Tag Archives: Front Républicain

Front républicain

Le « front républicain » fait son grand retour à l’occasion des législatives

Cela faisait longtemps. Voilà quelques semaines maintenant qu’Emmanuel Macron est président de la République et les ténors des Républicains avaient presque réussi à faire oublier leur soutien au candidat d’En Marche ! contre le Front national au second tour pour se repositionner en opposition en vue des législatives. Mais la vieille cuisine politicienne a repris ses droits et le « ni-ni » que Patrick Buisson avait réussi à imposer par le biais de Nicolas Sarkozy est définitivement enterré, au moins du côté de la classe politique.

François Baroin, chef de file des Républicains, avait en effet affirmé ce lundi que « les désistements devront faire partie de l’entre-deux tours législatif » en cas de possible victoire du Front national. Comme si le clin d’œil ne suffisait pas, l’appel du pied a suivi : « Je souhaite d’ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d’En Marche ! comme du côté du PS », a-t-il ajouté.

La réponse n’a pas tardé à arriver, dans la bouche du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner :

« Partout où le candidat de La République en marche (LREM), en se maintenant [au second tour], ferait prendre le risque d’une élection du Front national, partout nous retirerons notre candidat, et partout où le maintien du candidat nous permettra d’empêcher cette élection, nous nous maintiendrons. »

Depuis le premier tour et l’échec cuisant de François Fillon, la question se posait aux Républicains : elle est devenue une véritable ligne de fracture. D’abord parce que certains électeurs ont déjà fait le pas depuis longtemps. Ensuite parce que tous les ténors du parti ne sont pas d’accord : Wauquiez est partisan d’un « ni-ni », tandis que l’on se précipite dans les bras du nouveau parti vainqueur du côté de Juppé ou de NKM. Rien d’étonnant tant les Républicains étaient devenus une auberge espagnole classée à droite sans que tous soient réellement de droite. Mais c’est l’aile gauche du parti qui tient aujourd’hui les rennes, à l’heure où tous les observateurs reconnaissent une « droitisation » de l’électorat, notamment sur les questions sociales ou culturelles.

Reste à savoir comment se comporteront les électeurs et ce qu’il restera – après les législatives – des partis traditionnels. Il se pourrait que les Républicains explosent et qu’une partie se précipite dans les bras de la majorité présidentielle – si elle est obtenue – tandis que de véritables divisions doctrinales pourraient devenir encombrantes au sein du Front national. L’occasion d’une clarification nécessaire à la reconstruction d’une droite capable d’alliances et de constance dans la défense de son identité ? Espérons-le.

Marie Pommeret

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2017

marine le pen-dupont Villepinte

Reportage à Villepinte : l’alliance entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan VillepinteMais qui est ce Nicolas dont 10 000 personnes scandent le prénom et réservent un accueil de rockstar au point qu’il en est un peu gêné ? Il est le chef du premier parti politique français à s’allier à Marine Le Pen. Du jamais vu. Une étape historique dans la recomposition de la droite.

« Je n’aurais jamais pu me regarder dans le miroir de l’histoire de France s’il avait manqué une seule voix dimanche. J’ai choisi la France, j’ai choisi Marine  ! J’ai fait ce choix en conscience. Je suis fier de mon choix. C’en est définitivement fini du piège mitterrandien de division des patriotes. […] Allons-nous enfin reprendre notre destin en main  ? »

chard dupont-aignanDans un beau discours d’ouverture aux accents souvent émouvants, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan explique que l’intérêt supérieur du pays l’a emporté sur les différences minimes qui le séparent de Marine Le Pen. Leur alliance a d’ailleurs été précédée d’une négociation sur laquelle nous reviendrons dans nos articles cette semaine. Nicolas Dupont-Aignan a notamment demandé que le programme commun mette plus encore l’accent sur la défense des handicapés en France, l’un des combats du président de Debout La France : « J’intègre la mesure portée par Nicolas d’accorder une part fiscale pleine par enfant touché par le handicap » annoncera Marine Le Pen quelques minutes plus tard.

L’ovation que reçoit Nicolas Dupont-Aignan est proportionnelle aux tombereaux d’injures qu’ont déversés sur lui depuis vendredi la majorité de la classe politique et les ringards du show-biz. Dupont-Aignan est un homme libre :

« Notre responsabilité était historique, je ne pouvais pas me dérober. »

Marine Le Pen VillepinteLorsque Marine Le Pen lui succède à la tribune, elle répète qu’une fois élue présidente de la République, Nicolas Dupont-Aignan sera son Premier ministre : « Il conduira l’action gouvernementale. Les patriotes peuvent enfin voir leurs forces se grouper pour la défense du pays et de nos valeurs de civilisation. » Elle annonce également la présence et le soutien de Bruno North, du Centre national des indépendants et paysans (CNIP).

