Thaïs d’Escufon condamnée par la justice à 2 mois de prison et 3000 euros d’amende

Thaïs d’Escufon

La Justice a tranché. La jeune influenceuse de droite Thaïs d’Escufon a été condamnée par le tribunal de Saint-Gaudens à une peine de 2 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 3.000 euros.

Une condamnation pour « provocation publique à la haine raciale »

Le parquet de Saint-Gaudens avait requis en première instance une peine de 4 mois d’emprisonnement et une amende de 4.000 euros. Le procureur en charge de l’affaire avait notamment retenu pour caractère pénal une infraction d’injure et avait expliqué que la militante « stigmatisait » les migrants. Ce dernier avait ajouté que les mots de Thaïs étaient « une expression outrageante, un terme de mépris ou invective ».

Thaïs, ancienne porte-parole du mouvement Génération identitaire, avait été mise en cause pour « provocation publique à la haine raciale et injures publiques » après l’opération anti-migrants menée par le collectif, mi-janvier, dans les Pyrénées. Plus précisément, Thaïs d’Escufon avait tenu les propos suivants : « Nous refusons que notre peuple continue d’être submergé et assassiné par cette immigration massive. […] À tous ceux qui veulent nous envahir, retournez chez vous. L’Europe ne sera jamais votre maison. »

Déclarée coupable des faits reprochés, la jeune Thaïs a déjà annoncé vouloir faire appel et assure continuer son combat idéologique. Elle a également lancé un appel aux dons afin de payer ses frais d’avocat.


Texte repris du site Valeurs Actuelles

Le Conseil d’État confirme la dissolution de Génération identitaire – L’appel de l’ASLA

ASLA génération identitaire

Les lecteurs réguliers de Polémia le savent bien. Le Conseil d’État est « une officine socialiste, liberticide et immigrationniste », selon les mots de Jean-Yves Le Gallou. Les membres de cette institution sont par exemples autorisés à sortir de leur obligation de réserve… lorsqu’ils défendent l’immigration !
Rien d’étonnant donc à ce que le scandale judiciaire que constituait la dissolution de Génération identitaire soit finalement validée par le Conseil d’État.
Découvrez le communiqué de l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (ASLA) qui évoque ce scandale et appelle aux dons pour soutenir les lanceurs d’alerte que sont les militants identitaires.


Le 2 juillet 2021, le Conseil d’État a rendu un arrêt rejetant la requête de Génération identitaire contre la dissolution prononcée en mars 2021 à l’initiative de Gérald Darmanin. La dissolution de Génération identitaire a donc été confirmée.

Il est à noter que le motif abusif de constitution de milice (avancé par rapport aux cours de boxe donnés lors des universités d’été), d’abord retenu par le gouvernement, a été rejeté par le Conseil d’État.

Malgré cela, les motifs requis pour la dissolution, ainsi que les arguments avancés par le Conseil d’État dans son arrêt, confirment le caractère politique de cette dissolution. Sous un prétexte très mince d’incitation à la haine, les autorités politiques et judiciaires françaises font régner une répression politique et idéologique évidente sur les lanceurs d’alerte identitaires.

Ces décisions appuient un constat de plus en plus évident : le soi-disant “État de droit” n’est qu’un dispositif destiné à forcer la poursuite du multiculturalisme en France, et à pénaliser ceux qui en critiquent les conséquences désastreuses.

Plus que jamais, les Français attachés à leur patrie doivent prendre conscience de la tyrannie silencieuse qui les traite comme des criminels dans leur propre pays.

Plus que jamais, les lanceurs d’alerte ont besoin de votre soutien dans la défense de la France.

Faire un don à l’ASLA : https://asla.fr/faire-un-don/

Texte repris du site Polémia

Greenpeace ou Génération identitaire : les deux justices, par Francis Bergeron

justice generation identitaire

En février 2020, 26 militants de Greenpeace avaient envahi la centrale nucléaire de Tricastin. C’était une violation de propriété et un risque pour les installations et le personnel de la centrale. L’affaire est jugée en ce moment et le procureur réclame… la clémence des juges. Pour les identitaires qui avaient déployé une banderole dans les Pyrénées et les Alpes, le procureur avait réclamé la plus extrême rigueur. Deux procureurs ou deux justices ?

Le 21 février 2020 un commando composé de 34 militants d’extrême gauche avait attaqué la centrale de Tricastin, située dans la Drôme. Vingt-six d’entre eux avaient réussi à y pénétrer : ils avaient découpé la grille d’enceinte, tandis que huit autres manifestaient devant l’entrée pour détourner l’attention des gardes. Leur procès avait lieu cette semaine. Une telle opération pose de graves questions : d’abord celle de la sécurité de ces centrales. Les militants de Greenpeace auraient pu être des terroristes islamistes. On imagine sans peine ce qui aurait pu alors advenir.

