Gilles-William Goldnadel : “La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française”

Génération identitaire

L’organisation a reçu vendredi soir la demande de dissolution de la part du ministère de l’Intérieur. L’avocat Gilles-William Goldnadel, qui a accepté de défendre Génération identitaire dans cette affaire, dénonce une atteinte à la démocratie et déplore la schizophrénie française sur la question de l’immigration. Entretien.

Valeurs actuelles. La procédure de dissolution de Génération identitaire (GI), dont vous êtes l’avocat, vient d’être enclenchée par le ministre de l’Intérieur. Quelle est votre réaction ?

Gilles-William Goldnadel. Après avoir lu les motifs avancés par le ministère de l’Intérieur, les bras m’en sont tombés. Si on suit le raisonnement, quelqu’un qui est opposé radicalement à l’immigration massive et illégale est un raciste ou un xénophobe. Je constate donc que la majorité des Français sont racistes et xénophobes. Le gouvernement reproche également à Génération identitaire les actions d’agit-prop qu’ils ont menées, où ils ont été officiellement relaxés par la justice. S’agissant de l’action dans les Pyrénées, le procureur de Saint-Gaudens, qui a eu la funeste idée de les poursuivre alors même qu’il connaissait la déconfiture de son alter ego des Alpes, a dénoncé une pancarte contre l’immigration ! Le seul fait de se plaindre de l’immigration excessive serait donc considéré comme illégale. De la même manière, on reproche à l’organisation d’avoir mené des actions contre le fait que les migrants ou les immigrés non français bénéficient de subsides trop importants de la part de l’État. Là aussi, si l’on considère que de s’en plaindre serait consubstantiel de racisme et de xénophobie, alors je demande que l’on dissolve la majorité des Français.

Le ministère se fonde sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». En quoi est-ce le cas de Génération identitaire ?
Les éléments factuels avancés ont par le passé été considérés comme non délictueux par la justice. Il me semble vraiment que le débat intellectuel sur le refus radical de l’immigration illégale, qui menace réellement l’existence même de la France, avait été tellement gagné que même ce gouvernement prévoyait de s’y attaquer. Il a découvert miraculeusement, au bout d’un an, le caractère prophylactique des frontières nationales. Malgré ses réticences idéologiques, la réalité sanitaire a été plus forte que tout. Je pensais vraiment qu’à part quelques personnes d’extrême-gauche, ce combat était acquis. On peut être opposé radicalement à l’immigration illégale sans être soupçonné de racisme ou de xénophobie. Pour les besoins de cette mauvaise cause, un gouvernement a repris cette vieille antienne. La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française.

Il évoque aussi l’alinéa 2 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui cible des associations « qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». Génération identitaire peut-il vraiment être taxé de ceci ?

C’est une douce plaisanterie. Ils ont simplement endossé des anoraks avec leur sigle. Si quelques-uns, peut-être, peuvent pratiquer les arts martiaux, arriver à parler de « milice » est proprement ridicule. Le NPA a aussi son service d’ordre ! Dans un autre registre, je ne crois pas que l’Unef, qui organise des camps interdits aux blancs, ne soit en cours de dissolution. Il faut être économe de ce genre d’initiative. Je crains que bien au-delà de Génération identitaire, bien au-delà du Rassemblement national, bien au-delà des Républicains, cette initiative soit mal accueillie.

Une dissolution de ce type est-elle dangereuse pour la démocratie ?

C’est une injure à la démocratie. Surtout pour les motifs énoncés. Il y a une aberration intellectuelle réellement gigantesque. Ces jeunes identitaires sont révoltés et désespérés par l’impuissance de l’État à juguler les flux d’une immigration illégale qu’ils vivent comme une invasion, à l’instar d’une majorité de Français. Ils protestent par des actions publicitaires qui ne plaisent pas à cet État impuissant. Alors que le ministre de l’Intérieur entend prendre en main ces sujets, je trouve surréaliste de lancer ce genre de dissolution. L’avocat que je suis ne peut pas accepter cette indignité. Je crains que cela tourne à la confusion juridique, politique et morale de ce gouvernement. Qu’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur puisse se permettre d’écrire que se plaindre que l’immigration est un vecteur d’insécurité soit raciste, alors que cette constatation était acquise au débat, est hallucinant.

Qu’est-ce que cette décision dit du gouvernement actuel ?