« M. Macron n’ose pas dire qui est son Premier ministre » attaque-t-elle « car imaginez, si c’est bien Laurence Parisot, si c’est confirmé, imaginez le désastre électoral que cette annonce serait … » Marine Le Pen demande à son rival de dire aux Français « combien de députés socialistes sortants seront investis par son mouvement » :

« C’est Hollande qui veut rester, c’est Hollande qui continuera d’inspirer la politique du pays. »

Elle dénonce un programme « si flou que même le pape ne comprend pas son message ». « Le winnerautoproclamé , le fêtard de la Rotonde qui commence à perdre de sa superbe » et « pense davantage au statut de première dame qu’à un programme de lutte contre le terrorisme », le « candidat de la finance », « soutenu par les islamistes de l’UOIF, soutenu aussi par Hani Ramadan qui justifie la lapidation des femmes » pourrait sortir KO du grand débat télévisé du 3 mai si Marine frappe comme ça : « La lutte contre le terrorisme sera une priorité cardinale de mon action et ma main dans ce domaine ne tremblera jamais. » Quand Emmanuel Macron, lui, comme elle ne manque pas de le rappeller, répondait au lendemain de l’attentat islamiste sur les Champs-Elysées : « Je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit, cette menace sera le quotidien des Français pendant quelques années. » […]

« Sa philosophie, c’est En Marche ou crève ! »

L’ensemble du discours de la candidate apparaît posé, équilibré, plus positif que celui du Zénith, celui d’un chef d’Etat déjà presque dans sa fonction :

« La France doit choisir un chef qui lui offre une vision, une conscience claire de son identité, de son rôle. Nous allons arracher la France des mains de prétendues élites qui la confisquent, la brident, l’égarent. »

Lundi à Villepinte Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont définitivement achevé et enterré le vieux Front républicain.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 3 mai 2017

Chard front républicain

Le Front républicain « tout pourri » bouge encore face à Marine Le Pen

Leur Front républicain « tout pourri » comme l’a souligné Marine Le Pen, se lézarde dangereusement et présente des brèches incolmatables.

Le grand barnum de 2002 qui des associations anti-racistes aux artistes de gauche, en passant par les collégiens emmenés par leurs profs, les ostréiculteurs de Cancale et les psychanalystes freudiens, avait porté Chirac à une élection de roi nègre, ne paye plus autant. Marine Le Pen peut espérer chaque jour réduire l’écart qui la sépare de Macron. Elle part d’environ 40 % selon les sondages.

A ce jour parmi les « vedettes » qui ont appelé à voter Macron pour faire barrage à Marine, outre le catholique Fillon dès dimanche soir, nous avons François Hollande, la CFDT, le Medef et La Grande Mosquée de Paris qui exhorte les musulmans à « voter massivement » pour Macron. Ces soutiens-là aujourd’hui sont tous des repoussoirs pour les Français.

Le syndicat majoritaire des policiers Alliance (classé à droite) appelle également à voter Macron et à faire barrage à Marine Le Pen. La seule qui a refusé de clouer les flics au pilori dans l’affaire Théo. La seule qui veut réarmer les policiers et renforcer leurs effectifs (recrutement de 15 000 policiers et gendarmes). La seule à proposer des mesures efficaces contre le terrorisme islamiste, le communautarisme, qui a le projet de désarmer les banlieues et de dissoudre les milices antifas. Bravo Alliance qui a tout compris au film ! Son secrétaire général Jean-Claude Delage, intelligence en dessous de la moyenne et franc-mac bon teint, préfère se garantir des avantages corporatistes en caressant dans le sens du poil celui qu’il voit à coup sûr élu dans 15 jours. 

Depuis son appel, le syndicat se fait littéralement défoncer par ses adhérents comme le souligne F.de Souche. Une preuve de plus de la déconnexion des syndicalistes qui ne font plus de police depuis longtemps, avec les policiers du terrain au contact de la réalité tous les jours.

