Dissoudre Génération identitaire mais pas l’UNEF ? Le gouvernement face à ses propres contradictions…

Maryam Pougetoux unef

Comment en sommes-nous arrivés à ce tel état de délabrement de l’université, lieu d’échange et de contradiction, il n’y a pas si longtemps ? Car, faute de dialogue avec celui qui n’est pas d’accord, c’est fatalement au dialogue de sourds qu’on aboutit. Nous y sommes.

D’où ces réunions interdites à « tels » ou « telles » et autres « celles » et « ceux » ayant conduit Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, à envisager une possible dissolution de l’UNEF pour racisme avéré ; ce syndicat étudiant revendiquant, à en croire sa présidente, Mélanie Luce, la tenue de « réunions non mixtes pour permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent ». Soit des cénacles interdits aux Blancs, au nom d’un antiracisme institutionnalisant un racisme nous ramenant aux heures les moins lumineuses de notre Histoire. Bref, c’est le gnou qui se mord la queue.

Il y a seulement quelques semaines, Gérald Darmanin, premier flic de France, dissolvait une autre organisation, Génération identitaire, dont le seul crime consistait à aider les autorités à mieux faire respecter nos frontières. Dans un semblable registre délictuel, on rappellera que le « cinéaste » Cédric Herrou, pour avoir permis aux mêmes immigrés clandestins à mieux violer les mêmes frontières, fut invité à gravir les marches du Festival de Cannes, en mai 2018. Là, ce ne sont plus les traditionnels « deux poids deux mesures » qu’il convient d’évoquer, mais la dinguerie à tous les étages.

Il n’empêche que la très timide initiative de Jean-Michel Blanquer n’a pas tardé à froisser les pudeurs humanistes d’anciens dirigeants de l’UNEF : Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, Caroline De Haas et Aurélien Taché, pour ne citer qu’eux. La preuve par cette pétition dans laquelle, sans rire, il est écrit : « Nous ne pouvons tolérer les propos d’un ministre qui banalisent le fascisme et participent ainsi à la confusion idéologique ambiante. »

Hormis le fait qu’on ne voit pas très bien où pourrait se nicher le rapport entre fascisme et immigration clandestine, surtout quand Jean-Michel Blanquer dénonce, lui aussi, la « pente fasciste » des futurs dissous, il y aurait beaucoup à dire sur la « confusion idéologique » en question. Surtout lorsqu’il est aussi affirmé, dans ce texte, que « l’idéal émancipateur, républicain, laïque, antiraciste et féministe a toujours été la boussole de l’UNEF ».

À croire que le voile islamiste serait « laïc » et « républicain » ; en attendant d’être gratuit et obligatoire ? Qu’interdire aux Blancs de dialoguer avec des Noirs vaudrait brevet « d’antiracisme ». Mais que dire d’une réunion de « Blancs » dans laquelle les « Noirs » n’auraient pas le droit d’intervenir ? Que de faire la promotion de la polygamie serait « féministe ». Et que tout cela ferait figure de bréviaire « émancipateur ». Quel pilpoul !

Il en existe pourtant que ces contradictions ne rebutent pas ; le député européen écologiste David Cormand, par exemple, qui dénonce « une sorte d’inversion des valeurs » conduisant « les personnes qui luttent contre le racisme » à être « taxées de racisme » ; le tout faisant, bien sûr, « le jeu de l’extrême droite ».

Ce qui fait dire à Jean-Christophe Cambadélis, lui aussi ancien ponte de l’UNEF, à l’occasion d’un entretien accordé au Figaro, le 21 mars dernier : « Ce n’est plus un syndicat, c’est devenu un mouvement politique groupusculaire dont l’idéologie est celle des campus anglo-saxons. Ils vont au bout de cette logique en toute bonne foi et en tout sectarisme. Ces militants sont devenus les gardes rouges du “woke”. »

Venant d’un ex-commissaire politique – les trotskistes lambertistes, ce n’étaient pas exactement les Bronzés en vacances –, voilà qui ne manque pas de sel. Cambadélis, antiraciste autoproclamé, qui exigeait jadis la dissolution du Front national pour « racisme », finira-t-il un jour dissous à son tour par ses propres enfants, lesquels ne respectent rien et surtout pas leurs ancêtres ?

Voilà qui ne saurait tarder. Et qui serait finalement assez rigolo.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Interview de Thaïs d’Escufon – Génération identitaire : « Tous les recours possibles »

Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, a répondu aux questions de Présent au sujet de la dissolution du mouvement, annoncée le 3 mars. Un recours a notamment été déposé devant le Conseil d’Etat.


