Fillon, candidat des cathos ? la blague !

C’est le représentant de la droite conservatrice à la Thatcher (selon Zemmour), le candidat de la droite catholique, le champion de la Manif pour Tous, le candidat de la Vie, un transgresseur de tabous (selon Buisson) et un descendant de chouan de père en fils ! N’en jetez plus !

Dans le Tout Sauf Marine (trop plouc, trop grande gueule, trop divorcée, trop proche de Philippot) qui prévaut chez tous ces braves gens, Fillon est en train de devenir le cheval de retour, le vieux général, l’homme providentiel qu’ils appelaient de leurs vœux et qu’ils désespéraient de trouver avant mai 2017. Leur frénésie à le dénicher n’a d’égale que leur mauvaise foi et leur malhonnêteté pour des gens qui se disent attachés aux principes non négociables.

Fillon n’abrogera pas le mariage pour Tous, ni l’adoption par les couples homosexuels, il vient de le redire. Marine Le Pen est la seule candidate à vouloir l’abroger. Pas grave ! Fillon les rassure et les barbe comme ils aiment avec ses gros sourcils de directeur d’école privée, son costume d’employé des pompes funèbres et son humour de notaire de province.

Il ne reviendra pas sur l’avortement, il ne cesse de le répéter : « J’ai voté tous les textes qui voulaient améliorer l’accès pour les femmes à l’IVG, y compris le dernier qui était proposé par la gauche. Faire planer un doute, c’est inqualifiable. » Marine Le Pen est la seule candidate qui ait jamais parlé de dérembourser l’avortement : « Si j’ai un choix budgétaire à faire entre ne pas rembourser l’IVG qui est un acte qui peut être évité, étant entendu quand même qu’il existe de nombreux moyens de contraception dans notre pays et être obligé de dérembourser des actes qui ne peuvent pas être évités et qui permettent à des Français qui souffrent de se soigner, je choisirai la première option. » Lors de la dernière campagne des régionales, Marion Maréchal avait annoncé qu’elle supprimerait les subventions au Planning familial en région Paca si elle était élue.

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Marion Maréchal-Le Pen au sujet de Fillon : ” L’un des rares à l’Assemblée qui refuse encore de me serrer la main”

24/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le 22 novembre 2016 à 19h30 sur LCI, Yves Calvi recevait Marion Maréchal-Le Pen.

La Présidente du groupe FN en PACA a ainsi pu donner son avis sur le 2nd Tour de la Primaire Les Républicains qui opposera François Fillon à Alain Juppé.

Marion Maréchal-Le Pen explique pourquoi François Fillon ne peut pas incarner le renouveau :

Je ne vois pas dans ces candidats le renouveau annoncé. Concernant François Fillon, il a été député 8 ans avant ma naissance et il est ministre depuis 1993. C’est un adversaire du Front National depuis maintenant 30 ans. C’est l’un d’ailleurs des rares à l’Assemblée qui refuse encore de me serrer la main. Il est pour moi, l’un des acteurs de la décomposition française.


Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite !

Source : Polemia – “Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite !”

Philippe Christele s’interroge sur les conséquences du choix de François Fillon par les électeurs de la primaire de la droite et du centre sur le paysage politique :

La très probable élection de François Fillon n’est a priori pas une bonne nouvelle pour le FN et sa campagne.

Que ce soit juste ou pas, François Fillon coche en effet presque toutes les cases du candidat rêvé de la droite :

    Sa posture physique personnelle est présidentielle, loin du bling-bling sarkozyste ou du hollandisme chiffonné. Ce que confirme une intégrité jusque-là irréprochable ;
    Ses positions géopolitiques d’équilibre – qui représentent ses seules réelles transgressions d’avec la doxa dominante – ne peuvent pas être attaquées ;
    Sa filiation historique de plus proche collaborateur du velléitaire Philippe Séguin lui donne un vernis de souverainiste, que ses actes n’ont pourtant jamais confirmé ;
    Sa campagne, renforcée du choix – contestable – de la bourgeoisie catholique de le soutenir, donne de lui une image forte sur le plan des valeurs, même si ses positions et votes personnels précédents démontrent qu’il n’en est rien. Mais en politique, est ce qui paraît ;
    Son programme économique lui rallie à la fois ceux qui pensent aux comptes publics comme ceux qui pensent à la liberté de l’entrepreneur. Ses soutiens sont à la fois auprès du grand capital et auprès des « pigeons » et autres cénacles analogues qui lisent dans son programme l’espoir de nous débarrasser des lourdeurs ruineuses, bureaucratiques, syndicales et normatives ;
    Enfin, sa fin de campagne autour d’une attaque résolue de l’islam nommément désigné lui a assuré l’ultime décollage sondagier dont l’acmé a été le surprenant premier tour de l’élection primaire.

