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Macron bien lancé pour le second tour grâce au soutien kamikaze des Républicains

22/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Compte tenu des ralliements et de son avance, Macron est bien lancé…

Oui, les socialistes et le « centre mou libéral » ont fait preuve encore une fois d’esprit de système et de conformisme en appelant à se rassembler derrière Macron. Ce dernier a tenu à remercier, lors de son allocution fleuve et victorieuse dimanche soir, François Fillon et Benoît Hamon d’avoir appelé à voter pour lui. Jean Luc Mélenchon, quant à lui, n’a pas donné de consigne de vote à ce stade.

Marine Le Pen va tenter de rallier la droite et l’électorat de Mélenchon, mais cela s’annonce difficile

D’après Guillaume Bernard, une droite alternative est en train de se recomposer en réunissant une partie des électeurs de François Fillon d’une part, ceux de Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan d’autre part. Une partie de la droite classique reste tétanisée par la diabolisation, en outre la ligne de séduction du FN vis à vis de la gauche a montré ses limites. Enfin, il n’est pas certain que les électeurs de Jean Luc Mélenchon se reportent sur Marine Le Pen.

Rien ne peut donc ébranler Macron dans sa course à l’Elysée ?

Macron ne semble pouvoir être sérieusement mis en danger que par des attaques ou révélations sur son patrimoine caché. Ou encore sur sa vie privée cachée, lui qui porte deux alliances.

Quoi qu’il en soit, les législatives risquent d’être désastreuses pour le parti Les Républicains, compte tenu de leur appel à voter Macron. Cela peut annoncer un élargissement du FN à droite

En effet, une partie des électeurs des Républicains se sentent trahis et pourraient sanctionner leur parti en votant pour la droite de conviction de Marine Le Pen. Ce qui suppose aussi de sa part des signaux dans leur direction.

élection présidentielle

Le véritable défi de l’élection présidentielle, par Thierry Breton

L’attentat de l’avenue des Champs Elysées, qui a coûté la vie à un policier, est venu tragiquement rappeler le véritable enjeu de l’élection présidentielle. Celui-ci ne réside pas dans le prix des costumes ou dans la fiche de paie des assistants parlementaires de certains candidats. Il ne se trouve pas non plus dans le montant de la dette, le nombre de fonctionnaires ou la monnaie que nous devons avoir dans notre poche. Ne parlons même pas du barème de l’impôt sur le revenu, de la retenue à la source ou de l’âge du départ à la retraite. Tout cela est dérisoire. Secondaire. Accessoire.

Le véritable enjeu est planétaire. Il trouve son origine dans la date du 1er février 1979. Ce jour là, l’ayatollah Khomeiny rentre en Iran après 14 ans d’exil. L’islam, après une longue période de somnolence, vient de se réveiller. Nul ne mesure l’ampleur du phénomène sur le moment. Et pourtant. « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement » a dit le président du gouvernement provisoire kabyle, en exil à Paris, Ferhat Mehenni.

Depuis, l’islam n’a pas cessé de se mettre en mouvement. Afrique noire. Irak. Égypte. Lybie. Syrie. Afghanistan. La liste de ces contrées lointaines n’est pas exhaustive. Et puis…

Et puis, il est arrivé à nos portes avant de rentrer dans la maison. Il n’a pas eu besoin d’effraction. Ni même de frapper. La porte était ouverte. Grande ouverte.

L’explosion démographique du tiers-monde – 228 millions d’habitants en Afrique en 1950 contre 1 milliard 216 millions en 2016 -, l’accroissement de la misère et la persistance des conflits armés dans cette partie du monde sont les causes d’une immigration massive qui a été le vecteur de cet islamisme désormais installé au cœur de nos cités.

Explosion démographique. Immigration de masse. Islamisme conquérant. Le prochain président de la République devra répondre à ces trois phénomènes qui se sont ligués naturellement pour former un immense défi. Le défi du XXIème siècle ! Un défi tellement colossal que la France en particulier, et l’Europe en général, ne verront pas le siècle suivant si personne n’y répond. Mais pour y répondre, il faut d’abord en avoir conscience. Sans diagnostic valable, il n’y a pas de solution efficace.

Onze candidats se présentent au suffrage des Français. A ces derniers de choisir celui qui saura faire face au défi majeur de notre siècle. Leur responsabilité est immense. Ils n’ont pas le droit de se tromper. Car s’ils commettent une erreur dans leur choix, celle-ci sera probablement la dernière. L’Histoire ne repassera pas les plats !

