Tag Archives: Front National

Vu sur Twitter

Marine Le Pen : “Le changement de nom en Rassemblement National exprime le changement de nature de notre mouvement”

Publié le

1er mai à Nice : Estrosi fédère toutes les gauches contre le FN, par Pierre Malpouge

Christian Estrosi, le maire de Nice, qui avait été élu en tant que chef de la droite locale, ne décolère pas. Ce qui le met hors de lui, c’est que le Front national ait choisi de tenir à Nice cette année son meeting national du 1er mai. Lui, qui dans ces jeunes années manifestait sous la bannière du FN, ne supporte pas la venue de Marine Le Pen qui, aux côtés de certains de ses partenaires européens – notamment l’Italien Matteo Salvini (Ligue), le Belge Vlaams Belang ou encore les membres du FPÖ autrichien –, doit participer au meeting du Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés (MENL) sur « ses » terres.

Ce rassemblement annoncé des droites nationales européennes doit marquer « l’affirmation d’un même engagement pour la défense de l’identité et de la souveraineté des nations ». Christian Estrosi l’a qualifié, dans une tribune publiée dans Le Monde de mardi, de « rassemblement de haine et d’exclusion visant à instrumentaliser cette fête en une action de propagande partisane extrémiste, ce qui constitue en soi une provocation que nous condamnons ».

Cette tribune, signée par plus de 370 « personnalités » – dont l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, l’écrivain Van Cauwelaert ou encore l’acteur metteur en scène Charles Berling –, est appuyée de fait par une foule d’organisations, de partis, groupuscules et syndicats de gauche et d’extrême gauche (voir dans les brèves la liste non exhaustive de ces organisations). Les pétitionnaires, pour leur part, s’efforcent de condamner l’initiative du Front national au nom d’une vision que l’on pourrait qualifier de droite : « Nous qui aimons la France et son message, nous qui aimons Nice et son histoire. » Mais au nom de cette vision ils considèrent que « le sens vrai du 1er Mai [est] dénaturé par le Front national et ses sulfureux amis », qui pourraient « gâcher ce moment de partage » et « générer des troubles à l’ordre public ».

Les nouveaux alliés d’Estrosi

Un « moment de partage », mais pas avec tous les Français. Pas avec ceux qui dénoncent notamment la politique asile-immigration du gouvernement, ceci au mépris de la démocratie et des électeurs niçois qui ont largement voté pour Marine Le Pen lors des dernières présidentielles (près de 40 % des voix). Christian Estrosi craint sans doute de perdre son fauteuil lors des municipales de 2020. A l’évidence il espère ainsi s’attirer, en compensation, les bonnes grâces de ceux qui pourraient être ses alliés de demain, c’est-à-dire de ceux qui défileront contre le FN le 1er mai, et sont susceptibles de créer des violences, comme il est spécialement fréquent dans les manifestations où l’extrême gauche est présente. Des violences encouragées, et couvertes d’avance par le maire de Nice, qui désormais n’a plus grand-chose à voir avec la droite, même modérée, ni même avec le centre.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2018

Mariani « fiché FN » sous haute surveillance de LR, par Guy Rouvrais

En diplomatie, on appelle ça des « conversations exploratoires ». Il y a donc de telles conversations entre Marine Le Pen et l’ancien ministre de Sarkozy, Thierry Mariani, dans la perspective des élections européennes. Sera-t-il en troisième position sur la liste du Front national, laquelle portera peut-être un autre nom ? C’est en débat, les points d’accord et de désaccord, sont examinés. « Après, on verra ce qui se passe » déclare l’ex-député LR des Français de l’étranger, la décision n’interviendra pas avant le mois de septembre.

Mais la simple possibilité envisagée par Thierry Mariani suffit pour susciter la menace de l’exclusion chez Laurent Wauquiez. Tant que Mariani ne fait que parler, il le tolère, mais demeure vigilant. Il est « fiché FN », s’il ne bouge pas, LR reste l’arme au pied, et le place sous « haute surveillance » ; en revanche, « au moindre acte politique, il sera immédiatement exclu » et même, renchérit un lieutenant de Wauquiez, « dans les dix secondes » ! Car il y aurait urgence de faire cesser ce prétendu scandale. Remarquons que, si Mariani sera exclu « immédiatement », il a fallu plusieurs semaines pour que les Républicains ayant rejoint le gouvernement le soient.

