Restrictions sanitaires et saccage de notre économie – Bars et restaurants resteront-ils fermés jusqu’à Pâques ?

restaurants covid

Depuis mercredi, la quasi-totalité des journalistes des grands médias annoncent que le gouvernement, en raison de l’actuel rebond de l’épidémie de Covid-19, aurait finalement pris la décision de reporter au 6 avril, voire au mois de juin, la réouverture tant attendue par leurs propriétaires aux abois des cafés, bars et restaurants, initialement prévue pour la mi-février. Une information aussitôt démentie par Matignon qui, en précisant au passage ne pas vouloir s’« enfermer à nouveau dans un système de date qui créerait forcément de la déception si elle ne pouvait pas être tenue », n’a guère convaincu les professionnels du secteur. Il est vrai que, depuis le début de cette crise sanitaire, les autorités nous ont non seulement prouvé qu’elles étaient capables de changer d’avis comme de chemise en quelques heures, mais qu’en outre beaucoup d’annonces journalistiques présentées comme des « rumeurs » servaient souvent à « préparer le terrain ».

Matignon dément, mais…

A l’origine de cette nouvelle qui a bien sûr immédiatement plongé les professionnels de la restauration dans le désespoir le plus total, un article paru mercredi dans Le Point, qui révélait que, face à la progression des contaminations au Covid observée depuis plusieurs semaines par les autorités sanitaires, et notamment de l’importante propagation des variants anglais et sud-africain, l’exécutif envisageait de prolonger la fermeture des bars et établissements de restauration jusqu’au 6 avril, et peut-être même, pour les bars et autres cafés, jusqu’au mois de juin. Une décision qui, si elle venait à être réellement mise en œuvre, équivaudrait à un véritable coup de grâce porté par l’Etat à des milliers d’entreprises du secteur, aujourd’hui menacées de faillite.

Des restaurateurs pas convaincus

Aussi, devant l’immense colère et la très vive inquiétude suscitées par cette très mauvaise nouvelle, les services de Matignon se sont-ils efforcés mercredi d’éteindre au plus vite l’incendie, en démentant d’abord l’information, puis en expliquant que, pour l’heure, deux hypothèses étaient sur la table : la première consistant à décider d’une date butoir ; la seconde, à rouvrir en fonction de l’évolution de l’épidémie, avec la mise en place de « seuils de référence ». Une seconde hypothèse qui, selon l’entourage du Premier ministre, aurait la préférence de Castex, mais qui, cependant, n’est guère de nature à rassurer les professionnels. Car, si du côté de Matignon on explique que cette solution leur permettrait de rouvrir leurs établissements à partir du moment où les courbes auront durablement fléchi, les restaurateurs, eux, ont bien compris qu’ils pourraient tout aussi bien garder leurs rideaux baissés pendant encore de longs mois ! Surtout quand on sait avec quelle efficacité le gouvernement lutte contre la pandémie depuis maintenant un an…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 janvier 2021

Le scandaleux rapport Stora, jugé (bien sûr) « insuffisant » par les Algériens

Algérie rapport Stora

Mercredi après-midi, Benjamin Stora, historien bien connu pour son engagement politique très à gauche et son anticolonialisme viscéral, mais néanmoins choisi en juillet dernier par Emmanuel Macron pour diriger la fameuse « mission sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », a enfin rendu son rapport au président de la République.

Un rapport évidemment sans surprise qui, au terme de ses quelque 160 pages provocatrices, suggère bien entendu l’adoption de pas moins d’une trentaine de mesures allant toujours plus loin dans la repentance. Cependant, aussi scandaleuses que soient ses propositions, le rapport Stora n’en a pas point moins été froidement accueilli de l’autre côté de la Méditerranée. Et pour cause : ce qu’exigent le pouvoir et les élites algériens depuis des années, c’est d’abord et avant tout que la France demande officiellement pardon à ce pays qu’elle a créé de toutes pièces de lui avoir apporté la civilisation !

Des propositions inacceptables, et pourtant…

Aussi, les suggestions du rapport Stora n’avaient-elles guère de chance de donner satisfaction aux héritiers des égorgeurs FLN au pouvoir à Alger. Elles vont pourtant très loin dans la repentance : « refonte » des programmes scolaires, « panthéonisation » de la « porteuse de valises » Gisèle Halimi, construction d’une stèle en hommage à l’ennemi islamiste de notre pays Abdelkader au château d’Amboise, transformation des anciens camps d’internement des terroristes du FLN situés sur le territoire français en « lieux de mémoire », modification de noms de rues au profit de « Français particulièrement méritants issus de territoires antérieurement placés sous la souveraineté de la France », ouverture de nos archives (même les plus confidentielles) aux historiens algériens… Bref, des propositions franchement inacceptables, et pourtant : après avoir pris connaissance de ces dernières, Macron a quand même promis d’accéder à « bon nombre » de préconisations de Stora et de procéder à plusieurs actes « symboliques » dans les prochaines semaines…

« Pas question de présenter des excuses » ?

Il est vrai que, de la part d’un président de la République qui a déclaré encore récemment ne « regretter aucunement » d’avoir qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité » en 2017, cette véritable trahison n’a rien de vraiment surprenant non plus. Reste que, dans sa pitoyable politique de soumission aux autorités algériennes, Macron a oublié le plus important : selon l’un de ses conseillers, le chef de l’Etat, craignant peut-être de déclencher une nouvelle polémique amplement justifiée dans notre pays, aurait déclaré qu’« il n’est pas question de présenter des excuses ». Une information qui lui a bien sûr immédiatement valu une pluie de vives critiques de la part des élites et des médias algériens. Quant au pouvoir en place à Alger, si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, il n’avait pas encore officiellement réagi, on rappellera qu’en juillet 2020, le président Tebboune, interviewé par France 24, avait clairement expliqué que, si l’Algérie « a déjà reçu des demi-excuses », il faut « faire un autre pas »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2021

« Mission Pyrénées » – Le nouveau coup d’éclat des Identitaires, par Franck Deletraz

Génération Identitaire - mission Pyrénées

Deux ans après leur très spectaculaire « Opération Alpes », les jeunes et décidément très dynamiques militants de Génération identitaire viennent de réaliser un nouveau coup d’éclat dont les grands médias et autres élus vendus à l’immigration-invasion n’ont pas fini de s’indigner.

En effet, bien décidés à faire respecter la décision du préfet de Haute-Garonne de fermer le col du Portillon le 6 janvier dernier, en raison d’une « menace terroriste élevée et de mouvements de migrants soutenus », ces courageux patriotes ont officiellement lancé mardi leur « Mission Pyrénées », consistant à déployer dans la zone concernée plusieurs patrouilles chargées de repérer les clandestins qui tenteraient malgré tout de passer la frontière, et à signaler leur présence aux forces de l’ordre.