Un jugement sévère, pour l’exemple, était attendu car il y avait eu violation de propriété, destruction de biens, menaces sur le personnel. Un jugement indulgent risquait au contraire de favoriser la multiplication de ce genre d’opérations. Greenpeace s’en est d’ailleurs fait une spécialité. Ses militants s’étaient précédemment attaqués (octobre 2017) à la centrale de Cattenom en Moselle. Avec des actions à répétition de ce type, c’en serait fini, de fait, de l’exploitation de notre parc nucléaire, le personnel étant littéralement empêché de travailler du fait de ces activistes. Pire que cela, on peut imaginer que des groupes terroristes se faisant passer pour des militants de Greenpeace s’introduisent de la même façon dans des centrales.

Pour toutes ces considérations, quand le procureur Michel Coste a pris la parole, et annoncé que ses propos risquaient d’être déplaisants, tout le monde a pensé qu’il allait réclamer de la prison ferme à l’égard des membres du commando.

A la surprise générale, le procureur s’est lancé dans un virulent discours militant… contre la victime, en l’occurrence EDF. Incroyable retournement de situation !

Son intervention a consisté à stigmatiser l’industrie nucléaire. Il a évoqué l’échec industriel de Flamanville, les catastrophes nucléaires du passé (Tchernobyl, etc.). Pour lui, les sites nucléaires « représentent tous un danger ». Ce discours politique, ce discours militant, est une première, émanant du procureur, censé faire appliquer les lois en vigueur, non le programme politique d’une fraction de l’extrême gauche.

Le représentant de l’Etat a donc officiellement demandé l’indulgence pour les accusés, tandis que la défense de ces mêmes accusés demandait une relaxe générale du commando.

Au même moment, le parquet de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) réclamait quatre mois de prison avec sursis contre la militante identitaire Thaïs d’Escufon, pour avoir critiqué l’immigration clandestine (qui est toujours interdite par la loi, même si la loi n’est plus appliquée) dans une vidéo. La décision est attendue au 9 septembre.

Le procureur est en principe la voix de la puissance publique, et nous en avons là une démonstration remarquable, avec cette pratique du « en même temps ». Il aurait été plus simple de citer La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable… » disait-il déjà au XVIIe siècle.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2021

L’arrêt du Conseil d’État concernant la dissolution de Génération Identitaire est tombé !

03/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’arrêt du Conseil d’État concernant la dissolution de Génération Identitaire est tombé.

Voici la réaction de Thaïs d’Escufon :

La décision prise en Conseil des Ministres au mois de mars 2021 est confirmée et DÉFINITIVE.

La dimension purement politique est d’ailleurs évidente : dans son arrêt, le Conseil d’État abandonne l’accusation ridicule de “constitution de milice” (qui s’appuyait sur… des cours de boxe lors de notre Université d’Été). Il ne reste donc plus que le motif “d’appel à la haine”, notion volontairement floue et permettant tous les abus de pouvoir.

Cette volonté évidente de bâillonner notre jeunesse est scandaleuse, alors même que le XXIe siècle va être celui de tous les périls pour les Européens.

Mais vous savez que pouvez compter sur moi. La répression ne me fera jamais taire.

L’enjeu est trop immense, puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que de la survie de notre peuple.

Le combat continue dès maintenant.

La justice contre les lanceurs d’alerte identitaires

justice identitaires

Le 18 juin, deux anciens militants de Génération identitaire (mouvement dissous par Darmanin en mars dernier) d’Aix-en-Provence ont été condamnés par le tribunal correctionnel de leur ville. Leur tort ? Ils avaient collé des affiches dénonçant l’immigration et l’islamisation, et appelant à la reconquête.

Les deux jeunes hommes ont écopé chacun d’une amende certes relativement symbolique à ce stade (1 500 euros dont 1 000 avec sursis pour l’un, 1 000 euros dont 500 avec sursis pour l’autre), mais ils devront également verser un euro aux ayatollahs de l’immigration massive qui s’étaient portés partie civile, c’est-à-dire SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme et la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, comme une marque de soumission morale. Le procureur avait même requis cinq mois de prison avec sursis.

Les deux militants font appel et sont appuyés entre autres par l’« Association de soutien aux lanceurs d’alerte » (ASLA). Il s’agit d’une association fondée en avril 2021, peu après la dissolution de Génération identitaire, et dont l’objectif est de dénoncer les procédures judiciaires injustes envers les lanceurs d’alerte. Dans ce domaine, il y a du travail.

