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Hollande-Macron : la zizanie – par Guy Rouvrais

De Séoul, où il commençait sa carrière de conférencier, François Hollande s’en est pris à Emmanuel Macron et non pas à Kim Jong-un, le dictateur rouge, à quelques dizaines de kilomètres de là et qui menace davantage la paix du monde que Macron. Mais, voilà, c’est la colère qui a parlé jusqu’à s’en prendre au chef de l’Etat français en terre étrangère, ce qui ne se fait pas. Il faut dire que, dans son intervention télévisée de dimanche soir sur TF1, son successeur l’avait « cherché », critiquant à trois reprises celui qu’il n’a appelé que son « prédécesseur ». Et Hollande de lui répliquer vivement tout en assumant sa propre politique.

On aurait pu attendre et espérer que l’ex-président fût muet pendant quelques mois, lui qui a déploré en son temps qu’un Sarkozy vaincu ne se relance trop vite dans l’arène politique. Mais, au moins, ce dernier avait-il dû quitter l’Elysée après s’être battu pour continuer à l’occuper et non pas, piteusement, en renonçant à demander aux électeurs qu’ils jugent son action à la tête de l’Etat. Or, ce qu’il n’a pas eu le courage de faire devant les Français, le président déchu l’effectue face à Macron, défendant sa politique par contraste avec celle suivie par le nouveau président : « La fiscalité, c’est un facteur de cohésion nationale et sociale. Si, dans un pays, l’idée s’installe qu’il y a finalement une fiscalité allégée pour les riches et alourdie pour les plus modestes ou pour les classes moyennes, alors c’est la productivité globale du pays, c’est la capacité qu’il a à se mobiliser pour son avenir, qui se trouve mise en cause. » Lui a qui suscité un « ras-le-bol fiscal », constaté par un de ses ministres, Pierre Moscovici, ose maintenant faire la leçon à Macron sur ce terrain avec impudence !

Est-ce à dire qu’Emmanuel Macron, lui, est innocent dans ce conflit qui se développe, pauvre victime de l’ire de son ex-mentor, lequel voyait en lui son « fils spirituel » ? Les psychanalystes diront peut-être qu’il a voulu « tuer » le père, nous préférons constater que dans cette zizanie, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Car, enfin, qui était le conseiller économique de Hollande pendant sa campagne électorale, préparant le « choc fiscal » de 2012 ? Macron ! Qui était secrétaire général adjoint de l’Elysée quand le chef de l’Etat a imposé une taxe de 75 % pour « les plus fortunés » ? Macron, taxe qu’il a dénoncée dimanche. Qui est resté ministre de l’Economie de Hollande jusqu’en août 2016 cautionnant et défendant sa politique économique et sociale qu’il critique aujourd’hui ? Macron encore !

Ce dernier s’en prend aussi à la présidence « bavarde » de son prédécesseur au moment où, renonçant à la sobriété annoncée, il se répand dans différents médias. Et alors qu’il reproche à Hollande l’annonce répétée et impuissante de l’inversion de la courbe du chômage, il l’imite en prévoyant son recul d’ici un an et demi à deux ans sans plus de certitudes que Hollande en son temps. Que ces deux compères règlent leurs comptes en privé et qu’ils cessent de prendre les Français à témoin de leur querelle d’ego !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2017

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Mais si, François Hollande a inversé une courbe: celle de la natalité

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Emmanuel Macron : le sacre de la continuité

A vrai dire, ce ne fut pas une passation de pouvoirs, mais le père qui confie les clefs de la maison à son fils – « spirituel », dit-il dans Un président ne devrait pas dire ça –, son héritier à qui il confie le soin de continuer son œuvre. Evoquant ce changement à l’Elysée et le comparant aux précédents, François Hollande a constaté : « Ce n’est pas une alternance. » On ne saurait lui donner tort.

Situation inespérée pour le plus impopulaire, le plus décrié, le plus inefficace des présidents de la Ve République, malgré une rude concurrence. Il peut dire merci à Fillon qui, alchimiste maladroit, a réussi à transmuer l’or d’une élection réputée par son camp « imperdable » en plomb d’un scrutin « ingagnable ». Il doit remercier aussi, en chœur avec son légataire et successeur, la formidable machine médiatique, financière, politique, religieuse, syndicale qui, de la CGT au Medef, de Libération au Figaro en passant par La Croix, de l’UOIF au CRIF, a soutenu Macron, contre la candidate de la droite patriotique.

