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Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi

23/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les chiffres sont terribles: de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l’Allemagne 482.000, l’Espagne 651.000, l’Italie 288.000. L’erreur? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.

Le constat d’Eric Le Boucher est cinglant :

L’échec véritable de François Hollande est là: non pas de n’avoir pas pu inverser la courbe du chômage, d’autres ont échoué avant lui sur cette question, mais d’avoir mis un stop à la création d’emplois privés, les vrais emplois.

Il plaidera que la faible croissance l’excuse: 0,3% en 2013, 0,4% en 2014, 1,1% l’an dernier. Ce sont là des chiffres trop faibles pour abaisser le chômage. Mais pas pour créer des emplois! Contrairement à la croyance répandue dans ce pays, ce n’est pas la croissance qui fait l’emploi, c’est l’inverse: la faible croissance vient précisément de la non-création d’emplois. C’est l’emploi qui fait la croissance, c’est l’artisan qui, refusant une embauche, bloque son chiffre d’affaires et une hausse du PIB pour le pays.


Hollande inverse la courbe des naissances

22/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8530)

C’est le seul avantage concurrentiel que nous avions sur l’Allemagne, notre partenaire et néanmoins rival en Europe : une bonne santé démographique. Avec l’Irlande, nous sommes le pays où la natalité prospère, ce qui permet, avec deux enfants par femme, de renouveler les générations. L’Allemagne fait la grève des berceaux, elle est plus peuplée que la France, mais ça ne durera pas. Elle pourrait perdre plus de 15 millions d’habitants d’ici à 2060 et la France en gagner environ 9 millions ; vers 2045, les deux pays devraient avoir des populations identiques et, en 2060, la France compterait environ sept millions d’habitants de plus que l’Allemagne.
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Mais cela, c’était avant que le désastre de la présidence Hollande ne s’abatte sur notre pays, non seulement il ne remédie pas à ce qui marche mal, mais s’en prend à ce qui va bien. Il a réussi à inverser la courbe des naissances, à défaut de celle du chômage. En 2015, selon l’Insee, le taux de natalité a reculé de 2,3 %, passant sous la barre de deux enfants par femme, pour s’établir à 1,96 % régressant au niveau de 2005, qui était déjà l’année la plus faible pour la natalité française depuis 1999. Ce grand bond en arrière, on le doit à la politique antifamiliale de Hollande.

Le gouvernement, financièrement aux abois, fait des « économies » de bout de chandelle à court terme au détriment du futur. Cette politique de myope est particulièrement dommageable quand il s’agit de la famille, qui porte l’avenir du pays. Le pouvoir a modulé les allocations familiales en fonction des revenus, revu deux fois à la baisse le quotient familial, confondant politique sociale de redistribution et la politique visant à aider les familles, quels que soient ces revenus.

C’est aussi pour s’en prendre aux « plus favorisés », ceux dont Hollande naguère assurait qu’ils étaient riches parce qu’ils gagnaient plus de 4 000 euros par mois ! Il s’attaque aussi aux familles nombreuses, souvent catholiques, pour leur faire payer leur opposition au « mariage » pour tous. La déduction fiscale pour frais de garde a été réduite sans que le nombre de crèches augmente, de quoi décourager les femmes qui travaillent d’avoir des enfants. À cela, il faut ajouter que Marisol Touraine fait tout pour banaliser et faciliter l’avortement.

La conséquence de ce recul démographique ? Une moindre croissance et plus de chômage. Déjà, avec la baisse des naissances, certaines cliniques privées risquent de disparaître. Un recul de 2,3 % des naissances, c’est 19 000 bébés de moins en un an, cela correspond au nombre de nouveau-nés annuels dans vingt maternités qui mettront la clef sous la porte et enverront le personnel à Pôle emploi.

Mais cela servira aussi aux thuriféraires de l’immigration « chance pour la France » à justifier son aggravation. Ce n’est pas parce qu’elle a « bon cœur » qu’Angela Merkel ouvre ses frontières aux « réfugiés », c’est aussi pour trouver de la main-d’œuvre pour pallier le désastre démographique allemand, qui pourrait être aussi le nôtre si on laisse les socialistes continuer à détruire la famille en décourageant la natalité.

