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Les immigrés ont une place d’importance dans la partie d’échecs entre la France et l’Angleterre

04/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier se tenait le sommet franco-britannique annuel réunissant François Hollande et David Cameron. Bien sûr, la question brûlante de cette rencontre portait sur le Brexit qui risque de bouleverser le visage de l’Union européenne. La veille, Emmanuel Macron avait fait planer une menace en affirmant que si la relation entre l’Angleterre et le reste de l’UE se rompait, « les migrants ne seraient plus retenus à Calais ».
De plus, le ministre de l’Économie a subodoré qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait inciter les services financiers à quitter le Royaume-Uni pour la France. Dans une telle situation, les immigrés sont une masse bien utile pour le gouvernement français et le Brexit un bon moyen pour s’en débarrasser.
François Hollande a cependant affirmé que ce n’était pas à la France de faire pression sur les Britanniques pour dicter leurs choix.

Le malaise agricole

01/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comme chaque année, le salon agricole de Paris attire les curieux, les citadins sevrés de campagne et les politicards obligés de s’y rendre pour s’y faire voir. Comme pour un grand bal mondain, très bien orchestré, la bonne humeur et l’hypocrisie vont de pair sauf lorsque les gens sont à bout…

Notre agriculture va mal. Le dire n’est plus un scoop, mais le répéter permet de mettre nos politiques de l’UMPS devant leurs responsabilités. Nos agriculteurs se sentent trahis et abandonnés par ceux qui leur ont promis plus de débouchés, plus de pouvoir d’achat avec une Union européenne devenue avec le temps une simple machine technocratique au service exclusif des marchés. Le ras-le-bol des gens de la terre est à son comble et leurs inquiétudes ne sont pas près de trouver une véritable solution.
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Veaux, Valls et petits zizis

01/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8557)

Arrivé à l’heure de la traite, hyper-tendu, escorté comme le Charles-de-Gaulle, Manuel Valls savait qu’il passerait une sale matinée. Surtout qu’il était flanqué du catastrophique Le Foll.
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Malgré son imposante protection (mais pourquoi tiennent-ils tant à venir se montrer au lieu d’agir ?), il a été rapidement pris à partie dans les stands des vaches laitières. « Lâche-leur ta vache dessus, ils seront obligés de se bouger comme ça ! » lance un paysan de la Meuse. Sur le passage de l’imposant cortège gouvernemental, une grande bâche est déroulée : « Je suis le top de la qualité française, mais ma passion ne suffit plus. » Et là les sifflets, les huées et les injures, fleuries et imagées, fusent :

« T’as rien compris petit zizi. Tu vas pas changer l’Europe ! » hurle un des exposants à Valls qui ne le prend pas bien. Il va alors tenter un dialogue façon : « Vous avez le Premier ministre en face de vous tout de même mon brave » avec un éleveur de l’Eure qui le traite de « pantin de l’Europe » : « Ils sont là pour se pavaner, mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève. »

« Va te cacher Trouillard ! » enchaîne un des exposants. « Ils n’en ont rien à foutre, de l’agriculture ! »
Partout dans les allées du Salon, on croise les saisissantes affiches et les tee-shirts noirs « Je suis éleveur, je meurs. » Ou encore « Je veux vivre de mon métier. » Réclamant des prix enfin rémunérateurs. La plupart de ces éleveurs ne demandent plus d’aides, mais des prix justes. Ils demandent juste de vivre.

« On a un système de distribution qui ne marche plus. L’Europe nous a tués », déclare un éleveur béarnais. « La grande distribution tire les prix vers le bas. Pourquoi l’État se mettrait-il à dos les grands groupes financiers qui crachent au bassinet lors des campagnes électorales ? »

Cette Union européenne « qui interdit à nos éleveurs de gagner leur vie, mais détaxe l’huile d’olive tunisienne »… comme l’a dénoncé Marion Maréchal-Le Pen dans un tweet tout récent. L’Union européenne accable nos agriculteurs de taxes et de normes (elle vient également d’interdire au groupe Intermarché d’acheter plus cher leur viande aux éleveurs français), mais a décidé de détaxer 70 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne. « Nous voulons que la Tunisie réussisse et nous devons l’aider avec des mesures concrètes qui stimulent immédiatement son économie », a déclaré le rapporteur de la proposition au Parlement européen Marielle de Sarnez. Et vive la préférence étrangère !