A ces éléments statiques vont s’ajouter plusieurs éléments dynamiques :

    La rudesse de son programme économique va aider la gauche à se coaliser facilement contre lui, au nom de la défense des « zacquissociaux » et autres pesanteurs irréformables ;

    La disparition de l’épouvantail Sarkozy, figure préférée pour les attaques sans risques de l’extrême gauche, va laisser ces braves gens inoccupés. Ils vont vite se reprendre pour attaquer ce qui, chez Fillon, fleure bon le terroir, à savoir son prétendu enracinement et ses réseaux cathos ou conservateurs. Ce qui aura notamment pour conséquence d’en rajouter sur la dimension droitière et conservatrice dudit Fillon ;

    Bref, au programme de la prochaine présidentielle, une belle réactivation du clivage droite/gauche en lieu et place de l’affrontement système/antisystème qu’on aurait pu voir naître.

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Eric Zemmour : le défi pour Fillon, « être Pompidou ou la mort »

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22/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le défi qui se présente à François Fillon est maintenant d’« être Pompidou », sinon il mourra, sinon il sera balayé. Ce matin sur RTL, le chroniqueur a analysé cette « divine surprise » pour la gauche qu’a été le score de François Fillon – et sa probable victoire dimanche prochain –, en ce sens qu’elle lui permet de se refaire une santé à moindre coût sur le thème : « Au secours, la droite revient ! » Sous-entendu : la vraie droite, bien dure, pour tout dire bien réac. « Elle n’aura même pas besoin de travailler ses argumentaires, l’équipe d’Alain Juppé est en train de les préparer avec grand soin. »

Mais voilà aussi, estime l’essayiste, que « le Front national est débordé sur sa droite » et que, si Fillon tient bon face à la déferlante médiatique, « il peut couper l’électorat du FN en deux, détacher son aile la plus traditionaliste, aller chercher un électorat populaire qui ne s’est pas déplacé dimanche dernier. » C’est pour cela qu’il doit être Pompidou, sinon, ce sera « la mort ». Explications en vidéo d’Eric Zemmour.

Primaire de la droite et du centre : premier bilan

Source : Boulevard Voltaire – “Primaire de la droite et du centre : premier bilan”

Nous sommes encore loin du dénouement de ce feuilleton à multiples rebondissements.

Dimanche soir, sondeurs et journalistes n’étaient pas vraiment à la fête ; les premiers, surtout, qui, après victoires du Brexit et de Donald Trump, n’ont pas vu venir celle de François Fillon (44,2 %) au première tour de la primaire de la droite et du centre. Certes, la remontée brutale de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote ne leur avait pas échappé et leur ultime pronostic de vendredi se trouvait globalement confirmé dans les urnes de ce dimanche.

Les médias dominants, eux, n’ont pas cette excuse, ce, d’autant plus qu’ils étaient à la fois juge et partie, menant campagne pour le seul Alain Juppé (28,3 %), grand perdant de cette soirée électorale avec Nicolas Sarkozy (21,09 %), évidemment.

L’un est blessé dans son orgueil. Le « meilleur d’entre nous » se retrouve aujourd’hui surtout seul entre tous, puisque ne bénéficiant pour l’instant que du soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5 %). L’autre, plus que blessé, est virtuellement mort, venant de faire une seconde fois ses adieux à la vie politique, tout en assurant François Fillon de son soutien, au même titre que Bruno Le Maire (2,4 %).

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Primaire de la droite : Fillon écrase tout, Sarkozy c’est fini !

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a déjoué les pronostics et rafle la première place (44%) loin devant Alain Juppé, deuxième (28,3%).

C’est un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy (20%), qui a été éliminé dès le premier tour. Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint et responsable du service politique au Parisien – Aujourd’hui en France, décrypte cette soirée historique.



