Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

[box class= »info »] L’éditorial de l’hebdomadaire Minute de ce mercredi 25 avril fait un plaidoyer vibrant mais circonstancié pour le vote Sarkozy au deuxième tour des élections présidentielles.

Cet éditorial rappelle tout d’abord les circonstances de l’élection de François Mitterrand en 1981. Puis développe les raisons que voit son auteur pour que les électeurs de Marine Le Pen au premier tour, évitent en 2012 l’élection de François Hollande, en votant Nicolas Sarkozy au deuxième tour. [/box]

Dimanche 10 mai 1981, 20 heures. Sur les écrans de télévision, un portrait pixellisé se met à apparaître, en commençant par le crâne. Il y a quelques instants de doute puis, hélas, il n’y en a plus. François Mitterrand est élu président de la République. Avec 51,76 % des voix contre 48,24 % à Valéry Giscard d’Estaing, soit 1 065 956 voix d’avance. On décompte aussi 898 984 bulletins blancs et nuls… Merci qui ? Merci Chirac, qui, ayant obtenu 18 % des voix au premier tour, avait ordonné en coulisses, via les réseaux de Charles Pasqua, de faire la peau de Giscard, président sortant, soit en votant blanc, soit, carrément, en votant pour François Mitterrand. Ce dernier confiera à Valéry Giscard d’Estaing quelques semaines avant sa mort : « Vous étiez imbattable. […] Et je n’ai été élu que grâce aux 550 000 voix que m’a apportées Jacques Chirac au deuxième tour. Vous n’avez qu’à regarder les chiffres. Sans ces 550 000 voix qui ont changé de camp, je ne pouvais pas être élu. »

Le but de Jacques Chirac : faire place nette à droite pour reconfigurer celle-ci autour de lui et de son parti, le RPR, et lui permettre d’accéder à la présidence de la République. « Ni M. Giscard d’Estaing ni M. Mitterrand ne veulent changer la société », argumente alors, devant le comité central du RPR le directeur adjoint de la campagne présidentielle de Chirac, un trentenaire ambitieux nommé… Alain Juppé. Lamentable manœuvre. Minable manœuvre politicienne, accomplie sans aucun égard pour l’intérêt national et pour celui des Français, et qui va plonger la France dans quatorze années de « socialo-communisme » comme on disait à l’époque en une formule qui redevient cruellement d’actualité. Quatorze années de socialisme qui ne furent pas même atténuées par les deux cohabitations, tant la Constitution de la Ve République est ordonnée autour du bon plaisir du chef de l’Etat.

 

Que ceux qui avaient 13 ans en 1981 écoutent

Trois décennies plus tard, la tentation ressurgit de faire vivre à la France le « remake » de 1981. Pour les mêmes raisons. Sous les mêmes prétextes. Avec la même inconséquence. En pire. Au moins, le 11 mai 1981, Jacques Chirac avait-il déclaré : « Chacun devra voter selon sa conscience. A titre personnel, je ne puis que voter pour M. Giscard d’Estaing. » La formule était assassine mais il avait fait le « service minimum ». Cette fois, rien de tel. Pour le moment. Et les porte-flingues se sont fait plaisir. L’un, directeur de la campagne du candidat qui a obtenu aussi 18 % (17,90 % pour être précis), affirme sur RMC qu’il votera blanc. L’autre, directeur « stratégique » de la même campagne, va sur Canal + asséner qu’il va « peut-être voter blanc ou revoter Marine Le Pen ». A moins que ce ne soit Charles Martel, Louis XX ou, tant qu’on y est, Jules Ferry ?

« L’expérience est une lanterne sourde qui n’éclaire que celui qui la porte », dit-on en une formule attribuée tantôt à Confucius, tantôt à Louis-Ferdinand Céline. Manifestement, il y a du vrai. Ceux qui avaient 12 ou 13 ans en 1981 – ou n’étaient même pas nés – croient que la gauche et la droite, c’est pareil, et que dès les prochaines législatives, par une levée en masse des électeurs contre la politique de la gauche – tiens ! ce n’est donc pas pareil, finalement ? –, ils vont rafler la mise. Foutaises. Non seulement ils ne vont rien rafler du tout, au contraire de 1986, en raison de la proximité du scrutin législatif avec la présidentielle et de leur refus de tout accord électoral, mais, François Hollande emportant l’Elysée, la gauche encore une fois socialo-communiste disposerait d’absolument tous les pouvoirs.

Le 1er octobre 2011, la gauche a pris possession du Sénat. Il ne s’était écoulé que deux mois quand, le jeudi 8 décembre 2011, par 173 voix contre 166, le Sénat rose-rouge-vert a adopté une proposition de loi constitutionnelle visant à ouvrir aux étrangers non citoyens de l’Union européenne qui résident depuis plus de cinq ans en France la possibilité de voter et d’être élus aux élections municipales… Si le texte, présenté par le groupe Socialistes et apparentés et le groupe Europe Ecologie-Les Verts n’est pas allé plus loin, c’est uniquement parce que la droite était encore majoritaire à l’Assemblée nationale… Ce même texte avait été en effet adopté par l’Assemblée nationale le 20 octobre 1999 alors que la gauche y avait la majorité et que Lionel Jospin était à Matignon. Heureusement, une loi constitutionnelle ne peut être adoptée que par les trois cinquièmes des parlementaires réunis en congrès.

 

L’intérêt national passe avant tout

Hollande élu, il aura cette majorité – que François Mitterrand n’a jamais eue ! – dès le mois de juin. Ainsi que la mainmise sur la totalité des conseils régionaux de métropole, à l’exception de l’Alsace. Ainsi que sur soixante conseils généraux. Ainsi que sur vingt-cinq des trente-sept villes de plus de 100 000 habitants, en des majorités qui, hormis de rares exceptions, réunissent les socialistes, les communistes, les mélenchoniens, les écolos, les trotskistes et on en passe, ce qui relativise infiniment les appels de Jean-Luc Mélenchon et d’Eva Joly à voter pour François Hollande « sans contrepartie », d’autant que celles-ci sont déjà actées par des accords pour les élections législatives et pour les élections locales de 2014 ! Sans oublier, bien sûr, qu’il pourra s’appuyer sur l’écrasante majorité des médias.

Maire d’Orange (Vaucluse), Jacques Bompard, ancien du FN et authentique homme de droite depuis sa jeunesse dans les rangs du mouvement Occident puis aux comités Tixier-Vignancour, sait ce que l’emprise de la gauche sur un pays signifie. « Face au candidat de l’assistanat, de la fiscalité délirante qui frappera autant les travailleurs que les entreprises, du droit de vote pour les étrangers et de l’incitation à l’immigration massive, pas une voix ne doit manquer le 6 mai » à Nicolas Sarkozy a-t-il fait savoir, dès lundi matin, par communiqué. Un appel d’autant plus méritoire que, aux prochaines législatives, il aura face à lui un candidat de l’UMP. Mais cette période cruciale pour l’avenir de la France, Jacques Bompard a su tout de suite définir les priorités : l’intérêt national passe avant tout.

Puisse-t-il être entendu et son appel libérer la parole de ceux qui, ayant œuvré pour le succès de Marine Le Pen, savent très bien que la droite sarkozyste et la gauche rose-rouge-verte, quels que soient les nombreux reproches que l’on puisse faire à la première, ce n’est vraiment pas la même chose.

[box class= »info »] Éditorial de l’hebdomadaire “Minute” du 25 avril 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : François Mitterrand lors d’un meeting en 1981. Crédit photo : Jacques PAILLETTE via Wikipédia, licence CC.

Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

Dix enseignements sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 – Par Andrea Massari

Dix enseignements sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2012

[box class= »info »] Une fois de plus, les électeurs ont été trompés par les médias et par les sondages.
Une fois de plus, la bipolarisation remet en scène les éternels duettistes de l’UMP et du PS.
Une fois de plus, la campagne met en scène les oppositions verbales et camoufle les convergences de fond.
Andrea Massari décrypte pour Polémia les résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2012. [/box]

1-Un nouveau désaveu de la classe médiatico-sondagière

Depuis plusieurs semaines les médias et les sondages scénarisaient deux duels : Hollande/Sarkozy pour la première place, Mélenchon/Le Pen pour la seconde. Au final, il y sept points d’écart entre le candidat du Front de gauche et la candidate du Front national : l’un était surestimé de 3,5 points, l’autre sous-estimé d’autant. Il est vrai que Mélenchon (11,11%) bénéficiait à la fois de la sympathie de nombreux journalistes trotskystes et de la bienveillance intéressée des stratèges sarkozystes… En novlangue, quand les médias et les sondeurs ont bobardé on dit que les résultats sont une « surprise ».

2-Le vrai échec de Mélenchon

Mélenchon a réussi à polariser sur son nom les voix de l’extrême gauche ; mais celles-ci, malgré la crise économique et la contestation du capitalisme financier plafonnent à moins de 13% (Mélenchon + Poutou + Artaud). C’est un peu mieux qu’en 2007, mais moins bien qu’en 2002.

3-L’incontestable succès de Marine Le Pen

Avec plus de 17,90% des suffrages exprimés, Marine Le Pen dépasse les meilleurs résultats de son père. Certes, elle n’atteint pas, en pourcentage, le total Le Pen + Mégret de 2002 (19,20%), mais en nombre de suffrages (plus de 6,3 millions) et en pourcentage des inscrits (près de 15%), c’est un record absolu !