Caroline Parmentier

Hollande sous les bouses

29/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8556)

Samedi, au Salon de l’Agriculture, le chef de l’État a été injurié, sifflé, malmené, bousculé et, sans la centaine de gardes du corps qui l’entouraient, il est à craindre qu’il eût été lynché. Il a feint de n’avoir entendu que des « cris de détresse, de souffrance », là où il y avait de la haine et du désespoir. Parmi les insultes les plus aimables : « Pourri ! », « Bon à rien ! » « Connard ! », tout en demandant sa « démission » et en lançant « Nous ne sommes pas des migrants. » On ne saurait se réjouir de voir ainsi injurié celui qui, aux yeux de l’étranger, représente la France.

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Mais à qui la faute ? Les promesses non tenues engendrent d’abord la déception puis la colère, enfin la violence, verbale, physique : nous y sommes. Les agriculteurs sont gens d’ordinaire paisibles, qui ne demandent qu’à vivre du travail de la terre, de l’élevage, de la traite laitière, pour nourrir le pays et au-delà. Ils savent que ce rude labeur n’assure pas la fortune, ils ne la demandent pas non plus, seulement d’être rémunérés équitablement pour leur labeur.

Élu de la Corrèze, le candidat Hollande avait promis, dans ses 60 engagements, de « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité dans le cadre de la révision de la politique agricole commune ». Il en avait même fait sa « priorité ». Avez-vous remarqué qu’il n’a d’ailleurs que des priorités : la jeunesse, l’école, la résorption du chômage, la lutte contre le terrorisme, etc. ?
N’avoir que des priorités, c’est n’en honorer aucune. Il est vrai que ce démagogue ne peut dire à aucune catégorie sociale qu’il se moque de leurs revendications ou que, pour lui, elles sont secondaires. Pour ce qui est de l’agriculture, la réalité est aux antipodes de sa promesse : il a accepté que le budget 2014-2020 arrêté lors du Conseil européen du 8 février 2013 décide une baisse des crédits attribués à la politique agricole commune, son enveloppe passe de 420,7 milliards d’euros (2007-2013) à 373,2 milliards.
Il s’était engagé aussi à « réorganiser les rapports de force entre producteurs et grande distribution », c’est ce qu’il vient de promettre à nouveau au Salon de l’Agriculture, preuve qu’il ne s’en était pas soucié jusqu’ici.

Il ne propose que quelques mesures cosmétiques qui ne sont pas à la hauteur de la situation et ne peuvent sauver le monde paysan du désastre, de la faillite et du désespoir. Mais il ne peut guère faire autrement, ligoté qu’il est par le carcan de Bruxelles, dont le libéralisme exige une « concurrence libre et non faussée ».
Ainsi l’été dernier, à la suite de tables rondes organisées par le gouvernement, une convention avait abouti à la revalorisation du prix du lait à 0,34 euro et celui du kilo de porc à 1,40 euro, mais la Commission de Bruxelles a ouvert une enquête, cet accord allant à l’encontre de la libre concurrence. De même, il n’est pas question de revenir à la politique des quotas laitiers qui empêche la dégringolade des prix, peu importe au très libéral commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, que les producteurs soient obligés de travailler à perte sans pouvoir se servir un modeste salaire.

Pour sauver nos agriculteurs et notre pays, il faut plus que jamais en finir avec cette Europe-là !

Guy Rouvrais

Le salon de l’agriculture sous haute tension

29/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce samedi avait lieu l’ouverture du salon de l’agriculture porte de Versailles. Une fois n’est pas coutume le président de la République a été chahuté lors de cette sortie publique. Les paysans qui traversent une crise sans précédent ont hué et insulté François Hollande qui est pourtant venu à l’aube dans l’espoir d’éviter une foule mue par l’animosité. Un exposant a tenté d’atteindre le président avec une bouse vache tandis que d’autres criaient « Fumier ! On n’est pas des migrants ! Bon à rien ! »

Des stands détruits par les exposants
Au fur et à mesure de la progression du président dans les allées la tension montait et forcément elle s’est traduite physiquement. 130 exploitants de la branche francilienne du syndicat de la FNSEA ont réduit à néant le stand du ministère de l’Agriculture entraînant une intervention musclée des CRS. Un stand du groupe Bigard a aussi subi l’ire des éleveurs qui, outre l’État, accuse la grande distribution.
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La tentation totalitaire de Hollande

29/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Les masques « démocratiques » et « républicains » tombent. Hollande s’est déclaré favorable à la suspension des pays européens gouvernés par « l’extrême droite ».