Ce souci de bannir le dissident toutes affaires cessantes trahit chez Wauquiez la crainte de la contagion. S’il n’était pas sanctionné, d’autres pourraient le suivre, notamment lors des municipales ; nombre de maires LR sont inquiets des ambitions de LREM dans leur fief et ont donc besoin de voix à droite, notamment au FN, pour conserver leur siège. Mais, au-delà de ces considérations électorales, ce sont des raisons politiques de fond qui, chez Thierry Mariani et ceux qu’il inspire, les poussent à refuser l’ostracisme dont Wauquiez, comme ses prédécesseurs à la tête du parti, frappent le Front national. « Il va falloir sortir du carcan idéologique imposé par Mitterrand » explique l’ancien député. Car Wauquiez a beau vouloir incarner « la droite, la vraie », celle qui « n’a pas honte d’elle-même », il continue à se soumettre aux oukases de la gauche en s’inclinant devant l’interdit qu’elle a lancé contre le Front depuis des décennies. C’est cette soumission qui a permis aux socialistes de durer au pouvoir alors même que l’électorat de droite est majoritaire dans le pays.

Comme les autres, à l’UMP naguère, Wauquiez veut les suffrages des électeurs frontistes tout en dénonçant le parti qui a leur faveur. Vieille ficelle démagogique de la droite libérale usée à force d’avoir trop servi et dont les sympathisants FN ne sont plus dupes. Ils savent qu’après les avoir flattés pendant la campagne, ils sont oubliés tout de suite après. Ils se sont fait avoir par Sarkozy, ils ne recommenceront pas avec Wauquiez.

Thierry Mariani le constate, LR est dans une « impasse stratégique ». Une partie, pro-européenne, lorgne vers Macron, attendant la meilleure occasion de se rallier, d’autres, souverainistes, sont dans une opposition résolue au pouvoir. Wauquiez devra choisir et d’abord son programme pour les élections européennes, il sera contraint à un équilibrisme décevant s’il veut unir cet ensemble disparate. Mariani, lui, est pour la clarté et une alliance sur des idées communes. Il n’est pas le seul chez les Républicains.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2018

LR face au FN : une étrange tactique …, par Philippe Bilger

J’avais cru comprendre que Laurent Wauquiez et LR avaient pour obsession d’assécher l’électorat du FN qui demeure consistant en dépit de la catastrophe présidentielle dont Marine Le Pen (MLP) se relève difficilement malgré l’apparent unanimisme du dernier Congrès. Pour ambition, de le détourner vers eux.

Cet objectif tout à fait louable – et que j’approuve puisque, citoyen, le futur Rassemblement National n’aura jamais mon adhésion, pas plus que le FN d’hier et d’aujourd’hui -, pour être atteint impose une stratégie qui est loin d’être celle que développe la droite. Cette dernière n’est pas dans une telle position de force qu’elle puisse se permettre de traiter avec mépris et arrogance toutes les initiatives de MLP – même celle qui l’a conduite, pour la législative partielle de Mayotte, à appeler à voter pour le candidat LR.

Qu’elle espère ainsi sortir de l’impasse où l’a conduite un absolutisme pétrifié et à force ridicule est une évidence. Mais ainsi elle revient aussi au bon sens car si on exclut les variations et les délires sur l’euro, son parti est indiscutablement plus proche de l’esprit de LR que de LREM. Notamment sur l’immigration, les problèmes de sécurité et de Justice (Le Figaro).

Faut-il alors, par une attitude extrême qui relève d’une posture – comme si LR craignait en permanence d’être stigmatisé par la gauche et l’extrême gauche – “cracher” sur MLP et donc humilier une multitude d’électeurs qu’on affirme pourtant vouloir reconquérir ? Geoffroy Didier fait-il véritablement oeuvre utile, pour cette nécessaire entreprise de réappropriation d’un électorat égaré et de fait condamné à la stérilité s’il demeure là où il est, en ressassant “qu’il n’y aura jamais d’alliance avec les boutiquiers du FN” ?

