Thaïs d’Escufon : « Nous ne nous laisserons pas faire »

Thaïs d’Escufon

La porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, réagit au micro de Boulevard Voltaire après que Gérald Darmanin a annoncé que la procédure de dissolution de son mouvement a été enclenchée.
Le mouvement prépare activement sa défense, notamment avec son avocat Me Gilles-William Goldnadel. Au sujet de Gérald Darmanin, Thaïs d’Escufon déclare : « On a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières, à gérer la sécurité des Français. »

Génération identitaire sera-t-il dissous ? Comment avez-vous appris que l’Intérieur était passé à la vitesse supérieure ?

Vendredi soir, le président de Génération identitaire a reçu à son domicile une lettre qui l’informait de la mise en place de la procédure de dissolution de Génération identitaire. Dans cette lettre étaient détaillés tous les motifs qui justifiaient la mise en place de cette dissolution.
Concrètement, c’était absolument ridicule. Tous les éléments notifiés dans cette lettre n’ont aucun fondement sérieux. Nous préparons donc activement notre défense. Quatre avocats travaillent sur le sujet, notamment Maître Goldnadel, qui a accepté de nous défendre. Deux chefs d’accusation nous sont reprochés : l’incitation à la haine raciale et la constitution de milice.
Pour l’incitation à la haine raciale, cela s’appuie, entre autres, par l’occupation de la mosquée de Poitiers que nous avions faite en 2012, sachant que la Justice a tranché et que nous avons été relaxés sur tous les chefs d’accusation concernant cette opération.
Pour la constitution de milice, notre opération Defend Europe dans les Alpes et dans les Pyrénées sont relativement similaires. Là aussi, la Justice a tranché et a déclaré que nous étions relaxés sur tous les chefs d’accusation. Au-delà de cela, beaucoup d’autres éléments sont cités dans cette lettre, notamment des propos que nous avons pu tenir lors d’interviews ou des vidéos qui sont disponibles sur notre chaîne YouTube. Propos pour lesquels nous n’avons jamais été inquiétés par la Justice et nous n’avons jamais eu de procédures judiciaires pour ces propos-là. On se rend très vite compte que cela n’a aucun fondement sérieux.

On serait tenté de dire que l’on vous reproche des choses assez graves, puisque le parquet a fait appel à l’Office central spécial de lutte contre les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les génocides.

Vous rendez-vous compte de l’ampleur de ce qui nous est reproché ? C’est totalement hallucinant !
Tout ce que nous avons fait était des opérations symboliques. Nous déroulions des banderoles ou nous nous trouvions à des frontières pour alerter sur le danger migratoire et terroriste. Il est là, le danger. Quand vous avez un migrant qui traverse la frontière illégalement et qui vient égorger des personnes dans la basilique de Nice… Il se trouve que le responsable de cet attentat était entré en France en passant par Lampedusa. Ce sont des racailles qui ont traîné cette pauvre Lyonnaise, Axelle Dorier, sur 800 mètres jusqu’à ce que sa jambe soit arrachée par le véhicule.
On déroule une banderole qui demande une justice pour ces Français qui se font agresser, tuer et lyncher. Et après, on saisit un parquet pour crimes contre l’humanité, génocide. C’est complètement délirant !

À quoi attribuez-vous cette obstination du ministère de l’Intérieur et de la Justice à en finir avec l’association que vous représentez ?