— Gérald Darmanin a mis ses menaces à exécution et dissous Génération identitaire. Quelle fut votre réaction en apprenant la nouvelle ?

— Nous avons d’abord eu un sentiment de révolte et de colère. Cette décision n’a aucun fondement juridique sérieux. Nous avons toujours respecté le cadre de la loi et nos actions sont toujours pacifiques. Pourtant, nous sommes mis sur le même plan que les associations islamistes.

Si la bataille de l’activisme s’achève, la bataille juridique commence car nous comptons utiliser tous les recours possibles pour contester cette décision de l’Etat.

— Quelle est la ligne de défense de vos avocats ?

— Elle s’axe principalement sur la défense de la liberté d’expression et d’association.
 Nous avons déjà posé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat, procédure qui vise à annuler la décision du ministère de l’Intérieur. La réponse pourrait arriver dans quelques mois.
En attendant, nous avons déposé un référé suspension qui vise à suspendre temporairement la décision de dissoudre Génération identitaire tant que le Conseil d’Etat ne se sera pas prononcé définitivement.

— La France devient-elle une dictature ?


— On peut en tout cas se demander si la dictature de la pensée ne va pas prendre de plus en plus d’ampleur. 
La dissolution de Génération identitaire, si elle se confirme, sera la première barrière que fait sauter le gouvernement. Qu’est-ce qu’il l’empêcherait ensuite de faire tomber d’autres associations de droite ou même certains partis politiques français ?

Le message qu’envoie Gérald Darmanin est qu’il est illégal aujourd’hui en France de critiquer une politique quelle qu’elle soit, surtout quand c’est la sienne ou quand elle concerne la politique migratoire. C’est très grave et je pense que cela devrait inquiéter tous ceux qui défendent la liberté d’expression, qu’ils se sentent concernés de près ou de loin par les actions de Génération identitaire.

— De quand date cette « persécution » de Génération identitaire ?

— On a pu constater une accélération de la répression dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, notamment avec la censure de nos réseaux sociaux, l’interdiction de nos manifestations, mais aussi avec des condamnations judiciaires en première instance totalement délirantes – amendes exorbitantes, peines de prison avec sursis ou ferme –, même si elles ont toutes été cassées en deuxième instance.

— A titre personnel, allez-vous poursuivre votre combat politique et, si oui, de quelle manière ?

— Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2021

Dissolution de Génération Identitaire. Le décret démoli point par point par un avocat

Génération Identitaire manifestation

La dissolution de Génération Identitaire a été validée en conseil des ministres cette semaine. Les services juridiques de l’ONG travaillent déjà à un recours devant le Conseil d’Etat pour faire invalider cette dissolution, qui apparait en effet comme surprenante eu égard du contenu très léger du décret annonçant la dissolution.

Sur Twitter, Pierre Gentillet, Avocat, et président @CerclePouchkine, a démoli point par point le décret. « Cela fait 3 fois que je relis le décret de dissolution de Génération Identitaire. Je n’ai jamais lu un texte aussi creux et aussi peu rigoureux juridiquement A ce niveau-là, même un gamin de CM2 peut faire du droit » indique-t-il.

Il déroule ensuite : Premier grief du décret (6° du L212-1 du CSI) : la provocation à la discrimination, la haine ou la violence. « Le décret indique que « les militants se revendiquent de Charles Martel ou de la reconquista ». Se référer à des personnages historiques, mêmes violentes serait donc un délit ? » s’interroge l’avocat qui rappelle que « sur la base de ce même raisonnement, faut-il dissoudre la France Insoumise puisqu’ils citent en permanence les révolutionnaires, tels Hébert ou Robespierre, qui ont massacré des dizaines de milliers de personnes ? Ridicule »

Et de poursuivre : « On reproche à Génération ID de faire le lien entre immigration et délinquance. Selon le Ministère de l’Intérieur, en 2019 : 63% des violences sexuelles commises en Ile-de-France l’ont été par des étrangers Question : faut-il dissoudre le Ministère de l’Intérieur? Ridicule. »

Puis « Fin du deuxième paragraphe et là on attend des sommets de bêtise juridique. Il est reproché à Génération Identitaire d’avoir reçu des dons de la part du terroriste de ChristChurch ( !). Cela prouverait que l’association incite bien à la haine et à la discrimination. Absurdité juridique totale. En quoi le don d’une personne extérieure au mouvement, sans aucun rôle, peut-il entrainer une quelconque responsabilité pour Génération Identitaire ? C’est un pur raisonnement totalitaire »

