Après les élections présidentielle et législatives – Le retour au galop de la dictature sanitaire ?

covid dictature

Comme nous le prévoyions, la mise en sourdine du discours catastrophiste sur l’épidémie de coronavirus et la suspension de la quasi-totalité des restrictions sanitaires dans notre pays n’auront guère duré que le temps des campagnes électorales. En effet, la présidentielle et les législatives étant maintenant presque derrière nous, l’occupant de l’Elysée ayant été réélu haut la main par des millions de Français décidément peu rancuniers, le gouvernement et les grands médias de la Macronie se remettent déjà à brandir la menace d’une nouvelle vague épidémique qui pourrait « nécessiter » le retour de la dictature sanitaire en France.

Des chiffres qui ne veulent rien dire

Ainsi, en publiant jeudi ses derniers chiffres, le ministère de la Santé s’est-il inquiété d’une hausse de 20 % du nombre de tests de dépistage enregistrés dans notre pays au cours des 15 derniers jours. Une augmentation qui, a-t-il précisé, coïncide avec un doublement des contaminations durant la même période. En même temps, France Info invitait l’épidémiologiste et partisan de la dictature sanitaire Antoine Flahault, pour nous expliquer que « cela ressemble à une nouvelle vague » et « que la tendance est actuellement la même dans presque tous les pays d’Europe de l’Ouest ». Il est vrai que, de l’autre côté du Rhin, par exemple, le gouvernement Scholz a d’ores et déjà appelé les personnes les plus fragiles à effectuer une quatrième dose de vaccin et averti qu’il y aurait « moins de relâchement pendant les prochaines semaines »… Mardi, Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement Borne, avait quant à elle déjà expliqué que ce dernier restait « extrêmement vigilant », annonçant au passage que le conseil des ministres étudierait le 22 juin les mesures que l’exécutif entend maintenir après la fin du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, prévue le 31 juillet.

Le passe sanitaire, arme politique

Reste que, si l’on regarde d’un peu plus près les chiffres, ce « doublement » des contaminations observé par le ministère au cours des deux dernières semaines n’a en rien impacté les hôpitaux français, qui ont même vu fortement reculer le nombre de leurs « patients Covid » sur la même période ! Autrement dit, il semble que cet « affolement » relève davantage de la volonté du gouvernement de serrer à nouveau la vis du peuple français que de le protéger contre un prétendu retour de la pandémie. Un rêve orwellien qu’il partage visiblement avec le régime communiste chinois – dont il s’est d’ailleurs beaucoup inspiré lors de la crise du Covid (confinement strict, port du masque obligatoire…) – qui a réussi à faire aujourd’hui du passe sanitaire une véritable arme politique. C’est ainsi que, durant ces derniers jours, de nombreux Chinois qui souhaitaient manifester à Zhengzhou contre le gel arbitraire de leurs avoirs par plusieurs banques depuis la mi-avril, se sont aperçus – ô surprise… – que leur passe sanitaire avait brusquement viré au rouge, et étaient donc contraints d’observer une quarantaine stricte ! De quoi donner des idées à notre « Jupiter » national…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2022

« Jupiter » nous refait le coup du « sursaut républicain »

Macron

S’il est une chose que l’on ne peut contester à Emmanuel Macron, c’est bien son goût prononcé pour la mise en scène et pour la dramatisation : en effet, alors qu’il avait jusque-là laissé à ses « lieutenants » la charge de gérer les suites du revers électoral essuyé par la majorité dimanche soir, le président tout juste réélu et déjà en difficulté n’a pu s’empêcher de nous gratifier mardi d’une allocution surprise au cours de laquelle il a, comme à chaque fois qu’il se sent menacé par l’opposition, appelé les Français à un « sursaut républicain » et à lui donner une « solide majorité » au nom de… « l’intérêt supérieur de la nation » !

Tout juste réélu et déjà en difficulté

Intervenant directement sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, juste avant d’embarquer pour une visite de trois jours en Roumanie et en Moldavie, celui qui pendant cinq ans s’est assis sur les libertés des Français comme jamais aucun de ses prédécesseurs de la Ve n’avait osé le faire avant lui n’a ainsi pas hésité à expliquer, en faisant allusion sans les citer à la probable entrée massive dimanche prochain de députés de la NUPES et du RN à l’Assemblée, que « face aux crises qui ne manqueront pas de survenir, rien ne serait pire que de nous perdre dans l’immobilisme, le blocage ou les postures » et « d’ajouter un désordre français au désordre mondial ». Et Macron, après avoir invoqué « l’intérêt supérieur de la nation », d’ajouter alors sur un ton des plus alarmistes : « Il nous faut défendre nos institutions face à tous ceux qui les contestent et les fragilisent » ; aussi, « dimanche, aucune voix ne doit manquer à la République ».

« Nous sommes les seuls à défendre la République »

Bref, une déclaration qui, au-delà de son caractère ridicule, traduit non seulement l’étrange idée que se fait Macron du jeu démocratique et de la souveraineté populaire, mais aussi une certaine panique du chef de l’Etat à l’approche du second tour des législatives. La chose n’a d’ailleurs pas échappé aux représentants de l’opposition, qui n’ont pas tardé à lui répondre, souvent avec ironie. Comme Jordan Bardella (RN) qui, modifiant ses paroles, a déclaré que « si aucune voix ne doit manquer à la République, alors il faut voter Rassemblement national », car « nous sommes les seuls à défendre la République dans cette élection ». Ou encore Valérie Boyer (LR) qui, constatant que le président nous refaisait « le coup du “c’est moi ou le chaos” », a rappelé très justement que « cela le dérangeait moins lorsqu’il comptait sur les voix de LFI pour la présidentielle ». Quant à Mélenchon, qui a qualifié l’intervention du chef de l’Etat de « sketch à la Trump », en faisant référence aux fréquentes prises de parole de l’ancien président américain devant son avion Air Force One, il a écrit sur son blog : « Macron coule. Dans les urnes, à part chez les plus de soixante ans. Dans les sondages et dans l’autorité sur les siens, le drapeau est en berne… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2022

Les deux visages de l’immigration – Crimes et victimisation

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Jeudi matin, on apprenait, presque par accident, au milieu de l’habituel tsunami quotidien d’agressions et de meurtres commis par des criminels ethniques, qu’une septuagénaire de Mulhouse avait été égorgée dans sa résidence sécurisée pour personnes âgées par trois SDF algériens clandestins déjà connus de la police et de la justice pour des vols avec violences, mais laissés libres de se livrer à des actes de barbarie. Une affaire – une de plus… – hautement emblématique du terrible drame que vit aujourd’hui notre pays, mais dont les grands médias de la Macronie, suivant leur abjecte habitude, ont bien sûr tenté de passer sous silence, préférant, en bons collabos de l’immigration-invasion et de l’islamisation, relayer les pleurnicheries du Conseil des mosquées du Rhône se disant abusivement « victime » d’un prétendu « apartheid bancaire ».

Parfaitement au fait du laxisme judiciaire français

Découvrant lundi le cadavre martyrisé de la pauvre femme, les policiers ont très vite fait le lien avec l’interpellation le jour même, lors d’une tentative de vol avec effraction, d’un SDF algérien de 35 ans qui portait sur lui les papiers de la victime. Puis, avec deux autres clandestins, également algériens, contrôlés la veille en compagnie du premier suspect, qui étaient quant à eux en possession d’une carte senior des transports mulhousiens. Rapidement interpellés et placés en garde à vue, les deux individus, parfaitement au fait de l’incroyable laxisme judiciaire français, se sont bien sûr présentés comme des « mineurs isolés ». Mais les recherches de la PJ les ont très vite rattachés à des identités de majeurs. Tous trois apparaissaient d’ailleurs déjà dans plusieurs procédures de vols avec violences et de port d’arme à Mulhouse ainsi qu’à Paris.

