Frontières : on ferme ?

17/09/2015 – FRANCE (Présent 8442)

Intervenant mercredi devant l’Assemblée, le Premier ministre a déclaré que, face à la crise migratoire à laquelle est confrontée l’Europe, le gouvernement « n’hésitera pas » à rétablir, si nécessaire, un contrôle temporaire aux frontières. Une phrase insérée dans un discours censé rassurer les Français, au cours duquel Valls aura répété pas moins de sept fois le mot « fermeté »… Avant d’annoncer le déblocage de plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires en faveur de l’accueil des clandestins !

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Bien « conscient » qu’il existe chez nos compatriotes « un malaise, une inquiétude, un sentiment de désordre », Manuel Valls aura donc tenté de rassurer les Français en martelant mercredi « que le gouvernement maîtrise la situation » et en évoquant le possible rétablissement d’un contrôle à nos frontières. Un discours dont les médias soulignent aujourd’hui l’apparente « fermeté », mais qui n’aura en réalité trompé personne. Car, après avoir agité un instant le bâton, le Premier ministre devait s’empresser de sortir la carotte à clandestins : des fonds supplémentaires pour l’accueil.

Un gigantesque appel d’air

Ainsi, le gouvernement va-t-il débloquer au total pas moins de 279 millions d’euros supplémentaires « d’ici à la fin de 2016 au titre du premier accueil, de l’hébergement d’urgence, de l’aide forfaitaire aux communes », ainsi que pour renforcer les effectifs de l’Ofpra, de l’Ofii et de l’Éducation nationale.
Et ce n’est pas fini : pour 2017, ces crédits supplémentaires devraient atteindre 334 millions, soit un total dépassant les 600 millions d’euros d’ici la fin 2017. En même temps, une enveloppe de 250 millions d’euros des crédits dédiés « à l’hébergement d’urgence et à la veille sociale » sur les douze mois à venir sera débloquée, dont 130 millions « dès le mois prochain »

En clair, cela revient à expliquer aux Français que l’on fera ce qu’il faut pour limiter l’invasion de leur pays, tout en mettant en place des mesures qui ne feront qu’encourager davantage de clandestins à venir en France.
Une gigantesque escroquerie donc, pointée du doigt mercredi par Marion Maréchal-Le Pen, qui a rappelé sur Sud Radio que si le gouvernement français s’est engagé à accueillir 24 000 migrants, « ce sera bien plus en réalité. Ce sont des centaines de milliers de personnes qui pourraient être accueillies ». En effet, a-t-elle expliqué, « ces gens arrivent dans des proportions immenses parce qu’on leur explique qu’ils sont les bienvenus ». Et « nous payons la folie de l’espace Schengen (…). C’est bien gentil de dire que l’Allemagne va accueillir des centaines de milliers de réfugiés. Mais une fois qu’ils sont dans l’espace Schengen que l’Allemagne a traité les dossiers et les a régularisés, ils sont libres d’aller partout, y compris en France. C’est pour ça qu’il est indispensable de suspendre temporairement l’espace Schengen ».

Franck Delétraz

L’Allemagne sonne-t-elle le glas de Schengen ?

14/09/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’Allemagne a pris tous ses « partenaires » européens de court en annonçant le rétablissement des contrôles à ses frontières. Mesure pragmatique face à la vague migratoire sans précédent, réflexe sécuritaire devant le danger terroriste ou moyen de pression à l’occasion du conseil extraordinaire de l’UE sur les migrants ? Il est en tout cas certain que les accords de Schengen ont pris un coup dont ils auront du mal à se remettre.

Impériale. La « Mutti » allemande se comporte avec les institutions européennes comme en terrain conquis. Telle l’autocrate d’un nouvel empire… non plus Saint et Romain, mais juste Germanique et Européen, Angela Merkel entend faire plier les autres pays à son interprétation des lois de l’Union Européenne quand cela l’arrange et les plie elle-même à sa volonté.