Tribune libre de Thierry Breton reprise de Infos Bordeaux

GayLib

GayLib appelle à faire barrage à François Fillon !

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué de dernière minute, GayLib, les « LGBT libéraux et humanistes », donne pour seule consigne de vote de ne pas voter… pour François Fillon ! GayLib, pourtant associé à l’UDI, explique que François Fillon s’est « de lui-même coupé des familles homoparentales » car il « souhaite réécrire la loi “Taubira” et retirer aux couples homosexuels l’accès à l’adoption plénière ».

Le lobby qui milite pour « les droits des LGBT » ajoute cet argument :

« Il a également récemment déclaré vouloir nommer au gouvernement des représentants du groupuscule dont il est devenu otage, Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous. »

Lors du second tour de la primaire de la droite, GayLib avait soutenu Alain Juppé en dénonçant « un candidat Fillon sous influence, l’otage de groupuscules ultra conservateurs ».

Un homme détesté à ce point par GayLib, qui n’émet aucun avis sur aucun autre candidat, ne peut pas être totalement antipathique…

Tiercé gagnant

Macron, Le Pen et Fillon : le tiercé gagnant… dans l’ordre ou dans le désordre

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron : 23 % ; Marine Le Pen : 22 % ; François Fillon : 21 %. A moins de deux jours du scrutin, tels sont les chiffres livrés aujourd’hui à midi par le PrésiTrack d’OpinionWay, le baromètre quotidien de l’opinion dont c’est ici la dernière livraison avant le premier tour. Etant données les marges d’erreur, autant dire que ces trois candidats sont à égalité. Jean-Luc Mélenchon étant relégué à 18 %, Macron, Le Pen et Fillon semblent donc constituer le tiercé gagnant… mais dans quel ordre ?

eric-zemmour

Pour Eric Zemmour, « les électeurs ne sont pas indécis mais stratèges »

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On connaît nos classiques : la “drôle de guerre“ est suivie de la “guerre éclair“ », a expliqué ce matin Eric Zemmour sur RTL : « D’abord, on s’enlise dans une situation de “ni guerre ni paix“ qui épuise les nerfs et les volontés. Puis, soudain, c’est l’offensive meurtrière et mort aux vaincus. Depuis des mois, c’était une drôle de campagne : pas vraiment d’affrontements, pas vraiment de débats, pas vraiment de polémiques. On s’évite, on s’ignore, on se neutralise, on fait de la morale, pas de la politique. Faites la com’, pas la guerre. […] Ce n’était pas une campagne présidentielle, mais un concours de patinage artistique. »

« Et soudain, observe Zemmour, tout s’emballe. On tire de tous les côtés. On parle vraiment de la France, de son devenir, de son identité, de son peuple. On parle vraiment des sujets qui fâchent, on sort du corset étouffant de l’économisme » :

« Les menaces d’attentat donnent une intensité nouvelle au climat. Jusqu’à présent, aucun candidat ne savait exactement de quoi parler car il ne savait pas exactement qui était son adversaire. Cette période est révolue, chacun a trouvé son adversaire. La politique, c’est d’abord la désignation d’un ennemi, eux et nous. »

A trois jours du premier tour, qu’observe-t-on ?

« Hamon est mort et il le sait. Mélenchon a peur de gagner. Débordé par sa base, il est en train de renoncer, dans la panique, à la sortie de l’euro. Dans les meetings de Le Pen, on crie de nouveau : “On est chez nous“. Dans ceux de Macron, on crie désormais : “Et en même temps“. Fillon cesse enfin de parler du déficit et de la dette pour évoquer les racines chrétiennes de la France. Il a enfin compris que l’élection se jouait à droite et pas au centre. Macron dénonce les catholiques de Sens commun qui sont chez Fillon pour mieux cacher Mohamed Saou, l’ami des Frères musulmans qui est chez lui. Autour de SOS Racisme et de Bernard-Henri Lévy, on tente de rejouer les années 1980 pour lancer le combat anti-Le Pen. Mais la petite main jaune ne se vend plus guère. »

Pour Eric Zemmour, ce qui est en train de se passer peut se résumer ainsi :

« La dynamique de Mélenchon réveille le vote Fillon à droite. La résistance de Le Pen consolide le vote Macron à gauche. Les électeurs ne sont pas indécis mais stratèges. Ils se prennent pour des généraux qui font déplacer leur bulletin de vote comme des troupes de soldats. C’est le temps des grandes manœuvres. »

