Au PS, l’important, c’est le respect: “Nous lutterons contre ces chiens, ces rats qui chassent en meute”

22/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Taubira déverse contre un sénateur FN son mépris et ses menaces à peine voilées. Mais ce n’est pas assez pour Stéphane Martinet, élu PS parisien, qui appelle à la ratonnade anti-FN… Le respect, le dialogue sont des valeurs toujours importantes chez les socialistes… 

https://www.facebook.com/martinet.stephane/posts/10153670282123571

Philippot sur le référendum du PS: «Spiderman et la fée clochette ont voté»

19/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Florian Philippot a qualifié hier le référendum du PS de « machin » « pas sérieux », expliquant que tout le monde pouvait voter quinze fois. « Spiderman a voté […] Lady Gaga, les Pokémon ont voté. La fée Clochette a aussi voté, je crois! » a-t-il ironisé. Jugeant qu’il s’agissait « d’une petite tambouille qui n’intéresse absolument personne », il a appelé le pouvoir à organiser des référendums sur les « grands sujets qui intéressent les Français ».


Philippot : les Français djihadistes « moralement, ils ne sont plus dignes d’être français »

https://www.youtube.com/watch?v=YPVQ5SNeBPI

13/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot réagit à l’annonce de la mort possible de djihadistes français suite à des raids de l’armée de l’air. Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV, le vice-président du Front national a estimé que les « Français [qui] entrent dans cette voie du djihadisme et de l’horreur islamiste, ils perdent la dignité de Français. »

Sondage : Marine Le Pen progresse dans l’opinion

12/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
31 % des Français prêts à voter Marine Le Pen aux prochaines élections, selon un sondage Ifop-JDD. Mais pour les présidentielles, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Bon score pour la présidente du Front National, avec 31 % des sondés « prêts à voter pour elle » (ce n’est pas la même chose qu’une intention de vote). Le sondage Ifop-JDD est très encourageant pour le mouvement frontiste, qui enregistre des percées chez les salariés du secteur public (40 %), traditionnellement pourvoyeurs de suffrages PS et chez les petits patrons et indépendants (39 % chez les personnes qui se déclarent à leur compte, 41 % chez les artisans et commerçants), habituellement soutiens des Républicains.
Autre bon signe, le FN est bien installé chez les jeunes (42 % chez les 18-24 ans) et conforte ses positions dans ses bastions populaires (47 % chez les employés, 41 % chez les ouvriers).

Pour autant, 58 % des sondés affirment qu’ils ne voteraient « certainement pas » pour Marine Le Pen. Retraités, salariés du privé et surtout cadres supérieurs restent très majoritairement hostiles à la présidente du front National.
Dans cette configuration, un accès au premier tour d’une présidentielle est très possible, une victoire au second hautement improbable.


Complices contre Marine Le Pen

09/10/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8458)

Il ne suffit pas de changer le nom du parti pour échapper au sigle accusateur UMP-PS ! L’important, c’est la réalité qu’il recouvre, cette complicité ancienne et objective entre le PS et l’UMP. Le ciment idéologique de ce compagnonnage c’est l’Europe, ils ont la même en indivision, ont dit oui ensemble à tous les traités qui ont aliéné l’indépendance française. Mardi à Strasbourg, ç’aurait pu être Nicolas Sarkozy qui figurât aux côtés d’Angela Merkel au lieu de Hollande, nul ne se serait aperçu de la différence.

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On comprend mieux que les sarkozystes, mais pas eux seulement, se soient spontanément rangés derrière François Hollande interpellé par Marine. Éric Woerth en a eu mal pour le président : « J’avais honte pour Madame Le Pen quand elle s’adressait au président de la République française devant tous les députés européens et devant la chancelière allemande, pour essayer de rabaisser d’une certaine façon la France. Et à ce moment-là, oui, j’aurais probablement applaudi François Hollande. » Il aurait applaudi quoi ? L’éructation colérique qui a servi de réponse à l’intervention argumentée de Marine Le Pen ? Même son de cloche chez Fillon qui juge « inqualifiable » pour une élue de la nation française « de s’adresser au président de la République française dans ces conditions. C’est une honte pour le pays et je trouve qu’elle se déshonore ». Quant à l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, qui ne peut exister médiatiquement que dans l’outrance, il dénonce « l’anti-France » qui ne serait pas incarnée par Hollande bradant la souveraineté de notre pays, mais par Marine Le Pen qui la défend. Et la même antienne sur « l’humiliation » : « Quand on se prétend patriote, on n’humilie pas celui qui représente la France, on n’abaisse pas la France. »

Oui, c’est vrai, le chef de l’État a été humilié et la France avec lui, mais pas par Marine Le Pen, par l’intéressé lui-même quand on l’a surpris au petit matin, dissimulé sous un casque, enfourchant un scooter après avoir passé la nuit avec sa dernière maîtresse en date. Le cliché a fait le tour du monde, les capitales étrangères se gaussant de ce héros de vaudeville qu’est devenu celui qui « représente la France », en en faisant la risée de la presse internationale. Oui, il a été humilié, et avec lui notre pays, mais pas par la présidente du Front national, mais par une autre de ses concubines, Valérie Trierweiler, qui a révélé dans un ouvrage traduit en douze langues l’odieux personnage qu’il est, sa duplicité, son goût du mensonge, sa muflerie, son insensibilité minérale, son mépris des pauvres qu’il appelle les « sans dents ».