Le couplage stratégie de « dédiabolisation » puis retour sur les « fondamentaux » (immigration et sécurité) dans la dernière ligne droite a plutôt bien fonctionné.

4-Le niveau du « bloc patriotique » est élevé

Si l’on regroupe les électeurs par rapport au discours qui leur a été adressé, on peut parler d’un « bloc patriotique », au moins par le verbe, avec Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Nicolas Sarkozy et ses paroliers (Buisson et Peltier, Guaino et Emmanuelle Mignon). Ce « bloc patriotique » se situe à un niveau élevé et le tricolore fait recette avec 47% des suffrages.

C’est plus qu’en 2007 où le score s’établissait à 45% (Le Pen père + Sarkozy + Villiers + Nihous). C’est plus aussi que le bloc de gauche en 2012 qui se situe à 43%.

Mais s’ils sont importants par ce qu’ils révèlent de l’état de l’opinion, ces résultats ne permettent en rien de prédire un succès sarkozyste au deuxième tour.

5-L’équation impossible de Nicolas Sarkozy

A 20h15 dimanche, la gauche était déjà rassemblée. Et il est raisonnable de croire que 85% des électeurs de Mélenchon, des petits candidats trotskystes et d’Eva Joly se reporteront sur Hollande (28, 63%). A contrario, les électeurs de Bayrou et de Le Pen se partageront plus ou moins également entre Sarkozy, Hollande et l’abstention.

Ainsi, pour gagner, Sarkozy (27,18%) devrait récupérer au moins les trois quarts de l’électorat lepéniste : un pari difficile, jamais réussi dans le passé ; et un pari qui sera d’autant moins facile à gagner cette année que Marine Le Pen appellera probablement à l’abstention dimanche 1er mai, Place de l’Opéra.

6-Le grand écart sarkozyste

Dans l’entre-deux tours, Sarkozy va poursuivre la stratégie Buisson : les oreilles des électeurs de Marine Le Pen vont être saturées de petite musique nationale et de flonflons patriotiques. Et le projet socialiste de droit de vote des étrangers aux élections municipales va être brandi devant leurs yeux comme un épouvantail.

Pourtant, comme l’a rappelé le directeur stratégique de Marine Le Pen, Florian Philippot, lors de la soirée électorale, il y a un fossé entre Sarkozy et Le Pen : l’un défend le système mondialiste, l’autre le combat, l’un accepte l’abandon de la souveraineté française, l’autre le refuse, l’un s’oppose à la préférence nationale (ou la priorité nationale), l’autre la promeut.

Comme en 2007, Sarkozy peut tout promettre en paroles à condition de n’en rien faire dans les actes (pour ne pas perdre l’appui des oligarchies qui le soutiennent). En 2007, il a été cru sur ses seules paroles. Mais après cinq ans d’expérience présidentielle son discours ne peut que se heurter à un certain scepticisme des électeurs. Chat échaudé craint l’eau froide ! Ce qui rend incertaine en 2012 la réussite du renouvellement de la manœuvre électorale de 2007 : tous les électeurs n’ont pas la mémoire-tampon du poisson rouge…

7-Front national : les ambiguïtés de la « dédiabolisation »

Marine Le Pen a déclaré quelques jours avant le premier tour que, dans l’esprit des électeurs en tout cas, la bataille de la dédiabolisation était gagnée. C’est en partie vrai, encore qu’incomplètement, car manifestement une partie des sondés ont continué de cacher leur vote.

Et surtout les mécanismes de diabolisation et d’intimidation du Système sont toujours en place. L’écrivain Renaud Camus a apporté son soutien à Marine Le Pen : mais malgré les prudences de langage et les précautions historiques qu’il a prises dans la tribune libre qu’il a adressée au Monde, il a, dans la foulée, perdu son éditeur. Le DRH du groupe Marie-Claire, Marc Desgorces, a, lui, rejoint le comité de soutien à Marine Le Pen, il a immédiatement été frappé d’interdits professionnels.

Cela s’explique. Certes, Marine Le Pen s’est démarquée des positions les plus « sulfureuses » de son père. Mais, en continuant à défendre la préférence (ou priorité) nationale, en refusant le droit du sol, en combattant les abandons de souveraineté à l’Union européenne, à l’OMC, à l’OTAN, en préconisant un protectionnisme raisonnable, elle reste profondément politiquement incorrecte.

C’est ce qui fait son intérêt pour ses électeurs. Mais c’est aussi ce qui la désigne comme une ennemie pour l’oligarchie financière et médiatique. D’où la persistance des mécanismes de diabolisation : ainsi Marine Le Pen, qui qualifie le nazisme de « pire abomination », reste diabolisée pendant que Mélenchon, qui fait l’apologie de la terreur et assume sans complexe le goulag (100 millions de morts), est toujours présenté comme un gentil garçon… A la mode anglo-saxonne, il y a les « good guys » d’un côté, les « bad guys » de l’autre.

8-Marine Le Pen : le défi de l’après-présidentielle

Bref, Marine Le Pen a encore du chemin à faire pour renverser la table… D’autant que jusqu’ici chaque période post-présidentielle a été une épreuve pour le Front national. Car au soir du premier tour les lampions médiatiques s’éteignent. Les caméras se braquent sur les deux seuls candidats restés en lice pour le second tour. Puis sur les cérémonies d’investiture du nouveau président et la constitution du nouveau gouvernement. Après un mois de diète médiatique les législatives arrivent avec un mode de scrutin particulièrement défavorable, d’autant que l’enracinement local du Front national est aujourd’hui très faible.

Certes, Marine Le Pen va tenter de changer la donne. Elle vise, pour le Rassemblement bleu marine qu’elle va constituer, un score important, de nombreuses triangulaires comme en 1997 et des élus au deuxième tour. Elle entend pour cela se présenter comme la nouvelle opposition : ce qui suppose évidemment l’élection de François Hollande, au demeurant arithmétiquement très probable.

9-La crise en embuscade pour le nouveau président

Quel que soit le vainqueur, l’état de grâce du nouveau président sera bref. La crise financière, l’ampleur de la dette et du déficit extérieur (80 milliards) reviendront très vite au premier rang de l’actualité. Les promesses électorales seront intenables. Et l’opinion sera d’autant plus déçue qu’à part venant de Bayrou elle n’a guère entendu de discours de rigueur. Or Bayrou, qui avait eu le courage de parler de la dette en 2007, n’en a guère été récompensé en 2012 où il n’a rassemblé que 9,13% des suffrages. Reconnaissons d’ailleurs que les deux tiers des électeurs (Hollande, Sarkozy, Bayrou) ont implicitement choisi la poursuite des politiques de mondialisation (comme ceux de l’internationaliste Mélenchon d’ailleurs). Cela ne peut que déboucher sur une amplification de la crise et un nouveau bond du chômage.

10-Les ambiguïtés du « vote utile »

« Au premier tour on choisit, au deuxième on élimine », la vieille formule va à nouveau s’appliquer. Hollande va s’efforcer de rassembler tous ceux qui veulent le départ de Sarkozy. A contrario, Sarkozy va faire une campagne du type « Au secours la gauche revient ! » La peur va à nouveau servir à mobiliser les électeurs de droite.

Reste à savoir si, à tout prendre, il ne serait pas plus démonstratif et moins dangereux d’avoir Hollande aux commandes pour faire face au rebond de la crise. Reste aussi à savoir si une présidence Hollande ne permettrait pas un profond renouvellement des majorités municipales en 2014.

Or il y a aujourd’hui moins de différences entre la droite et la gauche en politique nationale (parce que celle-ci se fait dans les instances internationales) que dans les politiques locales (où les élus sont plus libres, y compris vis-à-vis du politiquement correct).

Bref, pour avoir des maires de « droite » en 2014, ne vaudrait-il pas mieux voter Hollande en 2012 ? Alors, que le meilleur perde ? Que nos lecteurs se rassurent : ces propos provocateurs visent simplement à montrer la complexité des jeux stratégiques et des votes tactiques…

Andrea Massari
23/04/2012

Voir aussi :

Vers un big-bang politique ?
Marine Le Pen entre diabolisation, normalisation et banalisation

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

François Hollande dit non à la réunification de la Bretagne

François Hollande dit non à la réunification de la Bretagne

06/04/2012 – 19h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
En meeting à Rennes mercredi dernier, François Hollande avait conclu son discours par un vibrant « vive la Bretagne, vive la République, vive la France ! » Mais de quelle Bretagne parlait-il ? La réponse est donnée par le Mensuel de Rennes qui a interrogé le candidat socialiste. Le président du conseil général de la Corrèze  est partisan du statu quo.

« Je ne suis pas partisan de modifier les frontières. » a-t-il déclaré, avant d’enfoncer le clou : « Il faudrait vraiment une demande unanime de tous les élus pour essayer une procédure (sic). » Cette prise de position conservatrice semble donner raison à Ségolène Royal qui avait dit un jour à propos de son ex-compagnon : « François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ ».

Le lobby socialiste « ligérien » doit boire du petit lait. Le « Conseiller spécial » du candidat PS Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes (au premier paln sur la photo ci-dessus), Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique se sont en effet toujours déclarés résolument hostiles à la réunification. De même d’ailleurs que le maire de Rennes, Daniel Delaveau.

