[vidéo] I-Média – Zemmour, d’Ornellas, Trump… Censure générale !

I-Média censure générale

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre le Conseil d’État qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TV Libertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !


Dissolution de Génération Identitaire – Le Conseil d’État, une officine socialiste, liberticide et immigrationniste, par Jean-Yves Le Gallou

Conseil d’État Génération Identitaire

Les dirigeants de Génération Identitaire ont déposé un recours auprès du Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret de dissolution de leur mouvement. Le Conseil d’État se prononcera sur le fond d’ici six mois à un an. Génération identitaire avait aussi déposé un référé-suspension pour pouvoir continuer son activité militante en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État. Ce référé-suspension a été rejeté le lundi 3 mai 2021 par la section du contentieux du Conseil d’État, dont le président est Christophe Chantepy.

La justification du Conseil d’État

« Saisi par l’association Génération identitaire qui contestait sa dissolution par le Gouvernement, le juge des référés du Conseil d’État constate que l’association promeut une idéologie incitant à la haine et à la violence envers les étrangers et la religion musulmane. Par son organisation, sa communication et ses actions, cette association se positionne comme un recours face aux forces de l’ordre prétendument défaillantes. Le juge des référés estime donc que la dissolution de cette association est proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public et la sécurité publique résultant des activités de l’association. » En justifiant ainsi sa décision de rejet de la demande de Génération Identitaire, le Conseil d’État adopte une rhétorique purement idéologique dont le droit est exclu.

Le Conseil d’État affirme ainsi sans ciller :

1 – Qu’il n’y a-plus place pour la liberté d’expression en France.

2 – Qu’il n’est plus permis de critiquer l’immigration y compris clandestine.

3 – Que la liberté d’association est quantité négligeable.

Bref qu’il a cessé d’être un gardien des libertés.

Une orientation qui s’explique par l’histoire récente et l’idéologie aveugle des hommes qui animent le Conseil d’État

Christophe Chantepy, un militant socialiste choisi par Macron

Christophe Chantepy, le président de la section du contentieux du Conseil d’État, qui a « jugé » (sic !) Génération Identitaire, est un éminent représentant de la « gauche morale ».

« Che Che » – c’est son surnom – a été l’ami de l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pépy et surtout membre de « la bande à Descoings », feu l’ancien directeur de Sciences-Po (selon Richie de Raphaëlle Bacqué, Grasset 2015).
Christophe Chantepy a hanté les cabinets ministériels socialistes sous le second mandat de François Mitterrand puis lors du passage à Matignon de Lionel Jospin. C’est un militant fortement engagé au parti socialiste depuis 2001, d’abord comme soutien de Laurent Fabius avant de passer auprès de François Hollande, puis de devenir président de Désir d’avenir, l’association de Ségolène Royal dont il a été le directeur de campagne présidentielle en 2007.
Christophe Chantepy s’engage à nouveau auprès de Hollande en 2011 avant de diriger le cabinet du premier ministre socialiste Marc Ayraud de 2012 à 2014.

Après un séjour de cinq ans à Athènes comme ambassadeur de France en Grèce, il a été nommé président de la section du contentieux du Conseil d’État par le gouvernement en janvier 2021. Un choix éminemment politique…

Ceci étant, au-delà de la personnalité militante – très « gauche morale » – de Chantepy, le rejet du référé-suspension de Génération Identitaire s’inscrit dans la longue litanie des décisions liberticides du conseil d’État.

Pour lire la suite, c’est ici !

Génération identitaire – « Une dissolution proportionnée », par Francis Bergeron

Génération identitaire

Le conseil d’Etat a entériné la dissolution de Génération Identitaire. Cette confirmation d’interdiction est motivée officiellement par le fait que GI aurait développé un système de pensée, une « idéologie incitant à la haine et à la violence ». Quand ? Où ? Comment ? Nous attendons les réponses à ces questions.

Génération Identitaire fut une magnifique aventure. Elle avait commencé en 2012, quand un groupe de jeunes gens avait très pacifiquement occupé la mosquée de Poitiers en construction. Menacés des pires sanctions pénales pour une simple occupation de quelques heures du toit d’un bâtiment inoccupé, les jeunes gens furent poursuivis dans le cadre d’une procédure qui dura plusieurs années, avant d’être tous relaxés. Où était la haine ? Où était la violence ?

Il y eut aussi les opérations spectaculaires dans les Alpes en avril 2018, puis en janvier dernier dans les Pyrénées. Ces deux opérations étaient purement symboliques : pas de violence, pas de détérioration de biens, pas d’actes illégaux. Un groupe de 80 jeunes gens – essentiellement des Français, mais aussi quelques ressortissants de pays voisins –, était venu occuper pacifiquement un col, à six kilomètres de la frontière italienne, y déployant une banderole, et tirant quelques feux de bengale. Ils étaient là pour affirmer leur opposition à la submersion migratoire, dont ces cols constituent l’une des voies de pénétration clandestine. En première instance, un juge rouge du tribunal de Gap avait condamné les animateurs de GI à l’ahurissante peine de six mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende (29 août 2019). Ils auraient réalisé leur manifestation dans des conditions susceptible de créer, selon le tribunal de Gap, une confusion avec de vraies opérations de police, ce qui est interdit, bien entendu Mais la cour d’appel de Grenoble, le 16 décembre dernier, avait annulé cette condamnation, qui était dénuée de tous fondements juridiques : « les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas caractérisés en l’espèce, retenant une action de pure propagande à visée médiatique ». Nous l’avions raconté dans Présent, bien entendu.