C’est précisément de ces derniers que Marine Le Pen a porté la parole haut et fort à Strasbourg. Elle a parlé au nom des humiliés et des oubliés, broyés par une politique européenne qui les appauvrit chaque jour davantage, préférant réserver sa générosité aux « réfugiés » venus d’ailleurs. Ce sont ceux-là que François Hollande a stigmatisés dans ses imprécations contre le « populisme », si proche de « populace ». C’est de cela aussi que les sarkozystes et assimilés se sont rendus solidaires. Les électeurs s’en souviendront.

Guy Rouvrais

Marine Le Pen attaque

08/10/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8457)

Merkel et Hollande, en se présentant ensemble au Parlement européen, voulaient sans doute entrer dans l’histoire comme Mitterrand et Kohl, en 1989, quelques semaines après la chute du mur de Berlin. Mais il y a un quart de siècle, il s’agissait de célébrer à Strasbourg la liberté recouvrée de nations captives, alors qu’aujourd’hui, au contraire, leurs successeurs veulent museler celles qui entendent se libérer de la tutelle allemande et qui refusent qu’on leur impose d’abandonner des pans de leur territoire à des « réfugiés », des clandestins et parmi eux nombre de terroristes.
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Merkel et Hollande n’ont pas joué la difficulté, ils ont prêché devant un parterre majoritairement composé de convaincus, ils ont obtenu de faciles applaudissements. S’il n’y avait eu la présence de Marine Le Pen et ses quatre minutes d’une intervention aussi vigoureuse que pertinente, nul n’aurait porté la voix des millions d’Européens qui refusent cette Europe de l’austérité, des frontières ouvertes aux étrangers, une Europe de la contrainte pour ses ressortissants, de la punition pour les nations indociles.

Le chef du gouvernement allemand et celui de l’État français ont en commun un manque certain d’imagination ! Pour porter remède à une crise, celle des « réfugiés », que tout le monde s’accorde à juger sans précédent, ils n’ont que leurs vieilles recettes, que dis-je, leur seule recette, ainsi rappelée par Angela Merkel : « Il nous faut plus d’Europe ».
Depuis Maastricht, nous avons eu toujours plus d’Europe et toujours moins de liberté, moins de croissance, moins d’emplois et plus d’immigrés. Ça ne fait rien, continuons quand même, les lendemains chanteront un jour, foi de Merkel !
Et Hollande, celui que Marine Le Pen appelle avec justesse « le vice-chancelier », de renchérir dans le style « je dirai même plus » : « Le débat, il n’est pas entre moins d’Europe et plus d’Europe, il est entre l’affirmation de l’Europe ou la fin de l’Europe. » Comme si l’Europe n’avait pas existé avant l’Union européenne !

Que se passerait-il s’il n’y avait pas « plus d’Europe » ? Ce serait « le retour des frontières nationales, le démantèlement des politiques communautaires, l’abandon de l’euro », a dit le président français. Ce que François Hollande présente aux élus européens comme l’Apocalypse serait pour des millions d’Européens la libération à laquelle ils aspirent, ce dont témoignent les élections dans de nombreux pays, dont le nôtre.
Si le débat est entre l’aggravation de leur Europe ou sa fin, il convient de le trancher et non point de le fermer. C’est aux peuples européens de se prononcer. Mais ni Hollande ni Merkel, ces grands démocrates, ne veulent leur poser la question. Ils savent ce qui est bon pour nous et que nous répondrions « mal ».

On avait omis de nous préciser que le « oui » à Maastricht, prononcé du bout des lèvres il y a 25 ans, était irréversible et qu’il nous engageait pour toujours, le droit à la parole nous étant dès lors interdit, sauf pour acclamer le numéro de duettistes exténués de Merkel et Hollande.

Guy Rouvrais

Hollande et Merkel au Parlement européen de Strasbourg le jour anniversaire de Lépante

08/10/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, François Hollande, président français, et Angela Merkel, la chancelière allemande, discouraient devant le Parlement européen. Au menu : crise des clandestins, accueil des réfugiés, crise en Syrie et en Ukraine, menaces terroristes islamistes, dépression économique. Les deux chefs d’État se sont exprimés tour à tour.
François Hollande a surtout annoncé un partenariat avec la Turquie qui est, je cite : « Nécessaire si nous voulons que la Turquie nous aide nous mêmes ». Fin de citation.
Aurait il oublié l’histoire ? Son discours a été prononcé le jour anniversaire de la bataille de Lépante, où les Européens ont vaincu les turcs.