Ce qui est gênant dans ce comportement de la droite est qu’il paraît résulter plus d’une peur de l’adversaire que d’une sincérité politique. Plus d’un souci de se faire bien voir de qui pourtant n’a aucune légitimité pour la juger que d’une libre lucidité.

Car, au regard de celle-ci, peut-on vraiment soutenir que le propos de Thierry Mariani évoquant un possible rapprochement et dialogue avec le FN (JDD) est le tremblement de terre qu’on a dénoncé, un péché mortel contre la démocratie ?

L’union des droites évoquée par d’autres est-elle véritablement une honte pour un esprit républicain à partir du moment où, avec l’effacement bienfaisant de Jean-Marie Le Pen, les indécences et provocations historiques ont été remplacées par un débat purement politique ? On peut n’être pas d’accord mais on n’est plus dans le soufre.

Certes il y aura toujours le devoir de cibler les énergumènes nostalgiques du pire et parfois responsables, à tous âges, de saillies racistes scandaleuses. De nombreux partis ont leurs brebis galeuses, même certains dans la droite classique qui avaient comparé Christiane Taubira à un singe, ce qui n’était pas pas moins ordurier et condamnable.

On a le droit de s’interroger sur le bien-fondé d’un processus qui prétendrait récupérer les électeurs du FN en adoptant peu ou prou le même projet sur les plans sociétal et régalien mais en continuant à traiter de peste et de choléra, sans nuance, ceux qui le dirigent ? Comment dans ces conditions la base du FN pourrait-elle être tentée de rejoindre LR ?

Pourtant cette entreprise mérite d’autant plus d’être menée à bien que le FN est fragilisé et que probablement beaucoup de militants sont désorientés, écartelés entre une fidélité pour une présidente qui a failli et une aspiration à compter davantage dans notre vie démocratique en s’attachant à un nouveau parti.

Que MLP soit hostile à un rapprochement – contrairement à sa nièce, à ce que j’ai cru comprendre – et que les élucubrations économiques anti-européistes persistent ne rendent cependant pas vaine la lutte que LR devrait engager de manière plus intelligente, pour réussir ce que Nicolas Sarkozy, sur un autre registre, était parvenu à accomplir en 2007.

Il est certain que les manoeuvres programmées seront vouées à l’échec si elles se contentent de montrer aux adversaires à quel point LR est un bon élève bien obéissant – un parti affichant une éthique dévastatrice et aujourd’hui à contre-temps.

Lire la suite

Jean Messiha : “Nous recherchons dans notre Histoire ce qu’il y a de plus noble. D’autres préfèrent aller voir ce qu’il y a de plus négatif…”

14/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Au lendemain du XVIe congrès du Front national, Boulevard Voltaire a recueilli les impressions et réflexions de Jean Messiha, nouveau membre du Bureau national de ce mouvement.

Selon lui, le Front national, qui fut autrefois un parti de contestation, est devenu un parti d’opposition. Mieux : un parti de propositions avec pour ambition d’accéder au pouvoir.

De ce congrès, et si les militants le valident, on ne devra plus dire « Front national » mais « Rassemblement national ». Vous n’êtes donc plus un frontiste mais un rassembleur. Pourquoi cette appellation ?

Je pense que cela adoucit l’image du parti. Le Front national de 2018 n’est plus ce qu’il était en 1975 ou 1980. La dénomination « Front » se justifiait lorsque le parti était un parti de contestation, puis d’opposition un peu dure. Aujourd’hui, nous sommes une opposition, pas de droit commun sur le fond, mais sur la forme puisque nous aspirons à gouverner le pays. Il faut que notre dénomination soit ouverte. Le mot « Front » avait une connotation un peu dure et militaire. Il devient « Rassemblement ». « Rassemblement », comme son nom l’indique, c’est rassembler toute la famille des nationaux et des patriotes pour être en mesure de rassembler l’ensemble des Français.

Le Front national acte le fait qu’il est pour un rassemblement de la droite.

Il est pour un rassemblement de tous les Français. Il est pour un rassemblement de tous ceux qui se reconnaissent dans notre projet, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Le mot « rassemblement » est un mot très fort. Et le mot « national » a été conservé. C’est l’ADN de notre mouvement depuis une quarantaine d’années.
Ce nouveau nom permet un excellent compromis.