Le 19 janvier dernier, Génération Identitaire renouvelait l’opération : les militants, impeccables de discrétion et de discipline, avaient occupé un col des Pyrénées. C’en était trop pour Gérald Darmanin, qui avait exigé une procédure de dissolution.

Génération Identitaire va poursuivre ses actions de contestation

Voilà apparemment les trois dossiers sur lesquels a reposé cette dissolution. « proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre et la sécurité publique », explique le conseil d’Etat.

A la vérité, on sait parfaitement (y compris les médias de gauche) que cette dissolution avait pour unique but de faire apparaître une sorte de symétrie dans le traitement des groupes islamistes et dans celui des partisans d’un arrêt de l’immigration illégale et d’une remigration dans les pays d’origine.

Les anciens responsables de Génération Identitaire ont indiqué qu’ils allaient poursuivre leur action de contestation de cette dissolution.

Pendant ce temps à Mayotte, les habitants ne se contentent pas de dresser des banderoles sur les plages et d’allumer des fumigènes. Ils donnent souvent la chasse aux clandestins et aux délinquants issus de cette immigration clandestine, et les livrent parfois pieds et poings liés à la police. Le conseil d’Etat ne leur cherche pas de noises. Cela soulèverait trop de questions…en métropole.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2021

Me Pierre-Vincent Lambert : « Le Conseil d’État ne prend même plus la peine de faire la démonstration de cette provocation à la haine »

Pierre-Vincent Lambert

Le 30 avril dernier, Génération Identitaire contestait devant le Conseil d’État sa dissolution prise par décret en conseil des ministres en mars dernier. Ce lundi 3 mai, la plus haute juridiction administrative a rejeté le référé-suspension. Explications et réaction de Me Pierre-Vincent Lambert, avocat de GI.

Vous êtes l’avocat de l’association. Cette décision du Conseil d’État vous surprend-elle ?

Elle ne nous surprend pas outre mesure compte tenu de la jurisprudence habituelle du Conseil d’État sur des dissolutions précédentes. Néanmoins, ce qui est surprenant c’est le fait que le Conseil d’État dans sa formation des référés, retient les deux moyens principaux développés par le ministère de l’Intérieur, à savoir la provocation à la haine et le fait que Génération Identitaire présente les caractères d’une milice privée. Par ailleurs, le juge des référés refuse, sans véritablement motiver sa décision et sans aucune démonstration juridique, de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité que nous avions soulevée, en faisant notamment valoir qu’il y a bien une violation des principes d’égalité. Toutes les associations n’étaient pas traitées de la même façon au regard de cette question de la provocation à la haine. Là-dessus, il y a une fin de non-recevoir sans aucune démonstration juridique véritablement articulée. Le président nous avait annoncé que chaque slogan employé par Génération Identitaire dans ses différentes campagnes tels qu’ils étaient reprochés par le ministère de l’Intérieur seraient pesés et soupesés pour vérifier qu’ils constituent bien une provocation à la haine avec violence. Finalement, dans cette ordonnance, un seul slogan retenu qui est principalement : immigration, racaille, islamisation et reconquête.
Génération Identitaire en tant que telle ne constitue pas une exhortation à la haine contre une communauté identifiée qu’elle soit ethnique, religieuse ou autre. Ce sont habituellement les critères retenus par la jurisprudence judiciaire.
Par ailleurs, ce qui est encore plus surréaliste c’est que la formation des référés retient comme étant xénophobe ou raciste, l’occupation du toit de la caisse d’allocation familiale de Bobigny où les militants avaient déployé une banderole qui portait le slogan « de l’argent pour les Français, pas pour les étrangers ». Ce motif avait été abandonné dans le décret. Il avait été annoncé dans la procédure préalable qui revient par la fenêtre dans le cadre du contentieux juridictionnel, mais qui n’était plus dans le décret de dissolution. En tant que tel, il ne fait que réclamer l’application d’une préférence nationale stricte en matière d’allocation familiale comme le réclame un Eric Zemmour ou le Rassemblement national.

Selon vous, ce que l’on reproche à Génération Identitaire est-ce une idéologie politique ?

A la base, ce sont les textes qui sont problématiques. Le texte sur la dissolution est à peu près similaire à celui du délit d’incitation et de provocation à la haine qui se trouve dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Ces textes-là sont eux-mêmes problématiques parce qu’ils ont un potentiel totalitaire et liberticide qui se manifestent dans ce type de décision. Le Conseil d’État ne prend même plus la peine d’articuler et de faire la démonstration de cette exhortation à la haine et se contente d’un vocabulaire très politicien en nous expliquant que les sentiments xénophobes ou racistes ne sont pas les termes de la loi. C’est du vocabulaire de journaliste de Libération.

