Etymologie de la langue française : 998 mots d’origine gauloise et celte !

celte gaulois

998, ce chiffre étonnant est établi à partir de la liste ci-dessous, vraisemblablement la plus complète disponible sur la Toile. Réalisée en recoupant diverses sources vérifiables dont le détail est donné en fin d’article, elle peut surprendre à plus d’un titre.

Elle va en effet à l’encontre d’un certain discours médiatique qui a tendance à tenir nos ancêtres celtes pour quantité négligeable. Récemment encore, venu vendre « Les mots immigrés », son dernier opuscule, Erik Orsenna affirmait sur le plateau de « C’est à vous » que la langue française ne comptait que « 60 mots d’origine vraiment gauloise« . Devant des journalistes aux anges, ce soutien d’Emmanuel Macron appliquait à la langue ce que le président avait dit auparavant de l’identité du pays en général : « il n’y pas de culture française« , les « Gaulois réfractaires » et autres « déplorables » Gilets jaunes n’ont aucun mérite propre, sinon celui de se laisser enrichir de l’extérieur…

Le chiffre de 60 est pourtant singulièrement minimaliste. Une spécialiste reconnue comme Henriette Walter avance l’estimation (prudente) de 158 mots celtiques sur les 35 000 du français courant. A quoi la lexicologue ajoute 481 mots gallo-romans, dont une part importante est vraisemblablement du même tonneau.

Mais par quel tour de magie passe-t-on de ces quelques centaines de mots celtes au chiffre de 998 – 2 à 3 fois plus grand ? Le choix qui préside à cette liste a été de ratisser large. Nous avons pris tous les mots rencontrés susceptibles d’être celtes, du moment que l’argumentation est sérieuse et sourcée. Nous y avons aussi intégré tous les mots qui ont fructifié à partir d’une racine celte, même de façon très lointaine, même si Vercingétorix ne les a jamais prononcés lui-même. Pour faire bonne mesure, nous avons semé dans la liste quelques mots gaulois jumeaux du latin, issus de la langue mère indo-européenne, mais sans les comptabiliser dans notre statistique (dans la liste, ils ne sont pas en gras).

Au final, l’image que cette liste renvoie des anciens Celtes est cohérente avec ce que les archéologues ont établi (et qu’Erik Orsenna semble totalement ignorer). Leur civilisation n’était ni risible, ni négligeable ; elle a prospéré sur une bonne partie du continent et exercé une influence mesurable sur les voisins latins et germains. Comme en attestent de nombreux mots, les Celtes les surclassaient en céréaliculture, en élevage, dans le travail du bois et dans celui du métal, au point de conquérir la première place dans l’industrie antique du transport.

Il n’en reste pas moins qu’ils ont fini par être conquis par César. Les légions ont redéfini l’identité linguistique de la France : au bas mot, 87 % du lexique français moderne est latin (et c’est un minimum). Selon nos calculs, plutôt larges, la part du celte est seulement de 1 à 3 %.

Orsenna peut donc se frotter les mains : en 52 avant JC, nos ancêtres ont bénéficié d’un grand enrichissement de leur vocabulaire…

Alouette, aloyau / alauda, alouette, mot gaulois cité par Pline, nom d’une légion romaine recrutant des Gaulois ralliés.

Alpe, alpage, alpestre, alpin, alpinisme, alpiniste / du nom de la chaîne de montagne / d’une racine gauloise albos, monde lumineux ou blanc / à rapprocher d’Albion, un des noms de la Grande-Bretagne

Ambassade, ambassadeur / gaulois ambactos, vassal, membre de l’entourage d’un prince. A donné aussi l’allemand Amt, bureau

Ambiance / du latin ambi, autour / racine gauloise jumelle ambi, autour / indo-européen ambhi, autour

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Et tu sais ce qu’ils te disent, les Gaulois ?, par Caroline Parmentier

Le peuple gaulois ne plaît pas à Macron, il faut changer le peuple ! Qu’il se rassure, c’est en cours. Mais pas encore tout à fait plié.