Front National : le nouveau nom sera “le marqueur d’une transformation”, estime l’historien Jean Garrigues

12/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Pour Jean Garrigues, historien spécialiste de la politique, le nouveau nom d’un parti peut incarner un changement de direction.

Pour l’historien Jean Garrigues, spécialiste d’histoire politique, “c’est quand même très, très important (…) Le nom est une identité qui a longtemps été idéologique, puis qui est devenue une identité d’objectif politique“.

Les partis politiques, surtout ceux de droite, sont habitués au changement de nom. La création du RPR par Jacques Chirac en 1974 “avait marqué quelque chose qui voulait rassembler, donc ça peut être l’indication d’un rebond“, explique Jean Garrigues. Mais pour le Front national, “ce sera plutôt le marqueur d’une transformation, d’une nouvelle époque, plus que le catalyseur d’un nouveau départ“.


Le nouveau nom du FN, “Rassemblement national”, est déjà déposé à l’Inpi. Marine Le Pen annonce des poursuites pour “utilisation frauduleuse”

12/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A l’issue du congrès du Front National qui s’est tenu ce week-end à Lille, Marine Le Pen a donc proposé de rebaptiser son parti : le “rassemblement national”.

Nous ne sommes pas anti-européens, nous sommes opposés à l’Union Européenne“, a déclaré Marine Le Pen, “c’est-à-dire à l’organisation fédérale de l’Europe. Et je dirais même que c’est parce que nous sommes européens que sommes contre l’Union Européenne“.

Marine Le Pen a cité plusieurs fois en exemple son allié italien, la Ligue de Matteo Salvini arrivé en tête de la coalition de droite lors des législatives début mars. Comme lui, la dirigeante frontiste cible la mondialisation, et brandit un discours hostile à l’immigration.

L’immigration légale et illégale n’est plus tenable. L’argent des Français doit d’abord revenir aux Français.

En revanche, certains médias annoncent que la dénomination “Rassemblement National” aurait été déposée le 30 décembre 2013 à l’Institut national de la propriété intellectuelle par un certain Frédérick Bigrat. Marine Le Pen assure que le FN avait déposé ce nom en 1986 et annonce des poursuites pour “utilisation frauduleuse“.



Interview de Nicolas Bay : La main tendue à Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan, Poisson…

À l’approche du congrès du Front National, Nicolas Bay a répondu aux questions du journal Présent. Le Vice-président du Front National en profite pour confirmer souhaiter tendre la main à des personnalités telles que Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan ou encore Poisson.

— Le congrès approche à grands pas, dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?

— Avec enthousiasme ! Le Front national est un mouvement qui a sensiblement changé de dimension depuis le congrès de 2014. Comme directeur de campagne des élections municipales et départementales, puis comme secrétaire général, nommé par Marine Le Pen lors du précédent congrès justement, j’ai pu participer – avec beaucoup d’autres bien sûr – au renforcement de notre mouvement, en particulier dans son implantation locale, qui me semble constituer une priorité absolue pour gagner en crédibilité et préparer les victoires futures. L’élection de députés dans des secteurs d’implantation ancienne et les scores dans nos municipalités en attestent nettement.

Le Front national est désormais un mouvement solidement ancré, avec plus de 1 800 élus qui défendent les Français à tous les échelons. Ces élus enracinés, expérimentés et engagés, sont un atout considérable pour notre mouvement. Ce maillage territorial dense fait désormais du Front un grand mouvement des terroirs et des territoires, s’incarnant aussi dans le quotidien de nos compatriotes. Cette représentation de notre mouvement et de ses partenaires est sans doute l’un des faits majeurs du cycle électoral, qui s’est terminé avec les élections législatives et avait débuté avec les élections municipales de 2014. Cela doit être pour nous une légitime satisfaction, mais surtout un encouragement à persévérer dans cette voie. Ce doit être, à mon sens, l’un des axes majeurs de la refondation lancée par notre présidente.

— Emmanuel Macron a le mérite d’assumer une vision européenne très claire. N’est-il pas temps pour les nationaux de marteler qu’une Europe des nations est possible face au diktat bruxellois ?

