Coucou les revoilà ! Par Michel Geoffroy

Coucou les revoilà ! Par Michel Geoffroy

Image en Une : Gravure russe du XIXe siècle représentant la Grande prostituée, figure mystérieuse de l’Apocalypse de Jean, chevauchant la bête à sept têtes.

On les croyait en hibernation pour cause de primaires à l’UMP. Ou bien d’ennuis judiciaires pour Nicolas Sarkozy. Mais non. Le naufrage socialiste annoncé et la perspective des prochaines municipales les ramènent à la vie ou, plus exactement, à la parole. (MG)

Lire la suiteCoucou les revoilà ! Par Michel Geoffroy

Front national : Alain Juppé bientôt isolé au sein de l’UMP ?

Front national : Alain Juppé bientôt isolé au sein de l’UMP ?

16/09/2013 – 20h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Le terrorisme intellectuel, imposé depuis des années par la gauche, semble imploser ces derniers temps au sein de l’UMP. Un grand nombre d’électeurs de droite semblent désormais ouverts à une alliance avec le Front national. Selon un récent sondage Ifop/Atlantico, près de la moitié des sympathisants UMP souhaitent des accords avec le parti de Marine Le Pen aux élections locales de 2014.

Lire la suiteFront national : Alain Juppé bientôt isolé au sein de l’UMP ?

Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy : pour l’UMP, est-ce (vraiment) la fin des haricots ?

Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy : pour l’UMP, est-ce (vraiment) la fin des haricots ?

06/07/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
En décembre dernier, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait invalidé les comptes de campagne de l’ancien président pour l’élection présidentielle de 2012, estimant qu’il avait dépassé de 2,1 % le plafond autorisé, soit quelque 360.000 €. Saisi le 10 janvier dernier par Nicolas Sarkozy, qui contestait le chiffrage de la Commission, le Conseil constitutionnel, juge suprême de l’élection présidentielle, a confirmé jeudi le rejet des comptes de campagne 2012 de l’ancien président de la République.

Ce rejet, définitif, prive l’UMP, qui a avancé les fonds, de la subvention de onze millions d’euros de l’Etat au titre du remboursement des frais de campagne de son candidat. En outre, selon le communiqué du Conseil, Nicolas Sarkozy devra à titre personnel restituer l’avance forfaitaire qui lui a été versée, soit 150.000 €. Il devra également verser au Trésor public le montant arrêté à quelque 360.000 € par la Commission, correspondant au dépassement du plafond des dépenses.

Lire la suiteRejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy : pour l’UMP, est-ce (vraiment) la fin des haricots ?

Clap de fin pour le R-UMP de Fillon

Clap de fin pour le R-UMP de Fillon

15/01/2013 – 13h30
PARIS (Novopress) – Mardi 15 janvier 2013, le groupe filloniste R-UMP a été officiellement dissous lors de la conférence des présidents de groupe à l’Assemblée Nationale. Cette dissolution sera ensuite publiée mercredi 16 janvier au Journal officiel, comme l’a indiqué à la presse Christian Jacob, président du groupe UMP.

Lire la suiteClap de fin pour le R-UMP de Fillon

L’UMP a deux papas

L’UMP a deux papas

08/12/2012 –  14h20
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
Le violent conflit entre Jean-François Copé et François Fillon a quitté la une de l’actualité. Les deux protagonistes du scrutin fraudé pour la présidence de l’UMP continuent de se rencontrer sans déboucher sur un accord. Mais ils se sont mis d’accord pour ne plus étaler violemment leurs différends sur la place publique.

Face à leurs concurrents -NKM, Bertrand ou Le Maire- qui souhaitent un nouveau vote, Copé et Fillon s’installent dans leur nouveau rôle. Copé président du parti. Fillon, président du groupe parlementaire dissident “Rassemblement-UMP”, l’UMP a deux papas !