Primaire à droite: Fillon écrase tout, Sarkozy… par leparisien


Primaire de la droite : abstention, François Fillon ou Poisson ?

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20/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Vous hésitez à aller voter à la primaire de la droite et du centre ? Vous hésitez entre l’abstention, un vote pour François Fillon et un vote pour Jean-Frédéric Poisson, que Marion-Maréchal Le Pen a salué hier d’un tweet qui a été perçu comme un encouragement à lui apporter son suffrage ? Il nous a semblé intéressant de publier ce texte de François Falcon paru sur le site Boulevard Voltaire.

« Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et son projet une synthèse intéressante. 

Ce dimanche, certains songent à aller à la pêche. C’est tentant, bien sûr, puisque la démocratie représentative est une démocratie par défaut. Si l’on permettait aux Français de proposer et de voter directement les lois par Internet, il est clair que notre législation serait radicalement différente. Mais à l’heure où des iconoclastes comme Aphatie songent à détruire le château de Versailles et contestent le suffrage universel dès lors qu’il porte au pouvoir des personnages ou des courants de pensée contraires à leurs anti-valeurs, la moindre parcelle de démocratie doit être exploitée. Exit, donc, la pêche.

Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et le projet de François Fillon est une synthèse intéressante. En comparaison de la ligne démocrate de Hillary Juppé et de la ligne opportuniste de Donald (celui de Disney) Sarkozy, c’est assurément un moindre mal. 

Sa campagne de coureur de fond lui a permis d’affiner sa vision de la société française et du monde, comme l’atteste notamment son discours de Biarritz : il y affirmait, par exemple, qu’il n’y a pas de problème de « communautarismes » en France mais uniquement un problème de dérive sectaire de la communauté musulmane et il s’y disait opposé à un durcissement de la législation laïque, qui reviendrait à pénaliser des millions de croyants qui ne posent aucun problème – catholiques, protestants, juifs, bouddhistes – au prétexte de canaliser les provocations de l’islam. En matière de politique étrangère, aussi, Fillon est clairement plus réaliste que ses concurrents du sérail, tous peu ou prou atlantistes.

Pour autant, l’adoption de ce rite américain des primaires – lequel s’explique outre-Atlantique par le fait que leur élection présidentielle est une élection à un seul tour – est une occasion unique de voter non pas en fonction de considérations stratégiques mais en fonction de ses convictions. Nous avons, désormais, en France une compétition à quatre tours (voire à six tours, si nous nous mêlons de la primaire socialiste afin d’écarter le calife Hollande ou son grand vizirs Valls) ; si nous n’en profitons pas pour faire au moins une fois un vote de conviction, c’est que nous sommes vraiment indignes du suffrage universel comme le pensent les Aphatie, les Attali et autres Attila !

Que ceux qui sont sensibles à la sincérité clintonienne de NKM ou de Bruno Le Maire votent donc pour eux ; que les très jeunes ou les très anciens qui n’ont pas le souvenir du mandat de Sarkozy votent donc pour lui ; que les masochistes bien-pensants votent Juppé ; que les libéraux identitaires christianisants modérés votent Fillon et que les sociaux identitaires chrétiens convaincus – ou leurs compagnons de route – votent Poisson, le seul au demeurant qui dénonce « le cordon sanitaire » anti-FN. 

Ajoutons que tous ceux qui ont sacrifié des dizaines d’euros et des dizaines d’heures pour aller manifester leur hostilité à la loi Taubira, et qui ont été méprisés par le système au point de n’être même pas décomptés, tiennent là l’occasion de se faire entendre très clairement en deux minutes et pour seulement deux euros. S’ils font tous cette démarche, Poisson, le seul qui souhaite abroger le mariage gay, rejoint mécaniquement le trio de tête avec plus de 25 % des voix. Dimanche 20 novembre, les vétérans de la Manif pour tous peuvent déclencher un séisme politique s’ils le souhaitent. Qu’ils ne s’en privent pas ! »

Tribune parue sur Boulevard Voltaire sous la signature de François Falcon

Le réquisitoire d’Eric Zemmour contre la primaire de la droite

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17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est livré à un véritable réquisitoire contre la primaire « de la droite et du centre », dont le dernier débat aura lieu ce soir sur France 2, et dont le premier tour aura lieu dimanche. « La primaire, explique-t-il, c’est une course de chevaux où les montures se prennent pour les jockeys sous des commentaires de journalistes qui ne distinguent pas les casaques et arbitrée par des juges sondeurs qui croient que c’est une compétition automobile. »