Le gouvernement cède encore à la pression islamiste

Reste que, malgré les innombrables crimes et délits commis par nombre de leurs membres, ces fameuses « communautés » aujourd’hui défendues par l’islamo-gauchiste Mélenchon n’hésitent à se poser systématiquement en « victimes » de la France et des Français. Comme l’a encore fait, par exemple, le Conseil des mosquées du Rhône, en dénonçant en début de semaine le prétendu « apartheid bancaire » dont feraient l’objet les musulmans dans notre pays. A en croire Kamel Kabtane, président du CMR, « des dizaines de mosquées en pleine construction » auraient ainsi « subi la fermeture de leurs comptes bancaires […] sans justification aucune ». Une version contredite par le ministère des Finances, qui a indiqué que ces mesures avaient été prises « à l’initiative des banques dans le cadre de leur vigilance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ». Des mesures, donc, amplement justifiées ! Et pourtant : cédant une fois de plus à l’incessante pression islamiste, le gouvernement s’est empressé d’annoncer, non seulement qu’un « dialogue » sera établi entre le ministère de l’Intérieur, celui des Finances et les parties prenantes pour « appeler les banques à trouver des solutions amiables avec les associations concernées », mais, pire encore, que « le ministère de l’Intérieur soutient Kamel Kabtane dans sa démarche » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2022

Le Conseil de l’Europe veut davantage de « transparence » – Omniprésence des lobbies dans les instances européennes

lobbies europe

Ce n’est un secret pour personne : au cours de ces dernières décennies, et malgré les dénégations répétées de nos gouvernants, les lobbies de toutes sortes et de toutes origines n’ont cessé d’accroître leur emprise sur les différentes instances européennes, au point de faire peser directement leur influence sur l’adoption ou non de certains textes de loi communautaires. Une situation inquiétante qui ne date pas d’aujourd’hui, mais dont le Conseil de l’Europe, qui a exhorté jeudi les Etats membres à plus de « transparence » et de « responsabilité » en matière de « lobbying », vient semble-t-il de prendre subitement conscience.

Les timides recommandations du GRECO

En effet, reprenant à son compte les conclusions d’un rapport publié récemment par le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO), qui préconise notamment la création de « registres des lobbyistes […] indiquant le caractère formel ou informel des contacts, l’identité des personnes rencontrées et les sujets abordés », le Conseil de l’Europe a rappelé jeudi aux dirigeants des 27 Etats membres que, si le « lobbying » est certes une pratique « légitime », elle doit cependant être encadrée par des « règles détaillées pour prévenir les risques de corruption ». Aussi, suivant les recommandations du GRECO, le Conseil a-t-il appelé « les gouvernements européens à accroître la transparence et la responsabilité » sur cette pratique, ceci afin de permettre aux citoyens de savoir quels sont les « acteurs qui cherchent à influencer les décisions politiques ».

Géants du numérique et Emiratis

Des acteurs qui, en réalité, sont pour beaucoup d’entre eux déjà parfaitement identifiés. On rappellera ainsi que, dans un rapport qu’ils ont publié conjointement le 31 août dernier, le Corporate Europe Observatory et le LobbyControl pointaient notamment du doigt la surreprésentation des lobbyistes des géants du numérique tels que Google, Facebook, Microsoft, Apple ou encore Huawei dans les discussions ayant trait à l’élaboration de la loi sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) et de celle sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA), deux propositions-clefs de l’UE visant à réglementer l’économie numérique. Mais les lobbyistes de la « Big Tech » sont évidemment loin d’être les seuls à hanter les couloirs des instances européennes : comme le souligne un rapport de l’association « Droit au Droit » récemment présenté au Parlement européen, l’ampleur et l’intensité sans cesse croissantes du lobbying mis en œuvre par les Emirats arabes unis auprès l’Union européenne ont pris aujourd’hui des proportions pour le moins inquiétantes. Selon ce document, en effet, en associant diplomatie traditionnelle et création d’un réseau étendu de cercles de pression, les Emiratis auraient ainsi réussi non seulement à persuader les responsables de l’UE que les Emirats arabes unis sont un pays fréquentable en matière de respect des droits de l’Homme, mais aussi à obtenir de ceux-ci un certain nombre d’avantages, comme cet accord d’exemption de visas de courte durée conclu le 6 mai 2015 : une dérogation dont les Emirats arabes unis sont le seul pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à bénéficier aujourd’hui !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2022

De plus en plus de secteurs concernés – La France manque de main-d’œuvre

emplois main d'oeuvre

Dans notre édition datée du 4 mars dernier, Françoise Monestier, évoquant l’importante pénurie de main-d’œuvre dont pâtissent aujourd’hui plusieurs secteurs de l’économie française, montrait à quel point la crise du Covid-19 (mais pas seulement) avait modifié de manière négative le rapport de nos compatriotes à la valeur travail. Or, déjà préoccupant au moment où notre consœur analysait cette transformation, ce phénomène, que l’on pourrait en somme qualifier de « désertion », n’a fait depuis que s’emballer et s’étendre à une foule d’autres professions jusque-là relativement épargnées. Au point que, selon plusieurs représentants des secteurs concernés, cette « grande démission » des travailleurs français pourrait, à terme, condamner leurs activités, et donc lourdement impacter notre économie nationale.

La restauration reste la plus pénalisée

En tête, bien sûr, et depuis très longtemps déjà, de ces secteurs qui ont le plus de mal à recruter, celui de la restauration, dont les métiers sont difficiles, souvent mal rémunérés et n’autorisent guère de temps libre. Ainsi, alors que ce week-end de l’Ascension marque traditionnellement pour les hôteliers et restaurateurs le début de la haute saison, les professionnels du secteur sont toujours à la recherche de quelque 300 000 saisonniers ! Pourtant, conscients des contraintes liées à leur profession, un nombre sans cesse croissant d’entre eux n’hésite plus à proposer de véritables « ponts d’or » et de multiples avantages en nature pour attirer les candidats. Mais rien n’y fait. Conséquence directe de cette désaffection massive pour les métiers de bouche : de plus en plus de professionnels ont recours à la main-d’œuvre étrangère. Comme à Marseille, où l’UMIH 13 a récemment organisé un « job dating » à bord du « Méditerranée », un ferry qui héberge 400 Ukrainiens…

De plus en plus de secteurs touchés

Si l’on n’est guère surpris de retrouver la restauration dans le peloton de tête des professions qui peinent à recruter, ou bien encore la santé en milieu hospitalier (dont les conditions de travail et de rémunération sont devenues franchement inadmissibles), on s’étonne, en revanche, de voir cette grande désaffection frapper maintenant de plus en plus de secteurs professionnels jusque-là relativement épargnés. Comme celui des conducteurs de bus scolaires, dont la pénurie pourrait poser un gros problème lors de la rentrée de septembre. Ainsi, selon Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale de transports de voyageurs, « on estime qu’il va nous manquer à la rentrée scolaire entre 7 000 et 8 000 conducteurs ». Autre secteur qui n’est plus épargné : l’Education nationale qui, confrontée de plus en plus à un manque de candidats aux concours du CAPES et de l’Agrégation, en est maintenant réduite à organiser des « job dating », à poser des annonces sur Leboncoin, ou bien encore à faire appel aux parents d’élèves pour recruter des profs et autres personnels scolaires !