C’est un tout beau tableau totalitaire que nous dessine notre « président » : sur le plan intérieur, c’est la restriction tous azimuts des libertés publiques : loi anti-terrorisme, réforme du Code pénal, État d’urgence prolongé ad nauseam, campagne de propagande « anti-conspirationnisme »… Des mesures prise au prétexte de lutte contre le terrorisme, mais qui frappent avant tout les opposants de tous bords au régime, aussi bien les militants écolo-gauchistes opposés à la COP21 qu’un des blogs les plus pertinents contre le discours communautaire musulman.

Sur le plan extérieur, c’est encore plus clair : Hollande a émis la possibilité de suspendre un État membre de l’Union européenne si un gouvernement d’extrême-droite arrive au pouvoir. « Un pays peut être suspendu de l’Union européenne », a déclaré François Hollande sur France Inter le 18 février. « L’Europe a les outils juridiques pour empêcher un pays de violer les principes démocratiques », a-t-il ajouté.
« Quand la liberté des médias est en jeu ou quand les constitutions et les droits de l’Homme sont menacés, l’Europe ne peut pas simplement agir comme un filet de sécurité. Elle doit mettre en place des procédures pour suspendre les pays. Cela pourrait aller aussi loin que cela », a poursuivi le président.

À ce jour, aucun pays n’a été suspendu de l’Union européenne pour cette raison ou pour une autre. Pour François Hollande, des « vérifications » pourraient être nécessaires pour surveiller les changements proposés en Pologne.
Des propos à mettre en perspective avec ceux de notre Premier ministre, qui déclarait être « prêt à tout » pour empêcher le FN d’arriver aux responsabilités.
Décidément, cette gauche aux affaires a une notion bien particulière de concevoir la démocratie…


Hollande hué et insulté au salon de l’agriculture

27/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande a été copieusement hué lors de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quoi le bon sens paysan n’est pas mort… Parmi les « voyou ! », « démission ! », « dégage ! », « connard ! », cette réflexion d’un agriculteur : « Il s’en fout complètement de nous. On n’est pas des migrants », qui résume bien la politique actuelle.



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Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.
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I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

Procès Cahuzac : Hollande s’en tire

09/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8542)
Cahuzac s’indigne d’être traité comme un paria. Il fallait y penser avant. Son procès est bien celui de la racaille en col blanc qu’il incarne superbement. Le champion de la rigueur morale, chargé de traquer la fraude fiscale à son poste de ministre du Budget et qui exhortait les Français à payer vertueusement leurs impôts, est devenu le symbole du mensonge et de l’imposture socialistes.

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Jérôme Cahuzac est représentatif de cette classe politique qui se fout totalement de la morale publique et de l’intérêt général et ne s’intéresse qu’au sien propre. Et qui au passage prend des postures et donne des leçons à tout le monde.
Le scandale Cahuzac aurait dû entraîner la chute du gouvernement Hollande. Son cirque devant l’Assemblée nationale jurant ses grands dieux qu’il n’avait pas de compte en Suisse, restera dans les annales de l’un des plus gros mensonges publics. Hollande était alerté depuis des mois que son ministre des Finances, son étoile montante, fils de résistants, qui devait incarner sa « République exemplaire » détenait un compte caché de 600 000 euros en Suisse. Et pas seulement.

L’instruction a mis au jour une fraude fiscale décrite comme « obstinée », « sophistiquée » et « familiale ». À l’origine de l’entreprise, le chirurgien Cahuzac et sa femme ont tenu une florissante clinique spécialisée dans les implants capillaires. « Le récit des manœuvres de fraude, tel qu’il est fait par les enquêteurs, oscille entre roman de gare et manuel de délinquance financière internationale » souligne L’Indépendant. Est relaté comment Jérôme Cahuzac, sous le nom de code « Birdie », se fait livrer 10 000 euros en espèces, dans la rue, à Paris. Même les comptes de la mère du ministre servent à « blanchir », entre 2003 et 2010, quelque 200 000 euros de chèques établis par les clients de la clinique.

Hollande a fait comme si de rien n’était. S’il avait voulu démêler le vrai du faux à cette époque, il avait tous les moyens pour le faire. Mais surtout il le devait. Il a choisi la lâcheté et l’incapacité à gouverner son propre gouvernement.
Après plusieurs semaines d’audition et les convocations des trois ministres Valls, Moscovici et Taubira, le président de la commission d’enquête parlementaire était arrivé à la conclusion suivante : « Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé. »
Et qu’il s’est parfaitement remis de ce mensonge d’État.

Caroline Parmentier

Hollande vient prendre les consignes à Strasbourg

08/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Le « président » Hollande et la chancelière Merkel ont échangé lors d’un dîner sur les réfugiés en Europe et le « Brexit », à l’invitation du président du Parlement européen Martin Schulz.