La première intervention de l’ASLA concernait deux autres anciens membres de Génération identitaire qui avaient – tout comme l’hebdomadaire L’Express – accusé le maire de Goussainville (Val-d’Oise), Abdelaziz Hamida, d’avoir été fiché S pour islamisme radical. L’information était exacte mais les militants identitaires et L’Express ont été condamnés au motif que l’élu avait été fiché S non pour ses propres actes mais en raison de sa proximité avec certains islamistes dangereux. Sans surprise, l’homme avait joué la carte de la victimisation et s’était présenté en défenseur des valeurs de la République. Le tribunal lui a donné raison en condamnant les lanceurs d’alerte, y compris en l’occurrence L’Express.

La porte-parole de l’ASLA n’est autre que Thaïs d’Escufon, l’ancienne porte-parole de Génération identitaire. La jeune femme est bien placée pour évoquer les persécutions judiciaires puisqu’elle fait elle-même l’objet d’attaques acharnées. Le 16 juin, quatre mois de prison avec sursis ont en effet été requis contre elle par le procureur du tribunal correctionnel de Toulouse, pour avoir déclaré en janvier 2021 dans une vidéo qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Ce qui n’est rien d’autre qu’une opinion mais en rien un acte répréhensible. C’est donc bien la liberté d’expression qui est ici visée, une fois de plus.

Ces affaires font suite à la dissolution de Génération identitaire prononcée le 3 mars dernier après un travail de sape mené par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Les persécutions à l’encontre de Génération identitaire ne datent toutefois pas d’hier. On se souvient notamment des attaques à l’encontre de Romain Espino, à la suite de l’opération « Defend Europe » menée dans les Alpes en avril 2018. Sous la pression de l’hystérique « Ligue de défense noire africaine », dont l’un des membres s’était présenté sur le lieu de travail de Romain Espino, ce dernier avait fini par perdre son emploi au sein du Crédit agricole.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 1er juillet 2021

[vidéo] I-Média – Zemmour, d’Ornellas, Trump… Censure générale !

I-Média censure générale

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre le Conseil d’État qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TV Libertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !


Dissolution de Génération Identitaire – Le Conseil d’État, une officine socialiste, liberticide et immigrationniste, par Jean-Yves Le Gallou

Conseil d’État Génération Identitaire

Les dirigeants de Génération Identitaire ont déposé un recours auprès du Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret de dissolution de leur mouvement. Le Conseil d’État se prononcera sur le fond d’ici six mois à un an. Génération identitaire avait aussi déposé un référé-suspension pour pouvoir continuer son activité militante en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État. Ce référé-suspension a été rejeté le lundi 3 mai 2021 par la section du contentieux du Conseil d’État, dont le président est Christophe Chantepy.

La justification du Conseil d’État

« Saisi par l’association Génération identitaire qui contestait sa dissolution par le Gouvernement, le juge des référés du Conseil d’État constate que l’association promeut une idéologie incitant à la haine et à la violence envers les étrangers et la religion musulmane. Par son organisation, sa communication et ses actions, cette association se positionne comme un recours face aux forces de l’ordre prétendument défaillantes. Le juge des référés estime donc que la dissolution de cette association est proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public et la sécurité publique résultant des activités de l’association. » En justifiant ainsi sa décision de rejet de la demande de Génération Identitaire, le Conseil d’État adopte une rhétorique purement idéologique dont le droit est exclu.

Le Conseil d’État affirme ainsi sans ciller :

1 – Qu’il n’y a-plus place pour la liberté d’expression en France.

2 – Qu’il n’est plus permis de critiquer l’immigration y compris clandestine.

3 – Que la liberté d’association est quantité négligeable.

Bref qu’il a cessé d’être un gardien des libertés.

Une orientation qui s’explique par l’histoire récente et l’idéologie aveugle des hommes qui animent le Conseil d’État

Christophe Chantepy, un militant socialiste choisi par Macron

Christophe Chantepy, le président de la section du contentieux du Conseil d’État, qui a « jugé » (sic !) Génération Identitaire, est un éminent représentant de la « gauche morale ».

« Che Che » – c’est son surnom – a été l’ami de l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pépy et surtout membre de « la bande à Descoings », feu l’ancien directeur de Sciences-Po (selon Richie de Raphaëlle Bacqué, Grasset 2015).
Christophe Chantepy a hanté les cabinets ministériels socialistes sous le second mandat de François Mitterrand puis lors du passage à Matignon de Lionel Jospin. C’est un militant fortement engagé au parti socialiste depuis 2001, d’abord comme soutien de Laurent Fabius avant de passer auprès de François Hollande, puis de devenir président de Désir d’avenir, l’association de Ségolène Royal dont il a été le directeur de campagne présidentielle en 2007.
Christophe Chantepy s’engage à nouveau auprès de Hollande en 2011 avant de diriger le cabinet du premier ministre socialiste Marc Ayraud de 2012 à 2014.

