Oskar Freysinger : « On idéalise l’ouverture des frontières mais, en réalité, c’est aussi la libre circulation des mafias ! »

70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Un chiffre effarant pourtant présenté par les médias comme « en baisse ». Réaction d’Oskar Freysinger, ancien chef du département pour la sécurité de canton et ancien conseiller d’État du Valais, au micro de Boulevard Voltaire.

Selon une étude, 70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Mes confrères suisses se félicitent que ce chiffre soit en baisse, néanmoins il nous paraît extrêmement élevé.

Depuis les accords Schengen, nous importons de la criminalité en Suisse. Ce système ne fonctionne pas. On nous dit que nous n’avons plus besoin de système de sécurité pour sécuriser notre maison. En revanche, on va vous donner le nom et l’adresse de tous les criminels qui pourraient venir cambrioler notre maison. C’est portes ouvertes. Et le résultat est qu’on importe la criminalité.
J’ai moi-même été chef du département de la sécurité pour mon canton. Chez nous, 73 % des délinquants n’avaient pas de passeports suisses et je ne compte même pas les naturalisés. À Genève, c’était 95 %, et dans le canton de Vaux 90 %.

De quel pays ou de quel continent vient cette criminalité ? Disposez-vous de ces informations et sont-elles légales ?

Oui. Les mafias albanaise et russe sont actives. Il y a également beaucoup de criminalité trans frontalière venant de la France, un peu moins venant de l’Italie. Soit ça vient des Balkans, soit de la France, même s’il y a aussi un peu de criminalité venant d’Afrique en matière de drogues.

Pourtant vous avez toujours un système frontalier. Vous pouvez contrôler à peu près tout ce qui sort et entre de Suisse. En tout cas, c’est comme cela qu’on nous le présente en France.

On ne contrôle plus rien. Il y a un contrôle assez léger des marchandises. En revanche, les personnes ne sont plus contrôlées. C’est la règle de la libre circulation. À la suite de Schengen et Dublin, les systèmes de contrôles internes ont été mis hors jeu. On n’a donc plus de contrôles physiques crédibles sur les frontières.

Les médias suisses ont présenté cela comme une avancée. Ils ont titré « il y a moins de criminels étrangers en Suisse ». Il faut lire l’article pour s’apercevoir que ce chiffre est de 70 %. Y a-t-il une volonté de minimiser cette criminalité étrangère ou est-ce un choix purement éditorial ?

Il faut minimiser le problème pour pouvoir maintenir le marché ouvert et minimiser l’importance des frontières. C’est ça le but. Il y a toute une politique et d’une idéologie qui veulent que la conception d’États souverains défendant leur sécurité constitue une conception du passé. Aujourd’hui, nous devons vivre dans un monde totalement ouvert et libre. On idéalise, mais ce permet aussi la libre circulation des mafias.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pas plus de 100 km pour éviter les « brassages de population »… et si on reparlait des frontières ?

Au mois de décembre, on sort de sa boîte le confit de canard. Au mois de mai, on déverrouille le couvercle du confit de Français. Enfin, on l’entrouvre. Pas plus de 100 km, essentiellement pour aller au boulot. Mais n’est-ce pas là la vraie liberté, mes chéris ? Arbeit macht frei, comme disaient d’autres grands confineurs historiques de Français.

Youpi ! Le formidable progrès, et c’est à peu près le seul, est que nous n’aurons plus à produire, dans notre département ou dans un rayon de 100 km « à vol d’oiseau », notre auto-autorisation de sortie, document de confinement confinant surtout à l’absurde, fruit des amours monstrueuses du « trouple » Courteline, Ionesco et Devos.

Le précieux document reste cependant valable « au-delà », Édouard Philippe ayant précisé qu’il fallait absolument éviter les « brassages de population ». Une déclaration aux relents réactionnaires et même ségrégationnistes tout à fait contraire au vivre ensemble, poncif un peu moins à la mode, il est vrai, ces temps derniers, le mourir seul ayant pris le dessus. Rassurez-vous cependant, le politiquement correct est sauf, puisqu’il ne s’agit là que d’exclusion franco-française : interdiction est faite aux bouseux du Cantal de se mélanger aux ploucs du Berry. Chacun chez soi et les vaches – c’est-à-dire nous, ruminants nos inquiétudes – seront bien gardées.

Pour y contrevenir il faudra un « motif professionnel ou familial impérieux ». Aucune liste exhaustive, mais un contre-exemple, en revanche, a été cité jeudi par un Édouard Philippe ironique, comme si cela tombait sous le sens, ma brave dame. Rejoindre sa résidence secondaire n’est pas une bonne raison.