A noter que sur ce point, un article des Antifas de Libération Pierro Plottu et Maxime Macé a évoqué le fait que Breton Tarrant aurait été un membre bienfaiteur de Génération Identitaire, ce que leur aurait indiqué un de leur contact, Bruno Dalles, ancien directeur du service de renseignement financier Tracfin. Problème, il se trouve pléthore de sites internet qui, à partir d’un certain montant de dons, font de vous automatiquement un membre bienfaiteur. Ce « titre » attribué à Brenton Tarrant ne l’a donc pas été par Génération Identitaire mais bien par le niveau du don que ce dernier a adressé à GI. Sur le site Assothèque, on peut lire que sont membres bienfaiteurs d’une association « ceux qui ont accepté, afin de soutenir financièrement l’association, d’acquitter une cotisation d’un montant supérieur à celui dû par les membres « actifs», ou, plus simplement, les personnes qui adressent régulièrement des dons à l’association. Dans ce dernier cas, le titre de membre bienfaiteur est souvent honorifique ; il ne confère pas de droit particulier » . Ainsi si vous donnez 1000 euros sur le site internet de la République en Marche, vous serez aussi considéré comme membre bienfaiteur, sans que le parti politique n’ait fait quoi que ce soit.

Pour lire la suite, c’est ici !

Dissolucratie – Génération identitaire dissoute. Que vive la génération identitaire !

Darmanin Génération identitaire

Personne ne voulait y croire, parce que le dossier sur lequel repose cette décision de dissoudre Génération identitaire est absolument vide. Personne ne voulait y croire car la ficelle était énorme : il s’agissait d’établir un « en même temps », renvoyant dos à dos des associations de soutien au terrorisme islamiste et de jeunes patriotes français. Personne ne voulait y croire, car les actes reprochés aux identitaires, des millions de personnes les avaient vus sur les réseaux sociaux, et pouvaient témoigner de leur caractère purement symbolique et non violent.

Rappelons les principaux griefs. Avoir déployé une banderole sur le toit d’un immeuble pendant que, dans la rue, des manifestants d’extrême gauche conspuaient la police et se préparaient à l’affrontement. Etre montés jusqu’à un col des Alpes et un col des Pyrénées pour dénoncer les frontières passoires, sachant que c’est l’immigration clandestine qui est interdite, mais pas la présence de jeunes Français sur le sol français, même munis d’une banderole et de fumigènes colorés. Avoir porté des blousons identiques, ce qui, vu d’avion, pouvait peut-être faire penser qu’il s’agissait de douaniers ou de gendarmes. Mais y a-t-il eu une seule plainte ? Une seule personne a-t-elle fait la confusion ?

Comme le soulignent à peu près tous les médias, y compris les plus hostiles à GI, cette dissolution est opérée uniquement pour faire passer la pilule de la dissolution de trois associations islamistes agissant en France, le CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine, dissolutions consécutives à la décapitation du professeur Samuel Paty, ce qui est quand même autre chose qu’un fumigène agité à un col alpin. Une quatrième association, les Loups gris, organisation islamiste d’obédience turque, avait également été dissoute. Un membre des Loups gris s’était illustré en 1981 dans une tentative de meurtre de Jean-Paul II. Le pape avait été grièvement blessé. En octobre dernier, cette organisation paramilitaire, proche des services secrets turcs, avait refait parler d’elle en attaquant des Français, présumés d’origine arménienne, dans la région lyonnaise et iséroise, se livrant à une véritable chasse à l’homme. Ces agressions se voulaient des actions de soutien à l’offensive azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh.

Cette dissolution a déjà fait une victime : Darmanin

On voit à quel point cette symétrie est artificielle entre islamistes et identitaires. Espérons que GI aille jusqu’au bout des recours juridiques, pour ridiculiser une nouvelle fois Darmanin, après le désaveu de la cour d’appel de Grenoble en décembre dernier, qui a relaxé les dirigeants du mouvement, poursuivis pour la manifestation dans les Alpes. Mais le mal est fait : cette mesure va désorganiser un groupe militant, remarquablement rodé aux actions spectaculaires, et ayant réussi à éviter toutes les provocations.

En toute hypothèse, cette dissolution fera une victime : Darmanin lui-même. Habituellement les ministres de l’Intérieur de qualité ou habiles parviennent à s’attacher une partie de l’électorat de droite, ceci quelle que soit leur étiquette politique. Voyez Chevènement, voyez Collomb. Darmanin, lui, a tout perdu. Il avait perdu son duel avec Marine Le Pen. Il perd aujourd’hui son rôle de « jambe droite » de la macronie. Mais il faut dire qu’avec une telle « jambe droite », on préfère être unijambiste…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] On ne dissout pas une génération ! – Retour en image sur la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

25/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi 20 février 2021 a rassemblé plus de 3000 personnes à Paris.