Minute Pêche interdite abstention

L’hebdomadaire Minute craint l’abstention des électeurs de droite

Minute Asbtention Droite19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’hebdomadaire Minute, qui affiche en Une un panneau « Pêche interdite », le principal risque du scrutin de dimanche est celui de l’abstention des électeurs de droite :

« Hier imperdable pour la droite, l’élection présidentielle est devenue imperdable pour la gauche ! Après cinq années de Hollande ! Aux fous ! Tout cela parce que les électeurs de droite, ultra majoritaires, se demandent s’ils vont aller voter ou songent à apporter leur suffrage à un petit candidat » :

« On arrête les conneries ? »

« Les électeurs de droite ont des états d’âme », assure Minute :

« Les uns parce que Marine Le Pen n’a pas fait campagne sur l’identité, semble considérer que l’islam a toute sa place dans notre pays dès lors qu’il est “modéré“, et défend les “acquis sociaux“ comme les 35 heures ou la retraite à 60 ans. Les autres parce que François Fillon s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture, alors qu’il s’était présenté comme le candidat vertueux qui venait rompre, sur la base d’un programme libéral-conservateur plébiscité par les électeurs de la primaire de la droite et du centre, avec les années Sarkozy couronnées, si l’on peut dire, par les multiples mises en examen de celui-ci. »

« L’issue du premier tour, insiste l’hebdomadaire, ne dépend que d’une chose : du coup de pied aux fesses que les électeurs dont le cœur penche à droite vont se donner, ou pas, pour que les deux seuls candidats de droite ayant une chance de l’emporter s’opposent au second tour et que nous soyons débarrassés de la totalité des postulants de gauche. »

« Un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, explique Minute, ce ne serait pas seulement l’assurance d’être débarrassés des différents gauches pour cinq ans, ce ne serait pas seulement la configuration la plus favorable pour que Marine Le Pen accède à l’Elysée, ce serait aussi, vis-à-vis de François Hollande qui rêve de survivre par procuration en soutenant Emmanuel Macron, vis-à-vis des puissances financières qui ont également misé sur le jeune loup du progressisme libéral-libertaire, vis-à-vis des juges qui croient pouvoir faire l’élection, vis-à-vis de tout le système politico-médiatique qui ne songe qu’à sa perpétuation, un gigantesque bras d’honneur »

Et de conclure ainsi :

« Le bras d’honneur à tous ceux qui nous emmerdent depuis un demi-siècle, c’est le vote et c’est le vote à droite ! »

Jean-Yves Le Gallou Morale Politique

Jean-Yves Le Gallou : ne pas confondre morale et politique

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou explique qu’il ne faut pas confondre morale et politique, l’un et l’autre appartenant à des champs différents. Extraits de cet entretien avec le président de la fondation Polémia réalisé par l’abbé Guillaume de Tanoüarn.

Monde & Vie avril 2017Monde & Vie : Jean-Yves Le Gallou, l’organisation de l’élection présidentielle vous a amené à réfléchir sur les rapports entre morale et politique…

Jean-Yves Le Gallou : Il s’agit assurément de deux plans différents. Bien sûr j’ai admiré le vieux Romain Cincinnatus, le dictateur choisi pour six mois par ses concitoyens. Six mois, c’était, de par la loi, le temps dont il disposait pour sauver Rome en danger. Il a eu en main tous les pouvoirs et, ensuite, son devoir accompli, il a simplement repris sa charrue sans rien demander à personne. J’ai beau avoir été nourri au lait de l’histoire romaine, j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’une vision idéalisée des événements. Et quand bien même des hommes de la trempe de Cincinnatus auraient existé, il faut souligner qu’un tel dévouement au bien public trouvait sa place dans une petite Ville, à une époque où les rapports entre l’argent et le pouvoir (l’un permettant l’autre et l’autre l’un) ne s’étaient pas encore développés dans la Cité aux sept collines.

Si je regarde l’histoire de France, je suis obligé de reconnaître que, du point de vue de l’histoire financière, il est bien difficile de donner un brevet de vertu à qui que ce soit. Mazarin et Colbert sont des corrompus. Richelieu est a priori plus honnête, mais une partie de sa réussite politique repose sur le fait qu’il a produit de l’argent.