Eric Zemmour enchaîne :

« Le général De Gaulle voulait arracher l’élection présidentielle aux partis pour la donner au peuple. Les primaires ont rendu la présidentielle aux partis qui la confient aux médias et aux sondeurs, qui ne savent pas quoi en faire. »

Pour l’éditorialiste, « l’électeur de droite est un anarchiste qui aime l’ordre : il n’en fait qu’à sa tête », d’autant que « personne ne sait quel électeur de droite viendra voter ». Tout juste les sondeurs affirment-ils que l’électeur-type sera « un cadre retraité » et qu’il y aura peu de jeunes et peu d’ouvriers, ce qui fait dire à Zemmour que « la primaire est éminemment moderne » en ce qu’elle « réinvente de suffrage censitaire » : « Louis-Philippe, nous voilà ! »

Et Zemmour d’ironiser :

« Quand les ouvriers et les hommes non diplômés se déplacent, cela ne donne que des catastrophes : le Brexit et Trump ! »

A gauche, explique-t-il encore, la primaire fut un « accélérateur de carrière » puisque Manuel Valls devint premier ministre et Arnaud Montebourg ministre, malgré ou grâce aux scores qu’ils avaient obtenus. Pour la droite, elle tend à devenir « une machine d’ingratitude », et le phénomène va bientôt toucher la gauche.

Conclusion : « La présidentielle était un sacre, la primaire est une guillotine. »

Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

Réforme constitutionnelle : François Fillon fait cavalier seul

09/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

La réforme constitutionnelle portée par le pouvoir exécutif, suite aux attentats de novembre, continue de secouer le monde politique. Dans une tribune du Journal du Dimanche, François Fillon s’est déclaré opposé, contre sa propre famille politique. Il a ainsi expliqué

Notre texte suprême n’est pas un outil de communication

et il dit plus loin : « Nul n’est tenu de céder au chantage de la peur et de marcher au pas ». Il met surtout en cause la déchéance de nationalité pour les terroristes dits binationaux nés en France. Il se marque alors en rupture avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui seront ses futurs adversaires des primaires de la droite et du centre.


Cacophonie des élections régionales

23/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques semaines du scrutin des élections régionales, les alliances et divergences entre partis se révèlent. Elles révèlent une recomposition du paysage politique français à venir.
Le redécoupage des régions qui sont passées de 22 à 13 n’a pas permis de changer les grandes tendances électorales nationales. Trois grands partis sont en lices dans ce scrutin à la proportionnelle. Le Front National et le parti Les Républicains sont donnés majoritaires au premier tour. La gauche pourrait quant à elle conserver quelques régions.

Que nous révèlent ces élections ?
À y regarder de plus près, les élections régionales montrent qu’un redécoupage partisan est à l’œuvre.
Dans toutes les régions, le Front national ne fait pas d’alliance. Au contraire, chez les Républicains, l’ouverture se fait au centre. L’union des démocrates et indépendants par exemple a obtenu la tête de liste dans trois régions. C’est disproportionné au regard de leur poids électoral. Ils représentent 30 députés sur 577 à l’Assemblée nationale et n’ont gagné qu’un seul département aux élections, en 2015…

Les Républicains ouvrent au centre, mais ferment à droite…
C’est en effet ce qui s’est passé dans quelques régions. Notamment, les Pays-de-la-Loire où Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le PCD de Jean-Frédéric Poisson ont été écartés des places éligibles sur la liste. À la manœuvre, Bruno Retailleau, ancien bras droit de Villiers en Vendée, il est aujourd’hui derrière François Fillon. C’est lui qui a refusé de prendre un candidat MPF et un PCD. Il se considère déjà comme trop marqué par une étiquette conservatrice contre le mariage gay et pro-vie… Il a même déclaré que certains « Prennent en otage le combat pour la famille ».
Quant à Valérie Pécresse en Ile-de-France, elle a poussé à prendre Chantal Jouanno, sénatrice UDI, comme seconde de liste, de peur d’une candidature concurrente.