Après un séjour de cinq ans à Athènes comme ambassadeur de France en Grèce, il a été nommé président de la section du contentieux du Conseil d’État par le gouvernement en janvier 2021. Un choix éminemment politique…

Ceci étant, au-delà de la personnalité militante – très « gauche morale » – de Chantepy, le rejet du référé-suspension de Génération Identitaire s’inscrit dans la longue litanie des décisions liberticides du conseil d’État.

Pour lire la suite, c’est ici !

Génération identitaire – « Une dissolution proportionnée », par Francis Bergeron

Génération identitaire

Le conseil d’Etat a entériné la dissolution de Génération Identitaire. Cette confirmation d’interdiction est motivée officiellement par le fait que GI aurait développé un système de pensée, une « idéologie incitant à la haine et à la violence ». Quand ? Où ? Comment ? Nous attendons les réponses à ces questions.

Génération Identitaire fut une magnifique aventure. Elle avait commencé en 2012, quand un groupe de jeunes gens avait très pacifiquement occupé la mosquée de Poitiers en construction. Menacés des pires sanctions pénales pour une simple occupation de quelques heures du toit d’un bâtiment inoccupé, les jeunes gens furent poursuivis dans le cadre d’une procédure qui dura plusieurs années, avant d’être tous relaxés. Où était la haine ? Où était la violence ?

Il y eut aussi les opérations spectaculaires dans les Alpes en avril 2018, puis en janvier dernier dans les Pyrénées. Ces deux opérations étaient purement symboliques : pas de violence, pas de détérioration de biens, pas d’actes illégaux. Un groupe de 80 jeunes gens – essentiellement des Français, mais aussi quelques ressortissants de pays voisins –, était venu occuper pacifiquement un col, à six kilomètres de la frontière italienne, y déployant une banderole, et tirant quelques feux de bengale. Ils étaient là pour affirmer leur opposition à la submersion migratoire, dont ces cols constituent l’une des voies de pénétration clandestine. En première instance, un juge rouge du tribunal de Gap avait condamné les animateurs de GI à l’ahurissante peine de six mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende (29 août 2019). Ils auraient réalisé leur manifestation dans des conditions susceptible de créer, selon le tribunal de Gap, une confusion avec de vraies opérations de police, ce qui est interdit, bien entendu Mais la cour d’appel de Grenoble, le 16 décembre dernier, avait annulé cette condamnation, qui était dénuée de tous fondements juridiques : « les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas caractérisés en l’espèce, retenant une action de pure propagande à visée médiatique ». Nous l’avions raconté dans Présent, bien entendu.

Le 19 janvier dernier, Génération Identitaire renouvelait l’opération : les militants, impeccables de discrétion et de discipline, avaient occupé un col des Pyrénées. C’en était trop pour Gérald Darmanin, qui avait exigé une procédure de dissolution.

Génération Identitaire va poursuivre ses actions de contestation

Voilà apparemment les trois dossiers sur lesquels a reposé cette dissolution. « proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre et la sécurité publique », explique le conseil d’Etat.

A la vérité, on sait parfaitement (y compris les médias de gauche) que cette dissolution avait pour unique but de faire apparaître une sorte de symétrie dans le traitement des groupes islamistes et dans celui des partisans d’un arrêt de l’immigration illégale et d’une remigration dans les pays d’origine.

Les anciens responsables de Génération Identitaire ont indiqué qu’ils allaient poursuivre leur action de contestation de cette dissolution.

Pendant ce temps à Mayotte, les habitants ne se contentent pas de dresser des banderoles sur les plages et d’allumer des fumigènes. Ils donnent souvent la chasse aux clandestins et aux délinquants issus de cette immigration clandestine, et les livrent parfois pieds et poings liés à la police. Le conseil d’Etat ne leur cherche pas de noises. Cela soulèverait trop de questions…en métropole.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2021

Me Pierre-Vincent Lambert : « Le Conseil d’État ne prend même plus la peine de faire la démonstration de cette provocation à la haine »

Pierre-Vincent Lambert

Le 30 avril dernier, Génération Identitaire contestait devant le Conseil d’État sa dissolution prise par décret en conseil des ministres en mars dernier. Ce lundi 3 mai, la plus haute juridiction administrative a rejeté le référé-suspension. Explications et réaction de Me Pierre-Vincent Lambert, avocat de GI.

Vous êtes l’avocat de l’association. Cette décision du Conseil d’État vous surprend-elle ?