En déplacement au Danemark, Emmanuel Macron, pour saluer le modèle de « flexisécurité » qui y est prôné, s’est lancé dans une curieuse comparaison avec la France : « Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! »

Après « les illettrées » de chez Gad, après le « il n’y a pas de culture française », après « la colonisation était un crime contre l’humanité », voilà les « Gaulois réfractaires ». En plus de cette impression déplaisante de raillerie des Français chaque fois qu’il est à l’étranger, Emmanuel Macron devrait se garder de confondre Gaulois réfractaires aux réformes et Gaulois réfractaires à ses réformes. La nuance est de taille. Il y a autant de nuances de Gaulois que de nuances d’Earl Grey au five o’clock de la reine d’Angleterre. En tant que Gauloise assumée, je suis par exemple pour la flexisécurité.

De plus comparer une religion à une ethnie est un peu gênant. Si Marine Le Pen avait parlé de la supériorité des catholiques sur les Bambaras, que n’aurait-on pas dit ?

L’anti-Salvini

Lors de cette même visite, le président français répondant aux journalistes danois, a enfoncé le clou façon Cétautomatix. Selon lui, Viktor Orbán et Matteo Salvini « ont raison » de le voir comme leur « opposant principal » en Europe sur le dossier des migrants : « Je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. »

En l’occurrence, c’est bien lui le cabochard qui ne veut rien entendre de son peuple. Combien de Français sont favorables à la réforme qui mettrait un frein à l’invasion migratoire ? Résistants, irréductibles, ils le sont de plus en plus face à une immigration qu’ils n’ont pas choisie, qui détruit le système français et qu’on les oblige à financer avec le racket des taxes, le rabotage de leurs retraites, de leurs aides familiales, etc.

Macron a bien raison de se méfier des Gaulois. Ils pourraient bien lui botter le train plus vite qu’il ne le pense.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 30 août 2018

Dans les nouveaux manuels Nathan, « les Français arrivés en Gaule sont des migrants »

19/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les Français arrivés en Gaule sont des migrants ». C’est ce qu’apprennent aujourd’hui les petits Français de CE2 dans les nouveaux manuels Nathan.

Ainsi, les établissements scolaires l’ayant choisi cette année, comme c’est le cas de l’établissement parisien Fénelon, apprennent que leur peuple n’est qu’un agrégat de diverses migrations, et un peu plus loin que la femme était considérée comme inférieure et mise à l’écart…

Nul doute que les études profondes et sérieuses comme celle de Régine Pernoud n’ont pas inspiré la création de ce manuel.

La presse de gauche n’aime pas les Gaulois et l’identité nationale

06/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Pour la presse de gauche, le discours du FN imprègne la campagne pour la primaire de la droite.

L’Humanité dénonce ainsi l’utilisation du thème de l’identité nationale: «A droite, Marianne (est) défigurée (par les) Républicains», accuse le journal, en évoquant leur «vilaine manie d’aller manger dans la gamelle de l’extrême droite». Un propos semblable à celui qu’on retrouve dans Libération, qui a convié une vingtaine d’historiens à investir ses colonnes, à l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire à Blois, et qui estime que «refaire l’histoire (est une) idée fixe de la droite». Pour Libération, «des Gaulois aux programmes scolaires, l’utilisation d’un passé mythifié et revisité à des fins politiques» serait devenue «un outil de campagne» du parti Les Républicains – allusion à la sortie de Nicolas Sarkozy, qu’on retrouve à la Une, dessiné par Mathieu Sapin, sous les traits d’Astérix, en compagnie du polémiste Eric Zemmour, alias Idéfix.

Pour l’Opinion, l’ex-président/Astérix s’apprête à boire la potion magique du druide Panoramix dans le dessin de Kak. D’après le journal, Nicolas Sarkozy, en quête d’un «second souffle», chercherait à montrer qu’il «continue de mobiliser le peuple de droite sur le terrain».


L’Inrap cherche les Gaulois sous la préfecture de police de Paris

L’Inrap cherche les Gaulois sous la préfecture de police de Paris

Préfecture de la Police de Paris. Crédit photo : Thbz via Wikipédia (cc).

07/06/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
A Paris, quatre archéologues de l’Inrap, l’Institut d’archéologie préventive, sont à la recherche de nos ancêtres les Gaulois. En effet, on n’en a pas encore retrouvé de trace préromaine sur l’île de la Cité. Certains archéologues pensent même qu’en réalité les Parisii auraient logé à Nanterre.