Veiller simplement au respect de nos lois

Dans le communiqué de presse qu’ils ont publié le jour même, les militants de Génération identitaire ont ainsi expliqué que leurs équipes, munies de véhicules tous terrains et de marquages « Defend Europe », sillonnaient « actuellement les zones d’infiltration possible près de l’Espagne », et étaient prêtes, « en cas d’intrusion repérée », à contacter « aussitôt les forces de police et de gendarmerie afin que les migrants clandestins soient interpellés et expulsés ». Une opération de surveillance qui, à l’instar de celle qu’ils avaient menée au col de l’Echelle, à la frontière franco-italienne, en 2018, se déroule donc non seulement de manière tout à fait pacifique, mais n’a en outre absolument rien d’illégal puisque la loi n’interdit pas aux simples citoyens de signaler aux autorités les individus ne respectant pas les arrêtés préfectoraux.

Le préfet qui reniait ses propres arrêtés…

Deux arguments dont se moquent bien sûr éperdument les élus gauchistes de la région, qui ont immédiatement crié au « scandale » et, avec leur habituelle haine pathologique pour tous ceux qui osent défendre notre pays, ont appelé à des sanctions exemplaires contre les militants de GI. C’est ainsi que, dans un communiqué commun, Carole Delga, la présidente PS de la région Occitanie (qui a été condamnée en septembre dernier pour discrimination politique envers la mairie RN de Beaucaire), Georges Méric, le président socialiste du conseil départemental, mais aussi le député de la circonscription et le maire de Luchon se sont insurgés contre ce qu’ils ont qualifié de « discours de haine », et ont demandé au préfet « de mettre fin fermement et sans délai à ce coup de force, indigne et contraire aux valeurs de la République ». « Discours de haine », « coup de force » ou encore « contraire aux valeurs de la République », le fait de vouloir précisément faire respecter… les lois de la République ? Devant des propos aussi aberrants et stupides, on aurait pu penser que ledit préfet, auteur qui plus est de l’arrêté ordonnant la fermeture du col du Portillon, aurait réagi de façon plus mesurée. Or, condamnant lui aussi « fermement les actions […] du groupe Génération identitaire », Etienne Guyot a au contraire annoncé avoir saisi la justice, en précisant lamentablement qu’« aucune tolérance face à des propos et actions contraires aux valeurs de la République ne saurait être admise » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2021

Olivier Véran, l’as de Pique

Olivier Véran vaccins

Entre pénurie et saturation, la « stratégie vaccinale » d’Olivier Véran tourne en eau de boudin. Mais tout va très bien, Mme la Covid !

Bugs informatiques, prises de rendez-vous impossibles, centres de vaccination totalement débordés, stocks de vaccins largement insuffisants, ou encore refus aberrant de l’Etat de faire appel aux généralistes pour pallier le manque de médecins et d’infirmières affectés à la vaccination des Français : après un démarrage d’une misérable lenteur, qui a valu à notre pays d’être la risée du monde entier, la campagne de vaccination contre le Covid-19, que le pouvoir en place se vantait pourtant d’avoir organisée au détail près, tourne de plus en plus à la pantalonnade, mettant une fois de plus en évidence la terrible incompétence du gouvernement Castex.

Bugs informatiques et centre vaccinaux saturés

Ainsi, alors que le Premier ministre avait annoncé mercredi dernier l’élargissement de la campagne vaccinale à l’ensemble des « plus de 75 ans » à compter de ce lundi, et la possibilité pour les personnes concernées de s’inscrire dès jeudi par le biais d’Internet, le site prévu à cet effet, baptisé Santé.fr, n’aura guère résisté plus de 24 heures à une affluence certes énorme (plus d’un million de demandes) mais, cependant, tout à fait prévisible. Dès samedi matin, en effet, la plate-forme Sante.fr avertissait sur sa page d’accueil que, « compte tenu de l’importance des demandes », elle privilégiait « la présentation de l’offre de vaccination […] que vous trouverez ci-dessous classée par département ». S’ensuivait alors une simple liste de tous les centres de vaccination ouverts au public, là où, normalement, le site aurait dû proposer une carte permettant de géolocaliser le centre le plus proche de chez soi et permettre aux demandeurs de s’inscrire pour obtenir un rendez-vous. Rappelons que, jeudi dernier déjà, date de son lancement officiel, la plate-forme était carrément inaccessible en raison, selon certaines sources, d’un bug informatique. Version évidemment contestée par le ministère de la Santé qui s’était empressé d’expliquer que, si le site n’était pas encore accessible, c’était simplement parce que ses services étaient « en train de rentrer les données des centres de vaccination »…

Vers une pénurie de médicaments ?

Quoi qu’il en soit, à l’heure où nous écrivions ces lignes, les 833 centres mis en place par le gouvernement pour accueillir ce lundi le grand public étaient tous saturés et, dans nombre de villes, il n’était déjà plus possible de réserver un créneau, même à une date lointaine, pour recevoir une première injection. Notamment dans les Alpes-Maritimes, département français qui affiche pourtant aujourd’hui le plus fort taux d’incidence du pays : la demande y était à ce point massive que la plupart des sites vaccinaux du département ne proposaient, dès vendredi, « aucune disponibilité de rendez-vous » ! Mais peut-être plus révélatrice encore de l’incroyable impréparation du gouvernement, l’impossibilité dans laquelle se trouvent aujourd’hui les autorités sanitaires de créer d’autres centres de vaccination, faute tout d’abord d’un volume suffisant de vaccins. C’est que, en appelant comme ils l’ont fait les plus de 75 ans vivant encore chez eux (soit près de 800 000 personnes) à se faire vacciner plus tôt que prévu sans organiser, là encore, une augmentation parallèle du nombre global de doses (soit 500 000 par semaine), Castex et Véran ont évidemment fortement accru les risques d’une pénurie de vaccins dans notre pays. Cette situation inquiète aujourd’hui grandement les professionnels de santé, au sein desquels les médecins généralistes dénoncent par ailleurs l’absurde décision du gouvernement de renoncer à faire appel à leurs services dans le cadre de sa stratégie vaccinale. Un renfort qui aurait pourtant permis de désengorger nos fameux centres de vaccination et de pallier le nombre très insuffisant de médecins et d’infirmières affectés à celle-ci.

Treize victimes en Norvège

En attendant, et malgré la tournure anarchique qu’a prise la campagne vaccinale, les partisans de la piqûre obligatoire pour tous n’ont pas manqué, lors de ces dernières 72 heures, de remettre sur le tapis la question de la création d’un « passeport vaccinal » qui pénaliserait pourtant injustement ceux de nos compatriotes qui, que ce soit par conviction ou encore par prudence, ont fait le choix parfaitement légitime de ne pas se faire vacciner. Un projet liberticide contre lequel s’est d’ailleurs élevée Marine Le Pen dimanche sur BFMTV, en rappelant qu’elle était « extrêmement contre tout ce qui attente aux libertés individuelles ». Avant d’observer avec humour : « Compte tenu du fait que le gouvernement est incapable de vacciner ceux qui le souhaitent, parler d’un passeport vaccinal aujourd’hui m’apparaît assez ahurissant »… Un avis en partie rejoint par Nicolas Dupont-Aignan qui, se prononçant lui aussi contre la mise en place d’un « passeport vaccinal », a également dénoncé sur Twitter une « atteinte à l’égalité des citoyens pour l’accès à certaines activités », un « totalitarisme » et « une infâme et sournoise contrainte à la vaccination ». Il faut dire que le lien récemment établi par l’Agence norvégienne du médicament entre les décès de treize personnes âgées et fragiles ayant été vaccinées et les effets secondaires de la molécule proposée par Pfizer-BioNTech a largement de quoi renforcer les appréhensions des plus méfiants, et inciter les autres à davantage de prudence. Surtout quand les autorités sanitaires norvégiennes se voient contraintes de modifier en catastrophe leur guide de vaccination contre le Covid pour déconseiller aux « personnes frêles » de se faire vacciner, en précisant que pour ces dernières « même les effets secondaires relativement légers du vaccin peuvent avoir des conséquences graves ». Surprise ? Pas vraiment. Rappelons en effet que si les deux vaccins approuvés à ce jour en Europe (Pfizer et Moderna) ont bien été testés sur des dizaines de milliers de volontaires, le participant moyen à ces études était non seulement âgé d’une cinquantaine d’années, donc bien plus jeune que les personnes vaccinées aujourd’hui en priorité, mais surtout dépourvu de ces fameuses comorbidités dont souffrent, hélas, nombre de personnes très âgées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2021