Lire la suiteL’UMP a deux papas

Pour France 2, Copé et Fillon sont-ils des “enfoirés” ? [vidéo]

28/11/2012 — 20h00
PARIS (NOVOpress) — A la douzième seconde de la vidéo, erreur technique (peu probable compte-tenu de l’excellente synchronisation) ou manipulation ?

Depuis ce JT de dimanche dernier, Marie Drucker, qui le présentait, a-telle appris ce que veut dire en réalité image subliminale ?

UMP : le Grand Guignol permanent

UMP : le Grand Guignol permanent

23/11/2012 — 21h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation) –
Une burlesque guéguerre des chefs fait rage à l’UMP . « On hésite entre Dallas et le théâtre de Guignol » a ironisé mardi le vice-président du Front national Florian Philippot qui a parlé de « crash de l’UMP ». De son côté, l’infortuné Olivier Mazerolle a craqué en direct hier sur BFM-TV : « Plus personne ne comprend rien à ce parti, plus personne ne fait confiance à personne dans ce parti […]. La politique française à la petite semaine, y’en a ras-le-bol ! Je suis journaliste, je suis fatigué comme tout le monde, j’en ai marre d’être obligé de commenter des inepties ! ». Il est vrai que les 98 voix d’avance pour Copé qui se transforment en 26 voix pour Fillon, parce que les instances dirigeantes du parti avaient « oublié » que la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Wallis-et-Futuna faisaient encore partie de la République une et indivisible, ça a de quoi faire sourire, ou agacer, c’est selon.

Lire la suiteUMP : le Grand Guignol permanent

UMP : François Fillon appelle à « réguler de façon transparente » les flux migratoires

UMP : François Fillon appelle à « réguler de façon transparente » les flux migratoires

Crédit photo : World Economic Forum via Flickr (cc)

01/10/2012 – 12h00
LA  BAULE (NOVOpress Breizh) –
Le thème du « Grand Remplacement » semble désormais s’imposer dans le débat politique. En visite vendredi à La Baule (Loire-Atlantique) où il tenait une réunion devant les adhérents de l’UMP, François Fillon est revenu sur les déclarations de son rival Jean-François Copé dénonçant le racisme anti-blanc.

Lire la suiteUMP : François Fillon appelle à « réguler de façon transparente » les flux migratoires

Syrie : la droite française enterre le gaullisme

Syrie : la droite française enterre le gaullisme

13/08/2012 — 19h00
PARIS (NOVOpress) — Charles de Gaulle doit se retourner dans sa tombe. En effet, trois de ses héritiers supposés, et non des moindres, tombent dans l’atlantisme le plus absolu. Jean-François Copé, François Fillon et même Dominique de Villepin pressent François Hollande d’intervenir en Syrie contre Bachar El Assad. Et n’oublions pas les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy.

Lire la suiteSyrie : la droite française enterre le gaullisme

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

15/11/2011 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – En campagne pour le compte de Nicolas Sarkozy, François Fillon (photo) était hier en Bretagne, dans le Vignoble nantais, pour défendre la politique du gouvernement face à la crise et tenter de remonter le moral de ses troupes. En omettant soigneusement de rappeler les responsabilités de son propre camp.

«Pendant trop longtemps notre pays a emprunté sur les marchés sans vraiment se poser la question du remboursement futur, en se disant qu’il étant une grande puissance et que de toutes façons on ferait toujours crédit à une grande puissance», a reconnu le Premier ministre à Clisson où il était venu inaugurer les nouveaux locaux d’une PME, avant de conclure – ce qui n’est pas vraiment un scoop – « nous sommes trop endettés. » A qui la faute ? François Fillon, qui met en cause la responsabilité des socialistes – il n’a pas tort – oublie un peu vite celle de son propre camp.

En effet quand il était ministre du Budget dans le gouvernement Balladur (29 mars 1993 -11 mai 1995) Nicolas Sarkozy avait fait fort : en deux ans la dette publique était passée de 440,1 milliards d’euros à 662,8 milliards. Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) dans le gouvernement Raffarin, il avait persévéré : fin 2003, la dette publique s’établissait à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteignait 1068,3 milliards d’euros, passant ainsi la barre symbolique des 1000 milliards d’euros.