Marine Le Pen : Hollande, « vice-chancelier de la province France », Merkel « irresponsable », « le peuple a soif de France ! »

08/10/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Marine Le Pen avait prévenu que sa réponse au discours du couple Merkel/Hollande au parlement européen allait marquer les esprits, elle n’a pas menti ! Fustigeant en deux minutes trente l’inexistence politique de Hollande sur le plan national et international, la volonté hégémonique de l’Allemagne couplée à l’irresponsabilité de Merkel dans la crise migratoire et l’échec de l’Union Européenne à mener une politique de prospérité et de liberté, elle a parfaitement résumé le sentiment de très nombreux Français et Européens.


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Morano sacrifiée au politiquement correct : la faute morale de Sarkozy

01/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
On peut être d’accord ou pas avec les propos de Nadine Morano sur la France « pays judéo-chrétien (…) de race blanche ». Mais céder devant les hurlements de la meute bien-pensante comme l’a fait Nicolas Sarkozy retirant à Nadine Morano l’investiture du parti pour les prochaines élections, c’est une lâcheté et une faute morale : un chef ne cède pas devant l’attaque de ses adversaires et avant tout, défend les siens. Les Républicains sont prévenus…

La toile bruisse de mécontentement des troupes LR devant le lâchage en rase campagne de Nadine Morano par Nicolas Sarkozy. L’eurodéputée devrait se voir retirer l’investiture LR pour les prochaines élections, Sarkozy préférant passer sous les fourches caudines des petits censeurs du politiquement correct plutôt que de montrer un peu de courage politique. D’autant plus choquant que les mêmes distributeurs de moralité, qui se pincent le nez à l’évocation d’une France blanche de peuplement et judéo-chrétienne de tradition, ne trouvent naturellement rien à redire quand la parlementaire PS Erika Bareigts se définit comme une « députée noire de la République ». Parler des blancs, c’est raciste, parler des noirs, ça mérite une « standing ovation » à l’Assemblée nationale. Rien de neuf, bien sûr, Desproges expliquait déjà que

Quand un blanc dit qu’un noir est con, on dit que le blanc est raciste, quand un noir dit qu’un blanc est con, on dit que le blanc est con.

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PS, le bateau ivre

28/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8449)

À mesure qu’approchent les élections régionales, les socialistes s’affolent à la perspective d’une victoire du Front national dans le Nord et en PACA. Incapable de contenir lui-même cette poussée, discrédité par trois ans de hollandisme appliqué, le parti se tourne de tous les côtés pour trouver des alliés et des supplétifs dans ce combat désespéré. Mais, tel le maréchal Soubise à Rossbach, Valls constate : « J’ai beau chercher, où diable est mon armée ? »

Souvenons-nous qu’en mars, dans la Vienne, le Premier ministre avait sommé les « intellectuels » de se mobiliser devant le « danger » frontiste : « Où sont les intellectuels  qui doivent monter, eux aussi, au créneau  contre le Front national ? s’interrogeait-il. Ils sont là ! Mais pour certains, et non des moindres, plus proches de Marine que de Valls… »
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La gauche plurielle est singulièrement absente, seuls les radicaux de gauche et ses troupes maigrelettes lui répondent. Les autres n’entendent pas embarquer dans le Titanic socialiste, ils ne croient pas Valls quand il leur dit qu’il va réussir à éviter l’iceberg. Des communistes aux Verts en passant par le Front de gauche, chacun préfère prendre son petit canot de sauvetage. Les socialistes, dans cette immense solitude, sombrent dans la panique, disent et font tout et son contraire. Cambadélis, son Premier secrétaire, n’est plus que le capitaine d’un bateau ivre.

Les dirigeants des partis « frères » ne veulent pas faire alliance avec sa formation ? Qu’à cela ne tienne, le patron du PS décide d’organiser un référendum au sein du « peuple de gauche » pour solliciter son avis, ne doutant pas qu’il désavouera les appareils partisans. Il joue sur du velours.
Demandez à n’importe qui s’il préfère l’union à la division, l’entente à la discorde, l’unité à la séparation, vous pouvez être sûr de la réponse : c’est oui, comme choisir entre la guerre et la paix, la pluie ou le beau temps. Mais, au fait, passer outre les partis pour en appeler directement au peuple, n’est-ce pas une de ces démarches typiquement « populistes » contre lesquelles le PS est en croisade permanente ?