Dictature sanitaire – Extinction des feux

couvre-feu

Le couvre-feu à 18 heures a été décrété sur l’ensemble du territoire. Au lit les petits, le gouvernement marchand de sable va passer ! Mais vous pourrez toujours vous entasser dans les métros et les centres commerciaux ouverts le dimanche. Et tant pis pour votre travail, vos liens sociaux, votre liberté.

Les conférences de presse répétées du Premier ministre pour nous « annoncer » ce que les grands médias nous ont déjà révélé depuis longtemps, à savoir le renforcement systématique des restrictions sanitaires, sont devenues maintenant tellement prévisibles que l’on en viendrait presque à se demander pourquoi Castex juge encore nécessaire de se prêter à cet exercice ridicule. Ainsi, son intervention de jeudi soir, à l’instar des précédentes, n’aura-t-elle, sans surprise, donné lieu à aucune révélation fracassante.

De l’extension du couvre-feu à 18 heures à l’ensemble du territoire métropolitain pour « au moins 15 jours » à la possibilité d’un reconfinement « sans délai » en cas de « dégradation épidémique forte », en passant par l’ouverture à compter de lundi de la vaccination pour les personnes présentant des pathologies à haut risque, ou encore la reprise des travaux dirigés par demi-groupes pour les étudiants de première année à partir du 25 janvier, tout ou presque avait déjà été en partie révélé par la presse.

Y compris le prétendu « renforcement du contrôle aux frontières » de notre pays, qui se limitera en réalité à exiger de « tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d’un pays extérieur à l’UE » un test négatif au Covid-19 ainsi que… leur « engagement sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivés en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue » ! Une obligation à laquelle, c’est sûr, les milliers de migrants qui entrent chaque semaine en France se plieront bien volontiers…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2021

La Toile se resserre – Une dérive totalitaire qui inquiète jusqu’à la gauche

GAFAM

Prenant honteusement prétexte des incidents ayant émaillé mercredi dernier la juste manifestation de colère des partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington, les milliardaires mondialistes à la tête des tout-puissants réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook ou encore Instagram ont brutalement fermé ou suspendu vendredi les comptes du président américain, et entamé une impitoyable chasse aux sorcières contre ses sympathisants. Une atteinte à la liberté d’expression tellement énorme que certains grands médias français et autres personnalités, pourtant très hostiles au chef de la Maison-Blanche, en viennent aujourd’hui à s’interroger, et même à s’inquiéter d’une telle dérive totalitaire.

Parmi les élus français qui se sont immédiatement élevés contre cette brutale censure opérée par les « nababs » aux commandes des GAFA, nous n’avons bien sûr pas été surpris de retrouver Marine Le Pen, qui est elle-même régulièrement harcelée par Twitter. Dénonçant « une situation extrêmement inquiétante » et une « dérive très grave » des réseaux sociaux, la présidente du RN a alors fort justement observé qu’il fallait « très sérieusement se poser la question de la responsabilité de ces géants du numérique dans une forme d’effondrement annoncé de la liberté d’expression ». Un avis en partie rejoint par Mélenchon qui, tout en dénonçant le comportement de Trump, a expliqué pour sa part que celui-ci ne pouvait « servir de prétexte pour que les GAFA s’arrogent le pouvoir de contrôler le débat public ». Même critique du côté de Ruffin (LFI), qui a ajouté de son côté que « demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée » ! Mais, plus surprenante a été en revanche la réaction de Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, qui a estimé que « la régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux au regard de leurs seules conditions générales d’utilisation alors qu’ils sont devenus de véritables espaces publics […], cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique ».

Une violation du premier amendement

C’est que, outre le fait que la brutale censure de Trump par les GAFA s’abattra aussi immanquablement demain sur tous ceux dont les propos n’auront pas l’heur de plaire à leurs responsables omnipotents, celle-ci constitue une violation manifeste de la législation américaine, comme le rappelait judicieusement dans 20 minutes Florence G’sell, responsable de la chaire digitale de Sciences Po. En effet, expliquait cette spécialiste du droit numérique américain, « les réseaux sociaux ont le droit de pratiquer la modération sur le fondement de leurs conditions générales d’utilisation, car ce sont des entreprises avec des contrats de droit privé ». Mais, ajoutait-elle, le compte Twitter de Trump « a été qualifié en 2019, par des juridictions américaines, de “forum public”, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un espace de débat public, qui est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression ». Aussi, observait Florence G’sell, la suspension du compte de Trump pose aujourd’hui « un évident problème démocratique ». Non seulement parce que celui-ci « a quand même récolté le suffrage de plus de 70 millions d’électeurs américains » lors de la dernière présidentielle, mais aussi parce qu’« on assiste aujourd’hui à une véritable destitution numérique, avant même une procédure d’Impeachment ». Or, concluait l’enseignante, en soulignant que cette problématique pourrait bientôt « se transposer en France », « ce n’est pas aux grandes plates-formes de se faire les arbitres de la vérité, ou du débat public » !

