Bellamy, Wauquiez : cette droite ne peut que perdre ou trahir – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Plutôt Juncker qu’Orban, plutôt du côté d’Emmanuel Macron que de celui de Marine le Pen. C’est ce que François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR aux élections européennes, a confié aux journalistes de l’association Europresse. Depuis le début de la campagne des élections européennes, la tête de liste européenne refuse d’afficher une éventuelle proximité avec la seule droite qui progresse en Europe.

Selon ses dires, il aurait même trouvé stimulant le projet du candidat Macron. Qui se souvient du lancement d’En Marche à base de guimauve et de bons sentiments saura se faire un avis sur les goûts politiques de Bellamy. Sans compter qu’après la mobilisation inédite des Gilets jaunes et la défiance généralisée à l’égard du gouvernement au sein de la population, une telle déclaration est absurde tactiquement en plus d’être complètement niaise.

Quand Bellamy dit qu’il veut défendre les frontières extérieures de l’Europe, objectif louable, comment peut-on le croire lorsque dans le même temps il torpille Orban ? Il s’agit pourtant bien du seul homme d’État européen avec Matteo Salvini à avoir concrètement arrêté la déferlante migratoire. Pour se justifier, il déplore les attaques ad hominem qu’aurait subi le président de la Commission. En revanche, le feu roulant pratiqué par toute l’artillerie médiatique et politique européenne depuis des années à l’endroit du président hongrois ne semble pas l’émouvoir.

Il faut toutefois reconnaitre que l’application des propositions des Républicains sur l’immigration serait un pas dans la bonne direction même si elles sont encore et toujours plus tendres que celles contenues dans le programme du RPR de 1990. Mais qui peut croire qu’un Bellamy ou un Wauquiez auront le courage de les mettre en œuvre une fois élus ? Charles Pasqua avait prévenu : « Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Depuis les renoncements de Nicolas Sarkozy il n’y a plus grand monde pour croire en celles de LR.

Quand Bellamy dit refuser une alliance avec le Rassemblement national à cause de ses positions philosophico-économiques, c’est qu’il place l’immigration et l’islamisation au second rang, au moins, de ses préoccupations. C’est pourtant à l’heure de l’explosion démographique de l’Afrique la question centrale pour l’avenir de la France et de l’Europe. Soit il ne l’a pas compris, soit il s’en fiche, dans les deux cas il est déjà prêt à trahir les propositions à demi-rigoureuses de LR en la matière.

Pour la droite, les élections et les candidats se suivent et se ressemblent. Bellamy comme Fillon avant lui n’a pas l’étoffe pour relever le défi majeur que pose l’immigration de masse à la France et à l’Europe.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

François-Xavier Bellamy : “Il y a un ressentiment des élites contre le peuple”

21/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Adjoint au maire de Versailles, essayiste, philosophe, François-Xavier Bellamy est revenu au micro de Boulevard Voltaire sur le Pacte de Marrakech et les Gilets Jaunes.
Autant de sujets qui mettent en lumière les thèses avancées par son dernier ouvrage “Demeure”.


François-Xavier Bellamy : « La politique est devenue un théâtre d’ombres »

03/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
François-Xavier Bellamy, le maire adjoint de Versailles, est également agrégé de philosophie.

Pour lui, la politique semble être devenue un théâtre d’ombres :

Nous vivons dans un univers où l’actualité consiste en une succession d’images, de plus en plus rapides. Cet univers d’information en continu est par principe résistance à la profondeur. La vie politique française semble réduite à un jeu d’apparences, superficiel et inconsistant: sur tous les débats du moment, chaque position est interprétée comme un effet d’image plutôt que comme un effort de pensée. Il n’est pas étonnant que surgisse alors ce besoin d’approfondissement. Après tout, la philosophie est née, au IVème siècle grec, dans le contexte de la crise démocratique très profonde que traversait Athènes… Si elle est, dès Platon, représentée par une chouette, c’est parce que, comme la chouette, elle s’envole toujours dans le clair-obscur. Quand la politique semble être devenue un théâtre d’ombres, le rôle de la philosophie est de nous aider à quitter la superficialité de nos propres illusions, à retrouver l’exigence d’un usage plus consistant du langage, pour sortir de la confusion et reconquérir une pensée plus libre.