La propriété, c’est mal, vouloir s’y rendre – par exemple pour l’entretenir -, c’est encore pire. Ce gouvernement n’aime pas le patrimoine, et comme Stéphane Bern l’a fait remarquer, évoquant « un malentendu », celui-ci est d’ailleurs l’angle mort du plan de sauvetage de la culture récemment déroulé par Franck Riester. Celui-ci est plutôt axé, voyez-vous, sur le « fratrimoine » : les frérots, les potes, les copains de gauche du « spectacle vivant ».

Sans compter qu’en ces temps d’impopularité, réveiller l’image d’Épinal du bourgeois parisien rejoignant sa luxueuse villa à l’île de Ré en faisant peu de cas des gueux, là-bas, qu’il risque de contaminer permet d’encaisser les bénéfices faciles d’une lutte des classes mal éteinte. Tant pis pour la mauvaise foi, car évidemment, la résidence secondaire, c’est aussi et surtout le Français modeste, locataire de son logement principal tout aussi modeste que lui mais qu’il est pourtant bien incapable d’acquérir, eu égard à la pression immobilière des grandes métropoles où, bassin d’emploi oblige, il a bien dû faire sa vie. Celui-ci a donc gardé ou acheté une petite bicoque en province, ses racines et son refuge, dont il aime et doit, à chaque printemps, entretenir le toit et le jardin. Sauf cette année. Pour les retraités, c’est double peine : non seulement on les enjoint à rester terrés chez eux (certes, ils sont autorisés à sortir, mais c’est à leurs risques et périls et on leur promet gentiment mille morts s’ils s’y aventuraient) mais, en sus, ils n’ont pas le droit de se retirer, au calme, dans une région moins anxiogène où ils pourront enfin respirer, près de leurs géraniums et rosiers en fleur.

Dire que le 10 mars dernier, lorsque le jeune Sebastian Kurz a décidé de contrôler drastiquement les entrées sur le territoire autrichien, Emmanuel Macron a parlé de « mauvaise décision », le virus, selon lui (petit rire), ne connaissant pas les frontières. Mais le virus connaît les octrois ?

Heureusement, le jeune chancelier fédéral a la charité, aujourd’hui, de ne pas le narguer : dans un pays certes plus petit que le nôtre mais à densité comparable (et ayant eu, lui aussi, ses foyers infectieux, en particulier dans le Tyrol), il y a proportionnellement six fois moins de morts, le processus de déconfinement a démarré le 14 avril (pour un confinement entamé peu ou prou en même temps que nous), les bars et restaurants, derniers commerçants fermés, rouvriront le 15 mai. Les écoliers auront tous repris le 18, et le bac aura bel et bien lieu.

Lorsque l’heure sera venue, calmement mais avec détermination, de déballer tous les dossiers pour faire la vérité, penser, après la mascarade et le sketch des tests, à ne pas oublier la scandaleuse pantomime des frontières.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise sanitaire – Michel Onfray : “Le virus ignore les frontières, mais on va avoir des départements rouges et verts”

30/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Michel Onfray pour “Front populaire“, sa nouvelle revue “pour les jours d’après” était l’invité d’André Bercoff mercredi 29 avril sur Sud Radio.

La gestion de la crise sanitaire a été du “tout et n’importe quoi“, selon Michel Onfray. “On ferme les frontières, puis on les ouvre, ou l’inverse, on ferme puis on ouvre les écoles, on ne porte pas de masques puis on les porte, on fête le 8 mai puis on ne le fête pas…“, déplore-t-il. “Chez Emmanuel Macron on dit une chose et son contraire et après débrouillez-vous“, s’indigne le fondateur de l’Université populaire de Caen. Il rappelle que dès le 28 janvier, sur un plateau de télévision, “j’ai fait fonctionner mon bons sens, si la Chine met sous cloche une ville de 15 millions d’habitants, c’est qu’il y a péril dans la demeure. Le régime chinois n’est pas à 10.000 morts près“, rappelle-t-il.

Le philosophe remarque que l’on disait que “le virus ne connaît pas les frontières“. “La grande idéologie maastrichienne“, reconnaît-là Michel Onfray. “On a laissé arriver une vingtaine d’avions chinois par jour pendant des jours et des jours“, dénonce-t-il. “On a fait tout ce qui fallait pour laisser contaminer les Français“, s’indigne l’auteur, pour qui “la stratégie aurait été de confiner“.

Michel Onfray conclut :

Le virus ignore les frontières, mais on va avoir des départements rouges et verts. On découvre qu’il y a des frontières et qu’on peut contenir le virus avec des frontières


COVID-19, le monde d’après : frontières et relocalisations ?, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis qu’il déferle sur l’ensemble de la planète, le Coronavirus a étalé au grand jour les failles du système économique actuel. Cet événement inattendu démontre une fois de plus que « le sens de l’Histoire » n’existe pas. On ne pourra plus considérer la mondialisation comme un phénomène souhaitable ou inéluctable.