Plus révélateur encore du grand bouleversement que subit notre société, la fonction publique territoriale elle-même, pourtant considérée comme une redoutable « planque », peine à pourvoir de nombreux postes disponibles. Ainsi, confiait récemment Yohann Nédélec, président du centre de gestion du Finistère, « aujourd’hui, il n’y a pas un conseil d’administration où un maire ne me dit pas qu’il recherche du personnel… ».

L’effet pervers des aides sociales

Bref, face à ce phénomène, les acteurs du monde du travail en viennent de plus en plus à s’interroger : les Français ont-ils encore vraiment envie de travailler ? Une question effectivement pertinente car, s’il ne fait aucun doute que certains métiers concernés aujourd’hui par ces pénuries de personnel souffrent d’un manque criant d’attractivité et/ou de conditions de travail particulièrement difficiles, il n’en va pas de même, en revanche, pour beaucoup d’autres professions. Et pour ces dernières, les raisons de ce manque de volontaires résident probablement davantage dans la politique d’assistanat massif menée depuis des années par nos gouvernements de droite comme de gauche. Les conditions d’accès au chômage et la litanie des aides sociales qui viennent s’ajouter à celui-ci ont en effet de quoi dissuader les moins courageux de reprendre le collier… Surtout chez certains jeunes qui, après s’être vu enseigner par l’Education nationale la paresse et le droit à tout, refusent à présent logiquement de se soumettre aux contraintes professionnelles qu’ont dû respecter avant eux leurs parents.

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2022

Pas de procès aux assises pour les assassins de Philippe Monguillot

Philippe Monguillot

Dans notre France abandonnée par ses élites gouvernantes à la pire sauvagerie, il ne s’écoule pratiquement plus une journée sans que celle que l’on hésite à nommer encore la « justice » ne nous apporte une preuve supplémentaire de son insupportable laxisme. Mardi encore, on apprenait ainsi que le juge d’instruction chargé du dossier du meurtre du chauffeur de bus Philippe Monguillot à Bayonne en 2020 avait tranquillement décidé de requalifier les poursuites engagées contre les deux principaux auteurs de ce lynchage à mort, permettant ainsi à ces derniers d’échapper à un procès aux assises et donc à une éventuelle condamnation à la prison à perpétuité. Une décision profondément révoltante au vu de l’extrême gravité des faits, et qui nous pousse à nous poser cette question : pendant combien de temps encore pourrons-nous tolérer que les juges encouragent ainsi le crime dans notre pays sans qu’on les oblige à rendre des comptes ?

Lynché à mort par des voyous ethniques

Rappelons d’abord les faits : le 5 juillet 2020, en début de soirée, le chauffeur de bus bayonnais Philippe Monguillot était sauvagement agressé par deux passagers, alors qu’il souhaitait contrôler leur titre de transport. Après l’avoir dans un premier temps copieusement tabassé à l’intérieur du bus, les deux barbares d’importation traînaient leur victime à l’extérieur du véhicule et se mettaient alors à la rouer de coups jusqu’à ce que celle-ci s’effondre sur le sol et soit atteinte d’une fracture du crâne ainsi que d’une hémorragie. Transporté en urgence à l’hôpital de Bayonne, Philippe Monguillot, après cinq jours de soins intensifs, devait malheureusement succomber à ses blessures.

La justice insulte les proches de la victime

On se souvient qu’à l’époque ce meurtre ignoble n’avait pas manqué de susciter l’indignation du pouvoir en place qui, suivant son habitude, s’était engagé à ce que ses auteurs soient sévèrement punis. Or, coup de théâtre mardi : alors qu’en avril dernier le parquet de Bayonne avait encore demandé le renvoi aux assises pour homicide volontaire aggravé, le juge d’instruction chargé du dossier requalifiait les poursuites en « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une requalification qui, précisons-le, permettrait aux deux meurtriers de comparaître devant une simple cour criminelle, donc sans jurés populaires, et avec la possibilité d’écoper au maximum de… vingt ans de réclusion ! Autant dire que, grâce à ce juge, les criminels viennent de remporter une grande victoire… Mais il y a peut-être plus scandaleux encore : en prenant cette décision, le juge d’instruction a en outre insulté les proches de la victime. Ainsi, interrogée par Le Figaro, Véronique Monguillot, veuve de la victime et mère de famille, ne cachait pas mercredi sa souffrance et sa peine. Profondément indignée, elle en appelait même désespérément au gouvernement nommé cette semaine, en rappelant que « les ministres avaient parlé d’un crime abject, avaient dit qu’il fallait punir sévèrement les auteurs », et puis… rien ! Aussi, ajoutait-elle, « il faut que le gouvernement agisse ! »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2022

Le chemin de croix des catholiques en France – Marseille, Metz, Pau… Les agressions christianophobes se multiplient

christianophobes

Partout les actes antichrétiens se multiplient dans l’indifférence des pouvoirs publics. Profanations, incendies criminels, vols… Des faits qu’on ne veut pas voir.

Alors que les « bonnes consciences » de notre pays, à commencer par les grands médias islamophiles, passent leur temps à pleurnicher sur la prétendue « islamophobie » dont seraient aujourd’hui victimes les musulmans vivant en France, chaque semaine qui passe apporte son lot supplémentaire et toujours plus important d’agressions christianophobes, venant ainsi nous rappeler que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les chrétiens sont non seulement les premiers persécutés sur le sol de la « fille aînée de l’Eglise », mais qu’en outre ce phénomène, essentiellement lié à la submersion migratoire de notre pays, ne cesse de s’aggraver avec le temps.

Tentative d’égorgement à Marseille

Mardi dernier, à Marseille, un père de famille d’une trentaine d’années a ainsi été sauvagement agressé par un individu d’origine algérienne âgé de 23 ans qui a tenté de l’égorger sous les yeux de ses enfants de 3 et 7 ans. Alors que la victime, médecin militaire à l’hôpital Laveran, était venue chercher ses deux petits à la sortie de leur école privée catholique, Mohammed L., déjà connu de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiants, s’est en effet jeté sur lui et l’a poignardé à une dizaine de reprises à la gorge et au thorax en criant : « Au nom d’Allah ! » Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ne laissent guère planer le doute sur la motivation antichrétienne et islamoterroriste de l’agresseur. Et pourtant : la justice s’est empressée d’« écarter définitivement l’hypothèse d’un acte terroriste », préférant évoquer, comme elle en a honteusement l’habitude, l’acte d’un « déséquilibré »…

Un clandestin crie « Allah est grand » dans la cathédrale de Metz

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mai, alors que plusieurs fidèles s’étaient rassemblés dans la cathédrale de Metz pour y assister à l’office de 8 heures, l’un des prêtres remarquait la présence d’un individu suspect sirotant un Coca-Cola. Ce dernier l’ayant interpellé au cri d’« Allah est grand », le prêtre avertissait aussitôt la police, de peur que la situation ne dégénère. Rapidement interpellé, l’homme, qui portait sur lui un couteau en céramique, a été immédiatement placé en garde-à-vue. Garde-à-vue au cours de laquelle les policiers ont identifié l’individu comme étant Keddam R., un clandestin algérien, déjà connu de la justice, qui s’est vu notifié à deux reprises, en 2017 puis en 2020, une obligation de quitter le territoire français qu’il n’a, bien sûr, jamais respectée. Là encore, la justice a rapidement écarté la motivation terroriste, et s’est bornée à condamner Keddam R. à quatre mois de prison ferme pour « port d’arme prohibée de catégorie B », avant de lui remettre une nouvelle OQTF qui, comme les précédentes, ne sera pas respectée.