François-Xavier Bellamy analyse la colère des Français vis-à-vis du gouvernement socialiste

Jour de colère : les provinces mobilisées

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François-Xavier Bellamy, philosophe diplômé de l’ENS et adjoint au maire de Versailles analyse pour le Figaro la politique actuelle. Il parle de la colère de la population face au gouvernement.

Il met en lumière la colère de la population face au gouvernement
Il évoque la colère de la population en affirmant qu’elle prend une nouvelle forme. En effet, si de tout temps, la politique a suscité diverses réactions, là de nouvelles émergent. Il la qualifie « d’alarmante » : « c’est une forme de violence qui monte, à cause de l’absence de toute perspective. La fonction même de la politique consiste à susciter des formes non-violentes de résolution des problèmes ; quand elle n’y parvient plus, quand l’État n’offre aucune alternative à ceux qui souffrent ou qui vivent une injustice, alors la violence resurgit. Trop longtemps nous nous sommes menti, nous avons inventé des fictions pour ne pas affronter les difficultés ; et maintenant elles semblent sans solution, et ceux qui les subissent sont enfermés dans une impasse. Les taxis dont l’investissement est anéanti, les agriculteurs qui ne peuvent plus vivre de leur travail, réagissent de la même façon : “De toute façon, je n’ai plus rien à perdre” »

Il explique également que la colère des Français est en deux temps
Le premier temps se situe dans l’absence de finalité et le second se place dans l’expression. En effet, selon lui, le peuple peut difficilement s’exprimer et en vient à l’incident des réseaux sociaux testés par les services de communication du président socialiste sous la direction de Gaspard Gantzer.
François-Xavier Bellamy d’expliquer que « notre refus de transmettre la culture a créé une grande pauvreté dans le rapport au langage, qui posera de toute évidence un problème démocratique majeur ».

Claude Bartolone, le racisme autorisé – Tribune de François-Xavier Bellamy

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Claude Bartolone a accusé Valérie Pécresse de défendre « Versailles, Neuilly et la race blanche ». Le philosophe et maire-adjoint de Versailles François-Xavier Bellamy a décidé de lui répondre dans une tribune cinglante.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n’est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c’est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n’a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d’assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C’est cela que vous appelez « la République » ? C’est cela « le rassemblement » ?

Votre sortie n’a rien d’un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n’avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c’est la haine. La haine de celui qu’on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu’une tribune sur le site de l’Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu’ils aiment encore leur pays, méritent bien d’être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble »… mais ensemble contre « la race blanche » ?


Vivons-nous la fin de notre civilisation ? – Un dialogue entre Michel Onfray et François-Xavier Bellamy

25/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie de son dernier livre, Cosmos, Le Figaro a proposé à Michel Onfray de débattre avec François-Xavier Bellamy, le maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Celui-ci est également ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie.

Les deux philosophes débattent sur l’impression qui hante notre imaginaire : celle de l’effacement de la France et, plus largement, de notre civilisation.

En voici un extrait :

Faut-il être conservateur?

Michel Onfray – Ni conservateur ni réactionnaire. Contrairement à Alain Finkielkraut ou Éric Zemmour, je ne crois pas que nous puissions restaurer l’école d’hier ni même que ce soit souhaitable. Si je partage leur pessimisme concernant la destruction de la civilisation occidentale par le néolibéralisme qui dicte sa loi, je me distingue d’eux sur les solutions. On ne peut revenir en arrière, sauf à entrer dans une logique de dictature où l’on demanderait à un nouveau César de se couper totalement de l’Europe et du monde en restaurant les frontières. Cela ne me paraît ni possible ni souhaitable. La vérité cruelle est que notre civilisation s’effondre. Elle a duré 1 500 ans. C’est déjà beaucoup. Face à cela, je me trouve dans une perspective spinoziste: ni rire ni pleurer, mais comprendre. On ne peut pas arrêter la chute d’une falaise.

