Interdit de séjour dans les Côtes-d’Armor, il force un barrage de gendarmerie près de Lannion

Interdit de séjour dans les Côtes-d’Armor, il force un barrage de gendarmerie près de Lannion

10/02/2013 – 20h00
LANNION (NOVOpress Breizh) – Interpellation mouvementée lundi dernier à Pedernec (Côtes-d’Armor), où un repris de justice avait tenté d’échapper à un contrôle de la gendarmerie en forçant un barrage.

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Quand les gendarmes ont peur des voleurs

Quand les gendarmes ont peur des voleurs

13/12/2012 – 16h00
ANGERS (NOVOpress Breizh) –
Les gendarmes auraient-ils peur des voleurs ? Il semble bien que ce soit le cas en Anjou, où faute d’effectifs et de moyens suffisants, le commandant du groupement de gendarmerie nationale a donné, par télex en date du 16 novembre, des instructions à ses subordonnés pour qu’ils s’abstiennent d’intervenir lors de « raids nocturnes contre les magasins de téléphonie ». Edifiant.

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L’hommage des identitaires bretons aux deux femmes gendarmes assassinées

L’hommage des identitaires bretons aux deux femmes gendarmes assassinées

30/06/2012 — 19h30
BREST (NOVOpress Breizh) –
Les 22 et 23 juin dernier, des membres du mouvement Jeune Bretagne se sont rassemblés devant les tribunaux de grande instance (TGI) de Brest et de Nantes. Les militants identitaires ont voulu ainsi rendre hommage aux deux femmes gendarmes assassinées dans le Var.

25 militants à Brest le soir du vendredi 22, une vingtaine de Nantais, le samedi après midi, se sont retrouvés devant les palais de justice de ces deux villes bretonnes pour rendre hommage aux deux femmes gendarmes victimes d’un délinquant multirécidiviste. Recueillement et colère, tels étaient les mots d’ordre des Bretons réunis derrière une banderole « gendarmes assassinés, la justice coupable ? ».

Les militants identitaires ont voulu ainsi clairement mettre en cause une certaine pratique de la justice en France, dénonçant « cette “justice” qui préfère chercher des excuses à la racaille et réduire ainsi considérablement certaines enquêtes policières. Cette justice qui cherche à enlever aux citoyens et aux représentants de l’ordre tout droit à la légitime défense, préférant sans doute que les nôtres tombent sous les coups de la racaille, plutôt que de les laisser se défendre, eux et leurs familles. » Pour eux « la justice, les tribunaux, doivent être des institutions au service du peuple et non pas des laboratoires où des apprentis sorciers distilleraient leurs méthodes folles et criminelles. »

Abdallah Boumezaar, qui a reconnu avoir tué les deux femmes gendarmes dimanche à Collobrières (Var), a été mis en examen et écroué pour homicide volontaire et assassinat. Sa compagne est également poursuivie pour «complicité et dissimulation de preuves». Le couple avait déjà été condamné à de nombreuses reprises. Tandis qu’Abdallah Boumezaar a été incarcéré de mai 2005 à septembre 2011 pour des faits de violences, de rébellion ou de trafic de stupéfiants, sa compagne a elle aussi un casier judiciaire chargé. En novembre 2011, elle avait été condamnée à 3 ans de prison, dont trois mois ferme pour une série de vols.

Le 13 juin dernier Boumezaar comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulon, soit quatre jours avant le drame de Collobrières, pour une affaire de coups et blessures sur sa propre mère. Pour des raisons qui lui sont propres, le parquet s’est refusé à requérir lors de cette audience de comparution immédiate la fameuse peine plancher qui aurait renvoyé l’homme derrière les barreaux et sans doute évité la tragédie.

A propos de la mort des deux femmes gendarmes, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a cru bon de parler d’ « imprévu ». Au vu du passé judiciaire du prévenu et de sa dangerosité, le mot paraît pour le moins inapproprié.

http://youtu.be/U373SphHdvI

Collobrières : fait divers politiquement incorrect occulté

Collobrières : fait divers politiquement incorrect

Les médias occultent 24 heures le nom du tueur des deux gendarmes

« Si ce drame était survenu quelques jours plus tôt, on perdait les élections». Un dirigeant socialiste a fait cette confidence, « out of the record » bien sûr, à quelques journalistes du Sud-Est de la France, après le drame de Collobrières. Il s’agit de ces deux femmes gendarmes abattues par un délinquant [le 17 juin, jour du 2éme tour des législatives], dont l’une coursée avant d être tuée. C’est une première et un drame horrible.

On fera une constatation. Le nom du tueur, même après ses aveux, a été occulté volontairement par les grands médias audiovisuels. Il faut plonger dans les pages intérieures de la presse régionale, mieux encore de la presse locale, pour découvrir qu’il s’agit d’un certain Abdallah Boumezaar, récidiviste condamné pour la dernière fois… le 13 juin dernier, à Toulon, pour violence sur sa mère. Pourquoi était-il en liberté, ce « jeune », comme les médias ne l’ont pas dit, déjà détenu pour violences trafics de drogue, etc ?