Se succéder à lui-même sous un autre visage, alors qu’il n’a pas pu se représenter, c’était une perspective que Hollande ne pouvait caresser, même en rêve. Mais pourquoi le chef d’Etat a-t-il cru devoir achever son mandat par un ultime mensonge en assurant qu’il laissait la France « dans un bien meilleur état qu’il ne l’avait trouvée » ? Les chômeurs apprécieront ce satisfecit, ils sont 700 000 de plus qu’en 2012 ! Mais, bien sûr, Macron va s’y affronter, lui aussi, au chômage, promis, même s’il n’a pas donné de date butoir, comme son mentor, mais il terrassera l’hydre ! C’est dire si, aux déçus du hollandisme, nous ajouterons sous peu les déçus de sa variante qu’est le macronisme. Tous ceux qui ont voté et fait voter pour lui, même au second tour, seront les derniers à pouvoir se plaindre : ils l’ont voulu, ils l’ont eu !

Mais n’est-ce pas pessimisme, défaitisme, que de prévoir l’échec ? Nullement, c’est lucidité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la même politique aura les mêmes conséquences sociales. L’ex-Premier ministre Cazeneuve, pour mobiliser la gauche en faveur de Macron, a lancé, dans un meeting, qu’il fallait voter pour le candidat d’En marche « avec la fierté de ce que nous avons accompli et le désir de voir ce que nous avons accompli se poursuivre ».

La politique qui engendre peu de croissance et beaucoup de chômage, c’est Bruxelles qui la dicte et l’austérité, appelée « rigueur » pour se soumettre aux exigences de la mondialisation, provoque l’appauvrissement des gens modestes. Macron entend non seulement la poursuivre mais l’aggraver sous la houlette de Berlin. Comme Hollande et Sarkozy avant lui, sa première démarche présidentielle, c’est de rencontrer Angela Merkel, comme si le mandat reçu du peuple français devait être validé par Merkel pour être légitime. Le nouveau président va plus loin que les autres dans son obédience à l’Allemagne puisqu’il a déclaré au cours de sa campagne : « Je ne suis pas face à Berlin mais avec Berlin. » Il devra en répondre, face aux Français.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

François Hollande fier de lui : «Je laisse un pays dans un état bien meilleur…»

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
François Hollande s’est donc rendu au siège du Parti socialiste rue de Solférino à Paris après la passation de pouvoir et a dressé le bilan de son action.

Celui qui a battu des records d’impopularité se déclare satisfait de son bilan : “Je laisse un pays dans un état bien meilleur..“.

Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir. Nadine Morano a notamment posté le message suivant : “Un bilan désastreux mais Hollande dans le déni jusqu’au bout“.



François Hollande fier de lui : «Je laisse un… par Lopinionfr


Miracle à l’Élysée : Hollande se réincarne en Macron !

Source : Boulevard Voltaire – “Miracle à l’Élysée : Hollande se réincarne en Macron !”

On a appris, ce matin, les premières nominations dans son cabinet : rien que des énarques et des proches du Parti socialiste.

On a le droit de contester les conditions dans lesquelles Emmanuel Macron fut élu Président. On ne peut contester que, selon la Constitution, il est légitimement devenu, ce dimanche, le huitième président de la Ve République. Dans son discours, il a notamment déclaré vouloir « rendre aux Français cette confiance en eux, depuis trop longtemps affaiblie ». Belle ambition, surtout quand on est issu du sérail responsable de leur désespérance !

L’avenir dira s’il parviendra à tenir cet engagement : ne veut-il pas être le Président du renouveau, se conformer à l’image moderne qu’il a affichée durant sa campagne ? Quelles que soient les préventions légitimes qu’on nourrisse à son égard, ne faut-il pas lui donner sa chance et juger son action sur pièces ? Après tout, un miracle est toujours possible : si l’habit ne fait pas le moine, la fonction peut parfois transformer l’homme.

Las ! C’est bien mal parti ! On a appris, ce matin, les premières nominations dans son cabinet : rien que des énarques et des proches du Parti socialiste. Comme si de nouveaux noms suffisaient à renouveler une politique. À croire que François Hollande les a soufflés.

Comme secrétaire général de l’Élysée, on trouve Alexis Kohler, un fidèle d’Emmanuel Macron. Cet énarque de 44 ans occupait le poste de directeur financier de MSC (Mediterranean Shipping Company), cette société italienne qui va acquérir STX de Saint-Nazaire. En 2012, il était entré à Bercy aux côtés de Pierre Moscovici.

Il connaît les rouages des affaires.

Patrice Strzoda devient directeur du cabinet. Énarque lui aussi, ce préfet a dirigé le cabinet de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur, puis à Matignon. Philippe Étienne prend la fonction de conseiller diplomatique. Membre de la promotion Voltaire, comme François Hollande, cet ambassadeur a longtemps travaillé dans des cabinets ministériels, notamment du temps de Bernard Kouchner. De 2009 à 2014, il a été représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne.
Une place de conseiller spécial est réservée à Ismaël Emelien. Diplômé de Sciences Po (on ne sait pas s’il a échoué à l’ENA), bras droit d’Emmanuel Macron durant sa campagne, il avait déjà fait partie de l’équipe Strauss-Kahn, en 2006, pour la primaire socialiste. Il a fréquenté la fondation Jean-Jaurès et était, en 2014, le conseiller « communication et affaires stratégiques » du ministre de l’Économie.

