Le G7 de Biarritz s’annonce caniculaire

Le G7 se réunira à Biarritz, du 24 au 26 août, sous la présidence de la France. Le G7, c’est la grand’messe de sept des principaux pays industrialisés de la planète (Etats-Unis, Grande Bretagne, Canada, France, Allemagne, Italie et Japon), un moment de concertation dont l’intérêt pratique est loin d’être évident. Qui plus est, cette réunion de chefs d’Etats se double désormais d’un rendez-vous avec des casseurs venus eux aussi du monde entier : pugilat géant orchestré par des mouvements d’extrême gauche, comme Attac, happening anticapitaliste, véritables jeux olympiques de la castagne.

Tout le monde le sait : on ne travaille pas bien, on ne négocie pas bien, sous la contrainte. De ce point de vue, le G7, avec ses manifestants armés assiégeant la réunion, ne saurait être autre chose qu’une réunion symbolique, « pour la photo ». L’occasion, aussi pour Macron, si les choses ne se passent pas trop mal, d’affirmer sa stature d’homme d’Etat de dimension européenne, voire mondiale.

Les vraies décisions sont prises avant ou après, mais certainement pas pendant. Par exemple le projet de réintégrer la Russie dans le club. Elle en avait été écartée après les évènements de Crimée. Mais Trump pousse à la normalisation, et de ce point de vue, la rencontre Poutine-Macron de Brégançon prépare aussi cette évolution.

L’extrême gauche, combien de divisions ?

Chacun sait aussi qu’au-delà de huit à dix personnes autour d’une table, on ne travaille pas sérieusement. Sept chefs d’Etat réunis à huis clos, cela aurait du sens. Mais 3000 personnes ! On attend en effet 3000 personnes constituant les délégations des sept pays, et divers observateurs internationaux. Ces délégations seront protégées par 12 000 policiers. Et des centaines de journalistes joueront les paparazzi. Parmi eux, un envoyé de Présent, certes non officiellement accrédité, mais suffisamment débrouillard et « gonflé » pour être aux bons endroits aux bons moments, y compris au sein des manifestations de l’extrême gauche.

Et cette extrême gauche, combien de divisions ? Ils viendront pour se compter, justement, en vue du Grand Soir. Leur grande réussite avait été le sommet de Gênes, en 2001 : 100 000 casseurs face à 15 000 policiers, un mort, 1000 blessés, 200 voitures incendiées, des centaines de magasins saccagés et pillés. Les altermondialistes d’Attac et des autres groupuscules « altermondialistes » rêvent d’un autre « Gênes ». Si Biarritz est trop bien protégé, les bastonneurs ont prévu de saccager Hendaye, une commune située à 30 kilomètres plus au sud.

Lundi, cinq « altermondialistes » ont été interpellés. Ils indiquaient sur les réseaux sociaux où sont logées les forces de l’ordre, et lançaient des appels à incendier leurs hôtels et garnisons.

La date du sommet, 24-26 août, est une catastrophe pour les vacanciers. Elle correspond exactement au grand retour vers la région parisienne et vers les métropoles européennes. On sait déjà que, pendant ces quelques jours, la gare SNCF sera fermée, la circulation automobile sera très difficile, voire interdite, de même que la navigation à proximité des côtes.

Dans le passé, certains sommets des G7 ou G8 s’étaient passés dans le calme, comme celui de 2002, qui s’était déroulé au Canada, dans un village perdu entre lacs et forêts, celui de 2013, en Irlande du Nord, en pleine campagne, ou celui de 2015, dans les Alpes bavaroises. La France ne manque pas de campagnes profondes et de montagnes peu propices à la guérilla urbaine. Macron a fait le pari de choisir un lieu considéré comme plus prestigieux. Pour le meilleur ou pour le pire.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 21 août 2019

Macron, vedette internationale – par Guy Rouvrais

Après le soupir de soulagement qui retentit des capitales d’Europe de l’Ouest et ailleurs dans le monde, ce ne fut que cris d’admiration pour le vainqueur de l’élection présidentielle française. Non seulement il avait empêché Marine Le Pen d’accéder au pouvoir mais, en plus, il était europhile, jeune, beau, intelligent, banquier, philosophe, iconoclaste, et il avait même cette touche d’originalité d’avoir épousé son professeur qui, pour lui, laissa mari et enfants. N’est-ce pas merveilleux ?