— Vous avez raison de souligner que la démarche d’Emmanuel Macron permet un vrai partage des eaux, et l’on constate d’ailleurs que Wauquiez et LR en sont les principales victimes, eux qui se satisfaisaient si bien du maintien des ambiguïtés. On peine à imaginer – et sans doute eux aussi – quelle ligne européenne ils pourraient bien incarner dans le scrutin à venir. D’ailleurs, les multiples revirements de Laurent Wauquiez lui-même suffisent à illustrer cette situation… Ainsi, le débat des européennes va en réalité voir deux camps, porteurs de deux visions, s’affronter : d’un côté Macron et les européistes forcenés, promoteurs de la fuite en avant fédéraliste et de la disparition des nations ; de l’autre les nationaux, rassemblés autour du Front, considérant au contraire que l’Europe des libertés et des identités doit s’appuyer sur ces réalités historiques et politiques que sont les nations.

— Cette Europe des identités est d’ailleurs en « grande forme », comme l’a montré l’exemple autrichien…

— Je le crois, oui. Sur tout le continent, les peuples affirment leur droit à disposer d’eux-mêmes mais aussi, et surtout, à rester eux-mêmes ! C’est vrai en Autriche, c’est vrai en Pologne ou en Hongrie, ce sera sans doute aussi le cas en Italie lors des élections de mars. Je crois que la « crise des migrants », c’est-à-dire tout simplement l’accélération du phénomène de submersion migratoire que subissent nos pays, a sensiblement contribué à renforcer une prise de conscience civilisationnelle qui se traduit désormais aussi dans les urnes. La nouveauté est que, désormais, et cela rejoint votre question précédente, ce sont clairement des gouvernements qui se dressent face aux diktats imposés par Bruxelles… ou Merkel. On peut envisager de voir émerger, et il faut travailler à ce que ce soit dès les prochaines élections européennes, une contestation de l’Union européenne tendant à devenir majoritaire.

— Mariani, Dhuicq, Myard, vous confirmez la main tendue ?

— Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan, Poisson, et d’autres encore. Si nous sommes conséquents, nous devons être capables de tendre la main à tous ceux qui considèrent que l’intérêt de la France et des Français doit être notre unique boussole politique, et qu’il faut rebâtir l’Europe sur le respect de la souveraineté des nations et de l’identité des peuples. Nicolas Dhuicq [qui a annoncé samedi rejoindre Nicolas Dupont-Aignan, ndlr] m’avait d’ailleurs fait l’amitié d’intervenir voici quelques semaines dans un colloque que j’avais organisé dans le Vaucluse.

Mais faisons les choses dans l’ordre : notre première mission est d’affiner et d’affirmer un projet alter-européen solide, concret, permettant justement de rassembler à nos côtés des alliés (et non pas seulement des ralliés) en rompant avec les vieilles logiques. La patrie est plus importante que les partis.

Propos recueillis par ierre Saint-Servant

Article paru dans Présent daté du 6 février 2018

Gilbert Collard

Changer le nom de FN ? – Pour Gilbert Collard : “Même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait”

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Faut-il changer le nom de FN ? Cette question fait, en tout cas, partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation et devrait être l’un des points importants traité lors du prochain congrès du parti qui se tiendra en mars prochain.

Si la présidente du FN a plaidé dimanche dernier dans l’Orne en faveur de ce changement de nom, cette perspective irrite Jean-Marie Le Pen qui a notammé déclaré : “On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements“.

De son côté, Gilbert Collard a émis des doutes sur l’efficacité de ce changement :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien. Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait.

Le Front National a lancé une pétition contre la limitation de la vitesse à 80 km/h

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Cette initiative a été annoncée par Sébastien Chenu, responsable de la communication du parti. En effet, la mesure handicape avant tout les habitants des zones rurales, pour qui l’utilisation de leur véhicule personnel est indispensable pour leur activité professionnelle ou leur vie quotidienne.

Elle accentue ainsi la fracture grandissante entre pôles urbains et périphéries.Les comparaisons internationales n’attestent pas, enfin, de son efficacité.

Marine Le Pen s’est également exprimée dans une vidéo, postée sur ses réseaux sociaux.