Bien sûr, d’autres conseillers doivent être nommés, lundi le chef du gouvernement, mardi les ministres. L’on peut avoir des surprises. Mais, à considérer ces premières nominations, on peut légitimement se demander si la nouvelle équipe de l’Élysée n’est pas une doublure de l’ancienne.

Souhaitons que les Français, avant de se prononcer sur le choix de leurs candidats aux législatives, prennent conscience que le fantôme de François Hollande hante toujours le palais du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron en est la réincarnation, rajeunie, modernisée, un peu plus présentable, et ses proches conseillers ont longtemps mijoté dans la sauce socialiste, financière et européenne.

Difficile de croire qu’il puisse en sortir quelque nouveauté ! Il est à parier que ce sera la même politique, menée plus efficacement : ce qui n’est pas forcément rassurant !

Philippe Kerlouan

François Hollande : un quinquennat placé sous le signe des couacs et trahisons

13/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Retour sur la présidence de François Hollande marquée par les couacs et les imprévus. De la foudre qui a frappé son avion au 1er jour de sa présidence en direction de Berlin à son renoncement le 1er décembre 2016 et à une fin de mandat au cours de laquelle il a été réduit au rôle de commentateur de la vie politique française.

François Hollande aura été le président le plus impopulaire de la Ve République, mais pas le plus « haï » comme il s’est amusé à le souligner.



François Hollande : un quinquennat placé sous… par leparisien

François Hollande

François Hollande fier de son quinquennat

22/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Lors d’un déplacement dans le Lot jeudi dernier pour visiter l’usine de fabrication de confitures et de compotes Andros, le chef de l’Etat a vanté le bilan de son quinquennat :

Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé. Je veux que mon successeur ne soit pas tenté de démolir ce qui a été engagé depuis 5 ans.

Une fin de présidence placée sous le signe de l’autosatisfaction pour François Hollande et qui illustre un peu plus le décalage entre les préoccupations des Français et celles de leurs dirigeants.

Chard Parti socialiste

Ci-gît le Parti socialiste, par Guy Rouvray

Ci-gît le parti socialiste… Né à Epinay en 1971, mort à Paris en 2017. 46 ans, c’est jeune pour mourir ! Même si le cadavre bouge encore, cela ne doit pas faire illusion. Il ne reste plus rien du parti de François Mitterrand que des ruines, des haines recuites, des divergences insurmontables. Il n’a plus ni doctrine, ni chef, ses dirigeants et ses membres ne sont d’accord sur rien. Les gauches irréconciliables évoquées par Manuel Valls sont donc irréconciliées.

Entre les hommes, foin des précautions de langage qu’il était d’usage d’avoir entre camarades. Le mot le plus bénin que l’on entend ces jours derniers, c’est « traître » ou « trahisons », les autres sont pires : « minable », « tu nous fais honte », « homme sans honneur », on évoque un « crime avec préméditation » et le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis lui-même, une « Saint Barthélemy ». Le « patron » du PS ne contrôle plus rien, il lance de pathétiques appels à l’unité et prône un surréaliste « apaisement » sur le champ de bataille, sa voix se perd dans le vacarme des invectives, tandis que les militants désertent. Si Manuel Valls, en se ralliant sans gloire à Emmanuel Macron, a porté le coup de grâce à un PS déjà moribond, cela vient de plus loin.

Il y a toujours eu des tendances, des courants divers au sein du PS, mais elles cohabitaient avec des bonheurs divers, et si l’antagonisme entre les personnes était parfois vif, il n’entraînait pas de rupture. Longtemps, François Hollande excellait, comme premier secrétaire, pour sortir de sa poche, au terme d’une nuit de négociations, une « synthèse » qui allait permettre aux socialistes de continuer la route ensemble jusqu’au prochain congrès.

Mais voilà que, devenu président, Hollande a perdu la main. C’est qu’exercer son magistère dans l’opposition est une chose, gouverner en est une autre. On peut promettre tout et n’importe quoi mais mettre en œuvre ce qu’on a imprudemment promis, est une épreuve autrement périlleuse, surtout lorsque le pays n’est plus porté par le vent de la croissance, comme ce fut le cas pour Jospin de 1997 à 2002.

C’est d’abord de cette duplicité au sommet qu’est mort le PS. Les frondeurs sont nés du reniement des engagements de Hollande. On a vu cette première sous la Ve République : deux motions de censure déposées par des députés de la majorité contre leur propre gouvernement pour le faire tomber ! Un « exploit » signé Hollande. L’homme qui voulait pourfendre la « finance internationale » a engendré et encensé un Macron qui en est le mandataire. En voulant gagner sur tous les tableaux, il a perdu sur tous, et d’abord la possibilité de se succéder à lui-même.