Les frontières au service des peuples

Emmanuel Macron a prétendu au début de la crise que « le virus n’avait pas de passeport ». Une étude comparative de l’Institut Montaigne vient d’apporter un autre éclairage sur la question des frontières : une forte réactivité couplée à une mise en place de contrôles stricts aux frontières, ont permis à de nombreux pays d’Asie de limiter fortement la propagation du virus sur leur sol (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Pour ne pas faire le jeu des populistes, le président de la République a sciemment ignoré un outil millénaire fondamental à la survie d’un peuple : ses frontières.

L’invasion migratoire n’est pas une fatalité

La situation sanitaire de l’Europe et en particulier celle de l’Italie et Malte ont réduit de 90 % l’activité des passeurs de migrants en Méditerranée. Ceux qui présentaient l’invasion migratoire de l’Europe comme inéluctable se voient de nouveau infliger un cinglant démenti par la situation actuelle. La frontière, pour peu qu’elle soit gardée, est encore et toujours efficace.
Dépendance industrielle : la violence du retour du réel

Pour faire face à la pandémie, les gouvernements du monde entier se démènent pour assurer l’approvisionnement en masques, gels hydroalcooliques et médicaments. La « dépendance industrielle » de la plupart des pays européens a sauté aux yeux du grand public. Ils sont devenus incapables de fabriquer eux-mêmes des masques, des médicaments pour leur propre usage. Le sentiment de déclassement et d’humiliation est particulièrement violent pour la France, ancienne grande puissance industrielle. Le gouvernement de la sixième puissance mondiale est incapable de faire face à la situation.

Relocaliser et protéger

Dans le monde de l’après COVID-19, nous ne pourrons plus nous permettre d’être dépendants de l’industrie pharmaceutique chinoise. C’est maintenant une évidence. Tout devra être mis en oeuvre pour relocaliser la production des médicaments et surtout de leurs principes actifs en Europe et en France. Sur les produits d’importance stratégique, les taxes devront être dissuasives. Ce protectionnisme répond aussi aux légitimes préoccupations environnementales actuelles : le coût de production en Chine est moindre notamment car les normes écologiques sont moins drastiques qu’en France ou en Europe. Enfin, supprimer les huit mille kilomètres qui séparent le consommateur du lieu de production semble une évidence à l’heure où l’on cherche à diminuer les émissions de CO2.

Sans la désindustrialisation, pas de crise des gilets jaunes ?

La France a abandonné son industrie et s’est tournée massivement vers le secteur tertiaire et les services. Elle a ainsi causé une casse sociale gigantesque dans de nombreux territoires qui vivaient de l’activité industrielle. L’industrie, en plus des questions d’indépendance stratégique que nous avons évoquées plus haut, est aussi un formidable facteur de cohésion sociale. Avec une industrie importante, on peut penser que la crise des gilets n’aurait probablement pas eu lieu.

L’industrie avait la capacité de faire cohabiter dans les territoires de la « France périphérique » des classes sociales variées : directeur d’usine, ingénieurs, contremaîtres et cols bleus. Ensemble, ils y construisaient leurs vies et leurs familles. La fracture entre les gagnants (dans les grandes villes) et les exclus (dans la France périphérique) de la mondialisation pourra aussi être résorbée par une relocalisation massive de nos industries.

Pour que toutes les leçons soient tirées de cette pandémie, le monde d’après devra être placé sous le signe des frontières et des relocalisations.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

De l’urgence d’arrêter l’immigration après la période de confinement

Depuis que le coronavirus s’est propagé dans le monde, de nombreux gouvernements ont pris des mesures de restriction des déplacements. En France, elles ont été trop tardives et n’ont pas empêché une progression rapide de l’épidémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces restrictions amènent à une remise en cause du dogme de l’ouverture des frontières et de l’immigration de masse. De nombreux exemples nous montrent qu’il n’en est pour l’heure rien. En dépit de déclarations de façade, nos dirigeants ne veulent rien lâcher de leur idéologie sans frontières. Pourtant, à l’issue de cette période de réclusion, il y aura urgence à inverser les flux migratoires.
Découvrez cette tribune de Paul Tormenen.

La condamnation de pays d’Europe de l’Est

Hasard du calendrier, en pleine période de propagation du coronavirus, trois pays d’Europe de l’Est, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont été condamnés le 2 avril par la Cour de justice de l’Union européenne pour n’avoir pas pleinement pris leur part à la répartition de migrants extra-européens décidée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015, en pleine « crise des migrants » (1).

Si cette condamnation n’est pas assortie de peines, elle illustre néanmoins la volonté intacte de la Commission européenne de contraindre les États membres à participer à la submersion migratoire qu’elle organise. Le président Macron est très en pointe pour réclamer non seulement un mécanisme de répartition automatique des clandestins arrivant sur les côtes européennes, mais également des sanctions contre les pays qui le refuseraient (2).

