Non, le métier des armes n’est pas un métier comme les autres !, par Franck Deletraz

métier des armes

On a beau être habitué au caractère inepte et déconnecté d’un grand nombre de règlements européens, le cas de la directive 2003/88, relative au temps de travail dans l’UE, et surtout le débat autour de son application ou non au monde militaire ont quand même de quoi nous laisser bouche bée. En effet, si l’on peut à la limite concevoir (et encore…) qu’une directive européenne cherche à fixer un temps de travail maximum dans le secteur civil de l’Union, son application au secteur militaire relève quant à elle de l’absurdité la plus totale et porte gravement atteinte à la notion de « service en tout temps et en tout lieu » ainsi qu’aux fondements mêmes de l’état militaire.

Des garanties incompatibles avec l’activité militaire

Rappelons que cette directive adoptée par le Parlement et le Conseil de l’UE le 4 novembre 2003 impose notamment aux Etats membres de garantir à tous les travailleurs un temps de travail maximum de 48 heures par semaine (heures supplémentaires comprises), un repos journalier d’au moins onze heures consécutives par période de 24 heures ainsi qu’une pause hebdomadaire de 24 heures pour chaque période de sept jours, tout en limitant le travail de nuit à huit heures. Des garanties évidemment impossibles à respecter dans le monde militaire où, par définition, les personnels restent mobilisables et projetables à tout instant. Et d’ailleurs, jusqu’à il y a quelques mois, la question de l’application aux armées de cette directive 2003/88 ne semblait guère se poser. Il aura en effet fallu qu’un sous-officier slovène en conflit avec sa hiérarchie saisisse la Cour de justice européenne et fasse valoir cette directive pour que le débat vienne sur le tapis. Le problème pour la Cour fut alors de savoir si ladite directive était applicable aux membres des forces armées. Or, dans son réquisitoire du 28 janvier dernier, l’avocat général de la Cour de justice de l’UE devait estimer qu’il convenait de faire pour les militaires la distinction entre le « service courant » (surveillance, maintenance, etc.) et les « activités spécifiques » (opérations, entraînements, etc.)…

Préserver l’esprit militaire

Une interprétation de la Cour à laquelle s’opposent aujourd’hui avec raison les autorités françaises. C’est ainsi que, dans l’avis détaillé qu’il a rendu en avril, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire a fort justement souligné que l’application de cette directive dans le sens souhaité par l’avocat général de la Cour de justice européenne était « de nature à réduire la capacité et l’efficacité opérationnelle des forces armées en raison du contingentement de la disponibilité des militaires et des rigidités impliquées par sa mise en œuvre ». Un avis partagé par la directrice des affaires juridiques du ministère des Armées, Claire Legras, qui, lors de son audition fin mars par la commission de la Défense nationale et des Forces armées, a rappelé que, si les autorités françaises n’avaient pas transposé aux militaires la directive 2003/88, c’est parce qu’elles avaient considéré que celle-ci ne s’appliquait pas à eux. Car, a-t-elle ajouté, « la transposition se heurterait en effet à de lourdes difficultés. La directive prévoit un décompte individualisé du temps de travail plafonné à quarante-huit heures, à prendre en compte sur une période de quatre mois, alors que l’organisation de l’armée française part non pas de l’individu mais du collectif. Elle ne peut organiser ses activités que collectivement, au niveau de la section, de la compagnie, du régiment. Procéder par décompte individuel serait pour elle contre nature ». En outre, a poursuivi Claire Legras, « la violence affrontée par les armées sur les théâtres extérieurs rappelle l’importance du maintien de forces armées disponibles en tout temps et en tout lieu, conformément au principe figurant dans la loi, et de la préservation de l’esprit militaire ».

« On ne gagne pas des guerres difficiles en comptant son temps »

D’autant que, comme le soulignait début mai le général Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre, s’il est fort probable que notre armée soit encore engagée dans des conflits dits asymétriques dans les années qui viennent, il est également possible que « nous connaissions le retour d’affrontements plus durs entre puissances ». Or, a expliqué le CEMAT, « dans un monde de compétition permanente, notre capacité à être craints et à décourager l’adversaire est à consolider chaque jour. […] Seul un haut niveau d’exigence, de contrôle et d’implication permettra de rehausser notre niveau de préparation opérationnelle ». Aussi, a ajouté le général Burkhard, « nos chefs doivent comprendre tout ce que recouvre la singularité militaire. Je pense en particulier au rapport au temps. A une époque où les loisirs deviennent un bien précieux de notre société, nos chefs doivent rappeler que l’on ne gagne pas des guerres difficiles en comptant son temps. Il faut savoir s’entraîner la nuit, faire des exercices de longue durée sur le terrain… » Cela étant, a-t-il conclu, « pour faire adhérer nos hommes, les sujétions du métier militaire doivent être intelligemment compensées » et le « bon chef n’est pas seulement un parfait technicien ou tacticien. Il est celui qui porte une attention de tous les instants à ses soldats et à leurs familles ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2021

