique des militants de Génération identitaire le 19 janvier 2021 à la frontière franco-espagnole a permis de mettre en lumière les frontières passoires, des frontières qui sont loin d’être contrôlées comme la situation l’exige, en dépit des coups de menton du ministre de l’intérieur. Comme lors des actions précédentes, nulle violence dans cette opération de communication, nul dérapage verbal, en dépit des tentatives notamment de Marianne de chercher la faute dans un article à charge, avec un registre lexical tiré des « heures les plus sombres de notre histoire » (la citation est de la rédaction).

Mais l’affaire n’en est pas restée là. Reprenant la présentation à charge et parfois totalement délirante de certains médias, toujours prompts à trouver de la haine là où il ne s’agit que de promouvoir le respect du principe de nationalité et de régularité du séjour, Ouest-France nous apprenait que « le parquet de Saint-Gaudens annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale » après l’action coup de poing menée par les membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ».

Chacun appréciera la tentative de Ouest France d’introduire un peu de violence lors d’une opération « coup de poing » là où il n’y en pas eu… Un cran au-dessus, 20 Minutes nous apprenait le 15 février que « le procureur de la République de Saint-Gaudens a indiqué qu’il avait saisi l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre après l’opération anti-migrants de Génération identitaire dans les Pyrénées ». Dans ces conditions, la réouverture du tribunal de Nuremberg parait envisageable comme prochaine étape, en dépit de l’absence de tout préjudice tant matériel que moral à qui que ce soit…

Préjudice matériel

Pendant ce temps, Cédric Herrou, le militant no border aux 200 passages clandestins revendiqués, s’épanche dans les colonnes de Libération le 13 février. Des caméras installées dans la vallée où il habite l’inquiètent. N’écoutant que son courage, et ces caméras risquant peut-être de braquer les projecteurs sur les nombreux passages de clandestin dans cette vallée à la frontière franco-italienne, il affirme sans crainte : « J’en ai volé une dizaine. Partout, sur tous les chemins ou près de la voie ferrée ».

On apprend dans l’article que ces boitiers sont peut-être la propriété de la SNCF ou de gendarmes mobiles.

L’histoire retiendra que braquer les projecteurs sur des frontières poreuses vous expose non seulement à une présentation plus que négative par de nombreux médias de grand chemin mais également aux poursuites et incriminations judiciaires les plus extrêmes, tandis que revendiquer avoir aidé à des passages clandestins et rendre inopérant des projecteurs qui risqueraient de filmer des clandestins qui franchissent la frontière vous expose à l’impunité voire la sympathie de nombreux médias. Comprenne qui pourra… à moins que ce ne soit que trop facile à comprendre.

Texte repris du site OJIM