Elu Président de la République, Nicolas Sarkozy – en compagnie de son « collaborateur » François Fillon – a continué sur sa lancée. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin juin de cette année elle était à 1692,7 milliards d’euros. Une somme qui représente environ 86,2% du produit intérieur brut de la France.

En meeting hier soir à Vertou, le Premier ministre a martelé devant un millier de supporteurs que « ce temps est fini, l’heure de vérité a sonné», ajoutant que «cela ne sert à rien de s’en prendre aux banquiers ou aux agences de notation: la seule chose bien réelle, c’est que nous sommes trop endettés.» Oubliant simplement d’avouer que c’est en effet toute une oligarchie, non seulement française mais aussi européenne, qui s’est soumise, volontairement et depuis des décennies, au pouvoir des financiers, véritables bénéficiaires de la mondialisation. Une abdication dont les peuples vont devoir, si rien ne change, payer la lourde facture. C’est bien ce message que Monsieur Fillon était chargé de transmettre hier.

Crédit photo : Remi Jouan, licence CC.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Radio Courtoisie - Kiosque Courtois - Logo

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nous vous l’avons annoncé lors de notre précédent Kiosque, Marine Le Pen a rencontré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU. L’Etat d’Israël, qui fait de la Realpolitik, prend acte de la montée des partis populistes en Europe et s’en sert pour faire pression sur les partis de l’oligarchie dont le soutien à Israël est parfois jugé un peu mou. Récemment, les dirigeants de plusieurs partis populistes européens (mais pas le Front national…) ont été officiellement invités en Israël. La chaleureuse poignée de mains new yorkaise entre l’ambassadeur d’Israël et Marine Le Pen peut en particulier être interprétée comme un geste d’humeur d’Israël à l’encontre de l’UMP et du PS, tous deux favorables à l’entrée des Palestiniens à l’ONU. La dernière gaffe des compères Sarkozy et Obama qui ont publiquement brocardé le Premier ministre israélien Netanyahou alors qu’ils pensaient s’exprimer en aparté, aura sans doute hérissé l’opinion juive.

Pour Louis Alliot, vice‑président du Front national, la rencontre de New York est, je cite : « un pied‑de‑nez au Conseil représentatif des institutions juives de France ». Un Crif qui est hostile au Front national depuis 1983, donc avant l’affaire dite du « détail » et qui entend le rester. Son président Richard Prasquier a encore récemment déclaré « pas de casherout pour Marine Le Pen », ce qui, en bon français, signifie que pour le président du Crif, Marine Le Pen reste infréquentable. Une position sectaire qui ne fait pas l’unanimité dans la communauté juive. Relevons que deux des 60 associations qui forment le Crif, Siona et l’association des Sépharades de France, viennent de claquer la porte du Conseil représentatif, estimant, qu’en termes de sécurité notamment, elles ne se reconnaissent plus dans ses positions.