L’insupportable chantage des ploutocrates

Un débat public et un respect des principes démocratiques sur lesquels s’assoient cependant aujourd’hui allègrement les GAFA, au sein desquelles les géants Google, Apple et Amazon sont même allés ce week-end jusqu’à lancer un ultimatum au réseau social Parler, très fréquenté par les électeurs républicains, lui intimant tout bonnement l’ordre d’adopter dans les 24 heures une politique de « modération » aussi impitoyable que la leur à l’égard des trumpistes, sous peine de voir son application numérique définitivement bannie de leurs magasins d’applications Google Play et Apple Store ! Ce chantage profondément scandaleux a été vivement dénoncé par John Matz, le fondateur de Parler, qui, outre une volonté d’« infliger le plus de dommages possible [à sa société] au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech », a vu également dans cette manœuvre honteuse le désir de ces géants du Net de porter un coup fatal à l’application actuellement la plus téléchargée outre-Atlantique… Mais, aussi révoltantes et scandaleuses que soient ces pressions, elles n’ont cependant pas atteint l’incroyable degré d’ignominie dont a récemment fait preuve le minable « commissaire politique » Randall Lane dans Forbes, le célèbre magazine américain dédié aux milliardaires. Se sentant pousser des ailes avec l’arrivée prochaine au pouvoir du tricheur Biden et de sa clique de bobos gauchistes, il n’a en effet pas craint de coiffer sa casquette de tchékiste pour menacer ouvertement de représailles toutes les entreprises qui pourraient être tentées d’embaucher les anciens collaborateurs de Donald Trump ! Sont notamment visés par le journaliste du système, les ex-conseillers du président Sean Spicer, Kellyanne Elizabeth Conway, Sarah Huckabee Sanders, Stephanie Grisham ou encore Kayleigh McEnany, qui, à ses yeux, se sont rendus coupables d’avoir aidé à diffuser les prétendus « mensonges » de Trump pendant quatre ans. Un soutien que ce triste individu entend bien leur faire payer aujourd’hui, en leur interdisant toute possibilité de retrouver un emploi. Ainsi est-il allé jusqu’à avertir : « Que ce soit clair pour les entreprises : embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes. » Bref, un véritable appel à la haine. Mais qui, n’en doutons pas, ne poussera pas pour autant les GAFA donneuses de leçons à suspendre les comptes Twitter et autres du magazine Forbes.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2021

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

censure écoles islamistes

Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

Douze mois sous le signe du COVID

covid-19

Le dernier jour de l’année étant traditionnellement pour les journalistes le moment de dresser le bilan des douze mois écoulés et d’en souligner les faits majeurs, comment ne pas reconnaître avec nos confrères que 2020 aura été essentiellement marquée par l’épidémie de COVID et ses terribles conséquences ? Parti de Chine en novembre 2019, le nouveau virus aura en effet contaminé en un an près de 80 millions personnes à travers la planète, causé la mort de plus de 1,7 million de ses habitants, entièrement désorganisé les économies de ses pays, et contraint quelque quatre milliards d’êtres humains à vivre confinés chez eux pendant des semaines. Si, aujourd’hui, la plupart de nos grands médias s’efforcent surtout de dresser l’historique de la progression de l’épidémie dans le monde et en France, à Présent, nous retiendrons surtout de ces douze mois l’incapacité totale du gouvernement français à faire face à cette crise sanitaire et, pire encore, ses mensonges répétés à destination de nos compatriotes.

Des mensonges à la pelle

Dire que Macron et ses gouvernements Philippe puis Castex ont été complètement dépassés par cette pandémie serait leur faire encore trop d’honneur. Alors même que l’hécatombe avait commencé dès novembre 2019 en Chine et que l’OMS avait lancé un message d’alerte des plus inquiétants le 31 décembre, le gouvernement français, lui, nous sortait le premier d’une longue série de mensonges, en nous assurant que ce nouveau virus n’était rien d’autre qu’« une grippette » ! L’apparition des premiers cas sur notre sol, en janvier, puis des premiers morts, et surtout le très rapide encombrement de nos services de réanimation, allaient hélas nous montrer que non. Ils allaient aussi mettre cruellement en lumière l’incroyable état de délabrement du système de santé français, pourtant vanté depuis des années par nos gouvernements comme étant… « le meilleur du monde ».

Incurie et malhonnêteté

Mais le plus scandaleux restait encore à venir. Totalement dépourvu du matériel le plus élémentaire en cas d’épidémie – et notamment de masques – après des années d’imprévoyance et d’économies de bouts de chandelles, le gouvernement allait, pour tenter de cacher son incurie, nous expliquer que « le masque n’est d’aucune utilité ». Avant de rendre son port obligatoire quelques mois plus tard, sous peine de verbalisation ! Même chose pour les tests. Du début de la crise jusqu’à aujourd’hui, la prétendue « guerre » de Macron contre le COVID n’aura été en réalité que gestion de la pénurie, improvisation, tâtonnement, incohérence, restrictions absurdes, mesures archaïques et liberticides. Comme ces confinements, reconfinements et autre couvre-feu, dont l’efficacité en matière sanitaire reste encore à démontrer, mais dont les conséquences catastrophiques pour notre économie sont quant à elles certaines. Bref, si l’on veut mesurer l’incroyable nullité (et malhonnêteté) dont a fait preuve jusqu’ici le gouvernement français dans sa gestion de l’épidémie de COVID, il suffit de se plonger dans la lecture des deux rapports accablants publiés respectivement par la Commission d’enquête de l’Assemblée et celle du Sénat (voir Présent daté du 4 décembre 2020). Deux documents particulièrement édifiants, dont on aurait pu penser qu’ils pousseraient le gouvernement à revoir d’urgence sa « stratégie ». Mais, au vu de ses dernières interventions, il y a fort à craindre, hélas, que l’année 2021 ressemble de près à celle que nous venons de vivre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Les offensives contre Noël

symboles Noël

Qu’ils prennent pour prétexte la lutte contre la propagation du Covid-19 ou bien encore la défense de leur fausse laïcité, les « bouffeurs de curés » et autres nervis christianophobes ont bien du mal à camoufler leur violence offensive visant à obtenir de l’Etat l’interdiction de toute référence publique à cette grande fête chrétienne et française qu’est la célébration de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Il faut dire que, pour la première fois peut-être depuis plus d’un siècle, ils rencontrent un écho largement favorable dans les plus hautes sphères du pouvoir. Nous l’avons bien vu lors du premier confinement, avec la décision du gouvernement Philippe d’interdire formellement la célébration de la messe et les sacrements. Puis, lors du déconfinement, avec le choix totalement arbitraire du pouvoir en place de prolonger l’interdiction de la célébration des cultes alors même qu’il autorisait au même moment la réouverture d’une foule d’espaces publics. Et nous le voyons encore aujourd’hui avec les très nombreuses et sévères restrictions imposées par le gouvernement Castex aux chrétiens. Bref, on aura rarement vu, sous la Ve, un pouvoir politique aussi hostile aux chrétiens, et surtout n’hésitant pas à assumer régulièrement sa cathophobie.

Effacer tous les symboles de Noël

Une attitude d’autant plus grave et inquiétante que, au cours de ces dernières années, le lobby laïciste et anticlérical n’a cessé de redoubler d’efforts pour chasser toute référence à Noël de la sphère publique française. On rappellera ici, à titre d’exemples, le choix purement idéologique du maire écolo de Bordeaux, Pierre Hurmic, d’interdire cette année l’installation du traditionnel sapin de Noël géant de la place Pey-Berland, pour le motif que celui-ci constituerait une entorse à la laïcité… Ou encore l’incroyable battage fait par les militants du PRG et autres gauchistes à Périgueux contre le calendrier de l’Avent géant installé le 1er décembre dernier sur la façade de la mairie, et qualifié par ces enragés de « provocation pour tout militant laïc ». Autre grand symbole de Noël que les ennemis de la vraie foi rêvent, bien sûr, de faire disparaître : la crèche et ses santons traditionnels. C’est ainsi que, cette année encore, Robert Ménard aura dû batailler ferme contre une smala d’associations laïcardes et antiracistes pour pouvoir simplement installer une crèche dans le hall de sa Maison commune de Béziers. Et il est loin d’être le seul : parmi tant d’autres cas, on rappellera celui de Lyon, où l’installation de plusieurs crèches dans le hall d’accueil de l’hôtel de région, a valu aussi à Laurent Wauquiez un lynchage politico-médiatique en règle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2020

Vaccins anti-Covid : la méfiance – Une forme de réponse aux mensonges gouvernementaux

vaccins covid

L’énorme battage publicitaire en faveur de la vaccination, à l’occasion des toutes premières injections du vaccin Pfizer dans un EHPAD, n’aura pas réussi à cacher cette terrible réalité pour le gouvernement : malgré ses efforts de communication, 60 % au moins des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se feront pas vacciner contre le Covid-19. Un taux impressionnant, qui range nos compatriotes dans la catégorie des peuples les plus hostiles à la vaccination, et dont les tenants du système, avec malhonnêteté, rendent les « antivax » responsables. Or, loin d’être le signe d’un rejet par principe des vaccins par une écrasante majorité de Français, ce chiffre reflète d’abord et surtout la défiance sans cesse croissante de nos compatriotes à l’égard d’un gouvernement qui n’a cessé de leur mentir depuis le début de la crise sanitaire.