Enfin, on signalera encore le cambriolage suivi de l’incendie criminel qui ont visé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de l’aumônerie étudiante de l’église Saint-Pierre, à Pau. Fait significatif dans cette dernière affaire : selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été allumé au niveau du tabernacle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2022

Législatives : Marine Le Pen va au charbon, par Franck Deletraz

marine le pen

Alors que les grands médias de la Macronie nous serinaient depuis des jours avec son prétendu « abattement » et évoquaient même sa possible « non-participation » aux élections législatives du mois de juin prochain, Marine Le Pen est revenue dimanche matin au-devant de la scène politique nationale plus combative et plus offensive que jamais. En effet, en visite dans son « fief » d’Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle est candidate à sa réélection, la députée du Rassemblement national, après avoir rappelé très justement que « le combat n’est pas terminé », a entamé sa campagne électorale par de féroces – mais justes – attaques contre Macron et son « bouffon » Mélenchon.

« Le combat n’est pas terminé »

Prenant la parole au terme d’un impressionnant bain de foule, Marine Le Pen a ainsi assuré ses partisans que le combat allait continuer « parce que la politique qu’Emmanuel Macron compte mettre en œuvre est tout aussi nocive aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 15 jours », et qu’« il faut donc absolument faire en sorte de les empêcher de nuire, lui et ses alliés ». Disant espérer une « entrée en force à l’Assemblée nationale » des candidats RN pour mener à bien ce combat, l’ex-candidate à la présidentielle a également réaffirmé sa volonté de lutter contre « le laxisme que nous avons vu à l’œuvre depuis cinq ans en matière d’insécurité et d’immigration ».

« La fable de Jean-Luc Mélenchon »

Une intervention au cours de laquelle l’occupant de l’Elysée n’a pas été le seul à se voir vivement critiqué. En effet, évoquant l’incroyable et insupportable feuilleton médiatique de l’union des gauches autour de Mélenchon, Marine Le Pen s’est à fort juste titre exclamée : « La fable de Jean-Luc Mélenchon s’opposant à Emmanuel Macron, on va peut-être arrêter, maintenant ! Ça a duré 15 jours, ça a fait rire tout le monde… » Or, a-t-elle poursuivi, il « joue les fous du roi, il surjoue l’insolence à l’égard du président », mais « la réalité, c’est que Jean-Luc Mélenchon a fait élire Emmanuel Macron ». Ce qui, a-t-elle ajouté, « le discrédite absolument pour pouvoir se mettre dans la posture de l’opposant ». D’autre part, a encore souligné avec ironie la candidate du Rassemblement national dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, en faisant allusion aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon estimant qu’il n’avait pas besoin de se présenter à sa réélection, « pour gagner des législatives, il faudrait déjà qu’il accepte de se présenter. Ce serait un bon début… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 mai 2022

Hausse inquiétante de la mortalité infantile

bebe enfant

Signe ô combien révélateur du grand déclassement et de la lente tiers-mondisation de notre pays, la France, après avoir été pendant des décennies l’un des meilleurs élèves de l’Europe en matière de lutte contre la mortalité infantile, est aujourd’hui devenue l’un de ses pires cancres. En effet, à en croire une nouvelle étude publiée début mars par la revue scientifique The Lancet, le nombre d’enfants décédés avant d’avoir atteint l’âge d’un an en France aurait bondi de quelque 7 % au cours des dix dernières années ! Une augmentation qui inquiète grandement les pédiatres et autres spécialistes de la néonatalogie qui, malgré leurs avertissements répétés en direction du gouvernement, attendent désespérément que celui-ci veuille bien enfin se mobiliser.

Un bond de 7 % en moins de dix ans !

En étudiant les données de l’INSEE couvrant la période allant de 2001 à 2019, les scientifiques chargés de cette étude se sont ainsi aperçus qu’entre 2012 et 2019, le taux de mortalité infantile en France était passé de 3,32 décès pour 1 000 naissances à 3,56, enregistrant une augmentation assez préoccupante de 7 % en moins de 10 ans ! Dans le détail, leurs recherches ont fait apparaître qu’au cours de cette même période, 53 077 décès de nourrissons de moins d’un an avaient été enregistrés parmi les 14 622 096 naissances vivantes, soit un taux de mortalité infantile moyen de 3,63 pour 1 000. Près d’un quart de ces décès étaient survenus au cours du premier jour de vie du nourrisson, la moitié au cours de la première semaine suivant la naissance. Des résultats évidemment très mauvais, mais qui n’ont cependant pas vraiment surpris les auteurs de l’étude du Lancet puisque, il y a quelques années déjà, plusieurs enquêtes avaient mis en évidence l’inquiétante incapacité de notre pays à réduire son taux de mortalité infantile depuis dix ans.

Aucune réaction des pouvoirs publics

Une évolution à ce point préoccupante que, en 2020, le professeur Rozé, président de la Société française de néonatologie, devait alerter le cabinet d’Agnès Buzyn et demander au gouvernement de faire de ce dossier une priorité de santé publique. Or, depuis ce cri d’alarme, rien ! Aucune réaction des pouvoirs publics. Royalement ignorés par ces derniers et totalement dépourvus de fonds qui pourraient leur permettre de mener des études plus approfondies afin d’expliquer cette hausse de la mortalité infantile, les scientifiques en sont aujourd’hui réduits à émettre une foule d’hypothèses. Dont celle de l’augmentation des naissances à risque liées à des grossesses de plus en plus tardives, et à la progression inquiétante du tabagisme ainsi que de l’obésité chez les femmes. Ou encore les conséquences d’une importante dégradation du parcours de soin pour les femmes enceintes, résultant notamment de la fermeture de plus de la moitié des maternités françaises au cours des vingt dernières années.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2022

Émeutes musulmanes en Suède – Le Premier ministre reconnaît l’échec de « l’intégration »

émeutes suède

Près d’une dizaine de villes du pays en proie à la violence insurrectionnelle et au pillage systématique, pas moins de cent policiers blessés officiellement recensés à ce jour, des centaines de véhicules incendiés, et des quartiers entièrement ravagés : après une quinzaine de jours de sanglantes émeutes perpétrées par des immigrés musulmans aux cris d’« Allah Akbar ! » (voir Présent daté du 20 avril 2022), le gouvernement social-démocrate suédois, qui semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation, a essayé de reprendre la main jeudi dernier en annonçant une série de mesures censées mettre fin à ce qui ressemble beaucoup à une tentative de coup de force musulman. Mais, plus que le plan d’urgence présenté par le Premier ministre Magdalena Andersson, ce sont surtout ses déclarations qui ont frappé l’opinion suédoise. Et pour cause : après avoir inlassablement vanté pendant des années les prétendus bienfaits de l’immigration-invasion et ouvert en grand la porte à des centaines de milliers de migrants, celle-ci a enfin fini par admettre l’échec total de la politique dite « d’intégration » suédoise.

La Suède « grand-remplacée » à feu et à sang

Si les faits n’étaient pas si graves, il y aurait presque de quoi sourire devant le spectacle, depuis longtemps prévisible, de ces sociaux-démocrates émasculés, pro-immigration et fiers d’être « grand-remplacés », aux prises maintenant avec une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Après des décennies d’un humanitarisme niais et moralisateur qui les a conduits à accueillir sur leur sol plus de deux millions d’étrangers en vingt ans, le réveil est en effet cruel : aujourd’hui, près d’un habitant sur cinq de la Suède est d’origine étrangère, et « Mohammed » est le deuxième prénom le plus donné aux nouveau-nés à Göteborg (le troisième à Malmö) ! On ajoutera que, rapporté à sa population, la Suède détient le triste record européen des meurtres, dont 85 % des auteurs et des victimes sont nés à l’étranger ou d’origine étrangère…

Bref, rien d’étonnant, donc, à voir maintenant les immigrés – hommes, femmes et même les enfants – des quartiers islamisés de Malmö, Linköping, Norrköping, Stockholm, Örebro, ou encore Landskrona, se soulever et s’en prendre violemment à tout ce qui incarne l’autorité et l’identité suédoises aux cris d’« Allah Akbar ! » Ainsi, depuis le 14 avril, on ne compte plus les attaques de forces de l’ordre à coups de cocktail Molotov, les véhicules de police, de pompiers et de particuliers incendiés, les commerces et bâtiments administratifs pillés, ou encore les axes routiers bloqués. La situation est devenue à ce point inquiétante que, au cours de l’un de ces affrontements, des policiers ont dû faire usage de leurs armes de service pour échapper au lynchage !