Ceux qui font du candidat officiel du parti socialiste, Hamon, un homme à la dérive, ce sont Macron et Mélenchon. Le premier va jusqu’au bout et théorise le reniement du président, le second ressuscite, en le retouchant à peine, le programme de la gauche socialo-communiste des années 1970. C’est lui qui se présente comme le véritable héritier de Mitterrand, ce que voulait être François Hollande qui n’en est plus qu’un lointain simulacre. Le PS, né sous Mitterrand, mort sous Hollande.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 1er avril 2017

marine-le-pen

François Fillon et Marine Le Pen s’en prennent aux agissements illégaux de l’exécutif

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La prochaine sortie du livre intitulé « Bienvenue place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat » a révélé aux Français le réseau d’information entre la police, la justice et l’exécutif. Cependant, ce réseau semble dépasser le simple renseignement.

François Fillon et Marine Le Pen ont donc reproché à l’exécutif ses agissements qualifiés d’illégaux

François Fillon et Marine Le Pen sont actuellement en proie à des affaires judiciaires qui les gênent dans leur campagne. François Fillon accuse l’exécutif de collusion avec la presse, s’appuyant sur des fuites des enquêtes judiciaires. Il s’insurge également contre la remontée des informations judiciaires au cabinet du président de la République, qu’il qualifie de « cabinet noir ». Marine Le Pen dénonce le viol du secret de l’instruction. Elle s’interroge aussi sur l’opportunisme du calendrier judiciaire destiné à contourner le débat sur le fond.

Ces accusations auraient été démenties par les auteurs

Un des auteurs, Didier Hassoux, a démenti l’existence d’un cabinet noir. Mais c’est plutôt l’expression qui est dénoncée. Pourtant, les termes « cabinet noir » apparaissent bien à la page 24 du livre, pour discuter son existence. Les auteurs cherchent aussi à minorer leurs propos, en indiquant que sous le quinquennat précédent, la même méthode était déjà employée.

François Hollande, pris à partie, joue les vierges effarouchées

François Fillon a directement accusé François Hollande et demandé l’ouverture d’une enquête. François Hollande quant à lui affirme son innocence et élude les questions sur le cabinet noir. Il appelle son accusateur à plus de dignité, de respectabilité. En intervenant dans la campagne, il prend d’ailleurs le risque de rassembler l’électorat de droite autour de Fillon. Pour finir, le service de renseignements financiers Tracfin, accusé dans le livre, dément également toute fuite d’information.

Chard Le Drian Macron

Le soldat Le Drian a donc rejoint l’armée de Macron

Depuis plusieurs jours, c’était imminent. Mais l’intéressé faisait durer le suspens. Ça y est, c’est fait : Le Drian rejoint l’armée de Macron. Et du côté du sémillant jeune premier, on est aux anges. Pourtant, l’ex-banquier redoutait non pas le vide, mais le trop-plein de ralliés de gauche qui ostensiblement, aux yeux des électeurs, ferait de lui le vrai candidat socialiste, tandis que le champion officiel, Hamon, s’enfonce dans les profondeurs du classement, dépassé maintenant par Mélenchon.

Oui, mais voilà, Le Drian, lui, ce n’est pas pareil, il est certes de gauche mais il lui apporterait ce qui lui manque : un certain crédit dans le domaine régalien, en l’occurrence celui de la Défense où il est en panne d’idées car la question ne l’intéresse guère. Son programme dit seulement : « Nous augmenterons les moyens de nos armées », ce qui est bien le moins alors que la France est en guerre contre Daesh. A part ça, rien, pas la moindre vision stratégique ni prospective dans un monde de plus en plus dangereux.

Macron laisse entendre que, lui président, il gardera Le Drian au ministère de la Défense et, là-dessus, la droite ne lui cherchera pas querelle puisque Fillon aurait la même intention, dit-on. Il est vrai que ce ministre est souvent applaudi sur les bancs républicains à l’Assemblée nationale. Le Drian serait donc un « macroniste » avant la lettre en étant « et de droite et de gauche » ! C’est ce qu’a reconnu le fondateur d’En marche ! en se félicitant du soutien de Le Drian : « J’ai beaucoup de respect pour lui qui, en Bretagne, a construit une majorité de projets qui est assez voisine de la démarche qui est la nôtre. »

Mais le ministre, avant d’être macroniste, est d’abord hollandiste, et même, a-t-il précisé, socialiste, comme tous ceux qui viennent de rejoindre le leader d’En marche ! Après les députés PS, en quête d’investiture pour les législatives, ce sont en effet les très proches du chef de l’Etat qui débarquent : Bernard Poignant, Jean-Pierre Mignard et, bientôt, le fidèle d’entre les fidèles, Stéphane Le Foll.

Ceux-là sont en mission pour faire du macronisme un hollandisme prolongé, d’où les attentions pour le « traître » ayant lâché son maître en politique mais qui va redevenir son fils spirituel et le plan B de la Hollandie.