S’ils attaquent Génération identitaire, c’est parce qu’ils ont bien compris que nous étions tout de même le mouvement qui s’était imposé comme le plus structuré, organisé et le plus efficace dans ses actions, qui étaient les plus spectaculaires et qui avaient une plus grosse attention médiatique. Ils frappent la première ligne. Par conséquent, ils frappent au cœur de l’identité.
Par ailleurs, Gérald Darmanin va, d’un côté, donner des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes qui, elles, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste comme BarakaCity ou le CCIF. Il souhaite mettre sur le même pied d’égalité, après, un mouvement de jeunes pacifiques qui souhaitent défendre la France et la protéger pour donner des gages à la gauche.
Se retrouver sur le même plan que des islamistes qui souhaitent attaquer la France, alors que nous souhaitons la défendre, c’est totalement délirant.
Notre opération dans les Pyrénées a un peu déclenché cette réaction de Gérald Darmanin, qui s’est dit scandalisé par notre opération alors qu’elle était totalement pacifique. Tout ce que nous faisions, c’était alerter sur la menace terroriste et migratoire à ce point de passage précis, chose qui avait été admise par le préfet de Haute-Garonne, Étienne Guyot. Suite à cette opération, la mise en place de dissolution a été enclenchée. Cela révèle un aveu de faiblesse de la part du ministère de l’Intérieur puisqu’on a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières et la sécurité des Français.
On voit bien que ce n’est pas leur priorité. Lorsque nous nous sommes rendus au col du Portillon, alors que le préfet annonçait de fortes mesures, nous avons pu observer par nous-mêmes qu’aucune force de police n’était présente à la frontière et que nous faisions finalement mieux le travail que le ministère de l’Intérieur, alors que nous sommes de simples jeunes, des étudiants ou de jeunes travailleurs. Par conséquent, Gérald Darmanin se sent humilié.

Quel effet ça fait, d’être mis dans le même sac que le CCIF ou que BarakaCity ?

C’est scandaleux et c’est une attaque directe aux valeurs que nous défendons et aussi à tous les Français qui sont hostiles à l’immigration massive. Toutes les enquêtes d’opinion le révèlent :
78 % des Français sont contre l’immigration subie et sont pour une immigration choisie, 55 % des Français sont contre le droit du sol, 58 % sont pour l’abrogation du regroupement familial. La majorité des Français partage les constats que nous faisons, à savoir que l’immigration massive doit stopper. Maintenant, ça suffit, on arrête les frais ! On ne peut plus souffrir tous les dangers qu’elle engendre, que se soit l’insécurité, le harcèlement de rue, le racisme anti-blanc, etc. Nous dressons tout simplement des constats via le biais notamment d’actions fortes. Concrètement, ce que Gérald Darmanin fait, c’est cracher à la tête de tous les Français qui pensent comme nous. Il y a quinze jours, lorsque je suis passée dans l’émission « Balance ton post ! », les téléspectateurs devaient se positionner contre ou pour la dissolution de Génération identitaire. 68 % des téléspectateurs étaient contre la dissolution de Génération identitaire.

Si la décision de justice devait dissoudre Génération identitaire, quel serait votre avenir ?

Concrètement, je ferai toujours partie de ceux qui continueront d’alerter, que ce soit sur les thématiques de l’immigration massive, de l’islamisation, etc. Je pense, notamment, à créer une chaîne YouTube qui pourrait être dédiée à cela et contribuer à éveiller une jeunesse à nos thématiques et continuer à faire partie des lanceurs d’alerte qui lèvent le voile sur ces thématiques encore très taboues dans les médias qui ne sont pas abordées. Pour ce qui est de Génération identitaire, je pense que tous les militants contribueront toujours au combat contre l’immigration massive, puisque tant qu’il y aura une politique migratoire folle, nous ferons partie de ces Français qui la dénoncent et qui souhaitent la combattre. Je ne sais pas vraiment quelle forme prendra ce combat-là. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous laisserons pas faire et que nous ferons toujours partie de la première ligne.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dissolution de Génération Identitaire – Abus de pouvoir, par Franck Deletraz