Au moins 60 % de Français réticents

Samedi encore, les médias rendaient compte d’une enquête réalisée entre les 14 et 16 décembre derniers par Santé publique France, dont les conclusions s’avéraient « inquiétantes » pour cette institution sanitaire. En effet, selon SPF, « moins de la moitié des personnes interrogées (40 %) répondait vouloir certainement ou probablement se faire vacciner contre le Covid-19 ». Un taux qui, malgré l’énorme effort de communication fait par le gouvernement depuis des semaines, ne cesse de baisser puisque, comme le rappelait encore SPF, le pourcentage de Français déclarant vouloir se faire vacciner était de 60 % en juillet, et de 53 % en novembre ! Ces chiffres placent notre pays parmi ceux dont les populations sont les plus méfiantes, voire les plus hostiles, envers les vaccins anti-Covid, comme vient d’ailleurs de le constater une enquête réalisée par BVA dans 32 pays avec les instituts de sondage du réseau WIN sur « les intentions de vaccination dans le monde ». Selon celle-ci, en effet, seuls 44 % de nos concitoyens envisagent de recevoir le vaccin, parmi lesquels 13 % à peine se déclarent « certains » de le faire. Des taux qui font de la France – avec le Liban, la Croatie et la Serbie – l’un des quatre seuls pays où cette intention est minoritaire, quand le Danemark affiche de son côté un taux d’adhésion au vaccin de 87 %, la Grande-Bretagne de 81 %, l’Italie de 70 %, les Etats-Unis de 67 %, l’Espagne de 66 %, et l’Allemagne de 65 %. Un tableau par pays qui permet de constater au passage que les Etats dont les populations sont les moins réticentes, et donc les plus confiantes envers leurs gouvernements, sont aussi souvent ceux dont nos grands médias n’ont cessé de fustiger la politique sanitaire…

Rien à voir avec le « complotisme »

C’est que, contrairement à ce que voudraient nous faire croire le gouvernement et les grands médias, cette méfiance massive des Français à l’égard des vaccins anti-Covid n’a absolument rien à voir avec un rejet par principe de la vaccination, ni même avec un quelconque « complotisme ». Elle n’est que la conséquence logique de la politique sanitaire désastreuse menée depuis bientôt un an par le gouvernement, et en particulier les innombrables mensonges proférés par ce dernier (sur la dangerosité du virus, l’utilité des masques, etc.). C’est d’ailleurs la principale raison de ces mauvais chiffres invoquée par Edouard Lecerf, le directeur général adjoint de BVA qui, dans son analyse, note que ces résultats s’expliquent d’abord par un « scepticisme devenu structurel envers toutes les décisions qui viennent d’en haut ». Non sans rappeler judicieusement au passage que, quand 63 % des Allemands et 50 % des Italiens se disent aujourd’hui satisfaits de la gestion de l’épidémie de Covid par leurs gouvernements, seuls 35 % de nos compatriotes estiment que l’Etat français a bien géré cette crise.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2020

La crise du Covid occasionne une fraude massive

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Arnaques aux masques et au matériel sanitaire, fraudes au chômage partiel et aux prestations sociales, ou encore escroqueries liées au développement des monnaies électroniques et virtuelles : si la crise du Covid-19 est une catastrophe pour notre pays et l’immense majorité de nos compatriotes, elle constitue en revanche une véritable aubaine pour les délinquants financiers qui profitent allègrement de celle-ci pour se livrer à toutes sortes de malversations et d’escroqueries, en ayant recours à des modes opératoires toujours plus complexes.

Explosion des fraudes au chômage partiel

Ce constat inquiétant, mais pas vraiment surprenant, c’est celui que fait Tracfin, l’organisme de Bercy chargé de la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, dans son dernier cahier « Tendances et analyse des risques pour l’année 2019/2020 » rendu public jeudi. Un document assez édifiant, dans lequel Tracfin relève tout d’abord « un phénomène de fraudes massives à l’indemnisation du chômage partiel, estimé à 225 millions d’euros par le ministère du Travail », et touchant principalement les secteurs suivants : bâtiment et travaux publics, commerce, distribution, immobilier, art, hôtellerie-restauration, transport, informatique ou encore télécoms. Sur ces 225 millions d’euros, précise encore Tracfin, plus de la moitié a heureusement pu être bloquée et récupérée, grâce notamment aux nombreuses « déclarations de soupçon » que lui ont adressées les établissements de crédit dès le début de la crise sanitaire.

Financement de l’islamo-terrorisme

S’il relève de nombreuses autres fraudes aux prestations sociales ou encore à la TVA, en soulignant au passage que leurs modes opératoires s’avèrent de plus en plus complexes, le rapport de Tracfin s’inquiète surtout de deux menaces croissantes. D’abord, le risque d’une prise de contrôle d’un certain nombre d’entreprises en difficulté par des réseaux mafieux. Si à ce stade le phénomène semble limité, Tracfin explique en effet que « certains commerces ou sociétés peuvent être moins regardants sur l’origine des fonds injectés », et que ce problème pourrait bien se matérialiser lorsque la vague de faillites annoncée se déclenchera. D’autant que, comme le rappellent les auteurs de ce rapport, « les mafias italiennes sont déjà actives en France ». Autre source d’inquiétude majeure pour l’organisme anti-fraude et anti-blanchiment de Bercy : la numérisation croissante des services de paiement, et le développement des monnaies électroniques et virtuelles telles que les Bitcoins. « Dès leur création, rappelle en effet le rapport, ils ont constitué un vecteur de blanchiment de capitaux suivi avec attention ». Or, précise-t-il, Tracfin « constate que cette tendance s’est confirmée ». En guise d’exemple, les auteurs du rapport rappellent notamment que, fin septembre 2019, Tracfin, en alertant les autorités après avoir détecté un circuit de financement de l’islamo-terrorisme associant monnaie électronique, actifs numériques et techniques de compensation informelle, a permis l’interpellation de 29 individus, dont bon nombre sont suspectés d’être affiliés à Al-Qaïda.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 décembre 2020

Décrets autorisant le fichage politico-religieux des Français : l’inquiétante dérive totalitaire de l’Etat macronien

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Prorogation systématique de l’« état d’urgence sanitaire » et de ses nombreuses mesures liberticides, surveillance sans cesse accrue d’internet et des réseaux sociaux, ou encore immixtion permanente dans la vie privée des Français avec la volonté flagrante de les « rééduquer » : alors que, sous prétexte de lutte contre le COVID-19 et l’islamo-terrorisme, l’Etat macronien ne cesse déjà de rogner depuis des mois sur les libertés individuelles de nos compatriotes, celui-ci vient de faire un pas supplémentaire vers le « totalitarisme libéralo-progressiste » en adoptant, en toute discrétion, trois décrets autorisant le fichage politico-religieux des Français.