A noter que Christine Boutin qui a voté Fillon au premier tour, est la seule de toute la classe politique à annoncer qu’elle mettra un bulletin Marine Le Pen dans l’urne le 7 mai prochain. (A contre-courant de la consigne des LR qui vont droit dans le mur pour les législatives). Elle ne manque pas de courage c’est assez rare pour être signalé :

« Macron, ce n’est pas possible, c’est l’incarnation de tout ce que je n’aime pas, c’est à l’opposé de mes valeurs qui ont rythmé ma vie politique. C’est le libéralisme libertaire, c’est la mondialisation, c’est l’argent, c’est la banque. »

Les femmes ont en majorité choisi Marine au premier tour de ces présidentielles. Selon OpinionWay elle est arrivée en tête chez les électrices avec 23,9 % devant Emmanuel Macron à 21,3 %.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard paru dans Présent daté du 26 avril 2017
sous le titre « Les Tout Pourris bougent encore »

Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
Lire la suite

Apartheid au conseil régional : personne ne veut s’asseoir à côté des élus FN

Source : Boulevard Voltaire
Il y en a pour qui accepter les règles de la démocratie n’est pas chose simple.

Il y en a pour qui accepter les règles de la démocratie n’est pas chose simple. De ces partis politiques pourtant autoproclamés héritiers des valeurs de la République. À s’en attribuer le patronyme. Républicains.
Les élections régionales ont vu entrer des conseillers régionaux FN par dizaines dans des hémicycles peu enclins à partager leur terrain de jeux, et l’aller-retour entre les déclarations de principe et la mise en place de la volonté des urnes tourne au cul-de-sac.
Ainsi, pour la première session du conseil régional d’Île-de-France présidée par Valérie Pécresse, les élus FN ont eu la surprise de voir les sièges autour d’eux vacants.
Isolés de leurs homologues Les Républicains par quatre places laissées vides entre le rang de la majorité et celui des élus frontistes.
Lire la suite

La haine de nos élites

07/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dire aujourd’hui que nos élites européennes nous ont abandonnés ne relève vraiment plus d’une idée farfelue. Affirmer que nos dirigeants déconstruisent patiemment nos territoires charnels, au nom de l’utopie multiculturaliste, ne peut plus être considéré comme une ineptie. Il faut que nous prenions conscience que le changement ne peut plus venir de ceux qui nous trahissent.

Au niveau du « grand foutage de gueule », nous pouvons reconnaître que l’année 2015 fut un excellent cru ! Les attentats à Paris n’ont fait que confirmer l’échec cuisant de notre « vivre ensemble » symbolisé par un communautarisme de plus en plus sectaire et par une islamisation de plus en plus forte des sociétés européennes. Le mensonge des autorités européennes sur l’invasion de masse que subit notre continent, en faisant passer des clandestins pour des réfugiés, n’est que l’aboutissement d’une logique mise en place depuis plus de trente ans par notre classe politique hors-sol. Assister, sans que cela n’éveille un début d’indignation, au lynchage médiatique du Front National, considéré par certains comme la principale menace pour notre pays et considéré par d’autres comme une formation politique proche de Daesh, fut un moment assez troublant pour comprendre finalement que l’État français est réellement entré en guerre. En guerre non pas contre l’islamisme comme il le laisse trop souvent entendre, mais contre son propre peuple qui a osé voter massivement pour un parti patriote !
Lire la suite

Tapie : le retour !

Tapie : le retour !
21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

Il ne manquait plus que lui ! C’est la nouvelle de ce week-end : Bernard Tapie revient en politique. Il ne dépareillera pas le tableau de la décomposition ambiante, il en serait même la cerise sur l’indigeste gâteau.

Et pourquoi ce cheval de retour veut-il labourer de nouveau le terrain ? Pour célébrer le 20e anniversaire de la mort de son mentor Mitterrand qui en fit un ministre ? Apparemment non, c’est pour se lancer dans une action sans doute trop négligée à ses yeux par la classe politique : taper sur le Front national.
8508P1
Voilà qui est original ! Il est persuadé que, pour ce lynchage permanent, on avait encore besoin de sa grosse voix et de ses petits poings. Car, lui aussi, il a peur que les chemises brunes ne s’abattent sur le pays, les élections régionales lui ayant été « un signal d’alarme ».