La liberté d’expression et d’associations sont gravement menacés par Darmanin qui souhaite dissoudre notre organisation. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés !


Darmanin joue à quitte ou double en voulant dissoudre Génération Identitaire

« Macron c’est l’anarcho-tyrannie ! » – L’intervention de Jean-Yves Le Gallou lors de la manif de Génération Identitaire

23/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce samedi 20 février 2021, Jean-Yves Le Gallou était présent en soutien à l’association Génération Identitaire, menacée de dissolution par le sinistre Gérald Darmanin.

Il a pu prendre la parole et dénoncer Emmanuel Macron qui, en étant faible avec les ennemis de la France et forts avec ses défenseurs, démontrait la pertinence terrible du concept d’anarcho-tyrannie.

Soutien à Génération Identitaire !


Dissolution de Génération identitaire : l’impossible braquage des projecteurs sur l’invasion migratoire

Génération identitaire

Cela faisait plusieurs mois que l’extrême gauche demandait la dissolution du mouvement Génération identitaire. Comme Éric Zemmour l’a souligné à plusieurs reprises sur CNews, après la dissolution du CCIF, le gouvernement a décidé de mener une opération de communication afin de montrer qu’il est en équilibre sur une jambe droite et une jambe gauche. Gérald Darmanin a donc annoncé la dissolution de Génération identitaire peu de temps après son action symbolique le 19 janvier 2021 au Col du Portillon à la frontière franco-espagnole. Cette affaire et une récente action du militant no border Cédric Herrou nous montrent toute la difficulté de braquer les projecteurs des médias sur l’immigration massive qui arrive en France.

« La lutte contre l’islamisme »

Après les différents attentats islamistes survenus à l’automne 2020, le gouvernement a voulu afficher sa détermination à combattre l’islamisme qui gagne chaque jour du terrain en France. Une progression que soulignait en septembre 2020 Le Figaro en publiant les résultats d’un sondage parmi les jeunes de culture arabo-musulmane. Coup sur coup, la dissolution des associations Baraka city et du CCIF était annoncée comme premières mesures d’un combat dont la loi sur le « séparatisme » devait être la consécration. Peu importe que, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation, cette loi comporte « des failles béantes de la stratégie du locataire de la place Beauvau contre l’islamisme ». L’essentiel n’est-il pas de bien communiquer et de faire des gestes symboliques ? En termes moins diplomatiques, on appelle cela de l’affichage. Surtout si comme le souligne Actu.fr, le ministre de l’intérieur réfute le lien entre islamisme et immigration.

Un calendrier presque parfait

Alors qu’une partie de la gauche en pleine dérive n’avait de cesse de crier à l’islamophobie pour évoquer la loi sur le séparatisme en débat au parlement, des militants de Génération identitaire ont mené une action visant à mettre en lumière le manque de contrôles à la frontière franco-espagnole. Les frontières françaises semblent en effet toujours aussi poreuses, comme l’illustre la situation au Col de Montgenèvre par exemple, où des militants no border ne cachent pas que « tous les jours, ils sont une dizaine (environ) de migrants à essayer de passer par le col ».

Cette mise en accusation a fortement déplu au ministre de l’intérieur qui annonce à intervalle régulier des « renforcements des contrôles aux frontières ». Après la dissolution de Baraka city et du CCIF, le ministre de l’intérieur n’a donc pas résisté à la tentation d’envoyer un signal à sa gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire.

Génération identitaire : l’agit prop criminalisée

L’Observatoire du journalisme a déjà eu l’occasion de souligner la différence de traitement et de présentation par les médias de grand chemin entre les actions de mouvements catalogués à gauche et celles menées par des mouvements catalogués à droite. Ainsi, Greenpeace, une organisation dont les militants n’hésitent pas à entrer clandestinement dans une centrale nucléaire, a un capital de sympathie intact auprès de nombreux médias. Le mouvement est appelé une « organisation non gouvernementale » et ses activistes sont qualifiés de « militants écologistes ».

À l’opposé, dénoncer l’absence de contrôles aux frontières en ces temps de pandémie et de crise économique vous expose à une présentation stigmatisante. Le mouvement Génération identitaire est fréquemment présenté comme un « groupuscule » et ses membres de militants d’extrême voire d’ultra droite.