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Contrôle frontalier entre l’Allemagne et l’Autriche, ce lundi 14 septembre

Après avoir unilatéralement suspendu les accords de Dublin pour gérer elle-même les demandeurs d’asile présents sur son territoire, la voilà qui s’affranchit – provisoirement, bien sûr — des accords de Schengen et rétablit les contrôles aux frontières allemandes. Non que l’en blâmions sur le principe – au contraire —, mais le procédé ne manque pas d’air quand on se souvient des menaces à peines voilées de Mme Merkel à l’encontre de la Hongrie et d’autres pays qui entendaient simplement faire respecter leur intégrité territoriale… et protéger les frontières extérieures de l’UE, conformément aux fameux accords de Schengen.
Piquant aussi de constater que ce rétablissement des contrôles frontaliers intervient quelques jours seulement après qu’elle eut plaidé auprès de ses partenaires européens pour un accueil des réfugiés sans limites de nombre ni de temps…

Le tabou levé par le Grand Frère allemand, d’autres pays n’ont pas traîné à s’engouffrer dans la brèche : l’Italie, qui a fermé sa frontière avec l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont elles aussi suspendu Schengen, tandis que la Pologne affirme être prête à en faire de même. L’Autriche déploie l’armée pour tenter de maîtriser les flux migratoires, tandis qu’il y a quelques jours, le Danemark fermait partiellement sa frontière avec l’Allemagne. Même les très libéraux Pays-Bas ont annoncé un renforcement des contrôles aléatoires aux frontières
Au même moment, à Bruxelles, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui présidait un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE, mettait en garde les dirigeants européens.

Si nous ne nous ressaisissons pas ensemble aujourd’hui, l’Europe sera totalement déchirée.

À noter que le gouvernement français n’envisageait pas semblable mesure, se contentant de soutenir et justifier la position de Merkel. Selon Bernard Cazeneuve, l’Allemagne

rétablit aux frontières des dispositifs de contrôle de manière à s’assurer que ceux qui viennent sur le territoire allemand ont bien le statut de réfugiés et que les pays en amont ont respecté les règles de Schengen.

Ah, les joies de la soumission ! inféodé aux Américains pour la politique internationale, fidèle vassal de l’Allemagne pour les questions européennes, le gouvernement français, par la voix de son ministre de l’intérieur, met le doigt sur l’un des nœuds de l’affaire.

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7 Français sur 10 pour un rétablissement des contrôles aux frontières des États de l’UE

La Bavière ferme ses frontières

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Mardi dernier, le gouvernement hongrois avait tourné le dos aux directives européennes, et décidé de couper les vannes de l’immigration sur son territoire. Violant le règlement européen « Dublin III », Viktor Orban avait suspendu pour une période indéterminée la règle contraignant son pays à examiner toutes les demandes d’asile déposées chez lui.
Cette attitude, même s’il a fait machine arrière depuis, n’a pas manqué de susciter des émules. La Bavière s’est en effet engouffrée dans la brèche. Elle a annoncé hier qu’elle réintroduirait des contrôles permanents le long de sa frontière avec l’Autriche. Seuls les contrôles ponctuels sont permis par les accords de Schengen ; la Bavière avait mené ce type de contrôles ponctuels pour protéger la réunion du G7, le 6 juin dernier.
Elle avait alors constaté près de 6 000 réfractaires aux droits de séjour, parmi lesquels on dénombrait quelques dizaines de criminels. Le ministre président de Bavière a donc rétabli les contrôles de manière permanente.

Trois ministres du gouvernement suédois ont présenté des mesures visant à faciliter l’expulsion de migrants provenant d’autres pays de l’Union européenne.