Le fait de boire serait presque une excuse pour son geste. On commence à expliquer qu’il ne s’est pas remis de la perte de son papa, que c’est la prison qui l’a cassé, etc. Air connu. On n’arrive pas tout de même à dire son nom, clairement et distinctement. Ca leur brûle la bouche. Il faudra pourtant attendre plus de 24 heures pour que télés et radios révèlent l’identité du personnage et de son entourage. Les médias préfèrent leur idéologie à la vérité de l’information. On ne cesse de l’écrire ici. Une preuve sanglante supplémentaire est apportée par ce drame […]

Jean Ansar

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Gendarmerie sous pression : face à l’explosion de la délinquance, comment présenter un bon bilan ?

Gendarmerie sous pression : face à l’explosion de la délinquance, comment présenter un bon bilan ?

04/10/2011 – 13h15
QUIMPER (NOVOpress Breizh) –
« Viser un bilan favorable de l’évolution de la délinquance en 2011 ». Alors que l’insécurité explose, le directeur de la gendarmerie nationale vient de donner à ses services des consignes pour que les résultats s’améliorent à tout prix en fin d’année – présidentielle oblige. Deux notes confidentielles révélées sur son blog par Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et « monsieur sécurité » du PS, qui traduisent le malaise d’un corps qui manque dramatiquement – comme la police – de moyens d’action.

Selon le général Jacques Mignaux, « dans le domaine des atteintes aux biens le bilan positif de l’action est intégralement compromis par la hausse préoccupante des cambriolages de résidences principales. » Il est vrai que les chiffres sont vraiment mauvais. Pour la période de janvier à août 2011 on a enregistré, en 9 mois la bagatelle de 15.868 atteintes aux biens pour le seul département de l’Hérault, 15.228 en Isère, 14.285 en Gironde, 13.351 en Haute-Garonne et 12.048 en Loire-Atlantique. Pour la Bretagne, réputée peu touchée par l’insécurité, ce sont 39.424 atteintes aux biens qui ont été enregistrées durant les trois premiers trimestres de cette année.

Les cambriolages de locaux d’habitations principales ont augmenté à Douai (Nord) de 162,2%, à Saintes (Charente-Maritime) de 87%, à Nîmes (Gard) de 75,2%, à Toulouse de 55,7%, à Nancy (Meurthe-et Moselle) de 83,7%. La liste est longue. Dans la paisible cité de Vitré (Ille-et-Vilaine) les cambriolages sont passés de 80 à 182 en l’espace d’un an.

Jean-Jacques Urvoas/Photo  : Assemblée nationale
Jean-Jacques Urvoas/Photo : Assemblée nationale

Comme le reconnaît le patron de la gendarmerie dans sa note du 23 septembre, destinée aux responsables régionaux, « ces derniers mois les succès précédemment enregistrés contre la délinquance marquent le pas (!) » et le nombre des atteintes aux biens «continue de croître en raison de la recrudescence des cambriolages». Afin d’ «inverser (cette) tendance dans les meilleurs délais», le général Mignaux demande une « très forte mobilisation » de tous les effectifs de la gendarmerie en leur fixant des objectifs.

Dans sa note en date du 15 septembre, il précise ainsi : « Vous ferez en sorte que l’intérêt des enquêteurs se focalise sur les trafics, usage et revente des stupéfiants, ainsi que sur les infractions à la loi sur l’immigration ». Les deux questions seraient-elles liées ? Il rappelle également que 80.000 personnes condamnées définitivement à des peines de prison supérieures à un an se promènent en liberté dans notre pays et qu’il serait peut-être bon de s’en préoccuper.

Mais rien de tel que de ne pas enregistrer des plaintes pour améliorer les statistiques. Le général Mignaux rappelle à ses troupes les dispositions de la circulaire de la Chancellerie du 2 août 2011 selon laquelle les parquets doivent « informer de leurs droits les nombreuses personnes qui déposent plainte sans avoir préalablement effectué de démarches auprès de leur banque pour bénéficier du remboursement prévu par la loi ou qui sont dans la pratique fortement incitées à le faire par leur banque alors que ce remboursement est indépendant du dépôt de la plainte ».Une incitation à refuser d’enregistrer les plaintes que voudraient déposer les personnes victimes d’une escroquerie commise par l’utilisation frauduleuse de leur carte bancaire à distance, essentiellement sur internet. En matière de statistiques pénales, tous les moyens sont décidément bons pour tenter de les améliorer.

Reste la réalité des faits, et ceux-ci sont têtus. Reste l’absence de moyens, que le pouvoir actuel est bien incapable de fournir. Reste enfin l’éventualité d’un gouvernement auquel monsieur Urvoas participerait. Mais, sauf imprévu, difficile d’imaginer que ce parfait représentant du système puisse fondamentalement changer la situation.

[box]Photo : bureaux de la gendarmerie nationale à Rouen. Zigazou76/Flickr sous licence creative common.[/box]