Le Premier secrétaire du PS, pour tenter de sauver quelques sièges aux régionales, avait décrété la fin du « front républicain » au motif que le FN et Les Républicains constituaient un « bloc réactionnaire ». Mais, jeudi, le Premier ministre a dit le contraire : « Tout sera fait pour empêcher le FN de gagner. » Car, a-t-il assuré, une victoire de Marine Le Pen dans le Nord serait « un choc pas uniquement en France, mais en Europe et dans le monde ». Bigre ! Le Nord-Pas-de-Calais devient le nombril du monde ! Le chef du gouvernement d’insister : « Vous vous rendez compte, l’année 2015 commence avec la manifestation du 11 janvier et se termine avec la victoire de l’extrême droite dans certaines régions ! » Quel rapport ? On avait cru comprendre que la manifestation était contre le terrorisme islamique et non contre ce qu’il appelle « l’extrême droite ». Peut-il penser sérieusement qu’en proférant de telles énormités, il arrêtera l’ascension du Front national ?

Guy Rouvrais

«Le FN tient un discours de vérité»: Canal+ dérape -brièvement-… dans le réel !

25/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
La chaîne phare du politiquement correct, Canal+, commet un « dérapage » majeur : lors du Grand Journal, l’animatrice parle du « discours de vérité qui est tenu par le Front national ». Elle ne devrait pas tarder à finir dans un camp de rééducation pour journalistes, à force de déraper dans le réel…

C’était hier soir et ça fait déjà le « buzz » sur la toile et les réseaux sociaux. Pensez ! Sur Canal+, le maître étalon de la bien-pensance, la référence du prêt-à-penser bobo, l’animatrice du Grand Journal ose tenir des propos qui ne sont pas défavorables au Front National !
Pourtant, tout semblait bien parti : Maïtena Biraben recevait, jeudi soir, l’avocat Éric Dupond Moretti dans une émission consacrée au « politiquement correct ». Bon thème, bon client, tranquille quoi. On joue à se faire un peu peur en évoquant la France qui ne serait plus « le pays des droits de l’homme » (heureusement, Bruxelles veille à nous remettre dans le droit chemin). Et là, c’est le drame :
Maïtena Biraben enchaîne :

Vous savez que ces propos, les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui. Rarement par le Parti socialiste, très rarement par les partis classiques, c’est quelque chose qui vous pose problème ? Ou que vous entendez et qu’à la fin des fins, vous comprenez ?

La réponse de Éric Dupond-Moretti est sans intérêt, Front national pas beau, tout ça, alors la donzelle insiste :

Et pourtant les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national…

Par deux fois, elle tient un propos qui peut être interprété en faveur du grand méchant loup. Double dérapage en direct ! Aussitôt, la toile s’enflamme, Philippe Gildas, ancien présentateur de l’émission en tête « Une connerie comme ça, je ne l’ai jamais faite. » Et d’ironiser sur sa carrière « Elle peut apprendre », a-t-il poursuivi.

Si quelques internautes se félicitent – naïvement — qu’il y ait enfin une journaliste politiquement incorrecte sur cette chaîne, c’est son invité, M° Éric Dupond-Moretti, qui prend le mieux sa défense :

C’est du direct. Qui peut penser que Maïtena Biraben pense qu’il s’agisse d’un discours de vérité ? C’est débile de faire une polémique comme ça. Le langage est complètement cadenassé. C’est insupportable ces conneries.

Eh oui, une petite sortie de route dans le réel, ça peut arriver à tout le monde. Reconnaissons à M ° Dupond-Moretti son honnêteté quand il parle de « langage cadenassé ».


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Programme économique du FN : ses détracteurs refuseraient-ils donc le débat ?

23/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Les Républicains adorent tacler le FN sur son programme économique. Ils récidivent en le chiffrant à 120 milliards d’Euros. Pour lever les lièvres, les têtes pensantes économiques du FN proposent un débat médiatisé sur le sujet.

L’un des angles d’attaques des Républicains contre le FN, c’est le volet économique.
Rien de tel pour garder l’électorat des retraités et autres personnes fragiles économiquement que de leur faire croire que voter FN, ce sera la fonte de leurs économies et ruine assurée. À l’approche des régionales, il importe de fourbir les argumentaires de campagne.

C’est la Fondation Concorde, un groupe de réflexion proche du parti Les Républicains qui s’y est collé. Le think tank a publié récemment une étude caricaturale sur le programme de patriotisme économique du Front national, intitulée « Comment accélérer l’effondrement de l’économie ». Il chiffre à 120 milliards d’euros le coût du programme frontière.

Face à cette provocation caricaturale, les économistes du Front national, Jean-Richard Sulzer et Bernard Monot, auteurs du programme, lancent un défi aux économistes de la fondation Concorde : un débat contradictoire médiatisé dans les plus brefs délais !

Lancent les deux principaux rédacteurs du programme économique du Front national, ajoutant que

le titre (du rapport) fait au moins l’aveu de la responsabilité des gouvernements actuels dans l’effondrement de notre économie !

À ce jour, ils n’ont pas encore reçu de réponse. Aveu de faiblesse ?

Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo Front National : Jean-Richard Sulzer

Marine Le Pen remporterait les élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais

Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

21/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le sondage Odoxa/Le Parisien-Aujourd’hui en France/BFMTV paru hier donne l’avantage à Marine Le Pen pour le premier tour des élections régionales, dans le Nord-Pas-de-Calais, qui se tiendra le 6 décembre prochain. Elle obtiendrait 36 % des voix contre 26 % pour Xavier Bertrand, le candidat Les Républicains. Le parti socialiste, quant à lui, n’obtiendrait que 21 % s’il s’allie avec le Front de gauche et les écologistes ou 19 % s’il se présente seul. En cas de triangulaire, le second tour serait remporté par Marine Le Pen, selon ce même sondage, avec 39 % des voix contre 32 % pour Xavier Bertrand et 29 % pour le candidat socialiste.

Le PS organiserait un référendum pour contrer le FN

Le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Cristophe Cambadélis, a proposé samedi d’organiser un référendum, en octobre, auprès des électeurs de gauche pour « réaliser l’unité nécessaire lors des élections régionales face au bloc réactionnaire qui se constitue entre le FN et les Républicains ». Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, s’est exprimé contre ce référendum. Seul un changement de politique peut faire barrage au FN, selon lui. Le Premier ministre, Manuel Valls, l’a invité à ne « pas s’engager dans une aventure personnelle ».

Ces maires qui disent non ! Julien Sanchez : «J’ai été le caillou dans la chaussure de cette opération de propagande»

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, et les staliniens (Présent n° 8128)

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Julien Sanchez

La même hystérie qu’après le 21 avril 2002

Maire (FN) de Beaucaire, dans le Gard, Julien Sanchez était présent, samedi à la Maison de la chimie, à Paris, à la réunion organisée par le ministère de l’Intérieur pour convaincre les maires de recevoir des « réfugiés ». Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas été bien accueilli…

Minute : Vous vous êtes rendu, samedi dernier, à la réunion organisée par le ministre de l’Intérieur pour les élus qui souhaitent accueillir des migrants. Alors, combien avez-vous accueilli de migrants à Beaucaire ?
Julien Sanchez : Pas un seul ! Comme tous les maires de France, j’ai été invité par le ministre de l’Intérieur. J’ai donc répondu à cette invitation. Mais je suis surtout venu pour expliquer pourquoi, à Beaucaire, nous ne voulions pas accueillir de nouveaux immigrés.

Qui était présent à cette réunion ?
À part moi, la salle était pro-migrants à 1 000 % ! Tous, de gauche ou du centre (il y avait Jean-Christophe Lagarde et Valérie Létard, de l’UDI, François Bayrou du Modem), étaient unanimes. La presse a annoncé que 700 maires étaient présents. Honnêtement, il n’y avait que 400 personnes et toutes n’étaient certainement pas maires… Pour remplir la salle, on a raclé les fonds de tiroirs.
Pour le ministre de l’Intérieur, c’est un échec total : 400 maires sur 36 000 ! Le gouvernement voulait donner la preuve que les maires étaient unis pour accueillir les migrants… C’est raté !

Vous avez pu vous exprimer ?
Oui… 40 secondes… Le reste de mes propos a été couvert par des cris et des vociférations. Un homme devant moi a même cherché à m’arracher mon intervention des mains. C’était Pierre Bousquet de Florian, le préfet de région du Languedoc-Roussillon !
« Dehors les fachos », « Nazi », « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »… J’ai eu le droit à toutes les insultes possibles. En quittant l’événement, on m’a bousculé ; j’ai même reçu des coups de pieds… Pas très Charlie tout ça ! J’ai été le caillou dans la chaussure de cette opération de propagande.
Tout cela me rappelle l’hystérie qu’on avait vécue et subie au lendemain du 21 avril 2002, quand Jean-Marie Le Pen était au deuxième tour de la présidentielle. C’est exactement le même schéma : les opposants n’ont pas le droit à la parole.

Qu’est-ce qui n’a pas plu dans votre discours ?
Les sifflets ont commencé quand j’ai dénoncé la double peine que veut nous imposer le gouvernement : après avoir déclenché une guerre, nous devrions en subir les conséquences et accepter, sans rien dire, l’invasion migratoire de notre pays ? J’ai ajouté que tout cela est criminel pour notre pays.
Bref, j’ai essayé d’être la voix des 35 500 maires qui n’étaient pas présents à cette réunion et des 70 ou 80 % de Français qui sont contre cette invasion, contrairement à ce que disent les sondages pipeau.

Manuel Valls vous a-t-il répondu ?
Un peu plus tard, dans son intervention, il m’a accusé, sans me nommer, d’être venu faire de la politique et de faire peur aux Français. Pourtant, c’est moi qui suis inquiet. Pour l’instant, le gouvernement fait appel aux volontaires. Mais je me méfie. Les préfets ont reçu comme consigne de lancer des schémas départementaux d’installation des migrants comme il en existe pour les gens du voyage : à telle ville une aire de grand passage, à telle autre dix places, etc. Et bien, le gouvernement va faire pareil pour les migrants : il finira par les imposer à chaque commune.

Ces maires qui disent non ! Jean-Pierre Enjalbert ; «réfugiés» : On ne réagit pas sous l’émotion d’une photo !