Prenons, plus près de nous, Jules Ferry, qui, outre son rôle dans l’élaboration d’un enseignement laïc, gratuit et obligatoire, a aussi construit une partie de l’Empire colonial français : c’est un affairiste, mouillé dans ce qu’on a appelé l’affaire du Tonkin. Ses adversaires à la chambre des députés l’apostrophaient avec le sobriquet de « Ferry-Tonkin ». Quant à Clemenceau, c’est un « chéquard », qui a été pris dans les remous de l’affaire de Panama…

De Gaulle ? Il a utilisé les trop fameux barbouzes et a laissé faire ce que l’on a appelé plus tard le « gaullisme immobilier » (les Sanguinetti, Tomasini et autres) pour financer l’UNR. A propos de de Gaulle, on peut dire qu’il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, mais des pratiques financières peu recommandables.

Une campagne ça coûte toujours de l’argent, il faut le trouver ! De ce point de vue, on pourrait dire qu’il n’y a d’hommes politiques vraiment indépendants que les milliardaires : voyez le cas de Trump, qui paie sa campagne sur ses propres fonds.

[…]

Monde & Vie : Et vous-même, d’où vous vient une telle liberté de ton ?

Jean-Yves Le Gallou : Je peux me permettre de tenir ces propos car la politique ne m’a pas enrichi et je n’ai jamais eu avec l’argent de rapports de dépendance qui auraient pu me pousser à dériver.

Mais aujourd’hui, vue la prolifération des lois, il est impossible de rester judiciairement indemne, même en faisant des choix très rigoureux. C’est le cas de répéter avec Péguy que pour avoir les mains pures, il ne faut pas avoir de mains.

Bienvenus dans la post-démocratie, ce Système dans lequel le pouvoir économique, le pouvoir médiatique et le pouvoir judiciaire remplacent le pouvoir des élus. Nous assistons aux derniers moments de la démocratie représentative.

Un entretien à retrouver dans son intégralité
dans le n° 938 de Monde & Vie daté d’avril 2017

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François Fillon et Marine Le Pen s’en prennent aux agissements illégaux de l’exécutif

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La prochaine sortie du livre intitulé « Bienvenue place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat » a révélé aux Français le réseau d’information entre la police, la justice et l’exécutif. Cependant, ce réseau semble dépasser le simple renseignement.

François Fillon et Marine Le Pen ont donc reproché à l’exécutif ses agissements qualifiés d’illégaux

François Fillon et Marine Le Pen sont actuellement en proie à des affaires judiciaires qui les gênent dans leur campagne. François Fillon accuse l’exécutif de collusion avec la presse, s’appuyant sur des fuites des enquêtes judiciaires. Il s’insurge également contre la remontée des informations judiciaires au cabinet du président de la République, qu’il qualifie de « cabinet noir ». Marine Le Pen dénonce le viol du secret de l’instruction. Elle s’interroge aussi sur l’opportunisme du calendrier judiciaire destiné à contourner le débat sur le fond.

Ces accusations auraient été démenties par les auteurs

Un des auteurs, Didier Hassoux, a démenti l’existence d’un cabinet noir. Mais c’est plutôt l’expression qui est dénoncée. Pourtant, les termes « cabinet noir » apparaissent bien à la page 24 du livre, pour discuter son existence. Les auteurs cherchent aussi à minorer leurs propos, en indiquant que sous le quinquennat précédent, la même méthode était déjà employée.

François Hollande, pris à partie, joue les vierges effarouchées

François Fillon a directement accusé François Hollande et demandé l’ouverture d’une enquête. François Hollande quant à lui affirme son innocence et élude les questions sur le cabinet noir. Il appelle son accusateur à plus de dignité, de respectabilité. En intervenant dans la campagne, il prend d’ailleurs le risque de rassembler l’électorat de droite autour de Fillon. Pour finir, le service de renseignements financiers Tracfin, accusé dans le livre, dément également toute fuite d’information.

Fillon Caen Racisme anti-français

A Caen, François Fillon dénonce le « racisme anti-français »

17/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : On peut en sourire ; on peut au contraire considérer que mieux vaut tard que jamais : en meeting hier soir à Caen, François Fillon a dénoncé le « racisme anti-français » : « J’exècre tous les racismes, a lancé Fillon, dont le racisme anti-français. Nous formons tous ensemble le peuple de France. »

Si la volonté du candidat LR est évidemment d’aller à la pêche aux électeurs tentés par Marine Le Pen, c’est un délice de lire les commentaires outrés de la presse de gauche. Ainsi Jonathan Bouchet-Petersen dénonce-t-il, dans Libération, une poursuite de « la radication pointée par Alain Juppé ».