François Fillon (photo, avec Nicolas Sarkozy) a annoncé lundi de nouvelles mesures d’austérité. Alors qu’il y a quelques mois le gouvernement faisait encore la fine bouche devant le mot de « rigueur », le mot « austérité » est maintenant officiellement de mise. TVA réduite passant de 5,5 à 7 %, hausse générale des impôts, chasse aux niches fiscales, réforme de l’assurance maladie, nouvelle réforme des retraites, etc., etc.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Des mesures qui vont appauvrir les Français, alors que le coût de l’immigration, dont l’immigration clandestine,  est évalué à quelque 70 milliards d’euros par an. Selon Bercy, ce nouveau plan d’austérité est destiné à rapporter 65 milliards d’euros sur 5 ans. Il est malheureusement déjà caduc puisqu’il s’appuie sur une hypothèse de croissance de 1% pour 2012, alors que la Commission européenne s’attend quant à elle à une croissance de 0,6% et réserve son pronostic pour 2013. Le commissaire européen à l’euro a d’ailleurs déclaré jeudi, je cite : «La France doit prendre des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif en 2013». Pour de nombreux économistes, la prochaine entrée en récession de la France ne fait aucun doute. Jacques Attali, ancien directeur de la « Banque européenne pour la reconstruction et le développement » (sic), estime pour sa part, je cite, que ce plan est «un saupoudrage de petites mesures qui vise à mécontenter le moins d’électeurs possibles, dans une optique électorale évidente», à six mois de la présidentielle. Quant au projet de Budget 2012, il «n’est pas à la hauteur de la situation», et il ne changera «rien quant à la survie de la note triple A de la France», fin de citation. Commentant l’annonce du plan d’austérité gouvernemental, Marine Le Pen a quant à elle déclaré que les mesures annoncées par le Premier ministre étaient de « l’enfumage » et « parfaitement ridicules ». « Il est notamment piquant de constater qu’après avoir multiplié son salaire par trois, le président de la République consente à ne plus l’augmenter ! Quelle générosité de sa part, quand on sait que huit millions de Français sont sous le seuil de pauvreté » a-t-elle ironisé.

Jean‑Pierre Chevènement, fondateur du « Mouvement républicain et citoyen », a confirmé sa candidature à l’élection présidentielle. Cette candidature, qualifiée par Michel Rocard de « coup de poignard dans le dos pour le Parti socialiste », divise la gauche. Côté Front national, on ne dramatise en revanche pas : plusieurs ex-lieutenants de ce nouveau « candidat souverainiste » ont en effet rejoint les rangs marinistes. L’Express vient par ailleurs de révéler que le « Che » figure toujours sur la liste des « occupants de luxe » des appartements bon marché de la ville de Paris. Un 120 m² dans le superbe quartier du Panthéon, pour seulement 1539 euros mensuels, voilà en effet ce qui s’appelle une bonne affaire. A rapporter à son indemnité parlementaire d’environ 7000 euros, en sus, naturellement, de sa retraite de ministre, que le président d’honneur du MRC fut cinq fois. Assurément une longue et fructueuse carrière dans le Système…

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Un Français sur trois souhaite le retour au franc. Selon un récent sondage Ifop, un tiers des Français est pour l’abandon de la monnaie unique européenne et le retour à une monnaie nationale alors que l’euro était plébiscité par plus de 90% de nos concitoyens lors de sa mise en circulation en 2002. Un résultat sans doute influencé par la situation monétaire et politique de la Grèce et l’inflation due à l’euro. Selon un sondage TNS Sofres, la démondialisation fait son chemin dans l’opinion française. Plus d’un Français sur deux considère la mondialisation comme une menace sur l’emploi et le niveau de vie.

Selon une récente étude IPSOS, 58 % des Français considèrent désormais que “les notions de droite et de gauche sont dépassées”. Il apparaît que le clivage traditionnel entre “progressistes” (de gauche) et “conservateurs” (de droite) n’est plus pertinent pour une large majorité de Français, lesquels, en rupture d’affiliation traditionnelle, pourraient réserver des surprises électorales aux partis politiques du Système qui ne répondent plus à leurs attentes.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Querelles de minarets en plein Paris. Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte dans une caserne désaffectée afin d’essayer d’interdire les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre responsables musulmans selon qu’ils sont originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne-mosquée. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains » s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah tandis que son compère béninois refuse d’être « asservi » (sic) par un imam maghrébin. La préfecture de police attend toujours les statuts de l’association qui doit gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc dans le secteur de la rue Myrrha, au nez et à la barbe du ministre de l’intérieur, Claude Guéant.