Demain, la France ?

Une catastrophe telle que Magdalena Andersson s’est vue contrainte jeudi d’admettre publiquement son échec et celui de son parti, au pouvoir depuis huit ans. En effet, a reconnu le Premier ministre suédois, « l’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers. » Et Magdalena Andersson d’ajouter alors : « Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes. » Ironie du sort ou hasard malheureux du calendrier : la Commission européenne, qui, pour la première fois, décernait ce jour-là à Bruxelles ses fameux « prix des capitales européennes de l’inclusion et de la diversité », accordait la médaille d’argent à la ville de Göteborg pour ses nombreux efforts en matière de lutte contre les « discriminations »…

Reste que, s’il en avait le courage et voulait bien accepter enfin de sortir de son incroyable déni, le gouvernement français devrait suivre l’exemple de son homologue suédois et se livrer lui aussi à son autocritique. Car, pour avoir défendu depuis des décennies la même politique d’immigration aberrante que celle menée par Stockholm, et comme elle capitulé systématiquement devant les revendications incessantes des islamistes, celui-ci a créé dans notre pays toutes les conditions propices à un soulèvement des immigrés musulmans sur le modèle suédois.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2022

Réélection d’Emmanuel Macron – Les Français en redemandent !

macron pass sanitaire

Oubliés, les deux millions d’immigrés débarqués sur notre sol depuis 2017 et les centaines de milliers de naturalisations opérées par la Macronie. Effacés, l’explosion record de la criminalité dans nos campagnes comme dans nos villes, l’ensauvagement effrayant de notre société et la multiplication galopante des enclaves islamistes partout en France. Passés à la trappe, l’augmentation de la dette publique de quelque 680 milliards d’euros, le grand déclassement économique et les 400 000 pauvres supplémentaires en cinq ans. Enterrés, les interminables semaines de confinement, le piétinement incessant de nos libertés individuelles au nom de la lutte anti-Covid, le passe vaccinal et la dictature sanitaire. Exit, enfin, les mois de chaos liés à la crise des Gilets jaunes, la répression ahurissante (et très sélective) à laquelle l’exécutif a eu systématiquement recours contre ses opposants, et les innombrables insultes proférées par le chef de l’Etat à l’encontre des petites gens. Alors que nos concitoyens sortaient tout juste d’un quinquennat véritablement cauchemardesque et avaient été largement avertis des grands enjeux de ce scrutin, notamment sur le plan identitaire, 58,5 % d’entre eux, obéissant comme un seul homme aux consignes de vote données par les grands médias, ont fait dimanche le choix consternant de reconduire à l’Elysée l’homme des cabinets de conseil américains pour un nouveau mandat de cinq ans !

Cinq nouvelles années en enfer

Nul besoin d’être doté d’une créativité intellectuelle débordante pour imaginer la satisfaction malsaine et le sourire narquois d’un Macron qui, après avoir tant méprisé et maltraité les Français lors de son premier quinquennat, se voit maintenant largement réélu par eux, et donc en position de poursuivre sa vaste entreprise de déconstruction, dans tous les domaines, de notre pays. Car, rappelons-le, le programme d’Emmanuel Macron, ou du moins ce que celui-ci a bien voulu en dire, comporte nombre de mesures qui devraient accélérer encore le déclin de la France et sa soumission à l’étranger. Et d’abord à l’Union européenne puisque, dans ce registre, le président réélu entend notamment renforcer la prétendue « souveraineté européenne » et « bâtir une Europe-puissance », deux objectifs qui supposent bien évidemment l’abandon de pans entiers de notre souveraineté et de notre indépendance nationales. En même temps, Macron entend bien poursuivre la politique des grands accords de libre-échange signés par l’Union européenne avec ses pseudo-« partenaires », ce qui aura pour conséquence prévisible d’achever un certain nombre de secteurs de notre économie.

Sur le plan intérieur, il y a bien sûr cette fameuse réforme des retraites qui prévoit de repousser l’âge légal de départ à 65 ans. Une mesure, rappelons-le, largement impopulaire, mais qui n’a toutefois pas empêché les Français de voter pour Macron. On n’oubliera pas non plus, dans le domaine des mesures sociétales, le projet de créer une « convention citoyenne » chargée de « réfléchir sur l’euthanasie et le suicide assisté », à la suite de laquelle notre pays sombrera encore davantage dans la culture de mort.

Enfin, dernier axe important du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron : l’écologie dans l’une de ses pires versions. C’est ainsi que, s’il entend maintenant « limiter l’éolien terrestre », l’occupant de l’Elysée projette de défigurer notre littoral et de massacrer les écosystèmes marins en lançant la construction de quelque cinquante parcs éoliens en mer d’ici 2050 ! Date à laquelle, rappelons-le, notre pays devra, de gré ou de force, et quoi qu’il en coûte, avoir atteint la fameuse « neutralité carbone »…

Un Premier ministre chargé de la « planification écologique »

En attendant, les grands médias s’amusent aujourd’hui à essayer de deviner à quoi pourrait ressembler le nouveau gouvernement mis en place dans l’optique des prochaines élections législatives. Et notamment le nom de celui qui pourrait remplacer Jean Castex au poste de Premier ministre. Rappelons en effet que Castex a lui-même annoncé son départ le 19 avril dernier sur France Inter, en déclarant : « … comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République. » Si cette démission ne signifie pas automatiquement son départ, Macron pouvant en effet le reconduire dans ses fonctions, l’ancien maire de Prades avait cependant déclaré être « de ceux qui pensent qu’une impulsion nouvelle après la réélection du président doit être trouvée ». Bref, qu’il avait déjà prévu de faire ses cartons et de laisser sa place à un autre.

Reste que, sur ce sujet, Emmanuel Macron s’est jusque-là montré plutôt discret. Si, dans l’entourage du président fraîchement réélu, certains évoquent le nom de Julien Denormandie, désastreux ministre de l’Agriculture et proche parmi les proches du locataire de l’Elysée, ou encore ceux de Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, et d’Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée, rien n’a semble-t-il encore été arrêté. A l’exception, toutefois, d’une chose : le prochain Premier ministre, a indiqué Macron lors de son meeting de l’entre-deux-tours à Marseille, se verra attribuer de « nouvelles prérogatives », et notamment celle de la « planification écologique ». Ce qui pousse certains médias à chuchoter le nom d’Elisabeth Borne, l’actuel ministre du Travail, qui pourrait être choisie en raison de son passage par la Transition écologique et la direction du cabinet de Ségolène Royal lorsque celle-ci était ministre de l’Ecologie. A moins que, après un premier quinquennat dirigé par des Premiers ministres ralliés de la droite molle, le chef de l’Etat ne cherche à satisfaire la gauche en piochant parmi les figures écolos. Bref, dans tous les cas, la France et les Français n’ont pas fini de serrer les dents.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 avril 2022

L’UE s’acharne contre Marine Le Pen – Accusation « opportune » de « détournement de fonds »

Marine Le Pen UE

Quoi de mieux pour essayer de « torpiller » son adversaire à l’élection présidentielle que la publication, à quelques jours du second tour, de « révélations » l’accusant d’un prétendu « détournement de fonds publics » ? La technique a beau être vieille comme le monde, et les ficelles un peu grosses, cela n’a cependant pas empêché l’Union européenne d’y avoir eu recours une fois de plus récemment contre Marine Le Pen et plusieurs de ses proches pour voler au secours de son candidat, Emmanuel Macron.