Au-delà de cette décision de justice, l’ardeur de nos dirigeants à organiser une immigration de masse est à peine freinée par la pandémie du coronavirus. Elle s’illustre tant en ce qui concerne l’immigration « administrée » qu’en ce qui concerne l’immigration illégale.

L’immigration administrée

En toute discrétion, plusieurs pays, dont la France, se sont engagés récemment à accueillir près de 1 600 jeunes clandestins présents en Grèce. C’est une nouvelle fois le critère de vulnérabilité qui est mis en avant par la Commission européenne pour imposer l’immigration clandestine. Des titres de la presse quotidienne régionale parlent ainsi d’« enfants » que vont accueillir plusieurs pays européens (3).

On le voit, la manipulation de l’opinion est aussi menée sur le terrain sémantique, avec un choix des mots illustrant des migrants avant tout vulnérables qu’il serait inhumain de ne pas accueillir. Les mineurs étrangers sont appelés des « enfants », les clandestins sont tous des « réfugiés ». Un chantage affectif qu’utilisent de leurs aveux mêmes des femmes qui arrivent enceintes sur le sol européen pour se voir proposer des prestations sociales (4).

L’Italie ferme ses ports, mais pas aux migrants

L’annonce par le gouvernement italien de la fermeture de ses ports pendant la durée de l’épidémie du coronavirus ne doit pas faire illusion (5). Cette décision, qui concerne également les bateaux des O.N.G. qui recueillent des clandestins en mer, ne met pas fin au pont maritime entre la Libye et l’Italie. Les arrivées sur l’île de Lampedusa sont toujours très nombreuses (6). Le bateau Alan Kurdi de l’O.N.G. Sea-Eye continue de croiser en Méditerranée, en dépit des critiques du gouvernement maltais qui estime que cette action encourage le trafic d’êtres humains (7).

De retour en mer après une courte pause, l’Alan Kurdi a recueilli, le 6 avril, 150 clandestins qui ont été placés en quarantaine sur un autre bateau près des côtes italiennes, en l’attente d’un débarquement.

Cet accueil entretient l’appel d’air et illustre l’absence de volonté du gouvernement italien de combattre fermement l’immigration clandestine. Celui-ci n’invoque qu’un motif sanitaire pour refuser, à des bateaux étrangers, l’accès à ses ports. Il ne remet aucunement en cause tant l’arrivée de clandestins sur son sol que la répartition administrée des migrants dans les différents pays européens.

L’immigration illégale continue

En raison de bonnes conditions climatiques, les arrivées de bateaux chargés de clandestins sont toujours nombreuses sur l’île de Lampedusa, ce qui provoque des protestations d’une partie de la population (8). En Tunisie, la baisse des traversées vers l’Italie commence à se faire sentir. Des repris de justice souhaitant émigrer en Europe sont contraints de « jouer les prolongations » au Maghreb (9).

En Grèce, les tentatives d’intrusion de « migrants » téléguidées par le président turc Erdogan ont largement échoué. Mais cela ne semble que partie remise, les autorités grecques suspectant le gouvernement turc d’affréter six cargos pour convoyer des migrants vers les côtes grecques (10). Pendant ce temps, le coronavirus continue sa propagation. Un deuxième camp de migrants vient d’être mis en quarantaine (11).

En Espagne, à Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique, les agressions par des migrants à la frontière contre la Garde civile continuent, même si l’on constate une légère baisse des intrusions (12).

Tous ces exemples montrent que, sans une volonté ferme des dirigeants européens, l’immigration clandestine est prête à de nouveau déferler à l’issue de la période du confinement.

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Laurent Obertone : « Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau ! »

Laurent Obertone rappelle que d’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière… Il rappelle donc que le rétablissement des frontières n’est qu’une question de communication. Et dès que ça se calmera, les dirigeants actuels s’empresseront de les abolir de nouveau.
Découvrez cet entretien publié sur le site Boulevard Voltaire.

Un clandestin « déséquilibré » soudanais poignarde au hasard dans les rues, il fallait s’y attendre ?

Pour une fois, il n’est pas présenté comme un « déséquilibré ». On ne lui connaît pas d’antécédents psychiatriques. Il s’agit simplement d’un brave réfugié qui, n’écoutant que son courage, a fui la guerre pour venir la faire ici. Il est installé depuis 2017 et se plaignait, selon le parquet antiterroriste, de « vivre dans un pays de mécréants ». Il semble qu’il n’ait pas eu la présence d’esprit, durant sa longue fuite, de privilégier une terre d’islam.
Mais évidemment, il fallait s’y attendre, et on doit s’y attendre tous les jours. Des milliers de profils similaires se promènent dans notre pays, sous tous les radars, ou pire, « suivis » par nos services compétents, jusqu’à ce qu’ils passent à l’acte.