Braquer les projecteurs sur les frontières passoires : pas bien

L’action pacifique des militants de Génération identitaire le 19 janvier 2021 à la frontière franco-espagnole a permis de mettre en lumière les frontières passoires, des frontières qui sont loin d’être contrôlées comme la situation l’exige, en dépit des coups de menton du ministre de l’intérieur. Comme lors des actions précédentes, nulle violence dans cette opération de communication, nul dérapage verbal, en dépit des tentatives notamment de Marianne de chercher la faute dans un article à charge, avec un registre lexical tiré des « heures les plus sombres de notre histoire » (la citation est de la rédaction).

Mais l’affaire n’en est pas restée là. Reprenant la présentation à charge et parfois totalement délirante de certains médias, toujours prompts à trouver de la haine là où il ne s’agit que de promouvoir le respect du principe de nationalité et de régularité du séjour, Ouest-France nous apprenait que « le parquet de Saint-Gaudens annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale » après l’action coup de poing menée par les membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ».

Chacun appréciera la tentative de Ouest France d’introduire un peu de violence lors d’une opération « coup de poing » là où il n’y en pas eu… Un cran au-dessus, 20 Minutes nous apprenait le 15 février que « le procureur de la République de Saint-Gaudens a indiqué qu’il avait saisi l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre après l’opération anti-migrants de Génération identitaire dans les Pyrénées ». Dans ces conditions, la réouverture du tribunal de Nuremberg parait envisageable comme prochaine étape, en dépit de l’absence de tout préjudice tant matériel que moral à qui que ce soit…

Préjudice matériel

Pendant ce temps, Cédric Herrou, le militant no border aux 200 passages clandestins revendiqués, s’épanche dans les colonnes de Libération le 13 février. Des caméras installées dans la vallée où il habite l’inquiètent. N’écoutant que son courage, et ces caméras risquant peut-être de braquer les projecteurs sur les nombreux passages de clandestin dans cette vallée à la frontière franco-italienne, il affirme sans crainte : « J’en ai volé une dizaine. Partout, sur tous les chemins ou près de la voie ferrée ».

On apprend dans l’article que ces boitiers sont peut-être la propriété de la SNCF ou de gendarmes mobiles.

L’histoire retiendra que braquer les projecteurs sur des frontières poreuses vous expose non seulement à une présentation plus que négative par de nombreux médias de grand chemin mais également aux poursuites et incriminations judiciaires les plus extrêmes, tandis que revendiquer avoir aidé à des passages clandestins et rendre inopérant des projecteurs qui risqueraient de filmer des clandestins qui franchissent la frontière vous expose à l’impunité voire la sympathie de nombreux médias. Comprenne qui pourra… à moins que ce ne soit que trop facile à comprendre.

Texte repris du site OJIM

« On ne dissout pas une génération » – Reportage à la manif de Génération identitaire

Génération identitaire

A l’appel de Génération identitaire, environ 2 000 manifestants se sont retrouvés samedi sur la place Denfert-Rochereau à Paris, pour protester contre la procédure de dissolution de cette association, procédure engagée le 13 février par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cette décision scandaleuse ne repose que sur des fondements juridiques extrêmement faibles pour ne pas dire inexistants (lire l’entretien avec Thaïs d’Escufon dans Présent du 18 février). « Toute la question est de savoir si c’est le droit qui va être jugé. Si c’est le droit, nous allons gagner. C’est une certitude. Si la politique prend le pas sur le droit, nous allons très probablement perdre. C’est une évidence », nous explique Clément Martin, porte-parole de GI.

Anarcho-tyrannie et francophobie

Malgré l’absence remarquée de certaines personnalités politiques, d’autres, très applaudies, se sont exprimées à la tribune. « Vous êtes victimes de l’effondrement des libertés dans notre pays », souligne Florian Philippot qui énumère ces libertés fondamentales attaquées, voire confisquées, par le pouvoir : liberté d’expression, de travailler, de se déplacer, de vivre en France comme des Français, liberté politique, d’association, d’opinion… « Je n’ose imaginer que la justice valide cette dissolution. Si c’était le cas, nous aurions la démonstration par a + b que nous ne sommes plus en état de droit mais en tyrannie. »

Ce terme est repris par Jean-Yves Le Gallou qui qualifie le régime Macron d’anarcho-tyrannie : « Cela veut dire la faiblesse vis-à-vis de ceux qui s’en prennent à nos lois, à nos mœurs, et la répression, la tyrannie, contre ceux qui défendent notre identité. »