Une formulation volontairement très générale

Passés presque totalement inaperçus auprès des grands médias (et pour cause !), ces décrets, publiés en douce vendredi dernier au Journal Officiel, seront pourtant lourds de conséquences, en raison de la quantité considérable d’informations très personnelles qu’ils autorisent désormais le Renseignement territorial à collecter. Ô bien sûr, officiellement, ces trois décrets, portant respectivement sur le « Fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique », la « Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique » et les « Enquêtes administratives liées à la sécurité publique », ont pour seul objectif de surveiller les individus dont les activités seraient « susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’intégrité du territoire, ou des institutions de la République, ou encore de constituer une menace terroriste ». Mais chacun aura bien compris que, grâce à cette formulation très générale et très vague, le gouvernement va surtout pouvoir « fliquer » à volonté ses opposants les plus fermes, à savoir ceux de la droite nationale.

La CNIL renvoyée à la niche

C’est ainsi que, sous couvert de préservation de la « sûreté de l’Etat », ces décrets autorisent désormais les barbouzes de la macronie à ficher les Français selon leurs « opinions politiques, convictions philosophiques, religieuses ou appartenance syndicale ». Mais aussi en fonction de leurs « activités sur les réseaux sociaux », domaine dans lequel les forces de l’ordre pourront notamment recueillir les identifiants et pseudonymes utilisés par des individus surveillés. En outre, ils donnent aux services du Renseignement la possibilité de ficher « des données de santé révélant une dangerosité particulière », telles que des « données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques ». Enfin, parmi les autres points énumérés dans ces décrets, on citera encore, outre le fichage des liens avec « des groupes extrémistes », des « éléments ou signes de radicalisation », ou encore de la « détention d’armes », la possibilité pour les fonctionnaires du Renseignement de répertorier tous les éléments concernant les « pratiques sportives », la détention « d’animaux dangereux » et même des données relatives à des facteurs dits « de fragilité », tels que les « facteurs familiaux, sociaux et économiques » ou encore les « addictions ». Quant à savoir ce que pense la CNIL de ces nouvelles mesures pour le moins intrusives, on soulignera que celle-ci, après avoir demandé des précisions et émis un certain nombre de réserves, s’est vue gentiment renvoyée à la niche…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 décembre 2020

Vaccins — Les personnes âgées comme cobayes ? Ça va piquer !

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Très attendue par les journalistes des grands médias, qui étaient impatients de découvrir le nom de « Monsieur Vaccination », la conférence de presse consacrée jeudi soir par Jean Castex et Olivier Véran à la présentation de la « stratégie » de vaccination du gouvernement contre le Covid-19 aura, à défaut d’avoir donné des informations réellement nouvelles, surtout conforté, hélas, deux de nos principales craintes : d’abord, que l’exécutif est dans l’incapacité totale de garantir la non-toxicité des vaccins qu’il entend nous inoculer ; ensuite, que nos personnes âgées serviront finalement de cobayes aux grands laboratoires pharmaceutiques.

Après avoir dévoilé en grande partie son plan de vaccination mardi, le Premier ministre en a donc détaillé les modalités pratiques. En tête de ces objectifs : la vaccination, dès le mois de janvier, d’un million de seniors résidents des EHPAD et de professionnels de ces établissements. Puis, en février, celle des personnes vulnérables, rendues fragiles par leur âge ou leurs pathologies, soit 14 millions de personnes. Un choix qui pourrait paraître des plus justifiés, étant donné que nos anciens sont les plus menacés par ce virus. Mais qui, en réalité, pose un vrai problème éthique quand on sait que l’essentiel des informations dont nous disposons sur l’efficacité et l’éventuelle toxicité des vaccins qui seront utilisés émane des agences de communication des grands laboratoires pharmaceutiques qui les ont mis au point…

Un prudent « Monsieur Vaccination »

Assez révélatrice aura d’ailleurs été la relative prudence observée jeudi soir par le professeur Alain Fischer, le fameux « Monsieur Vaccination », nommé le jour même à la tête du « Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale » en raison, nous dit-on, de sa réputation d’« immunologue éminemment respecté mondialement ». Ce qui est sûrement vrai quand on sait que ce professeur Fischer, ex-collaborateur de Martine Aubry lors des primaires socialistes de 2011 et signataire d’une tribune appelant à faire barrage à Marine Le Pen entre les deux tours de l’élection présidentielle en 2017, est un proche de Macron… Plus inquiétant : l’éminent immunologue a été conseiller d’Agnès Buzyn, lorsque celle-ci occupait le ministère de la Santé ! Bref, en attendant, Alain Fischer aura au moins eu le mérite de reconnaître d’emblée que « le recul à ce jour sur l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois », et que « les données ne sont pas encore complètes pour savoir à quel point ces vaccins sont efficaces sur les personnes les plus à risques ».

D’autre part, chargé de présenter les « quatre types » de vaccins qui seront proposés à la population au cours des prochains mois, Fischer a notamment rappelé que deux d’entre eux, ceux de Pfizer et de Moderna, consistaient en une injection d’« ARN messager » : technique dont nous avons évoqué les risques dans Présent (voir notre édition datée du 13 november), et dont il a lui-même reconnu jeudi qu’elle « est complètement nouvelle » et « n’a jamais été utilisée à grande échelle chez l’homme » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 décembre 2020

Gestion de l’épidémie de COVID-19 : le rapport au vitriol de la Commission d’enquête

COVID-19

« Pilotage défaillant », « gestion chaotique », « manque d’anticipation » ou encore « lourdeurs bureaucratiques et administratives » : ceux qui, comme nous, s’attendaient à ce que la Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée sur la gestion de la crise du COVID-19 rende des conclusions particulièrement accablantes pour l’Etat n’auront pas été déçus du voyage. En effet, voté mercredi par tous les députés à l’exception – ô surprise ! – de ceux du MoDem et de LREM, le rapport de 200 pages présenté par le député LR Eric Ciotti, au terme de six mois d’investigations et de 53 auditions, a comme qui dirait un goût de vitriol amplement justifié.