Cette prise de position va sans doute créer un certain malaise chez les socialistes bretons qui, comme J.-J. Urvoas, député du Finistère ou J.-Y. Le Drian, président de la région administrative Bretagne, se sont déclarés partisans du retour aux frontières de la Bretagne historique. Si l’on ajoute les déclarations tonitruantes de Jean-Luc Mélenchon à l’égard de la Bretagne et de la langue bretonne, les Bretons qui ont le cœur à gauche peuvent s’attendre à devoir avaler quelques couleuvres. Il y a des lendemains électoraux qui  risquent de s’annoncer difficiles pour certains.

Crédit photo : JMAYRAULT, via Flickr, licence cc

Présidentielle : à Rennes Ségolène et François ont fait estrade commune

Présidentielle : à Rennes Ségolène et François ont fait estrade commune

06/04/2012 – 12h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Ségolène Royal était présente avant-hier soir à Rennes au meeting que tenait son ex-compagnon François Hollande. Une première depuis leur séparation. « C’est la manifestation de l’unité des socialistes », a tenu à préciser – sans rire – Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat du PS, en parlant de cet épisode breton digne de figurer dans la célèbre collection Arlequin. Arrêt sur une représentation (presque) parfaite de la politique-spectacle donnée mercredi soir dans la capitale bretonne par des membres éminents de l’oligarchie mondialiste.

C’était à quelques semaines du premier tour de la présidentielle de 2007. François était venu « soutenir » la candidate Ségolène à Limoges. Un soutien bien timide et plutôt du genre critique. « J’étais la cible non seulement des attaques de la droite, mais aussi de celles de mon propre camp. » Dans un entretien accordé à VSD, Ségolène Royal rappelle que, chaque fois qu’elle faisait une proposition, « deux ou trois responsables du PS prenaient la parole pour la critiquer. »

Le soir du 17 juin 2007, la rupture du couple sera officialisée. Par un communiqué laconique publié à 22 heures, qui tombera comme un couperet, Ségolène Royal annonçait : « J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile conjugal. » Depuis, entre les deux, les rapports sont restés plutôt distants, l’un et l’autre n’hésitant pas à se tacler au gré des évènements et des soubresauts du PS. Au choix, cela a donné : « François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ ». Ou mieux, en octobre 2011, à l’occasion des primaires socialistes : «est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il (François Hollande) aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule? ».

Campagne 2012 oblige, tout cela est oublié. Ségolène milite aujourd’hui activement pour François. Pas gratuitement, on s’en doute. Madame Royal aimerait bien se retrouver, parait-il, au perchoir de l’Assemblée nationale. L’Hôtel de Lassay vaut bien un meeting.

Donc, avant-hier, la présidente de Poitou-Charentes avait pour mission, l’abstentionnisme semblant prospérer, d’appeler les électeurs à se rendre aux urnes le 22 avril prochain. « Aux urnes citoyens ! » a-t-elle lancé, affirmant le plus sérieusement du monde: « Il faut que ceux qui doutent, qui sont désespérés, qui sont déçus, se disent qu’ils auront la garantie d’être associés à la définition et la réalisation de la transformation de notre pays », avant de passer le relais au député de Corrèze : « Je suis l’ancienne candidate et donc je vais passer le flambeau à celui qui peut aujourd’hui l’emporter ».

Mise en scène parfaite, on a alors assisté à l’arrivée du nouveau candidat, qui a rejoint la candidate de 2007. Les photographes ont pu s’en donner – si l’on ose dire – à cœur joie. Leur mission accomplie, François s’empressera de diriger Ségolène vers la coulisse. Du people, ma non troppo. « C’est une belle réunion car Ségolène Royal est là, qui a mené une campagne courageuse et imaginative », dira-il. « Ségolène Royal est là comme symbole de l’unité qui avait manqué en 2007 mais qui est là maintenant, puissante, irréversible » ajoutera le favori des sondages. Des militantes essuient une larme.

Valérie ne quitte pas François d'une semelle...

Après la séquence people vint enfin la séquence politique. Après tout le public était venu aussi pour ça. Rien de bien nouveau. Le bilan de Sarkozy est catastrophique, rappellera Hollande. Mais ça tout le monde le sait. Par contre, si lui est élu, « celui qui n’a rien fait en trente ans » (S.R.) fera, entre autre, une réforme fiscale (« plus juste » bien sûr), renégociera le traité européen (ça risque d’être plus difficile), augmentera diverses allocations et réduira la rémunération des ministres (mesures « populistes » diront les mauvaises langues).

En politique étrangère, François Hollande annonce le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, mais n’envisage pas une seconde que la France puisse quitter l’Otan. « Je réaffirmerai ma fermeté à l’égard de l’Iran, dont la course à l’arme atomique doit être arrêtée comme la prolifération nucléaire » précise-t-il également. Apparemment l’élève de Jacques Delors ne saurait envisager une grande politique étrangère fondée sur les seuls intérêts géopolitiques du pays. Hollande à l’Elysée, Hubert Védrine a peu de chance de retrouver le Quai d’Orsay.

Le favori des sondages n’oublie pas les mesures sociétales (pour la plus grande satisfaction des « communautés ») et les mesures politiques en faveur des étrangers (les ligues de vertu antiracistes seront comblées). Bien entendu, pas un mot sur les sujets qui fâchent : protectionnisme, insécurité, immigration, délinquance, terrorisme sont des questions exclues du champ politique socialiste, définitivement acquis à la doxa mondialiste.

Le candidat terminera son intervention par un vibrant « vive la Bretagne*, vive la République et vive la France! » avant que ne résonne la Marseillaise. Au premier rang Madame Royal et madame Trierweiler – qui ne lâche pas son François d’une semelle – se sont aimablement saluées. Même Laurent Fabius, hollandiste fraîchement converti (« Franchement, vous imaginez Hollande Président de la République? On rêve ! »), était là, sérieux comme un pape. Une bien belle réunion, on vous dit.

* On ignore quelle Bretagne a voulu saluer F. Hollande : celle de son ami Le Drian à cinq départements ou celle de son ami Ayrault à quatre départements ?

Crédit photos : Parti socialiste via Flickr Licence cc.

Face à Marine Le Pen, NKM voterait pour François Hollande

Face à Marine Le Pen, NKM voterait pour François Hollande

18/03/11 – 17h45
PARIS (NOVOpress)
– S’il fallait encore une démonstration de la collusion UMPS et du fait que Marine Le Pen est la seule vraie candidate anti-système, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet l’aurait donnée en annonçant qu’elle voterait PS en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen.

C’est sur France 3, face au directeur de la campagne de Mme Le Pen, l’énarque Florian Philippot, que NKM a donc réédité son appel des dernières cantonales à voter PS contre le FN, après avoir essayé de botter en touche en affirmant que la possibilité d’un duel Le Pen-Hollande n’était « pas d’actualité » se basant sur des sondages dont on connaît l’imprécision et la manipulation quand il s’agit du traitement de la droite nationale.

Crédit photos : NKM via Flickr (cc)

François Hollande : quand le chantre de la « diversité des couleurs » veut supprimer le mot « race »

François Hollande : quand le chantre de la « diversité des couleurs » veut supprimer le mot « race »

12/03/2012 – 15h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – « Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » S’inspirant du célèbre roman de George Orwell « 1984 », François Hollande, très attentif aux désirs des ligues de vertu antiracistes, a annoncé samedi dernier que, s’il est élu, il demandera que le mot « race » soit supprimé de la Constitution. Une réforme qui avait déjà été proposée en 2008 par le député du Finistère J.J. Urvoas. Ce qui n’empêche pas le candidat de faire l’apologie de la « diversité des couleurs ».

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » Lors d’une réunion consacrée à l’Outre-mer qui se tenait samedi à Paris, le candidat socialiste a proclamé qu’élu il ferait disparaitre le terme de « race » qui figure dans l’article 1er de la Constitution.

Cette proposition avait déjà été soutenue à l’Assemblée nationale le 23 mai 2008 par le député socialiste J.J. Urvoas lors de la discussion du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République. Celui qui était à l’époque un inconditionnel de DSK déclarait : « Il y a une dimension symbolique à retirer des premières lignes de notre loi fondamentale un terme porteur d’ignominie. En outre, les exégètes feront remarquer que la Constitution interdit à la loi d’établir des distinctions selon la race, mais que, de ce fait, elle légitime paradoxalement, et donc en creux, l’opinion selon laquelle il existe des races distinctes. Il faut donc, pour des raisons symboliques et historiques, supprimer ce terme de la Constitution. »

Mais, ajoutait l’élu finistérien, « la suppression du terme « race » de la Constitution ne supprimera évidemment pas le racisme. » Aussi admettait-il sans la moindre hésitation que le terme honni devait demeurer dans « l’arsenal juridique » destiné à lutter contre le racisme.

Il est vrai que la tâche n’est pas simple. L’intervention qu’a faite François Hollande samedi en est une belle illustration. Qu’a dit en effet le prétendant à l’Elysée ? « La République ne craint pas la diversité parce que la diversité, c’est le mouvement, c’est la vie. Diversité des parcours, des origines, des couleurs, mais pas diversité des races », a-t-il affirmé citant – référence obligée devant un public « ultramarin » – Aimé Césaire (« la France est poreuse à tous les souffles du monde »).

« Vous êtes le peuple qui aspire au changement, et pas pour demain. Ce peuple a toutes les couleurs, car la France que nous aimons a toutes les couleurs. Vous incarnez ce que notre pays a de plus précieux : sa diversité, et cette diversité, c’est notre identité », a conclu le candidat mondialiste qui, s’il entend supprimer le mot « race », insiste lourdement sur la diversité des « couleurs ».