Guy Rouvrais

Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
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Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier

Chômage : le plan d’urgence de Hollande, coup de force ou coup de com’ ?

19/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À 16 mois de la fin de son mandat François Hollande abat ses dernières cartes pour inverser la courbe du chômage avant la présidentielle de 2017. Il a détaillé son plan d’urgence pour l’emploi lundi devant le Conseil économique, social et environnemental.

Et c’est un plan essentiellement orienté sur la formation et les aides à l’embauche
Tout à fait avec ce chiffre clé : 500 000 formations supplémentaires. Si l’État avait d’ores et déjà annoncé qu’il dégagerait un milliard d’euros pour la formation des chômeurs, il peut compter sur les partenaires sociaux qui viennent de se mettre d’accord pour faire un effort supplémentaire de 80 millions d’euros.
S’agissant des primes d’embauche, elles sont ciblées sur les petites et moyennes entreprises. François Hollande a en effet promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2 000 € pour toute embauche à petit salaire.

S’ajoute à cela un assouplissement du temps de travail
Le chef de l’État a également annoncé que la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements. Concrètement, les entreprises qui jusqu’alors étaient tenues de payer les heures supplémentaires 10 % plus cher pourront désormais les payer 5 % voire 2 % plus cher. Rappelons aussi que le décompte de ces heures ne se fera plus à la semaine, mais sur une, voire plusieurs années. En somme, la frontière entre les 35 premières heures et celles d’après s’estompent largement.

Ce n’est pas la première fois que les gouvernements tentent d’influencer la conjoncture au travers de telles actions
En effet, le plan présenté par Hollande n’est pas tellement susceptible d’apporter plus de résultats positifs. Car déjà l’emploi n’a qu’un lointain rapport avec la formation, mais plus généralement, car les dispositifs publics d’aide à l’embauche ressemblent déjà un maquis indéchiffrable qu’il serait opportun de simplifier plutôt que de densifier. Sans oublier que ce sont des mesures très coûteuses ; le chef de l’État les a chiffrés à plus de deux milliards d’euros.

Coup de com » donc plus que coup de force ?
Le but recherché semble en effet plus d’occuper le terrain médiatique avec des mesures consensuelles que de traiter l’emploi. D’autant que l’échéance électorale approche à grands pas pour François Hollande qui avait dès 2012 fait de la lutte contre le chômage son cheval de bataille.

Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

Le Front National en pleine réflexion stratégique en vue des élections de 2017

13/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Pour les grands partis politiques, 2016 sera l’année de la préparation de l’élection présidentielle. Ce sera également le cas pour le Front National, avec une première différence : son candidat sera assurément Marine Le Pen. Les « Républicains » auront eux une primaire, à une date encore indéfinie. Quant au parti socialiste, il attend les augures de l’INSEE sur les statistiques du chômage.

Marine Le Pen a annoncé vouloir « Passer 2016 dans la plus grande proximité possible avec notre peuple »
Pour préparer l’élection présidentielle, qu’elle voit comme un rendez-vous entre les candidats et le peuple, Marine Le Pen a entamé une diète médiatique. Elle privilégiera les déplacements sur le territoire.

De quoi nourrir son projet présidentiel ?
Les responsables du Front National veulent croire au succès de Marine Le Pen en 2017. Pour cela, leur candidate aurait d’abord besoin de rassembler et fidéliser l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté Front National – soit neuf millions de personnes aux deux tours des dernières régionales. Il faudra également rassurer davantage les électeurs de droite, encore peu convaincus par le programme économique et social du FN. Ce qui permettrait aussi d’engranger davantage de soutiens des rangs de droite et de la société civile.

Les cadres du Front National se retrouveront en séminaire les 5 à 7 février pour évoquer le programme et le nom du parti…
Il ne semble pas question de revenir sur des engagements forts comme le retour à la souveraineté monétaire. Mais de faire de la pédagogie, tant sur le fond que sur la méthode : pour Nicolas Bay, il conviendra d’expliquer qu’il faut une « sortie concertée » de la zone euro. En revanche, sur d’autres points du programme, il faut s’attendre à un aggiornamento : la retraite à 60 ans ou encore la fiscalité seront discutées. Une ligne plus réaliste et plus favorable à la liberté d’entreprendre pourrait se dégager. Enfin, Robert Ménard, qui a été convié au séminaire, suggérait de créer une nouvelle structure plus large que le Front National pour encadrer la campagne présidentielle.