Ingérence dans la campagne française

A l’origine de cette nouvelle cabale, on ne sera évidemment pas surpris de retrouver l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), contre lequel, rappelons-le, le RN a déjà déposé plainte à deux reprises par le passé, à la suite à des accusations non fondées portées par celui-ci contre certains de ses élus. De même qu’on ne sera pas étonné d’apprendre que le récent rapport « incriminant » Marine Le Pen et plusieurs de ses proches a été rendu public par le Mediapart de l’ancien trotskiste Plenel, notre Vychinski national… Bref, dans ce document, l’OLAF accuse ouvertement la candidate du RN, ainsi que trois autres anciens eurodéputés du parti (Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot et Bruno Gollnisch), d’avoir utilisé les frais dont peuvent user les groupes politiques dans le cadre de leur mandat de député européen à des fins de politique nationale. Notamment pour des dépenses personnelles ou pour des prestations au profit de sociétés commerciales proches du RN et du groupe parlementaire Europe des nations et des libertés. Evaluant le total de ces dépenses à « environ 600 000 euros », dont « environ 137 000 euros » pour Marine Le Pen, l’OLAF annonce alors son intention de « procéder au recouvrement des sommes indûment payées »…

« Aucune preuve, aucun élément »

Une accusation que la candidate de la droite nationale, en déplacement lundi à Saint-Pierre-en-Auge, en Normandie, a bien sûr immédiatement et fermement contestée, en précisant au passage n’avoir « pas eu officiellement connaissance [de celle-ci], ce qui déjà pose un problème en termes d’Etat de droit », et pour laquelle l’Office européen de lutte antifraude ne lui a fourni « aucune preuve, aucun élément, malgré d’ailleurs les demandes [qu’elle a] pu faire ». Mais, a ajouté Marine Le Pen, « les coups fourrés de l’Union européenne, quelques jours avant le second tour, j’ai une grande habitude de cela et je pense que les Français ne sont absolument pas dupes ». Un avis partagé par Jordan Bardella qui, invité sur CNews, a précisé en outre que le RN allait déposer « évidemment une troisième plainte » contre l’OLAF. Quant à Philippe Olivier, le conseiller spécial de la candidate RN, il a rappelé avec beaucoup de justesse sur Twitter qu’un « pays où le pouvoir tente de criminaliser les opposants par des montages grossiers s’appelle une dictature » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 avril 2022

Embargo énergétique contre la Russie : l’UE se tire une balle dans le pied

embargo russie

Après des semaines d’âpres négociations, les pays membres de l’UE ont finalement décidé jeudi, dans le cadre d’une cinquième salve de sanctions qui entrera en vigueur début août, outre l’interdiction d’exportations vers la Russie à hauteur de 10 milliards d’euros, le gel des avoirs de plusieurs banques russes ou encore l’élargissement de leur « liste noire » à plus de 200 proches du Kremlin, la mise en place d’un embargo sur le charbon russe. Une dernière mesure qui devrait leur coûter très cher puisque, rappelons-le, l’UE n’importe pas moins de 45 % de son charbon de Russie.

Cependant, dans leur volonté suicidaire de sanctionner Moscou « quoi qu’il en coûte », les Vingt-Sept ne semblent pas près de s’arrêter en si bon chemin : sous la pression du Parlement de Bruxelles, qui réclame l’imposition d’un embargo « total et immédiat » sur les importations « de pétrole, de charbon, de combustible nucléaire et de gaz » russes, ceux-ci pourraient bien décider lundi prochain, lors d’une nouvelle réunion, d’aller encore plus loin dans leurs sanctions contre le secteur énergétique russe. Au risque de saborder leurs propres économies…

Cent euros par adulte pour un embargo sur le gaz

Le fameux « Conseil d’analyse économique », dont la mission n’est autre que d’éclairer notre gouvernement, a beau affirmer dans sa note du 4 avril qu’un embargo sur le gaz russe n’aurait qu’« un impact relativement faible » sur les pays de l’UE et serait donc « gérable », l’addition n’en resterait pas moins salée pour des Français déjà durement frappés par une inflation galopante. Estimée par le CAE à environ 0,15 % à 0,3 %, la perte de notre revenu national brut entraînée par cet embargo coûterait en effet quelque 100 euros par adulte ! En outre, un tel boycott ayant évidemment des conséquences beaucoup plus graves sur les pays membres davantage dépendant du gaz russe que nous, cela contraindrait notre pays, comme l’indique le CAE dans sa note, à « une solidarité européenne ». Autrement dit, les Français, déjà dévalisés par le fisc, pourraient bien être contraints de mettre à nouveau la main à la poche pour venir en aide à la Bulgarie, la Finlande ou encore la Slovaquie.

Enfin, en plus d’entraîner une terrible hausse des prix pour les particuliers, un embargo sur le gaz russe aurait, comme la souligné jeudi sur Radio Classique Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d’administration d’Engie, un impact « très significatif » sur l’économie européenne. En effet, a-t-il expliqué, si « nous serions probablement capables de remplacer à peu près la moitié » de nos importations de gaz russe, « le reste, à très court terme, devrait être compensé par une réduction des consommations, particulièrement dans les secteurs industriels », qui représentent 25 % de la consommation de gaz. « Il n’y aurait pas d’impact dans l’immédiat », a précisé Jean-Pierre Clamadieu, car « nous arrivons dans la saison d’été en matière gazière, c’est-à-dire celle dans laquelle on reçoit plus de gaz qu’on en consomme ». Mais les conséquences d’un tel embargo se feraient immanquablement sentir « lors de l’hiver prochain ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2022

Vote des étrangers : cette plate-forme qui viole notre loi

vote election

Alors que depuis des décennies les Français dans leur écrasante majorité se disent à juste titre totalement opposés à ce que l’Etat accorde le droit de vote aux étrangers occupant notre sol, certains de nos compatriotes n’ayant pas l’intention de s’exprimer et complètement dénués de scrupules n’hésitent pas à se rendre sur la plate-forme Internet Alter-votants pour offrir leur voix à un étranger ! Une pratique profondément scandaleuse qui constitue à la fois un acte de haute trahison envers le peuple français et un contournement manifeste de notre loi à des fins frauduleuses, mais à laquelle la Macronie, trop contente d’en profiter, n’a évidemment pas décidé de mettre fin.