Crédit photo : Heribert Pohl via Flickr (CC) = Burghausen, vieille ville et château sur la rivière Salzach en Haute Bavière Upper


Éditorial de la revue Conflits : « Frontières inanimées, avez-vous donc une âme ? »

Éditorial de la revue Conflits : « Frontières inanimées, avez-vous donc une âme ? »

Le n°5 de la revue trimestrielle de géopolitique Conflits, dirigée par Pascal Gauchon, vient de paraître. Ce numéro est consacré aux frontières. Source : www.revueconflits.com / Abonnements : www.revueconflits.com/abonnements/


Voici encore un éditorial sous forme de cartes. Il est vrai que le dossier de ce numéro est consacré aux frontières sans lesquelles il n’est ni territoire ni carte.

Conflits n°5 : à quoi servent les frontières
Conflits n°5 : à quoi servent les frontières

Nous vous parlerons des frontières naturelles, économiques, juridiques, linguistiques, culturelles, des frontières chaudes, froides ou même gelées… Ce que nous n’avons pas rencontré, ce sont des frontières mortes. La limite entre Europe de l’Est et de l’Ouest s’est déplacée selon qu’elle séparait pays orthodoxes et catholiques, germains et slaves, communistes et libéraux, elle a joué et rejoué comme une ligne de faille, mais elle n’a jamais totalement disparu.

L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire. Tous les sondages sauf un annonçaient la victoire facile du président sortant, le social-démocrate Ponta. Il fut battu par le libéral Klaus Iohannis. Là n’est pas la surprise. Les instituts de sondage locaux ont l’efficacité d’une boussole qui indique avec constance le Sud – on l’a vu encore en janvier dernier lors des élections croates.

Regardez plutôt la carte du second tour. Victor Ponta l’emporte dans les anciennes provinces de Moldavie et de Valachie qui ont formé le royaume de Roumanie au XIXe siècle, à l’exception de Bucarest où il était arrivé en tête au premier tour. Klaus Iohannis s’impose en Transylvanie qui faisait partie de l’Autriche-Hongrie jusqu’en 1918, dans la Dobroudja acquise sur les Ottomans en 1878 ainsi que parmi les membres de la diaspora.

L'Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.
L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.

Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois.

Klaus Iohannis est issu de la minorité allemande de Transylvanie. Mais cette minorité, autrefois importante, ne représente plus que 0,3% de la population du pays ; les Turcs ne sont que 0,2% et même les Hongrois ne dépassent pas les 7% – ils ne sont majoritaires qu’au nord et à l’est de Brasov. L’immense majorité des habitants sont des Roumains orthodoxes, y compris dans les territoires qui relevaient de l’Autriche-Hongrie.

Le vote des minorités ne suffit donc pas à expliquer le résultat final puisque ces minorités n’existent presque plus. Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois. Le phénomène est moins magique qu’il semble : il existe des endroits faits pour conserver la mémoire des hommes, comme Yves Lacoste nous le rappelle, ce sont les cimetières. Avec eux, de façon plus prosaïque, des montagnes et des fleuves, des activités et des modes de vie, des coutumes et des légendes. Et des représentations, une façon de se voir dans le monde qui dépend aussi du lieu que l’on habite et des paysages que l’on contemple.

Il n’existe pas plus de frontière morte que de volcan définitivement éteint. La lave de l’histoire s’agite dans les profondeurs et peut ressurgir au moindre accident. C’est le rôle de Conflits que de vous alerter sur cette tectonique de la géopolitique.

Pascal Gauchon

Photo en une : carte de l’Europe, par Alexandre Vuillemin (1843). DR

 

Grand Moyen-Orient : une accélération du redécoupage prévu. Par François Montgisard

Le Moyen-Orient, chacun le sent bien, est la zone géographique d’où la prochaine guerre mondiale pourrait éclater.

L’actualité dans cette région nous a montré une avancée étonnamment rapide des forces armées de l’ « Emirat islamique de l’Irak et du Levant » (EIIL en français). L’événement rappelle un peu la rapidité soudaine et « inexpliquée » de l’avance des troupes croato-musulmanes en Bosnie, dans les années 1990 face aux Serbes, jusqu’à des lignes que l’on a su peu après avoir été négociées pour laisser la moitié du pays à chaque belligérant.