Déchéance de nationalité : Taubira placardisée, toujours pas virée

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Manuel Valls a annoncé aux députés PS qu’il présenterait lui-même la révision constitutionnelle au Parlement, sans Christiane Taubira. Sous ses air de matador, il n’est même pas capable d’assurer un minimum de cohésion gouvernementale et doit avaler une couleuvre de plus de la part de la Garde (?) des Sceaux et du « président » qui la protège. Quant à Taubira, elle assume tranquillement le déshonneur d’être en désaccord profond avec le gouvernement (?), mais de conserver son poste. Lamentable.

Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne, Mme Taubira !

09/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
En continuant à affirmer son désaccord avec la réforme constitutionnelle, Taubira ne fait que souligner l’incurie du gouvernement qui la tolère et son propre manque d’honneur.

Elle avait affirmé à Alger que la déchéance des binationaux nés français ne se ferait pas, avant d’être démentie dès le lendemain en Conseil des Ministres. Comme si de rien n’était, comme si elle n’avait rien dit, même pas le plus petit rappel à l’ordre. Une bonne claque à la crédibilité de ce gouvernement. Il faut dire que l’on est habitué aux dérapages plus ou moins contrôlés et jamais sanctionnés du Garde (?) des Sceaux.
Alors, tant qu’elle gagne, elle joue. Elle a donc remis ça jeudi, réaffirmant sa conviction que “la déchéance de nationalité n’est pas souhaitable” pour les Français binationaux, critiquant une mesure à l’efficacité “absolument dérisoire”. Mais c’est bien elle qui devra défendre ce projet qu’elle estime contraire à ses valeurs.

Elle a beau se cacher derrière une supposée loyauté au président de la République en réaffirmant que sa parole était “la première et la dernière”, on ne peut s’empêcher de se dire que si elle était loyale, elle fermerait sa gueule ou que si elle avait des convictions, elle démissionnerait. Jean-Pierre Chevènement avait pour lui cette droiture et ce sens de l’État, que l’on est bien en peine de trouver dans l’actuel ministre de la Justice (?).

Quant au gouvernement de fantoches qui tolère toutes ses frasques, au « président » qui lui conserve une place près de lui pour ne pas l’avoir contre lui aux prochaines élections, ils font preuve -mais en était-il besoin ?- de leur lâcheté et de leur sens navrant des priorités. Le calcul politicien avant les convictions et les convictions contre l’intérêt de la France…
On n’y croit pas, bien sûr, mais ce serait tellement bien qu’elle se taise… ou démissionne !

Charles Dewotine


Manipulation en vue des chiffres du chômage

08/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

En trois ans et demi de mandat, François Hollande n’a cessé d’annoncer une inflexion imminente de la courbe du chômage. Or cette dernière n’a cessé de monter : 1,2 million de chômeurs de plus depuis 2012, dont 680 000 de catégorie A. Ainsi qu’il l’a lui-même admis, François Hollande n’est donc moralement pas en mesure de se représenter en 2017. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser l’annonce d’un plan de formation de 500 000 chômeurs. En faisant sortir ceux-ci des statistiques, cette mesure servirait opportunément les intérêts du président.

L'Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

Déchéance de la nationalité : quand le débat se complique

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La question avait été lancée par François Hollande, dans son intervention devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. Dans ses vœux du 31 décembre dernier, il avait appelé à inscrire cette question dans la Constitution. Le débat fait rage et divise les différentes familles politiques.