Un acte de trahison envers le peuple français

Crée en 2017 par des partisans de l’immigration-invasion, cette plate-forme repose, hélas, sur un principe simple : il suffit de se rendre sur le site, de remplir un formulaire, et le lien s’établit immédiatement entre le citoyen français qui a le droit de vote mais ne souhaite pas l’exercer, et l’étranger qui – pour de bonnes raisons – ne l’a pas mais entend malgré tout imposer son point de vue aux millions de Français qui ont eu la générosité de l’accueillir sur leur sol. C’est ainsi que, faisant honteusement la promotion de cette plate-forme, France 24 incite quasiment nos compatriotes abstentionnistes à suivre l’exemple consternant d’Iona, jeune Française qui, estimant n’avoir « aucun mérite à avoir le droit de vote » ni « à être une citoyenne française », a accepté de voter à la place d’Amir, un Marocain vivant en France depuis dix ans et visiblement plus malin que sa complice. Complice qui, tout de même, prend la peine d’apporter cette précision de poids : « La seule condition pour moi était que le vote d’Amir ne soit pas en faveur d’un candidat qui avait trop de discours haineux »…

Imposer le droit de vote des étrangers dans le débat électoral

Reste que, en écoutant les fondateurs de ce site, passé les habituelles niaiseries et pleurnicheries d’usage sur la prétendue injustice dont seraient victimes « les-pauvres-étrangers-privés-de-leur-liberté-d’expression-en-France », on voit très vite poindre le véritable objectif de cette magouille, qui n’est autre que d’imposer dans le débat électoral la question, pourtant déjà tranchée à de multiples reprises par les Français dans les sondages, du droit de vote des étrangers dans notre pays. Ainsi, explique Thomas Berteigne, initiateur de ce projet qui contourne en toute impunité nos lois, « je pense que c’est en lien avec le fait qu’on parle beaucoup plus des étrangers depuis une décennie qu’avant, […] on les montre beaucoup plus comme un problème, et je pense que justement, ces personnes-là s’inscrivent pour montrer leur point de vue, comme quoi ils sont intégrés, comme quoi ils ont un avis ». Possible. Mais il existe aussi des dizaines de milliers de Français vivant à l’étranger qui aimeraient sans doute s’exprimer dans leurs pays d’accueil. Et dans leurs cas, jamais leurs hôtes n’ont imaginé un jour leur donner le donner le droit de vote !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2022

Sevran, Aulnay, Villeurbanne, Vénissieux… ToxiCités – L’inquiétant embrasement des banlieues ethniques

emeutes banlieues

Occupés à mener campagne en faveur du président sortant, les grands médias de la Macronie n’en parlent quasiment pas. Et pour cause : par leur nombre, leur ampleur, et leur gravité, les émeutes ethniques qui secouent depuis samedi plusieurs villes des banlieues parisienne et lyonnaise témoignent non seulement de l’incroyable fiasco des politiques dites « sécuritaires » menées par l’exécutif depuis des années, mais aussi, et surtout, des très inquiétantes accélération et aggravation de ce phénomène au cours du quinquennat Macron. Une escalade vers la guerre ethnique qui s’effectue, en outre, avec la complicité d’un certain nombre d’élus et d’une bonne partie de la gauche.

Bus incendié et barricades

C’est ainsi que, depuis samedi soir, les villes de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont le théâtre de véritables scènes de guérilla. A l’origine de cet embrasement, toujours le même prétexte : la mort accidentelle, à la suite d’un tir de policier, d’un délinquant multirécidiviste qui avait forcé un contrôle de la BAC avec une fourgonnette qu’il venait de voler. La nouvelle s’étant immédiatement répandue dans les cités ethniques du coin, les bandes de voyous, équipées notamment de barres de fer et de mortiers d’artifice, sont rapidement passées à l’assaut, incendiant véhicules et mobilier urbain, caillassant les forces de l’ordre, et réussissant même à prendre en embuscade une brigade de CRS appelée en renfort ! Les violences ont repris dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle des barricades ont en outre été érigées, et une « cinquantaine d’individus » se sont emparés d’un bus de la Transdev, l’ont emmené vers la cité ethnique des 3 000 et l’ont incendié. Un acte qui a contraint, depuis, la société de bus à dévier ses lignes pour éviter certains quartiers du 93…

Mais le plus scandaleux dans cette affaire reste peut-être les inadmissibles messages de soutien adressés aux proches du chauffard décédé par le maire de Sevran, Stéphane Blanchet, et la députée LFI Clémentine Autain qui s’est empressée de mettre en cause la police et de réclamer l’ouverture d’une enquête de l’IGPN.

Au moins une douzaine de policiers blessés !

La banlieue parisienne n’est, hélas ! pas la seule à vivre actuellement dans un climat de guerre civile. C’est également le cas de celle de Lyon, où la commune de Villeurbanne est depuis samedi soir le théâtre de graves émeutes prenant pour prétexte l’accident provoqué par un voyou ethnique qui circulait sans casque au guidon d’un deux-roues et multipliait les infractions. Contrôlé par la police, le chauffard a percuté et blessé deux agents en tentant de prendre la fuite, avant de heurter une voiture en stationnement. Son interpellation et son placement en garde à vue ont immédiatement déclenché dans la ville des violences qui ont fait quatre blessés parmi les forces de l’ordre.

A Rillieux-la-Pape, théâtre samedi d’autres émeutes ethniques particulièrement violentes, ce sont six policiers qui ont été blessés à la suite de l’interpellation de deux « jeunes », dont l’un pour un rodéo urbain.

Enfin, on n’oubliera pas le cas de Vénissieux où, après qu’un voyou qui faisait lui aussi un rodéo sur une moto eut percuté un policier qui se mettait en travers de sa route, les bandes ethniques du quartier s’en sont prises violemment aux forces de l’ordre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 mars 2022

Mélenchon se voit déjà au second tour

Mélenchon

Placée en troisième position par plusieurs organismes de sondages qui l’ont récemment crédité de 12,5 à 13 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, la « vielle casquette » gauchiste de la classe politique française se prend maintenant à rêver. Visiblement convaincu que son heure est enfin arrivée, et qu’il lui sera possible de se hisser au second tour pour affronter Macron le 24 avril prochain, le candidat de LFI, qui organisait dimanche après-midi à Paris sa grande « Marche pour la VIe République », a appelé les électeurs de gauche à « ne pas se dérober » et à « voter utile ». Autrement dit, pour lui.

Combien étaient-ils au juste à avoir répondu dimanche à l’appel de Mélenchon ? Difficile d’avancer un chiffre précis car, si LFI a revendiqué dans la soirée « plus de 100 000 participants » à son meeting parisien, chose étrange, la préfecture de police de Paris a fait savoir de son côté qu’elle n’avait pas effectué de chiffrage de ce rassemblement. Quoi qu’il en soit, partie à 14 heures de la place de la Bastille, la grande cohorte des islamo-gauchistes, enragés anti-flics, et autres militants racialistes, a rapidement rejoint celle de la République, pour y écouter le discours d’un Mélenchon soucieux de rassembler derrière lui les divers courants de gauche et d’extrême gauche en vue du scrutin du 10 avril. Empruntant des postures de lider maximo, le candidat LFI, n’hésitant pas à marteler qu’il est « le seul vote utile » ou encore que « la responsabilité morale et matérielle de chacun » est engagée, a ainsi appelé les électeurs de gauche à « ne pas se cacher derrière les divergences entre les chefs et les étiquettes ».

Mélenchon prend ses rêves pour des réalités

Peu avant, le candidat LFI avait rappelé les grandes lignes de son programme de campagne, insistant pêle-mêle sur son intention d’élever le Smic à 1 400 euros net, de fixer l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, de « bloquer à 1,40 euro » le prix du litre d’essence, d’« abolir Parcoursup » pour faire plaisir aux profs, de mettre en œuvre le fameux « référendum d’initiative citoyenne » réclamé jadis par les Gilets jaunes auxquels il a promis au passage de « rendre justice » face à la « répression policière », et enfin sur sa volonté d’« abolir la monarchie présidentielle ». Autrement dit, son souhait de passer à une VIe République.

Reste que, en s’imaginant déjà face à Macron au second tour de la présidentielle, Mélenchon prend un tantinet ses rêves pour des réalités. Même en tenant compte de la marge d’erreur inhérente aux sondages, il reste (heureusement) très loin derrière de Marine Le Pen, qui frôle aujourd’hui les 20 % d’intentions de vote. En outre, on rappellera que ses nombreuses divergences avec le reste de la gauche, que ce soit sur le nucléaire, les questions européennes ou encore la laïcité, sont très loin d’être négligeables.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 mars 2022

Programme présidentiel du candidat Macron – Prêts pour cinq nouvelles années cauchemardesques ?