Quelles armes juridiques vous restent-ils pour l’intérêt de vos clients ?

Ce n’est que le référé suspension. Il reste la procédure au fond qui a été engagée en annulation du décret. Ce recours-là est toujours pendant et devra être tranché par une autre formation que celle qui a rendu cette ordonnance de référé présidée par monsieur Chantepy qui a un pedigree politique très marqué à gauche. Ce recours devra être guidé par le Conseil d’État dans les mois à venir. Il y aura toujours la pertinence de notre question prioritaire de constitutionnalité, dont le Conseil d’État est toujours saisi, sur lequel il devra se prononcer. Si le Conseil d’État suit la même ligne dans sa décision, il restera à saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Ensuite, les recours seront épuisés.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Conseil d’État a rejeté le référé suspension de Génération identitaire

Thaïs d’Escufon

04/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Conseil d’État a donc rejeté le référé suspension de Génération identitaire. Le 30 avril dernier, Thaïs d’Escufon écrivait : “L’audience vient de se clôturer. Beaucoup de mauvaise foi, d’erreurs factuelles, d’inexactitudes de la part du Ministère de l’Interieur qui s’est réservé le droit de rajouter des éléments au dernier moment dans le décret…
Découvrez donc la réaction de Thaïs d’Escufon suite à la décision du Conseil d’État.


Le Conseil d’État a rejeté notre référé suspension. L’activisme de Génération Identitaire demeure donc interdit jusqu’à la décision au fond.

Cette décision ne constitue pas réellement une surprise même si elle est scandaleuse. Notre action sur le toit de la CAF de Bobigny est même qualifiée de “raciste” alors que nous avions simplement réclamé la mise en place de la préférence nationale de manière pacifique.

Mais nous pouvons garder espoir, ce n’est pas terminé car le Conseil d’Etat doit maintenant se prononcer sur le fond du dossier. Je vous tiendrai informés de la suite des événements.

Merci à tous pour votre soutien !


Dissoudre Génération identitaire mais pas l’UNEF ? Le gouvernement face à ses propres contradictions…

Maryam Pougetoux unef

Comment en sommes-nous arrivés à ce tel état de délabrement de l’université, lieu d’échange et de contradiction, il n’y a pas si longtemps ? Car, faute de dialogue avec celui qui n’est pas d’accord, c’est fatalement au dialogue de sourds qu’on aboutit. Nous y sommes.

D’où ces réunions interdites à « tels » ou « telles » et autres « celles » et « ceux » ayant conduit Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, à envisager une possible dissolution de l’UNEF pour racisme avéré ; ce syndicat étudiant revendiquant, à en croire sa présidente, Mélanie Luce, la tenue de « réunions non mixtes pour permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent ». Soit des cénacles interdits aux Blancs, au nom d’un antiracisme institutionnalisant un racisme nous ramenant aux heures les moins lumineuses de notre Histoire. Bref, c’est le gnou qui se mord la queue.

Il y a seulement quelques semaines, Gérald Darmanin, premier flic de France, dissolvait une autre organisation, Génération identitaire, dont le seul crime consistait à aider les autorités à mieux faire respecter nos frontières. Dans un semblable registre délictuel, on rappellera que le « cinéaste » Cédric Herrou, pour avoir permis aux mêmes immigrés clandestins à mieux violer les mêmes frontières, fut invité à gravir les marches du Festival de Cannes, en mai 2018. Là, ce ne sont plus les traditionnels « deux poids deux mesures » qu’il convient d’évoquer, mais la dinguerie à tous les étages.

Il n’empêche que la très timide initiative de Jean-Michel Blanquer n’a pas tardé à froisser les pudeurs humanistes d’anciens dirigeants de l’UNEF : Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, Caroline De Haas et Aurélien Taché, pour ne citer qu’eux. La preuve par cette pétition dans laquelle, sans rire, il est écrit : « Nous ne pouvons tolérer les propos d’un ministre qui banalisent le fascisme et participent ainsi à la confusion idéologique ambiante. »

Hormis le fait qu’on ne voit pas très bien où pourrait se nicher le rapport entre fascisme et immigration clandestine, surtout quand Jean-Michel Blanquer dénonce, lui aussi, la « pente fasciste » des futurs dissous, il y aurait beaucoup à dire sur la « confusion idéologique » en question. Surtout lorsqu’il est aussi affirmé, dans ce texte, que « l’idéal émancipateur, républicain, laïque, antiraciste et féministe a toujours été la boussole de l’UNEF ».