Elle ne nous surprend pas outre mesure compte tenu de la jurisprudence habituelle du Conseil d’État sur des dissolutions précédentes. Néanmoins, ce qui est surprenant c’est le fait que le Conseil d’État dans sa formation des référés, retient les deux moyens principaux développés par le ministère de l’Intérieur, à savoir la provocation à la haine et le fait que Génération Identitaire présente les caractères d’une milice privée. Par ailleurs, le juge des référés refuse, sans véritablement motiver sa décision et sans aucune démonstration juridique, de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité que nous avions soulevée, en faisant notamment valoir qu’il y a bien une violation des principes d’égalité. Toutes les associations n’étaient pas traitées de la même façon au regard de cette question de la provocation à la haine. Là-dessus, il y a une fin de non-recevoir sans aucune démonstration juridique véritablement articulée. Le président nous avait annoncé que chaque slogan employé par Génération Identitaire dans ses différentes campagnes tels qu’ils étaient reprochés par le ministère de l’Intérieur seraient pesés et soupesés pour vérifier qu’ils constituent bien une provocation à la haine avec violence. Finalement, dans cette ordonnance, un seul slogan retenu qui est principalement : immigration, racaille, islamisation et reconquête.
Génération Identitaire en tant que telle ne constitue pas une exhortation à la haine contre une communauté identifiée qu’elle soit ethnique, religieuse ou autre. Ce sont habituellement les critères retenus par la jurisprudence judiciaire.
Par ailleurs, ce qui est encore plus surréaliste c’est que la formation des référés retient comme étant xénophobe ou raciste, l’occupation du toit de la caisse d’allocation familiale de Bobigny où les militants avaient déployé une banderole qui portait le slogan « de l’argent pour les Français, pas pour les étrangers ». Ce motif avait été abandonné dans le décret. Il avait été annoncé dans la procédure préalable qui revient par la fenêtre dans le cadre du contentieux juridictionnel, mais qui n’était plus dans le décret de dissolution. En tant que tel, il ne fait que réclamer l’application d’une préférence nationale stricte en matière d’allocation familiale comme le réclame un Eric Zemmour ou le Rassemblement national.

Selon vous, ce que l’on reproche à Génération Identitaire est-ce une idéologie politique ?

A la base, ce sont les textes qui sont problématiques. Le texte sur la dissolution est à peu près similaire à celui du délit d’incitation et de provocation à la haine qui se trouve dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Ces textes-là sont eux-mêmes problématiques parce qu’ils ont un potentiel totalitaire et liberticide qui se manifestent dans ce type de décision. Le Conseil d’État ne prend même plus la peine d’articuler et de faire la démonstration de cette exhortation à la haine et se contente d’un vocabulaire très politicien en nous expliquant que les sentiments xénophobes ou racistes ne sont pas les termes de la loi. C’est du vocabulaire de journaliste de Libération.

Quelles armes juridiques vous restent-ils pour l’intérêt de vos clients ?

Ce n’est que le référé suspension. Il reste la procédure au fond qui a été engagée en annulation du décret. Ce recours-là est toujours pendant et devra être tranché par une autre formation que celle qui a rendu cette ordonnance de référé présidée par monsieur Chantepy qui a un pedigree politique très marqué à gauche. Ce recours devra être guidé par le Conseil d’État dans les mois à venir. Il y aura toujours la pertinence de notre question prioritaire de constitutionnalité, dont le Conseil d’État est toujours saisi, sur lequel il devra se prononcer. Si le Conseil d’État suit la même ligne dans sa décision, il restera à saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Ensuite, les recours seront épuisés.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Conseil d’État a rejeté le référé suspension de Génération identitaire

Thaïs d’Escufon

04/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Conseil d’État a donc rejeté le référé suspension de Génération identitaire. Le 30 avril dernier, Thaïs d’Escufon écrivait : “L’audience vient de se clôturer. Beaucoup de mauvaise foi, d’erreurs factuelles, d’inexactitudes de la part du Ministère de l’Interieur qui s’est réservé le droit de rajouter des éléments au dernier moment dans le décret…
Découvrez donc la réaction de Thaïs d’Escufon suite à la décision du Conseil d’État.


Le Conseil d’État a rejeté notre référé suspension. L’activisme de Génération Identitaire demeure donc interdit jusqu’à la décision au fond.

Cette décision ne constitue pas réellement une surprise même si elle est scandaleuse. Notre action sur le toit de la CAF de Bobigny est même qualifiée de “raciste” alors que nous avions simplement réclamé la mise en place de la préférence nationale de manière pacifique.

Mais nous pouvons garder espoir, ce n’est pas terminé car le Conseil d’Etat doit maintenant se prononcer sur le fond du dossier. Je vous tiendrai informés de la suite des événements.

Merci à tous pour votre soutien !