L’actuel favori des sondages, encore inspiré par Orwell dans « Animal Farm », ne craint manifestement pas de violer le principe d’égalité et d’introduire une hiérarchie entre les Français. Si on le suit bien, les ressortissants d’Outre-mer incarneraient ce que la France a de plus « précieux ». Les Bretons, Auvergnats et autres autochtones de l’Hexagone apprécieront.

Crédit photo Idf-fotos via Flickr. Licence cc.

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Vidéo : Les races, la science et l’humour !

La classe politique se presse au dîner annuel du Crif

La classe politique se presse au dîner annuel du Crif

09/02/12 – 11h30
PARIS (NOVOpress)
– Comme chaque année, on se bousculait au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France. L’affluence était même cette année encore plus importante que lors des dernières éditions, l’année électorale poussant les hommes politiques de tous bords à venir solliciter la bienveillance de la communauté.

Villepin, Sarkozy, Hollande, Manuel Valls, Bertrand Delanoë, Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet… ils étaient tous là pour cette soirée d’œcuménisme républicain dont seuls sont exclus les représentants de la droite nationale au premier rang desquels, bien entendu, Marine Le Pen.

Dans son discours, le président Sarkozy n’a pas ménagé ses efforts et ses effets pour satisfaire le public et démontrer sa préoccupation constante des intérêts de la communauté.

Le chef de l’Etat s’est ainsi taillé un beau succès à l’applaudimètre en rappelant son engagement en faveur de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien libéré après avoir été détenu par le Hamas :
« Gilad a été persécuté, torturé, maltraité. Honte a ceux qui ont fait ça. » a notamment déclaré le chef de l’Etat avant d’affirmer que «l’acquisition de l’arme atomique par l’Iran est inacceptable ».

Crédit photo : Marcel Masferrer Pascual via Flickr, licence CC.

Avec François Hollande, ça va zouker ! [vidéo]

13/01/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –  Rue de Solférino à Paris, au siège du Parti socialiste, on assure que cette initiative est « indépendante » et n’a pas été commandée par le PS. N’empêche, elle prête à rire (ou à pleurer ?) un peu partout sur la blogosphère : la Radio LyonMusic vient en effet de produire un clip intitulé « La France avec François Hollande ». Un clip aux accents « exotiques » et « zouk », qui ravira à coup sûr les « nouveaux Français » à qui François Hollande cherche à faire du pied, au détriment des « Français de souche ».

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François Hollande va dans le sens du lobby gay

François Hollande va dans le sens du lobby gay

11/01/2012 – 15h00
PARIS (NOVOpress) – Le candidat socialiste François Hollande a rendu sa copie à la communauté homosexuelle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses propositions font froid dans le dos !

En décembre dernier, François Hollande a répondu aux dix‑sept questions du club de réflexion « Homosexualité et Socialisme ». Un entretien malheureusement passé inaperçu car il donne une toute autre image du patelin maire de Tulle. Ce ne sont pas des réformes qu’il propose mais une véritable révolution des mœurs. Un exemple : pour François Hollande, « dès le plus jeune âge, l’éducation devra faire une place aux questions de genre et d’orientation sexuelle pour changer la perception sociale de l’homosexualité. » L’intervention des associations homosexuelles en milieu scolaire devra « être soutenue. » Pour lutter contre ce que la novlangue médiatique appelle les discriminations, Hollande propose la création d’une « Autorité indépendante chargée de lutter contre les discriminations et de promouvoir l’égalité ». Sur le modèle de la défunte HALDE, cette Autorité aura « un rôle de sensibilisation, d’alerte, de conseil, d’accompagnement des victimes (y compris sur le plan judiciaire) et pourra émettre des recommandations aux acteurs sociaux ».

François Hollande veut révolutionner la famille !

Au moins les choses sont claires, le candidat socialiste promet aux homosexuels l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, la possibilité d’adopter, l’autorisation de l’assistance médicale à la procréation, la reconnaissance du statut du beau‑parent, l’amélioration du PACS et des textes sur la fin de vie des personnes transsexuelles et l’introduction de « l’identité de genre » dans les motifs de discriminations punis par la loi ! Cerise sur le gâteau, même la diplomatie française devra « défendre les droits des homosexuels et combattre l’homophobie. »

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Les socialistes s’attaquent à la politique familiale

Bretagne : Primaires socialistes, ne pas confondre sympathisants et militants

11/01/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Le quotient familial est une mesure de justice, mise en place après la seconde guerre mondiale par un gouvernement en partie chrétien social. Il s’agit de réduire les impôts payés par ceux qui élèvent des enfants, ce qui apporte de nouveaux citoyens au pays. L’idée est de réduire la perte de revenus des familles avec enfants par rapport à celles qui n’en ont pas.

Que proposent les socialistes ?

François Hollande veut supprimer le quotient familial, et le remplacer par un apport d’argent pour les familles pauvres. Cela revient à dire que la politique familiale n’est plus une mesure de justice, mais une forme de redistribution. L’Etat décidant qui doit recevoir l’argent des impôts et qui en serait privé ? Rappelons aussi que François Hollande a un programme très favorable aux revendications du lobby homosexuel.

Quelle a été la réaction des libéraux du gouvernement ?

C’est une réaction globalement clientéliste. Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse affirment, à juste titre que c’est une mesure défavorable aux « classes moyennes aisées ». Ce qui souligne leur cible électorale au lieu de défendre un principe de justice.

Quelles ont été les autres réactions face à cette annonce ?

Sur le site Atlantico, Christine Boutin critique cette proposition et affirme qu’il faut maintenir le quotient familial et l’étendre à la contribution sociale généralisée. Elle propose sa mesure de revenu de base pour aider les personnes pauvres, et en particulier celles qui ont des enfants.

Les associations familiales catholiques dénoncent une individualisation des droits qui dissoudrait encore plus les liens familiaux.

François Hollande tient-il compte de ces réactions ?

Comme pour toute mesure mal venue et mal préparée, l’annonce est suivie d’un recul. On ne parle plus de suppression, mais de modulation, ce qui compliquerait encore plus notre système social.

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Pour Jean-Marc Ayrault « Noël » est-il un gros mot ?

Pour Jean-Marc Ayrault « Noël » est-il un gros mot ?

27/12/2011 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « A toutes et à tous je souhaite de bonnes fêtes et une très belle année 2012, l’année du changement ». Le 23 décembre, sur son blog, Jean-Marc Ayrault a présenté ses vœux à ses concitoyens. Rien de plus normal en cette fin d’année, sauf que le maire de Nantes se garde bien de faire la moindre référence à la fête de Noël.

Cette disparition n’étonnera pas tous ceux qui ont constaté que les animations municipales de Noël, dans la cité des Ducs de Bretagne, ont supprimé quasiment tous les symboles traditionnels de cette fête – sapin, étoile, crèche, Père Noël et ses rennes – et ne sont plus que d’anonymes illuminations à l’image d’un centre commercial de la société marchande.

Fête chrétienne célébrant la naissance de Jésus de Nazareth, Noël est pourtant célébré depuis le IVe siècle chaque 25 décembre. On sait qu’avant l’apparition du christianisme cette date correspondait, dans la tradition européenne, aux fêtes païennes du solstice d’hiver. « Noël, fête de la mémoire, fête de la famille, fête du souvenir, fête de la foi et de l’espérance a traversé siècles et millénaires sans mourir », constate le philosophe Alain de Benoist*. Une fête profondément enracinée donc, pour les croyants comme pour les non-croyants, en particulier dans la culture des peuples d’Europe.

En s’abstenant de citer le mot de Noël, Jean-Marc Ayrault entend sans doute, en bon mondialiste, éviter tout vocable susceptible de heurter la « diversité » ou de troubler le « vivre ensemble ». Dans un pays « multiculturel », il est des références qu’il vaut mieux, selon lui, éviter. Alors quoi de plus « neutre », de plus « universel », que de souhaiter simplement « bonnes fêtes », sans plus de précision ? Etonnante évolution de la part de celui qui fut, durant son adolescence, militant du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne.

François Hollande, dont Jean-Marc Ayrault a été nommé récemment « conseiller spécial », n’a manifestement pas les mêmes pudeurs à l’égard des fêtes islamiques. «Ces jours-ci, nous célébrerons la grande fête de solidarité et de partage qu’est l’Aïd-al-Fitr. A l’issue du mois de jeûne du Ramadan, temps fort de joie, d’échange de vœux et de présents, elle illumine la vie et les demeures de millions de nos compatriotes de culture musulmane. Issue d’une longue tradition et porteuse de riches héritages culturels, par les valeurs qu’elle porte et l’idéal social qu’elle vise, elle s’inscrit pleinement dans cette démarche d’universalité », écrivait en septembre dernier le candidat socialiste à la présidentielle.

Aujourd’hui s’il est de bon ton, pour les hiérarques du PS, de rendre un hommage appuyé à l’Islam, évoquer le simple mot de Noël leur semble par contre incongru. « Le mot ‘ouvrier’ n’est pas un gros mot » aurait dit un jour Pierre Mauroy à Jospin. Il semble bien, pour Jean-Marc Ayrault, que celui de Noël en soit un.

* Fêter Noël, Editions Atlas 1982

Image en Une : La nativité, par G. de la Tour. Cliquer sur l’image pour la voir en entier.