L’on sait les Américains très attentifs au Sud-Ouest asiatique, région comprenant Israël et le golfe Persique. Afin d’y maintenir et d’y développer leur influence, ils y ont envisagé, ce n’est pas nouveau, la vieille idée romaine du « divide ut regnes » (diviser pour régner). De nouvelles frontières ont été planifiées par les services de Washington pour fractionner ce grand Moyen-Orient. Dans cette optique, deux cartes ont été portées à la connaissance du public. Ces deux cartes partent de la même logique : faire éclater les Etats musulmans les plus puissants de la région en des unités plus petites, utilisant pour cela les clivages religieux, ethniques, tribaux, etc. :

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L’immigration illégale en forte hausse dans l’UE

L’immigration illégale en forte hausse dans l’UE

23/02/2014 – BRUXELLES (NOVOpress/Kiosque courtois)
La crise et le chômage de masse ne découragent pas tout le monde : selon l’Agence européenne pour la gestion et le contrôle des frontières ((Frontex), le nombre d’immigrés entrés illégalement dans les pays de l’Union européenne a augmenté de 48 % en 2013, avec pas moins de 170.000 entrées irrégulières. Les demandes d’asile ont également fortement augmenté. Et c’est sans compter plus d’un million de migrants légaux par an ! L’information n’a guère été relayée par les grands médias, fidèles aux thèses immigrationnistes de l’oligarchie mondialiste.

Avec son opération « Frontières souveraines » l’Australie nous a pourtant montré que l’on peut arrêter l’immigration illégale, il suffit d’une volonté : les migrants sont interceptés par des navires de guerre et n’ont d’autre choix que de retourner dans leur pays ou de rester dans un centre de rétention avant leur expulsion.

Crédit photo : DR.

« La Grande Séparation » d’Hervé Juvin, une redécouverte du vrai sens de la politique

« La Grande Séparation » d'Hervé Juvin, une redécouverte du vrai sens de la politique

Analyse par Pierre Le Vigan

« La Grande Séparation » d'Hervé Juvin, une redécouverte du vrai sens de la politique
« La Grande Séparation » d’Hervé Juvin, une redécouverte du vrai sens de la politique

Le livre d’Hervé Juvin La grande séparation. Pour une écologie des civilisations est le 3ème tome d’une trilogie après L’avènement du corps et Produire le monde. Le titre renvoie à deux significations. L’une est un constat. L’individualisme et le libéralisme ont introduit une séparation au sein du peuple lui-même. La grande séparation c’est que l’individu s’est substitué au peuple.

La grande séparation c’est aussi le constat que, dans un monde qui se veut fluide, les frontières se reconstituent : Kosovo, Soudan divisé en deux, Yougoslavie éclatées en multiples États qui se veulent et/ou se croient indépendants, etc. Mais aussi séparation par l’argent qui remplace les autres séparations.

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Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme

Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme

Une réflexion stratégique d’Henry de Lesquen.

L’idéologie dominante se manifeste sous différents aspects
– « le grand remplacement » (la substitution de population) ;
– « le grand effacement » (la non transmission de l’histoire et de la mémoire identitaire) ;
– « le grand dérangement » (la rupture des traditions, la dénaturation du mariage). Ces différents aspects sont en cohérence les uns avec les autres, ce ne sont que des expressions particulières de l’idéologie cosmopolite imposée par la superclasse mondiale. Pour y faire face la lutte contre le cosmopolitisme doit s’inscrire dans une bataille d’ensemble, cohérente dans ses actions. Et unir dans un combat commun adversaires du « mariage gay », de l’immigration-islamisation et de la perte de souveraineté.
Polémia.