À croire que le voile islamiste serait « laïc » et « républicain » ; en attendant d’être gratuit et obligatoire ? Qu’interdire aux Blancs de dialoguer avec des Noirs vaudrait brevet « d’antiracisme ». Mais que dire d’une réunion de « Blancs » dans laquelle les « Noirs » n’auraient pas le droit d’intervenir ? Que de faire la promotion de la polygamie serait « féministe ». Et que tout cela ferait figure de bréviaire « émancipateur ». Quel pilpoul !

Il en existe pourtant que ces contradictions ne rebutent pas ; le député européen écologiste David Cormand, par exemple, qui dénonce « une sorte d’inversion des valeurs » conduisant « les personnes qui luttent contre le racisme » à être « taxées de racisme » ; le tout faisant, bien sûr, « le jeu de l’extrême droite ».

Ce qui fait dire à Jean-Christophe Cambadélis, lui aussi ancien ponte de l’UNEF, à l’occasion d’un entretien accordé au Figaro, le 21 mars dernier : « Ce n’est plus un syndicat, c’est devenu un mouvement politique groupusculaire dont l’idéologie est celle des campus anglo-saxons. Ils vont au bout de cette logique en toute bonne foi et en tout sectarisme. Ces militants sont devenus les gardes rouges du “woke”. »

Venant d’un ex-commissaire politique – les trotskistes lambertistes, ce n’étaient pas exactement les Bronzés en vacances –, voilà qui ne manque pas de sel. Cambadélis, antiraciste autoproclamé, qui exigeait jadis la dissolution du Front national pour « racisme », finira-t-il un jour dissous à son tour par ses propres enfants, lesquels ne respectent rien et surtout pas leurs ancêtres ?

Voilà qui ne saurait tarder. Et qui serait finalement assez rigolo.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Interview de Thaïs d’Escufon – Génération identitaire : « Tous les recours possibles »

Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, a répondu aux questions de Présent au sujet de la dissolution du mouvement, annoncée le 3 mars. Un recours a notamment été déposé devant le Conseil d’Etat.


— Gérald Darmanin a mis ses menaces à exécution et dissous Génération identitaire. Quelle fut votre réaction en apprenant la nouvelle ?

— Nous avons d’abord eu un sentiment de révolte et de colère. Cette décision n’a aucun fondement juridique sérieux. Nous avons toujours respecté le cadre de la loi et nos actions sont toujours pacifiques. Pourtant, nous sommes mis sur le même plan que les associations islamistes.

Si la bataille de l’activisme s’achève, la bataille juridique commence car nous comptons utiliser tous les recours possibles pour contester cette décision de l’Etat.

— Quelle est la ligne de défense de vos avocats ?

— Elle s’axe principalement sur la défense de la liberté d’expression et d’association.
 Nous avons déjà posé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat, procédure qui vise à annuler la décision du ministère de l’Intérieur. La réponse pourrait arriver dans quelques mois.
En attendant, nous avons déposé un référé suspension qui vise à suspendre temporairement la décision de dissoudre Génération identitaire tant que le Conseil d’Etat ne se sera pas prononcé définitivement.

— La France devient-elle une dictature ?


— On peut en tout cas se demander si la dictature de la pensée ne va pas prendre de plus en plus d’ampleur. 
La dissolution de Génération identitaire, si elle se confirme, sera la première barrière que fait sauter le gouvernement. Qu’est-ce qu’il l’empêcherait ensuite de faire tomber d’autres associations de droite ou même certains partis politiques français ?

Le message qu’envoie Gérald Darmanin est qu’il est illégal aujourd’hui en France de critiquer une politique quelle qu’elle soit, surtout quand c’est la sienne ou quand elle concerne la politique migratoire. C’est très grave et je pense que cela devrait inquiéter tous ceux qui défendent la liberté d’expression, qu’ils se sentent concernés de près ou de loin par les actions de Génération identitaire.

— De quand date cette « persécution » de Génération identitaire ?

— On a pu constater une accélération de la répression dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, notamment avec la censure de nos réseaux sociaux, l’interdiction de nos manifestations, mais aussi avec des condamnations judiciaires en première instance totalement délirantes – amendes exorbitantes, peines de prison avec sursis ou ferme –, même si elles ont toutes été cassées en deuxième instance.

— A titre personnel, allez-vous poursuivre votre combat politique et, si oui, de quelle manière ?

— Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2021

Dissolution de Génération Identitaire. Le décret démoli point par point par un avocat

Génération Identitaire manifestation

La dissolution de Génération Identitaire a été validée en conseil des ministres cette semaine. Les services juridiques de l’ONG travaillent déjà à un recours devant le Conseil d’Etat pour faire invalider cette dissolution, qui apparait en effet comme surprenante eu égard du contenu très léger du décret annonçant la dissolution.

Sur Twitter, Pierre Gentillet, Avocat, et président @CerclePouchkine, a démoli point par point le décret. « Cela fait 3 fois que je relis le décret de dissolution de Génération Identitaire. Je n’ai jamais lu un texte aussi creux et aussi peu rigoureux juridiquement A ce niveau-là, même un gamin de CM2 peut faire du droit » indique-t-il.