D’ailleurs, Jean-Pierre Mignard, interrogé par L’Opinion, a vendu la mèche un peu trop tôt en affirmant que l’actuel chef de l’Etat « jouera évidemment un rôle important dans la future majorité ». Avis à ceux qui pensaient que François Hollande allait prendre sa retraite et jouer au Scrabble au coin du feu avec Julie Gayet ! A défaut de pouvoir être candidat, il a trouvé une marionnette qui lui ressemble et qu’il entend bien manipuler. Le ralliement de son ministre de la Défense et de ses autres affidés en est le commencement…

Les personnalités de droite et du centre qui croient devoir se ranger sous la bannière de Macron seront les « idiots utiles » de cette majorité néo-hollandiste.

Il est vrai que pour les Dutreil, Delevoye, Perben et autres Douste-Blazy, leur carrière étant derrière eux, mieux vaut être un petit quelque chose avec Macron que plus rien du tout sans lui.

Guy Rouvrais

Article (et dessin de Chard) paru dans Présent daté du 25 mars 2017
sous le titre « Le Drian soldat de Macron »

Chard Bourse socialisme

Bourse du socialisme : les actions Hollande ont chuté, achetez du Macron !

Pas facile de garder les commandes, ni de conserver ses privilèges, lorsque l’on a collaboré à un quinquennat catastrophique qui a vu le chômage atteindre un taux record, le déficit se creuser, l’immigration et la délinquance exploser, l’islamisme gagner du terrain, et dont les seules promesses tenues auront été les plus funestes pour le pays. Pourtant, c’est bien ce que tentent aujourd’hui de faire les « Hollandais », même les plus fidèles, en se rangeant sous la sombre bannière de Macron.

Oh, bien sûr, lorsque l’on écoute ces naufragés de La Méduse, tous se défendent de vouloir s’agripper au pouvoir. Ainsi, la secrétaire d’Etat en charge de la Biodiversité, l’écologiste Pompili, annonçant mardi son ralliement, invoquait-elle « un choix de conviction ». A l’en croire, en effet, l’ancien tchékiste fiscal de l’IGF et requin de la banque Rothschild serait le seul à porter « un projet écologiste », « une vision de l’avenir […] très européenne » et, surtout, « la mesure d’urgence pour éviter de se retrouver dans un second tour entre le FN et une droite très en régression ».

Plus révélatrice encore est la désertion de Bernard Poignant, le conseiller spécial du président, fidèle parmi les fidèles, qui a démissionné mardi de son poste pour rejoindre En Marche ! Justifiant son choix, ce vieil ami de « Flamby », tout en martelant sa « fidélité au quinquennat de François Hollande » et en déclarant voir en Macron « l’héritier idéologique » du Président, devait se dire « plus proche des convictions » du porteur de valises encensé par les médias.

Autant d’« arguments » qui, en réalité, s’effacent vite devant les sondages : quand Hamon est crédité de 12 % des intentions de votes, Macron en recueille lui plus du double, avec 26 %…

Reste que, pour avoir occupé le poste de secrétaire général adjoint de la présidence de la République, puis celui de ministre de l’Economie dans le gouvernement Valls II, Macron est lui aussi marqué du sceau de ce quinquennat désastreux. Un véritable boulet, dont il tente aujourd’hui de s’affranchir, avec l’aide frénétique de médias qui, craignant le retour de la droite, s’efforcent de lui redonner une certaine virginité. Aussi, n’est-ce pas sans un certain embarras que le candidat d’En Marche ! voit affluer ces ralliements. Surtout quand le président sortant ose affirmer, comme il l’a fait samedi à Crolles, que « la France, elle est plus forte qu’il y a cinq ans » !

Franck Deletraz

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mars 2017
sous le titre « De Hollande en Macron »

Emmanuel Macron

Enquête : Emmanuel Macron est bien le candidat des Etats-Unis

Emmanuel Macron n’est pas seulement le candidat des centristes et d’une partie du Parti socialiste : pour de puissants réseaux politico-économiques, l’ancien banquier est aussi leur représentant quasi officiel à l’élection présidentielle. L’étude de la French American Foundation permet de mieux comprendre le soutien inconditionnel d’un grand nombre de médias (voir le dossier Emmanuel Macron et les médias : L’amour parfait) à sa candidature. Enquête.  

Emmanuel Macron ne se doutait pas qu’en entrant à la French American Foundation en 2012, sa carrière connaîtrait un tel coup d’accélérateur en étant propulsé cinq ans plus tard comme l’héritier de François Hollande, lui-même Young Leader de la French American Foundation en 1996.