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Lampedusa aux antipodes de l’Australie – La compassion est un bon sentiment, ce n’est pas une politique

Lampedusa aux antipodes de l'Australie - La compassion est un bon sentiment, ce n’est pas une politique

L’horrible drame de Lampedusa est exploité médiatiquement et politiquement pour culpabiliser ceux qui veulent durcir les conditions des migrations notamment clandestines. Culpabiliser l’adversaire pour le neutraliser, c’est une stratégie bien connue.

En l’occurrence, l’ampleur du drame est incontestable, mais la mort de 300 migrants [NDLR : cet article a été écrit avant les nouveaux débarquements et noyades, moins nombreuses, de la fin de la semaine dernière], si elle est intolérable, n’est pas un argument objectif face a un problème mondial. Il faut cependant s’attendre à voir la France, le pays qui voulait faire la guerre à la Syrie au nom de ses valeurs humanistes, se retrouver en pointe dans la mobilisation des bons sentiments.

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Inquiétudes sur la fin des restrictions aux frontières dans l’Union Européenne

Inquiétudes sur la fin des restrictions aux frontières dans l’Union européenne

01/03/2013 – 16h00
BRUXELLES (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – La date du 1er janvier 2014 avait été fixée par l’Union européenne comme date limite d’application des restrictions aux frontières pour les travailleurs en provenance de la Roumanie et de la Bulgarie.

Depuis l’entrée de ces pays dans l’Union européenne, les autres pays membres étaient autorisés à appliquer aux ressortissants de ces pays les dispositions prévues en matière d’immigration pour les pays extracommunautaires. Malgré cette « régulation » aux frontières, plus de trois millions de Roumains ont déjà quitté la Roumanie pour des pays de l’Union européenne depuis 2007, comme l’a souligné le Premier ministre roumain Victor Ponta dans un entretien accordé au Times ce lundi.

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Le Déclin français et les années 1970 – Par Pierre Milloz

Le Déclin français et les années 1970 - Par Pierre Milloz

Le rapport Gallois le relève dès ses premières pages : le début du déclin français date des années 1970. Pour autant il ne cherche pas à tirer quelque enseignement que ce soit de cette constatation : il s’abstient de toute allusion directe à la période extraordinairement brillante qui précédait ces années 70; et pas davantage il n’aborde les événements et décisions politiques de l’époque qui pourraient être responsables de ce déclin. (1)

Or en dépit de leur ancienneté, ces années méritent grande attention. P.M.

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Israël et la logique du Mur

Israël et la logique du Mur

13/01/2013 – 15h00
TEL AVIV (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Benyamin Netanyahou a annoncé dimanche dernier son intention d’ériger un mur le long de la ligne de démarcation avec la Syrie. Le Premier ministre israélien a avancé des arguments sécuritaires « La barrière de sécurité située à la frontière avec l’Egypte a été l’un des plus importants projets de bâtiment dans l’histoire d’Israël. J’ai chargé les ouvriers qui ont construit ce mur de renforcer les autres frontières du pays, notamment celle avec la Syrie. Nous avons l’intention d’ériger une barrière identique ». Après un mur pour s’isoler des Palestiniens, puis des Egyptiens, les Israéliens veulent maintenant s’isoler des Syriens. Israël et la Syrie sont formellement en état de guerre depuis 1948. Cependant la situation a été très calme, jusqu’au début de la confrontation entre les forces du président Bachar el-Assad et les rebelles syriens.

La barrière électronique longue de 230 km construite par l’Etat hébreu à la frontière égyptienne a été inaugurée le 2 janvier. Elle est censée arrêter l’infiltration de terroristes en Israël mais également stopper toute immigration clandestine venant d’Afrique sub-saharienne.