Dissolution de Génération Identitaire

La chose était à craindre depuis un certain temps déjà. En effet, après s’être juré le 26 janvier dernier de « proposer la dissolution » de Génération identitaire s’il parvenait à réunir « les éléments nécessaires » à une telle procédure, il ne faisait alors aucun doute que l’imposteur de la place Beauvau, pour donner satisfaction aux milices d’extrême gauche et aux professionnels de l’antiracisme, mettrait absolument tout en œuvre pour tenter de faire disparaître de notre paysage politique ce groupe de jeunes patriotes pourtant pacifiques. Aussi n’aurons-nous pas été surpris d’apprendre que quatre policiers ont officiellement notifié vendredi au président de GI l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de son association. Une dissolution évidemment profondément scandaleuse, parce qu’elle ne repose sur aucun fait sérieux, mais aussi très inquiétante parce qu’elle témoigne d’une grave dérive totalitaire de la Macronie.

En tête des accusations portées contre ces jeunes et dynamiques défenseurs de notre pays et de notre identité ? D’abord, celle de former une prétendue « milice privée » ! Accusation pour le moins grotesque, et qui a de quoi laisser pantois quand on connaît le caractère paramilitaire à peine dissimulé de certains groupuscules d’extrême gauche ou islamistes sévissant sur notre sol. Des groupes particulièrement dangereux, mais auxquels Darmanin, « curieusement », ne semble pas s’intéresser…

Autres faits reprochés bien sûr aux militants de GI : les diverses actions originales et très médiatiques qu’ils ont organisées au cours de ces dernières années, notamment dans les Alpes et plus récemment dans les Pyrénées, pour dénoncer la politique délirante du gouvernement en matière d’immigration. Des actions qui, rappelons-le, se sont toujours déroulées pacifiquement et sans troubler l’ordre public. Au point que, malgré l’obstination judiciaire, ces jeunes patriotes n’ont jamais été condamnés en dernière instance. Bref, autant dire que la dissolution réclamée aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur ne repose sur absolument rien, si ce n’est sa haine pour tous ceux qui défendent notre patrie.

La mobilisation doit être totale

Aussi les responsables de GI, qui ont immédiatement annoncé qu’ils auraient recours à « toutes les voies légales pour invalider cette décision inique qui bafoue nos libertés élémentaires », appellent-ils aujourd’hui tous les militants et sympathisants de la droite nationale à se mobiliser massivement pour faire plier le gouvernement. D’abord, en signant leur pétition en ligne sur le site pro-diffusion.com. Ensuite, en étant le plus nombreux possible à participer à la « grande manifestation de soutien » à Génération identitaire qui se tiendra le 20 février à Paris. Une mobilisation d’autant plus capitale que GI a maintenant « dix jours pour répondre » à l’annonce du ministère de l’Intérieur, et que, faute d’éléments nouveaux, Beauvau a précisé que la dissolution sera « très probable sous 15 jours ».

En attendant, cette annonce a fort heureusement scandalisé un certain nombre d’élus, parmi lesquels Marine Le Pen qui, constatant que « les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques », s’est à juste titre inquiétée « d’une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales ». En effet, a souligné la présidente du RN, « sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 février 2021

Gilles-William Goldnadel : “La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française”

Génération identitaire

L’organisation a reçu vendredi soir la demande de dissolution de la part du ministère de l’Intérieur. L’avocat Gilles-William Goldnadel, qui a accepté de défendre Génération identitaire dans cette affaire, dénonce une atteinte à la démocratie et déplore la schizophrénie française sur la question de l’immigration. Entretien.

Valeurs actuelles. La procédure de dissolution de Génération identitaire (GI), dont vous êtes l’avocat, vient d’être enclenchée par le ministre de l’Intérieur. Quelle est votre réaction ?