Justement que se passe-t-il ?
Certains se réjouissent de cette annonce, y compris le FN. Pour Florian Philippot, la déchéance de la nationalité doit être envisagée pour des motifs autres que le terrorisme. Mais il existe des divisions aussi bien au PS que chez les Républicains. Des associations proches du PS comme SOS racisme ont appelé à manifester contre ce projet. Le planning familial s’est même prononcé contre la déchéance de nationalité sans que l’on voie le rapport avec ses actions. Les Républicains n’ont toujours pas pris position et doivent se réunir aujourd’hui en bureau politique. Ils semblent désunis. On peut se demander si la démarche n’aura pas pour effet de diviser la droite parlementaire, de rendre Sarkozy inaudible et de satisfaire François Hollande. Le refus des centristes et des Républicains pourrait se retourner contre eux dans la mesure où l’opinion publique est pour la déchéance de nationalité. Rappelons qu’une révision de la Constitution suppose notamment une majorité de trois cinquièmes des parlementaires, ce que François Hollande pourrait obtenir en raison du contexte.
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Hollande, à côté de la plaque, continue à enfiler les boulettes

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Dans les grandes choses comme dans les petites, le seul domaine de compétence de nos dirigeants, c’est l’erreur. Sur la plaque commémorative dédiée aux victimes des attentats de janvier, le nom de Wolinski est mal orthographié. Mais c’est loin d’être la seule faute.

Ça pourrait être drôle si ce n’était indécent. Ça pourrait être comique s’il ne s’agissait de la vie, la mort et le respect qu’elle devrait inspirer. En Hollandie, pourtant, on s’accroche à ce qu’on sait faire de mieux : la boulette, l’erreur, l’approximation, l’amateurisme, la faute politique, de goût, d’intelligence… n’en jetez plus.

Dernier en date (corrigez-moi si j’en ai loupé) : la plaque commémorative inaugurée hier matin par le « président » Hollande comportait une faute d’orthographe sur le nom du dessinateur Wolinski, écrit avec un Y à la fin. Alors bien sûr, ils font suer, ces étrangers avec leurs noms à coucher dehors, peuvent pas s’appeler Ali comme tout le monde ?
Toute la plaque est pourtant… à côté, mélangeant allègrement noms de plume et noms d’état civil :

 

Pire, encore, dans cet hommage officiel à des victimes, il y a stigmatisation : y figure le nom de Franck Brinsolaro, le policier chargé de la protection Charb, mais pas celui d’Ahmed Merabet, policier tué par les frères Kouachi dans la rue. Est-il moins mort dans l’exercice de ses fonctions que l’autre du fait qu’il a été descendu dans la rue et non dans les locaux de Charlie Hebdo ? Certes, il a sa plaque un peu plus loin, mais il aurait pu être associé aux autres victimes.
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Déchéance de nationalité : le pouvoir déchu de toute crédibilité

23/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français. Annoncée au congrès, puis remise en cause, enterrée depuis l’Algérie par Taubira, elle est finalement maintenue. Le pouvoir n’en peut plus de se contredire. Nous non plus.

Les rumeurs allaient toutes dans le même sens : Hollande enterrait la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français. Après tout, l’effet d’annonce avait joué à plein avant les régionales pour séduire la droite, il était temps maintenant de donner des gages à à gauche, que la mesure faisait grincer des dents.
Et ça s’est précisé. Taubira, en visite en Algérie, donne lundi une interview à une radio locale. Au sujet de cette déchéance, elle annonce

je vous indique que le projet de révision constitutionnelle qui sera présenté en Conseil des ministres ne retient pas cette disposition

Elle avait d’ailleurs estimé, à titre personnel, que cette réforme « posait un problème de fond sur le principe fondamental qu’est le droit du sol », auquel elle est « profondément attachée ».

Donc, non. Et puis si. Pour une fois, le « président » Hollande a décidé de ne pas se dédire. La déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français figure bien à l’article II du projet de loi de révision constitutionnelle présenté ce matin en conseil des ministres.
Exercice de style compliqué pour Valls, qui confiait le 15 décembre : «  Est-ce que le symbole en vaut la peine ? ». Sous-entendu : non. Et puis si, rétropédalage dans la semoule pour annoncer que la disposition controversée est « une mesure hautement symbolique » que M. Hollande s’est engagé à prendre devant le Parlement, et dont « l’efficacité n’est pas l’enjeu premier ».
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Déchéance de nationalité, Hollande se dégonfle

22/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8509)