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Cecilia Malmström: la “madame plus” de l’immigration

Cecilia Malmström: la "madame plus" de l'immigration

17/07/2012 — 17h40
BRUXELLES (NOVOpress) —
Mais qui est donc Cecilia Malmström (photo) ? Derrière son air d’institutrice revêche et ses lèvres pincées, se profile la Commissaire européenne (1) en charge de la coopération policière, des contrôles aux frontières, de l’asile et de l’immigration. Une femme visiblement pleine de contradictions qui se sent « responsable de la lutte contre les formes graves de criminalité internationale et la traite des êtres humains », mais qui professe une vision purement comptable et utilitaire des affaires des européens de souche. Le dit programme de Stockholm qu’elle vise à mettre en œuvre a pour but le maintien des bons résultats économiques européens sur le long terme, en faisant une fois encore appel non à la natalité des autochtones, mais à l’immigration pour résoudre les problèmes démographiques. Et ce programme prétend bien sûr garantir un niveau uniforme de droits et de devoirs tant pour les immigrés légaux que pour les citoyens européens, le regroupement familial, l’adoption de règles communes, afin que l’UE puisse bénéficier pleinement des effets positifs de cette immigration !

Le credo de madame la Commissaire : la liberté de circulation. Voilà qui ne fait pas bon ménage avec la tentation d’un rétablissement des contrôles -forcément stigmatisants…- , même passager, aux frontières des États, et elle n’hésite pas à se déclarer « déçue par le manque d’ambition européenne » sur ce point. Soyons clairs, pour elle, le contrôle aux frontières est inacceptable, n’étant pas un mécanisme européen ! Le lecteur comprendra dès lors facilement que « les 25 000 immigrants tunisiens arrivés en Italie (avec la volonté affichée de se rendre en France) ne sont pas un flux migratoire énorme justifiant la mise en œuvre de mesures exceptionnelles » ; mais aussi que les 400 000 entrées illégales dans l’UE et les 4 millions de clandestins qui peuplent l’espace Schengen (chiffres fournis par Claude Guéant alors encore Premier ministre) sont juste un problème de bonne gestion, et accessoirement un thème électoraliste…

Dans sa biographie madame Malmström indique: « j’ai grandi en partie en France et vécu et travaillé à Stuttgart et Barcelone. Ces expériences ont éveillé mon intérêt pour les autres cultures et pour la politique européenne ». Une exceptionnelle ouverture au monde donc, et une preuve de plus, s’il était nécessaire, de la totale déconnexion de la réalité du terrain et du vécu des Européens, de la part de ceux qui règnent sur leurs destinées à Bruxelles. Et en passant aussi du caractère foncièrement anti-européen de l’actuelle machinerie communautaire pour qui tout ce qui évoque l’identité des Européens de souche, apparaît comme foncièrement malsain.

 

(1) Étonnante mécanique que cette Europe, aux multiples rouages avec souvent des noms très proches (transparence?): il ne faut ainsi pas confondre le Conseil Européen (les chefs d’État des 27), le Conseil qui est celui des ministres des mêmes états, et le Conseil de l’Europe qui représente… 47 États, y compris les USA et Israël. Seul le Parlement européen est élu, mais il sert prioritairement à ratifier les décisions des autres instances, dont la fameuse Commission.
Des 27 membres de la Commission, seul le président est ” élu “, c’est-à-dire approuvé par le Parlement après nomination par le Conseil de l’Europe. Chaque Commissaire est désigné par son État membre originaire et le président de la Commission, et est censé œuvrer au bien commun de l’Europe.
Un fonctionnement dont la légitimité devient problématique dès lors que des chefs d’État élus (et même s’ils ne représentent pas automatiquement la majorité de leur peuple..) doivent céder aux injonctions de Commissaires non élus.

Crédit photo : Baltic Development Forum, via Flckr, licence CC.

Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

29/12/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – 
Dans une interview accordée au Parisien, Le politologue Stéphane Rozès, estime « qu’une grande majorité de Français veut un protectionnisme national, considéré comme une solution possible face à la crise, et donc au chômage ». Un protectionnisme économique familier des Etats-Unis, de la Chine ou du Japon par exemple.