Gilles-William Goldnadel. Après avoir lu les motifs avancés par le ministère de l’Intérieur, les bras m’en sont tombés. Si on suit le raisonnement, quelqu’un qui est opposé radicalement à l’immigration massive et illégale est un raciste ou un xénophobe. Je constate donc que la majorité des Français sont racistes et xénophobes. Le gouvernement reproche également à Génération identitaire les actions d’agit-prop qu’ils ont menées, où ils ont été officiellement relaxés par la justice. S’agissant de l’action dans les Pyrénées, le procureur de Saint-Gaudens, qui a eu la funeste idée de les poursuivre alors même qu’il connaissait la déconfiture de son alter ego des Alpes, a dénoncé une pancarte contre l’immigration ! Le seul fait de se plaindre de l’immigration excessive serait donc considéré comme illégale. De la même manière, on reproche à l’organisation d’avoir mené des actions contre le fait que les migrants ou les immigrés non français bénéficient de subsides trop importants de la part de l’État. Là aussi, si l’on considère que de s’en plaindre serait consubstantiel de racisme et de xénophobie, alors je demande que l’on dissolve la majorité des Français.

Le ministère se fonde sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». En quoi est-ce le cas de Génération identitaire ?
Les éléments factuels avancés ont par le passé été considérés comme non délictueux par la justice. Il me semble vraiment que le débat intellectuel sur le refus radical de l’immigration illégale, qui menace réellement l’existence même de la France, avait été tellement gagné que même ce gouvernement prévoyait de s’y attaquer. Il a découvert miraculeusement, au bout d’un an, le caractère prophylactique des frontières nationales. Malgré ses réticences idéologiques, la réalité sanitaire a été plus forte que tout. Je pensais vraiment qu’à part quelques personnes d’extrême-gauche, ce combat était acquis. On peut être opposé radicalement à l’immigration illégale sans être soupçonné de racisme ou de xénophobie. Pour les besoins de cette mauvaise cause, un gouvernement a repris cette vieille antienne. La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française.

Il évoque aussi l’alinéa 2 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui cible des associations « qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». Génération identitaire peut-il vraiment être taxé de ceci ?

C’est une douce plaisanterie. Ils ont simplement endossé des anoraks avec leur sigle. Si quelques-uns, peut-être, peuvent pratiquer les arts martiaux, arriver à parler de « milice » est proprement ridicule. Le NPA a aussi son service d’ordre ! Dans un autre registre, je ne crois pas que l’Unef, qui organise des camps interdits aux blancs, ne soit en cours de dissolution. Il faut être économe de ce genre d’initiative. Je crains que bien au-delà de Génération identitaire, bien au-delà du Rassemblement national, bien au-delà des Républicains, cette initiative soit mal accueillie.

Une dissolution de ce type est-elle dangereuse pour la démocratie ?

C’est une injure à la démocratie. Surtout pour les motifs énoncés. Il y a une aberration intellectuelle réellement gigantesque. Ces jeunes identitaires sont révoltés et désespérés par l’impuissance de l’État à juguler les flux d’une immigration illégale qu’ils vivent comme une invasion, à l’instar d’une majorité de Français. Ils protestent par des actions publicitaires qui ne plaisent pas à cet État impuissant. Alors que le ministre de l’Intérieur entend prendre en main ces sujets, je trouve surréaliste de lancer ce genre de dissolution. L’avocat que je suis ne peut pas accepter cette indignité. Je crains que cela tourne à la confusion juridique, politique et morale de ce gouvernement. Qu’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur puisse se permettre d’écrire que se plaindre que l’immigration est un vecteur d’insécurité soit raciste, alors que cette constatation était acquise au débat, est hallucinant.

Qu’est-ce que cette décision dit du gouvernement actuel ?

En même temps que vous avez M. Darmanin qui se plait à trouver Marine Le Pen parfois un peu « molle », vous avez un ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui, avant d’occuper la place Vendôme, était pour l’interdiction du RN. Je ne suis donc pas dupe de la manœuvre politique du « en même temps ». Pour se faire pardonner à gauche la dissolution des organisations islamistes, il est important de dissoudre une organisation de droite. Je pense très sincèrement que c’est non seulement une aberration juridique mais aussi une grosse faute politique.

N’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures ?