Il déroule ensuite : Premier grief du décret (6° du L212-1 du CSI) : la provocation à la discrimination, la haine ou la violence. « Le décret indique que « les militants se revendiquent de Charles Martel ou de la reconquista ». Se référer à des personnages historiques, mêmes violentes serait donc un délit ? » s’interroge l’avocat qui rappelle que « sur la base de ce même raisonnement, faut-il dissoudre la France Insoumise puisqu’ils citent en permanence les révolutionnaires, tels Hébert ou Robespierre, qui ont massacré des dizaines de milliers de personnes ? Ridicule »

Et de poursuivre : « On reproche à Génération ID de faire le lien entre immigration et délinquance. Selon le Ministère de l’Intérieur, en 2019 : 63% des violences sexuelles commises en Ile-de-France l’ont été par des étrangers Question : faut-il dissoudre le Ministère de l’Intérieur? Ridicule. »

Puis « Fin du deuxième paragraphe et là on attend des sommets de bêtise juridique. Il est reproché à Génération Identitaire d’avoir reçu des dons de la part du terroriste de ChristChurch ( !). Cela prouverait que l’association incite bien à la haine et à la discrimination. Absurdité juridique totale. En quoi le don d’une personne extérieure au mouvement, sans aucun rôle, peut-il entrainer une quelconque responsabilité pour Génération Identitaire ? C’est un pur raisonnement totalitaire »

A noter que sur ce point, un article des Antifas de Libération Pierro Plottu et Maxime Macé a évoqué le fait que Breton Tarrant aurait été un membre bienfaiteur de Génération Identitaire, ce que leur aurait indiqué un de leur contact, Bruno Dalles, ancien directeur du service de renseignement financier Tracfin. Problème, il se trouve pléthore de sites internet qui, à partir d’un certain montant de dons, font de vous automatiquement un membre bienfaiteur. Ce « titre » attribué à Brenton Tarrant ne l’a donc pas été par Génération Identitaire mais bien par le niveau du don que ce dernier a adressé à GI. Sur le site Assothèque, on peut lire que sont membres bienfaiteurs d’une association « ceux qui ont accepté, afin de soutenir financièrement l’association, d’acquitter une cotisation d’un montant supérieur à celui dû par les membres « actifs», ou, plus simplement, les personnes qui adressent régulièrement des dons à l’association. Dans ce dernier cas, le titre de membre bienfaiteur est souvent honorifique ; il ne confère pas de droit particulier » . Ainsi si vous donnez 1000 euros sur le site internet de la République en Marche, vous serez aussi considéré comme membre bienfaiteur, sans que le parti politique n’ait fait quoi que ce soit.

Pour lire la suite, c’est ici !

Dissolucratie – Génération identitaire dissoute. Que vive la génération identitaire !

Darmanin Génération identitaire

Personne ne voulait y croire, parce que le dossier sur lequel repose cette décision de dissoudre Génération identitaire est absolument vide. Personne ne voulait y croire car la ficelle était énorme : il s’agissait d’établir un « en même temps », renvoyant dos à dos des associations de soutien au terrorisme islamiste et de jeunes patriotes français. Personne ne voulait y croire, car les actes reprochés aux identitaires, des millions de personnes les avaient vus sur les réseaux sociaux, et pouvaient témoigner de leur caractère purement symbolique et non violent.

Rappelons les principaux griefs. Avoir déployé une banderole sur le toit d’un immeuble pendant que, dans la rue, des manifestants d’extrême gauche conspuaient la police et se préparaient à l’affrontement. Etre montés jusqu’à un col des Alpes et un col des Pyrénées pour dénoncer les frontières passoires, sachant que c’est l’immigration clandestine qui est interdite, mais pas la présence de jeunes Français sur le sol français, même munis d’une banderole et de fumigènes colorés. Avoir porté des blousons identiques, ce qui, vu d’avion, pouvait peut-être faire penser qu’il s’agissait de douaniers ou de gendarmes. Mais y a-t-il eu une seule plainte ? Une seule personne a-t-elle fait la confusion ?

Comme le soulignent à peu près tous les médias, y compris les plus hostiles à GI, cette dissolution est opérée uniquement pour faire passer la pilule de la dissolution de trois associations islamistes agissant en France, le CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine, dissolutions consécutives à la décapitation du professeur Samuel Paty, ce qui est quand même autre chose qu’un fumigène agité à un col alpin. Une quatrième association, les Loups gris, organisation islamiste d’obédience turque, avait également été dissoute. Un membre des Loups gris s’était illustré en 1981 dans une tentative de meurtre de Jean-Paul II. Le pape avait été grièvement blessé. En octobre dernier, cette organisation paramilitaire, proche des services secrets turcs, avait refait parler d’elle en attaquant des Français, présumés d’origine arménienne, dans la région lyonnaise et iséroise, se livrant à une véritable chasse à l’homme. Ces agressions se voulaient des actions de soutien à l’offensive azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh.