Macron candidat

Après avoir fortement accéléré le déclin tous azimuts de notre pays lors d’un premier mandat catastrophique, le candidat des grands médias et de la bien-pensance a exposé jeudi, lors d’une conférence de presse aux Docks de Paris à Aubervilliers, son nouveau programme de « réjouissances » pour les cinq années à venir, en cas de réélection le 24 avril prochain. Un programme comportant près d’une centaine de mesures qui, lorsqu’elles ne relèvent purement et simplement de la démagogie et de l’électoralisme, n’auront d’autre effet que d’aggraver encore un peu plus la terrible crise identitaire, politique, économique ou encore sociétale dans laquelle est plongée la France depuis tant d’années.

Qui peut encore croire le bonimenteur de l’Elysée ?

O bien sûr, lors de son intervention, Macron n’a pas manqué de promettre à nos compatriotes le renforcement de notre indépendance et de notre souveraineté, en passant – entre autres – par un important « réinvestissement dans un modèle complet d’armée », la « restauration d’une agriculture nationale », des relocalisations industrielles, ou encore la « réduction de notre dépendance aux énergies fossiles ». Il a aussi promis une « refonte de l’organisation de l’asile et du droit de séjour » pour en finir avec « l’inefficacité du système », allant même jusqu’à garantir que « le refus d’asile fera l’obligation de quitter le territoire français ». Il s’est également engagé à renforcer la sécurité au quotidien, grâce à toute une série de mesures gadgets en faveur des forces de l’ordre, et à un « investissement dans la justice ». Mais, outre le fait que ces propositions s’apparentent davantage à des rustines qu’à un véritable plan de sauvetage, qui peut encore croire ce président qui, pendant toute la durée de son quinquennat, a fait exactement le contraire de ce qu’il nous promet aujourd’hui ?

Nouveau désastre sociétal en vue

Cerise sur le gâteau, Macron, qui n’a eu de cesse de confisquer leurs libertés aux Français durant son mandat, allant même jusqu’à les confiner, et à inventer un passe vaccinal transformant une partie d’entre eux en citoyens de seconde zone, n’a pas hésité à leur promettre jeudi un « retour de la souveraineté populaire », passant par une amélioration de la représentativité grâce à « plus de proportionnelle », ou encore de… « défendre les informations libres et indépendantes » grâce à la mise en place d’« états généraux pour le droit à l’information » ! Décidément, aurait dit Audiard, « les c…, ça ose tout » ! Pour le reste, on retiendra, outre le passage de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, la transformation du RSA en « revenu d’activité », la mise en place d’une « solidarité à la source » et l’allègement des droits de succession, la volonté du président sortant de faire, une fois de plus, de « la lutte pour l’égalité femmes-hommes » la « grande cause » du second mandat. Et surtout, son intention d’organiser une « convention citoyenne » sur la question de la fin de vie, sur le modèle de celle – dont tout le monde sait maintenant qu’elle était truquée – qui a été lancée en 2019 pour le climat. De quoi s’attendre à un nouveau désastre sociétal…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2022

Pouvoir d’achat en berne, austérité promise par Macron… Qu’attendent donc les Français pour exprimer leur colère ?

macron pouvoir achat

Alors que la hausse des prix des carburants (qui avait suscité jadis la mobilisation des Gilets jaunes) atteint aujourd’hui des records, que notre pouvoir d’achat ne cesse de s’effondrer sous l’effet (entre autres) de l’explosion des cours des matières premières, et qu’un nombre toujours plus important de nos compatriotes, même en se serrant la ceinture, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois, le président-candidat Macron, manifestant une fois de plus son mépris pour nos concitoyens et son indifférence devant les souffrances du « petit peuple » de France, lui promet à présent, en cas de réélection, la mise en œuvre d’un énième programme d’austérité, incluant notamment l’élévation de l’âge minimum de départ à la retraite à 65 ans. Mais où sont donc passés les Gilets jaunes ? Doit-on croire ces sondages trafiqués qui affirment que plus de 33 % des électeurs sont prêts à voter dès le premier tour pour celui qui les a confinés pendant des mois et les a saignés à blanc ? Ou peut-on espérer voir enfin les Français descendre dans la rue pour faire entendre leur colère à quelques semaines d’une présidentielle qui tourne de plus en plus à l’élection Potemkine ?

Quand le litre d’essence frôle des 3 euros

Jeudi soir, les prix des carburants à la pompe avaient encore gagné quelques centimes supplémentaires partout en France, allant même jusqu’à frôler, dans certaines stations-service de la région parisienne, les trois euros le litre ! Selon le site internet carbu.com, au terme de cette énième journée consécutive de flambée des prix, le litre de gazole coûtait ainsi en moyenne, en France, 2,172 euros, celui de sans-plomb 95 quelque 2,070 euros, et celui de sans-plomb 98 pas moins de 2,155 euros. Ce qui représentait, en une semaine, une hausse respectivement de 30 centimes (+ 16 %), 18,6 centimes (+ 9,90 %) et 18,6 centimes (+ 9,40 %). De manière assez symbolique, le gazole était devenu plus cher que l’essence, situation que nous n’avions plus connue depuis 2019, lorsque notre pays était en pleine crise des Gilets jaunes. Et cependant, on chercherait en vain, aujourd’hui, des ronds-points occupés en France… Pourtant, quand les prix des carburants, du gaz, ou encore de l’électricité s’emballent, c’est l’Etat qui, grâce à une taxation record, est le tout premier à se gaver !

Bientôt, la retraite à 65 ans

Cette passivité, voire cette soumission populaire est d’autant plus consternante que, du côté de l’exécutif, on se moque ouvertement des plaintes justifiées des « Gaulois réfractaires », et l’on n’entend nullement renoncer aux politiques d’austérité qui frappent tous les domaines de notre pays, à l’exception bien sûr de l’immigration-invasion et de la « ré-Education nationale ». Témoin : l’une de ses toutes premières promesses de campagne qu’aura exposée le candidat Macron n’aura été autre que la fameuse réforme de retraites, mise sous le boisseau le temps de la crise de Covid, mais à laquelle les Français n’échapperont pas s’ils le réélisent. C’est ainsi que, invité jeudi sur RTL, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a confirmé la ferme intention du président sortant de porter l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Une réforme qui, a-t-il précisé, sera « prioritaire », et dont la mise en œuvre s’échelonnera sur près de dix ans, avec quatre mois de cotisation supplémentaires pour chaque génération.

Macron veut éviter toute « arrogance »

Reste une autre raison, sans doute plus justifiée encore, d’infliger une bonne leçon à « Jupiter » et de l’expédier définitivement en avril prochain dans les poubelles de l’Histoire : son insupportable mégalomanie, qui l’a encore poussé mercredi soir, devant les parlementaires et les pontes de la Macronie réunis à Paris, à inciter ses soutiens à faire preuve, à l’égard de ses adversaires, de… « bienveillance ». En effet, bien que grisé par des sondages (pourtant souvent trompeurs) qui le donnent gagnant dans tous les cas de figure, et plein de lui-même en se voyant attribuer plus de 33 % des intentions de vote au premier tour, l’orgueilleux Macron entend éviter… « toute arrogance ». Comme si son quinquennat cauchemardesque, l’un des pires que nous ayons eus à subir depuis le début de la Ve, pouvait lui en donner la possibilité. Macron, comme il l’a encore affirmé mercredi, veut faire preuve d’« humilité » ? Alors efforçons-nous de lui apprendre le sens de cette vertu le 10 avril !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 mars 2022