Bien-sûr, j’ai entendu M. Coquerel se réjouir bruyamment de cette initiative ministérielle. Ce n’est pas tous les jours que Coquerel se réjouit d’une initiative du gouvernement. En même temps, on voit là l’aberration scandaleuse de la démarche. M. Coquerel, ce n’est pas n’importe qui. Tandis que les militants de GI étaient poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, M. Coquerel cornaquait des migrants pour occuper la basilique Saint-Denis, là où reposent les rois de France. Il n’y a eu aucune poursuite. Ni contre les migrants, ni contre M. Coquerel. On observe la différence de comportement entre ceux qui tentent désespérément de résister à une immigration illégale et ceux qui encouragent l’illégalité, à l’image de M. Herrou qui bafoue les lois de notre pays en faisant passer des migrants, et qui se trouve relaxé avec les compliments du Conseil constitutionnel. On voit dans quel pays nous sommes.

Sommes-nous une fois de plus dans ce que certains appellent la « tenaille identitaire », qui met sur le même pied d’égalité des organisations islamistes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou BarakaCity et Génération identitaire ?

Vous savez, je suis issu d’un peuple qui sait ce qu’est l’extrême-droite, qui sait les torts qu’elle a causés. Mais je suis ancré dans la réalité. M. Potier, fonctionnaire de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), a donné une interview hallucinante et hallucinée au Monde, où il explique sérieusement que le danger est incarné par les suprémacistes blancs et l’extrême-droite. Toute ma vie intellectuelle a été de montrer que l’extrême-droite fantasmatique a pratiquement disparu du paysage politique et intellectuel français. Le mot a été galvaudé. Je ne pense pas que le Rassemblement national soit un parti d’extrême-droite. Le danger véritable, c’est l’extrême gauche et l’islamisme. Je suis l’un de ceux qui se battent depuis trente ans contre l’islamo-gauchisme. Les gens que je représente sont des patriotes désespérés. Mettre des équivalences entre l’islamisme et des jeunes patriotes qui n’utilisent pas la violence est pour moi une abomination morale. Je ne me laisse pas berner par cette symétrie odieuse. L’identité n’est pas un gros mot.

Il vous reste quelques jours pour répondre au ministère de l’Intérieur, qu’allez-vous faire ?

On va répondre point par point aux accusations. Le ministère aura notre réponse dans le délai extrêmement court qui nous est imparti, et qui est aussi d’une certaine manière attentatoire au droit de la défense. Ils appuient cette dissolution sur des éléments factuels incongrus. Compte tenu de l’inanité des principes soulevés, cela ne m’empêchera pas de bien expliquer aux responsables du ministère à quel point ils sont sur une très mauvaise route juridique, administrative, intellectuelle et morale. Il est encore temps pour le ministre de l’Intérieur, que par ailleurs je respecte, de changer d’avis. Il peut, à l’issue de la réponse que nous allons lui faire, changer d’avis. Je lui conseille amicalement de ne pas aller plus loin.

Abordez-vous cette affaire avec optimisme ?

Si j’avais la certitude de vivre totalement dans un État de droit, je serais d’une sérénité absolue. Mais si je vivais dans un État de droit, il n’y aurait pas eu une telle requête. Malgré tout, je suis condamné à être optimiste.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Génération identitaire : la solution, pas la dissolution, par François Bousquet

Génération identitaire

Gérald Darmanin est un homme émotif – et pressé. Le 26 janvier, il se disait « scandalisé » par les opérations anti-migrants de Génération identitaire dans les Alpes et les Pyrénées. Le pauvre d’homme ! Tartuffe s’est toujours scandalisé d’un rien, c’est même à cela qu’on reconnaît le personnage de Molière. Très bien ! Mais un ministre de l’Intérieur, voilà qui ne laisse pas se surprendre. On attendrait d’un tel homme, « premier flic de France », qu’il se scandalise plutôt du flot de migrants qui font des selfies en passant nos frontières. Ça n’est apparemment pas le cas : les passeurs de migrants ont droit à tous les égards médiatiques. Les sentinelles symboliques au contraire qui veillent à nos frontières sont le seul danger. Ainsi ce 26 janvier Darmanin annonçait-il manu policiari, fort de ses pouvoirs de censure administrative, qu’il n’hésiterait pas à dissoudre Génération identitaire. Quinze jours plus tard, le 12 février, ses services, inhabituellement diligents et efficaces, lançaient la procédure de dissolution du mouvement.

