Le Frexit : une impasse politique et civilisationnelle

Les partisans d’une sortie de la France de l’Union européenne (d’un Frexit sur le modèle du Brexit britannique) ont raison de souligner les défauts et les limites de l’Europe de Bruxelles. Notamment parce que ce « machin », selon l’expression méprisante du général de Gaulle, n’est plus adapté au monde dans lequel nous sommes entrés. D’autant que cette Union est de moins unie et qu’elle se veut de moins en moins européenne.
Cependant les partisans d’un Frexit font fausse route. Avant tout parce qu’ils prétendent nous faire entrer à reculons dans le xxie siècle multipolaire. Et pour le dire autrement, en poursuivant une fin utopique, ils contribuent à renforcer le mal européiste dont ils prétendent nous guérir.

L’Union européenne n’est pas la seule responsable du déclin français

D’abord, en rendant l’Union européenne responsable de tous nos maux, les partisans d’un Frexit égarent ceux qui les écoutent sur les causes réelles de notre déclin catastrophique et, paradoxalement, ils finissent par exempter l’oligarchie française de toute responsabilité dans ce désastre.

Il est en effet trompeur de faire de l’Union européenne la source unique ni même principale du déclin français.

Car ce n’est pas l’Union européenne qui est responsable de l’effondrement de l’enseignement public dans notre pays. Ce n’est pas Erasmus qui a conduit à la folie du bac pour tous !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait de la France le premier pays de l’OCDE pour le poids des impôts.

Ce n’est pas l’Union européenne qui explique que nos gouvernants aient été incapables de présenter un budget en équilibre depuis 1974 ou de réformer le mille-feuille administratif français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui fait que la France soit en 2017 le premier pays européen pour le nombre d’homicides rapportés à la population. Ce n’est pas l’Union européenne qui est à l’origine de 1 100 actes antichrétiens recensés en 2019 et de l’ensauvagement de notre pays.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a vidé les prisons en 2020 mais la ministre de la Justice, Mme Belloubet.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a mis en place le regroupement familial des immigrants, c’est Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac qui l’ont imposé à la demande du patronat. Lequel Valéry Giscard d’Estaing reconnaît aujourd’hui que ce fut « sa plus grande erreur » !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a provoqué la crise des migrants de 2015. C’est la France, la Grande Bretagne et les États-Unis qui ont déstabilisé la Libye et la Syrie, provoquant des flots de réfugiés partout. Et c’est Mme Merkel qui a décidé, seule, d’accueillir un million de réfugiés et migrants, ce qui a provoqué un gigantesque appel d’air à destination de l’Europe.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait vendre la branche énergie d’Alstom à General Electric, c’est le gouvernement français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui détruit la liberté d’expression dans notre pays. Ce n’est pas la commission européenne qui a fait voter la loi Avia ou la PMA pour tous.

Un discours trompeur

Il est donc trompeur de faire croire qu’un Frexit effacerait tous ces désastres, dont l’oligarchie française est en réalité la principale responsable.

En outre, on ne saurait oublier que tout ce que les partisans du Frexit reprochent à l’Union européenne a été accepté au Conseil européen par les ministres français successifs ou voté par les élus français au Parlement européen, y compris par ceux qui, chez nous, se prétendent « de droite » alors qu’ils votent comme un seul homme les propositions de la gauche européenne au sein du PPE.

François Asselineau, le président de l’UPR, a critiqué à juste titre le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, annoncé à grand fracas, en soulignant que le gouvernement français avait tout lâché dans cet accord alors que les autres pays (comme l’Autriche, l’Italie ou les Pays-Bas) avaient su, eux, défendre leurs intérêts nationaux. Mais ce type de critique contredit pourtant son discours du Frexit : car si l’Union européenne était le carcan qu’il prétend, comment se fait-il que certaines nations seraient capables de s’en servir à leur profit et pas nous ?

Cela ne montre-t-il pas plutôt que l’Union européenne n’est un carcan que pour ceux qui n’ont ni le courage ni la volonté – tel M. Macron – de défendre leurs intérêts nationaux ?

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Pour Macron, la France, avant l’UE, n’était « qu’une vallée de larmes »

Macron vallée larmes

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En meeting hier soir à Nantes, Emmanuel Macron a prétendu que la France, « avant ce drapeau » de l’Union européenne qu’il a brandi en réponse à Marine Le Pen qui l’avait fait enlever du plateau de TF1, n’était « qu’une vallée de larmes » ! Des propos tenus en présence de Daniel Cohn-Bendit et de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui n’a rien trouvé à redire à cette énième insulte à la France du candidat qui montre chaque jour que, pour lui, la culture française n’existe effectivement pas.

Dans la grande déconnade qu’est cette campagne de l’ancien ministre de l’Economie, notons aussi cette assurance donnée à son auditoire quant à l’éradication du terrorisme islamique :

« Avec moi vous serez protégés puisque je dénonce cela (sic) »

suivi de :

« Notre réponse, nous la portons en nous, simplement sachons en retrouver le sens […], c’est la laïcité. »

On nous fait part d’un immense éclat de rire en provenance de l’état-major comme des troupes de l’Etat islamique. Avant que ne survienne, pour de vrai, une « vallée de larmes » si par malheur cet abruti venait à être élu.

Marine Le Pen à Nigel Farage : « Nous allons retrouver nos quatre souverainetés »

Marine Le Pen et Farage

Marine Le Pen Farage17/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’ancien leader de l’Ukip (United Kingdom Independence Party) et principal artisan du Brexit, Nigel Farage, par ailleurs proche de Donald Trump, a interviewé Marine Le Pen, favorable au « Frexit », pour la chaîne britannique LBC. En voici la version intégrale et en français.

La Commission européenne parie sur la défaite de Marine Le Pen à l’élection présidentielle

Marine Le Pen

10/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, la Commission européenne n’a pas de plan B. Pierre Moscovici, commissaire européen a en effet déclaré :

« Je fais de la politique depuis plusieurs années et mon expérience politique me dit : il ne faut pas préparer de plan B. Si vous le faites, c’est que vous ne croyez plus au plan A. Notre plan A est qu’elle perdra. Et j’espère qu’elle perdra à grand fracas. Ceci serait un signe important que les Français ne l’ont pas laissée les séduire. »

La sortie de la zone euro que propose le FN engendrerait-elle un scénario noir pour la France ? C’est en tout cas ce qu’affirment les médias dominants, sans plus d’arguments. Le Brexit pourrait même selon eux détruire l’Union européenne et créer en France une crise financière et bancaire sans précédent. Crise prédite aussi en cas de victoire de Trump que l’on attend toujours aux Etats-Unis. Une chose est à peu près sûre, la victoire de Marine Le Pen serait « la fin de l’Europe que nous connaissons », comme le dit Pierre Moscovici.

Pourquoi ce commissaire européen tient il tant à l’Union européenne ?
L’Union européenne permet de mieux s’opposer aux Russes et aux Américains selon Pierre Moscovici. Ainsi, donc, selon lui Marine Le Pen sert les intérêts des Russes et des Américains. Elle leur permettrait de ne plus s’opposer à un bloc d’Etats, mais à 27 Etats dispersés lors des négociations.