Ses premiers pas sur la scène internationale étaient donc attendus avec une curiosité gourmande par ses pairs, qui allaient le voir « en vrai » et savoir si son ramage valait son plumage. Le G7 qui s’est déroulé ce week-end en Sicile en a donc été l’occasion. Les chefs d’Etat de gouvernement ne furent pas déçus, qui rivalisèrent de dithyrambes, quoiqu’ils se divisèrent sur le point de savoir s’il fallait le comparer à Kennedy, Obama, Blair ou Trudeau, personne, semble-t-il, ne songea à Giscard, le malheureux. Notre président resplendit d’un éclat d’autant plus vif que, par contraste, on avait un « méchant » qui, lui aussi, arpentait pour la première fois un sommet international, Donald Trump. « Il y avait deux groupes dans la salle : ceux qui étaient tétanisés par Trump et ceux qui gardaient leurs distances », rapporte le Journal du dimanche.

Rien de tel pour Emmanuel Macron, avec qui tous voulurent être sur la photo, le plus près possible. Et que dire de la presse étrangère ? L’éditorialiste de L’Orient-Le Jour a décelé en lui « un petit côté rimbaldien », peut-être parce que la France sous lui va devenir un bateau ivre… Même ce qui pourrait être un défaut devient une qualité : « son manque d’expérience lui donne un côté bienveillant », affirme l’hebdomadaire portugais Visao, une incompétence totale ferait donc de lui un saint. El Pais le décrit comme « un garçon au visage enfantin et aux manières d’homme mûr ». Un quotidien brésilien salue en lui « un commandant monarque à la tête d’un pays start-up » tandis que, selon The Economist, journal britannique, « Avec lui, le climat a changé, le pays est devenu plus créatif et plus novateur. » On lui voit même un côté « un peu suisse dans son approche » ce qui, sans doute, veut être un compliment dans la bouche du journaliste de la Radio télévision suisse.

Cette « macromania » fait irrésistiblement songer à « l’obamania » qui a flambé au lendemain de l’élection de ce président. Au point qu’on lui décerna le prix Nobel de la paix avant même qu’il accomplisse quoi que ce soit, simplement au nom de ses bonnes intentions et de son origine ethnique. Mais, dix ans plus tard, Obama a fait plus de déçus que de satisfaits, et le sort des Américains n’a guère été changé, en bien du moins. Macron, lui non plus, n’a encore rien fait. La seule réforme qu’il a à son actif date du temps où il était ministre : il a libéralisé le transport par autocars. Cela n’a pas bouleversé la vie des Français. On ne voit vraiment rien qui vaille les regards extatiques qui l’entourent sur la scène mondiale.

Guy Rouvrais

Article publié dans le quotidien Présent daté du 30 mai 2017

Les frontières fermées aux migrants ? Oui, mais seulement quand le G7 est concerné !

20/05/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Fermer les portes de l’Europe n’est pas impossible ! En effet, les clandestins seront interdits de débarquement sur tout le territoire de la Sicile pendant le G7. Quelque 8 000 policiers et militaires en assureront la sécurité.

Depuis le 10 mai, l’Italie a même suspendu l’application de Schengen, comme le prévoit l’accord européen lors d’événements importants requérant une sécurité renforcée et la possibilité d’opérer des contrôles aux frontières.

Les autorités redouteraient elles que des islamistes se mêlent au flux des réfugiés ? C’est pourtant ce qu’elles réfutent depuis quelques années…

La Russie sur le chemin d’un retour en grâce ?

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)

Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères allemand a laissé entendre que la Russie pourrait, sous certaines conditions, rejoindre le G8, groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays constituant les plus grandes puissances économiques du monde, soit la Russie, les États Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada.