En même temps que vous avez M. Darmanin qui se plait à trouver Marine Le Pen parfois un peu « molle », vous avez un ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui, avant d’occuper la place Vendôme, était pour l’interdiction du RN. Je ne suis donc pas dupe de la manœuvre politique du « en même temps ». Pour se faire pardonner à gauche la dissolution des organisations islamistes, il est important de dissoudre une organisation de droite. Je pense très sincèrement que c’est non seulement une aberration juridique mais aussi une grosse faute politique.

N’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures ?

Bien-sûr, j’ai entendu M. Coquerel se réjouir bruyamment de cette initiative ministérielle. Ce n’est pas tous les jours que Coquerel se réjouit d’une initiative du gouvernement. En même temps, on voit là l’aberration scandaleuse de la démarche. M. Coquerel, ce n’est pas n’importe qui. Tandis que les militants de GI étaient poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, M. Coquerel cornaquait des migrants pour occuper la basilique Saint-Denis, là où reposent les rois de France. Il n’y a eu aucune poursuite. Ni contre les migrants, ni contre M. Coquerel. On observe la différence de comportement entre ceux qui tentent désespérément de résister à une immigration illégale et ceux qui encouragent l’illégalité, à l’image de M. Herrou qui bafoue les lois de notre pays en faisant passer des migrants, et qui se trouve relaxé avec les compliments du Conseil constitutionnel. On voit dans quel pays nous sommes.

Sommes-nous une fois de plus dans ce que certains appellent la « tenaille identitaire », qui met sur le même pied d’égalité des organisations islamistes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou BarakaCity et Génération identitaire ?

Vous savez, je suis issu d’un peuple qui sait ce qu’est l’extrême-droite, qui sait les torts qu’elle a causés. Mais je suis ancré dans la réalité. M. Potier, fonctionnaire de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), a donné une interview hallucinante et hallucinée au Monde, où il explique sérieusement que le danger est incarné par les suprémacistes blancs et l’extrême-droite. Toute ma vie intellectuelle a été de montrer que l’extrême-droite fantasmatique a pratiquement disparu du paysage politique et intellectuel français. Le mot a été galvaudé. Je ne pense pas que le Rassemblement national soit un parti d’extrême-droite. Le danger véritable, c’est l’extrême gauche et l’islamisme. Je suis l’un de ceux qui se battent depuis trente ans contre l’islamo-gauchisme. Les gens que je représente sont des patriotes désespérés. Mettre des équivalences entre l’islamisme et des jeunes patriotes qui n’utilisent pas la violence est pour moi une abomination morale. Je ne me laisse pas berner par cette symétrie odieuse. L’identité n’est pas un gros mot.

Il vous reste quelques jours pour répondre au ministère de l’Intérieur, qu’allez-vous faire ?

On va répondre point par point aux accusations. Le ministère aura notre réponse dans le délai extrêmement court qui nous est imparti, et qui est aussi d’une certaine manière attentatoire au droit de la défense. Ils appuient cette dissolution sur des éléments factuels incongrus. Compte tenu de l’inanité des principes soulevés, cela ne m’empêchera pas de bien expliquer aux responsables du ministère à quel point ils sont sur une très mauvaise route juridique, administrative, intellectuelle et morale. Il est encore temps pour le ministre de l’Intérieur, que par ailleurs je respecte, de changer d’avis. Il peut, à l’issue de la réponse que nous allons lui faire, changer d’avis. Je lui conseille amicalement de ne pas aller plus loin.

Abordez-vous cette affaire avec optimisme ?

Si j’avais la certitude de vivre totalement dans un État de droit, je serais d’une sérénité absolue. Mais si je vivais dans un État de droit, il n’y aurait pas eu une telle requête. Malgré tout, je suis condamné à être optimiste.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Génération identitaire : la solution, pas la dissolution, par François Bousquet