Cette dissolution a déjà fait une victime : Darmanin

On voit à quel point cette symétrie est artificielle entre islamistes et identitaires. Espérons que GI aille jusqu’au bout des recours juridiques, pour ridiculiser une nouvelle fois Darmanin, après le désaveu de la cour d’appel de Grenoble en décembre dernier, qui a relaxé les dirigeants du mouvement, poursuivis pour la manifestation dans les Alpes. Mais le mal est fait : cette mesure va désorganiser un groupe militant, remarquablement rodé aux actions spectaculaires, et ayant réussi à éviter toutes les provocations.

En toute hypothèse, cette dissolution fera une victime : Darmanin lui-même. Habituellement les ministres de l’Intérieur de qualité ou habiles parviennent à s’attacher une partie de l’électorat de droite, ceci quelle que soit leur étiquette politique. Voyez Chevènement, voyez Collomb. Darmanin, lui, a tout perdu. Il avait perdu son duel avec Marine Le Pen. Il perd aujourd’hui son rôle de « jambe droite » de la macronie. Mais il faut dire qu’avec une telle « jambe droite », on préfère être unijambiste…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] On ne dissout pas une génération ! – Retour en image sur la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

25/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi 20 février 2021 a rassemblé plus de 3000 personnes à Paris.

La liberté d’expression et d’associations sont gravement menacés par Darmanin qui souhaite dissoudre notre organisation. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés !


Darmanin joue à quitte ou double en voulant dissoudre Génération Identitaire

« Macron c’est l’anarcho-tyrannie ! » – L’intervention de Jean-Yves Le Gallou lors de la manif de Génération Identitaire

23/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce samedi 20 février 2021, Jean-Yves Le Gallou était présent en soutien à l’association Génération Identitaire, menacée de dissolution par le sinistre Gérald Darmanin.

Il a pu prendre la parole et dénoncer Emmanuel Macron qui, en étant faible avec les ennemis de la France et forts avec ses défenseurs, démontrait la pertinence terrible du concept d’anarcho-tyrannie.

Soutien à Génération Identitaire !


Dissolution de Génération identitaire : l’impossible braquage des projecteurs sur l’invasion migratoire

Génération identitaire

Cela faisait plusieurs mois que l’extrême gauche demandait la dissolution du mouvement Génération identitaire. Comme Éric Zemmour l’a souligné à plusieurs reprises sur CNews, après la dissolution du CCIF, le gouvernement a décidé de mener une opération de communication afin de montrer qu’il est en équilibre sur une jambe droite et une jambe gauche. Gérald Darmanin a donc annoncé la dissolution de Génération identitaire peu de temps après son action symbolique le 19 janvier 2021 au Col du Portillon à la frontière franco-espagnole. Cette affaire et une récente action du militant no border Cédric Herrou nous montrent toute la difficulté de braquer les projecteurs des médias sur l’immigration massive qui arrive en France.

« La lutte contre l’islamisme »

Après les différents attentats islamistes survenus à l’automne 2020, le gouvernement a voulu afficher sa détermination à combattre l’islamisme qui gagne chaque jour du terrain en France. Une progression que soulignait en septembre 2020 Le Figaro en publiant les résultats d’un sondage parmi les jeunes de culture arabo-musulmane. Coup sur coup, la dissolution des associations Baraka city et du CCIF était annoncée comme premières mesures d’un combat dont la loi sur le « séparatisme » devait être la consécration. Peu importe que, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation, cette loi comporte « des failles béantes de la stratégie du locataire de la place Beauvau contre l’islamisme ». L’essentiel n’est-il pas de bien communiquer et de faire des gestes symboliques ? En termes moins diplomatiques, on appelle cela de l’affichage. Surtout si comme le souligne Actu.fr, le ministre de l’intérieur réfute le lien entre islamisme et immigration.

Un calendrier presque parfait

Alors qu’une partie de la gauche en pleine dérive n’avait de cesse de crier à l’islamophobie pour évoquer la loi sur le séparatisme en débat au parlement, des militants de Génération identitaire ont mené une action visant à mettre en lumière le manque de contrôles à la frontière franco-espagnole. Les frontières françaises semblent en effet toujours aussi poreuses, comme l’illustre la situation au Col de Montgenèvre par exemple, où des militants no border ne cachent pas que « tous les jours, ils sont une dizaine (environ) de migrants à essayer de passer par le col ».

Cette mise en accusation a fortement déplu au ministre de l’intérieur qui annonce à intervalle régulier des « renforcements des contrôles aux frontières ». Après la dissolution de Baraka city et du CCIF, le ministre de l’intérieur n’a donc pas résisté à la tentation d’envoyer un signal à sa gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire.

Génération identitaire : l’agit prop criminalisée

L’Observatoire du journalisme a déjà eu l’occasion de souligner la différence de traitement et de présentation par les médias de grand chemin entre les actions de mouvements catalogués à gauche et celles menées par des mouvements catalogués à droite. Ainsi, Greenpeace, une organisation dont les militants n’hésitent pas à entrer clandestinement dans une centrale nucléaire, a un capital de sympathie intact auprès de nombreux médias. Le mouvement est appelé une « organisation non gouvernementale » et ses activistes sont qualifiés de « militants écologistes ».