Il l’avait annoncé très sérieusement en novembre, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, faisant frémir au passage les journalistes des gros médias qui, tous, s’étonnaient de la « très grande fermeté » et de la « détermination » affichées par le Président contre l’islamo-terrorisme. Une « fermeté » et une « détermination » qui n’auront duré que le temps d’un suffrage : un mois après et les régionales passées, le projet d’inscrire la déchéance de nationalité française dans la Constitution a été enterré mardi matin par le Conseil des ministres.
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Fronde à gauche

Souvenez-vous, c’était le 16 novembre dernier, au lendemain des terribles attentats qui venaient de frapper la France. Devant des parlementaires stupéfaits réunis à Versailles, François Hollande annonçait officiellement son intention de modifier la loi afin qu’elle permette dorénavant de retirer la nationalité française aux binationaux nés Français, en plus des binationaux naturalisés.
Ainsi, lançait-il solennellement, « Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, je dis bien même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »
Une mesure principalement défendue par le Front national ainsi qu’une partie de la droite LR et qui faisait grincer bien des dents à gauche. À commencer par celles du Premier ministre lui-même, qui confiait encore récemment aux journalistes que « la déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme » et que « l’on a pris [cette mesure] parce que c’était une proposition de la droite ». Il faut dire qu’il y a un mois, les élections régionales n’avaient pas encore eu lieu, et l’on annonçait alors une cuisante défaite pour les socialistes…

« Une cynique annonce de campagne »

Au final, la réforme constitutionnelle devrait donc se limiter à constitutionnaliser l’état d’urgence. Une reculade de plus, aujourd’hui saluée par nombre de parlementaires de gauche, qui menaçaient de mettre en difficulté le projet de loi constitutionnel si le gouvernement ne renonçait pas à la déchéance de nationalité. Ainsi Benoît Hamon, qui avait alerté il y a une quinzaine de jours le secrétaire général de la présidence d’une fronde au sein du PS, se félicitait-il mardi que l’Élysée ait « pris conscience du schisme que cela créerait non seulement au sein du PS, mais dans la gauche tout entière ».
Une « nouvelle pantalonnade », vivement dénoncée par le Front national, qui a d’ores et déjà annoncé que, si la déchéance de nationalité ne figurait plus dans le projet de loi du gouvernement destiné à réformer la Constitution, ses élus voteraient contre. « Nous avions encore raison, expliquait en effet lundi Marine Le Pen, ils ne feront rien de durable et de construit contre le fondamentalisme islamiste. Il s’agissait d’une cynique annonce de campagne. »

Franck Delétraz

Hollande abandonne la déchéance de nationalité pour terrorisme

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Hollande avait défendu la mesure devant le Congrès le 16 novembre, puis hésité, flotté… hollandisé… Sans grande surprise, le « président » va finalement laisser tomber la déchéance de nationalité des binationaux, nés français en cas de condamnation pour terrorisme. La disposition était controversée à gauche, car elle représentait une disposition demandée par la droite, y compris la droite nationale.
Il ne s’agissait que d’étendre aux binationaux Français de naissance une mesure déjà applicable aux naturalisés.
La gauche est contre l’idée au motif qu’elle « stigmatiserait » les 4 millions de binationaux, puisqu’elle ne serait pas applicable aux citoyens n’ayant que la nationalité française, la législation internationale interdisant de produire des apatrides.

Tout à sons son souci de ne fâcher personne, Hollande enterre l’une des mesures les plus symboliques de la réforme constitutionnelle décidée au lendemain des attentats du 13 novembre.

François Hollande renonce à la proportionnelle pour les législatives de 2017

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

C’était pourtant une promesse phare de sa campagne de 2012. En 1986, après que François Mitterrand eut instauré une dose de proportionnelle, 35 députés du Parti patriote avaient fait leur entrée à l’Assemblée nationale. « En 2017, ce ne serait pas les 35 députés Front National des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d’élus frontistes » a confié le chef de l’État à son entourage. Rappelons que le premier parti de France ne compte que deux députés : Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard.


Au lendemain des régionales, on ne change rien !