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

21/12/2011 – 13h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – « Je suis à Saint Nazaire car notre pays a un avenir industriel. Je serai le président du redressement industriel et productif ». François Hollande était avant-hier en Bretagne pour visiter le chantier naval STX et l’usine Airbus d’où sort le long courrier A350. Quand le chantre du mondialisme social démocrate (voir vidéo ci-dessous), à la recherche des électeurs ouvriers que le PS ne séduit plus guère, redécouvre sur le tard la nécessité pour la France d’avoir une industrie puissante
.

« Le capitaine de pédalo vient voir le dernier chantier naval d’importance encore en activité en France ». L’ironie mordante de Jean-Luc Mélenchon aura inspiré certains mauvais esprits nazairiens, qui auront salué à leur manière la visite du chantier naval effectuée au pas de charge par le candidat socialiste. Celui-ci n’a pas manqué de rappeler « la nécessité pour la France d’avoir une politique de construction navale », oubliant un peu vite que STX France SA, propriétaire des chantiers nazairiens, appartient en réalité pour les deux tiers à STX Europe, une filiale à 100 % du coréen STX Business Group, et pour un tiers à l’Etat français – via le Fonds stratégique d’investissement. L’avenir de la navale française dépend donc aujourd’hui de décideurs installés en Corée du Sud.

Lors d’une rencontre avec des représentants du réseau d’industriels locaux Neopolia – 145 entreprises industrielles représentant plus de 13 000 salariés – dont certains travaillent dans le développement du projet d’éoliennes en mer, le député de la Corrèze s’est dit prêt à encourager ce secteur d’activité, comme toutes les énergies renouvelables. Une déclaration qui devrait plaire à ses alliés d’Europe Ecologie Les Verts. Avant de se reprendre aussitôt en réaffirmant clairement sa position « pour le maintien d’une industrie nucléaire puissante et prépondérante ». Ce qui leur plaira assurément beaucoup moins.

Derrière cet appel à la ré-industrialisation, il faut sans doute voir dans la visite de François Hollande à Saint-Nazaire – fief ouvrier dirigé depuis des lustres par les socialistes – la volonté de ce dernier de tenter de se réapproprier les voix d’un électorat populaire qui s’est éloigné du PS. Dans un rapport de 88 pages qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en mai dernier, Terra Nova, un think tank socialiste, constate en effet le divorce des ouvriers et employés d’une part et des socialistes de l’autre. A force de favoriser l’ultra-libéralisme mondialiste et le capitalisme financier, ceux-ci ont perdu le contact avec le peuple authentique. Pour Terra Nova le nouveau « peuple de gauche » serait désormais constitué des jeunes, des femmes, des « minorités » et des diplômés.

Le candidat socialiste arrivera-t-il à remonter la pente dans un électorat populaire dont il ne peut malgré tout se passer pour espérer l’emporter en 2012 ? On peut se poser la question. Selon un récent sondage BVA, 43 % des ouvriers auraient l’intention de voter Marine Le Pen à la présidentielle. La candidate du Front National vient d’ailleurs d’annoncer sa venue à Saint Nazaire le 13 avril 2012 pour y tenir l’un de ses derniers meetings de campagne. Une démarche qui ne relève pas du hasard.

Crédit photo: François Hollande via FlickR. Licence CC.

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté cette semaine par Cécile Lorrain et Marc Rocher avec la collaboration de Françoise Monestier.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre « Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo » de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit François Hollande met fin au suspense imposé par les media

Parti en campagne bien avant le déclenchement de l’affaire DSK, François Hollande avait eu le temps d’imposer sa candidature. A la tête du PS quand le parti perdait élection sur élection, il se présentait pourtant comme le seul capable de battre Sarkozy. Mondialiste et européiste convaincu, il a joué la comédie de l’élu local radical-socialiste et patelin. Les récents ralliements de Valls, Royal et Montebourg ont conforté son statut de favori et les assurances qu’il a données concernant la non-participation de DSK à un futur gouvernement  lui ont permis de l’emporter face à Martine Aubry. Cependant le traitement médiatique des primaires  a conduit  le CSA à mettre en demeure les responsables des trois grandes chaines d’information continue ainsi que France –Inter et Europe 1 de rétablir l’équilibre entre le PS et les autres formations politiques, Front national compris.

Franc succès pour la 4e journée de la réinformation

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Jean‑Yves Le Gallou (photo), responsable du bulletin de réinformation et Président de la fondation Polémia  a animé la quatrième journée de la réinformation devant près de 200 personnes sur le thème : « Comment les blogs changent les medias dominants ». Pour Jean-Yves  Le Gallou, 98 % des journalistes sont, je cite : « des commis de presse ou des commis de l’oligarchie financière ». Seul Internet permet d’échapper à cette mainmise du politiquement correct et d’accéder à une information dissidente. Moment fort de cette journée, la participation de Robert Ménard, ancien président de Reporters sans frontières et chroniqueur à i>Télé et Sud Radio. Pour lui, l’autocensure n’est pas liée à l’oligarchie financière mais à un état d’esprit  conformiste généralisé. Deux thèses en fait complémentaires: le confort intellectuel de la gauche caviar et de la droite conformiste s’accommode du confort matériel de travailler dans un gros média complice des oligarchies financières.

Les liaisons dangereuses du Parti socialiste et des groupes de pression sionistes.

Une délégation socialiste devait se rendre prochainement en Israël et dans les territoires occupés. Le voyage vient d’être reporté à une date indéterminée. Il a été préparé par le Cercle Léon Blum, une structure explicitement communautaire. Elle combat évidemment l’antisémitisme et veut œuvrer au « rapprochement » entre la « gauche française » et la « gauche israélienne ». Ce même Cercle Léon Blum  a dressé  la liste des personnalités israéliennes qui devaient rencontrer les membres de la délégation du PS.

Ainsi,  le PS, parti de gouvernement, s’en remet à des associations communautaires…

Benjamin NetanyahuCela ne gêne en rien Jean-Christophe Cambadélis qui s’est étonné qu’on puisse s’en étonner.
Laurent Azoulai, président du cercle Léon Blum, a avoué  ne pas avoir « le contact avec Benjamin Netanyahou » (photo),  chef de la droite ultra-sioniste, actuellement au pouvoir. Il a donc demandé de l’aide  à Arie Bensemhoun, candidat malheureux à la présidence du Crif. En 2010, après avoir rencontré les animateurs de l’AIPAC, le principal groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, Bensemhoun exprimait explicitement sa volonté, je cite, de « s’inspirer de certaines méthodes de travail de l’AIPAC ». En bon français, importer dans notre pays un système qui consiste à soudoyer les élus afin de les sensibiliser aux intérêts juifs en France et dans le monde.

M. Juppé a fêté hier la mort de Kadhafi en saluant, je cite, « la fin de 42 ans de tyrannie en Libye ».

Le ministre des Affaires étrangères et européennes a cependant omis de souligner toutes les années durant lesquelles  ses amis du parti présidentiel surent entretenir les meilleures relations avec le dictateur. Ainsi Claude Guéant, dont les contacts personnels avec Moussa Koussa, l’ancien patron des services spéciaux libyens, étaient  un secret de Polichinelle. Alexandre Djourhi, un des hommes clé du financement occulte de la vie politique française,  accompagna les efforts de Guéant auprès de Kadhafi en faveur des marchés français, entre autre pour la vente d’Airbus.

Ainsi également de Patrick Ollier, l’actuel ministre chargé des relations avec le parlement…

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Ce dernier a fondé en 2003 un très influent « Groupe d’amitiés France Libye » qu’il préside jusqu’en 2010. Il a conclu de juteux contrats d’armement avec le régime de feu le colonel Kadhafi. En 2004, date de  la fin de l’embargo avec la Libye, Ollier se transforme en VRP et effectuera, une quinzaine de voyages vers Tripoli. En 2006, Ollier (photo avec Michèle Alliot-Marie) annonce un accord sur le nucléaire civil, tandis que sa compagne, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, affirme que la Libye est «intéressée par l’achat d’avions Rafale et d’hélicoptères Tigre ». En décembre 2007, Ollier se félicite même sur Europe 1 des «discussions engagées pour différents armements », et bien sûr les fameux Rafale de l’ami Dassault, sénateur UMP, propriétaire du Figaro  et comme par hasard membre du groupe d’amitié France-Libye, En 2005, Patrick Ollier est épinglé par le général Rondot, alors coordinateur du renseignement. Ce dernier notera ainsi sur ses fameux  carnets, des soupçons de «compromission». Un rapport de la DST signale alors une enquête effectuée sur Ollier. En cause ? Un juteux marché libyen…

Opération de relations publiques autour de la libération de Gilad Shalit

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La libération du soldat israélien Gilad Shalit (photo), après cinq ans de détention par le Hamas à Gaza, a donné lieu à un véritable emballement médiatique  concernant l’échange disproportionné entre le soldat et 1017 prisonniers palestiniens. Ce drame individuel a offert un support à la victimisation d’Israël et à la démonstration de la solidarité de la France envers l’Etat hébreu. Les défenseurs de Gilad Shalit ont même inventé le concept de soldat « franco‑israélien », comme s’il existait une armée franco‑israélienne ! Un bémol est venu du Conseil représentatif des institutions juives de France qui a critiqué la réaction du parti socialiste se réjouissant de  la libération de Shalit, mais également de celle de prisonniers palestiniens. Autrement dit, l’opération de relations publiques communautariste continue : pour le CRIF, la libération de l’otage ne doit pas servir la cause de ses ennemis !