« En braconnant à la droite de sa droite », écrit-il, « François Fillon a franchi jeudi soir à Caen un cran dans sa trumpisation de circonstance » : « Par “racisme anti-Français“, [il faut] comprendre anti-blancs, c’est le but. »

Où l’on rigole, c’est qu’au moment où il a prononcé ces paroles, la salle du Zénith de Caen, pleine à craquer, l’a ovationné. Vous avez dit droitisation ?

François Fillon est favorable à l’inauguration de mosquées algériennes et fréristes

13/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il semble très important de revoir ce documentaire de l’Observatoire de l’islamisation consacré à la politique volontariste de François Fillon concernant la construction de mosquées (Discours d’Argenteuil), ses rencontres avec d’une part les islamistes pro-niqab et pro-charia de l’UAM93 et le recteur de la mosquée de Stains fermée début novembre 2016 par la préfecture du 93 pour cause de prêches radicaux et de présence de nombreux djihadistes.

Le voyage de François Fillon à Alger en 2008 est aussi rappelé, lorsqu’il promis d’augmenter les visas pour les algériens (une dépêche AFP l’atteste).

Pour finir, ce reportage propose un extrait d’une interview de son ex-porte-parole de campagne, Benoist Apparu qui plaide pour le financement public des mosquées.


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Eric Zemmour : « Ce que Juppé appelle radicalisation, c’est le retour aux sources. »

07/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’est la fin d’une époque, la fin d’une génération, la fin d’une histoire, analysait Eric Zemmour ce matin sur RTL : le meeting du Trocadéro et le renoncement définitif d’Alain Juppé sont les deux faces d’un même événement. L’un ne va pas sans l’autre, l’un est la cause de l’autre. Quand Alain Juppé dénonce la radicalisation du noyau des militants et des sympathisants Républicains, il touche juste. Il se retrouve dans la situation d’un autre grand renonçant, Jacques Delors en 1994, qui lui aussi n’avait pu réussir l’alliance de la gauche socialiste avec le centre. C’est la droite que Juppé n’a pas réussi à arrimer au centre. Le noyau s’est avéré trop gros pour lui. Le noyau qui lui a déjà fait perdre la primaire. Le noyau de Sens commun et de la Manif pour tous. Le noyau de tous ceux pour qui il sera à jamais Ali Juppé. »

« Juppé, explique-t-il, est l’incarnation de l’ancienne UMP, qui naquit de la fusion du RPR et de l’UDF », celui qui « incarna synthèse libérale-libertaire de la droite aux élites soixante-huitardes » :

« Au début des années 1990, Pasqua et Séguin étaient partis en guerre contre Juppé. Ils dénonçaient l’embourgeoisement du RPR, la trahison du gaullisme, la trahison du peuple, ce qu’ils appelaient centrisation, gauchisation, UDFisation. Trente ans plus tard, Séguin et Pasqua tiennent leur revanche posthume sur Juppé. »

« Ce que Juppé appelle radicalisation, estime donc l’éditorialiste, on peut aussi l’appeler retour aux sources. Ce que les médias appellent implosion de la droite, on peut aussi l’appeler résurrection de la droite. Résurrection d’un peuple de droite. »

Mais Eric Zemmour tempère aussitôt les ardeurs militantes de ce « peuple de droite », car, estime-t-il, le discours de Fillon au Trocadéro « aurait pu s’adresser à des notables. On était loin de Pasqua, on était loin de Séguin, on était loin même de Chirac quand il jouait au gaulliste […] Fillon n’a pas osé prononcer le discours offensif qu’attendaient ses ultimes soutiens. Il n’a pas osé imiter Trump. Il n’a pas osé assumer ce populisme dénoncé par la bien-pensance. »

Et de conclure – en le regrettant ? – que François Fillon, pour rester le candidat des Républicains, ait dû « s’attacher lui-même au pied » un « boulet » :

« Le boulet qui l’a empêché d’assumer son positionnement gaulliste pour ne pas dire gaullien, de l’homme seul contre les partis et contre “les notables et les notoires“ comme disait le Général. Le seul positionnement qui peut lui permettre de balayer Macron et de contenir Marine Le Pen. Mais en est-il capable ? »