La French American Foundation : incubateur de la pensée atlantiste

French American Foundation 2La French American Foundation a été lancée en mai 1976 aux États-Unis, lors d’un dîner à l’ambassade de France à Washington auquel participaient le président de la République Valéry Giscard d’Estaing, le président américain Gérald Ford et l’ancien conseiller diplomatique Henry Kissinger. Cette fondation ayant deux sièges officiels (l’un à New York et l’autre à Paris) a pour but d’influencer les décideurs français (politiques, économiques, culturels) dans le sens voulue par la politique étasunienne.

Dès lors, selon un ancien recruteur de la French American Foundation, l’Américain Ezra Suleiman, son travail était de « trouver les personnes qui feraient l’opinion et seraient les dirigeants de leurs sociétés respectives » afin de les former et d’influer sur le gouvernement français, le monde économique et l’opinion publique. D’ailleurs, le programme emblématique visant à sélectionner et former les décideurs de demain, celui des Young Leaders, « est emblématique d’une nouvelle forme de diplomatie douce : il incarne une des facettes du soft power, sans toutefois s’y restreindre » selon Leah Pisar, ancienne directrice des programmes de la French-American Foundation à New York, ex-conseillère de Bill Clinton à la Maison-Blanche.

Et depuis 1981 et le lancement du programme des Young Leaders, la French American Foundation a recruté avec une sélection extrêmement poussée la quasi-totalité des dirigeants des grandes entreprises françaises (Henri de Castries, Anne Lauvergeon, Denis Olivennes, Hakim El Karoui, Pierre Kosciusko-Morizet, etc), un président de la République (François Hollande), des dizaines de ministres et de députés (Marisol Touraine, Aquilino Morelle, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud-Belkacem, Pierre Moscovici, Alain Juppé, Valérie Pécresse, Jacques Toubon, Eric Raoult, Laurent Wauquiez, etc), un grand nombre de hauts fonctionnaires et de journalistes de renoms (Annick Cojean, Jean-Marie Colombani, Matthieu Croissandeau, Jean-Louis Gergorin, Bernard Guetta, Erik Izraelewicz, Laurent Jofrin, etc).

Ce sont au total, « 400 dirigeants français et américains issus de la politique, du monde des affaires, de la culture, de la recherche, et du secteur militaire » qui sont passés par cet incubateur de la pensée atlantiste et pro-américaine.

Emmanuel Macron et la French American Foundation

French American FoundationRecruté en tant que Young Leader en 2012 alors que cet organisme cherchait à attirer des membres de la finance, Emmanuel Macron « est actif au sein de la fondation et recommande des candidats comme potentiels Young Leaders ». En septembre 2016, il participait à un petit-déjeuner organisé par cet organisme et, lors de son voyage à New York en décembre 2016, le candidat d’En Marche ! a rencontré « une trentaine d’invités de la French American Foundation lors d’un petit- déjeuner au Links Club de l’Upper East Side. »

Voici donc les liens qu’a pu tisser Emmanuel Macron et les dirigeants de certains médias au sein de de club d’influence :

• Emmanuel Macron avec Michel Combes, n°1 du groupe SFR (BFM TV, RMC) :

Cette appartenance à la French American Foundation vient mettre en lumière, une nouvelle fois, les liens unissant les dirigeants du groupe Alice-SFR (présidé par le milliardaire Patrick Drahi) et Emmanuel Macron. En effet, au sein de cette organisation, on y retrouve en tant que membre du conseil d’administration, Michel Combes (Young Leader depuis 1998), le n°1 de Numericable-SFR et le n°2 d’Altice (la maison mère de l’opérateur), dont BFMTV et RMC sont les fleurons médiatiques.

• Jean-Luc Allavena, administrateur d’Altice et recruteur de Macron à la French American Foundation

Autre personnalité du groupe SFR que connaît bien Emmanuel Macron, l’ancien président de la French American Foundation (2010-2015) et actuellement le président d’honneur de cette organisation, Jean-Luc Allavena. Car ce recruteur d’Emmanuel Macron, au sein de ce groupe d’influence américain fait partie lui aussi, depuis 2014, des sept dirigeants d’Altice, en tant qu’administrateur indépendant du groupe. Pour l’anecdote, la fiche de présentation de Jean-Luc Allavena présente sur le site d’Altice est celle… de la French American Foundation.

• Yannick Bolloré, le pdg d’Havas, fan de Macron, est à la French American Foundation

Quelques médias ont évoqué la proximité de Yannick Bolloré et d’Emmanuel Macron. En effet, le fils de Vincent Bolloré (PDG du groupe Bolloré auquel le groupe Canal + appartient), était présent au premier meeting du candidat d’En marche ! en juillet 2016 à la Mutualité (Paris). « Venu par intérêt personnel » selon Mediapart, le PDG d’Havas (le premier groupe publicitaire de France, et le sixième mondialement) est lui aussi un habitué de la French American Foundation. Il était présent au diner de gala 2016 de ce puissant réseau d’influence américain.