Le CRIF félicite François Hollande

Celui que certains observateurs politiques caractérisent de « DSK de substitution » a reçu les félicitations très officielles du Conseil représentatif de la communauté des Juifs de France. Une façon pour ce lobby de mettre en avant l’engagement du désormais candidat officiel du PS aux côtés d’Israël et des juifs de France.

L’Etat modernise la saisie du patrimoine des voyous

Rien n’est plus frustrant pour un juge de devoir renoncer à saisir les biens mal acquis des voyous qu’il juge. Depuis  février et la mise en place de l’agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, les beaux jours des voyous sont terminés ! Cette agence encaisse  ainsi  200.000 euros chaque jour, grâce aux saisies d’argent liquide et de comptes bancaires. Sans compter plusieurs centaines de véhicules, et de biens immobiliers. Désormais, les délinquants sont frappés au portefeuille.

Proxénétisme : DSK de nouveau sur la sellette

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit On en sait un peu plus sur René Kojfer, le personnage-clé au cœur de l’affaire de prostitution lié à l’hôtel Carlton à Lille.  Il est franc-maçon et appartient à la communauté israélite du Vieux-Lille. L’increvable DSK est quant à lui de nouveau sur la sellette. Un chef d’entreprise du Pas-de-Calais et son épouse, auraient facilité les contacts entre Dominique Strauss-Kahn et certains membres du réseau de proxénètes. Une filiale du groupe Eiffage aurait réglé une large partie  – entre 12.000 et 15.000 euros – des parties fines lilloises de l’ex-directeur du FMI ainsi que ses allers-retours Washington-Lille. Un des billets d’avion porte une date amusante : le 13 mai 2011, veille de l’arrestation mouvementée du social-partouzeur.

Polémique autour du projet de loi de François Rebsamen sur le vote des étrangers

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen (photo) suscite la polémique. Ce proche de François Hollande va déposer un projet de loi pour ouvrir le vote aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne et en situation régulière lors des élections municipales, cantonales et régionales. Une priorité également pour le nouveau président du Sénat, le trotskiste Jean-Pierre Bel. Martine Aubry, Nicolas Sarkozy et Eric Besson s’étaient déjà prononcés pour le droit de vote des étrangers. Il y a fort à parier qu’en 2012, après les élections présidentielles, leurs vœux ne soient promptement exaucés.

Le chiffre de la semaine

Combien coûte aux contribuables l’hébergement d’immigrés clandestins ? La réponse vient des Mureaux, cité emblématique des ravages du multiculturalisme. Depuis quelques jours, 17 familles hors la loi  en provenance de Seine-Saint-Denis sont logées dans un hôtel de la ville. Le maire des Mureaux, François Garay, a estimé que le logement d’une famille nombreuse d’immigrés coûte environ 6 000 euros par mois. En juin dernier, France Soir, avait chiffré le coût de l’immigration clandestine à 4,6 milliards d’euros. Montant qui grimpe à 30,4 milliards d’euros par an en cumulant les coûts de l’immigration légale et clandestine.

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La phrase de la semaine

« Si M. Noah était un citoyen français comme nous, il paierait ces 580.000 euros qu’il doit au fisc ». C’est ce qu’a déclaré sur RMC le journaliste Jean‑Jacques Bourdin. Quand on sait que Yannick Noah est un soutien officiel de François Hollande dans la course à l’Elysée, force est de constater que incivisme fiscal et candidature Hollande font bon ménage.

 

NOUVELLES DU MONDE

La Confédération helvétique s’apprête à renouveler son Assemblée fédérale

Les Suisses votent dimanche pour élire leurs députés. Historiquement, ces élections sont sans grande incidence sur la gestion des affaires du pays. En effet, les partis du système se partagent les sept sièges du Conseil fédéral — le gouvernement suisse — dont un seul pour le premier parti en nombre de voix, l’Union démocratique du Centre, l’UDC de Christoph Blocher et Oskar Freysinger. Cette élection pourrait cependant marquer un tournant dans la vie politique suisse car l’UDC frôle les 30 % d’intentions de vote et pourrait revendiquer un second siège gouvernemental. Le parti populiste s’emploie à faire fructifier dans les urnes les succès de ses initiatives citoyennes et de sa ligne politique nationale et identitaire.

Qui sont les « indignés » américains ?

Si l’on sait que les indignés italiens pouvaient cacher en leur sein des casseurs d’extrême gauche ceux de New‑York se révèlent être particulièrement hostiles aux Juifs et à Israël. Selon le site Israël‑Infos de nombreux manifestants brandissaient des pancartes comme « Gaza soutient l’occupation de Wall Street » où dénonçait pêle‑mêle, je cite : « Le vol de l’Amérique par les Juifs » ou « Obama comme marionnette de la communauté juive Etats‑Unienne ».

La Carinthie restreint l’accès au logement social pour les étrangers

Le Land autrichien de Carinthie, gouverné par une coalition entre populistes et conservateurs, a adopté une réforme des conditions d’accès au logement social. Désormais, tout candidat à un appartement subventionné par les pouvoirs publics devra démontrer qu’il a une connaissance au moins élémentaire de la langue allemande, soit le niveau linguistique A2. Le gouvernement fédéral et la Cour constitutionnelle autrichienne ont validé cette mesure sur le plan juridique.

La zone euro en pleine confusion

Le président français et la chancelière allemande ont indiqué dans un communiqué que la «réponse globale et ambitieuse à la crise que traverse actuellement la zone euro » pourrait « être adoptée définitivement par les chefs d’Etat et de gouvernement lors d’une deuxième rencontre au plus tard mercredi »… Un optimisme qui ne trompe personne, tant les risques d’effondrement de l’euroland n’ont paru aussi grands. Sarkozy et Merkel se retrouveront  ce soir à Bruxelles pour continuer leur jeu  de Monopoly totalement délirant.

La mort de Kadhafi ne met pas fin à la guerre civile en Libye

Kiosque Courtois du samedi 22/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

C’est en tout cas ce qu’a estimé le président de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski. « La guerre civile en Libye se poursuivra avec ou sans Kadhafi, a-t-il déclaré à l’agence Rianovosti, comme elle se poursuit en Irak avec Saddam Hussein ou sans lui, comme elle continue en Afghanistan avec ben Laden ou sans lui ».

La bonne nouvelle  de la semaine est d’ordre métapolitique, sociétal, voire civilisationnel !

La crise finale arrive ? Le monde bascule vers la barbarie post-libérale ? Mondialisme, dettes, immigration, violences urbaines, surpopulation, famine, etc. : n’ayez pas peur ! Nagez dans la France d’après comme un poisson dans l’eau grâce à « Survivre à l’effondrement économique », un manuel de survie écrit par Piero San Giorgio,  qui le dédicacera aujourd’hui  samedi de 14h à 18h, à la librairie Facta, 4 rue de Clichy, dans le 9ème

 

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

François Mitterrand a fait semblant de le vouloir, François Hollande le veut vraiment : l’octroi du droit de vote pour les immigrés aux élections locales est désormais une véritable menace.
Avec des conséquences insoupçonnées, même par La Droite Populaire ou le Front national, sur le pouvoir législatif. Et même sur l’élection du président de la République.

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes
Un des dessins d'Aramis dans Minute du 19 octobre 2011.

Longtemps, le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales a été le chiffon rouge agité par la gauche (socialistes, communistes et écologistes réunis) à la veille de scrutins importants pour faire monter le FN ou Jean-Marie Le Pen lui-même, ce qui avait pour effet, dans le cadre de la désunion de la droite obtenue par la diabolisation du FN, d’empêcher le RPR et l’UDF de l’époque d’accéder au pouvoir. L’orfèvre en la matière fut François Mitterrand, qui s’empressait d’enterrer l’idée sitôt l’élection gagnée, comme il l’avait fait dès 1981, alors que le droit de vote des immigrés était la 80e des 110 propositions pour la France défendues par le candidat socialiste.

Cette fois, c’est différent. Il y a trente ans, « le droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français » figurait à la rubrique: « De nouveaux droits pour les immigrés ». Dans le Projet socialiste pour 2012, validé par tous les dirigeants du PS, dont François Hollande, « le droit de vote aux étrangers aux élections locales » (27e des « 30 engagements pour 2012 » – sans mention de durée de présence sur le sol français – se trouve au chapitre: « Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine ». L’octroi du droit de vote aux étrangers sous couvert de « rassembler les Français », il fallait y penser! Pardonnez-leur, ils ne savent même plus ce qu’ils écrivent…

Vers une « libanisation » de la France

Le problème, qui constitue la différence majeure entre 1981 et 2011, est que cette fois, les socialistes sont décidés à mettre en œuvre cette disposition. Ils croient, vraiment, que ce serait faire œuvre de justice (citoyenne ou républicaine comme ils disent). La Droite Populaire se mobilise contre ce projet funeste (ainsi que La Droite libre, électron plus ou moins libre situé à côté de l’UMP, qui lance elle aussi une pétition), et c’est heureux. Ne serait-ce que pour rappeler à Nicolas Sarkozy, qui lui aussi y est favorable « à titre personnel », qu’il n’aura pas de majorité pour le faire s’il était réélu.