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Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

19/09/2012 — 18h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Entrez dans un village gaulois ! À travers les reconstitutions grandeur nature d’une habitation, d’un atelier de potier, de bronzier, de verrier et d’un forgeron, partez à la rencontre de nos ancêtres les Gaulois qui habitaient l’Aquitaine entre 800 av. J.-C. et le début de la période romaine.

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Les Gaulois à l’honneur du “Spectacle du monde”

Les Gaulois à l'honneur du “Spectacle du monde”

15/07/2012 — 14h00
PARIS (NOVOpress) —
Le numéro de juillet-août 2012 de la revue Le Spectacle du monde est en kiosque. Le dossier est consacré aux Gaulois. On pourra y lire, notamment, des articles de Philippe Conrad (« La Gaule redécouverte », « La Gaule romanisée » ), de Jean-Louis Bruneaux (« Sanctuaires, druides et dieux »), de Michel Thibault (« Druides d’hier et d’aujourd’hui »), de Yann Le Bohec (« La conquête de César »), de Mickaël Fonton (« Les deux batailles d’Alésia »), de Jean Kappel (« Comment ils sont devenus nos ancêtres »), de François-Laurent Balssa (« Pourquoi ils ne sont plus nos ancêtres ») et de François Bousquet (« Henri Vincenot, le dernier Gaulois »).

Crédit photo Une : antmoose/Wikipédia sous licence CC.

Spectacle du monde Gaulois

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d’un quai construit par les Gaulois

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d'un quai construit par les Gaulois

11/07/11 – 16h00
REZÉ (NOVOpress Breizh)
–Un quai situé au bord de la Loire, remontant au début de notre ère, vient d’être mis à jour à Rezé, au sud de l’agglomération nantaise. Une découverte archéologique majeure, qui vient opportunément rappeler un fait que certains voudraient occulter : les origines gauloises de la France.

Depuis six ans le site de la cité gallo-romaine de Ratiatum, sur la commune de Rezé, fait l’objet de fouilles organisées chaque année par l’Inrap (Institut national de recherche en archéologie préventive) en collaboration avec l’université de Nantes. Entamées début juin celles-ci, auxquelles participe une équipe d’une quarantaine de chercheurs et d’étudiants, ont permis la découverte d’un quai parfaitement conservé.

D’une longueur de 150 mètres, constitué d’un assemblage de planches de bois, parfois longues de plus de dix mètres et de dalles de pierre, il a été construit par les Pictons, un peuple gaulois, au premier siècle de notre ère, probablement entre l’an 50 et l’an 70, sous le règne de l’empereur Néron.

Fondée sous le règne d’Auguste, entre l’an 20 av. J.-C. et l’an 10 ap. J.-C., Ratiatum a connu un développement rapide lors du Ier siècle de notre ère. Ratiatum était alors la seconde ville des Pictons, après la capitale Limonum (Poitiers). Les fouilles déjà effectuées ont permis d’établir que la ville disposait d’un temple, de nombreuses villas, d’entrepôts et de magasins installés le long du port. Suite à un ensablement du port, la cité commencera à décliner à partir du IIIème siècle, au profit de Nantes.

Cette découverte, unique en France, sera-t-elle préservée ? Dans une déclaration à Ouest-France, Ophélie de Peretti, archéologue municipale de Rezé, précise : « Nous avons étudié toutes les techniques possibles. A l’air libre, au soleil, le quai n’échapperait pas à la détérioration. Il est impossible de le laisser découvert. » Le quai devra donc être recouvert.

Un moulage, effectué par un laboratoire spécialisé dans la restauration et la recherche sur les objets d’art, devrait toutefois permettre d’établir un fac-similé d’une partie de ce quai, qui pourrait trouver sa place dans le Centre d’interprétation du patrimoine que la Ville de Rezé a l’intention d’édifier. A une époque volontiers oublieuse de ses racines, l’intérêt d’un tel projet, qui entend pérenniser, à travers un patrimoine antique exceptionnel, la plus longue mémoire d’une ville, mérite d’être souligné.