Pour signer cette pétition, c’est par ici : http://www.frontnational.com/abaissement-de-la-vitesse-sur-les-routes-secondaires-larnaque-du-gouvernement/


Clôture des comptes bancaires du FN : pour la Banque de France, la Société Générale a respecté la procédure légale

29/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour la Banque de France, la Société Générale n’a pas clôturé les comptes du FN pour des motifs politiques et a bien respecté la loi. La Société Générale avait justifié la clôture des comptes comme répondant à des considérations bancaires. Explication trop vague pour le FN qui avait alors dénoncé une « Fatwa bancaire » et avait saisi la Banque de France.

Dans le cadre de la procédure du droit au compte, la Banque de France a imposé au Crédit du Nord, filiale de la Société Générale, d’ouvrir un compte au nom du FN

Si cette procédure du droit au compte, garantie le droit de détenir un compte bancaire, son fonctionnement reste très limité. En effet, le FN ne dispose pas de chéquier. Les décaissements devront se faire uniquement par virement et ce pour mieux tracer les flux. En outre, les dons par cartes bancaires en ligne ne seront plus permis. Ces services bancaires rudimentaires entravent le bon fonctionnement du parti politique, qui représentait quand même près de 11 millions de voix aux dernières élections.

Si rien n’est illégal là dedans, le Crédit Du Nord très zélé, respecte la procédure de droit au compte à la lettre.

Oui rappelons que cette procédure est censée s’appliquer aux citoyens ayant fait l’objet d’un fichage Banque de France pour le non remboursement d’un crédit par exemple. Ce qui n’est pas le cas du Front National.

Marine Le Pen semble indiquer implicitement qu’elle et le FN sont soupçonnés d’infraction à la réglementation relative au blanchiment ou à la fraude fiscale.

Il est vrai que les banques sont soumises à une réglementation draconienne concernant le blanchiment des capitaux et la fraude fiscale. Elles ont l’obligation de remonter le moindre doute à Tracfin, cette cellule financière qui dépend de Bercy. Autre point délicat, dans le cas d’une suspicion de blanchiment, les banques ne doivent indiquer sous aucun prétexte, le motif de la clôture du compte. Cette piste pourrait bien expliquer la justification pour le moins évasive de la Société Générale.

Marine Le Pen Bourdin

Marine Le Pen dénonce “l’insincérité de la droite française”

28/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce mardi, a pointé du doigt “l’insincérité de la droite française”.
La présidente du Front national a ainsi déclaré :

A partir du moment où vous dites la même chose que nous sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’Europe, […] soit vous êtes sincère, vous allez au bout de votre logique et vous provoquez une alliance, soit vous êtes insincère.



Nicolas Bay Bistro Libertés

Nicolas Bay, vice-président du Front national, invité de Bistro Libertés

27/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Nicolas Bay, vice-président du Front national, était l’invité de Martial Bild dans un numéro exceptionnel de Bistro Libertés sur TV Libertés. Outre la refondation du parti présidé par Marine Le Pen, Nicolas Bay s’est exprimé sur de nombreux sujets.

Clichy : la problématique des prières de rues sur le tapis

Depuis plusieurs mois, la vile de Clichy la Garenne focalise toutes les attentions. L’Union d’associations musulmanes a appelé, depuis mars 2017, à prier devant la mairie pour protester contre la fermeture d’un lieu de culte qui accueillait auparavant 2000 à 3000 fidèles. Tous les acteurs, des membres de la communauté musulmane au maire, des élus d’île-de-france au préfet des Hauts de Seine, interviennent dans un dossier qui pourtant s’enlise. Que faire, alors que toute la problématique des prières de rues est mise aujourd’hui sur le tapis ?

Exonération de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’exonération de la taxe d’habitation pour 22 millions de foyers va s’échelonner sur trois années. Mesure phare du programme d’Emmanuel Macron, il s’agit de mettre fin à un impôt injuste et opaque dans son mode de calcul. Pourtant des élus pointent le caractère anticonstitutionnel de la mesure au nom de la rupture d’égalité des citoyens devant l’impôt. D’autres évoquent un lourd handicap pour les communes ou une nouvelle fracture entre la France urbaine et la France rurale. La suppression partielle de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’éducation sexuelle à l’école : rempart contre les violences ?