Dissoudre Génération identitaire mais pas l’UNEF ? Le gouvernement face à ses propres contradictions…

Maryam Pougetoux unef

Comment en sommes-nous arrivés à ce tel état de délabrement de l’université, lieu d’échange et de contradiction, il n’y a pas si longtemps ? Car, faute de dialogue avec celui qui n’est pas d’accord, c’est fatalement au dialogue de sourds qu’on aboutit. Nous y sommes.

D’où ces réunions interdites à « tels » ou « telles » et autres « celles » et « ceux » ayant conduit Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, à envisager une possible dissolution de l’UNEF pour racisme avéré ; ce syndicat étudiant revendiquant, à en croire sa présidente, Mélanie Luce, la tenue de « réunions non mixtes pour permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent ». Soit des cénacles interdits aux Blancs, au nom d’un antiracisme institutionnalisant un racisme nous ramenant aux heures les moins lumineuses de notre Histoire. Bref, c’est le gnou qui se mord la queue.

Il y a seulement quelques semaines, Gérald Darmanin, premier flic de France, dissolvait une autre organisation, Génération identitaire, dont le seul crime consistait à aider les autorités à mieux faire respecter nos frontières. Dans un semblable registre délictuel, on rappellera que le « cinéaste » Cédric Herrou, pour avoir permis aux mêmes immigrés clandestins à mieux violer les mêmes frontières, fut invité à gravir les marches du Festival de Cannes, en mai 2018. Là, ce ne sont plus les traditionnels « deux poids deux mesures » qu’il convient d’évoquer, mais la dinguerie à tous les étages.

Il n’empêche que la très timide initiative de Jean-Michel Blanquer n’a pas tardé à froisser les pudeurs humanistes d’anciens dirigeants de l’UNEF : Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, Caroline De Haas et Aurélien Taché, pour ne citer qu’eux. La preuve par cette pétition dans laquelle, sans rire, il est écrit : « Nous ne pouvons tolérer les propos d’un ministre qui banalisent le fascisme et participent ainsi à la confusion idéologique ambiante. »

Hormis le fait qu’on ne voit pas très bien où pourrait se nicher le rapport entre fascisme et immigration clandestine, surtout quand Jean-Michel Blanquer dénonce, lui aussi, la « pente fasciste » des futurs dissous, il y aurait beaucoup à dire sur la « confusion idéologique » en question. Surtout lorsqu’il est aussi affirmé, dans ce texte, que « l’idéal émancipateur, républicain, laïque, antiraciste et féministe a toujours été la boussole de l’UNEF ».

À croire que le voile islamiste serait « laïc » et « républicain » ; en attendant d’être gratuit et obligatoire ? Qu’interdire aux Blancs de dialoguer avec des Noirs vaudrait brevet « d’antiracisme ». Mais que dire d’une réunion de « Blancs » dans laquelle les « Noirs » n’auraient pas le droit d’intervenir ? Que de faire la promotion de la polygamie serait « féministe ». Et que tout cela ferait figure de bréviaire « émancipateur ». Quel pilpoul !

Il en existe pourtant que ces contradictions ne rebutent pas ; le député européen écologiste David Cormand, par exemple, qui dénonce « une sorte d’inversion des valeurs » conduisant « les personnes qui luttent contre le racisme » à être « taxées de racisme » ; le tout faisant, bien sûr, « le jeu de l’extrême droite ».

Ce qui fait dire à Jean-Christophe Cambadélis, lui aussi ancien ponte de l’UNEF, à l’occasion d’un entretien accordé au Figaro, le 21 mars dernier : « Ce n’est plus un syndicat, c’est devenu un mouvement politique groupusculaire dont l’idéologie est celle des campus anglo-saxons. Ils vont au bout de cette logique en toute bonne foi et en tout sectarisme. Ces militants sont devenus les gardes rouges du “woke”. »

Venant d’un ex-commissaire politique – les trotskistes lambertistes, ce n’étaient pas exactement les Bronzés en vacances –, voilà qui ne manque pas de sel. Cambadélis, antiraciste autoproclamé, qui exigeait jadis la dissolution du Front national pour « racisme », finira-t-il un jour dissous à son tour par ses propres enfants, lesquels ne respectent rien et surtout pas leurs ancêtres ?

Voilà qui ne saurait tarder. Et qui serait finalement assez rigolo.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Interview de Thaïs d’Escufon – Génération identitaire : « Tous les recours possibles »

Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, a répondu aux questions de Présent au sujet de la dissolution du mouvement, annoncée le 3 mars. Un recours a notamment été déposé devant le Conseil d’Etat.


— Gérald Darmanin a mis ses menaces à exécution et dissous Génération identitaire. Quelle fut votre réaction en apprenant la nouvelle ?