Un pays totalement « désarmé »

Premier constat effectué par les membres de la Commission : celui d’un pays totalement « désarmé » face à la crise sanitaire parce que l’Etat s’est, depuis une décennie, fixé « d’autres priorités » et a laissé « s’épuiser les stocks stratégiques jusqu’à arriver à la pénurie ». Citant l’exemple ô combien symbolique des masques, le rapport souligne ainsi que cette baisse constante des stocks « semble s’être opérée dans l’indifférence ou l’ignorance du pouvoir politique ». Même chose pour les « exercices pandémies » qui avaient été mis en place dans les années 2000 : au fil des ans, constate la Commission, ceux-ci se sont espacés pour s’arrêter définitivement à partir de 2013… Evoquant ensuite notre système de soins, « que l’on pensait solide et qui s’est retrouvé démuni », le rapport pointe alors du doigt un « hospitalo-centrisme qui a contribué à aggraver des tensions déjà exacerbées par l’affaiblissement structurel du système de santé », et dénonce tout particulièrement « l’indifférence de l’exécutif » face au drame des EHPAD lors de la première vague de l’épidémie.

Une « gestion chaotique » de la crise

Mais, au-delà de cette incroyable impréparation, la Commission d’enquête dénonce surtout une « gestion chaotique » de la crise, avec « d’innombrables retards » pris dès le début de celle-ci. Citant l’exemple de l’Italie, le rapport souligne ainsi : « alors que le pays connaît une vague épidémique qui précède celle de la France de 10 à 12 jours » et que « les premières mesures de confinement y sont instaurées dans une dizaine de villes dès le 21 février », la France « ne sera confinée que le 17 mars, soit 24 jours plus tard » ! Quant au retard avec lequel les tests ont été mis à disposition, les membres de la Commission rappellent que, le 17 mars, la France n’avait encore effectué que 13 000 tests, soit « vingt fois moins que l’Allemagne qui, à la même date, en avait réalisé plus de 250 000 » ! Bref, indique encore le rapport, « de manière générale, tout au long des premières semaines de la crise sanitaire, les Français ont assisté à une succession précipitée de décisions prises au pied du mur, alors qu’elles étaient indispensables ». Et ce n’est pas fini, observe avec consternation la Commission : la deuxième vague épidémique associée à la forte hausse de la demande de tests « a provoqué une embolie du système de dépistage et finalement une mise en échec de la stratégie gouvernementale “Tester, tracer, isoler” alors que l’enjeu d’enserrer le dispositif de dépistage dans les délais les plus courts possible était pourtant posé dès le mois de mai » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 novembre 2020

Décapitation de Samuel Paty – La tardive prise de conscience d’une prof nîmoise

Samuel Paty

Comment ne pas songer, en lisant la lettre ouverte que vient d’adresser à ses collègues une enseignante nîmoise suite à la décapitation de Samuel Paty par un djihadiste, au grand Bossuet et à sa célèbre citation nous rappelant que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? En effet, en reconnaissant dans cette lettre s’être elle-même battue pendant des années « pour le multiculturalisme et l’intégration » à l’école, et avoir notamment « défendu il y a vingt ans les menus sans porc à la cantine », cette enseignante en réseau d’éducation prioritaire à Nîmes ne nous rappelle pas seulement le rôle décisif joué (pour des raisons idéologiques) par les enseignants et leurs syndicats dans l’islamisation de l’école publique, mais aussi leur prise de conscience pour le moins tardive de la gravité de cette menace.

« Une attitude de déni coupable »

Ayant enfin réalisé que « les hommages et autres minutes de silence ne sauraient suffire », cette enseignante invite ainsi ses collègues à s’interroger sur ce qui doit changer « dans [leur] relation à [leurs] élèves et à leurs familles pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien ». Ainsi, écrit-elle, « face à la montée de l’idéologie islamiste, nous faisons trop souvent […] preuve d’un manque de lucidité, voire d’une attitude de déni coupable ». Et l’enseignante de citer alors toute une série de situations auxquelles elle a été confrontée. Comme cette classe verte, au cours de laquelle sur une classe de 30 enfants, 20 steaks hachés ont été jetés parce que la viande n’était pas hallal. Ou encore cette fois où une mère venue inscrire son enfant a refusé de serrer la main du directeur, au prétexte que celui-ci était un homme…

« La peur de passer pour des fachos »

Les cas se multiplient, les exemples s’accumulent, sans pourtant jamais ébranler un seul instant les belles convictions mondialistes et droits de l’hommistes de ces enseignants majoritairement acquis à la gauche et au multiculturalisme. Or, comme le confie dans sa lettre cette institutrice nîmoise, « je me demande aujourd’hui de quoi j’ai été l’instrument ». En effet, écrit-elle, « en 2015, j’ai commencé à m’interroger : les mamans du quartier étaient accablées comme nous face à l’horreur du Bataclan. Mais aucune n’est venue à la grande marche à Nîmes alors que, nous, l’équipe de l’école les attendions. Je me suis dit “Elles sont sur une autre planète”. Celle où l’islam est une grille de lecture tellement forte que l’humanisme, la République et ses lois n’ont pas de poids dans les pratiques quotidiennes ». Et l’enseignante d’observer alors : « Je ne veux condamner personne, mais je me dis que la bienveillance n’est pas l’acceptation de tout ». Avant de conclure : « La peur de passer pour des fachos nous pousse à arrondir les angles. Ma lettre c’est un simple appel à la lucidité. Il a fallu cette violence contre un enseignant pour que je me dise “Ou tu fais quelque chose ou tu changes de travail”. On a perdu de notre aura, de notre responsabilité. Le respect, l’autorité, ça se construit. Ce n’est plus un a priori. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er décembre 2020

Restauration et Covid-19 – Cauchemar en cuisine : Les filières d’excellence française « flinguées » par des mesures absurdes

covid restaurants

Marseille, Perpignan, Nantes, Nîmes, Lyon, Toulouse ou encore Grenoble : ils ont été plusieurs milliers, dont une majorité écrasante de restaurateurs, à avoir répondu ces derniers jours aux appels à manifester lancés par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et autres organisations, pour crier leur colère et leur immense désespoir face aux nouvelles mesures imposées par le gouvernement en vue du prochain déconfinement. Des mesures le plus souvent sans queue ni tête, injustes, et dont l’absurdité pourrait prêter à sourire si elles ne risquaient pas, hélas, de couler (entre autres) ces deux filières d’excellence française que sont la restauration et le tourisme.

Deux établissements sur trois menacés de faillite

En partie ruinés par le premier confinement, puis par le couvre-feu, et enfin par le reconfinement, les restaurateurs ne décolèrent plus depuis qu’ils ont appris qu’ils ne pourront rouvrir (au mieux) leurs établissements qu’à compter du 20 janvier et ne pourront donc profiter de Noël et de la Saint-Sylvestre, du mois le plus important de l’année pour eux, pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Une colère et un désespoir d’autant plus grands que, comme ils le soulignent, la promesse « zéro recette, zéro charge » faite au printemps dernier par Macron n’a toujours pas été tenue. C’est ainsi que l’un de leurs représentants, interviewé jeudi matin par les journalistes de France Info, expliquait que, si le chômage partiel était effectivement remboursé par le gouvernement, les restaurateurs avaient quand même dû avancer les fonds et, surtout, n’avaient reçu qu’en novembre le remboursement prévu normalement pour mars… Bref, pour beaucoup d’entre eux la situation est devenue aujourd’hui tellement intenable que leurs syndicats professionnels tentent par tous les moyens de mettre en garde l’Etat sur le risque de faillites en cascade. Faillites qui, selon l’UMIH, pourraient frapper pas moins de deux établissements sur trois d’ici le début de l’année prochaine…