Si jamais le ministre de l’Intérieur devait parvenir à ses fins, ce n’est pas seulement Génération identitaire qui serait dissoute, mais bel et bien notre identité. Car c’est de cela qu’il s’agit. La dissolution, c’est ce qui nous menace tous : dissolution de la France, dissolution de l’Europe, dissolution de notre être même. Ainsi l’exigerait le destin liquide des identités solides. La dissolution, c’est l’épée de Damoclès suspendue sur tous les courants identitaires. Interdit de revendiquer une identité autre que celle de l’état civil. Nouvel avatar de la « cancel culture », cette fois-ci portée au plus niveau de l’État : nous effacer, nous bannir, nous dissoudre dans le Grand Tout diversitaire.

Nous ou les « z’autres » ?

Pourquoi frapper Génération identitaire ? Parce que c’est frapper l’identité au cœur. Génération identitaire s’est imposée depuis des années comme l’organisation la plus dynamique, la plus structurée, la plus imaginative, la seule susceptible de rivaliser en termes d’efficacité avec nos adversaires, dans la défense de nos identités menacées. L’attaquer, c’est attaquer notre avant-garde militante ; c’est accélérer le mouvement de dissolution. La dissolution est un processus physico-historique par lequel une identité millénaire incorporée dans un solvant républicain doit se transformer en une formule hybride, schizo et sans-frontiériste. Tel est le devenir français et européen, à ce qu’il semble, selon notre ministre.

Alors, Darmanin pire que Castaner ? Castaner, le « Kéké de la République », prédécesseur de Darmanin place Beauvau, s’était contenté d’assurer que les manifestations « indigénistes » contre le racisme et les violences policières ne seraient pas sanctionnées, Darmanin fait mieux. Lui, il sanctionnera les indigènes que nous sommes et les organisations qui les défendent. Nous ou les « z’autres » ? Les z’autres ! La République a choisi son camp.

Darmanin a beaucoup à se faire pardonner. Carriériste furieux, certes comme la République en a toujours fabriqué treize à la douzaine, avec cependant chez lui une voracité si transparente qu’elle en devient gênante. C’est qu’il revient de loin. Le gaullisme, le bonapartisme, l’Action française, la Manif pour tous : c’est tout son passé-passif qu’il est en train de liquider. Quand un homme trahit à ce point, il éprouve toujours le besoin d’en effacer les traces.

Comment ne défendrait-on pas Génération identitaire ? Génération identitaire, c’est nous, c’est nos enfants. Intergénération identitaire !

François Bousquet

Texte repris du site Revue-elements.com

Grande manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi prochain !

15/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs Descufon a publié une vidéo pour appeler le plus grand nombre à se mobiliser pour une manifestation de soutien à Génération identitaire.


Il faut que nous soyons le plus nombreux possible. À travers nous c’est toute l’opposition à l’immigration qu’ils veulent interdire. Montrons-leur que nous ne nous laissons pas faire !

➡️ Partagez AU MAXIMUM cette vidéo autour de vous, immédiatement.
Ne les laissons pas nous faire taire.

💥 Rejoignez-nous samedi prochain à Paris, de toute la France et d’Europe !



Le youtubeur Acrobate94, qui avait décroché une banderole de Génération identitaire, mis en examen pour viol

Jean Messiha : “Génération identitaire : la lâcheté de Darmanin”

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sur sa chaîne YouTube, Jean Messiha revient sur l’affaire de Génération identitaire et les menaces proférées par Gérald Darmanin.