François-Xavier Bellamy – Je partage avec vous l’impression de voir une civilisation s’effondrer, et le sentiment que personne n’en a encore vraiment pris la mesure; mais la sagesse ne peut pas être qu’un consentement résigné à ce qui advient! Nous pouvons encore décider, dans nos vies personnelles comme dans nos choix collectifs, de recevoir et de transmettre ce qui dans notre culture demeure fécond, et plus actuel que les faux progrès qu’on nous vend. Malheureusement, de ce point de vue, le débat politique et intellectuel oppose plutôt des liquidateurs de faillite que des décideurs capables de tracer des perspectives.


 

“Les Déshérités ou l’urgence de transmettre” de François-Xavier Bellamy

"Les Déshérités ou l’urgence de transmettre" de François-Xavier Bellamy

27/10/2014 – PARIS (via Polémia)
« Vous n’avez rien à transmettre. » Ces mots d’un inspecteur général de l’Education nationale à François-Xavier Bellamy, qui effectuait sa première rentrée comme jeune enseignant, ont profondément marqué le jeune normalien, agrégé de philosophie, aujourd’hui maire adjoint de Versailles.

Les-DesheritesC’est en réponse à ce postulat que François-Xavier Bellamy a publié son premier livre Les Déshérités (éditions Plon)(1) en septembre dernier, qui figure déjà au titre des succès littéraires de cette rentrée 2014. Dans cet essai sans concessions, le jeune enseignant en philosophie dénonce le « bouleversement intérieur » que représente ce refus de transmettre l’héritage culturel.

Cette rupture n’est pas, selon lui, un accident ou un échec mais relève d’une volonté réfléchie, d’un choix délibéré dont il établit la genèse dans la première partie de son livre à travers les trois figures de Descartes, Rousseau et Bourdieu. Descartes, parce qu’il oppose raison et transmission, appelant à « se défaire de toutes les opinions reçues auparavant… » ; Jean-Jacques Rousseau, parce qu’il considère que la culture pervertit et éloigne l’homme de son état de nature, seule « source de la sagesse, de la vertu et du bonheur » ; Pierre Bourdieu enfin, qui dénonce le coupable privilège des « Héritiers », que leur environnement social et familial a préparés à devenir l’élite qui accédera à son tour au pouvoir. Cette dénonciation des « Héritiers » par Bourdieu nous a conduits, trente ans plus tard, à l’affligeante situation des « Déshérités » que dénonce François-Xavier Bellamy dans son livre.

Dans la droite ligne de la pensée soixante-huitarde, l’école vise aujourd’hui à déconstruire le patrimoine culturel qui était jusqu’alors transmis au fil des générations, et ce, dès le plus jeune âge. La transmission de la culture y apparaît comme éminemment suspecte, considérée comme « un héritage d’aliénation et d’enfermement ». Trop complexe et archaïque, issue d’un lointain passé et d’une longue et savante construction, la langue française comparaît au premier rang des suspects, vécue comme élitiste et discriminatoire. Le langage est ainsi décrit comme « fasciste » par Roland Barthès parce qu’il oblige à déterminer, distinguer et situer des identités. L’orthographe n’est pas épargnée : « L’obsession orthographique est un moyen pour disqualifier les moins savants », accuse Gabriel Cohn-Bendit. Et devant l’effondrement du niveau, ce ne sont pas les méthodes pédagogiques modernes qui sont mises en cause mais l’orthographe elle-même qui est accusée et qu’il faudrait d’urgence simplifier…

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