Tribune des militaires d’active – Lecointre invite les signataires à prendre la porte

tribune militaires

Décidément, on a bien du mal à reconnaître dans ce chef d’Etat-major des armées aujourd’hui parfaitement domestiqué le fougueux capitaine qui, à la tête de ses marsouins, reprit aux miliciens serbes, baïonnette au canon, le poste de Vrbanja en 1995. Après s’être dit « absolument révulsé » par la tribune des généraux parue le 14 avril dernier, et avoir par la même occasion promis de lourdes sanctions disciplinaires contre ses auteurs qui sont aussi, qu’il le veuille ou non, ses frères d’armes, le général Lecointre, visiblement très soucieux de rassurer ses maîtres au pouvoir, vient cette fois d’inviter tout bonnement les signataires de la nouvelle tribune, celle des militaires d’active, à démissionner.

Faire preuve de lucidité en condamnant ces tribunes ?

Lundi, en effet, celui-ci s’est fendu d’une longue lettre aux « officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d’active et de réserve français », dans laquelle il a déploré le fait que, depuis plusieurs semaines, « l’obligation de réserve qui s’impose à tout militaire a été largement transgressée », et que « des prises de position éminemment politiques (aient) été attribuées à des militaires tenus à cette obligation, quand elles n’ont pas été revendiquées par ces derniers ». Ainsi, a-t-il ajouté, « au nom de la défense de convictions personnelles », certains, « peut-être par naïveté », ont contribué « à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir ». « Face à cela, a alors écrit le CEMA, il me semble important de faire preuve de bon sens et surtout de lucidité, au moment où chacun d’entre nous perçoit nettement les tentatives d’instrumentalisation de l’institution militaire. » Or est-ce vraiment « faire preuve de lucidité » que de dénoncer et de sanctionner des hommes qui, après avoir défendu les armes à la main notre pays, mettent aujourd’hui en garde l’Etat contre les graves menaces qui pèsent sur la France ? N’est-ce pas plutôt être dans le déni ?

Le silence, ou la démission

En même temps, on est un peu surpris de lire ici et là dans la grosse presse que cette lettre adressée lundi par le général Lecointre aux militaires est marquée par « une évidente volonté d’apaisement » de la part du CEMA. Certes, il n’y est nulle part annoncé des sanctions disciplinaires à l’encontre des signataires de la deuxième tribune. Mais, ceux-ci ayant judicieusement gardé l’anonymat, les autorités seraient de toute façon bien en peine de punir les coupables. Surtout, loin en réalité de vouloir calmer le jeu, le général Lecointre y invite indirectement tous ceux qui soutiennent ces tribunes à prendre la porte ! Ainsi, écrit le CEMA, « chaque militaire est libre de penser ce qu’il veut mais il lui appartient de distinguer sans ambiguïté ce qui ressort de sa responsabilité de citoyen de ce qui ressort de sa responsabilité de militaire ». Et Lecointre d’ajouter alors : « si la politique l’emporte, le plus raisonnable est certainement de quitter l’institution pour pouvoir rendre publiques en toute liberté ses idées et ses convictions »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2021

Jusqu’où ira le vent de colère dans la police ?, par Franck Deletraz

policiers en colère

Ils étaient plusieurs milliers, dimanche, policiers et simples citoyens venus de toute la région, à s’être rassemblés dans la cour de l’hôtel de police d’Avignon pour rendre un hommage particulièrement poignant à cette énième victime de l’ensauvagement effrayant de notre pays qu’est le brigadier Eric Masson. Un rassemblement empreint d’une grande dignité, ponctué seulement par les interventions des collègues du défunt, plusieurs Marseillaise, les applaudissements et enfin les acclamations d’une foule de Français excédés de voir nos forces de l’ordre aujourd’hui systématiquement prises pour cibles. Cependant, on aurait tort de croire que derrière le calme et le caractère très digne de cet hommage ne se cache pas une colère d’une ampleur sans précédent, à deux doigts d’exploser, et capable, qui sait, de faire trembler le gouvernement sur ses bases.