Ovationné, Jean Messiha qualifie les actions de GI d’« assistance à peuple en danger. […] Notre prétendue xénophobie, c’est leur francophobie. Du coup on veut vous dissoudre car vous êtes l’obstacle le plus visible à la dissolution de la France. » « Nous ne sommes pas favorables à la souveraineté européenne, ajoute Jean-Frédéric Poisson. Nous ne sommes pas favorables à la société multiculturelle. Nous ne croyons pas que plusieurs références culturelles puissent ensemble et au même niveau de pertinence fixer le cap de la vie commune dans un pays comme le nôtre. »

Alors, quelle solution devant cette invasion migratoire maintes fois dénoncée ? « Remigration », scandent les manifestants. Ce à quoi Jean Messiha ajoute : « Si le retour de la France telle que je l’aime et telle que je m’y suis assimilé voilà plus de quarante ans passe par ma propre remigration, alors que périsse mon propre destin et que vive la France. » Une vraie déclaration d’amour pour son pays d’adoption, que beaucoup de Français, de papier ou immigrationnistes, devraient méditer.

Les manifestants calmes et déterminés ponctuent les interventions de slogans tels que « on est chez nous », « tout le monde réclame des frontières » ou « Darmanin dans les cités ». Quelques dizaines d’antifas, interdits de manifester à Montparnasse, ont bien essayé de les provoquer, mais un service d’ordre nombreux et efficace ainsi que l’intervention très rapide des forces de l’ordre ont eu raison de leurs tentatives de perturbation.

Prochaine étape : mercredi en Conseil des ministres ; et si la dissolution y est prononcée, GI fera un recours devant le Conseil d’Etat. Mais quoi qu’il advienne de l’association, la défense de notre identité ne cessera pas car, comme le proclame une banderole, « on ne dissout pas une génération ».

Jean Kroub

Article paru dans Présent daté du 22 février 2021

Marion Maréchal et Jordan Bardella censurés par Facebook pour avoir défendu Génération identitaire

Au lendemain de la manifestation contre la dissolution de Génération identitaire, Jordan Bardella et Marion Maréchal se sont fait censurés par Facebook. En cause : des publications abordant justement le cas Génération identitaire. Un sujet qui semble interdit sur Facebook.

L’année 2021 devrait décidément être marquée par des discussions sérieuses autour des pouvoirs que sont arrogés les GAFAM (Google – Amazon – Facebook – Apple – Microsoft) depuis quelques années. Il y a quelques semaines encore, les polémiques autour du bannissement de Donald Trump de tous les réseaux sociaux secouaient l’Amérique. Dans la foulée, les GAFAM décidaient même d’empêcher purement et simplement l’accès au réseau conservateur Parler. En France, c’est plutôt le cas de Génération identitaire qui attire de plus en plus l’attention. En cause, outre les menaces de dissolution qui pèsent sur le mouvement de jeunesse, la censure qu’exerce sur lui Facebook sur tous ses réseaux. Et cette censure n’épargne personne, pas même des personnalités politiques de premier plan. Ce dimanche 21 février, Jordan Bardella et Marion Maréchal – respectivement vice-président du RN et directrice de l’ISSEP – se sont ainsi fait bloquer leurs pages Facebook. Le réseau social leur reproche d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire (GI).

GI persona non grata sur Facebook

« Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement ! », a tonné Jordan Bardella sur son compte Twitter, craignant la « censure pure et simple de [sa] page sans recours possible ». Même colère pour Marion Maréchal, qui fusille des GAFAM engagés « dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire ». Dans les faits d’ailleurs, Facebook ne reproche pas exactement à ses victimes du jour d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire. Comme Valeurs actuelles le dévoilait en mai 2020, ce sont en réalité toutes les mentions faites à Génération identitaire qui enfreignent depuis près d’un an « les standards de la communauté Facebook ». Dans les faits, on peut donc désormais se faire bannir de Facebook pour avoir simplement partagé un article mentionnant Génération identitaire, sans même qu’il y ait une quelconque prise de position sur le sujet…

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Succès de la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

22/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ils étaient plus de 3 000 à venir apporter leur soutien à Génération Identitaire à Paris, ce samedi 20 janvier.

Des manifestants ont scandé « On est chez nous ! », d’autres brandissaient des pancartes « Dissous car identitaire » pour soutenir le mouvement.

De nombreux orateurs ont pris la parole, parmi lesquels Jean-Yves Le Gallou, Jean Messiha, Jean-Frédéric Poisson, Florian Philippot ou encore la porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon.

« À aucun moment, Génération identitaire n’a violé la loi. C’est totalement illogique de les dissoudre et c’est un risque en termes de liberté d’expression », a fait valoir Jean-Frédéric Poisson. « Si Génération identitaire est dissous, demain n’importe quel mouvement d’opposition pourra être dissous au bon vouloir du pouvoir. C’est extrêmement problématique, ça s’appelle la tyrannie », a souligné Florian Philippot.