Un parcours classique : entré illégalement, classé réfugié, il poignarde au nom d’Allah. La récurrence du profil frappe. Sommes-nous déjà habitués à ce genre de faits divers ?

C’est du domaine du possible : nous sommes déjà totalement résignés à vivre sous la menace terroriste, et dans un climat d’insécurité « ordinaire », qui n’en est pas moins aberrant. Ces « réfugiés », dont on ignore tout, sont installés de force dans tout le pays, par les autorités et des associations subventionnées radicales, qui ne se fixent aucune limite en la matière. Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, ne voulait pas de leur installation et a dénoncé le manque d’informations délivrées par les associations. Peine perdue. L’immigration en général va à l’encontre de la volonté populaire, qui est théoriquement souveraine… C’est l’État qui nous l’impose et dépossède ainsi littéralement les Français de leur territoire et de leur souveraineté. C’est un problème.

Les frontières n’arrêtent pas le virus mais elles n’arrêtent pas non plus les tueurs… Comment expliquez-vous ce blocage idéologique dès que cela touche à la frontière ?

D’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière, ce qui n’est pas franchement inclusif. On ne peut pas faire plus national et populiste. N’oublions pas, cependant, que ceux qui prônent leur abolition, pour faire reluire leur « bonté » à grands coups d’argent public, disposent de frontières sociales infranchissables…
Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau. Certes, l’argument phare des immigrationnistes, « les frontières ne servent à rien », en prend un sérieux coup sur la carafe. Mais ça ne les empêchera pas, pour autant, de continuer leur travail de sape quant à notre devoir d’accueil infini. Ces gens sont animés par une forme de fanatisme idéologique qu’aucun argument n’arrêtera.

Comment voyez-vous la sortie de confinement ? Est-ce qu’il y aura un avant et un après ?

Ça dépend de la manière dont se déroule cette sortie. S’il n’y a pas de trop lourdes conséquences économiques, tout recommencera comme avant. Il ne faut pas sous-estimer la capacité d’oubli des foules. Tout le monde sera très pressé de revenir à sa routine, travail-consommation, frontières ouvertes, tueurs fous et insécurité ordinaire. Du moment qu’on a la santé…

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Fermeture des frontières – François Lenglet donne 100% raison à Marine Le Pen sur le Coronavirus

31/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Sur LCI, le journaliste François Lenglet donne 100% raison à Marine Le Pen sur le Coronavirus.

Alors que la présidente du Rassemblement National réclamait d’urgence la fermeture des frontières, le gouvernement a tardé à agir car cela remettait en cause son idéologie mondialiste.

François Lenglet manifeste ainsi son agacement :

Pourquoi la frontière serait-elle bonne autour d’un foyer familial et mauvaise dans un pays ? Alors là, ça m’échappe…
Par définition, on nous dit que le virus se moque des frontières. Pardon, le virus, il ne traverse pas à pied. Il traverse sur des gens. Si vous bloquez les gens, le virus ne passe pas.


L’effondrement d’un monde, par Charlotte d’Ornellas

Les frontières se ferment, les nations devancent l’Union européenne, la souveraineté est louée, les services publics sont encensés, la libre circulation des personnes est contestée, la famille plébiscitée… Le coronavirus impose une remise en cause.

«Hormis un conflit planétaire majeur, que nous jugeons improbable, une pandémie serait l’autre évènement de grande échelle qui, selon nous, pourrait stopper ce processus». En 2005, l’expert en politique internationale Alexandre Adler signait un livre à partir d’un rapport de la CIA. Un paragraphe intitulé « Qu’est-ce qui pourrait faire dérailler la mondialisation ? » donnait cette réponse. Nous y sommes. Quinze ans plus tard, Emmanuel Macron donne raison à la prévision alors que frappe le coronavirus : « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle. » Finie la mondialisation heureuse, place à l’éloge de la souveraineté et du protectionnisme ! La remise en cause est brutale.

L’UE elle-même a fini par succomber au “repli”

Mais l’aveuglement idéologique est tenace : impossible de parler de frontières sans provoquer des ricanements particulièrement condescendants. Jusqu’au chef de l’État tenté par un bon mot très sophistique : « Ce virus n’a pas de passeport. » Et pourtant, les frontières ont commencé à se fermer un peu partout dans le monde, jusqu’au cœur de l’Europe, pour une raison simple évoquée par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon : « Le virus ne circule pas en France, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler. » Et eux ont un passeport.