Quelles étaient les relations de la Russie avec ce groupe ?
La Russie avait rejoint le groupe des huit, en 1998, mais elle en avait été exclue suite au rattachement de la Crimée en 2014. L’adhésion de cette péninsule à la Fédération de Russie faisait suite à un référendum, où près de 97 % des électeurs ont voté pour la réunification.

Comment cet événement a-t-il été perçu par le concert des nations ?
Moscou a souligné que le référendum en Crimée était conforme aux normes du droit international et à la charte des Nations-Unies. Pourtant, les pays occidentaux et l’Ukraine n’ont pas reconnu la légitimité de ce référendum et ont qualifié cette adhésion d’annexion. La Russie a alors été exclue du G8 et soumise à des sanctions économiques de la part de l’Union européenne, sanctions auxquelles Moscou a répondu par l’interdiction d’importation de certains produits alimentaires.

Quelles seraient les conditions de sa réintégration au G8 ?
Dans une entrevue donnée au quotidien Bild-Zeitung, Steinmeier a confié : « Si nous continuons de surmonter les difficultés liées au conflit ukrainien et si la Russie poursuit, comme auparavant, sa collaboration avec nous dans le règlement du conflit syrien, l’Occident n’aura et ne pourra avoir aucun intérêt à long terme de l’écarter des discussions régulières entre les principales puissances occidentales ».
Cette déclaration fait suite à l’entretien qu’ont eu Vladimir Poutine et Barack Obama au G20 réuni en Turquie les 15 et 16 novembre derniers, ainsi qu’à la main tendue de la Fédération de Russie à la France dans ses opérations de représailles aux attentas de Paris du 13 novembre.

Légende photo : Le G8 en 2013


Le G7 affiche sa fermeté anti-russe

08/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Programme chargé pour le G7 qui vient de s’ouvrir en Allemagne :en plus de l’agenda officiel, (climat, santé, femmes), la Russie et la Grèce s’invitent dans les débats.

Le G 7 vient de commencer en Allemagne ?
Hier, dimanche 7 juin s’est ouvert pour deux jours un sommet réunissant les sept plus grandes puissances mondiales à savoir : Les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada. Il est organisé par l’Allemagne et a lieu en Bavière au château d’Elmau. Le programme a été élaboré par la chancelière Angela Merkel qui a déclaré dans la semaine : « Je pense que nous avons une chance d’apporter notre contribution sur le long chemin vers un monde meilleur. »

Quelles discussions sont au programme ?
À l’origine axé sur l’écologie, les droits des femmes et la lutte contre les pandémies, ce G7 est cependant rattrapé par l’actualité. Le président russe Vladimir Poutine sera au cœur des préoccupations. Le président des États-Unis, Barack Obama, a ouvert le feu ce matin en dénonçant une : « agression russe en Ukraine » faisant allusion aux luttes entre les Ukrainiens prorusses et pro-occidentaux qui ont reprises près de Donetsk. Les dirigeants européens semblent vouloir faire front unis contre la Russie. En témoigne le président de la commission européenne polonais, Donald Tusk, pour qui la Russie ne sera considérée comme un grand pays industrialisé que lorsqu’elle cessera sa soi-disant agression. Il ajoute : « Si quelqu’un veut commencer un débat sur le régime des sanctions [contre la Russie], il ne peut être question que d’un durcissement »

Mais ce n’est pas le seul sujet brûlant du moment ?
En effet il y a aussi le dossier grec, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a refusé les propositions de la commission de Bruxelle et du FMI les jugeant irréalisables. Il a déclaré vendredi

Je ne peux imaginer que des responsables politiques, et non des technocrates, ont pu croire que les députés grecs pourraient valider de telles mesures.

Le président européen luxembourgeois Jean-Claude Juncker a réagi très vivement à ces mesures refusant même de prendre le premier ministre Tsipras au téléphone samedi. Pour Donald Tusk il s’agit d’un débat non seulement financier, mais aussi moral.