— Nous avons d’abord eu un sentiment de révolte et de colère. Cette décision n’a aucun fondement juridique sérieux. Nous avons toujours respecté le cadre de la loi et nos actions sont toujours pacifiques. Pourtant, nous sommes mis sur le même plan que les associations islamistes.

Si la bataille de l’activisme s’achève, la bataille juridique commence car nous comptons utiliser tous les recours possibles pour contester cette décision de l’Etat.

— Quelle est la ligne de défense de vos avocats ?

— Elle s’axe principalement sur la défense de la liberté d’expression et d’association.
 Nous avons déjà posé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat, procédure qui vise à annuler la décision du ministère de l’Intérieur. La réponse pourrait arriver dans quelques mois.
En attendant, nous avons déposé un référé suspension qui vise à suspendre temporairement la décision de dissoudre Génération identitaire tant que le Conseil d’Etat ne se sera pas prononcé définitivement.

— La France devient-elle une dictature ?


— On peut en tout cas se demander si la dictature de la pensée ne va pas prendre de plus en plus d’ampleur. 
La dissolution de Génération identitaire, si elle se confirme, sera la première barrière que fait sauter le gouvernement. Qu’est-ce qu’il l’empêcherait ensuite de faire tomber d’autres associations de droite ou même certains partis politiques français ?

Le message qu’envoie Gérald Darmanin est qu’il est illégal aujourd’hui en France de critiquer une politique quelle qu’elle soit, surtout quand c’est la sienne ou quand elle concerne la politique migratoire. C’est très grave et je pense que cela devrait inquiéter tous ceux qui défendent la liberté d’expression, qu’ils se sentent concernés de près ou de loin par les actions de Génération identitaire.

— De quand date cette « persécution » de Génération identitaire ?

— On a pu constater une accélération de la répression dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, notamment avec la censure de nos réseaux sociaux, l’interdiction de nos manifestations, mais aussi avec des condamnations judiciaires en première instance totalement délirantes – amendes exorbitantes, peines de prison avec sursis ou ferme –, même si elles ont toutes été cassées en deuxième instance.

— A titre personnel, allez-vous poursuivre votre combat politique et, si oui, de quelle manière ?

— Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2021

Dissolution de Génération Identitaire. Le décret démoli point par point par un avocat

Génération Identitaire manifestation

La dissolution de Génération Identitaire a été validée en conseil des ministres cette semaine. Les services juridiques de l’ONG travaillent déjà à un recours devant le Conseil d’Etat pour faire invalider cette dissolution, qui apparait en effet comme surprenante eu égard du contenu très léger du décret annonçant la dissolution.

Sur Twitter, Pierre Gentillet, Avocat, et président @CerclePouchkine, a démoli point par point le décret. « Cela fait 3 fois que je relis le décret de dissolution de Génération Identitaire. Je n’ai jamais lu un texte aussi creux et aussi peu rigoureux juridiquement A ce niveau-là, même un gamin de CM2 peut faire du droit » indique-t-il.

Il déroule ensuite : Premier grief du décret (6° du L212-1 du CSI) : la provocation à la discrimination, la haine ou la violence. « Le décret indique que « les militants se revendiquent de Charles Martel ou de la reconquista ». Se référer à des personnages historiques, mêmes violentes serait donc un délit ? » s’interroge l’avocat qui rappelle que « sur la base de ce même raisonnement, faut-il dissoudre la France Insoumise puisqu’ils citent en permanence les révolutionnaires, tels Hébert ou Robespierre, qui ont massacré des dizaines de milliers de personnes ? Ridicule »

Et de poursuivre : « On reproche à Génération ID de faire le lien entre immigration et délinquance. Selon le Ministère de l’Intérieur, en 2019 : 63% des violences sexuelles commises en Ile-de-France l’ont été par des étrangers Question : faut-il dissoudre le Ministère de l’Intérieur? Ridicule. »

Puis « Fin du deuxième paragraphe et là on attend des sommets de bêtise juridique. Il est reproché à Génération Identitaire d’avoir reçu des dons de la part du terroriste de ChristChurch ( !). Cela prouverait que l’association incite bien à la haine et à la discrimination. Absurdité juridique totale. En quoi le don d’une personne extérieure au mouvement, sans aucun rôle, peut-il entrainer une quelconque responsabilité pour Génération Identitaire ? C’est un pur raisonnement totalitaire »