Quand on connaît le suivisme de notre « président » à l’égard de l’Allemagne et de l’Union Européenne, on ne peut s’empêcher de penser que le dîner informel dimanche à Strasbourg entre Merkel, Hollande et Schulz ressemblait fort à une prise de consignes.
D’ailleurs, sans surprise, ce dîner et cette séance de travail hier à Strasbourg entre la chancelière allemande et le « président » français à l’invitation du président du Parlement européen a été l’occasion d’un bel unanimisme des protagonistes et pas seulement sur la qualité du « winstub », restaurant typique alsacien, qui les hébergeait.

Les dirigeants français et allemand ont évoqué la situation en Syrie, en particulier à Alep, exprimant « une vive préoccupation partagée », a-t-on indiqué dans l’entourage du « chef » de l’État. Ils se sont déclarés « pleinement d’accord » sur les moyens de résorber les flux de réfugiés, pour faire de la mise en œuvre du plan d’action européen une « priorité ». Normal, puisque c’est la nouvelle priorité de Merkel, en butte à une opposition croissante à sa folle politique migratoire. D’ailleurs, ils sont aussi d’accord pour s’inquiéter de la « montée des populismes en Europe », en clair de la grogne que suscite ladite politique migratoire.
Enfin, ils ont exprimé « une appréciation commune sur le projet d’accord avec le Royaume-Uni dans la perspective du prochain conseil européen », selon des sources proches de l’Élysée. Décryptage : Hollande et Merkel souhaitent que l’Angleterre reste dans l’UE, mais sans nouvelles concessions qui pourraient donner un fâcheux exemple à tous les pays mécontents du fonctionnement ubuesque des instances européennes.

C.D.


Calais, ou la colère des « braves gens »

Source : Boulevard Voltairee
Lorsque la colère devient générale, elle peut devenir révolution. La colère des honorables citoyens, des « braves gens », n’est peut-être qu’à son début…

Une fois de plus, donc, Manuel Valls a sauvé la République. Et un 6 février, en plus : on ne pouvait pas mieux rêver pour tous ceux qui fantasment à longueur de journée sur le supposé péril de l’extrême droite dans ce pays. Un général de corps d’armée, retraité, âgé de 75 ans, sera jugé en comparution immédiate pour avoir participé à une manifestation interdite à Calais. Qu’on aimerait la même réactivité à l’égard des zadistes et autres anarchistes ou de ces migrants qui se font de plus en plus agressifs !

Il fallait entendre et voir samedi soir le directeur de cabinet du préfet du Pas-de-Calais débiter son discours devant les caméras : un discours sorti du congélateur de Sciences Po et passé au micro-ondes socialiste. Un directeur de cabinet qui doit avoir l’âge que le jeune Piquemal avait lorsqu’il crapahutait à la tête de ses paras pour défendre nos couleurs. Un directeur de cabinet qui a dû se prendre pendant cinq minutes pour Jean Moulin, le ridicule ne tuant plus dans ce pays.
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La déchéance de Hollande

05/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8540)

Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui où en est le projet de réforme constitutionnelle qui prévoit, entre autres, la déchéance de nationalité sur laquelle se focalise la polémique. On a commencé à en débattre vendredi à l’Assemblée nationale. On ignore aussi s’il recueillera les 3/5 des voix du Parlement réuni en congrès s’il arrive jusque-là ou si, devant un échec prévisible, le chef de l’État y renoncera. Tout est possible et tout le monde est dans le brouillard, du sommet de l’État au plus obscur député, dans la majorité comme dans l’opposition. Heureusement que l’on sait que la puissance de dissuasion de cette réforme sur les terroristes islamistes est faible, sinon ceux-là se réjouiraient d’une telle cacophonie.
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Que de chemin parcouru en trois mois ! Souvenons-nous, c’était le 15 novembre, deux jours après le massacre perpétré par les terroristes islamistes, le président de la République, à Versailles, devant la représentation nationale, annonce : « Nous devons pouvoir déchoir de la nationalité française un individu condamné pour atteinte aux intérêts de la nation ou pour acte terroriste, même s’il est né français, dès lors qu’il a une autre nationalité. » Et les élus d’applaudir, droite et gauche confondues, entonnant une puissante Marseillaise ! L’union nationale était en marche, rien ne pouvait l’arrêter en ces jours où la nation était encore sous le choc du massacre du 13 novembre.