Génération identitaire

Gérald Darmanin est un homme émotif – et pressé. Le 26 janvier, il se disait « scandalisé » par les opérations anti-migrants de Génération identitaire dans les Alpes et les Pyrénées. Le pauvre d’homme ! Tartuffe s’est toujours scandalisé d’un rien, c’est même à cela qu’on reconnaît le personnage de Molière. Très bien ! Mais un ministre de l’Intérieur, voilà qui ne laisse pas se surprendre. On attendrait d’un tel homme, « premier flic de France », qu’il se scandalise plutôt du flot de migrants qui font des selfies en passant nos frontières. Ça n’est apparemment pas le cas : les passeurs de migrants ont droit à tous les égards médiatiques. Les sentinelles symboliques au contraire qui veillent à nos frontières sont le seul danger. Ainsi ce 26 janvier Darmanin annonçait-il manu policiari, fort de ses pouvoirs de censure administrative, qu’il n’hésiterait pas à dissoudre Génération identitaire. Quinze jours plus tard, le 12 février, ses services, inhabituellement diligents et efficaces, lançaient la procédure de dissolution du mouvement.

Si jamais le ministre de l’Intérieur devait parvenir à ses fins, ce n’est pas seulement Génération identitaire qui serait dissoute, mais bel et bien notre identité. Car c’est de cela qu’il s’agit. La dissolution, c’est ce qui nous menace tous : dissolution de la France, dissolution de l’Europe, dissolution de notre être même. Ainsi l’exigerait le destin liquide des identités solides. La dissolution, c’est l’épée de Damoclès suspendue sur tous les courants identitaires. Interdit de revendiquer une identité autre que celle de l’état civil. Nouvel avatar de la « cancel culture », cette fois-ci portée au plus niveau de l’État : nous effacer, nous bannir, nous dissoudre dans le Grand Tout diversitaire.

Nous ou les « z’autres » ?

Pourquoi frapper Génération identitaire ? Parce que c’est frapper l’identité au cœur. Génération identitaire s’est imposée depuis des années comme l’organisation la plus dynamique, la plus structurée, la plus imaginative, la seule susceptible de rivaliser en termes d’efficacité avec nos adversaires, dans la défense de nos identités menacées. L’attaquer, c’est attaquer notre avant-garde militante ; c’est accélérer le mouvement de dissolution. La dissolution est un processus physico-historique par lequel une identité millénaire incorporée dans un solvant républicain doit se transformer en une formule hybride, schizo et sans-frontiériste. Tel est le devenir français et européen, à ce qu’il semble, selon notre ministre.

Alors, Darmanin pire que Castaner ? Castaner, le « Kéké de la République », prédécesseur de Darmanin place Beauvau, s’était contenté d’assurer que les manifestations « indigénistes » contre le racisme et les violences policières ne seraient pas sanctionnées, Darmanin fait mieux. Lui, il sanctionnera les indigènes que nous sommes et les organisations qui les défendent. Nous ou les « z’autres » ? Les z’autres ! La République a choisi son camp.

Darmanin a beaucoup à se faire pardonner. Carriériste furieux, certes comme la République en a toujours fabriqué treize à la douzaine, avec cependant chez lui une voracité si transparente qu’elle en devient gênante. C’est qu’il revient de loin. Le gaullisme, le bonapartisme, l’Action française, la Manif pour tous : c’est tout son passé-passif qu’il est en train de liquider. Quand un homme trahit à ce point, il éprouve toujours le besoin d’en effacer les traces.

Comment ne défendrait-on pas Génération identitaire ? Génération identitaire, c’est nous, c’est nos enfants. Intergénération identitaire !

François Bousquet

Texte repris du site Revue-elements.com

Grande manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi prochain !

15/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs Descufon a publié une vidéo pour appeler le plus grand nombre à se mobiliser pour une manifestation de soutien à Génération identitaire.


Il faut que nous soyons le plus nombreux possible. À travers nous c’est toute l’opposition à l’immigration qu’ils veulent interdire. Montrons-leur que nous ne nous laissons pas faire !

➡️ Partagez AU MAXIMUM cette vidéo autour de vous, immédiatement.
Ne les laissons pas nous faire taire.

💥 Rejoignez-nous samedi prochain à Paris, de toute la France et d’Europe !



Le youtubeur Acrobate94, qui avait décroché une banderole de Génération identitaire, mis en examen pour viol

Jean Messiha : « Génération identitaire : la lâcheté de Darmanin »

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sur sa chaîne YouTube, Jean Messiha revient sur l’affaire de Génération identitaire et les menaces proférées par Gérald Darmanin.