Chers amis, on se retrouve comme chaque semaine pour une nouvelle vidéo. J’ai décidé de vous parler cette semaine de l’affaire de génération identitaire puisque vous savez que la semaine dernière, il y a eu un grosse émission de balance ton post consacré à la demande de dissolution de génération identitaire et puis effectivement il y a une actualité brûlante puisque Gérald Darmanin étudie les pistes pour cette dissolution et a même demandé au parquet d’ouvrir une enquête donc cette vidéo est consacrée à cette problématique que je vais mettre en perspective pour vous, pour essayer de mieux vous faire comprendre les enjeux et les dessous de cette histoire.

Voici le déroulé de cette vidéo :
00:00​ – Introduction
00:43​ – L’affaire
04:05​ – Retour sur l’émission “Balance ton post!”
05:33​ – Génération identitaire : la jeune résistance pacifique
06:35​ – Les associations à dissoudre
08:14​ – Le peuple français doit se mobiliser
08:59​ – Les militants de GI ne font de mal à personne !
11:05​ – Il n’y a qu’un seul séparatisme : islamiste
12:08​ – La France a une identité spécifique que je défendrai toujours
16:45​ : Conclusion


Thaïs d’Escufon : “Cette émission a été un véritable succès car le sondage de fin montrait que les Français sont derrière nous !”

Thaïs d’Escufon

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Quelques jours après son passage sur le plateau de “Balance ton post“, la porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, nous dévoile les coulisses de son passage dans l’émission qui a battu son record d’audience de la saison.

Elle répond également au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est dit “scandalisé” des actions du mouvement activiste et envisage sa dissolution.


I-Média – Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média – Gérald Darmanin

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin. Scandale sexuel, dissolution et diversion

I-Média revient sur la volonté de Gérald Darmanin de dissoudre Génération Identitaire après une action contre l’immigration illégale dans les Pyrénées. Nous verrons que cette hystérie cache plusieurs choses, dont un scandale sexuel !


« Refugees Welcome » – Contre Génération identitaire, des militants d’extrême-gauche entendent “se réapproprier” le col du Portillon

Une pétition pour soutenir Génération Identitaire face à Gérald Darmanin

pétition Génération Identitaire

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a évoqué la possible dissolution de Génération Identitaire. « Scandalisé » par les actions de cette association militante défendant l’identité et les frontières de la France et de l’Europe, Gérald Darmanin a demandé à ses services de réunir les éléments juridiques permettant la dissolution de Génération Identitaire.
Pour s’opposer à cette démarche aussi absurde du ministre de l’Intérieur, une pétition a été lancée. Signez-la et diffusez-la autour de vous.

Lien vers la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire

Lire la suiteUne pétition pour soutenir Génération Identitaire face à Gérald Darmanin

Darmanin crie au loup – Génération Identitaire met le gouvernement au pied du mur, par Paul Vermeulen

dissolution GI

Mardi 26 janvier 2021, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, affirmait que Génération Identitaire « saperait le travail de la République ». Au point d’annoncer étudier sa possible dissolution. Signes des temps ? Les Français sont ulcérés par les politiques migratoires menées depuis cinquante ans tandis que la classe politico-médiatique s’effraie de constater que la défense des racines et de l’identité européenne et française demeure ancrée dans l’ADN des peuples.

Il aura suffi d’une petite semaine pour que ces questions – les migrations, les racines et l’identité – s’imposent dans le débat public grâce à Génération Identitaire. D’abord, la polémique déclenchée par les réactions face au passage de Thaïs d’Escufon, l’une des porte-paroles de Génération Identitaire, dans « Balance Ton Post », l’émission de Cyril Hanouna sur C8, jeudi 21 janvier. Le sujet ? Celui qui préoccupe Darmanin et l’idéologie dominante : « Faut-il obliger le gouvernement à dissoudre Génération Identitaire ? ».