La Droite populaire n’a toutefois pas travaillé son argumentation en y intégrant tous les effets que l’octroi du droit de vote aux immigrés aux élections locales entraînerait. Pour s’en tenir à l’exemple le plus emblématique, celui de la Seine-Saint-Denis, la conséquence serait une véritable « libanisation » de la France. La Seine-Saint-Denis compte, officiellement, 1,5 million d’habitants (en réalité, plus de deux millions en raison de la présence de 700000 à 800000 clandestins!). Ce million et demi se dé compose en trois tiers: un tiers de Français ayant des ancêtres français; un tiers de Français n’ayant aucun ancêtre français; et un tiers d’étrangers en situation régulière. Aujourd’hui, le corps électoral des scrutins organisés dans le « 9-3 » est donc composé pour moitié de Français de fraîche date et pour moitié de « Français de souche ». Si les étrangers avaient le droit de vote, le rapport de forces serait de deux tiers/un tiers… Et encore, n’est-ce qu’une moyenne départementale !

Fermer à tout jamais les portes de l’Elysée à la droite

Ce que La Droite populaire n’a pas vu non plus, ce sont les conséquences nationales de tous les scrutins locaux. Le basculement à gauche du Sénat vient d’en apporter la preuve. Si la gauche a gagné des sièges, c’est principalement parce que les « grands électeurs » qui élisent les sénateurs se sont gauchis au fil des scrutins régionaux et départementaux mais aussi et surtout municipaux. Accorder le droit de vote aux immigrés, ne serait-ce qu’aux élections municipales, ce serait donc leur donner le pouvoir, non seulement de peser plus ou moins lourdement sur la composition du conseil municipal, mais aussi d’influer sur la composition du Sénat, donc sur le pouvoir législatif !

Et ce serait aussi leur donner le pouvoir d’influer tout aussi directement sur le pouvoir exécutif! Pour être élu président de la République, il faut pouvoir se présenter aux suffrages des Français. Pour cela, il faut recueillir les fameux cinq cents parrainages d’élus, recueillis pour l’essentiel auprès des 36000 maires de France. On sait l’affaire déjà très difficile pour qui n’appartient pas à l’un des deux partis dominants, particulièrement pour les candidats de droite. Si d’aventure (ou de mésaventure) demain, le droit de vote était accordé aux étrangers extra-européens, quel maire élu avec les suffrages osera accorder son parrainage à Marine Le Pen, à Christine Boutin ou à Frédéric Nihous ?

On voudrait que les élections présidentielles à venir se résument à un combat entre candidats de gauche et d’extrême gauche aux petits soins pour la population nord-africaine et sub-saharienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

Antoine Vouillazère

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 19 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Un « chômeur » a pris le nom de domaine de François Hollande pour 2012

Un chômeur a pris le nom de domaine de François Hollande pour 2012

18/10/2011 – 18h20
PARIS (NOVOpress) —
Les militants socialistes semblent mal maitriser les nouvelles technologies.

En effet l’adresse www.hollande2012.fr mène vers la page de quelqu’un qui se présente comme chômeur à la recherche d’un emploi dans le domaine « Marketing, Communication, Analyse technique et graphique ».

Mauvais joueur Vincent Feltesse, qui anime la campagne numérique de François Hollande a déclaré qu’une action en référé va être faite car depuis la loi Loppsi 2, «le fait d’usurper l’identité d’un tiers […] en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende».
Les socialistes n’auront surement pas les rieurs de leur coté.

Copie d’écran.

Un chômeur a pris le nom de domaine de François Hollande pour 2012

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus « Bulletins de Réinformation » de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Aubry‑Hollande, bonnet rose et rose bonnet. Le débat télévisé entre Aubry et Hollande a montré aux Français la parfaite interchangeabilité des deux prétendants socialistes.

Les éditorialistes de la presse régionale s’en sont donné à cœur joie. Cherchant « ce qui les différencie vraiment », la Dépêche du Midi du sieur Baylet juge, je cite : que « Les postures qui sont apparues (…) tiennent davantage d’un effet de tribune pour congrès PS que d’une véritable divergence idéologique. » L’éditorialiste de l’Alsace persifle : « Les deux candidats proposent la même politique fiscale, sociale, européenne, et il faut pousser loin les investigations pour trouver des divergences autres que de forme ou de priorités. » Pour les Dernières Nouvelles d’Alsace, la complémentarité est si parfaite qu’on peut parler de complicité, je cite : « Pas de démondialisation, pas de protectionnisme, ont‑ils entonné en cœur, l’une finissant même les arguments de l’autre, et vice‑versa. Une complicité de fait, si nette qu’elle a dû ulcérer le troisième homme [Arnaud Montebourg] ». Fin de citation.

Nord Eclair enfonce également le clou : « Il y avait sur le plateau de France 2, écrit son éditorialiste, deux sociaux‑démocrates et deux Européens de stricte obédience. » Quant au Télégramme, il considère, je cite : qu’« Un nouveau couple est apparu dans la politique française. En effet, on voit mal un François président sans une Martine Premier ministre. » Fin de citation. Le hold‑up médiatique perpétré par un parti politique, le Parti socialiste, sur une chaîne publique, France 2, venant après la nauséabonde saga DSK, est apparu à de nombreux Français comme totalement insupportable.  Le débat fut un festival de propositions générales et de formules creuses, la palme revenant sans conteste à François Hollande qui a déclaré vouloir être, je cite : « le président de la victoire ».

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les deux prétendants ont naturellement joué à « Plus rassembleur que moi, tu meurs ». Si Hollande engrange les ralliements de Valls, Royal et Baylet et compte une avance de huit points sur Martine Aubry, il ne peut néanmoins envisager sereinement la victoire au second tour. La maire de Lille a en effet la haute main sur l’appareil du parti, et la mobilisation de son système clientéliste peut lui permettre de l’emporter sur son rival. L’étonnant de l’histoire est la mutation spectaculaire de Hollande, caricature du consensus mou il y a encore un an. En 2007, « Flanby », du nom de ce dessert industriel sirupeux au caramel de synthèse, n’était connu que pour une seule chose : être le « défaut » de Ségolène Royal, sa compagne de l’époque. Aujourd’hui, Ségolène pleure et Flanby rit. Une explication à ce superbe rebond : le père de François Hollande est un homme de la droite pure et dure. Bon flan ne saurait mentir.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écritArnaud Montebourg, avec 17 % des voix au premier tour, ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. [NDLR : depuis l’émission de ce kiosque, Montebourg a déclaré qu’il soutiendra François Hollande au second tour, «à titre exclusivement personnel».] Sans doute déçu par les réponses très évasives que lui ont fait les deux prétendants, Montebourg a finalement fait dans le « ni ni », laissant toute latitude à ses 420.000 électeurs et qualifiant Aubry et Hollande, je cite, de « candidats (…) qui utilisent les recettes retardataires du passé par rapport à la situation extrêmement grave dans laquelle nous sommes ». Fin de citation. Sauf en ce qui concerne l’immigration sur laquelle le trio se rejoint, Aubry et Hollande, deux chantres de l’hyperclasse mondiale et du libre‑échangisme, sont à l’opposé des thèses de Montebourg. Martine Aubry est soutenue par Alain Minc, héraut de la « mondialisation heureuse » chère à Strauss-Kahn. Quant à François Hollande, il  l’est par Henri de Castries, le PDG d’Axa. Le site Françoisdesouche nous rappelle opportunément les déclarations de Hollande en 2008 : « On n’est pas là pour être simplement les protecteurs de nos concitoyens ». Avec le concept de démondialisation, Montebourg a reconnu mardi sur Europe 1, je cite : qu’« il ne s’agit pas d’une question de plus à gauche ou pas. J’ai obtenu le soutien de gens qui sont en train de partir vers l’extrême droite et je considère que ma candidature a été une forme de rempart contre le lepénisme ». Fin de citation. Marine Le Pen n’a pas attendu Arnaud Montebourg pour mettre la démondialisation et la lutte contre les privilèges de l’hyperclasse mondiale au cœur de sa campagne. La géographie du vote Montebourg recoupe d’ailleurs celle du vote Front national. Le message des Identitaires « votez, Montebourg » est également bien passé puisque les scores de l’élu de Saône-et-Loire sont particulièrement élevés à Orange et Bollène, villes proches des Identitaires, dirigées par les Bompard.

L’Etat au secours de la Corrèze endettée. Dur rappel à la réalité. En pleine euphorie électorale, l’Etat a annoncé devoir débloquer une enveloppe de 75 millions d’euros pour sept départements. Figure en tête le département de la Corrèze avec 1.400 euros de dette par habitant. Information banale me direz-vous en ces temps de banqueroute généralisée. Mais il se trouve que le président du Conseil général de la Corrèze n’est autre que… François Hollande. Un exemple sur mille de la dilapidation des finances publiques : en 2010, Hollande décide d’équiper chacun des élèves de 6e et leurs enseignants d’un iPad. Soit un total de 3.300 tablettes numériques pour un budget d’un million et demi d’euros.