«La libération de la parole sur les violences sexuelles repose la question de la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité à l’école», estime le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Harcèlement sexuel, violences et cyberviolences à caractère sexuel, grossesses précoces, exposition des jeunes à la pornographie, homophobie, augmentation de la prostitution occasionnelle des mineurs… La liste des maux qui pourraient faire l’objet d’une meilleure prévention à l’école a été listée par le défenseur des droits. Mais l’éducation sexuelle à l’école est-elle le meilleur rempart contre la violence ?

Halte aux discriminations anti-FN !, par Guy Rouvrais

Après Marine Le Pen évincé de HSBC et le Front national de la Société Générale (voir Présent du 23 novembre), voilà que cette dernière a fait subir le même sort à Jean-Luc Schaffhauser, député européen du FN ! Cette banque a décidé de rompre leurs relations contractuelles sans motif ni justification, 42 ans après l’ouverture du premier compte. Une plainte pour discrimination « en raison des opinions et de l’affiliation politique » va être déposée contre la banque et son patron Frédéric Oudéa.

A qui le tour ? On aura du mal à faire croire qu’il s’agit de pures coïncidences et non pas d’une opération concertée et discriminatoire. Tout se passe comme si, descendant la hiérarchie frontiste, les élus sont visés après les dirigeants. Cette obstination à vouloir se séparer de clients honorables est pour le moins étonnante quand on entend les dirigeants du secteur bancaire nous expliquer que le coût d’acquisition d’un client est de plus en plus élevé, la concurrence étant vive, surtout depuis la création des « néo-banques » numériques. Il faut multiplier les dépenses de publicité et de marketing pour conquérir et s’attacher la fidélité de la clientèle. Et voilà que non seulement la Société Générale et HSBC congédient des clients mais elles s’exposent à en perdre, involontairement cette fois, beaucoup d’autres ! Car on peut imaginer que parmi les 11 millions d’électeurs de Marine Le Pen il en est dans ces établissements-là et qui ne voudront pas y rester plus longtemps à cause de cette pratique discriminatoire.

Ce ne sont pas les seules discriminations que subit le Front national ! Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a renoncé à la présence d’élus franciliens accompagnant des lycéens à Auschwitz sous prétexte que deux conseillers régionaux FN voulaient en être, comme c’est le droit de n’importe quel élu. Plainte, là aussi, a été déposée. Connaissez-vous la société Videlio ? Probablement non, elle a pourtant eu une certaine notoriété pendant la campagne présidentielle en produisant l’hologramme de Mélenchon qui lui permettait de donner l’illusion de l’ubiquité. Son directeur a déclaré au Parisien qu’il refuserait le même service à Marine Le Pen « pour une question d’image ». Précisons que la présidente du Front national n’a jamais eu l’intention d’apparaître en spectre auprès de ses auditeurs mais toujours en chair et en os.

Si ces discriminations prospèrent actuellement, c’est que les détracteurs de Marine Le Pen la croient affaiblie et à terre, on peut donc la piétiner plus aisément. Ils prennent évidemment leurs désirs pour la réalité. Il y a un mois, l’IFOP indiquait que si l’élection présidentielle avait lieu maintenant, Marine Le Pen atteindrait, au premier tour, un score légèrement supérieur à celui d’avril dernier, 21,5 %, contre 21,3 %. Et pratiquer la discrimination à l’égard du FN, c’est être assuré de l’impunité. On verra ce que la justice en dira, mais dans les médias, dans les ligues de vertu démocratique et droit-de-l’hommiste, c’est silence radio alors que ce sont des hurlements de douleur dès que pointe l’ombre d’un soupçon de discrimination ethnique ou sexuelle. Mais quand on s’en prend aux nationaux, on peut y aller sans crainte !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2017

Les banques flinguent le FN, par Caroline Parmentier

Haine médiatique, harcèlement judiciaire et maintenant bannissement bancaire, le Front national est mis au ban d’un système qui s’emploie à sa liquidation.