Thaïs d’Escufon était invitée à la suite d’une nouvelle action d’envergure menée le 19 janvier, une mission de défense des abords du col du Portillon, près de Bagnères-de-Luchon dans les Pyrénées, lieu de passage des migrants, illégaux et donc par nature délinquants, ce qui n’empêchait pas France Info de répéter en boucle mardi soir 26 janvier qu’il s’agirait de « réfugiés » – ce qu’ils ne sont pas tant qu’aucune décision de droit n’est allée dans ce sens. Sous l’intitulé de Defend Europe, les militants ont voulu rappeler au gouvernement qu’il est de son devoir de protéger les frontières, en particulier contre les filières de migrants abritant des terroristes, ainsi que les attentats perpétrés en France l’ont démontré.

D’après le commandant en chef de la gendarmerie de Saint-Gaudens, « aucun trouble à l’ordre public » ni « opération de remise de migrants » n’a eu lieu. Mieux, il n’a vu que « des personnes avec des drapeaux qui sont restées un petit peu et sont reparties ». Contrairement aux véritables fauteurs de troubles, à l’image des milieux indigénistes que personne ne menace de dissolution, les militants de Génération Identitaire sont soucieux d’ordre. Le procureur de Saint-Gaudens est en désaccord : il ouvre une enquête pour « provocation à la haine raciale », en raison d’une banderole anti-immigration, ce qui reste pourtant du domaine de l’opinion. Pour les mêmes faits, en 2018, dans les Alpes, GI avait été innocentée en appel après avoir été condamnée en première instance. Il va être difficile de dissoudre un mouvement auquel la justice n’a rien d’illégal à reprocher. Une justice qui ne poursuit pas d’autres structures, écologistes notamment, pour des actions coups de poing bien plus violentes.

Ce qui gêne au fond ? Des propos comme ceux de Thaïs d’Escufon. « Il se trouve que pour l’avoir vécu moi-même, toute femme sait très bien que les personnes qui viennent l’embêter dans la rue, qui viennent l’insulter, ce sont des jeunes hommes d’origine africaine et maghrébine, ça… c’est un fait. » Une réalité qui dérange, en somme.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2021

Une pétition contre la dissolution de Génération Identitaire

Gérald Darmanin

26/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mardi 26 janvier, Gérald Darmanin a annoncé qu’il allait « étudier la dissolution de Génération Identitaire ».

Cette déclaration fait suite à l’action menée dans les Pyrénées par les jeunes identitaires qui ont mis en place des équipes de surveillance pour aider les forces de l’ordre à sécuriser nos frontières.

Une opération parfaitement légale qui n’a fait l’objet d’aucune poursuite.

De quoi s’agit-il ?

Le 5 janvier 2021, les autorités avaient soi-disant fermé le Col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, pour risque « migratoire et terroriste ». Génération Identitaire a voulu s’en assurer… et a pu vérifier que ce n’était pas le cas. De toute évidence, le ministre de l’Intérieur ne supporte pas que sa pseudo-fermeté s’avère être une nouvelle fois de l’esbroufe.

Pendant que Gérald Darmanin manifeste sa volonté d’interdire Génération Identitaire, rappelons que sur les 132 mosquées islamistes recensées en France, son ministère n’en a fermé que 9.

Alors que la France est confrontée à un risque d’attentat djihadiste sans précédent, la priorité est de lutter contre l’islamisme, pas de persécuter ceux qui le combattent.

Dénonçons la mascarade politicienne de ce gouvernement qui veut dissoudre une association parfaitement légale pour dissimuler ses échecs dans tous les domaines. Soutenons Génération Identitaire en signant maintenant cette pétition !

SIGNEZ LA PÉTITION POUR SOUTENIR GÉNÉRATION IDENTITAIRE : http://www.france-petitions.com/petition/664/petition-contre-la-dissolution-de-generation-identitaire