L’Union européenne elle-même a fini par succomber au “repli” en proposant la fermeture de l’espace Schengen. Mais la proposition était bien tardive, et le rêve européen s’est à nouveau étiolé au fil de la crise, se transformant une fois de plus en cacophonie. Chaque pays a pris les décisions qui s’imposaient à son échelle, indépendamment de ses voisins. Certains ont fermé leurs frontières, pris des mesures de confinement plus ou moins rapides et fermes, tandis que l’Italie se voyait obligée de faire appel à la Chine pour obtenir une aide sanitaire que l’Europe semblait incapable de lui fournir. Notons que la France faisait partie des pays qui ont refusé l’exportation du matériel médical nécessaire ailleurs : même la préférence nationale se refaisait une santé dans l’urgence !

La résistance active a déjà ses héros

Quelques jours plus tard, un autre tabou sautait. Il aurait été malin de stopper les porteurs de virus dès les premiers jours, mais rien ne se prévoit mieux que le passé… Résultat, c’est la libre circulation des personnes qui fut sacrifiée sur l’autel de la réalité sanitaire. Confinement pour tous.

Bars, restaurants et commerces avaient quelques heures pour fermer leurs portes. Puis vint l’heure des hommes : chacun était prié de rester chez soi. Et le chef de l’État poussa, par ses annonces, les Français dans les bras du cœur nucléaire de la nation : la famille. Cette famille maltraitée par idéologie, par économies et par individualisme apparaît, depuis lors, comme ce qu’elle aurait dû rester : une sécurisante stabilité. L’exode fut cette fois-ci urbain, et chacun se précipita auprès des siens.

Et s’il est de bon ton de vilipender l’inconscience du pays, c’est oublier trop vite ces internes qui viennent en renfort, ces infirmiers et médecins qui vont à domicile, ces familles qui s’entraident, ces élèves policiers et militaires qui répondent à la mobilisation, ces gardes d’enfants qui s’organisent… La résistance active a déjà ses héros.

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Eric Zemmour : “Nous n’avons pas fermé les frontières, nous le payons”

18/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans la crise sanitaire sans précédent que nous vivons aujourd’hui avec le développement du Coronavirus, Eric Zemmour pointe du doigt la responsabilité des politiques qui ont tardé à fermer les frontières…

C’est dans l’émission “Face à l’info” du 18 mars 2020.


Crises sanitaires et folies idéologiques, par Jean-Yves Le Gallou

Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux !
Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres et les médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Eric Zemmour : “Fermer les frontières est bénéfique”

13/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Pour empêcher de nouveaux cas de pénétrer dans notre pays, je vais suspendre tous les voyages en provenance d’Europe vers les Etats-Unis pour les 30 prochains jours“. Le 11 mars, Donald Trump a donc annoncé l’interdiction de l’entrée des Européens aux États-Unis pour les 30 prochains jours.

Pour Eric Zemmour : “Fermer les frontières est bénéfique“.

Découvrez cet extrait tiré de la 1ère partie de l’émission “Face à l’info” du 12 mars 2020.


Le nécessaire retour aux frontières, par Ivan Rioufol

Fron-tière : un mot que le progressiste a du mal à épeler et à prononcer. Pour les convertis à la nouvelle religion des droits de l’homme et aux sociétés ouvertes, rien ne doit plus distinguer ni séparer les nations et les peuples. L’utopie est en vogue dans la macronie, ce produit de l’air du temps. Il y a deux semaines, parlant de l’épidémie du coronavirus, le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclarait : “On ne fermera pas les frontières car ça n’aurait pas de sens“. Propos repris dans la foulée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye : “Les frontières physiques n’ont pas de sens pour un virus”. Pas de sens : une expression répétée dès lors par la moutonnerie médiatique, s’évertuant à ne pas voir non plus le lien entre la mondialisation et la contamination du Covid-19 comme une traînée de poudre. Mais qu’observe-t-on ces jours-ci, sinon le recours aux frontières, aux confinements, aux quarantaines ? Après Israël, qui a fermé ses entrées immédiates aux arrivants des pays à risque (dont la France), l’Italie a décidé ce week-end de faire vivre le nord du pays – de Milan à Venise – dans une sorte de camp retranché jusqu’au 3 avril.

Pour sa part, la Chine assure avoir maîtrisé le virus après avoir cloîtré 56 millions d’habitants. Comment l’Etat français peut-il soutenir, sinon par un a priori idéologique qui rend sot, qu’un virus transmissible par le contact humain se joue des frontières physiques ? Sans doute ne sont-elles pas suffisantes. Mais la France et l’Italie, les deux pays d’Europe les plus affectés, paient aussi le prix d’aveuglements politiques sur le rôle protecteur que peuvent avoir les nations soucieuses de maîtriser leurs portes.