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Jean-Pierre Enjalbert :

Jean-Pierre Enjalbert est le maire (Debout la France), depuis 1995, de Saint-Prix, une commune du Val-d’Oise de 7 200 habitants. Aux dernières élections municipales, l’an dernier, il l’a emporté au premier tour avec 84,71 % des voix ! En 2008, il n’avait obtenu « que » 73,57 %… Peu de maires ont une telle assise populaire…

Minute : Nicolas Dupont-Aignan, dont vous êtes proche, a déclaré : « Je refuse cette immense manipulation médiatique qui s’est abattue sur la France depuis quelques jours et qui vise à culpabiliser le peuple le plus généreux du monde. » Vous partagez son avis ?
Jean-Pierre Enjalbert : Oui, je fais la même analyse que lui. Aujourd’hui, les bonnes consciences du VIe arrondissement tentent de culpabiliser les maires s’ils n’accueillent pas de migrants dans leur commune. On essaie de nous faire passer pour des salauds. C’est insupportable !
Dans ma commune, j’ai au moins 100 personnes qui attendent un logement. Je me vois mal leur dire qu’ils vont passer après et devoir encore attendre.
Par ailleurs, je ne comprends pas : ceux qui nous disent que tout va bien, qu’on peut accueillir tout le monde sont les mêmes qui se plaignaient, il y a quelques semaines, parce qu’il manquait trois millions de logements. Il faudrait savoir !

Alors on fait quoi ?
On ne réagit pas sous l’émotion d’une photo ! Évidemment, celle-ci est terrible. Mais, je suis inquiet de constater que nos dirigeants gouvernent un pays et même l’Europe sous le coup de l’émotion. Même un maire ne dirige pas sa ville de cette façon ! Aujourd’hui, la manière dont on nous présente les choses est juste bonne à satisfaire les bonnes consciences. Oui, il faut faire quelque chose, mais il faut aller à la racine du mal, en aidant les populations à rester chez elles, en les aidant à combattre les tyrannies là-bas, pas en accueillant tout le monde de façon massive.

Ces maires qui disent non ! Marie-Claude Bompard ne veut pas de «réfugiés» sur son territoire et le fait savoir

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Marie-Claude Bompard

Les élus sont tétanisés par la peur !

Marie-Claude Bompard, maire (Ligue du Sud) de Bollène (Vaucluse) depuis 2008 et conseiller départemental depuis 2004, ne veut pas de « réfugiés » sur son territoire. Elle l’a fait savoir et son audience a largement dépassé les limites de sa commune.

Minute : Marie-Claude Bompard, vous avez tourné une vidéo en réponse à Bernard Cazeneuve. Vous cherchez le buzz ?

Marie-Claude Bompard : Bien sûr que non ! J’ai simplement voulu dire tout haut ce que tous les gens de bon sens pensent tout bas… Et puis, honnêtement, on ne parle que de ça. Vous allumez la radio, la télévision, vous ouvrez les journaux, on vous fait culpabiliser si vous n’accueillez personne. C’est pour répondre à ce scandaleux bourrage de crâne que nous avons fait cette vidéo, avec nos tout petits moyens à nous… Pourtant, en quelques heures, sans relais médiatique, elle a été vue plus de 220 000 fois ! Ça prouve bien que les Français attendent que leurs élus disent la vérité…

Vous pensez que les maires ne le font pas ?
C’est évident. En privé, beaucoup d’élus pensent comme nous… Ils nous le disent. À part un fou ou un idéologue, je ne connais pas un maire qui est prêt à dépenser des centaines de milliers d’euros dans l’hébergement, la scolarisation et l’accompagnement social de nouveaux immigrés. Mais, en public, ils n’osent plus rien dire… Ils sont tétanisés par la peur du politiquement correct !

Migrants : ces maires qui disent non !

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 •
Face à l’afflux de migrants, vrais ou faux réfugiés de guerre, les maires sont en première ligne. Certains, rares, refusent à haute voix de se faire les complices de la totale impéritie du gouvernement. D’autres manifestent leur joie ! La plupart baissent la tête en espérant que ça ne tombera pas sur eux… Passage en revue.
Retrouvez la suite du dossier Minute avec les interviews des maires-courage plus tard dans la journée : Marie-Claude Bompard, maire (Ligue du Sud) de Bollène à 18 h, Jean-Pierre Enjalbert, maire (Debout la France) de Saint-Prix à 19 h, Julien Sanchez, Maire (FN) de Beaucaire à 20h

La première fois que Gérard Dezempte a été élu maire de Charvieu-Chavagneux, dans l’Isère, c’était en 1983. Il était alors au RPR. François Mitterrand avait été élu à l’Élysée deux ans plus tôt seulement, Pierre Mauroy était à Matignon, Marine Le Pen était sur le point d’en finir avec ses années… de collège, Marion Maréchal Le Pen n’était même pas née et le Front national était loin d’imaginer qu’il atteindrait un jour, dans cette commune, 44,9 % des voix aux élections européennes comme celui fut le cas en juin 2015 ! En 1989, en 1995, en 2001, en 2008, en 2014, les électeurs ont renouvelé leur confiance à Gérard Dezempte et, trente-deux ans plus tard, si la population de sa ville est passée de 6 800 à 8 300 habitants, il en est toujours maire, classé divers-droite. Il a juste pris de la bouteille et du galon : il préside la communauté de communes et a été élu conseiller général.