Affaire Fillon : le tueur s’appelle Macron – par Guillaume Faye

18/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Le ”Pénélopegate”, comme disent les journalistes, l’affaire des emplois supposés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon, qui risque de l’éliminer du second tour de la présidentielle, peut permettre, contre toute attente, à la gauche de reconquérir l’Élysée, malgré le catastrophique quinquennat de François Hollande. Mais qui veut donc tuer Fillon ? Dans toute enquête, il faut se demander : à qui profite le crime ? Seconde question : qui était le plus apte à le commettre, en envoyant des documents au Canard enchaîné ? Si les deux réponses coïncident, l’enquêteur déduira que le coupable est certainement celui qui correspond aux deux critères. Dans l’affaire Fillon, l’initiateur probable est un certain Emmanuel Macron. Mais il a deux complices : Hollande aidé de son secrétaire Jouyet.

Macron, ancien ministre de l’Économie, était le seul délateur possible

Comme le député LR Éric Ciotti l’a remarqué, les révélations du Canard enchaîné sur les salaires et emplois de Mme Pénélope Fillon et des deux enfants du couple pour le Sénat, comme les informations – les fuites – sur les salaires de la précitée à la Revue des Deux Mondes (propriété d’un ami de M. Fillon) ne pouvaient provenir que de Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. En effet cette administration est la seule à posséder toutes les données financières, documents fiscaux et déclarations salariales, dont l’Élysée ne dispose pas. Or M. Macron a dirigé ce ministère. Quelle coïncidence ! Il était le seul des candidats à la présidentielle à connaître le dossier Fillon de A à Z.

Il est très probable qu’il ait demandé, fin janvier, à ses anciens subordonnés de Bercy (voire seulement à l’un d’entre eux) de divulguer anonymement – et illégalement – auprès de la presse–poubelle de gauche, Le Canard enchaîné, qui ne vit que de délations (1), des informations fiscales, sous forme de documents photocopiés envoyés par courrier postal, surtout pas par Internet ; en échange de quoi, les quelques hauts fonctionnaires délateurs (ou un seul) seront promus si M. Macron est élu président… Un poste dans un cabinet ministériel, ça rapporte beaucoup…Cette hypothèse est la seule qui tienne la route.

Hollande, et son homme lige Jouyet, ne sont que complices

L’analyse de Valeurs actuelles (16–22/02/2017) sur la violente campagne pour éliminer Fillon est excellente mais partiellement improbable ; résumons–la : Jean–Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Élysée et ancien secrétaire d’État de François Fillon (passé de droite à gauche), intime de François Hollande, serait le coupable des fuites au Canard enchaîné. (Jouyet est le cas d’école de l’opportuniste, une girouette sans convictions). Or Jouyet et Fillon se détestent depuis leur déjeuner du 24 juin 2014 : Jouyet racontera au Monde que Fillon lui a demandé de faire accélérer par l’Élysée les procédures judiciaires contre Sarkozy, ce que Fillon démentira avec véhémence en attaquant en justice le délateur Jouyet. Qui croire ? Personne n’était sous la table du restaurant pour écouter.

D’autre part, Jouyet adore Emmanuel Macron, son protégé. Il veut qu’il soit élu président parce qu’il espère évidemment un juteux poste ministériel ou autre. Or, les enquêteurs de Valeurs actuelles (Tugdual Denis et Louis de Raguenel) se demandent quel intérêt aurait l’Élysée à favoriser Macron qui a trahi François Hollande. La réponse est astucieuse : Macron est « le fils naturel de Hollande, celui pour qui le président accepte que la mère de ses enfants, Ségolène Royal, fasse campagne ». Macron serait, en quelque sorte, le dauphin de Hollande qui verrait se prolonger en lui, par procuration, sa propre personne à l’Élysée. Après tout, Macron a été son principal conseiller, adepte impeccable des dogmes de la ”gauche sociétale”, auteur de toute la politique économique et fiscale de Hollande. Quand on connaît l’esprit tordu de ce dernier, cette hypothèse est très plausible.

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Fillon 500 parrainages

Pour François Fillon, les 500 parrainages, c’est fait ! Pas pour Marine Le Pen…

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Fillon est le seul des candidats déclarés à la présidence de la République à avoir déjà recueilli les 500 parrainages d’élus exigés pour se lancer dans la course à l’Elysée. Selon le premier pointage du Conseil constitutionnel, François Fillon disposait, à la date d’hier, de 738 parrainages validés. Un souci en moins pour le candidat qui, par ailleurs, les accumule…

Aucun des autres candidats n’avait encore atteint le seuil fatidique, à commencer par Marine Le Pen, qui ne disposait encore, hier mercredi, que de 25 parrainages, la majorité d’entre eux émanant de maires non estampillés FN.