À l’opposé, dénoncer l’absence de contrôles aux frontières en ces temps de pandémie et de crise économique vous expose à une présentation stigmatisante. Le mouvement Génération identitaire est fréquemment présenté comme un « groupuscule » et ses membres de militants d’extrême voire d’ultra droite.

Braquer les projecteurs sur les frontières passoires : pas bien

L’action pacifique des militants de Génération identitaire le 19 janvier 2021 à la frontière franco-espagnole a permis de mettre en lumière les frontières passoires, des frontières qui sont loin d’être contrôlées comme la situation l’exige, en dépit des coups de menton du ministre de l’intérieur. Comme lors des actions précédentes, nulle violence dans cette opération de communication, nul dérapage verbal, en dépit des tentatives notamment de Marianne de chercher la faute dans un article à charge, avec un registre lexical tiré des « heures les plus sombres de notre histoire » (la citation est de la rédaction).

Mais l’affaire n’en est pas restée là. Reprenant la présentation à charge et parfois totalement délirante de certains médias, toujours prompts à trouver de la haine là où il ne s’agit que de promouvoir le respect du principe de nationalité et de régularité du séjour, Ouest-France nous apprenait que « le parquet de Saint-Gaudens annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale » après l’action coup de poing menée par les membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ».

Chacun appréciera la tentative de Ouest France d’introduire un peu de violence lors d’une opération « coup de poing » là où il n’y en pas eu… Un cran au-dessus, 20 Minutes nous apprenait le 15 février que « le procureur de la République de Saint-Gaudens a indiqué qu’il avait saisi l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre après l’opération anti-migrants de Génération identitaire dans les Pyrénées ». Dans ces conditions, la réouverture du tribunal de Nuremberg parait envisageable comme prochaine étape, en dépit de l’absence de tout préjudice tant matériel que moral à qui que ce soit…

Préjudice matériel

Pendant ce temps, Cédric Herrou, le militant no border aux 200 passages clandestins revendiqués, s’épanche dans les colonnes de Libération le 13 février. Des caméras installées dans la vallée où il habite l’inquiètent. N’écoutant que son courage, et ces caméras risquant peut-être de braquer les projecteurs sur les nombreux passages de clandestin dans cette vallée à la frontière franco-italienne, il affirme sans crainte : « J’en ai volé une dizaine. Partout, sur tous les chemins ou près de la voie ferrée ».

On apprend dans l’article que ces boitiers sont peut-être la propriété de la SNCF ou de gendarmes mobiles.

L’histoire retiendra que braquer les projecteurs sur des frontières poreuses vous expose non seulement à une présentation plus que négative par de nombreux médias de grand chemin mais également aux poursuites et incriminations judiciaires les plus extrêmes, tandis que revendiquer avoir aidé à des passages clandestins et rendre inopérant des projecteurs qui risqueraient de filmer des clandestins qui franchissent la frontière vous expose à l’impunité voire la sympathie de nombreux médias. Comprenne qui pourra… à moins que ce ne soit que trop facile à comprendre.

Texte repris du site OJIM

« On ne dissout pas une génération » – Reportage à la manif de Génération identitaire

Génération identitaire

A l’appel de Génération identitaire, environ 2 000 manifestants se sont retrouvés samedi sur la place Denfert-Rochereau à Paris, pour protester contre la procédure de dissolution de cette association, procédure engagée le 13 février par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cette décision scandaleuse ne repose que sur des fondements juridiques extrêmement faibles pour ne pas dire inexistants (lire l’entretien avec Thaïs d’Escufon dans Présent du 18 février). « Toute la question est de savoir si c’est le droit qui va être jugé. Si c’est le droit, nous allons gagner. C’est une certitude. Si la politique prend le pas sur le droit, nous allons très probablement perdre. C’est une évidence », nous explique Clément Martin, porte-parole de GI.

Anarcho-tyrannie et francophobie

Malgré l’absence remarquée de certaines personnalités politiques, d’autres, très applaudies, se sont exprimées à la tribune. « Vous êtes victimes de l’effondrement des libertés dans notre pays », souligne Florian Philippot qui énumère ces libertés fondamentales attaquées, voire confisquées, par le pouvoir : liberté d’expression, de travailler, de se déplacer, de vivre en France comme des Français, liberté politique, d’association, d’opinion… « Je n’ose imaginer que la justice valide cette dissolution. Si c’était le cas, nous aurions la démonstration par a + b que nous ne sommes plus en état de droit mais en tyrannie. »

Ce terme est repris par Jean-Yves Le Gallou qui qualifie le régime Macron d’anarcho-tyrannie : « Cela veut dire la faiblesse vis-à-vis de ceux qui s’en prennent à nos lois, à nos mœurs, et la répression, la tyrannie, contre ceux qui défendent notre identité. »