16/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8505)

C’est le changement !
Au lendemain des régionales, le Premier ministre a saisi « l’injonction » des urnes : « agir, sans relâche, plus vite » contre le chômage. À cette fin, son gouvernement va « mettre le paquet » dès janvier, car « il y a urgence », et ce grâce à « un plan massif. » On croyait que, déjà, Manuel Valls faisait tout pour l’emploi, tout le possible et même l’impossible.
Or il faut croire que, jusqu’au 13 décembre, il ne mettait pas « le paquet », il en avait encore sous le coude. Il pouvait faire plus encore, mais il attendait le verdict des régionales pour décupler d’énergie. Merci qui ? Merci le Front national qui, s’il n’avait pas conquis 6 800 000 suffrages, aurait dispensé l’hôte de Matignon de sortir de « nouvelles » mesures de son chapeau de magicien.
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Telle est la « méthode » Valls : prendre, après un événement retentissant, les décisions qu’il aurait pu adopter avant, ce qui était le cas aussi pour le terrorisme. Bien entendu, pour ce qui est de ce nouveau « plan massif » pour l’emploi lancé à la hâte dans l’affolement, il ne s’agit que de faire croire, une fois plus, que « rien ne sera plus comme avant » et que le pouvoir a « entendu le message des Français. »
Il y a trente ans que ça dure ! Depuis le « coup de tonnerre de Dreux, en 1984, à celui de 2002, en passant par les élections régionales de 1998. Droite et gauche confondues nous annoncent qu’elles ont compris et que ça va complètement changer. Familièrement, on appelle ça des promesses d’ivrogne, après une cuite carabinée, on assure que, cette fois, c’est promis juré, on ne touchera plus à la dive bouteille. Et puis…

Ainsi, quand le vent du boulet s’est éloigné, nos politiques retournent à leur mangeoire et à leurs jeux politiciens. Sarkozy et Hollande et les autres ne songeant qu’à la manière dont ils pourraient rebondir pour la présidentielle. Tout est et sera donc comme avant.

Cela leur permet d’éviter de s’interroger sur les raisons profondes de la colère des Français. Le chômage ? Certes, c’est un mal au flanc de la société française depuis trop longtemps. Mais il ne saurait à lui seul tout expliquer. Le vote Front national ne se réduit pas à une protestation contre l’impuissance du pouvoir vis-à-vis du chômage, il n’en est qu’une des composantes.
Il y a plus de trois millions de chômeurs en France et le double d’électeurs frontistes. Quand Jospin, en 2002, a été battu au premier tour par Jean-Marie Le Pen, un million d’emplois avaient été créés de 1995 à 2002, grâce à l’embellie mondiale. Aujourd’hui, au Danemark où le taux de chômage est deux fois moins important qu’en France, le parti “populiste” est le premier du pays avec 26,5 % des voix. Même chose en Suisse, où il n’y a que 3,3 % de chômeurs. La mondialisation, certes, détruit des emplois en Occident, mais elle ne fait pas que ça, elle dénature nos valeurs chrétiennes, notre identité nationale, par l’immigration légale comme illégale et le métissage des cultures.

D’où le cri des électeurs frontistes, qui n’est pas d’abord “Halte au chômage !”, mais “On est chez nous !” C’est cela que les politiciens installés ne veulent pas entendre, tout en prétendant qu’ils nous ont compris.

Guy Rouvrais

Valls et Hollande au bord de la guerre civile

12/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Valls et Hollande agitent le risque de guerre civile, la gauche amalgame FN et Daesh. Les prémisses d’un coup de force « républicain » ?

Que va-t-il se passer si demain le résultat des urnes est favorable, voire très favorable au FN ? Le parti frontiste est en tête dans 6 régions, dont trois sont à portée de main. Mais Manuel Valls avait annoncé être « prêt à tout » pour empêcher cela.
Avec en toile de fond l’état d’urgence étendu – qui permet la dissolution des associations ou groupements « portant une atteinte grave à l’ordre public » et la multiplication des mesures sécuritaires, les récentes déclarations de l’exécutif ont de quoi inquiéter.
Ce sont tout d’abord les amalgames de plus en plus nombreux entre le FN et l’État Islamique (« le FN ne vote pas Daesh, mais Daesh vote FN », « Toujours pas de communiqué de l’EI pour revendiquer et se réjouir des résultats d’hier soir »…)

Puis Hollande, dans son allocution de remise de Légion d’Honneur aux lauréats du prix Nobel de la paix, qui parle de l’objectif des terroristes :

créer un sentiment d’insécurité tel que les ferments de la guerre civile pourraient à ce moment à se trouver réunis

Et enfin Valls, encore lui, qui annonce qu’

il y a deux options : celle de l’extrême droite qui prône la division qui peut conduire à la guerre civile et celle de la République et de ses valeurs.