Une ampleur sans précédent

Alors que, fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats de policiers ont fait pour un temps abstraction de leurs divisions et se sont mis d’accord pour défiler tous ensemble le 19 mai prochain à Paris (voir Présent du 8 mai), l’image des agents du groupe départemental d’intervention du Vaucluse se tenant dimanche par la taille et les épaules, comme pour entrer en mêlée, derrière le portrait de leur collègue assassiné par un voyou ethnique, avait un caractère hautement symbolique. Désormais, en effet, il est hors de question pour les forces de l’ordre et leurs représentants de tolérer plus longtemps cette situation. Et cela même s’il faut, pour obtenir satisfaction, entrer dans un violent conflit avec ce gouvernement qui ne cesse de les poignarder dans le dos.

La lourde responsabilité du gouvernement

Au cours de ces derniers jours, plusieurs syndicats n’ont d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt la lourde responsabilité du gouvernement dans la grave dérive à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, dont le secrétaire général David Le Bars, évoquant l’assassinat du brigadier Masson, a expliqué : « Ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait très grave » qui est « le résultat d’un mal bien plus profond qui s’est ancré dans notre société : la haine du flic », qui est elle-même « la conséquence du procès permanent fait à l’institution policière », y compris par certains membres du gouvernement. Quant aux solutions à apporter en urgence à cette crise, elles sont évidemment nombreuses. Comme le soulignait Fabien Vanhemelryck, pour le syndicat Alliance, « le gouvernement les connaît. Il y a des lois, elles doivent être appliquées, les peines doivent être incompressibles, les aménagements de peine doivent être terminés, et si on lance ce signal fort politique avec une réponse pénale ferme, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux pour que la police puisse faire son travail » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2021

« Féminicides » ou mœurs d’importation ?

Féminicides

Dans la nuit de lundi à mardi, à Chartres, un Sénégalais âgé de 27 ans a tué sa femme de 26 ans en l’étouffant, après l’avoir, semble-t-il, passée à tabac. Mardi après-midi, à Mérignac, c’est un Maghrébin répondant au nom de Mounir B. qui, après avoir tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de son épouse, l’a aspergée d’un liquide inflammable et l’a immolée par le feu en pleine rue alors qu’elle était encore en vie. Scandalisés par ces crimes évidemment monstrueux, les associations féministes et autres groupes de lesbiennes sont bien sûr immédiatement montés au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de… « féminicides ».

Un barbarisme bien pratique, qui permet à ces militantes androphobes plus que féministes de passer honteusement sous silence deux raisons pourtant essentielles de l’augmentation des violences faites aux femmes (et aux hommes) en France : l’immigration et le laxisme judiciaire. C’est ainsi que, une fois de plus, dans ces deux affaires, ces associations se sont bien gardées d’évoquer les origines des meurtriers. De même que, dans le cas de Mounir B., nombre d’entre elles ont évité de rappeler que cet individu avait déjà été condamné à 18 mois de prison (dont 9 avec sursis) en juin 2020 pour « violences volontaires par conjoint » en récidive. Ce qui ne l’a pas empêché d’être libéré le 9 décembre dernier…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 mai 2021

Allemagne – Les « anti-masques » placés sous haute surveillance

anti-masques

S’il semble particulièrement doué en la matière, le gouvernement français est cependant loin d’être le seul à piétiner allègrement les libertés individuelles de ses citoyens et à faire preuve d’un incroyable autoritarisme sanitaire sous prétexte de lutte contre le Covid-19. Pour preuve, la récente et effarante décision de l’Office fédéral allemand de protection de la Constitution, autrement dit des services de renseignement intérieur teutons, de placer sous surveillance renforcée tous ceux qui osent contester le port du masque obligatoire, le confinement, le couvre-feu et autres innombrables mesures liberticides imposées par le pouvoir berlinois à l’occasion de la pandémie.

Une remise en cause des « principes constitutionnels essentiels » ?

Mercredi, en effet, le ministère allemand de l’Intérieur, n’ayant, semble-t-il, pas peur du ridicule, a expliqué : « Notre ordre démocratique fondamental, ainsi que les institutions de l’Etat telles que les parlements et les gouvernements, ont fait l’objet de multiples attaques depuis le début des mesures visant à contenir la pandémie de Covid-19. » Après quoi, le ministère a annoncé le placement sous la surveillance du renseignement intérieur des « groupes et individus » qui manifestent régulièrement dans le pays contre les restrictions sanitaires et remettent en cause les « principes constitutionnels essentiels » ! Le port du masque, la distanciation physique, le télétravail, ou encore le confinement, des « principes constitutionnels essentiels » ? On croit rêver…

« Complotisme » ou simple ras-le-bol ?