À ce signal, un Tapie peut-il rester indifférent ? Nullement, comme toute la classe politique il veut « faire barrage ». Et d’exhiber ses états de service d’ancien combattant contre le Front. N’a-t-il pas traité les électeurs FN de « salauds » en 1992, montrant ainsi toute la délicatesse éthique de sa pensée ?
Cela n’a pas empêché les médias, il est vrai, de le décorer au champ « d’honneur » de la lutte anti-frontiste après son débat, en 1994, avec Jean-Marie Le Pen qu’il aurait terrassé de sa gouaille ! Las ! Moins d’un an plus tard, loin d’être à terre, le Front national triomphait aux municipales de 1995 dans trois villes importantes, Toulon, Marignane, Orange, tandis que Tapie, qui voulait conquérir Marseille, en a été empêché à cause d’énièmes ennuis judiciaires. Venant de sortir de prison à cause de l’affaire Valenciennes-OM, il ne voulait pas y retourner, c’est humain…

Mais l’affairiste a une autre raison de renouveler le don de sa personne à la politique : le chômage qui lui fend le cœur, surtout depuis les régionales, avant c’était moins grave. Ce qui le chagrine, c’est celui des jeunes, celui des seniors, plus massif et plus long, le laisse de marbre.
C’est que 34 % des 18-30 ans se sont prononcés pour le Front national et Tapie croit aussi que le vote FN s’inversera en même temps que la courbe du chômage, toujours promise et sans cesse différée. Il entend rendre « illégal » le chômage des jeunes, il avait même naguère déposé un projet de loi dans ce sens, mais le gouvernement socialiste d’alors n’avait pas cru devoir faire sienne cette idée si simple et si géniale qu’on se demande pourquoi ne pas l’étendre à tous.

On a bien compris que cette haine renaissante pour le Front national et sa nouvelle croisade pour l’emploi des jeunes ne lui sont pas seulement une cure de jouvence. Il s’agit d’habiller de motifs jugés politiquement corrects un sordide règlement de comptes. L’arbitrage de 404 millions en sa faveur ayant été annulé dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais, il doit rembourser et pleure misère.
Mais exiger le recouvrement, ça dépend du « gouvernement », assure-t-il, il « n’est pas obligé d’exécuter un jugement infamant ». Et s’il le fait ? « S’ils veulent la guerre, ils font l’avoir. » Son retour veut donc être une arme de dissuasion pour rappeler que son pouvoir de nuisance est intact.

Guy Rouvrais

Valls et Raffarin pour une lutte fraternelle contre le chômage

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Jean-Pierre Raffarin, sénateur Les Républicains de la Vienne, en collaboration avec Manuel Valls, veut mettre en place un « pacte républicain », afin de lutter contre le chômage et le Front National, faisant ainsi, semble-t-il, d’une seule pierre deux coups. En effet, mercredi matin, invité sur Europe 1, Jean-Pierre Raffarin a proclamé : « Si, on veut éviter que le FN gagne la présidentielle, il faut baisser le chômage, et c’est l’intérêt de tous », proposant ainsi au gouvernement une alliance avec la droite parlementaire, pour un pacte républicain pour l’emploi. Le Premier ministre n’a alors pas tardé à répondre sur Twitter, avec enthousiasme : « OK avec Jean-Pierre Raffarin ! » Ce pacte doit se concrétiser en janvier, pour tenter d’améliorer la situation d’un pays de 6,3 millions de chômeurs.

Lutter contre le chômage, est ce donc lutter contre le FN ?
Il s’agit en effet pour Raffarin et Valls de mettre en place une équation pour contrer le FN dans l’optique des présidentielles. Mais cela nous rassure Raffarin, sans compromission, mais dans l’intérêt réel de la France. Le sénateur LR ne veut pas parler d’union nationale, mais proclame : « On a été d’accord, droite et gauche, pour battre le FN aux élections régionales. Alors, soyons ensemble, d’accord, pour faire en sorte que la cause du Front National première, le chômage, soit réglée ». On met donc un point d’honneur à s’occuper de la cause du chômage, dès lors que le FN semble se l’être accaparée.

Peut-on y voir une union qui se confirme entre la droite et la gauche, dans l’angoisse des résultats du FN ?
Raffarin semble vouloir à tout prix se justifier, et répète : « nous n’avons rien à voir avec le parti socialiste, et nous le combattrons à l’élection présidentielle, mais aujourd’hui il faut s’occuper de la France ». Le véritable but de ce pacte semble donc assez flou. Est-ce donc vraiment le chômage que l’on combat ? Il semble surtout que la baisse de la courbe de celui-ci soit le meilleur atout pour re-crédibiliser les partis de l’oligarchie.

Crédit photo : UMP via Flickr (CC) = Jean-Pierre Raffarin

Marion Le Pen : pour une immunité diplomatique réservée aux seuls diplomates

36 h après les résultats, retour sur les résultats des élections régionales

15/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Encore une fois, les élections régionales auront donné lieu à leur lot de commentaires dimanche soir. 36 heures après, le temps est venu de tirer les grandes conclusions de ce scrutin.

Le Front National atteint un sommet historique
Le premier tour avait déjà consacré la percée du parti de Marine Le Pen. Le Front était dimanche dernier le premier parti de France. Ce dimanche, le FN n’a gagné aucune région. Ses résultats n’en sont pas pour autant moins impressionnants. 800 000 voix de gagnées entre les deux tours. Soit 6 millions 800 000 électeurs. Plus que pour Marine Le Pen aux dernières élections présidentielles. Au final, le FN aura triplé le nombre de ses conseillers régionaux.

Il semblerait que ce soient les discours sur l’identité et les valeurs traditionnelles qui séduisent le plus l’électorat FN
Marion Maréchal-Le Pen en a été le porte-étendard durant cette campagne. Il n’y a qu’elle qui dépasse les 45 %. Il n’y a que dans le Vaucluse, son fief, que le FN dépasse les 50 % sur l’ensemble du département. À l’inverse, Wallerand de Saint Just qui a tenu une ligne moins affirmée, est le seul candidat FN à avoir perdu des voix entre les deux tours.

On retrouve d’ailleurs cette même tendance chez les candidats Les Républicains
En effet, tous les candidats ayant gagné face au PS l’ont fait en s’affirmant clairement avec La Manif pour tous : Valérie Pécresse, Bruno Retailleau ou encore Laurent Wauquiez. Ce dernier, le plus affirmé, a par ailleurs le résultat le plus élevé avec plus de 40 % des scrutins.

Bien aidé par les médias, le système se maintient…
Robert Ménard évoquait « Une semaine de matraquage nord-coréen ». Ce matraquage s’est fait ressentir. Dans la baisse massive de l’abstention déjà. Et dans le report très supérieur à ce qu’il est habituellement, des voix socialistes sur les candidats Les Républicains.
On retrouve donc un scénario que nous connaissons déjà bien trop… une première place au premier tour, relégués au second rôle après le deuxième…

Débiteurs des socialistes

15/12/2015 – FRANCE (Présent 8504)

Ça n’aura pas traîné : la « droite », leur infini débiteur, doit déjà passer à la caisse. Le Parti socialiste qui n’a pas fini de nous bassiner avec son « sacrifice citoyen » dans le Nord et en PACA (où leurs candidats n’atteignaient pas les 20 % au premier tour) demande des garanties et des gages aux Républicains. « Leur victoire, grâce à la gauche, les engage », a déclaré sur un ton comminatoire le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dès le lendemain du premier tour.
8504P1
Et il a les moyens de tout se permettre : Cambadélis somment Les Républicains de sortir de leur « ambiguïté » vis-à-vis du Front national : « La droite républicaine ne peut plus rester dans cette brume des mots et le brouillard des idées, dans cette droite qui veut à la fois le soutien des républicains [NDLR : de gauche] et du FN. » Avant de menacer lundi matin : « J’espère que nous n’entendrons plus ce que nous avons entendu avant l’élection. » L’ancien trotskyste lambertiste entend aussi contrôler leur discours.

Qu’il se rassure, si certains chez Les Républicains risquent de ne pas apprécier de se mettre sous les ordres du troisième parti de France, d’autres ont devancé l’appel et courent au-devant avec joie : Christian Estrosi et Xavier Bertrand ont promis un conseil parallèle où siégeraient les députés UMPS sans le FN, entre gens convenables…

« Un conseil territorial qui permette à ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être candidats au second tour par esprit républicain, de pouvoir s’exprimer et se prononcer sur la vie de la collectivité », a déclaré Estrosi. Tandis que Bertrand promettait : « Le PS travaillera avec le Conseil régional. » Et qui va financer ces conseils et structures parallèles et antidémocratiques ? On avait pourtant réussi à se débarrasser complètement de la gabegie et de la corruption socialistes dans ces deux régions, le résultat le plus magnifique de ces élections, il faut qu’ils nous les ramènent par la grande porte !

Mais qu’ils se regroupent donc une bonne fois pour toutes en une seule formation (ce n’est pas pour ce qui les sépare…) un seul et unique parti qu’ils n’ont qu’à renommer une fois de plus et où ils pourront s’étriper en famille et trahir leurs électeurs à ciel ouvert.

Caroline Parmentier

La victoire volée

14/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8503)

Ambiance beaucoup plus décontractée sur les plateaux télé une semaine après. À deux heures de l’annonce des résultats, ce ne sont plus les mêmes. On plaisante, on s’interpelle avec des rires de gorge. Ruth Elkrief est toute rose de plaisir, Hervé Gattegno le militant anti-FN de RMC (ils le sont tous, mais lui le porte en bandoulière) a son gros nez qui frémit. Ils annoncent un « référendum pour ou contre le FN », ils se gargarisent du « sursaut civique », ils savent que le Front national n’emportera aucune région ce soir. Ils ont passé leur semaine entière (et leur vie !) à ça. « Une semaine de matraquage nord-coréen » selon l’expression de Robert Ménard.
8503P1
La victoire volée, c’est bien le sentiment qui est tombé sur six millions et demi d’électeurs à 20 heures en découvrant que le Front national, premier parti de France arrivé en tête dans six régions n’aura aucune présidence. « Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs », a déclaré Marion Maréchal-Le Pen. Ils se sont mis à 19 partis et formations (15 à gauche et 4 à droite), 19 contre 1 pour ce beau résultat. « Un agglomérat difficile à démêler » comme l’a décrit Florian Philippot dans lequel tout était permis : calomnie, mensonge, clientélisme, vote communautaire… Et Manuel Valls terrorisant les électeurs en brandissant la menace de la guerre civile.

Ils se sont soigneusement repartagé le fromage, passe-moi la rhubarbe, je te passe le séné, cinq régions pour le PS, sept régions pour Les Républicains. Ingérables localement, ils en feront l’expérience très vite, alors qu’ils sont les débiteurs les uns des autres et qu’ils se détestent tous cordialement. La vieille mafia politique ne retrouve plus son énergie que pour ce genre de hold-up électoral pour sauver ses sièges et trahir ses électeurs. Alain Juppé, 70 ans, 40 ans aux crochets de la vie politique et toujours partant pour une présidentielle, y a vu un « signe de bonne santé de notre démocratie ». La démocratie est sauvée, de même que la planète !

Comment vont-ils les « tenir » demain ces Français dégoûtés, excédés, dont la colère est plus que jamais là, lorsque les taxes, le chômage et les migrants vont continuer de déferler ? Lorsque les attentats islamistes vont recommencer parce qu’ils n’ont pris aucune mesure décisive pour les endiguer ? À l’UMPS on les entend répéter en boucle qu’ils ont « compris », qu’ils ont eu très chaud, « vraiment merci aux électeurs de cet avertissement ». C’est la quinzième fois qu’ils nous font le coup. Qui peut les croire encore ?

Ils font bien de se congratuler, de se passer la main dans le dos et de déclarer clairement comme Estrosi et Richert que ces arrangements de l’entre-deux-tours les « engagent » vis-à-vis de la gauche. Au point où ils en étaient déjà, qu’est-ce que ça va être…
Ils font bien d’en profiter ces vieux crocodiles du marigot, ces vieux francs-macs poussiéreux vissés à leurs sièges depuis des décennies, et les Marie-Guite Dufay et les Le Drian et les François Bonneau qu’il va falloir encore se farcir six ans, ces « politiciens des années 70 » comme l’a déclaré Philippe de Villiers à propos d’Estrosi dénonçant « ses combinaisons avec la gauche qui rappellent la SFIO du temps de Defferre », ces vieux caciques du système, ces hommes et ces femmes d’un passé dont on ne veut plus.

Ils font bien d’en profiter parce que la montée du FN est inéluctable. Parce que la seule force d’opposition à ce qu’ils sont et à ce qu’ils font n’a jamais été aussi importante. Socialistes ou UMP, beaucoup vont céder leur place aux conseillers FN. Le parti de Marine Le Pen fait le plus gros score de son histoire en nombre de voix et progresse encore entre les deux tours. Il y a deux régions de France, le Nord et la Provence où comme l’a déclaré Marine Le Pen le Front national a réussi « l’éradication totale d’un parti socialiste particulièrement malfaisant ». L’implantation locale, capitale pour la présidentielle de 2017, progresse nettement.
On avance. Mais pas assez vite.

Caroline Parmentier

Régionales : le lâche soulagement du système

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
7 régions pour les Républicains, 5 pour la gauche, la Corse aux régionalistes. La classe politico-médiatique affiche son soulagement de ne voir aucune région passer au FN.

C’est peu dire que l’entre-deux tours aura mobilisé l’ensemble de la classe politico-médiatique autour du vrai danger qui nous menace. Pas le terrorisme islamique, pas la submersion migratoire, pas le chômage de masse, pas la crise économique… le vrai danger, c’est bien sûr que 6,6 millions d’électeurs ne puissent obtenir une représentation, ne serait-ce qu’au niveau local.

Appel à la mobilisation des abstentionnistes, manœuvres d’appareil et alliances contre-nature, spectre de la crise ou de la guerre civile agité en tous sens, rien n’aura été épargné pour « faire barrage » au FN.
« Un sursaut citoyen » pour L’Humanité, « soulagés, mais… » pour Libération, « Sept à droite, cinq à gauche » pour Ouest France, « la victoire des gens du nord » pour La Voix du Nord, « le sursaut/la claque » (avec respectivement les photos de Manuel Valls et Marine Le Pen) pour Le Dauphiné, le soulagement se lit dans les unes des quotidiens.

Du côté des politiques, la modestie est de mise, sur thème de « on a entendu l’avertissement, rien ne sera plus comme avant », à commencer par Manuel Valls qui a souhaité dimanche soir que « la politique ne reprenne pas comme avant ». Martine Aubry estime que « Ce soir, personne n’a gagné ! » et la socialiste Marie-Guite Dufay, vainqueur de justesse en Bourgogne-Franche-Comté parle de « victoire chèrement acquise ». Christian Estrosi, vainqueur face à Marion Maréchal Le Pen, prend sa victoire avec « beaucoup de modestie », mais annonce déjà trouver des solutions pour.

C’est Marion Maréchal Le Pen qui a le mot juste :

Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs.

Et l’annonce de son adversaire qui veut « veiller à ce que ceux qui ne seront pas entendus pendant six ans puissent aussi être entendus », en clair associer ses anciens adversaires socialistes à son mandat lui donne raison et jette déjà le voile des combinaisons d’appareil sur les belles déclarations de changement. Impression confirmée par les déclarations de Ségolène Royal qui appelle à « repenser la gouvernance là où la gauche s’est désistée »…
Lire la suite

Élections régionales : le FN en tête au premier tour, un deuxième tour incertain

12/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce dimanche a lieu le 2e tour des régionales. Les électeurs français sont appelés à élire pas moins de 1 757 conseillers régionaux.
Dimanche dernier le Front National était en tête avec 28 % des voix au niveau national, suivi des Républicains (27 %) et du Parti Socialiste (23,5 %).
Une première place inédite pour le FN, qui se retrouve en tête dans six régions, notamment le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les Républicains sont en tête dans 4 régions, le PS dans 3.
Le vote FN est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis deux ans : plus de 59 % à Hénin-Beaumont.

Quels enseignements tirer de ces résultats électoraux ?
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que les peu ou pas diplômés, les ouvriers, les chômeurs et les jeunes, votent de moins en moins à gauche, et de plus en plus pour la droite et le FN.
Au niveau national, la gauche a rassemblé 38 % des électeurs. Contre 62 % pour la droite et le FN. Cette proportion monte à 68 % pour les ouvriers, 63 % pour les moins de 35 ans.
Un tiers des jeunes, 40 % des peu ou pas diplômés et des chômeurs et la moitié des ouvriers ont voté FN.

Les régionales sont un mode de scrutin de liste à deux tours, à la proportionnelle, avec une prime de 25 % des sièges pour la force politique arrivée en tête
Ce mode électoral a rendu difficiles les tractations pour la fusion des listes, qui devaient être déposées mardi soir.
Si les candidats PS arrivés en 3e position se sont retirés en NPDC et PACA, Jean-Pierre Masseret s’est maintenu, dans la région Grand Est.
La droite parlementaire, quant à elle, n’a effectué aucun retrait « républicain ».


Valls et Hollande au bord de la guerre civile

12/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Valls et Hollande agitent le risque de guerre civile, la gauche amalgame FN et Daesh. Les prémisses d’un coup de force « républicain » ?

Que va-t-il se passer si demain le résultat des urnes est favorable, voire très favorable au FN ? Le parti frontiste est en tête dans 6 régions, dont trois sont à portée de main. Mais Manuel Valls avait annoncé être « prêt à tout » pour empêcher cela.
Avec en toile de fond l’état d’urgence étendu – qui permet la dissolution des associations ou groupements « portant une atteinte grave à l’ordre public » et la multiplication des mesures sécuritaires, les récentes déclarations de l’exécutif ont de quoi inquiéter.
Ce sont tout d’abord les amalgames de plus en plus nombreux entre le FN et l’État Islamique (« le FN ne vote pas Daesh, mais Daesh vote FN », « Toujours pas de communiqué de l’EI pour revendiquer et se réjouir des résultats d’hier soir »…)

Puis Hollande, dans son allocution de remise de Légion d’Honneur aux lauréats du prix Nobel de la paix, qui parle de l’objectif des terroristes :

créer un sentiment d’insécurité tel que les ferments de la guerre civile pourraient à ce moment à se trouver réunis

Et enfin Valls, encore lui, qui annonce qu’

il y a deux options : celle de l’extrême droite qui prône la division qui peut conduire à la guerre civile et celle de la République et de ses valeurs.

Assistons-nous à la dernière phase du matraquage des électeurs, destiné à leur faire peur d’aller voter FN, ou, plus grave, aux prémisses d’un coup de force « républicain » contre le FN, dont l’objectif avoué serait « d’éviter la guerre civile » ? Avec ce pouvoir aux abois et prêt à tout, l’hypothèse n’est pas absurde. À tout le moins, on peut s’attendre à une répression accrue à l’encontre des milieux patriotes, et ce quel que soit le résultat des urnes, qui ne pourra que sanctionner les vrais fauteurs de guerre civile si justement pointés du doigt par Périco Légasse dans cette tribune.



Régionales : deux leçons

Source : RussEurope
Une analyse éclairante des résultats du premier tour des régionales par Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, mais aussi fin observateur de la vie politique française. Extraits

[…] S’il y a un vainqueur à ce premier tour, il y a aussi très clairement un perdant : le P « S ». Cette défaite est historique, si on la remet en perspective. Elle signe l’accélération de la transformation de ce parti en un instrument politique de la bourgeoisie mondialisée et de la petite-bourgeoisie associée. Telle est la première leçon qu’il convient de retenir. Mais, la victoire du Front National, que traduit son extension à des zones géographiquement nouvelles pour lui, le confronte à un nouveau problème : passer du statut de « parti de 1er tour » à celui de « parti de 2e tour ». Il n’est pas dit qu’il le puisse, et pour des raisons de fond et non de simple tactique. Telle est la seconde leçon de ce premier tour.
Lire la suite

Claude Bartolone, le racisme autorisé – Tribune de François-Xavier Bellamy

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Claude Bartolone a accusé Valérie Pécresse de défendre « Versailles, Neuilly et la race blanche ». Le philosophe et maire-adjoint de Versailles François-Xavier Bellamy a décidé de lui répondre dans une tribune cinglante.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n’est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c’est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n’a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d’assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C’est cela que vous appelez « la République » ? C’est cela « le rassemblement » ?

Votre sortie n’a rien d’un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n’avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c’est la haine. La haine de celui qu’on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu’une tribune sur le site de l’Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu’ils aiment encore leur pays, méritent bien d’être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble »… mais ensemble contre « la race blanche » ?


Les élections régionales montrent que la gauche a perdu le peuple

11/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que la gauche a perdu le peuple des peu ou pas diplômés, des ouvriers et des jeunes.

Plus le niveau de diplôme est faible, plus le score de la gauche est… faible
Si les listes de droite dite « parlementaire » et de la droite de conviction ont rassemblé en moyenne 62 % des électeurs, cette proportion monte à 69 % pour les Français diplômés de CAP/BEP ou sans diplômes, dont 40 % pour le FN.
A contrario, plus le niveau de diplôme s’accroît, moins les électeurs votent pour le FN.
En conséquence, les ouvriers votent à 68 % pour les droites, et 51 % FN.

Les médias de l’oligarchie n’ont pas hésité à faire « l’amalgame » entre vote FN et moins diplômés…
… donc, les moins instruits, c’est-à-dire dans leur esprit, les « beaufs » ou les « ignorants ». D’où le développement de cette caricature du peuple, à travers le « beauf » ouvrier, pas assez moderniste, ni « ouvert ». Ce qu’on pourrait appeler du « racisme social ».

La gauche semble leur préférer les immigrés et les minorités…
Il est loin le temps où le PCF défendait le peuple contre l’exploitation ou l’immigration de masse. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général, disait encore vouloir « stopper l’immigration officielle et clandestine ». Y compris en rasant au bulldozer des foyers d’immigrés.
Le discours du PC a bien changé… ses électeurs aussi. Pour ceux qui lui restent. Les ouvriers ont rappelé à la gauche qu’ils ne votent pas pour elle pour le mariage homo.

La gauche a aussi perdu les chômeurs et la jeunesse…
Les moins de 35 ans ont voté à 30 % à droite et 33 % au FN.
Quand aux chômeurs, 38 % ont choisi pour le FN, seulement 37 % pour la gauche.
En clair, c’est toute la France populaire, la France qui souffre de l’immigration et de la mondialisation que la gauche a abandonnée, qui vote aujourd’hui à droite et surtout pour le FN. Avant, la gauche glorifiait la jeunesse et la classe ouvrière, mais maintenant ces derniers ne votent plus pour elle, elle les méprise.