La situation de la France a aussi changé. Un peu, beaucoup, à la folie… Le 26 juin dernier, le chef d’entreprise Hervé Cornara a été assassiné par un djihadiste, Yassin Salhi, qui a également tenté de faire exploser une usine de produits chimiques. Assassiné… et décapité. L’attentat a été commis à Saint-Quentin-Fallavier, une autre commune iséroise distante de Charvieu-Chavagneux de seulement 16 kilomètres ! Autant dire qu’à Charvieu-Chavagneux, cet acte de barbarie est dans tous les esprits.
Oui si la famille est chrétienne !
La semaine dernière, le conseil municipal s’est réuni et a adopté, à l’unanimité, un texte affirmant que la commune était prête à

Pallier la politique étrangère irresponsable de l’État en accueillant une famille de réfugiés, à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne.

Les élus ont motivé leur décision en disant appliquer le « principe de précaution » et en expliquant « que les chrétiens ne mettent pas en danger la sécurité d’autrui, qu’ils n’attaquent pas les trains armés de kalachnikov, qu’ils n’abattent pas des journalistes réunis au sein de leur rédaction et qu’ils ne procèdent pas à la décapitation de leur patron ». Oups. Sacrilège républicain !
Erwann Binet, député socialiste de l’Isère (et acteur majeur de l’adoption du mariage homo), a réclamé « une condamnation pénale » du maire et de son équipe. Des élus isérois d’Europe Écologie-Les Verts ont saisi le procureur de la République, exigeant « des sanctions exemplaires », et demandé au préfet « la révocation du maire de Charvieu-Chavagneux et de ses adjoints ayant voté cette délibération » ! Pour la peine d’indignité nationale, on verra plus tard ?

Même Mireille d’Ornano, député FN au Parlement européen et candidate aux élections départementales à Charvieu-Chavagneux, où elle avait été battue par Gérard Dezempte, a parlé de propos « discriminants ». Le maire, lui, a maintenu le cap :

Si j’ai envie d’inviter quelqu’un chez moi, personne n’a le droit de me demander de le remplacer par quelqu’un d’autre.

Circulez, y’a rien à voir !

À 500 kilomètres de là, les Parisiens n’ont pas fini de regretter de n’avoir eu le choix qu’entre Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko Morizet. Le maire socialiste de la capitale a annoncé l’ouverture de sept centres d’accueil supplémentaires. « Bienvenue à Paris », a-t-elle twitté en français, en anglais et… en arabe, avec le mot clef #Refugeeswelcome !
À Metz, le maire (PS) Dominique Gros a décidé de prendre en charge 250 migrants. À Strasbourg, la ville met en place un numéro vert pour recueillir les dons ! Même à Vézelay, 400 habitants et haut lieu de la chrétienté, le conseil municipal s’organise pour accueillir des migrants dans « un hébergement à proximité des services ». « Nous devrons faire attention à ne pas placer ces réfugiés dans un isolement rural », explique André Villiers, le président du conseil général de l’Yonne et conseiller municipal du village ! Le monde à l’envers, quand on connaît la pauvreté, discrète, mais réelle, de certains coins de nos campagnes françaises…

« La France de Pétain »…

C’est que loger, scolariser, faire accompagner ces nouveaux immigrés par les services sociaux coûte cher à des communes qui ont de moins en moins de moyens à l’heure où l’État baisse considérablement ses dotations aux collectivités (moins 30 % d’ici à 2017 !). C’est ce qu’ont répondu certains maires à l’appel du gouvernement, comme Xavier Bertrand, maire de Saint-Quentin (Aisne), et tête de liste des Républicains aux élections régionales face à Marine Le Pen, ceci n’ayant bien sûr rien à voir avec sa position… François Baroin, maire de Troyes (Aube), a lui estimé être « en surcapacité à l’échelle régionale des centres d’accueil des demandeurs d’asile ».
En revanche, ni l’un ni l’autre n’a condamné l’immigration. Ces deux élus, comme beaucoup, répondent : « Je ne peux pas, parce que je n’ai pas d’argent », là où les Français attendent un : « Je ne veux pas, parce que mon pays est en train de crever de l’immigration de masse. »
Mais ces Français, personne ne les a consultés. Pire, quand ils demandent un débat sur le sujet, ils se font envoyer paître ! C’est exactement ce qui s’est passé fin août dans la petite commune de Rosans, 500 habitants, dans les Hautes-Alpes. Les habitants apprenant, par le bouche-à-oreille, que leur village s’apprête à recueillir deux familles syriennes, deux d’entre eux lancent un collectif, « Respectez les Rosanais », et une pétition qui réclame l’organisation d’un référendum local. En quelques jours, elle recueille 150 signatures. Résultat ? Néant… Hormis ce fin commentaire du député (radical de gauche) Joël Giraud : « La France de Pétain est toujours bien vivante » !