Chers amis, on se retrouve comme chaque semaine pour une nouvelle vidéo. J’ai décidé de vous parler cette semaine de l’affaire de génération identitaire puisque vous savez que la semaine dernière, il y a eu un grosse émission de balance ton post consacré à la demande de dissolution de génération identitaire et puis effectivement il y a une actualité brûlante puisque Gérald Darmanin étudie les pistes pour cette dissolution et a même demandé au parquet d’ouvrir une enquête donc cette vidéo est consacrée à cette problématique que je vais mettre en perspective pour vous, pour essayer de mieux vous faire comprendre les enjeux et les dessous de cette histoire.

Voici le déroulé de cette vidéo :
00:00​ – Introduction
00:43​ – L’affaire
04:05​ – Retour sur l’émission « Balance ton post! »
05:33​ – Génération identitaire : la jeune résistance pacifique
06:35​ – Les associations à dissoudre
08:14​ – Le peuple français doit se mobiliser
08:59​ – Les militants de GI ne font de mal à personne !
11:05​ – Il n’y a qu’un seul séparatisme : islamiste
12:08​ – La France a une identité spécifique que je défendrai toujours
16:45​ : Conclusion


Thaïs d’Escufon : “Cette émission a été un véritable succès car le sondage de fin montrait que les Français sont derrière nous !”

Thaïs d’Escufon

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Quelques jours après son passage sur le plateau de “Balance ton post“, la porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, nous dévoile les coulisses de son passage dans l’émission qui a battu son record d’audience de la saison.

Elle répond également au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est dit “scandalisé” des actions du mouvement activiste et envisage sa dissolution.


I-Média – Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média – Gérald Darmanin

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média revient sur la volonté de Gérald Darmanin de dissoudre Génération Identitaire après une action contre l’immigration illégale dans les Pyrénées. Nous verrons que cette hystérie cache plusieurs choses, dont un scandale sexuel !


« Refugees Welcome » – Contre Génération identitaire, des militants d’extrême-gauche entendent “se réapproprier” le col du Portillon

Une pétition pour soutenir Génération Identitaire face à Gérald Darmanin

pétition Génération Identitaire

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a évoqué la possible dissolution de Génération Identitaire. « Scandalisé » par les actions de cette association militante défendant l’identité et les frontières de la France et de l’Europe, Gérald Darmanin a demandé à ses services de réunir les éléments juridiques permettant la dissolution de Génération Identitaire.
Pour s’opposer à cette démarche aussi absurde du ministre de l’Intérieur, une pétition a été lancée. Signez-la et diffusez-la autour de vous.

Lien vers la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire

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Darmanin crie au loup – Génération Identitaire met le gouvernement au pied du mur, par Paul Vermeulen

dissolution GI

Mardi 26 janvier 2021, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, affirmait que Génération Identitaire « saperait le travail de la République ». Au point d’annoncer étudier sa possible dissolution. Signes des temps ? Les Français sont ulcérés par les politiques migratoires menées depuis cinquante ans tandis que la classe politico-médiatique s’effraie de constater que la défense des racines et de l’identité européenne et française demeure ancrée dans l’ADN des peuples.

Il aura suffi d’une petite semaine pour que ces questions – les migrations, les racines et l’identité – s’imposent dans le débat public grâce à Génération Identitaire. D’abord, la polémique déclenchée par les réactions face au passage de Thaïs d’Escufon, l’une des porte-paroles de Génération Identitaire, dans « Balance Ton Post », l’émission de Cyril Hanouna sur C8, jeudi 21 janvier. Le sujet ? Celui qui préoccupe Darmanin et l’idéologie dominante : « Faut-il obliger le gouvernement à dissoudre Génération Identitaire ? ».

Thaïs d’Escufon était invitée à la suite d’une nouvelle action d’envergure menée le 19 janvier, une mission de défense des abords du col du Portillon, près de Bagnères-de-Luchon dans les Pyrénées, lieu de passage des migrants, illégaux et donc par nature délinquants, ce qui n’empêchait pas France Info de répéter en boucle mardi soir 26 janvier qu’il s’agirait de « réfugiés » – ce qu’ils ne sont pas tant qu’aucune décision de droit n’est allée dans ce sens. Sous l’intitulé de Defend Europe, les militants ont voulu rappeler au gouvernement qu’il est de son devoir de protéger les frontières, en particulier contre les filières de migrants abritant des terroristes, ainsi que les attentats perpétrés en France l’ont démontré.