Après la demande de clôture par la Société Générale de tous les comptes du FN, c’est la banque HSBC qui demande à Marine Le Pen d’aller domicilier ses comptes personnels ailleurs. Une « fatwa bancaire » selon la présidente du Front national qui a tenu une conférence de presse jeudi : « Avec plusieurs dizaines de milliers d’adhérents, des ressources stables et sans connaître le moindre incident de compte, le Front national s’est vu signifier, sans aucune raison, un bannissement bancaire de la part de la Société Générale qui était sa banque depuis de très nombreuses années. »

Concrètement, il s’agit de priver de toute capacité de fonctionnement un parti qui a fait 11 millions de voix à la dernière présidentielle. Saisie par le Front national, la Banque de France a désigné le Crédit du Nord et l’a enjoint d’ouvrir un compte au bénéfice du Front national. Obligé de s’exécuter, le Crédit du Nord a bien ouvert le compte mais refuse au Front national l’usage des chèques et l’encaissement par cartes bleues des dons et des adhésions ainsi que la mise en place des prélèvements pour l’encaissement de la contribution des élus. Comme tous les partis politiques le Front national a l’interdiction (par la Commission de contrôle des partis politiques) d’utiliser de l’argent liquide.

Privé désormais de la capacité d’utiliser des chèques, des cartes bleues et d’encaisser des recettes par CB, c’est une mise à mort financière à très court terme.

« Scandaleuse démocratie où les banques ont droit de vie ou de mort sur les partis politiques », a réagi Nicolas Dupont-Aignan. Marine Le Pen est passée à l’offensive. Elle a déposé une plainte contre la Société Générale et HSBC, pour discrimination. Elle a communiqué aussi à la presse le verbatim de son échange téléphonique avec le directeur d’HSBC.

Balance ton banquier

Au cours de cet entretien hallucinant avec le dirigeant d’HSBC, Thomas Vandeville, ce dernier, poussé dans ses retranchements, lui explique qu’il n’a pas les informations suffisantes la concernant (elle est cliente depuis 25 ans) pour l’autoriser à conserver son compte. Et qu’elle aille se faire voir ailleurs (il y a sûrement des raisons pour l’éjecter, dit-il, mais il ne les connaît pas !).

Il invoque le fait que Marine Le Pen est une « personne politiquement exposée » ainsi que « le libre arbitre de la banque ». « Vous arrêtez votre cinéma et vous m’expliquez que politiquement, la HSBC ne veut plus de Marine Le Pen », lui rétorquera notamment Marine Le Pen.

La présidente du FN a saisi le gouverneur de la Banque de France tout comme Emmanuel Macron, qu’elle a rencontré mardi à l’Elysée. Gardien des institutions, le président de la République doit veiller au libre exercice de l’activité des partis politiques. Il a assuré qu’il allait « se pencher sur la question ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2017

Marine Le Pen dénonce une « fatwa bancaire »

23/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Société Générale vient d’annoncer la clôture des comptes du Front national. Dans le même temps, HSBC a décidé de fermer le compte de Marine Le Pen, où elle est pourtant cliente depuis plus de 25 ans.

Les banques nient toute considération politique

Lors de sa conférence de presse du 22 novembre, Marine Le Pen n’a pas manqué d’évoquer un « scandale démocratique », annonçant porter plainte pour discrimination contre la Société Générale et HSBC. Le député Gilbert Collard a quant à lui résumé l’ensemble des commentaires émis par les élus du parti populiste. Selon lui, c’est une « décision qui est purement politique, qui a pour but de gêner le Front national. Il y a une volonté dans ce pays aujourd’hui de ne pas avoir d’opposition réelle ».

Des accusations fermement démenties par la Société Générale et HSBC, qui invoquent des considérations purement formelles et économiques. Dans une discussion rendue publique par Marine Le Pen, HSBC explique ainsi manquer d’informations sur l’origine des fonds sur le compte de l’élue ; lesquels proviendraient exclusivement « de l’Assemblée nationale et des allocations familiales ».

Quelles solutions pour le Front national ?

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a demandé à connaître l’intégralité des éléments du litige, en particulier ceux censés justifier l’attitude de la Société Générale. La mise en place d’une « banque de la démocratie » évoquée durant l’été par François Bayrou, alors en charge de la moralisation de la vie publique, a pour le moment été repoussée. Compte tenu des « très grandes difficultés » rencontrées par plusieurs candidats pour lever des fonds, y compris par le président du MoDem, Bercy annoncerait cependant prochainement des mesures. En attendant, le Front national aurait trouvé une autre banque.