Europe Ecologie Les Verts vient de claquer la porte des négociations avec le parti socialiste. En cause : le refus de François Hollande de mettre fin au chantier de l’EPR de Flamanville. Les Verts demandent un arrêt total du nucléaire en France, et comme symbole de cet arrêt, la fin de la construction de la centrale nouvelle génération. La sortie du nucléaire en France aurait un coût faramineux, évalué à 750 milliards d’euros, soit près de 40% du PIB. S’en serait en outre fini de l’indépendance énergétique de la France. Quant à la balance commerciale de la France, elle s’ancrerait dans des déficits abyssaux. Le problème du nucléaire mis à part, les deux partis sont cependant très proches et sauront trouver un terrain d’entente dans lequel chacun jouera sa partition de séduction en direction de l’électorat bobo : aux Verts la radicalité utopiste et gauchiste, au PS la touche de sens des réalités qui sied à un parti qui aspire à prendre en main le destin des Français


MONDE

Le populisme en hausse chez les jeunes européen. Selon une étude britannique récente, les thèses dites « populistes » rencontrent une adhésion grandissante dans la jeunesse européenne. L’étude montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétudes grandissantes. Il en est de même de la mondialisation, considérée comme destructrice des « droits de travailleurs ». Pour la jeunesse européenne, les partis politiques ont perdu le contact avec la réalité et sont incapables de répondre à leurs difficultés. L’étude met en évidence la profonde défiance des jeunes Européens envers leur gouvernement, les systèmes judiciaires et les institutions européennes. Un boulevard s’ouvre ainsi en Europe pour les partis populistes.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nucléaire militaire iranien : l’intervention occidentale se précise. Dans son rapport sur le nucléaire militaire iranien publié mardi, et consultable sur le site de l’Institut de sécurité scientifique international (Isis), l’Agence internationale de l’énergie atomique manifeste en termes diplomatiques, je cite « de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien ». Sans attendre les conclusions du rapport, le président israélien Shimon Pérès avait prévenu qu’une attaque militaire contre l’Iran était, je cite « plus proche que l’option diplomatique ». En réaction Mahmoud Ahmadinejad (photo) a  menacé de « punir » Israël en cas d’intervention, précisant que l’Iran était en mesure d’infliger de « sérieux dommages » aux Etats‑Unis. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a déclaré, je cite, que toute frappe militaire contre l’Iran « serait une grave erreur aux conséquences imprévisibles ». Fin de citation.

Le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté s’est élevé à 49 millions de personnes en 2010. Un niveau sans précédent dans l’histoire du pays. Au total, le Bureau du recensement conclut à un taux national de pauvreté de 16 % de la population totale et met en évidence un recul du taux de pauvreté chez les enfants et les Noirs, mais une augmentation chez les Blancs, les Asiatiques et les Hispano‑Américains, de même que parmi la population âgée.

Angela MerkelSix milliards d’euros : c’est le montant des baisses d’impôts qui viennent d’être annoncées en Allemagne. Alors que les mesures d’austérité décidées par François Fillon vont plomber le pouvoir d’achat des Français et entraîner notre pays vers la récession, Angela Merkel (photo) vient d’annoncer que l’Allemagne allait pouvoir procéder à des allégements fiscaux en 2013 et en 2014. « Nous voulons remercier les citoyens pour ce qu’ils ont concédé pendant la crise financière. » a benoîtement expliqué la chancelière. Une décision qui n’est sans doute pas exempte d’arrière‑pensées électoralistes, puisque le Bundestag doit être renouvelé en 2013.

Le ministère de la défense russe a décidé de ne plus s’approvisionner en fusils d’assaut de type AK-74. Lire Automat Kalashnikova, modèle 1974, aujourd’hui dépassé. Celui-ci équipe les troupes russes depuis, donc, près de 40 ans.  Son grand frère, l’AK 47, est le fusil d’assaut le plus populaire dans le monde. Coût très faible (seulement 220 euros au marché noir), grande fiabilité et grande facilité d’entretien, elle est l’arme préférée de tous les amoureux de la guérilla (désert, forêt, Neuf-Trois et autres endroits hostiles de la planète). Quelques-unes de ses caractéristiques pour faire rêver : vitesse du projectile : 710 mètres/seconde, cadence de tir : 600 coups/minute (plus fort que DSK) portée optimale : 450m, portée maximale : 1500 m, capacité : 30 cartouches, mais les bricoleurs peuvent monter à 45 voire 70. Quelque 100 millions d’exemplaires furent construits. Saddam Hussein en possédait une en or massif offerte par le roi d’Arabie Saoudite.