Rien, sauf Hollande ! Contrairement au roi Midas qui changeait en or tout ce qu’il touchait, le président Hollande le transforme en plomb. C’est que, sous « l’homme d’État », il y a toujours le politicien aux aguets cherchant à tirer un profit électoral et personnel de la situation. Lutter contre le terrorisme, certes, mais sans oublier de piéger l’opposition la contraignant à voter une mesure qu’elle souhaitait, redorant ainsi par une victoire parlementaire son blason passablement défraîchi.
Il pensait que son aile gauche allait gémir, mais pas plus que d’habitude, et pas au-delà du quarteron de frondeurs impuissants. Grossière erreur d’appréciation, le front du refus socialiste ne cesse de prospérer ! Pour en sortir, un jour, le gouvernement ne parle plus des binationaux et entend appliquer la déchéance à tous les Français, quitte à créer des apatrides. Le lendemain, il y renonce et revient à la première formule, car la droite refuse la dernière mouture. Pour amadouer celle-ci, il ajoute les délits aux crimes, ce que Sarkozy réclamait. Là, ce sont des élus socialistes de plus en plus nombreux qui sont contre, etc.

Tel un prisonnier des sables mouvants, plus Hollande s’agite pour sortir du piège dans lequel il s’est jeté, plus il s’enfonce. Si bien qu’en ce moment le chef de l’État, de moins en moins sûr d’obtenir la majorité des 3/5, se demande lequel de ces deux maux aurait un moindre coût politique : renoncer à sa réforme en essayant d’en faire porter le chapeau à LR ou aller jusqu’au bout et essuyer une humiliante défaite à un an de la présidentielle ? C’est la déchéance d’un président qui se comporte comme s’il était toujours premier secrétaire du PS, usant d’un double ou triple langage pour embrouiller tout le monde, mais là, à la fin, c’est la France qui perd.

Guy Rouvrais

Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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La popularité de Hollande dans le gouffre

04/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ce qu’il y a de bien avec les effets « attentats », « Charlie », etc. sur la popularité des politiques, c’est qu’ils sont de courte durée. Hollande et Valls ont chuté respectivement à 19 et 25 % d’opinion favorable.

Est-ce l’influence de la visite successive des dirigeants iraniens et cubains en France ? On a l’impression d’assister à un de ces votes de République populaire ou de dictateur africain… mais à l’envers ! Selon les derniers sondages, Hollande rassemble en effet 74 % des Français contre lui et Valls 66 %. Le gouvernement dans son ensemble bat tous les records d’impopularité avec 76 % d’avis négatifs sur son action.
Le « président » retrouve ses niveaux historiquement bas d’avant les attentats de novembre, preuve que les Français retrouvent leurs esprits après le drame qui a frappé la nation.
On se perd en conjectures sur les 19 %, 25 % et 16 % qui ont encore respectivement une opinion favorable de Hollande, Valls et du gouvernement. Même en additionnant tous les membres de cette fine équipe, leurs familles, leurs amis et leurs débiteurs, le compte n’y est pas.
Naturellement, les rumeurs de remaniement ministériel et le nom de Nicolas Hulot, personnalité populaire, murmuré avec insistance, n’y sont pour rien. Mais attention Nicolas, selon la faculté de médecine, l’impopularité de Hollande ne serait pas vraiment contagieuse, il suffit de pas trop s’approcher… 

C.D.


L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

Le « président » socialiste en Inde pour vendre le Rafale

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande est arrivé hier dimanche en Inde
Le « président » socialiste a atterri hier dans la ville de Chandigarh au nord de l’Inde. Sa visite se prolongera jusqu’à mardi où il sera à New Delhi. Il y sera l’invité d’honneur de la parade militaire de Rajpath où paradera le 35e RI de l’armée française. Dimanche, avec le chef du gouvernement indien, François Hollande a présidé un forum de chefs d’entreprise franco-indien. Le choix de cette ville est symbolique pour la coopération entre ces deux pays. Elle fut, en effet, construite, en 1947 sur la base de plans dessinés par Le Corbusier.

Le match ne fait pourtant que commencer
Après l’échauffement de ce dimanche François Hollande va devoir affronter le gros dossier qui est celui des Rafales. En avril 2015, le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait signé un contrat avec François Hollande pour l’acquisition de 36 Rafales. Si cela n’est pas présenté comme l’objectif principal du voyage présidentiel, c’est néanmoins ce vers quoi tous les yeux sont tournés. François Hollande assistera également à l’inauguration du siège social de l’Alliance solaire internationale, « premier geste de mise en œuvre des décisions de la COP21 » selon un conseiller du président.
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