Marine Le PenMarine Le Pen défie la présidente du Medef. Laurence Parisot,  présidente du Medef (et par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop), vient de publier « Un piège bleu Marine » contre le Front national.  Ainsi que l’écrit Emmanuel Ratier dans le dernier numéro de Faits & Documents, ce livre particulièrement lamentable, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, c’est pas bien ». Pour Laurence Parisot, tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), et évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ». Des assertions qui ne s’appuient sur aucun argument : sur les 144 pages écrites en gros caractères, la présidente du Medef n’a été capable de pondre qu’une vingtaine de page sur l’économie. Le co-auteur de ce livre semble être (sous pseudonyme) une certaine Rosine Lapresle-Tavera qui avait défrayé la chronique en janvier 2009, apparaissant, via sa société de conseil Elzévir, comme la salariée la mieux payée du Medef, avec 25.000 euros par mois pour un simple mi-temps. Pour discuter de ce « Piège bleu Marine », la présidente du Front national a proposé un débat public à la patronne du Medef, qui l’a décliné.

Nouveau ralliement à Marine Le Pen. L’avocat Karim Ouchikh, ancien maire adjoint de Gonesse dans le département du Val‑d’Oise et membre du Parti socialiste jusqu’au début des années 2000, vient de rallier le Front national. Même s’il ne possède pas encore la carte du parti, M. Ouchikh a d’ores et déjà noué des contacts avec Marine Le Pen, en expliquant notamment, je cite, qu’il n’était « plus en phase avec la logique fédéraliste et pro‑européenne du PS. ».

D’après un sondage Harris pour le compte du magazine Télé Star, 73 % des Français considèrent que les journalistes de télévision sont « peu ou pas indépendants » à l’égard des responsables politiques. Les pires résultats sont obtenus par David Pujadas (Bobard d’or 2010), Claire Chazal qui a interrogé Strauss‑Kahn (tous deux membres du Siècle), et Laurence Ferrari : moins de 5 % des Français les croient indépendants. A contrario, c’est aux sites Internet d’information que les Français font le plus confiance en matière d’information politique.

Menaces sur des journalistes de France 2 après la diffusion d’une émission sur la Palestine. La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France. Le président du CRIF a jugé, je cite : « qu’a été présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale […], sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait été physiquement menacé. Un groupe facebook appelant au boycott de France Télévisions a été créé, et demande que la chaine de télévision France 2 présente des excuses au nom de tout le groupe France Télévisions. Le syndicat national des journalistes a répondu, je cite : « Il n’y a aucune excuse à présenter quand un travail professionnel sérieux a été accompli » et demande au groupe France Télévisions comment il compte, je cite encore : « protéger les journalistes qui se trouvent directement menacés ».

 

MONDE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Sanglantes répression d’une manifestation copte par l’armée égyptienne. Les récentes attaques contre des églises dans le sud de l’Egypte ont provoqué la colère des chrétiens égyptiens. Ils se sont réunis dimanche pour manifester contre le nouveau gouvernement du maréchal Hussein Tantaoui. Les blindés de l’armée égyptienne ont alors foncé dans la foule, tuant vingt cinq personnes et faisant des centaines de blessés. Pour les chrétiens, la situation est bien pire que sous le régime de Moubarak, où ils pouvaient au moins compter sur la neutralité de l’armée. Depuis le prétendu « printemps arabe », les Coptes doivent faire face au harcèlement continuel des Frères musulmans, leurs églises sont saccagées, brûlées, avec dorénavant la complicité du pouvoir. Les Frères musulmans devraient être la première force politique du pays lors des élections législatives de novembre. L’article 2 de la nouvelle constitution égyptienne précise que la chariah est désormais le fondement du droit. Plus de cent mille Coptes ont fui l’Egypte depuis mars dernier. La présence chrétienne sur la terre d’Egypte, très antérieure à l’islam, est en train de disparaître sous nos yeux, alors même que les terres encore chrétiennes de la vieille Europe sont en proie à une islamisation galopante.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Refus des Etats‑Unis de détruire les plantations de pavot en Afghanistan. Lors d’un forum international, le ministre russe des Affaires étrangères a feint de s’étonner du fait que les Américains interdisent à la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan de détruire les plantations de pavot afghan qui fournissent plus de 80% du volume mondial d’opium. Explication possible : la plus grande partie de l’héroïne afghane arrive en Europe en transitant par le Kosovo dont il enrichit le pouvoir mafieux. Washington a fait du Kosovo sa plate-forme européenne d’intervention dans la perspective désormais hautement probable d’un conflit majeur avec l’Iran. L’Afghanistan a été parmi les premiers pays à reconnaître l’indépendance du Kosovo.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit L’armée grecque se prépare à acquérir 400 chars lourds américains M1 Abrahams pour 1,28 milliard d’euros. A titre de comparaison, la France a dû se contenter par souci d’économie de 140 chars lourds Leclerc. Rappelons que le total des aides apportées à la Grèce par l’Europe et le FMI a atteint la modique somme de 160 milliards d’euros…

David Cameron veut réguler les flux migratoires de la Grande Bretagne. (Ce sujet prévu n’a pas eu le temps d’être présenté à l’antenne). Sous la pression des députés de sa majorité conservatrice, le Premier ministre britannique promet de diminuer les entrées d’immigrés, et appelle les britanniques à le soutenir. Dans la foulée, David Cameron annonce une baisse de l’immigration britannique pour… 2015. Une promesse déjà faite mais non tenue : comme en France, les flux migratoires britanniques dépassent les 200 000 entrées par an.

Kiosque Courtois du samedi - L’actualité de la semaine en écritQuand les peuples votent mal, ils doivent revoter. Idem pour les parlements. Le Parlement slovaque (photo) avait eu l’impudence de rejeter mardi le renforcement du fonds européen dite « de stabilité financière » (FESF) décidé le 21 juillet par Bruxelles, en fait un fonds destiné à voler au secours des pays de l’euroland menacés de banqueroute. Inquiète, l’Union européenne a demandé mercredi à la Slovaquie d’approuver rapidement le renforcement du FESF, en soulignant son importance « cruciale » pour la zone euro. Elle a été promptement exhaussée puisque l’opposition de gauche s’est entendue jeudi avec trois partis de droite de la coalition gouvernementale, pour abonder le FESF, en échange d’élections anticipées. Deuxième pays le plus pauvre de la zone euro après l’Estonie, la Slovaquie suit actuellement une sévère cure d’austérité, dont pâtit lourdement la population. Plus de 60% de la population sont opposés à la participation de leur pays au renforcement du FESF. En Slovaquie comme en France, le système mondialiste s’assoit sur la volonté et la souffrance des peuples.

Retour à la France. Nous vous l’annoncions hier : une enseignante de Béziers s’est immolée par le feu jeudi dans la cour de son établissement. La jeune femme a succombé à ses blessures hier, en fin de journée.

En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

10/10/2011 – 16h30
PARIS (NOVOpress) – Arnaud Montebourg est donc la personne incontournable du second tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Les deux candidats encore en lice, Martine Aubry et François Hollande, vont tout faire pour le séduire.

Mais cela ira-t-il jusqu’à oublier quelques paroles malheureuses, comme celles prononcées par Arnaud Montebourg en 2007 ? A cette époque, Arnaud Montebourg était porte-parole de Ségolène Royal. Interrogé par Canal +, il avait indiqué que le principal défaut de la candidate socialiste était son compagnon, c’est-à-dire François Hollande…

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

02/10/2011 – 15h20
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Oui, je vous dis très clairement : je prendrai la décision de réouvrir l’enquête publique sur cet aéroport ». En déclarant à Nantes hier que, si elle était élue, elle remettrait en cause le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Ségolène Royal a mis une très grosse pierre dans le jardin de Jean-Marc-Ayrault. Le maire de Nantes, qui soutient François Hollande, n’a pas du tout apprécié
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Invitée à participer à un débat organisé dans la cité des Ducs par la fondation Terra Nova, le Nouvel Observateur, l’Agence France Presse et Dailymotion, la candidate à la primaire socialiste a affirmé, devant 200 de ses partisans, qu’elle demanderait la réouverture d’une enquête publique. « Ce projet date d’il y a quinze ans. Les infrastructures ont évolué depuis, les circuits économiques aussi. Il faut remettre les partenaires autour de la table pour voir si cela correspond toujours aux besoins d’aujourd’hui » a déclaré la présidente de région Poitou-Charentes.

Enfonçant le clou, elle a ajouté, selon PresseOcéan.fr., « je sais bien quel est l’engagement du maire de Nantes et du président de région. Tout se passe comme si chacun ne voulait pas bouger pour ne pas perdre la face ».

Pas contents du tout, Jean-Marc Ayrault, Philippe Grovallet ( président du Conseil général de Loire-Atlantique) et Jacques Auxiette ( président de la région des Pays de la Loire), se sont aussitôt fendus d’un communiqué sévère, rappelant que la question est, selon eux, définitivement tranchée.

Pour les trois oligarques socialistes, Ségolène Royal « met en cause les procédures d’enquêtes publiques qui ont été menées jusqu’à ce jour, ignorant très probablement que la plupart de ces enquêtes ont été l’objet de contestations et de contentieux définitivement jugés et rejetés; et ignorant sans doute aussi l’état d’avancement réel du projet, les contrats d’ores et déjà signés, et la réalité d’un financement public limité ». Autrement dit : Ségolène ne connait pas le dossier et dit n’importe quoi. On n’est pas plus aimable.

Réjouis de ce soutien inattendu, les membres d’Europe Ecologie Les Verts ont déclaré de leur côté avoir pris « connaissance avec un vif intérêt » de la position prise par la prétendante à la candidature socialiste.

Mais qu’on se rassure : si l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes est un sujet de discorde entre le PS et EELV, cela n’a pas empêché et cela n’empêchera pas les alliances électorales entre les deux formations. Les places avant tout.