Prends mille euros et tais-toi !

Samedi dernier, le gouvernement a sorti la carotte financière : l’État versera 1 000 euros par hébergement pour les communes qui accepteront de jouer le jeu ! C’est beaucoup et c’est très peu. C’est peu et même moins que rien quand on a une idée du coût de la vie et un peu de respect pour le tarif horaire des artisans. C’est beaucoup aux yeux des maires qui croyaient qu’il n’y avait plus d’argent pour les communes…
Non, les maires « résistants » sont à chercher ailleurs. Il y en a de deux sortes. D’abord, ceux qui tergiversent ou bottent en touche en espérant qu’on les oublie. Ce sont ceux qui répondent, si on les interroge, par de vagues « on réfléchit », « on étudie », « on attend de voir »… Tous ceux-là n’ont pas envie, mais alors pas envie du tout, d’accueillir des migrants dans leur commune… En revanche, l’affirmer officiellement et publiquement, c’est une autre affaire. Tous les élus que nous avons contactés nous l’ont confirmé : pour eux, il ne fait aucun doute que la majorité des maires de France sont opposés à l’arrivée massive de nouveaux immigrés.

Marion Maréchal-Le Pen agressée à la sortie d’un meeting

19/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Marion Maréchal-Le Pen tenait un meeting dans à Guillestre, dans le cadre de sa campagne pour les régionales. Elle a été prise à partie par une centaine d’opposants : bousculade, jets de bière, insultes… qui démontrent le savoir-vivre et le respect de la démocratie des « antifas ».

Une réunion électorale comme il y en a tant d’autres : Marion Maréchal-Le Pen était venue, ce jeudi 17 au soir, rencontrer ses sympathisants dans le village de Guillestre, dans les Hautes-Alpes. Mais voilà, ses opposants avaient organisé une contre-manifestation : concert et bière avaient passablement échauffé les esprits de la centaine d’opposants au Front National.
En fin de soirée, provocation insupportable de la candidate frontiste : elle sort à pied de sa réunion pour rejoindre sa voiture. Bousculade, coups, jets de bière, insultes répondent à cette horrible provocation : marcher dans la rue !

On a rien fait du tout et elle, elle sort et elle nous provoque sur 500 mètres. Je trouve ça normal que les gens se déchaînent un petit peu…

expliquera ce manifestant à une caméra de France 3 (visage hors champ, tout de même). Une version appuyée par le maire écologiste de Guillestre, Bernard Leterrier : « Marion Maréchal-Le Pen a fait une sortie inopinée au milieu des manifestants ce qui a provoqué une bousculade, mais pas de violence. Toutes les règles de sécurité ont été respectées par la mairie. »
Voire. Selon Amaury Navarranne, tête de liste FN aux élections régionales dans les Hautes-Alpes, le maire n’a pas joué son rôle en garantissant la sécurité du meeting politique, au contraire : Dans le cadre d’un concert organisé le soir du meeting contre la venue de Marion Maréchal-Le Pen, le maire a fait installer des barrières interdisant le stationnement à 5 mètres de la porte d’entrée de la réunion publique. « Les contre-manifestants ont ainsi facilement menacé et insulté bon nombre de participants à notre réunion. »

Résultat, selon le FN, des membres du service d’ordre du parti ont été

physiquement agressés à l’aide de bâton, de jets de projectiles divers, de liquide et de peintures au goudron. Des véhicules ont été dégradés.

« Des violences auraient été commises par des manifestants à l’encontre d’au moins un membre du service d’ordre de Mme Le Pen. En l’état, aucune plainte n’a été déposée concernant ces violences. Le cas échéant, une enquête devra déterminer leur gravité et en identifier les auteurs », a déclaré de son côté Raphaël Balland, procureur de République de Gap.
Sur le terrain judiciaire, justement, Amaury Navarranne a annoncé qu’il avait d

éposé plainte contre X pour menace de mort et dégradations de biens privés, ainsi que pour manquement grave aux responsabilités d’ordre public de sécurité et de salubrité à l’encontre du maire. »

Une plainte appuyée par Marion Maréchal-Le Pen, qui a de plus vivement protesté dans une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve : « comptez-vous dorénavant vous assurer de la sécurité de nos responsables politiques et de nos militants, ou allez-vous laisser vos amis pratiquer l’intimidation dans l’impunité la plus totale ? »

Crédit photo : Capture d’écran des images de la sortie de meeting de Marion Maréchal-Le Pen prises en direct par la chaîne locale D!CI TV