La présidente du Front national en avait donc moins que Philippe Poutou, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, qui en affichait 35, et beaucoup moins que Nathalie Arthaud, la discrète candidate de Lutte ouvrière, qui pouvait se flatter d’en avoir déjà 201 !

Parmi les « petits candidats », François Asselineau, de l’Union populaire républicaine, en affichait 60, et Jacques Cheminade, déjà candidat en 1995 et en 2012, en arborait 61, contre quatre pour le général Didier Tauzin, le même nombre que l’oubliée Michèle Alliot-Marie.

Le Conseil constitutionnel publiera deux fois par semaine la liste des parrainages qui lui sont parvenus et qu’il aura validés, la date limite de leur réception étant fixée au vendredi 17 mars à 18 heures.

Parrainages Fillon Marine 1 Mars

francois-fillon

Le plan B de Fillon : le reniement, c’est maintenant !

François Fillon a donc un plan B ! Mais ce n’est pas un remplaçant dans la course présidentielle, c’est celui qui se substitue à son plan A de réforme de la Sécurité sociale et de notre système de santé. Le « B », c’est le « A » expurgé des mesures qui lui ont valu sa première chute dans les sondages avant même l’affaire Pénélope. C’est de cette réforme dont il affirmait, face aux critiques, qu’il n’en changerait pas. Car il n’était pas comme ces démagogues qui fluctuent au gré des mouvements de l’opinion ou changent d’avis selon le public auquel ils s’adressent, tel un Sarkozy. Son programme pour la Sécu brise les totems et viole les tabous ? Tant mieux, disait-il alors, car il faut « casser la baraque » !

Mercredi, il a exposé sa nouvelle version après en avoir livré les grandes lignes la veille dans des interviews. Finie la distinction entre les petits risques, dont devaient se charger les mutuelles, et les gros, pris en charge par l’assurance maladie ! La privatisation de la Sécurité sociale ? Il n’y a jamais songé. Pourtant, lors de son débat avec Alain Juppé, il affirmait vouloir « désétatiser notre système de santé ». De même, il prévoyait de « focaliser l’assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée et l’assurance privée sur le reste ».

Il paraît que nous avons eu la berlue ! Ce n’était pas des engagements, explique-t-il aujourd’hui : « Je n’ai jamais voulu mettre en place une santé à plusieurs vitesses. J’ai juste posé une question légitime. » On croyait qu’il affirmait alors qu’il s’interrogeait à la cantonade ! Il y a répondu en supprimant ce qui fâche. On peut penser ce qu’on veut de son projet initial, être pour ou contre, l’important n’est pas là désormais mais dans cet opportunisme électoral qui lui fait changer son fusil d’épaule selon les nécessités du moment.

C’est Juppé qui doit être amer en constatant que celui qui lui reprochait de ne pas oser des réformes radicales s’aligne maintenant sur sa « mollesse. » Son projet initial visait à faire économiser vingt milliards à la Sécurité sociale, il maintient l’objectif, quoique, désormais, il y aura des économies en moins et des dépenses en plus ! Puisque Macron a promis le remboursement intégral des frais d’optique, il a décidé qu’au terme de son quinquennat il y aura « un reste à charge de zéro pour les audioprothèses, l’optique, les prothèses dentaires », sans dire comment il le financera.

Ce retournement de veste intervient après un autre : il s’était engagé à renoncer à sa candidature s’il était mis en examen, ce que personne ne lui demandait, et voilà qu’il ira jusqu’au bout, mise en examen ou pas ! Celui qui se présentait comme l’homme de la rupture, tant sur le programme que sur les mœurs politiques, n’est qu’un médiocre politicien, prêt, comme les autres, à tous les reniements pour être élu. Mais cette démagogie ordinaire, loin de le servir, l’enfonce. Comment lui faire confiance ? Ce sont tous ses engagements qui sont frappés de suspicion. Que jettera-t-il demain par-dessus bord par intérêt électoral ou pour conquérir telle ou telle catégorie d’électeurs ? Son refus de la PMA, de l’adoption par les « couples » homosexuels ? La diminution du nombre des fonctionnaires ?