Ovationné, Jean Messiha qualifie les actions de GI d’« assistance à peuple en danger. […] Notre prétendue xénophobie, c’est leur francophobie. Du coup on veut vous dissoudre car vous êtes l’obstacle le plus visible à la dissolution de la France. » « Nous ne sommes pas favorables à la souveraineté européenne, ajoute Jean-Frédéric Poisson. Nous ne sommes pas favorables à la société multiculturelle. Nous ne croyons pas que plusieurs références culturelles puissent ensemble et au même niveau de pertinence fixer le cap de la vie commune dans un pays comme le nôtre. »

Alors, quelle solution devant cette invasion migratoire maintes fois dénoncée ? « Remigration », scandent les manifestants. Ce à quoi Jean Messiha ajoute : « Si le retour de la France telle que je l’aime et telle que je m’y suis assimilé voilà plus de quarante ans passe par ma propre remigration, alors que périsse mon propre destin et que vive la France. » Une vraie déclaration d’amour pour son pays d’adoption, que beaucoup de Français, de papier ou immigrationnistes, devraient méditer.

Les manifestants calmes et déterminés ponctuent les interventions de slogans tels que « on est chez nous », « tout le monde réclame des frontières » ou « Darmanin dans les cités ». Quelques dizaines d’antifas, interdits de manifester à Montparnasse, ont bien essayé de les provoquer, mais un service d’ordre nombreux et efficace ainsi que l’intervention très rapide des forces de l’ordre ont eu raison de leurs tentatives de perturbation.

Prochaine étape : mercredi en Conseil des ministres ; et si la dissolution y est prononcée, GI fera un recours devant le Conseil d’Etat. Mais quoi qu’il advienne de l’association, la défense de notre identité ne cessera pas car, comme le proclame une banderole, « on ne dissout pas une génération ».

Jean Kroub

Article paru dans Présent daté du 22 février 2021

Marion Maréchal et Jordan Bardella censurés par Facebook pour avoir défendu Génération identitaire

Au lendemain de la manifestation contre la dissolution de Génération identitaire, Jordan Bardella et Marion Maréchal se sont fait censurés par Facebook. En cause : des publications abordant justement le cas Génération identitaire. Un sujet qui semble interdit sur Facebook.

L’année 2021 devrait décidément être marquée par des discussions sérieuses autour des pouvoirs que sont arrogés les GAFAM (Google – Amazon – Facebook – Apple – Microsoft) depuis quelques années. Il y a quelques semaines encore, les polémiques autour du bannissement de Donald Trump de tous les réseaux sociaux secouaient l’Amérique. Dans la foulée, les GAFAM décidaient même d’empêcher purement et simplement l’accès au réseau conservateur Parler. En France, c’est plutôt le cas de Génération identitaire qui attire de plus en plus l’attention. En cause, outre les menaces de dissolution qui pèsent sur le mouvement de jeunesse, la censure qu’exerce sur lui Facebook sur tous ses réseaux. Et cette censure n’épargne personne, pas même des personnalités politiques de premier plan. Ce dimanche 21 février, Jordan Bardella et Marion Maréchal – respectivement vice-président du RN et directrice de l’ISSEP – se sont ainsi fait bloquer leurs pages Facebook. Le réseau social leur reproche d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire (GI).

GI persona non grata sur Facebook

« Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement ! », a tonné Jordan Bardella sur son compte Twitter, craignant la « censure pure et simple de [sa] page sans recours possible ». Même colère pour Marion Maréchal, qui fusille des GAFAM engagés « dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire ». Dans les faits d’ailleurs, Facebook ne reproche pas exactement à ses victimes du jour d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire. Comme Valeurs actuelles le dévoilait en mai 2020, ce sont en réalité toutes les mentions faites à Génération identitaire qui enfreignent depuis près d’un an « les standards de la communauté Facebook ». Dans les faits, on peut donc désormais se faire bannir de Facebook pour avoir simplement partagé un article mentionnant Génération identitaire, sans même qu’il y ait une quelconque prise de position sur le sujet…

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Succès de la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

22/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ils étaient plus de 3 000 à venir apporter leur soutien à Génération Identitaire à Paris, ce samedi 20 janvier.

Des manifestants ont scandé « On est chez nous ! », d’autres brandissaient des pancartes « Dissous car identitaire » pour soutenir le mouvement.

De nombreux orateurs ont pris la parole, parmi lesquels Jean-Yves Le Gallou, Jean Messiha, Jean-Frédéric Poisson, Florian Philippot ou encore la porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon.

« À aucun moment, Génération identitaire n’a violé la loi. C’est totalement illogique de les dissoudre et c’est un risque en termes de liberté d’expression », a fait valoir Jean-Frédéric Poisson. « Si Génération identitaire est dissous, demain n’importe quel mouvement d’opposition pourra être dissous au bon vouloir du pouvoir. C’est extrêmement problématique, ça s’appelle la tyrannie », a souligné Florian Philippot.

Voici une petite sélection de discours et d’interventions dans les médias :