• Arnaud de Puyfontaine, président de la French American Foundation et de Vivendi :

 Autre personnalité que côtoie Emmnuel Macron au sein de ce cénacle, le président du groupe Vivendi depuis 2014, mastodonte des communications internationales, Arnaud de Puyfontainet. Ce proche de Vincent Bolloré (actionnaire majoritaire de Vivendi) est désormais le président de la French American Foundation depuis 2015.

• La banque Rothschild

En 2008, recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, Emmanuel Macron devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Son recruteur, François Henrot, a la double casquette, celle de bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires et de membre du conseil d’administration de la French-American Foundation. Il s’occupe du poste hautement sensible, depuis plusieurs années, de président du jury sélectionnant les 13 jeunes décideurs français parmi 150 postulants. Même si les informations manquent, il est probable que François Henrot a sûrement poussé et aidé l’ambitieux Emmanuel Macron a rejoindre la French American Foundation.

En tout cas, la banque Rothschild & Cie est l’une des organisations engagées financièrement, et ce depuis plusieurs années, en tant que « membres actifs » auprès de la French American Foundation. Le patron de la banque, David de Rothschild, lauréat depuis 2008 du « Benjamin Franklin Award for Public Diplomacy » du département d’Etat américain, assiste quant à lui régulièrement aux cérémonies de la French American Foundation.

Hollande Réfugiés Migrants

Tribune libre – Migrants : des morts sur la conscience ?, par Louis Brequin

Le président Hollande vit les dernières semaines de son mandat présidentiel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait les mettre à profit pour mettre en application son idéologie immigrationniste.

Ainsi, le 14 mars, s’est tenue à l’Elysée une cérémonie de « signature d’un protocole d’accueil de réfugiés » avec cinq organisations humanitaires chrétiennes. En substance, ce protocole consistera à l’établissement d’un corridor humanitaire entre le Liban et la France par voie aérienne permettant à 500 réfugiés syriens installés au Liban de rejoindre la France.

Alors déjà qu’au sud de la Méditerranée, les bateaux de Frontex récupèrent les migrants toujours plus près des côtes libyennes – assurant ainsi la majeure partie du trajet et facilitant grandement leur passage en Europe –, nos dirigeants autorisent maintenant l’affrètement d’avions pour les ramener directement en France. A ce rythme là, migrer en Europe deviendra bientôt aussi facile et banal que de se rendre au travail le matin !

Pour justifier sa décision, François Hollande a invoqué les « risques pour leur vie » encourus par les migrants au Moyen-Orient. Cet argument est rabâché jusqu’à la nausée par tous les partisans de l’accueil sans restrictions, qu’ils soient institutionnels ou associatifs.

Il faut tordre le coup à cette idée qui prend racine chez les Européens selon laquelle l’émigration en Europe est pour ces populations une question de vie ou de mort. En effet, des millions de Syriens ou d’Irakiens sont actuellement réfugiés dans les pays voisins (Turquie, Jordanie, Liban…), voire dans certaines régions de Syrie qui sont stables, notamment la bande côtière avec les villes de Tartous et Lattaquié. Les conditions de vie dans ces camps sont des plus difficiles certes, mais personne n’y risque une mort imminente. Un argument irréfutable pour s’en convaincre : selon les statistiques de l’UNHCR, 72 % des migrants arrivés en Europe sont des hommes. Si elles risquaient véritablement la mort, ces populations fuiraient indistinctement, hommes, femmes et enfants vers l’Europe.

On peut toujours en appeler aux hypocrites principes d’ouverture et de solidarité pour justifier une politique d’accueil, mais essayer de mettre la mort des naufragés en Méditerranée sur la conscience des Européens, c’est malhonnête et sordide.

Pour la défense de leur politique, on entend d’ici les immigrationnistes objecter que « 500 personnes, ce n’est rien pour un pays comme la France ». Certes, mais on pourrait aussi bien inverser le raisonnement et se dire « finalement, à quoi bon accueillir 500 personnes sur la masse de celles en détresse ? ». Il ne s’agit pas ici d’être odieusement cynique mais bel et bien de souligner les impasses de l’humanitarisme occidental.

Puisque M. Hollande se soucie d’épargner des vies humaines, pourquoi ne se penche-t-il pas sur le cas des famines qui sévissent aujourd’hui en Afrique et menacent selon l’ONU 20 millions de personnes ? Après tout, la famine tue aussi sûrement que les guerres. A plus ou moins long terme, c’est une large partie du continent africain, en pleine croissance démographique et en proie à une instabilité chronique, qui menace de se déverser en Europe.