D’après le commandant en chef de la gendarmerie de Saint-Gaudens, « aucun trouble à l’ordre public » ni « opération de remise de migrants » n’a eu lieu. Mieux, il n’a vu que « des personnes avec des drapeaux qui sont restées un petit peu et sont reparties ». Contrairement aux véritables fauteurs de troubles, à l’image des milieux indigénistes que personne ne menace de dissolution, les militants de Génération Identitaire sont soucieux d’ordre. Le procureur de Saint-Gaudens est en désaccord : il ouvre une enquête pour « provocation à la haine raciale », en raison d’une banderole anti-immigration, ce qui reste pourtant du domaine de l’opinion. Pour les mêmes faits, en 2018, dans les Alpes, GI avait été innocentée en appel après avoir été condamnée en première instance. Il va être difficile de dissoudre un mouvement auquel la justice n’a rien d’illégal à reprocher. Une justice qui ne poursuit pas d’autres structures, écologistes notamment, pour des actions coups de poing bien plus violentes.

Ce qui gêne au fond ? Des propos comme ceux de Thaïs d’Escufon. « Il se trouve que pour l’avoir vécu moi-même, toute femme sait très bien que les personnes qui viennent l’embêter dans la rue, qui viennent l’insulter, ce sont des jeunes hommes d’origine africaine et maghrébine, ça… c’est un fait. » Une réalité qui dérange, en somme.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2021

Une pétition contre la dissolution de Génération Identitaire

Gérald Darmanin

26/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mardi 26 janvier, Gérald Darmanin a annoncé qu’il allait « étudier la dissolution de Génération Identitaire ».

Cette déclaration fait suite à l’action menée dans les Pyrénées par les jeunes identitaires qui ont mis en place des équipes de surveillance pour aider les forces de l’ordre à sécuriser nos frontières.

Une opération parfaitement légale qui n’a fait l’objet d’aucune poursuite.

De quoi s’agit-il ?

Le 5 janvier 2021, les autorités avaient soi-disant fermé le Col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, pour risque « migratoire et terroriste ». Génération Identitaire a voulu s’en assurer… et a pu vérifier que ce n’était pas le cas. De toute évidence, le ministre de l’Intérieur ne supporte pas que sa pseudo-fermeté s’avère être une nouvelle fois de l’esbroufe.

Pendant que Gérald Darmanin manifeste sa volonté d’interdire Génération Identitaire, rappelons que sur les 132 mosquées islamistes recensées en France, son ministère n’en a fermé que 9.

Alors que la France est confrontée à un risque d’attentat djihadiste sans précédent, la priorité est de lutter contre l’islamisme, pas de persécuter ceux qui le combattent.

Dénonçons la mascarade politicienne de ce gouvernement qui veut dissoudre une association parfaitement légale pour dissimuler ses échecs dans tous les domaines. Soutenons Génération Identitaire en signant maintenant cette pétition !

SIGNEZ LA PÉTITION POUR SOUTENIR GÉNÉRATION IDENTITAIRE : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire

Thaïs d’Escufon : « C’est scandaleux que ce soit à nous, jeunes militants, d’assurer la protection des Français en surveillant les frontières ! »

Thaïs d’Escufon

Le mouvement Génération identitaire a organisé une action pour surveiller la frontière franco-espagnole afin de dénoncer le manque de contrôles de la part des autorités sur les voies d’entrée des clandestins, malgré un contexte de menace terroriste.

Au micro de Boulevard Voltaire, Thaïs d’Escufon, qui a participé aux tournées de surveillance des frontières, explique quelles sont ses motivations et comment s’est déroulée cette opération.

Vous étiez dans les Pyrénées et aujourd’hui à Toulouse. Génération identitaire menait, hier, une opération Defend Europe dans les Pyrénées. Quel était le but de cette mission ?

Les tournées de surveillance qui ont été effectuées dans les Pyrénées avaient pour but de sécuriser la frontière, et spécialement au col du Portillon. Depuis le 5 janvier 2021, le préfet de Haute-Garonne avait alerté sur l’importante menace terroriste et migratoire à ce point précis. Nous, jeunes militants identitaires, avons voulu exiger la fermeture totale de nos frontières. Si ce risque existe au col du Portillon, il est absolument absurde que le reste des frontières soient ouvertes.

Concrètement, qu’avez-vous fait là-bas ?