En réalité la frontière n’a pas fini de s’imposer comme une nécessité à ceux qui pensaient en avoir fini avec ce concept ringard défendu par des arriérés. Le coronavirus est la mauvaise conscience des mondialistes. Ceux-ci sont condamnés à déplorer, ce lundi, l’effondrement des marchés boursiers, de Hong Kong à Londres. En France, l’impact sur l’économie devrait être de plusieurs dixièmes de points de PIB, selon le ministre du Budget, Bruno Le Maire. Et la menace parallèle que fait courir la Turquie d’Erdogan sur l’Europe et ses nations oblige encore davantage à réhabiliter en urgence ces indésirables limites territoriales. Elles s’avèrent plus que jamais indispensables. A l’invasion du virus chinois s’ajoute en effet la tentation du sultan islamiste de conquérir l’Europe vénusienne, en s’abritant derrière des réfugiés moyen-orientaux et notamment des femmes et des enfants.

Le président turc est attendu ce lundi à Bruxelles. Mais il est à craindre que l’Union européenne herbivore ne rende à nouveau les armes devant la Turquie carnivore. Erdogan, qui se bat pour la consolidation de ses propres frontières, connait la fragilité de celles de l’UE. Il a mesuré la culpabilité postchrétienne de ses dirigeants. Dimanche, il a appelé la Grèce à “ouvrir ses portes” aux migrants : “Hé, la Grèce ! Je te lance un appel…Ouvre tes portes également et libère-toi de ce fardeau. Laisse-les aller dans d’autres pays européens”. Qui bottera le cul de la brute ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Cette fois, la route des Balkans est déjà fermée, par Olivier Bault

Il n’est pas inutile de rappeler les mots du directeur de Frontex lui-même dans une déclaration aux sénateurs français faite en juin 2016. Pour Fabrice Leggeri, la très forte réduction du nombre d’arrivées par la route de la Méditerranée orientale au début de l’année 2016 était due au « double effet de la fermeture des frontières sur la route des Balkans et de l’entrée en vigueur, le 20 mars, de l’accord passé entre l’UE et la Turquie ». Or la fermeture des frontières nationales dans les Balkans était consécutive, par effet domino, à la fermeture des frontières de l’Autriche en février 2016 appuyée par une action commune du V4 (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) en soutien aux pays des Balkans, peu avant l’accord signé en mars avec la Turquie.

A l’époque, Berlin avait critiqué la décision de Vienne. Aujourd’hui, l’Allemagne a changé d’attitude et le porte-parole du gouvernement de Merkel a redit lundi que la route de l’UE est et restera fermée, contrairement à ce que les autorités turques font croire aux « migrants ». « Mutti Merkel » ne demande pas non plus à la Grèce d’ouvrir ses frontières comme elle l’avait fait vis-à-vis de la Hongrie en 2015-2016, même si son gouvernement est critiqué par des personnalités de droite et du centre, de l’AfD au FDP en passant par la CDU, estimant qu’il devrait être encore plus ferme dans ses déclarations et dans son soutien à la Grèce et à la Bulgarie.

La Bulgarie n’est certes pas encore affectée, mais elle a malgré tout déployé 300 soldats et 50 gardes-frontières supplémentaires le long de ses 259 kilomètres de frontière avec la Turquie, équipés d’une clôture (qui date d’avant la fameuse clôture frontalière hongroise si critiquée). Le ministère bulgare de la Défense envisage de détacher encore un millier de soldats de plus.

La Hongrie, qui était sous pression en raison des « migrants » déjà amassés sur la route des Balkans avant le nouvel assaut organisé par la Turquie, va encore plus loin : elle a annoncé comme la Grèce la suspension des demandes d’asile, en interdisant l’accès à ses centres fermés pour demandeurs d’asile pour les nouveaux requérants. Les autorités hongroises brandissent le risque de propagation du coronavirus, nombre de demandeurs d’asile provenant de pays à risque (Afghanistan, Territoires palestiniens, Iran…).

De même, l’Autriche a, par la voix du chancelier Sebastian Kurz, confirmé que les « migrants » qui parviendront à sa frontière seront stoppés. Son ministre de l’Intérieur Karl Nehammer a également exprimé son soutien aux efforts de la Hongrie et de la Croatie en vue de sécuriser leurs frontières respectives. La Croatie, qui laissait passer les « migrants » en 2015, ne peut plus en faire autant aujourd’hui, la Slovénie ayant elle aussi dressé une clôture sur sa frontière septentrionale. Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a promis lundi que, cette fois, son pays ferait tout pour protéger sa partie de la frontière extérieure de l’UE. La Serbie, qui laissait elle aussi les « migrants » traverser son territoire en 2015, a par conséquent annoncé qu’elle allait elle aussi renforcer ses contrôles aux frontières.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 5 mars 2020

Coronavirus : la frontière est plus que jamais nécessaire

« A ce stade, la situation est parfaitement sous contrôle. » Sibeth Ndiaye, sur les ondes de RFI le 28 janvier. Tout va bien donc, selon le porte-parole du gouvernement de la sixième puissance mondiale. « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président. » Sibeth Ndiaye, 2017. Tout compte fait, il va falloir s’informer ailleurs.