Qu’en pense la droite des Républicains ?
Un député Les Républicains de l’Aube n’hésite pas à parler de future grande recomposition à droite et évoque une explosion du parti ex-UMP. Nombreux sont ceux qui regrettent une prédominance des centristes sur les listes au détriment des candidats de conviction.

Réunion de soutien aux chrétiens d’Orient à Paris

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y avait du monde, hier, au Cirque d’hiver pour le rassemblement en faveur des chrétiens d’Orient organisé par François Fillon et Valérie Pécresse. Des hommes politiques ont pu ainsi côtoyer des prêtres et religieux des diverses communautés chrétiennes orientales, dans une réunion inédite. En outre, le nonce apostolique était présent.

Comment s’est déroulée cette soirée d’un genre nouveau ?
Il y a eu ainsi alternance entre les interventions des hommes politiques et les témoignages d’évêques ou de prêtres, dont certaines ont fait l’objet d’ovations. Une minute de silence a même eu lieu. Enfin, la réunion a été ponctuée par le chant d’un Notre Père en syriaque, de la part de sœur Marie Keyrouz. Ce n’était donc pas une réunion habituelle.

Et sur le fond ?
Certaines interventions ont été explicites. Ainsi, l’utilisation de l’Etat islamique par certains pays arabes a été soulignée. De même, le soutien dissimulé des occidentaux à Al Nosra, ainsi que les complicités saoudiennes, qataries, voire israéliennes, ont été dénoncées. D’autres intervenants réclamaient un changement de politique, pointant la contradiction à bombarder l’Etat islamique tout en voulant punir El Assad. Enfin, Mgr Gollnisch, directeur général de l’œuvre d’Orient, dénonçait une certaine autocensure, comme celle qui préfère qualifier les coptes récemment décapités en Libye de ressortissants égyptiens.

Que peut on conclure ?
Il est salutaire de voir les hommes politiques aborder une cause, quitte à organiser une réunion où la religion avait sa place. On a pu voir des témoignages de foi ou des soutanes. Le public n’était nullement gêné par de telles références. Les intervenants politiques présents ont défendu des racines chrétiennes qu’ils oublient souvent dans notre pays et parfois donné dans le pathos à propos de l’Etat islamique.


Crédit photo : Capture d’écran de l’intervention de Claude GOASGUEN Cirque d’hiver Paris/France 23 juin 2015


François Fillon chez les islamistes pro-niqab de l’UAM93


Visite de Mr François Fillon à l’UAM-93 par uam93

02/11/2014 – FRANCE (NOVOpress via L’Observatoire de l’islamisation)
L’UAM-93 (Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis) a récemment reçu la visite de François Fillon. Sur le site de l’association musulmane, il est ainsi possible de lire ceci : “L’UAM-93 a eu le plaisir de recevoir le jeudi 9 octobre 2014, Mr François Fillon, ancien Premier Ministre. Les questions d’actualité et l’avenir de notre pays étaient au centre de cette rencontre, bien sûr un intérêt particulier a été donné à l’islamophobie et les attentes des musulmans de France.”

Pourtant, l’UAM-93 s’est toujours déclaré favorable au niqab. Dans un texte intitulé “Le niqab supérieur à jamais au dévoilement du visage”, l’on peut découvrir les lignes suivantes :

La République a beau répéter et placarder partout que son idole avait le visage dévoilé, les vrais Musulmans n’en ont que faire. Leur foi implique, en effet, la croyance au fait que l’Omniscient, le Sage, Celui qui connaît intimement Ses créatures sait mieux ce qui est bon pour eux.(…) Le Coran nous enseigne que Dieu, dans son infinie miséricorde, a révélé une multitude de législations poursuivant les mêmes fins bien que divergentes sur les moyens à mettre en œuvre. Sa dernière législation, la voie (sharia) islamique, intervient à un stade d’avancement intellectuel de l’humanité tel qu’elle demeure valable selon toutes les époques et tous les contextes géographiques, sociétaux, etc.

François Fillon se dit favorable à l’instauration de quotas d’immigration

11/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le bon sens suisse toucherait-il les responsables de l’UMP lorsqu’ils sont dans l’opposition ? Toujours est-il que François Fillon était l’invité ce lundi de BFMTV et RMC. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le référendum qui s’est tenu dimanche en Suisse, visant à limiter le nombre d’immigrés dans le pays, François Fillon s’est déclaré favorable à l’application d’un tel système en France ou en Europe.