A noter que sur ce point, un article des Antifas de Libération Pierro Plottu et Maxime Macé a évoqué le fait que Breton Tarrant aurait été un membre bienfaiteur de Génération Identitaire, ce que leur aurait indiqué un de leur contact, Bruno Dalles, ancien directeur du service de renseignement financier Tracfin. Problème, il se trouve pléthore de sites internet qui, à partir d’un certain montant de dons, font de vous automatiquement un membre bienfaiteur. Ce « titre » attribué à Brenton Tarrant ne l’a donc pas été par Génération Identitaire mais bien par le niveau du don que ce dernier a adressé à GI. Sur le site Assothèque, on peut lire que sont membres bienfaiteurs d’une association « ceux qui ont accepté, afin de soutenir financièrement l’association, d’acquitter une cotisation d’un montant supérieur à celui dû par les membres « actifs», ou, plus simplement, les personnes qui adressent régulièrement des dons à l’association. Dans ce dernier cas, le titre de membre bienfaiteur est souvent honorifique ; il ne confère pas de droit particulier » . Ainsi si vous donnez 1000 euros sur le site internet de la République en Marche, vous serez aussi considéré comme membre bienfaiteur, sans que le parti politique n’ait fait quoi que ce soit.

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Dissolucratie – Génération identitaire dissoute. Que vive la génération identitaire !

Darmanin Génération identitaire

Personne ne voulait y croire, parce que le dossier sur lequel repose cette décision de dissoudre Génération identitaire est absolument vide. Personne ne voulait y croire car la ficelle était énorme : il s’agissait d’établir un « en même temps », renvoyant dos à dos des associations de soutien au terrorisme islamiste et de jeunes patriotes français. Personne ne voulait y croire, car les actes reprochés aux identitaires, des millions de personnes les avaient vus sur les réseaux sociaux, et pouvaient témoigner de leur caractère purement symbolique et non violent.

Rappelons les principaux griefs. Avoir déployé une banderole sur le toit d’un immeuble pendant que, dans la rue, des manifestants d’extrême gauche conspuaient la police et se préparaient à l’affrontement. Etre montés jusqu’à un col des Alpes et un col des Pyrénées pour dénoncer les frontières passoires, sachant que c’est l’immigration clandestine qui est interdite, mais pas la présence de jeunes Français sur le sol français, même munis d’une banderole et de fumigènes colorés. Avoir porté des blousons identiques, ce qui, vu d’avion, pouvait peut-être faire penser qu’il s’agissait de douaniers ou de gendarmes. Mais y a-t-il eu une seule plainte ? Une seule personne a-t-elle fait la confusion ?

Comme le soulignent à peu près tous les médias, y compris les plus hostiles à GI, cette dissolution est opérée uniquement pour faire passer la pilule de la dissolution de trois associations islamistes agissant en France, le CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine, dissolutions consécutives à la décapitation du professeur Samuel Paty, ce qui est quand même autre chose qu’un fumigène agité à un col alpin. Une quatrième association, les Loups gris, organisation islamiste d’obédience turque, avait également été dissoute. Un membre des Loups gris s’était illustré en 1981 dans une tentative de meurtre de Jean-Paul II. Le pape avait été grièvement blessé. En octobre dernier, cette organisation paramilitaire, proche des services secrets turcs, avait refait parler d’elle en attaquant des Français, présumés d’origine arménienne, dans la région lyonnaise et iséroise, se livrant à une véritable chasse à l’homme. Ces agressions se voulaient des actions de soutien à l’offensive azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabakh.

Cette dissolution a déjà fait une victime : Darmanin

On voit à quel point cette symétrie est artificielle entre islamistes et identitaires. Espérons que GI aille jusqu’au bout des recours juridiques, pour ridiculiser une nouvelle fois Darmanin, après le désaveu de la cour d’appel de Grenoble en décembre dernier, qui a relaxé les dirigeants du mouvement, poursuivis pour la manifestation dans les Alpes. Mais le mal est fait : cette mesure va désorganiser un groupe militant, remarquablement rodé aux actions spectaculaires, et ayant réussi à éviter toutes les provocations.

En toute hypothèse, cette dissolution fera une victime : Darmanin lui-même. Habituellement les ministres de l’Intérieur de qualité ou habiles parviennent à s’attacher une partie de l’électorat de droite, ceci quelle que soit leur étiquette politique. Voyez Chevènement, voyez Collomb. Darmanin, lui, a tout perdu. Il avait perdu son duel avec Marine Le Pen. Il perd aujourd’hui son rôle de « jambe droite » de la macronie. Mais il faut dire qu’avec une telle « jambe droite », on préfère être unijambiste…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] On ne dissout pas une génération ! – Retour en image sur la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

25/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi 20 février 2021 a rassemblé plus de 3000 personnes à Paris.

La liberté d’expression et d’associations sont gravement menacés par Darmanin qui souhaite dissoudre notre organisation. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés !


Darmanin joue à quitte ou double en voulant dissoudre Génération Identitaire