Le coronavirus a commencé son épopée à Wuhan, une ville chinoise de onze millions d’habitants. C’est ici que se produit quotidiennement le Huanan Seafood Wholesale Market, une sorte de marché gigantesque et parfaitement illégal où l’on peut se procurer de la viande animale rare : chameau, rat, serpent, chat… Et chauve-souris. C’est ce Chiroptera qui serait, selon les récentes recherches, responsable de la propagation du virus mortel. Le responsable, mais qui est le coupable ? Certainement le gouverneur de la région, lequel savait quels risques étaient pris par sa population et n’a pas eu la présence d’esprit de faire appliquer des normes sanitaires. Toujours est-il que le virus a muté, et est désormais transmissible par l’homme. Environ cinq mille cas sont déclarés à ce jour, dont une cinquantaine à l’étranger. En France, trois cas sont pris en charge à Paris et un à Rouen. Le monde retient son souffle.

La frontière est close

La Chine a pris des mesures médicales draconiennes pour enrayer l’épidémie. Distribution de masques, fabrication de médicaments, et… confinement. Cinquante-six millions d’habitants sont enfermés dans une zone dont ils n’ont pas le droit de sortir, soit presque la population de la France. Comment est-ce possible ? Les aéroports sont contrôlés par les forces de l’ordre, les axes de circulation routière bloqués, et des patrouilles cernent la zone.

Les pays étrangers sont autorisés à exfiltrer leurs ressortissants, moyennant des contrôles médicaux stricts. Par exemple, le Japon a fait sortir cent cinquante de ses citoyens. En France, le défilé du nouvel an chinois a été annulé, et le trafic en provenance de Chine est contrôlé. Voici les consignes officielles du Quai d’Orsay :

« Un accueil spécifique des voyageurs est mis en place aux aéroports de Charles De Gaulle et Saint-Denis de La Réunion pour les vols en provenance de Chine, Hong-Kong et Macao. Cet accueil est assuré par des personnels d’associations agréés de sécurité civile, en lien avec le service médical de l’aéroport renforcé de professionnels de santé médicaux et paramédicaux issus de la réserve sanitaire du ministère chargé de la santé. Des flyers en trois langues (français, anglais et mandarin) sont remis à tous les passagers pour leur indiquer la conduite à tenir en cas d’apparition de symptômes, de façon à assurer une détection rapide d’éventuels nouveaux cas de coronavirus sur le territoire. »

Autrement dit, la frontière est close. Mais personne ne s’en offusque, et la population accueille avec soulagement la nouvelle. Comment est-ce possible ? s’interrogent les lecteurs de Présent. Depuis des dizaines d’années, la résignation la plus totale est de mise chez les pouvoirs publics quand il s’agit de contrôler l’entrée sur le territoire de migrants venus du Sud. Comment se fait-il qu’en cas de virus, l’exécutif fasse preuve d’une détermination par ailleurs efficace ? L’affaire de ce virus prouve que la maîtrise des frontières est avant tout idéologique, et que les flux intarissables de clandestins ne sont en rien une fatalité. La France a la capacité de contrôler qui entre chez elle, preuve en est.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2020

Jean-Yves Le Gallou : «Il pourrait y avoir une politique européenne restrictive à l’immigration»

10/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou, fondateur de l’institut Polemia, était l’invité politique de l’Info avec Stéphanie De Muru, sur RT France, le 9 mai.

Il réagit aux propos de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, qui a affirmé que l’immigration est «un phénomène mondial» qui ne peut pas être arrêté.

Selon lui, des solutions existent contre «l’invasion migratoire» à l’échelle des Etats comme à l’échelle européenne, à condition d’appliquer des «législations moins attractives».


Crise migratoire : l’Union européenne pourra mobiliser 10 000 garde-frontières d’ici 2027

Frontex

18/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’Union européenne disposera d’ici 2027 d’un contingent permanent de 10.000 garde-frontières et garde-côtes pour mieux protéger ses frontières extérieures face aux migrations irrégulières, selon une législation adoptée mercredi par le Parlement européen.

Le texte voté à une large majorité (403 voix pour, 162 contre, 44 abstentions) renforce les pouvoirs et les moyens de l’agence européenne Frontex, afin qu’elle puisse épauler des pays confrontés à un afflux de migrants, comme la Grèce en 2015.

Les garde-frontières européens pourront notamment «vérifier les documents d’identité, autoriser ou refuser l’entrée à des points de passage frontaliers, estampiller les documents de voyage, patrouiller aux frontières et arrêter les personnes qui franchiraient une frontière de façon irrégulière» selon Dimitris Avramopoulos, commissaire européen en charge des migrations.