Or, qui peut sérieusement affirmer qu’une arrivée aussi massive de personnes de culture et de langue radicalement différentes, souvent traumatisées psychologiquement, se déroulerait pacifiquement ? En effet, il faut aussi battre en brèche l’idée insidieuse qui voudrait que chaque réfugié de guerre soit une personne bonne par nature, de par son statut de victime. Rien ne lui interdit d’adopter un esprit revanchard et accapareur, surtout envers des Européens qui ont à ses yeux le privilège de vivre en paix et dans l’abondance. Il n’y a pas de règle en la matière. Les événements survenus en Allemagne corroborent cette analyse, alors même que l’arrivée des premiers réfugiés ne date que de 2015.

Toutes les bonnes volontés du monde n’y changeront rien.

Devant l’ampleur des phénomènes en cours, l’utopie d’une Europe refuge pour tous les martyrs de la planète est illusoire, sauf à vouloir importer des conflits ici sans pour autant les résoudre là-bas. Les Européens pourront dès lors toujours faire valoir leur générosité passée pour tenter de trouver l’asile ailleurs !

C’est aussi le propos de l’ouvrage de Jean Raspail, Le Camp des saints, livre que la gauche se complait à dénigrer avec condescendance, alors même qu’il soulève une contradiction qu’elle devra démêler si elle veut être audible sur le sujet des migrations. Ce n’est pas demain la veille qu’elle nous apportera une solution…

Louis Brequin


Cérémonie de signature du Protocole d’accord… par elysee

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Eric Zemmour : « Hollande cherche à faire peur, mais personne ne tremble »

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Hollande « parle mais personne n’écoute. Il voyage en France, mais personne ne le suit. Il fait de l’humour, mais personne ne rit. Il cherche à faire peur, mais personne ne tremble. Il veut émouvoir mais personne ne pleure », constate Eric Zemmour. Hollande, poursuit-il, « est encore président de la République, mais personne ne s’en soucie. Il prépare son dernier grand discours, son testament politique, dit-on, mais personne n’en a cure. Pour échapper à la guillotine électorale, Hollande a abdiqué. Mais loin de bénéficier du classique retour d’affection populaire pour celui qui n’est plus rien, il subit au contraire la guillotine morale et politique du dédain, la guillotine du mépris. »

« Il dénonce le danger populiste et nationaliste, mais le Front national continue de monter dans les sondages […] Il se réclame de Jacques Chirac pour dénoncer le poison de l’extrémisme, mais on croit à une nouvelle blague corrézienne. »

« La campagne présidentielle est nulle, se désole encore Eric Zemmour sur RTL, mais personne ne pense que c’est lui François Hollande qui manque pour remonter le niveau. Tous les candidats ont fait leur pelote contre lui. Il est l’argument ultime pour faire la différence, l’argument ultime pour tuer un adversaire. […] Quand Fillon veut remonter Macron, il ne dit qu’une seule chose : “Macron est le fils caché de Hollande, son hologramme en mince aux yeux bleus“. Les partisans de Fillon n’ont qu’une seule phrase à la bouche, la confidence de Hollande à des journalistes : “Macron, c’est moi“. »

Les proches d’entre les proches de François Hollande, Ségolène Royal ou Jean-Yves Le Drian, préparent leur ralliement à Macron, comme l’a déjà fait… le petit-fils de Jacques Chirac ! Ce qui conduit Eric Zemmour à livrer ce commentaire assassin :

« On se souvient que son grand-père avait appelé en 2012 à voter Hollande. A croire que chez les Chirac, le vote à gauche est une tradition familiale. »

François Hollande s’engage contre Marine Le Pen

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affrontement entre Marine Le Pen et François Hollande a véritablement débuté et, ces derniers jours, il a pris de nouvelles proportions. En effet, de plusieurs sources proches du président, ce dernier s’est fixé comme mission d’empêcher l’accession au pouvoir du Front national.

François Hollande l’a clairement fait comprendre samedi. A l’occasion d’un déplacement à Libourne, le chef de l’Etat a lancé ce que les médias appellent des « avertissements ». En réalité, il s’agit de propagande à peine déguisée. Il a mis en garde contre la tendance au nationalisme et « toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme ». Il en a profité pour citer François Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre. »

On peut déjà se poser la question de la moralité, voire de la légalité d’une telle campagne, quand un président en exercice utilise les moyens de l’Etat pour mener campagne contre un autre parti. Un parti qui, par ailleurs, est le premier de France depuis plusieurs élections.

De son côté, et conformément à son tempérament, Marine Le Pen ne se laisse pas faire. Elle fustige, discours après discours, l’axe Hollande Macron, qui concentre l’immense majorité de ses attaques. « Avec moi, celui qui déballera ses cartons à l’Elysée, ce sera le peuple ! », a-t-elle lancé samedi à Châteauroux.

Selon les instituts de sondage, la présidente du Front national ne semble pas pâtir de ces attaques répétées. Marine Le Pen continue d’être créditée de 25 % à 29 % d’intentions de votes. C’est justement cette dynamique qui semble effrayer au plus haut point François Hollande…

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Imagine-t-on de Gaulle se coucher devant Erdogan? Ayrault et Hollande déshonorent la France

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