Voici une petite sélection de discours et d’interventions dans les médias :

Eric Zemmour : “Pendant des siècles, ceux qui défendaient les frontières étaient des héros. On les décorait. Aujourd’hui, on les criminalise” (Vidéo)

I-Média – Génération Identitaire : dissolution et persécution

I-Média – Génération Identitaire

20/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Génération Identitaire : dissolution et persécution.

L’une des actualités médiatiques de la semaine, c’est bien entendu l’annonce par Gérald Darmanin de la dissolution de Génération Identitaire.

Une décision totalitaire qui inquiète de nombreux observateurs.


Contre la dissolution de Génération Identitaire – Venez TOUS à Paris ce samedi !

Manifestation Génération Identitaire

19/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 20 février, Génération Identitaire organise une grande manifestation à Paris, 14h Place Denfert-Rochereau.

Ce mouvement risque d’être dissous quelques jours plus tard, c’est donc leur dernière chance pour faire annuler cette décision inique.

Nous avons absolument besoin de votre présence pour les soutenir. Mobilisons-nous pour défendre nos libertés face à l’intolérable dérive dictatoriale du gouvernement d’Emmanuel Macron !


[vidéo] Thaïs d’Escufon : “Toute la VÉRITÉ sur notre dissolution”

Thaïs d’Escufon

19/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs revient avec vous point par point sur la lettre que nous avons reçu exposant les motifs de dissolution de Génération Identitaire.
Mensonges, erreurs, approximations… elle passe tout au crible !

Partagez cette vidéo autour de vous pour révéler cette attaque scandaleuse contre la liberté !


Entretien avec Thaïs d’Escufon – “La dissolution de Génération Identitaire ? Une décision politique !”

Thaïs d’Escufon

Face à la procédure de dissolution engagée par le gouvernement, Génération Identitaire organise un grand rassemblement à Paris ce samedi 20 février. Porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon nous donne des précisions sur l’offensive menée par Gérald Darmanin et appelle les Français à la mobilisation.

— Quand et comment avez-vous appris la décision du gouvernement de dissoudre Génération Identitaire ?

— Le président de Génération Identitaire a reçu vendredi soir (ndlr : le 12 février) une lettre du ministère de l’Intérieur qui lui notifiait la mise en place de la procédure de dissolution du mouvement. Dans celle-ci étaient recensés une vingtaine d’éléments censés appuyer deux chefs d’accusation que le ministère de l’Intérieur nous reproche, à savoir « l’incitation à la haine » et « la constitution d’une milice ». Sauf qu’en s’y attardant, on a constaté que tout était absolument faux, il y avait un grand nombre d’erreurs factuelles, c’était même à se demander si ce n’était pas un stagiaire du ministère de l’Intérieur qui l’avait écrite !

— Quelles étaient ces erreurs grossières ?

— Il nous était par exemple reproché notre opération au col de l’Echelle, dans les Alpes, en avril 2018, où nous avons déroulé une frontière symbolique. Une opération pour laquelle nous avons été relaxés en décembre dernier par la cour d’appel de Grenoble. La justice a déjà tranché donc il n’est pas compréhensible que cet élément figure dans la lettre de dissolution. Il nous est par ailleurs reproché notre opération faite dans les Pyrénées le mois dernier. C’est celle qui a finalement fait réagir Gérald Darmanin et qui lui a fait prendre la décision de dissoudre Génération Identitaire. Celle-ci est pourtant très similaire à la précédente donc nous ne sommes pas inquiétés par la justice.

En ce qui concerne « l’incitation à la haine », nous avons eu un procès à la suite de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012 mais nous n’avons pas été condamnés non plus pour cette action. Tous les éléments peuvent être démontés un par un de manière très simple, on voit bien que c’est sans fondement.

— Etes-vous surprise par cette offensive du gouvernement ?

— Non, cela rentre tout à fait dans l’agenda politique de Gérald Darmanin qui souhaite, à l’image d’Emmanuel Macron, donner à la fois des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes comme BarakaCity ou le CCIF – qui elles, pour le coup, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste –, et à la gauche en s’en prenant à Génération Identitaire. C’est bien sûr totalement absurde de mettre sur le même plan notre mouvement et des associations islamistes qui souhaitent attaquer l’identité de la France et la détruire tandis que nous, nous souhaitons la protéger et la défendre. Par ailleurs, on voit bien que l’UOIF, qui est la branche française des frères musulmans, une organisation considérée comme terroriste dans de nombreux pays, n’est pas inquiétée de dissolution, tout comme cette centaine de mosquées qui en France prêchent encore le jihad.