L’UMP, le parti au pouvoir, est en complet décalage avec cette attente des Français contre la mondialisation. En début de semaine, Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, déclarait que « le protectionnisme n’est pas moderne ». Les Français semblent comprendre, eux, que la mondialisation, c’est plus de chômage et d’immigration. Une réalité tristement… moderne.

Crédit photo : Hugo, via Flickr, licence CC.

Rétablir les frontières pour le bonheur des peuples

Rétablir les frontières pour le bonheur des peuples

[box class=”info”] Article repris du site Zentropa[/box]

La frontière. A ce seul mot, on frémit. On pâlit même. La frontière, c’est l’enfermement, la séparation, l’exclusion!

Inutile de le nier, la frontière a mauvaise presse. Et cela n’a rien d’étonnant puisque sa disparition totale de la surface de planète est l’une des conditions sine qua non de l’accomplissement final du règne de la marchandise. Le «village global » n’est rien d’autre que le nom poétique du « supermarché global », horizon rêvé du système capitaliste.

Car la frontière, en réalité, n’est pas ce qui « exclut », c’est ce qui différencie ; ce n’est pas ce qui « rejette » mais ce qui distingue ; ce n’est pas ce qui « isole » mais ce qui régule ; ce n’est pas ce qui « enferme » mais ce qui organise.

Or la marchandise ne tolère que l’uniforme et le dérégulé.

Une frontière est une porte. Fermée, ouverte, entrouverte, gardée, libre… elle intègre diverses « possibilités » qui sont autant de garde-fous à la fluidité incontrôlable du marché. Comme cette cloison qui nous sépare de l’appartement contigu, la frontière nous protège et assure notre indépendance sans jamais nous empêcher d’échanger, de débattre ou de nous lier avec notre voisin.

Le sans-frontièrisme utopique de trop d’anticapitalistes en fait aujourd’hui les alliés objectifs de cette « société ouverte » (improprement nommée d’ailleurs puisque rien ne peut être « ouvert » quand il n’existe plus d’extérieur, plus de différence entre ici et ailleurs…), sans borne, limite ni régulation qui est l’espace rêvé de développement du totalitarisme marchand, comme l’avait d’ailleurs bien compris Jean Jaurès, lorsque par exemple il écrivait au Congrès de la Paix de Lausanne : « “Je n’ai jamais été un partisan bien vif des idées et des principes du cosmopolitisme. Ils ont quelque chose de trop vague, de trop idéal, malgré certains côtés brillants et spéciaux, je crois que leur effet le plus certain est d’effacer ou de trop amoindrir l’amour de la Patrie et le devoir de la responsabilité civique.”

Car il n’existe pas, il ne peut pas exister, de « libre circulation absolue des hommes » qui n’induise pas la même libre circulation pour les marchandises, les capitaux, les appétits financiers et les trafics de tous ordres. L’abaissement des frontières, ce n’est pas la fraternité universelle et l’enrichissement culturel réciproque, c’est la délocalisation et le dumping social. Quand les rêves, si beaux et généreux soient –ils, tournent immanquablement au cauchemar quand ils sont transposés dans le réel, il convient de rompre avec eux, sous peine de voir son aveuglement se muer en complicité. Le néo-esclavagisme contemporain se goinfre quotidiennement d’idiots utiles au cœur généreux et au poing levé défilant pour la régularisation des clandestins et l’ouverture des frontières, employant ainsi toute leur belle énergie militante à fournir au Capital une main d’œuvre bon marché, corvéable à l’envie et exerçant une pression à la baisse sur les salaires locaux.