Nos équipes de surveillance ont sillonné la zone pour repérer tout migrant éventuel qui chercherait à pénétrer sur notre sol. À ce moment-là, nous aurions alerté les autorités dont c’est le travail pour qu’elles les interpellent et qu’elles procèdent à leur expulsion. Il se trouve que nous n’avons, à ce jour, rencontré aucun migrant. Néanmoins, nous avons relevé qu’en arrivant au col du Portillon, il n’y avait aucune force de gendarmerie présente pour sécuriser ce col.

C’est dramatique lorsqu’on voit le peu de sérieux que donnent les autorités aux menaces terroristes. Il est, ici, question de la sécurité des Français. En revanche, notre présence a permis à ce que des renforts de la Guardia civil du côté espagnol et des renforts de gendarmerie soient déployés sur place. On voyait très bien que n’importe quel migrant qui aurait souhaité venir à pied aurait pu traverser sans problème à ce point précis. C’est là que nous voyons le peu de sérieux qu’accorde la préfecture à cette menace.

Il est quand même scandaleux que ce soit à nous, jeunes militants, de venir faire le travail que la préfecture ne fait pas, c’est-à-dire d’assurer la protection des Français qui habitent en aval dans la région du col. La préfecture est plus stricte quand il s’agit de contrôler des Français qui voudraient partir en Espagne ou ailleurs faire du ski. En revanche, lorsqu’il s’agit de contrôler des migrants clandestins parmi lesquels pourraient se trouver des terroristes en puissance, il n’y a plus personne. Cela fait des années que de plus en plus de migrants clandestins passent par cet endroit-là. Par conséquent, cela augmente l’insécurité dans la vallée. Nous avons, évidemment, été salués et félicités par les habitants qui se réjouissaient de notre présence. Ils craignent que l’endroit où ils vivent soit menacé par ces migrants clandestins. Évidemment, nous n’avons enfreint aucune loi. Notre action consistait simplement à appeler les forces de l’ordre si nous croisions un migrant clandestin.

En 2018, des militants étaient restés plusieurs semaines sur les lieux. Aujourd’hui, qu’en est-il, dans les Pyrénées ? Les militants vont-ils rester et que vont-ils faire ?

Nous avons évalué l’ampleur de la menace. Maintenant, nous n’allons pas avoir une permanence pendant plusieurs semaines. Néanmoins, si la menace persiste, il n’est pas impossible que nous revenions. Nous allons voir en fonction des différents événements. Nous souhaitions seulement alerter sur cette menace-là et n’avions pas vocation à faire une action d’une aussi grande ampleur que celle dans les Alpes.

Récemment, vous avez bénéficié d’une relaxe par rapport à cette mission dans les Alpes.

S’il y avait eu condamnation ou non, cela ne nous aurait en aucun cas empêchés de mener d’autres actions de ce type puisque la menace terroriste existe toujours et que nous n’arrêterons en aucun cas notre combat malgré les intimidations judiciaires qui peuvent se présenter à nous.

Sur votre compte Instagram, des posts ont été censurés. Quelle est votre réaction ?

Nous sommes coutumiers de cette censure. Nous avions déjà eu nos pages Facebook et tous nos comptes Twitter censurés tour à tour. On essaie de s’accommoder. On est notamment sur Telegram, ce réseau social sans censure. J’invite, d’ailleurs, toutes les personnes qui ont visionné cette vidéo à s’abonner à notre chaîne Telegram Génération identitaire ainsi qu’à la mienne, Thaïs d’Escufon. Les médias ayant évoqué notre action se sont fait censurer, je pense notamment au média L’Étudiant libre sur Instagram. Cette censure est idéologique, on le sait, mais elle ne va en aucun cas nous empêcher d’effectuer nos opérations et d’avoir un relais médiatique.

Dans la classe politique locale, l’action a été condamnée unanimement et certains demandent la dissolution de Génération identitaire. La craignez-vous ?

Depuis 2012, certaines personnes demandent notre dissolution. Je pense notamment à Éric Coquerel. Ce n’est pas nouveau et il y en aura encore d’autres. Cela ne nous intimide pas. Maintenant, si, effectivement, le préfet de Haute-Garonne n’a pas apprécié notre opération, c’est peut-être parce que nous avons relevé son incompétence dans la sécurité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire