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David Rachline : “Nous allons nous faire entendre pendant le second tour”

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le sénateur-maire Front national de Fréjus était le premier invité de l’édition spécial de RTL Matin le 12 juin. Il répondait aux questions d’Yves Calvi.

David Rachline estime notamment que le mode de scrutin actuel “ne permet pas de représenter les Français” et milite pour l’introduction de la proportionnelle.

La réalité, c’est que par rapport à 2012, nous passons de 60 seconds tours à 120. Nous résistons beaucoup mieux que les autres, il y a un effondrement des Républicains et du Parti socialiste.


buzzfeed

Polémique malhonnête du site BuzzFeed sur les candidats FN

08/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le site « d’informations » BuzzFeed a étudié les comptes Facebook et Twitter des 573 candidats du Front national pour les élections législatives. L’analyse révèle qu’une centaine de candidats aurait publié, commenté ou partagé des propos « racistes, antisémites ou homophobes ». Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme, en appelle au ministre de la Justice, François Bayrou, pour exiger une politique dure dans ce domaine.

Mais qu’est)ce que BuzzFeed ? C’est la version française d’un site américain « d’informations », en réalité un fourre‑tout qui dit publier du « divertissement et de l’insolite » : politique, bricolage, animaux…

Quelle est sa ligne éditoriale ? Aucune ! Pour choisir les sujets, indique, Marie Telling, dirigeante du site en français, la rédaction peut se reposer sur un système automatique qui propose un article lorsque le sujet connaît un grand succès. Parmi les plus gros succès du site, « Les citations d’Eric Zemmour transformées en posters pour vos toilettes » ou le quiz « Ces phrases viennent‑elles du livre de Trierweiler ou de 50 nuances de Grey ? » On voit le niveau culturel…

Malgré son enquête sur le FN, BuzzFeed ne se rappelle rien des innombrables sites d’infamies anti‑françaises, anti‑chrétiennes, anti‑blancs, qui manifestement, ne l’intéressent pas.

Buzzfeed n’a pas mené d’enquête aussi serrée sur Mehdi Meklat, un temps chouchou des bobos et des médias, contributeur du Bondy Blog, impliqué dans les Editions du Grand Remplacement et TV Ramadan, qui écrivait, par exemple : « Les Blancs vous devez mourir dès que possible » ou « j’ai envie d’égorger quelqu’un selon le rite musulman ». La bobocratie médiatique voyait en lui un « talent des banlieues », un « porte‑parole de la diversité » destiné à lutter contre le racisme de la « France moisie ». Dommage pour BuzzFeed, c’est Fdesouche qui a traité le sujet… et fait le buzz.

L’Europe que nous voulons, par Virginie Joron (conseiller régional FN)

Virginie JoronOui, nous sommes pour l’Europe ! Évidemment, que nous sommes pour l’Europe ! Nous sommes profondément européens ! Nous sommes d’ailleurs les seuls vrais Européens dans le paysage politique français.

La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement. La civilisation européenne, nous la revendiquons, nous la chérissons, nous voulons la mettre en valeur et nous voulons la protéger.

La protéger contre la submersion migratoire. Les échanges avec les peuples non européens sont, bien sûr, une richesse et doivent être préservés.

Mais nous n’accepterons jamais la destruction de notre identité, la prolifération sur notre terre de mouvements qui ont toujours été hostiles à notre civilisation, l’importation dans nos pays de conflits qui ne sont pas les nôtres. Nous voulons donc une Europe qui protège ses frontières extérieures et, en cas d’échec, nous autorise à protéger les frontières intérieures.

La protéger contre l’ensauvagement généralisé de notre société, dont la submersion migratoire est l’une des causes principales. Nous voulons donc une Europe qui autorise nos forces de sécurité à prévenir et qui autorise notre Justice à punir. On doit pouvoir expulser les étrangers dangereux, fermer les centres de radicalisation, maintenir en détention (y compris à perpétuité) les nationaux condamnés pour des crimes et délits graves, sanctionner les magistrats qui jouent avec la vie des autres en libérant des récidivistes.

La protéger aussi contre le post-humanisme et le consumérisme nihiliste et globalisé qui réduisent la dignité humaine à une volonté individuelle détachée de toute responsabilité et de toute appartenance. Appartenance à une famille, à un peuple, à une histoire, à une civilisation. La civilisation européenne, justement.

L’Europe que nous voulons, c’est la grande alliance de tous les peuples européens, fiers de leurs racines et conscients du rôle qui a toujours été le leur dans l’histoire de l’humanité. L’Europe de Brest à Vladivostok, chère au général de Gaulle.

Nous voulons une Europe qui valorise les territoires et le produire local, au lieu de les sacrifier au profit mondialisé. Une Europe qui fasse sentir sa voix sur la scène internationale, y compris à travers une alliance militaire continentale. Une Europe qui apprenne à ses enfants à redécouvrir leurs racines grecques, romaines, celtes, slaves et germaniques. À parler correctement leur propre langue. À connaître, d’abord, leur propre histoire.

Que l’Union européenne, dans sa forme et son mode de fonctionnement actuels, soit un échec, même nos adversaires les plus « européistes » l’admettent. Est-il possible de la réformer pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens ? L’avenir le dira.

À titre personnel, je préfère le modèle du Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg. Une organisation plus ancienne que l’Union européenne et qui a un double avantage. Elle regroupe 47 pays européens, y compris la Russie, au lieu des 28 de l’Union européenne. Et, surtout, elle fonctionne sur un modèle intergouvernemental : chaque nation est libre d’adhérer ou pas aux conventions proposées par le Conseil de l’Europe et de coopérer ou pas sur tel ou tel projet. Un Conseil de l’Europe refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France… et du bien à l’Alsace.

Virginie Joron,
conseiller régional (FN) du Grand Est

Texte repris de Boulevard Voltaire

Eleonore Bez

Eléonore Bez (FN) : « En ce moment, Marseille vit à l’heure du ramadan »

02/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eleonore Bez est candidate FN aux élections législatives dans la 6circonscription des Bouches-du-Rhône, qui comprend le 9e et une partie du 10e arrondissement de Marseille. Oui, l’immigration a transformé le visage de sa ville. « Si ce n’est pas un remplacement, en tout cas, ça y ressemble », confie dans cet entretien au quotidien Présent celle qui est aussi conseiller régional de Paca, alors que Marseille vit à l’heure… du ramadan.

Eleonore Bez 2— Vous avez grandi à Marseille, votre 6e circonscription des Bouches-du-Rhône s’étend de Mazargues aux Calanques en passant par les Baumettes, qu’est-ce que l’âme de Marseille que vous affirmez défendre et vouloir préserver ?

— Je suis née à Paris et arrivée à Marseille à l’âge de sept mois. Marseille est ma ville et celle de ma famille maternelle depuis des générations. Une partie de ma famille est enterrée au cimetière de Mazargues. Pratiquement, chaque quartier, que l’on appelle ici « noyaux villageois », porte le nom d’un saint et a son église. Marseille est une ville avec une histoire des plus riches : grecque, romaine, ligure, provençale et profondément française. C’est aussi le premier port où sont arrivés nos compatriotes pieds-noirs et harkis qui ont été si indignement et ignoblement accueillis par Gaston Deferre après l’infâme trahison des Accords d’Evian.

La vraie richesse c’est sa terre et ma terre c’est Marseille. Je me battrai pour préserver cet extraordinaire patrimoine des politiques mondialistes qui ont tant abîmé notre pays et notre ville, véritable laboratoire des politiques d’immigration massive depuis 40 ans.

— Quelles sont les problématiques sur lesquelles vous avez axé votre campagne ?

— Depuis près d’un an, j’arpente la circonscription et j’assiste aux Comités d’intérêt de quartiers à l’écoute des habitantes et des habitants : les commerces qui ferment les uns après les autres au profit des grands supermarchés sans âme, les villages qui deviennent de simples voies de passage vers les différentes autoroutes, l’insécurité et le communautarisme.

Je vais prendre l’exemple qui est le plus frappant : le quartier de la Capelette que j’ai connu enfant et qui était un quartier populaire, tranquille. Aujourd’hui ce quartier vit au rythme de la mosquée qui est une des plus grandes de la ville et qui risque d’être encore agrandie au vu de l’affluence. Chaque vendredi les rues sont bloquées par des « vigiles » de la mosquée qui empêchent le stationnement des riverains.

Tous les commerces traditionnels ont été remplacés par des commerces communautaristes, des alimentations de nuit et des bars à « chichas » dont chacun sait que la plupart sont des « blanchisseries » pour laver l’argent des trafics des cités de la ville.

Les habitants que j’ai rencontrés m’ont tous confié leur exaspération devant cette situation. La pratique de l’islam lorsqu’elle est respectueuse des lois de la République et de la laïcité est bien évidemment possible mais aujourd’hui elle apparaît trop souvent utilisée à des fins idéologiques, politiques à l’encontre de la laïcité républicaine.

J’ai essentiellement axé ma campagne sur la lutte contre l’insécurité qui détruit la vie de nos quartiers, nous proposons de réarmer physiquement et moralement les effectifs de police. Nous avons dans la circonscription une cité où les forces de l’ordre ne rentrent pas, c’est La Cayolle dans le IXe arrondissement et le commissariat de cet arrondissement est fermé le soir et le week-end ! Je me bats aussi pour la protection des artisans, des commerçants, des TPE-PME contre la fiscalité confiscatoire de Macron. Pour la défense de nos retraités, nombreux dans les IXe et Xe arrondissements, pour lesquels il faut revaloriser le minimum vieillesse et supprimer la CSG. La lutte contre le communautarisme est fondamentale parce que la seule communauté qui assimile et qui est garante de l’unité de la France, c’est la communauté nationale.

Pour cela, il est essentiel de réapprendre à nos compatriotes l’amour de la France et le respect de son histoire. Et cela passe, par exemple, par ne plus jamais permettre que l’on insulte comme l’a fait Emmanuel Macron les harkis et les pieds-noirs qui ont tout donné pour leur pays. Je les rencontre régulièrement. Ma directrice de campagne qui habite dans cette circonscription est pied-noir.

Eleonore Bez Affiches— Vous avez vu changer et même remplacer la population de cette ville et de sa périphérie, vous avez suivi les étapes de son islamisation. Que peut faire un député de plus contre les homicides, le trafic de drogue, le communautarisme, les mosquées salafistes ?

— Oui, la population a changé comme dans beaucoup de grandes villes de France et si je ne suis pas une adepte des grandes théories, je vis ma ville chaque jour : si ce n’est pas un remplacement, en tout cas, cela y ressemble beaucoup.

L’islamisation de la ville est un fait. En ce moment, Marseille vit à l’heure du ramadan.

Le désespoir est une sottise en politique, il n’est jamais trop tard pour proposer à tous les Marseillais qui aiment la France de la défendre. 240 morts en France au nom d’une idéologie religieuse meurtrière : déposer des bougies et des fleurs c’est gentil mais ça ne sert à rien. Lutter contre le laxisme judiciaire, faire appliquer la loi tout simplement, c’est ça aussi le travail du député. C’est pour cela que nous devons former un groupe à l’Assemblée. Le Front national avec Marine Le Pen est le seul parti d’opposition crédible face au gouvernement Macron.

— Qui sera votre plus redoutable adversaire ici ? Le candidat sortant LR Guy Teissier en place depuis 30 ans, l’abstention, le candidat de Mélenchon, ou l’état de grâce de Macron ?

— Mélenchon, Les Républicains et En marche ne sont pas crédibles. Pris un à un, ils représentent très peu d’électeurs. Quant au candidat Guy Teissier, on le distingue mal désormais de son adversaire d’En Marche : il a soutenu Fillon qui a appelé à voter Macron sans même attendre 20 h 15 le 23 avril. Il distribue le programme de Baroin qui drague Macron, il soutient la majorité Muselier-Estrosi à la Région et c’est de cette majorité qu’est issue Mme Leprettre, qui est candidate En Marche… Guy Teissier meurt de peur de perdre ses dernières prébendes et essaie de sauver son 6e mandat ! Pour un homme qui dans sa jeunesse a été au PFN, il se serait grandi en se positionnant clairement en faveur de Marine Le Pen mais il a définitivement claqué la porte à ses convictions préférant ses dernières ambitions.

C’est à cause de ces escroqueries politiques et morales que beaucoup d’électeurs sont las d’aller aux urnes, voyant chaque fois leurs espoirs trahis. Mon principal adversaire c’est l’anti-France. C’est pour cela que j’appelle chaque électrice et électeur de cette 6e circonscription à me choisir, à choisir le Front national, à choisir la France.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 3 juin 2017

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les partis ont cru tuer la Ve République, c’est la Ve qui va les tuer »

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Avec Hollande, c’était le mariage pour tous. Avec Macron, ce sera la Berezina pour tous », affirmait ce matin Eric Zemmour sur RTL avec le sens de la formule qui le caractérise : « Le Parti socialiste ne se remettra pas de sa noyade avec Hamon […] La rue de Solferino, décimée au sens exact du terme, sera vendue à la découpe. Aux Républicains, les chiffres promis sont un peu moins désespérants, mais la centaine de députés annoncée ne servira à rien ». Pour Eric Zemmour, « la mort des deux grands partis qui ont structuré et dirigé la Ve république depuis cinquante ans est historique ».

Une chance historique du Front national et de la France Insoumise, qui se voient déjà comme les « heureux héritiers » ? Nullement, estime Zemmour :

« Ils se leurrent. Ils n’auront que des miettes du festin. Ils sont aussi morts que les autres, mais ne le savent pas. Le Front national est atteint au cœur car Marine Le Pen a montré a qu’elle était incapable de se hisser au niveau suprême. […] Ni l’un ni l’autre ne peut rassembler une majorité contre le pouvoir. »

« Seule la conjonction macronienne, explique-t-il, est cohérente politiquement, car elle est cohérente sociologiquement. » Avant de conclure, amusé :

« Les partis ont cru tuer la Ve République, mais c’est la Ve république qui va tuer les partis. Même dans sa tombe profanée, de Gaulle se marre. »

Emprunt patriotique

Marine Le Pen appelle à souscrire à un « emprunt patriotique » à 3 %

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emprunt patriotique : tel est le nom de l’appel au peuple militant que lance Marine Le Pen pour, dit-elle, financer les campagnes des candidats FN aux élections législatives. Dans une vidéo mise en ligne ce matin, Marine Le Pen s’en prend au « système », qui ne permettrait au FN d’avoir les moyens financiers de ses ambitions électorales et déclare notamment :

« Votre épargne est une armée qui dort. En la mobilisant au service des candidats du Front national et du Rassemblement Bleu Marine, ce sont vos idées que vous mènerez à la victoire. […] En prêtant au Front national, vous obtiendrez 3 % d’intérêts, une rémunération exceptionnelle pour un placement sans risques. »

Un site dédié, empruntpatriotique.fr est en ligne, dont le nom avait été réservé dès le 22 mars 2017 par une société connue pour être un prestataire habituel du Front national.

A noter que si le Front national emprunte au taux « exceptionnel » de 3 %, les candidats FN aux législatives se voient eux proposer la possibilité de financer leur campagne en souscrivant un prêt au taux de 5 %.

Marine Le Pen

Marine Le Pen : “Nous sommes à la tête de l’opposition”

29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que la campagne des législatives bat son plein, Marine Le Pen a déclaré ce lundi matin au micro de RTL que «Les républicains sont atomisés» et que le FN compte jouer un rôle essentiel dans cette grande recomposition de la vie politique.

Pour Marine Le Pen, le Front National représente aujourd’hui la seule opposition à Macron :

Nous sommes à la tête de l’opposition parce que les Français l’ont décidé lors du second tour de l’élection présidentielle, parce que nous avons réuni un Français sur trois et parce que nous sommes les seuls à être véritablement dans l’opposition à Emmanuel Macron.

Un temps évoquée comme nouveau nom potentiel du Front national, l’appellation “Les Patriotes” ne semble pas avoir les faveurs de Marine Le Pen :

Si les adhérents du Front national décident de changer de nom, ce ne sera pas celui-là. Je pense que si nous grandissons, si nous nous modernisons, et si nous rénovons aussi la structure, c’est précisément parce qu’en arrivant au second tour de l’élection présidentielle et en ayant réuni onze millions de Français, nous avons dores et déjà dépassé le Front national traditionnel.


Soraya Lemaire Molenbeek FN 4

Une candidate FN choisit Molenbeek pour accorder un entretien filmé

Soraya Lemaire Molenbeek FN 226/05/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : Soraya Lemaire, candidate FN aux élections législatives dans la 4e circonscription des Français de l’étranger, celle du Benelux, fait dans le symbolique : pour son entretien au site belge Le Peuple, elle a choisi d’être filmée à Molenbeek, à deux pas de la maison familiale de Salah Abdeslam ! Pas pour s’adresser aux Français « issus de l’immigration » mais au contraire pour s’affirmer européenne et pour livrer, aux 200 000 Français qui résident dans cette circonscription qui comprend la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, un message identitaire de lutte contre l’immigration et d’affirmation d’une identité européenne.

« Molenbeek, pourquoi ? Parce que c’est le résultat d’un laboratoire politique et social [voulu] par l’ancien maire socialiste [qui fait] qu’entre atermoiements et connivence, on est arrivés à une ville qui ne ressemble plus à une ville d’Europe. »

Et Soraya Lemaire d’ajouter : « Voilà pourquoi il me semble important d’être à Molenbeek pour parler d’immigration, alors qu’on est à quelques encablures de la Commission européenne […] On a aussi des Molenbeek en France, dans le 93, à Lunel, à Lyon », etc.

Vu sur Twitter

Jean-Yves Camus : « Sans une stratégie d’union des droites, le FN est loin du pouvoir »

Publié le

Interview de Stéphane Ravier : “L’opposition c’est nous !”

Le sénateur-maire des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille est candidat aux législatives. Il se présente sur la 3e circonscription qui recoupe le territoire de sa mairie de secteur, les quartiers nord. Déjà candidat en 2012, il avait échoué de peu au second tour face à la socialiste Sylvie Andrieux qui n’a pu aller au bout de son mandat car condamnée définitivement pour détournement de fonds publics et déclarée inéligible…

— Pourquoi Mélenchon a-t-il choisi de se présenter à Marseille ?

— Il a besoin d’un nouveau souffle électoral. Loin de lui l’envie de répondre aux attentes des Marseillais, il répond à sa propre ambition. Cela correspond assez bien à ses convictions d’immigrationniste, lui-même est une sorte d’immigré politique. Marseille dit-on, est une ville d’accueil, elle va accueillir un réfugié de plus, j’espère qu’il a ses papiers. Il a déjà essayé d’obtenir son statut de réfugié politique à Hénin-Beaumont qui lui a été sèchement refusé par les électeurs. Il n’a pas regardé quelles étaient les attentes des habitants du centre-ville en matière d’immigration massive ou d’insécurité, il a regardé les chiffres électoraux. Pas ceux du chômage. Il essaye de relancer sa carrière politique, lui qui se voyait au second tour de l’élection présidentielle. C’est un calcul électoral. Ce n’est pas par amour de Marseille ni des Marseillais. Il vient ici poser ses valises, peut-être n’aura-t-il pas le temps de toutes les ouvrir qu’il faudra déjà qu’il les referme pour aller sous d’autres cieux.

— Comment se présentent les élections législatives à Marseille pour le Front national ?

— Tous les candidats sont investis. Je suis moi-même candidat dans la 3e circonscription de Marseille, celle où je me suis présenté il y a cinq ans face à Sylvie Andrieux. On sait comment elle a procédé pour sauver son siège et on sait comment ça s’est terminé. Depuis, elle porte un bracelet, pas au poignet mais à la cheville. Les candidats et les militants sont sur le terrain pour obtenir à Marseille et dans tout le département des Bouches-du-Rhône le maximum d’élus patriotes Front national. Marine Le Pen a réalisé le score de 10,6 millions de voix dans un contexte où les médias officiels du système, c’est-à-dire quasiment tous sauf Présent, ont été à l’unisson pour porter leur candidat au sommet de la pyramide, si j’ose dire. Le symbole se voyait bien sur les images, le soir de l’élection. Une élection qui n’est pas un plébiscite loin de là, avec ses abstentions records et ses votes nuls. Les Français sont assez dubitatifs et méfiants sur le candidat des banques. Il en sera de même et de façon plus affirmée encore aux élections législatives. Il n’est pas du tout acquis et les sondages le démontrent, qu’Emmanuel Macron remporte le troisième tour ni qu’il obtienne le blanc-seing qu’il espère. Ce refus passe par l’élection des députés Front national et la présence à l’Assemblée d’un groupe important qui puisse s’opposer à la politique antisociale, européiste et mondialiste que le nouveau président commence à dévoiler.

— Qu’en est-il de l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan à Marseille ? Est-ce qu’il y a des circonscriptions où vous ne présenterez pas de candidats ?

— Non, pas à Marseille. Marine a réalisé 37 % des voix à Marseille au second tour. C’est un très bon résultat dans une ville aussi cosmopolite pour employer un terme politiquement correct, une ville où la mobilisation de cet électorat fraîchement national a été importante. A Marseille, les candidats seront estampillés Front national. Dans le reste des Bouches-du-Rhône hors Marseille, il y aura une circonscription réservée à Debout la France. Il est très important que les électeurs aient conscience que l’élection législative est toute aussi importante si ce n’est plus, que l’élection présidentielle. Jusqu’à présent nous avons toujours subi une déperdition de voix aux législatives parce que les électeurs considéraient que la présidentielle était passée et que le président allait pouvoir présider. Justement, ce président-là, il ne faut pas le laisser faire. Les députés ont un droit et un devoir d’agir. J’appelle à la mobilisation des électeurs à Marseille et partout en France, de ces 10,6 millions de Français, pour qu’ils confirment leur choix à travers les élections législatives et qu’ils envoient à l’Assemblée une force d’opposition massive. Il faut 12,5 % des inscrits pour être au second tour. Il faut que les candidats du Front national arrivent en tête dès le premier tour dans le plus grand nombre de circonscriptions, pour qu’il y ait une dynamique. Après, ce sera à nos adversaires de se déterminer, aux Républicains de confirmer leur choix comme ils l’ont fait aux présidentielles en appelant à voter pour le candidat de Macron ou au parti de Macron d’appeler à voter pour le candidat des Républicains. De toute façon ce sont les mêmes. Comme ils l’ont prouvé dès 20 h 03 le soir du premier tour avec l’appel de Fillon et le reste du troupeau qui a suivi. Y compris à Marseille, où Jean-Claude Gaudin qui reste le leader de ceux que certains nomment encore la droite, a appelé à voter Macron comme la plupart de ses lieutenants. Lui, il a attendu 20 h 15 !

— Est-ce que vous ne pensez pas que le retrait de Marion Maréchal-Le Pen risque de faire perdre des électeurs et de l’ancrage sur une terre qui était fertile pour le Front national ?

— Je suis comme tout le monde au Front national et en particulier ceux qui ont eu la chance de travailler avec Marion. Je l’ai découverte à l’occasion des élections régionales, elle m’avait demandé de mener la liste dans les Bouches-du-Rhône ce qui m’a conduit à l’accompagner sur le terrain. J’ai été bluffé par ce petit bout de femme – le terme n’est pas péjoratif – déterminée, intelligente, courageuse, passionnée. Et passionnée en particulier – et c’est là où, en soi, son choix ne m’étonne pas – par l’entreprise. Lorsque nous étions sur le terrain du monde du travail, que ce soit chez un agriculteur, dans une entreprise high-tech des quartiers nord de Marseille qui lui expliquaient leur développement ou leurs difficultés, je la sentais vraiment attirée, très intéressée par cet univers-là. Tout juste si elle ne leur disait pas : « Embauchez-moi, j’ai envie de bosser avec vous. » On sentait à ce moment-là qu’elle sortait du corps de la candidate. Elle me l’avait dit : si elle n’avait pas été convaincue par son grand-père d’entrer en politique en 2012, elle aurait entamé une carrière dans le privé. Si vous ajoutez à cela qu’elle est maman – j’entendais le scepticisme affiché par certains de vos confrères à ce sujet ! – qu’ils accordent au moins à Marion cette sincérité et cette liberté de mère qui a le désir de s’occuper de son enfant. En plus, elle est en cohérence avec les valeurs qu’elle défend, en particulier celles de la famille.

— Mais sur le terrain, est-ce que son absence peut démobiliser des électeurs ?

— Par sa sincérité et sa jeunesse, son attachement à la France, elle a su convaincre les esprits et les cœurs. Son départ est pour nous un déchirement, nous la regrettons tous. Mais il faut bien que la vie continue. Je demande aux militants qui la connaissent et qui ont de l’estime pour elle de comprendre que Marion avait envie de faire autre chose de sa vie. Certains ont qualifié cela de « désertion ». Marion est une femme de 28 ans, elle a le droit – on n’est pas encore en République islamique – de faire ce qu’elle veut. Et de revenir. Elle nous a dit qu’elle soutiendrait les candidats du Vaucluse et qu’elle restait patriote et Front national. Elle apportera à la France sa volonté de créer une entreprise ou de participer au développement d’une entreprise et puis elle reviendra. Pendant ce temps, la vie politique du Front national continue, il y a d’autres cadres et il y en aura d’autres, nouveaux et ils porteront eux aussi les couleurs, les valeurs et les convictions du Front national sur l’immigration, l’identité, la lutte contre le communautarisme. C’est auprès de ces nouveaux cadres qu’il faudra travailler, la vie commence toujours demain.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2017

Macron président

Emmanuel Macron est président : que faire ?, par Gabriel Robin

Gabriel Robin

Gabriel Robin

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. […] Le blitzkrieg du marcheur s’explique tant par une conjonction particulièrement favorable des astres politiques que par les qualités propres qu’il a su exprimer […].

Nous devons donc tirer des enseignements de ce qui constitue une défaite, dans un contexte très spécifique (impopularité record du précédent exécutif, série toujours en cours d’attentats terroristes, crise majeure de la zone euro) :

– Il y eut des prémices à ce semi-échec. D’abord, la session de rattrapage de l’élection autrichienne. Puis, dans un second temps, les résultats assez faiblards des populistes néerlandais. Sans faire mention des plus anecdotiques élections partielles allemandes, au cours desquelles l’AfD chutait assez lourdement. On ne peut pas établir de parallèle exact, tant les sociologies électorales de ces formations alliées sont diverses, mais il semblerait que les progressions de ces mouvements subissent une érosion. Effet de seuil ? Possible.

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. À nous, aussi, d’entraîner une vague d’espérance pour la France et le continent européen. Il faut savoir se projeter dans le futur ! Si nous lui laissons l’exclusivité de la narration du présent, nous lui confierons les clés de l’avenir.

– Peut-on dire que notre discours a été parfaitement entendu ? Oui, mais pas par une majorité. Nous devons nous adresser à l’ensemble du corps électoral français. Certes, un jeune avocat des métropoles mondialisées n’aura pas forcément les mêmes préoccupations quotidiennes qu’un ouvrier picard dont l’usine est menacée par les délocalisations. Mais tous ont un point commun : ils vivent dans une France menacée par la submersion démographique, l’islamisme et la relégation.

Pour s’adresser à la France dans toute sa complexité sociologique, il faut urgemment adapter notre discours. Éviter le folklore, les outrances ou l’hystérie.

– Nous devons constituer la première force d’opposition à Emmanuel Macron, dont le programme, je le crois, ne pourra pas pleinement répondre aux aspirations des Français.

Le temps de la réflexion est venu. Sans rien perdre de ce qui fait sa force, notre mouvement peut et doit évoluer. Il le faudra car le temps presse. Le train passe rarement deux fois…

Gabriel Robin

Extraits d’une tribune publiée par Boulevard Voltaire
(reprise partiellement ici avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Marion Maréchal-Le Pen 2

Marion Maréchal-Le Pen : « Je ne voulais pas finir comme Christian Estrosi »

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui a annoncé son retrait de la vie politique par une Lettre aux Vauclusiens, s’en explique un peu dans un entretien à Valeurs actuelles. Extraits.

« Être élue jeune m’a fait connaître très tôt les honneurs et le niveau de vie très confortable qui accompagnent le mandat. Cela m’a préservée d’un certain nombre de difficultés et d’inquiétudes auxquelles sont confrontés les Français, même si j’ai toujours essayé d’y rester très attentive sur le terrain, de ne jamais perdre pied. En termes de construction personnelle, j’ai besoin de vivre cela avec eux, et j’en ai également très envie. J’ai toujours aimé le monde de l’entreprise, qui m’a toujours attiré. Je pense que je ne serais pas quelqu’un de parfaitement aboutie et sans cette expérience. »

• Pourquoi choisir ce timing pour prendre cette décision ? 

Je suis convaincue que si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais. Il est éminemment difficile de quitter ce monde politique. Plus on attend, plus forte est la difficulté.

« Je suis absolument terrifiée à l’idée de finir comme un Christian Estrosi , des ultra-cumulards,professionnels cyniques de la politique qui ne font plus que cela depuis des décennies et qui seraient prêts à n’importe quelle trahison pour préserver leur rente. »

C’est un modèle complètement révolu. Les Français ont besoin, pour respecter les politiques, qu’ils prouvent aussi leur liberté, leur désintéressement. Il est important que des élus démontrent qu’ils sont capables de renoncer à leur statut.

• Votre grand-père, Jean-Marie Le Pen, a affirmé aujourd’hui que votre départ était une désertion. Qu’est-ce que cela vous évoque ? 

Il a toujours un raisonnement sacrificiel à l’égard de la politique, un peu désincarné, mais je pense que nous avons changé de génération politique ! Il raisonne selon un schéma, qui a prévalu pendant des années, où il était souhaitable d’accumuler les mandats et d’avoir beaucoup d’expérience politique pour etre légitime.

« Aujourd’hui, les Français sont dégoûtés par la politique et les politiciens, qui sont considérés par eux comme des rentiers et des profiteurs. On ne peut plus faire de la politique dans les mêmes conditions qu’à l’époque de Jean-Marie Le Pen. »

Il faut que les élus fassent preuve de liberté, de désintérêt et d’expérience professionnelle.

Extraits d’un entretien publié sur le site de Valeurs actuelles

Marion Maréchal Marine

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen est un énorme coup dur, par Caroline Parmentier

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen qui couvait depuis un moment, est un énorme coup dur. Pour le Front national, pour la droite, pour toute notre famille d’idées et de convictions et plus largement pour la France.

C’est elle qui s’en va. L’excellente Marion Maréchal-Le Pen dont le talent politique, la personnalité structurée, les valeurs sûres, la jeunesse éclatante et la beauté ont donné un formidable coup de torchon sur la vieille classe politique française et sur l’Assemblée nationale. Extrêmement populaire, elle ne sera pas candidate à sa succession aux élections législatives des 11 et 18 juin et va quitter son mandat de conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), où elle préside le groupe FN.

Marion Maréchal-Le Pen Vaucluse MatinEmbarquée en politique en 2012 à l’âge de 22 ans sans aucune envie par son grand-père Jean-Marie Le Pen, qui l’a parachutée dans la circonscription de Carpentras, elle l’a toujours dit : la politique n’est pas tout pour elle. Elle ne se voyait pas en faire sa vie et son unique carrière : « Il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités » écrit-elle à ses électeurs du Vaucluse dans une lettre publiée par Var-Matin.

Marion Maréchal-Le Pen reconnaît que sa décision constitue « un déchirement affectif » mais elle la justifie par des « raisons personnelles et politiques ».

« J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si précieuses. Elle m’a aussi terriblement manqué. Il est essentiel que je puisse lui consacrer plus de temps », écrit la jeune députée de 27 ans, mère d’une petite Olympe de deux ans et demi.

Marion Maréchal PrésentSi sa décision était prise depuis plusieurs mois, Marion Maréchal n’a pas souhaité nuire à la campagne présidentielle par cette annonce mais ne pouvait pas non plus attendre la fin des législatives au risque de devoir se démettre de son mandat si elle était réélue. Dans une interview exclusive à nos confrères de TV Libertés, elle annonce toutefois qu’elle sera aux côtés des candidats aux législatives du Vaucluse, qu’elle accompagnera leur campagne et assurera la transition. Elle précise qu’elle aspire à travailler dans la vie civile, dans le monde de l’entreprise et de préférence dans une petite entreprise.

Marion a souffert enfant de la politique et en connaît les sacrifices : « Jai vu la politique faire voler en éclat les couples, les relations entre sœurs, entre beaux-frères. J’ai vu un camion de déménagement au fond du jardin emporter les affaires des cousins avec qui j’avais grandi, parce que ma tante s’était brouillée avec mon grand-père » déclarait-elle en 2015 à l’Express.

Malgré les divergences avec Florian Philippot et alors qu’elle n’a pas toujours été bien traitée, elle a toujours refusé de s’opposer frontalement à sa tante avec laquelle elle a un lien affectif très fort. A l’heure de bouleversements importants annoncés au sein du parti, elle n’a aucune envie d’être placée en première ligne contre la présidente du Front national comme certains l’y poussent.

Caroline Parmentier

Article paru à la Une de Présent daté du 11 mai 2017
sous le titre « Marion s’en va »

Marion Maréchal-Le Pen : « Pourquoi je quitte la vie politique »

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un courrier aux Vauclusiens publié ce matin par Vaucluse Matin, Marion Maréchal-Le Pen explique les raisons qui lui font quitter la vie politique. Nous ne publions ci-dessous l’intégralité.

Marion Maréchal-Le Pen Vaucluse Matin« Chers Vauclusiens, chères Vauclusien­nes,

Je vous écris aujourd’hui pour vous annoncer que je ne me représenterai pas aux élections législatives dans la 3e circonscription de Vaucluse. Par cette let­tre, je souhaite m’en expli­quer directement avec vous au regard des liens qui nous unissent. Des liens de confiance, de respect, de travail, d’amitié même, qui me sont chers.

Certaines indiscrétions sur l’éventualité de mon départ ont malheureuse­ment suscité la parution d’articles de presse. Mise devant le fait accompli, je ne souhaitais en aucun cas nuire à la campagne de Marine Le Pen ainsi qu’au combat national, j’ai donc préféré démentir l’informa­tion. Je voulais à tout prix éviter que cette annonce ne parasite le débat présiden­tiel et fasse perdre un temps d’explication pré­cieux à notre candidate ainsi qu’à nos cadres et à nos militants. Mes inten­tions étaient bonnes, j’es­père que vous le compren­drez et me le pardonnerez.

Je sais que ma décision en­ traînera de l’incompréhen­sion et de la déception pour certains, je n’y suis pas in­différente, loin de là. Bien que cela soit un véritable déchirement affectif pour moi, je n’aurais jamais fait ce choix s’il ne m’apparais­ sait pas juste et nécessaire.

J’ai longuement mûri ma réflexion et ma décision s’impose à la fois pour des raisons personnelles et politiques.

Raisons personnelles d’abord car je suis chargée d’âme depuis bientôt trois ans. J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si pré­cieuses. Elle m’a aussi ter­riblement manqué. Il est essentiel que je puis­ se lui consacrer plus de temps.

Par ailleurs, je n’ai jamais renoncé à l’idée de m’extir­per un jour ou l’autre du monde politique pour une expérience dans la vie civi­le. J’aime le monde de l’en­treprise, je n’ai jamais ces­sé de le défendre durant mon mandat et j’aspire aujourd’hui à y travailler. Cette aspiration, je vous en avais fait part dès ma cam­pagne électorale en 2012.

Vous connaissez mon his­toire, vous savez que ce monde politique est le mien depuis toujours. À 27 ans, il est encore temps pour moi d’en sortir quelque temps.

Je suis intimement con­vaincue que si je n’en sors pas maintenant, je n’en sor­tirai jamais. Un certain nombre de médias me prêtent déjà un destin tout tra­cé ainsi que des ambitions dévorantes, je refuse de m’enfermer dans leur sché­ma.

Raisons politiques ensui­te, car je suis comme vous, je pense que l’époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue. Si nous voulons rendre ses lettres de no­blesse à la Politique, il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut ou à leurs indemnités. J’ai été élue très jeune, j’ai été pré­servée de certaines de vos difficultés et de vos inquié tudes, bien que je n’aie ces­sé d’y être attentive sur le terrain. L’idée que je me fais d’un bon chef politique impose que je bénéficie d’autres expériences que celles du succès électoral ou politique.

Cette légitimité et cette ex­périence acquises, j’espère pouvoir un jour de nouveau les mettre à votre service. Je ne renonce pas définiti­vement au combat politi­ que car j’ai l’amour de mon pays chevillé au cœur et je ne pourrai jamais rester in­ différente aux souffrances de mes compatriotes. J’ai aussi un engagement mo­ral auprès de tous ces mili­tants vaillants et dévoués de la France patriote qui se sont battus à mes côtés et sans qui je ne serais rien.

Sachez que ce fut un honneur et un immense plaisir pour moi de vous représen­ter pendant 5 ans. Cette magnifique terre de Vau­cluse, ses hommes et ses femmes courageux et tra­vailleurs, cette culture an­cestrale ont été mes meilleurs alliés dans la soli­tude parfois pesante de l’Assemblée.

J’espère avoir été digne de votre confiance et à la hauteur de vos attentes. Vous qui m’avez accueillie et adoptée si chaleureuse­ment lors de mon arrivée en 2012, vous qui avez porté mes équipes à 51 % aux élections régionales, vous qui avez encore massive­ ment soutenu Marine Le Pen à l’élection présiden­tielle.

Rien ne s’arrête, car je lais­se derrière moi une fédéra­tion dynamique, des dizai­nes de conseillers municipaux, deux maires, six conseillers départemen taux et cinq élus régionaux qui continueront le combat pour vous et à vos côtés. Je soutiendrai les candidats aux législatives pour que le Vaucluse soit efficacement représenté à l’Assemblée.

Mon départ n’est ni une rupture, ni une provoca­tion. Je suis convaincue que les députés FN et leurs alliés DLF seront les plus efficaces pour contrer la politique néfaste d’Emma­nuel Macron et de ses alliés socialistes.

Je démission­nerai de mon mandat ré­gional d’ici quelques se­ maines, le temps pour moi d’organiser ma succession à la tête du groupe et je vous présenterai mon suc­cesseur dans la 3e circonscription d’ici quelques jours. Le combat pour la France continue !

Chers Vauclusiens et chè­res Vauclusiennes, soyez assurés de mon attache­ment, de mon respect et de ma gratitude.

Marion Ma­réchal-­Le Pen. »

Robert Ménard

Les « deux erreurs colossales » de Marine Le Pen selon Robert Ménard

09/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité ce matin de Sud Radio, Robert Ménard s’est livré à une analyse sans concessions de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, qui a commis, à ses yeux, « deux erreurs colossales » :

« Il y a eu deux erreurs colossales de la part du Front national. Il faut savoir tisser des alliances, pas simplement avec Nicolas Dupont-Aignan que je salue et qui a été courageux, ce que ne fait pas le Front national. Et d’autre part, il faut arrêter de dire des bêtises sur l’euro. Il ne faut pas sortir de l’euro, cela fait deux ans que je l’explique aux dirigeants du FN. Ce n’est pas seulement anxiogène, c’est une énorme bêtise. Il faut aussi arrêter avec ces critiques sans arrêt de l’Union européenne. L’Union européenne est un peu kafkaïenne, c’est sûr, mais elle sert aujourd’hui de bouc-émissaire.

« Quand vous entendez les responsables du Front national, dès qu’il y a un problème cela vient de Bruxelles. Ce n’est pas vrai ! S’il y a des problèmes pour nos gosses à l’école, si la famille est mal défendue, s’il y a des questions d’immigration, si l’autorité ne fonctionne pas, honnêtement cela n’a rien à voir avec Bruxelles. La France est assez grande toute seule pour faire des bêtises. »

« Le Front national, a poursuivi le maire de Béziers, n’a pas compris que d’une certaine façon, Emmanuel Macron a donné un coup de vieux à tous les partis. Le FN a cru qu’il pouvait faire l’économie de ça parce que, dans un premier temps, c’est la droite et la gauche classiques qui étaient hors-jeu. Il faut donc imaginer d’autres façons de faire de la politique, ce que l’on fait à Béziers. À Béziers, dans la majorité municipale il y a des élus LR, des élus FN et tout un tas d’élus comme moi qui ne sont dans aucun parti. (…) On est dans une ville qui a réussi cette union de la droite. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux gens de droite et du Front national : ici, on arrive à gouverner ensemble, on est d’accord sur 90% des dossiers, essayons de faire la même chose au niveau national ! Je l’explique à Marine Le Pen depuis des mois, peut-être est-ce plus audible aujourd’hui que ces derniers temps… »

Elève Marine ? Hors sujet !, par Jean-Yves Le Gallou

09/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une tribune libre à paraître demain dans l’hebdomadaire Minute, dont la version pdf est déjà disponible en ligne, Jean-Yves Le Gallou s’en prend en termes vifs à la stratégie électorale de Marine Le Pen qui a consisté à « transformer l’or d’une situation politique en plomb électoral ». Voici, en intégralité, le texte du président de la fondation Polémia.

« Ceux qui passent des examens et des concours ne l’ignorent pas : pour réussir, il faut bosser ses matières fortes et celles à fort coefficient. L’inspecteur des finances Macron le savait : c’est sur l’économie qu’il pouvait creuser l’écart. Il a choisi d’en parler et d’insister sur ces questions lors du débat qui l’a opposé à Marine Le Pen. Son challenger a fait un choix curieux : elle a choisi de livrer bataille sur le terrain de son adversaire. Voici sa logique !

Mes électeurs s’intéressent à l’immigration : pouah, comme c’est politiquement incorrect – et que cela ne plaît pas aux médias –, je vais leur montrer ce dont je suis capable et leur présenter mon beau programme économique.

Le remplacement de l’immigration par l’euro

Minute Couv second tour Le GallouLe Grand Remplacement – démographique et civilisationnel – est un « fantasme complotiste », la sortie de l’euro, voilà l’alpha et l’oméga de mon projet ! Une première en science électorale : battre la campagne pour annoncer une dévaluation ! En bégayant les arguments germanophobes et europhobes de Seguin et de Chevènement dans les années 1990 contre « le franc fort ». Et ce dans la plus grande confusion intellectuelle.

Au demeurant, Marine Le Pen a des excuses : réunissez trois « experts » de l’euro, vous en ressortirez avec quatre ou cinq avis différents tant les questions monétaires sont complexes. Seuls les énarques, les financiers et les frères Philippot peuvent faire semblant de les comprendre…

Regardons maintenant les enquêtes d’opinion. Sur les autres sujets que la monnaie et l’économie, il y a une grande porosité idéologique et politique entre les électeurs des Républicains et ceux du FN : sur l’immigration, sur la sécurité, sur la lutte contre l’islamisation et le terrorisme, sur la défense de la conception traditionnelle de la famille, sur le retour des fondamentaux à l’école et la liberté scolaire. Mais pour Marine Le Pen et son âme damnée, « il n’y a bon bec qu’à gauche ». D’où une campagne de premier et de second tours aux accents principalement mélenchonistes.

Au soir du premier tour, 14 % des électeurs de Mélenchon envisageaient de se reporter vers Marine Le Pen, mais 33 % de ceux de Fillon et 60 % de ceux de Dupont-Aignan. Les trois quarts des réserves étaient donc « à droite » mais les électeurs eurent droit à quinze jours de tentatives de séduction… à gauche. Aux uns les risettes, aux autres les rictus. Étonnant non ? Pourtant, d’un point de vue électoral, il est aussi stupide de désespérer Neuilly que Billancourt !

Une seule exception : l’accord avec Dupont-Aignan qui comprenait une décision sage, différer la sortie de l’euro. Las, dès le lendemain, Florian Philippot déchirait ce « chiffon de papier » et annonçait – croix de bois, croix de fer, si je meurs je vais en enfer – que « dans huit mois, les Français pourraient acheter leur baguette en francs ». Waouh !

Toutes les mères et pères de famille étaient rassurés : en 2030, leur fille pourrait payer sa burka en franc. Vous êtes soulagés ? Moi aussi.

L’art de transformer l’or en plomb

Continuons notre métaphore sur les examens : pour réussir, il faut éviter les « impasses ». Dans une élection, il y a 15 millions de parents d’élèves (sans compter les grands parents) parmi les électeurs. Une paille ! Le fort en thème Macron le savait : dans sa profession de foi de deuxième tour, le candidat d’En Marche ! affirme que « son deuxième chantier sera celui de l’éducation et de la culture » avec comme priorité « la transmission des fondamentaux ». Des promesses en l’air sans doute ! Mais pas un seul mot – non pas un seul mot – sur l’école, la transmission, la liberté d’enseignement dans la profession de foi de Marine Le Pen. Comment expliquer une telle lacune ? Sectarisme ? Incompétence ? Malveillance ?

En tout cas, les résultats sont là : au premier tour, 21 % après avoir démarré à 28 % (score des élections régionales et intentions de vote dans les premiers sondages) ; au deuxième tour, 34 % après avoir démarré à 40 % ou 42 % des intentions de vote.

Une campagne électorale de Marine Le Pen sur la ligne Philippot, c’est moins 7 %. L’art de transformer l’or d’une situation politique en plomb électoral. Quel gâchis ! Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? »

Jean-Yves Le Gallou

Ancien député au Parlement européen, Jean-Yves Le Gallou est le président-fondateur de la Fondation Polémia. Dernier ouvrage paru : Immigration : la catastrophe – Que faire ?, éd. Via Romana, 2016.

Texte publié dans le n° 2821 de Minute daté du 10 mai 2017
déjà disponible sur ce lien

Présidentielle : la profession de foi de Marine Le Pen pour le second tour

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Elle n’a pas encore distribuée aux électeurs : voici la profession de Marine Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle. Elle comprend notamment ce texte de Marine Le Pen :

« Nous ne pouvons pas continuer à mener la même politique que celle du quinquennat Hollande où la France s’est effondrée dans tous les domaines. C’est pourtant ce que veut mon adversaire, soutenu par toutes les anciennes figures du système dont François Hollande, et déterminé à aller plus loin dans le saccage de la France, de notre protection sociale et de notre identité nationale.

Je vous propose à l’inverse de choisir la France.

Choisir la France, c’est retrouver notre indépendance, c’est protéger notre mode de vie, préserver notre pays de l’immigration massive et du communautarisme. C’est permettre le respect d’une laïcité ferme, protéger les droits des femmes. C’est aussi mener une lutte implacable contre le terrorisme islamiste et l’insécurité chronique qui empoisonnent la vie de millions d’entre vous.

Choisir la France, c’est faire en sorte que les emplois soient créés sur notre territoire, au bénéfice des Français, c’est lutter contre la concurrence internationale déloyale et renforcer le pouvoir d’achat de nos compatriotes, c’est rendre à la France la possibilité de faire du patriotisme économique et de se protéger dans la mondialisation sauvage.

Ne renoncez pas, soyez fiers d’être Français. Vous n’avez que la France pour vous défendre, la France n’a que vous pour la défendre. »

Profession de foi Marine Le Pen 1

 

Profession de foi Marine Le Pen 2

Profession de foi Marine Le Pen 3

Profession de foi Marine Le Pen 4