Droit des peuples à disposer d’eux mêmes, à vivre sur leur sol selon leurs lois et leurs traditions, dans la dignité et la paix, droit de vivre et travailler au pays, droit à l’autonomie et à l’indépendance, voilà quels sont quelques uns des principes à opposer à la frénésie uniformisatrice du capital marchand et non une naïve et faussement festive promotion du chaos ethnico-culturel produit par des flux migratoires gigantesques qui baladent la misère du monde sur l’ensemble le globe au grès des besoins des Thénardiers de la finance internationale !

La charité mal comprise et mal appliquée mène toujours aux plus grandes catastrophes, surtout quand elle se nourrit de motivations pas toujours aussi nettes et pures que les discours pourraient laisser paraître. Il y a en effet dans le sans-frontiérisme contemporain et son corollaire « immigrationniste » d’indiscutables relents de mauvaise conscience post-colonial, étrangement mêlé d’un néo-paternalisme doublé d’un occidentalo-centrisme qui ne disent pas leur nom. Pour les promoteurs de ces tendances, en effet, point de salut hors de l’occident ! Il faut faire venir à nous, « élever » jusqu’à notre merveilleux modèle, ces peuples du sud, victimes perpétuelles, accablés par l’histoire autant que par la géographie, et dont la rédemption ne peut passer que par une installation sous nos latitudes, à l’ombre d’une grande surface et d’une enseigne de restauration rapide. Laissez-venir à nous les petits enfants africains ! Qu’ils peuplent nos arrières-cuisines de restaurants, nos chantiers de BTP, qu’ils gardent nos entrées de discothèques, ramassent nos poubelles ou qu’ils sombrent dans la drogue, la violence et la délinquance… Peu importe, ils seront toujours mieux ici que chez eux, puisque ici c’est le paradis « civilisé » !

Réglons donc la facture de ce passé colonial qui a tant de mal à passer par un contrat d’apprentissage de 6 mois payé à 80% du smic !

L’occident étant l’eldorado et la société de consommation l’horizon indépassable de l’humanité, il convient donc – c’est un devoir quasi religieux ! – de s’ouvrir au maximum pour faire bénéficier de tous nos bienfaits la planète entière qui ne saurait trouver de voie de salut sans être guidé par nous, « nous » s’exprimant généralement par la plume d’un éditorialiste de Libé ou la voix d’une actrice milliardaire mais « impliquée ».

Il est d’ailleurs « signifiant », comme disent les psychanalystes, de noter que les plus farouches contempteurs de l’idée de frontière se recrutent dans les catégories sociales les plus élevées, les castes aisées qui sont les principales bénéficiaires du règne marchand, cette « hyper-classe » qui confond son nomadisme de luxe, sa dromomanie aseptisée faite de voyages en first class, d’hôtels de charme, de cocktails et de visites de musées, avec l’arrachement et la déculturation, ponctués de drames sans nom, parsemés de cadavres, que représentent les migrations imposées.

Le Danemark et la Norvège ne veulent plus de frontières passoires

Le Danemark et la Norvège ne veulent plus de frontières passoires

06/07/2011 – 21h40
COPENHAGUE (NOVOpress) –
Le Danemark veut rétablir des contrôles permanents à ses frontières avec l’Allemagne et la Suède où 50 douaniers ont été déployés hier. Quarante huit agents supplémentaires seront envoyés en renfort à l’occasion du Nouvel An. Il s’agit de mieux contrôler le transport d’objets, d’armes et de drogues, favorisé par la mondialisation marchande et humaine.

À son tour, la Norvège a annoncé aujourd’hui qu’elle allait augmenter le budget de la police et des douanes dans le secteur de sa frontière avec la Suède, afin de lutter efficacement contre les trafics de biens, de personnes et l’immigration illégale. « Cela combat la criminalité et permet d’attraper des demandeurs d’asile clandestins. Le travail donne de bons résultats », a constaté Knut Storberget, le ministre norvégien de la Justice. Un nouveau coup porté à l’espace Schengen de libre-circulation des biens et des personnes en Europe, totalement dépassé par les vagues d’immigration massive, en provenance notamment du continent africain.