En cette période de 11 novembre, nous aurons une pensée pour nos Poilus. Oui, pour ces un million quatre cent mille Français qui ont donné leur vie sur les champs de bataille de la Grande Guerre pour que vive la France, soit 1000 morts par jour pendant les quatre années de cette monstrueuse tuerie.

Jean-Yves Le Gallou Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou (photo) sur le site Polémia.com, la mémoire française est davantage à Verdun qu’à Auschwitz. Si 27.000 de nos compatriotes juifs connurent le sort funeste que l’on sait durant la seconde guerre mondiale, l’hypermnésie cultivée à leur sujet à travers livres, films, conférences, et un travail mémoriel et de repentance omniprésent dans l’Education nationale et sur les chaînes du service public, ne doit pas nous faire oublier l’effroyable holocauste qu’à connu la nation française lors de ces quatre années qui ont bouleversé notre continent. A propos de la période 1914-1945, l’historien Dominique Venner parle à juste titre de guerre civile européenne. Ces trente années virent le déclin profond de notre Europe, déclin que d’aucuns souhaiteraient irrémédiable. Mais comme le dit également Dominique Venner, l’histoire est le lieu de l’inattendu. Croyons donc en notre Europe, et croyons donc tout particulièrement en la France.

 

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Si l’on en croit la presse, le premier ministre lors de son intervention à l’université d’été de l’UMP le 4 septembre dernier, aurait déclaré, prônant la rigueur en réponse à la crise, que « plus que jamais les Français doivent être conscients de leurs devoirs ». Si ces propos ont bien été tenus il convient de s’interroger sur leur signification.

Les Esquimaux parlent aux Français

D’abord sur la forme, cette façon qu’ont les membres de la classe politique de parler des « Français » – c’est-à-dire de leurs concitoyens – à la troisième personne, est bien significative de la distance qui s’est désormais installée entre la France d’en haut et la France d’en bas. L’oligarchie parle, en effet, des Français comme si ces derniers constituaient une nationalité différente de la sienne. Elle parle des Français comme nous parlerions des Anglais ou des Esquimaux. Forte de cette distance, l’oligarchie adopte alors vis-à-vis des autochtones une posture d’entomologiste. Car quand elle emploie cette expression, c’est en général pour l’associer à une analyse critique ou pour déplorer que les Français soient ce qu’ils sont (les Français sont « frileux » face à la mondialisation, par exemple). Ah ! Si, au moins, ils étaient anglais ! Tel est d’ailleurs bien le sens de la formule de M. Fillon : manifestement, dans son esprit, « les Français » ne sont justement pas conscients, ou pas assez, de leurs devoirs face à la crise !

Sur le fond, ensuite, ce curieux diagnostic révèle l’abîme qui sépare désormais la classe politique de la France réelle.

Les victimes sont les coupables

Si l’on comprend bien M. Fillon, les Français seraient donc inconscients de la situation. Pourtant, tous les sondages révèlent qu’une majorité de nos concitoyens (en fait deux Français sur trois) manifestent une grande inquiétude –au demeurant croissante – devant la dégradation de la situation économique et la durée de la crise financière. Mais M. Fillon n’a semble-t-il pas le temps d’étudier ces sondages d’opinion, tant il se préoccupe de l’avenir de notre pays .

Le premier des Français, le président de la République, n’a-t-il d’ailleurs pas admis lui-même que « clairement les chiffres du chômage ne sont pas bons » (lors de son déplacement dans les Vosges le 2 septembre dernier). M. Fillon croit-il vraiment que les Français ignoreraient cette réalité ?