— Vos actions n’ont donc rien d’illégal ?

— Nos actions ont toujours respecté le cadre de la loi, elles sont purement symboliques. Le préfet de Haute-Garonne avait reconnu que nous n’avions causé aucun trouble à l’ordre public lorsque nous nous sommes rendus dans les Pyrénées et que nous n’avions posé aucun acte illégal. Green Peace n’a jamais été menacée de dissolution pour ses actions d’agit-prop semblables aux nôtres… C’est une décision politique et idéologique de Gérald Darmanin. Nous avons démontré son incapacité à protéger la France et ses frontières, il l’a mal pris et voilà sa réponse.

— Vous organisez une grande manifestation samedi 20 février à Paris, dans quel but ?

— Nous organisons effectivement un grand événement pour la liberté d’expression, pour la liberté d’association et en soutien à Génération Identitaire. Au-delà de l’aspect juridique, puisque nous préparons activement notre défense avec quatre avocats dont maître Gilles-William Goldnadel qui a accepté de nous défendre, nous voulons également montrer au gouvernement que nous sommes capables de faire pression, d’être nombreux, que nous sommes loin d’être seuls. Il y a une majorité de la population qui partage nos constats vis à vis de l’immigration massive, il y a d’ailleurs de nombreux hommes politiques français qui se sont prononcés contre la dissolution de Génération Identitaire car ce serait une grave atteinte à la liberté d’expression. C’est peut-être la dernière manifestation que pourra jamais organiser Génération Identitaire, c’est peut-être la dernière chance que nous avons de faire pression et de montrer que nous ne nous laisserons pas faire aussi facilement. Nous comptons bien contre-attaquer cette décision politique du gouvernement ! Enfin, ce n’est pas seulement notre mouvement qui est attaqué mais ce sont toutes nos idées et la possibilité de critiquer l’immigration. C’est particulièrement grave et c’est pour cela aussi que nous appelons les Français à venir manifester avec nous. C’est scandaleux que la critique du gouvernement entraîne une dissolution, nous avons le droit d’exprimer notre opinion dans le débat public, opinion qui encore une fois n’a rien d’illégal.

— Pensez-vous pouvoir faire annuler la dissolution de votre mouvement ?

— Si c’est uniquement le droit qui est jugé dans cette affaire, nous gagnerons ! C’est une évidence puisque comme je vous le disais, les accusations sont fausses et bancales. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que le ministère de l’Intérieur est clairement déterminé à dissoudre Génération Identitaire et je pense que Gérald Darmanin est prêt à outrepasser le droit. Si besoin, nous irons jusqu’au Conseil d’Etat pour contester cette décision. Nous sommes simplement inquiets que l’idéologie prenne le pas sur le droit.

— Est-ce la fin de la liberté d’expression en France ?

— Si cette affaire ne marque pas la fin de la liberté d’expression dans notre pays, elle lui porte en tout cas un sacré coup, peut-être le coup qui enclencherait tout un tas d’autres décisions répressives de la part du gouvernement.

— Que doit-être la liberté d’expression selon vous ?

— Nous sommes censés avoir le droit d’avoir un avis en France, de nous opposer à l’immigration, de dire par exemple qu’il y a un lien entre délinquance et immigration, ce qui nous est pourtant reproché dans le courrier que nous avons reçu. Cette lettre a aussi retenu contre nous des propos que j’ai eu « le culot » de tenir, et plus précisément que notre peuple est submergé et assassiné par l’immigration massive… ce qui est vrai ! N’importe quel intellectuel de droite aurait pu les tenir sur un plateau télé sans être inquiété et condamné. C’est la liberté d’expression et je n’ai jamais eu de poursuites judiciaires pour ces propos-là.

— Quel message Gérald Darmanin fait-il passer en voulant censurer ces propos ?

— Le message qu’envoie le ministère de l’Intérieur, c’est que les Français doivent se laisser tuer en silence, que nous n’avons pas le droit de demander justice pour les Français qui se font massacrer, assassiner, égorger par des islamistes ou des délinquants et des racailles. C’est une atteinte très grave à la liberté d’expression et nous en avions déjà fait les frais via les réseaux sociaux, où nous sommes censurés. C’est le coup de grâce, mais, ce que je peux vous dire, c’est que le combat identitaire a existé avant Génération Identitaire et il existera après. Tant qu’il y aura de l’immigration massive, il y aura des gens pour s’y opposer, pour dénoncer les dangers et les dégâts qu’elle engendre.

Propos recueillis par Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 février 2021