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 23 février 2017

Fillon Axa Henri de Castries

Les liens troubles de François Fillon avec la banque d’assurance Axa

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Selon les informations de BFM Business, entre mi-2012 et mi-2014, le candidat de la droite et du centre aurait touché 200 000 € de la banque d’assurance Axa, via sa société 2F Conseil. Lors de sa conférence de presse de lundi dernier, Fillon a reconnu avoir travaillé pour Axa, parmi d’autres sociétés. Contrairement à l’affaire Penelope, ce n’est pas le travail effectué par François Fillon qui semble poser problème : « Il a vraiment bossé ! Il y a eu bon nombre de réunions avec lui, il a fourni un vrai travail », a ainsi insisté un haut dirigeant de la société.

En revanche la rémunération laisse les observateurs perplexes, puisqu’elle correspondrait au double de ce qui se pratique dans les sociétés du secteur pour des prestations du même type.

Henri de Castries (photo), pdg d’Axa jusqu’en août 2016, a par ailleurs abondé la récente campagne interne de François Fillon pour près de 3 millions d’euros. Ce dernier a un temps songé, s’il était élu président, à prendre l’homme d’affaires comme Premier ministre.

Rappelons qu’Henri de Castries est depuis 2012 président du comité de direction du groupe Bilderberg. La dernière lettre confidentielle Faits&Documents lui consacre un passionnant portrait, particulièrement bien documenté.

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Eric Zemmour : « Avec les primaires, les patrons ont été liquidés »

31/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Revenant sur les primaires de la droite et de la gauche, sans oublier celle des écologistes, Eric Zemmour disait ce matin sur RTL : « C’était la solution miracle : à la fois le mode de désignation le plus démocratique et celui qui permettait aux partis politiques de verrouiller la sélection des présidentiables. Le peuple et les partis. Un mélange inédit de Ve et de IVe République. Les primaires ont fonctionné tant que les électeurs ont voté sagement pour les candidats que les médias et les sondeurs leur désignaient : Ségolène Royal, puis François Hollande. Mais les partis, les médias et les sondeurs se sont fait voler leur jouet. Le voleur n’est pas celui qu’on croit, le voleur n’est pas le peuple », mais ceux qui sortis de chez eux, « des groupes d’influence bien typés idéologiquement », comme les bobos et l’électorat de banlieue pour Hamon, ou les partisans de La Manif pour tous et « les provinciaux de culture catholique » pour Fillon.

Moyennant quoi, « les patrons ont été liquidés » : « Duflot, Juppé, Sarkozy, Hollande, Valls : liquidés ! Les primaires, c’est la roulette belge : six balles dans le barillet. »

Mais après ces primaires, « on découvre que les heureux élus sont fragiles parce que les conditions de leur victoire les ont fragilisés ». Et « les candidats qui en profitent sont ceux qui ont refusé l’exercice : un peu Mélenchon et beaucoup Macron et Marine Le Pen ». Ainsi « Macron donne l’asile politique à tous les perdants de la primaire : électeurs de Juppé, de Hollande, de Vall, et même anciens électeurs écolos de Cohn-Bendit », et « Marine Le Pen consolide son emprise sur les classes populaires ».

« Macron et Marine Le Pen, ajoute Eric Zemmour, incarnent un clivage presque chimiquement pur entre pro-migrants et anti-migrants, entre libéraux-libertaires et protectionnistes étatistes. Le clivage des référendums sur l’Europe, du Brexit, du combat entre Trump et Clinton. »

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Après le Penelope Gate, un nouveau scandale va-t-il éclabousser François Fillon ?

30/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que son épouse, soupçonnée d’emplois fictifs, recevait dimanche le soutien de milliers de sympathisants à Paris, le candidat de la droite à la présidentielle est soupçonné d’avoir bénéficié de fonds occultes quand il était sénateur.

François Fillon a ainsi lancé à la tribune :

À trois mois de l‘élection présidentielle, comme par hasard, on construit un scandale. À travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n’ai peur de rien. J’ai le cuir solide. Si on veut m’attaquer, qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme en dehors de ce débat politique.

Toutefois, un autre scandale pourrait entacher l’image de François Fillon. D’après Mediapart et Le JDD, le vainqueur de la primaire de la droite aurait touché lorsqu’il était sénateur des sommes indues en marge d’un système de “détournement” mis en place au Sénat.