Assistons-nous à la dernière phase du matraquage des électeurs, destiné à leur faire peur d’aller voter FN, ou, plus grave, aux prémisses d’un coup de force « républicain » contre le FN, dont l’objectif avoué serait « d’éviter la guerre civile » ? Avec ce pouvoir aux abois et prêt à tout, l’hypothèse n’est pas absurde. À tout le moins, on peut s’attendre à une répression accrue à l’encontre des milieux patriotes, et ce quel que soit le résultat des urnes, qui ne pourra que sanctionner les vrais fauteurs de guerre civile si justement pointés du doigt par Périco Légasse dans cette tribune.



Régionales : allez voter !

06/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Entre les attentats du 13 novembre et l’état d’urgence, on en oublierait presque les élections régionales. Pourtant, le dernier scrutin avant les présidentielles est aussi vital au plan local – faire en sorte que nos régions soient mieux dirigées — que national – envoyer un message clair contre le système LRPS —. L’abstention ne profitera qu’à nos adversaires. Allez voter !

Certes, les enjeux locaux de ces régionales sont flous, du fait que les compétences exactes des 13 nouvelles régions issues de la réforme territoriale voulue par François Hollande sont encore à définir.
Certes, entre les attentats du 13 novembre et le chômage qui grimpe en flèche, les Français ont d’autres soucis que la cuisine politicienne.
Certes encore, on eut se sentir découragé d’avance d’aller voter alors que l’on sait que les tenants du système ne reculeront devant aucune manœuvre, aucune compromission, pour le conserver en l’état.

Voilà précisément trois bonnes raisons d’aller voter !

Si l’on ne connaît pas encore l’étendue précise des attributions ces nouvelles régions, il est tout de même certain qu’elles pourront influer sur notre quotidien dans les domaines suivants : éducation, formation professionnelle, économie, emploi, transports, culture, tourisme. On le voit, il y a là des domaines stratégiques pour défense et la promotion de notre identité.

Le pouvoir essaie de surfer sur la légitime émotion des Français après les terribles attentats du 13 novembre, essayant de faire oublier sa responsabilité écrasante dans ce drame : complaisance avec l’islamisme, politique migratoire folle, inaction après les attentats de janvier… ce scrutin est l’occasion de lui rappeler que nous ne nous laissons pas prendre à ce jeu morbide, pas plus que nous n’oublions sa responsabilité dans la crise économique et sociale qui frappe notre pays.

Si l’on en avait encore besoin, les manœuvres d’appareil entre le PS et les Républicains à la veille du scrutin et très certainement encore plus entre les deux tours, montrent bien que ces partis sont les deux faces d’une même pièce. Sur l’immigration, sur l’Europe, sur la dissolution de l’identité française par le Grand effacement des mémoires et le Grand remplacement des populations, ils sont d’accord sur l’essentiel.

C’est donc dès maintenant qu’il faut leur envoyer un message clair : c’est non ! et pour cela, un seul moyen aujourd’hui : votre bulletin de vote.

Crédit photo : Metronews Toulouse via Flickr (CC) = Les municipales 2014 de Toulouse. Un électeur dépose son vote pour le 2nd tour des élections municipales de Toulouse

Hommage national aux victimes des attentats : il tourne le dos au président !

03/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La photo a été divulguée par le JDD. Durant l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre, un jeune homme, dans le carré des familles, s’est ostensiblement retourné pendant le discours de François Hollande.

Le dos tourné, engoncé dans sa chapka et son foulard, les bras croisés en signe de protestation, il tourne le dos à Hollande puis se bouche les oreilles au moment de la Marseillaise . Une geste à rapprocher de celui des deux familles de victimes qui ont refusé de venir à cette cérémonie, jugeant le pouvoir en partie responsable, par son inaction, du drame. Le protestataire n’a pas été identifié, heureusement pour lui, quand on voit avec quelle célérité la justice frappe ceux qui manquent de respect au pouvoir…