Des stations de ski sans remontées mécaniques…

Autre secteur capital de l’économie française condamné aujourd’hui par ce gouvernement décidément incapable : celui du tourisme saisonnier, qui voit normalement chaque année les stations de ski faire plus du quart de leur chiffre d’affaires durant la période de Noël et du jour de l’An. Or, si Macron et Castex, cherchant à apaiser la colère des gérants de station de ski, ont bien autorisé ces derniers à ouvrir leurs stations à Noël, ils ont aussi, de manière totalement ubuesque, annoncé que les remontées mécaniques seront en revanche… fermées ! Une annonce qui a bien sûr provoqué la colère immédiate des professionnels du secteur. A commencer par le président des Domaines skiables de France, Alexandre Maulin, qui s’est dit « atterré » par une telle « aberration ». Mais aussi certains édiles de stations de montagne, dont Jean-Luc Boch, maire de La Plagne et président de l’ANMSM, qui a observé très justement : « quand on est 400 dans un métro parisien on ne se contamine pas, mais à quatre sur une remontée mécanique on se contaminerait ? […] Il faut nous dire clairement qu’on veut tuer les stations » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2020

Jauge de trente personnes à la messe : même les évêques dénoncent une décision inepte !

messe jauge 30 personnes

Comme le faisait très justement observer notre confrère Etienne Defay dans notre édition d’hier (voir Présent datée du 26 novembre), aussi aberrante, ridicule et stupide soit-elle, l’annonce, mardi soir, par le président Macron, d’un retour des messes conditionnées à trente personnes maximum, c’est-à-dire sans tenir compte un seul instant de la taille du lieu de culte, aura au moins eu le mérite de pousser les évêques, d’habitude si frileux, à sortir enfin de leur réserve pour manifester leur mécontentement.

Le coup de sang de Mgr Aupetit

Il faut dire que, pour un gouvernement qui s’assoit régulièrement sur la liberté de culte des fidèles sans rencontrer d’habitude de réelles oppositions de la part de la hiérarchie catholique, cette soudaine colère épiscopale a de quoi surprendre. D’autant que, parmi les évêques qui ont réagi, certains n’ont pas mâché leurs mots. Comme Mgr Touvet, évêque de Châlons, qui a écrit sur Twitter : « 30 personnes dans ma cathédrale, c’est ridicule et absurde. Elle fait 96 m de long et 25 m de large (transept 40 m) sur 30 m de hauteur. Total = 2 500 m2 : avec 4 m2 par personne, on peut mettre 600 personnes ! Il faut apprendre à compter ! » Ou encore Mgr Ginoux, évêque de Montauban, qui a déclaré : « Trente personnes ! On se moque de nous ! » Et surtout, chose surprenante, Mgr Aupetit, qui a piqué une vraie colère mercredi matin sur Radio Notre-Dame : « Ça suffit […]. Encore une fois, on se moque de nous ! Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes comme saint Pierre et saint Paul nous le demandent, mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. » Et Mgr Aupetit d’ajouter alors, en laissant entendre qu’il ne respectera pas la fameuse jauge des trente personnes : « De toute façon, on entre dans nos églises pour nous assassiner, c’est le terrorisme islamique, on nous égorge, on égorge des gens pacifiques qui viennent prier. Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. »

Une mesure « tout à fait irrespectueuse »

Bref, devant une telle levée de boucliers, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a décidé de publier dès mardi soir un communiqué avertissant les autorités politiques que la CEF était « à la fois déçue et surprise par l’annonce faite […] par le président de la République » et exigeait « que soit révisée cette mesure irréaliste et inapplicable » de « trente personnes » qui est « tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques ». Mais si Macron, à la suite d’un entretien téléphonique mardi soir avec Mgr de Moulins-Beaufort, s’était engagé à annoncer une jauge plus « réaliste », jeudi matin Jean Castex a annoncé le maintien de la jauge à trente fidèles jusqu’au 15 décembre au moins…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2020

COVID-19 et infantilisation des Français : défense de manger la bûche avec « papy et mamie »

Noël confinement

Nous avons beau être habitués à ce que le pouvoir en place et les pontes de la médecine à son service traitent les Français comme des enfants depuis le début de l’épidémie de coronavirus, l’intervention du professeur Rémi Salomon, mardi, sur France Info, nous aura quand même laissés quelque peu pantois. En effet, interrogé par les journalistes sur les conditions dans lesquelles pourraient se dérouler le réveillon de Noël en cas de déconfinement, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP n’a pas hésité à expliquer – très sérieusement – qu’il faudra « couper la bûche en deux » et… envoyer « papy et mamie (manger) dans la cuisine » !

« Même si l’on a pris toutes les précautions »

Jusque-là, nos compatriotes avaient eu droit (entre autres) au rabâchage permanent des fameuses mesures de précaution sanitaires, aux pénibles leçons de « civisme » accompagnant les interventions leur reprochant sans cesse de ne pas avoir un comportement assez « citoyen », et même à la menace d’être privés de Noël, comme un enfant est privé de dessert, s’ils ne restaient pas sagement enfermés chez eux 24 heures sur 24 pendant des semaines. Mais, avec cette intervention du Pr Salomon, notre pays aura franchi un seuil supplémentaire dans l’incroyable infantilisation de sa population. C’est ainsi que, pour préserver les personnes vulnérables que sont notamment les grands-parents, Rémi Salomon, qui a dit au passage regretter que le gouvernement n’ait pas fermé les collèges et les lycées « une semaine avant » afin de pouvoir « aller voir papy et mamie plus sereinement », a tout bonnement recommandé : « on (pourra) voir papy et mamie (…). Mais on ne (mangera) pas avec eux, même à Noël, et même si on a pris toutes les précautions avant. On (coupera) la bûche en deux, papy et mamie (mangeront) dans la cuisine et nous dans la salle à manger » !

La solitude de nos anciens gravement minimisée

Et le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, de poursuivre alors : « il faut limiter les contacts, parce que si je leur transmets le virus, c’est pire que tout. Comment je vais vivre ça après ? Parce que papy et mamie ont un risque sérieux de se retrouver en réanimation et éventuellement d’en mourir, donc il faut avoir ça en tête. C’est un virus qui est dangereux, surtout pour les personnes âgées et fragiles, même si on commence à voir le bout du tunnel. » Bref, autant dire que pour l’Etat et les autorités sanitaires, mieux vaudrait faire une croix sur la traditionnelle veillée de Noël avec nos anciens. Même si, comme l’ont récemment montré plusieurs enquêtes, beaucoup d’entre eux souffrent déjà terriblement de la solitude liée au confinement et présentent même, pour certains, des symptômes du fameux « syndrome de glissement ». Enfin, outre le fait que nous n’avons pas attendu le Pr Salomon pour prendre conscience que la situation actuelle nous imposait à tous de multiplier les précautions dès lors que nous rendions visite à des personnes fragilisées, on notera encore le caractère quelque peu déplacé de ces recommandations quand on se souvient de quelle manière catastrophique ce gouvernement et son fameux Conseil scientifique ont géré l’épidémie de COVID-19 dans les EHPAD lors du premier confinement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2020