Les propos du premier ministre traduisent aussi la promptitude avec laquelle l’oligarchie dominante se décharge de ses responsabilités devant la crise. Car, si l’on suit le premier ministre dans son propos, la solution à la crise actuelle nécessiterait que « les Français » soient plus « conscients de leurs devoirs ». Ce qui revient évidemment à suggérer que ceux-ci ont une part de responsabilité dans la situation actuelle. CQFD

Mais en quoi les Français seraient-ils responsables d’une crise financière qui résulte avant tout de la dérégulation des marchés, de la mise en place de procédures financières de plus en plus opaques et sophistiquées destinées à répandre les risques partout dans l’espoir de les faire disparaître et du comportement irresponsable des grandes banques qui ont peuplé leurs bilans d’actifs toxiques et de créances douteuses, dans l’indifférence des régulateurs et de leurs conseils d’administration ? Les épargnants et les déposants qui ont fait confiance à ce même système bancaire – en particulier quand les ministres des Finances successifs leur conseillaient d’investir dans les actions – sont-ils vraiment les responsables de la crise ? Ne sont-ils pas plutôt ses futures victimes ?

Les Français sont-ils vraiment responsables de la réponse apportée par les gouvernements à la crise financière de 2008 consistant à transformer les dettes privées en dettes publiques, lesquelles finissent par exploser ? Les Français qui ont rejeté le prétendu traité de l’Union européenne, que M. Sarkozy leur a ensuite imposé en faisant un détour par Lisbonne, sont-ils responsables des dysfonctionnements de la zone euro qui est une zone économiquement instable ?

Curieusement le premier ministre semble avoir oublié l’ode à la dérégulation financière que sa majorité chante depuis des années et dont on voit aujourd’hui les pénibles résultats. Curieusement il ne nous dit plus que l’euro nous rend plus forts.

Non : les vrais responsables de la situation ce sont ces irresponsables de Français ! Franzosen Gross Filous, comme dirait sans doute Madame Merkel.

N’est pas Churchill qui veut

Dans son propos, le premier ministre semble surtout viser les déficits et les dépenses publiques : les « devoirs » qui attendent dans son esprit les Français portent sur la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des prélèvements. D’ailleurs, nos concitoyens ne se font aucune illusion sur ce plan.

Mais en quoi sont-ils responsables des déficits publics ? Qui prépare les lois de finances ? Le gouvernement. Qui les vote ? La majorité parlementaire. Qui exécute le budget ? Le gouvernement.

Certes, on peut objecter que ce sont les électeurs qui élisent les parlementaires et donc choisissent la majorité, mais ils n’ont en réalité aucun moyen de la contrôler. En outre, sur un grand nombre de sujets, on ne peut pas dire que la politique conduite reflète l’opinion majoritaire des Français. Car le problème est institutionnel avant d’être économique : la démocratie est formelle dans notre pays.

Au demeurant, la situation des finances publiques des pays occidentaux démontre que le problème des déficits n’est nullement un « mal français ». Le seul vrai mal français c’est justement que le gouvernement est incapable, depuis des années, de maîtriser les dépenses publiques et cela parce qu’il adopte une attitude clientéliste. Pour le dire autrement : c’est parce qu’il manque de courage et de détermination, parce qu’il veut contenter tout le monde, qu’il est incapable de trancher dans les dépenses et dans les déficits. Si les élèves font mal leurs « devoirs » c’est parce le maître est mauvais.

M.Fillon voudrait bien se donner des airs de Churchill, promettant du sang, de la sueur et des larmes à ses concitoyens. Il ne lui manquait, ce week-end à Marseille, que le chapeau melon et le cigare. Mais Churchill préparait la mobilisation totale de l’Angleterre dans la guerre. Le premier ministre, lui, ne prépare que la mobilisation électorale.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 10/09/2011 [/box]

Image : François Fillon lors du campus de l’UMP le 4 septembre 2011 à Marseille