C’est que, comme son homologue français, le gouvernement de la chancelière Merkel a trouvé la parade pour discréditer et réduire au silence tous ceux qui osent critiquer sa gestion de la crise sanitaire ou en ont simplement assez des restrictions auxquelles ils sont soumis depuis plus d’un an : il les accuse directement de colporter « des mythes conspirationnistes », « des ressentiments antisémites », d’être des « adeptes de la secte QAnon », ou « des militants d’extrême droite », voire les quatre à la fois ! D’ailleurs, en annonçant mercredi la mise en place de cette surveillance renforcée d’une bonne partie du peuple allemand, le ministère de l’Intérieur ne s’est pas privé de faire le lien entre les milliers de manifestants qui se rassemblent régulièrement dans les grandes villes du pays pour dire leur ras-le-bol et « les extrémistes de droite » qui « instrumentalisent ces rassemblements pour susciter des échauffourées ». En effet, a-t-il insisté, « les organisateurs de ces manifestations montrent clairement que leur agenda va au-delà de la simple mobilisation pour protester contre les mesures restrictives ». Reste que, comme en France, il n’est pas du tout certain que le peuple allemand se laisse prendre à cette diabolisation systématique des opposants à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 avril 2021

COVID-19 : la mairie taxe les terrasses éphémères

terrasses éphémères covid

Ce n’est un secret pour personne : avec les socialo-communistes et autres écolos, très rares sont les activités humaines qui échappent au racket fiscal municipal. Dernier exemple en date : alors que restaurateurs et autres patrons de bars parisiens, après des mois de fermeture obligatoire de leurs établissements pour cause de COVID-19, reprennent espoir à l’idée d’une possible réouverture à la mi-mai, la mairie socialiste a prévu de se doter d’un nouveau « Règlement des étalages et des terrasses » (RET) prévoyant la taxation dès le 1er juillet des terrasses éphémères…

Les virtuoses du racket fiscal à l’œuvre

On se souvient que, au lendemain du premier confinement, au printemps 2020, la Ville de Paris, consciente semble-t-il à l’époque de la situation financière dramatique dans laquelle se trouvent nombre de restaurateurs, avait autorisé ces derniers à étendre gratuitement, de manière temporaire, leurs terrasses sur la voie publique afin de ne pas entraver le redémarrage économique de ce secteur très important de la capitale. A ce titre, la mairie avait ainsi délivré 9 800 autorisations, mobilisant près de 9 000 places de stationnement sur les quelque 146 000 que compte la ville. Une mesure qui avait évidemment été bien accueillie par les professionnels, qui comptaient bénéficier cette année encore de ce dispositif à l’occasion de la réouverture annoncée pour la mi-mai. Sauf que, entre temps, la mairie socialiste, aux prises avec une dette pharaonique, a eu l’idée de profiter un peu de la situation. C’est ainsi que, dans son nouveau « Règlement des étalages et des terrasses », destiné à remplacer celui de 2011, celle-ci prévoit la pérennisation des « terrasses éphémères » mais en les soumettant au « droit de terrasses », dont le prix médian est de 425 euros par an. Une mesure qui devrait prendre effet dès le 1er juillet prochain et qui, en cas de non-respect, pourrait valoir aux contrevenants des amendes allant jusqu’à 500 euros.

La colère des restaurateurs

Bref, à l’heure où nombre de professionnels du secteur sont à la limite du dépôt de bilan, voire au bord du suicide pour certains, cette nouvelle a, à fort juste titre, été perçue comme « une terrible injustice » et un véritable coup de poignard dans le dos par ces derniers. D’autant que, comme le soulignait récemment l’un d’entre eux, « en cas d’intempérie inopinée, (il est) impossible de rapatrier les clients à l’intérieur de l’établissement ». La section Paris-Ile-de-France de l’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, n’a d’ailleurs pas tardé à monter au créneau. « Nous sommes vent debout contre cette décision, a en effet averti son président Frank Delvau. Et nous demandons le prolongement de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de l’année, car les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles. » En même temps, et en prévision d’une éventuelle levée du couvre-feu à 19 heures, les restaurateurs proposent un arrêt de leur service dès 22 heures en semaine et 23 heures le samedi pour satisfaire les riverains qui ont pu se plaindre de nuisances sonores. Des propositions qui devraient être débattues ces jours-ci puisque le nouveau RET de la Ville de Paris fait en ce moment même l’objet d’« ateliers de concertation » entre les syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration (UMIH, GNI, SNEG), les associations de riverains (Vivre Paris) et les maires d’arrondissement.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2021

La mosquée de Pantin rouvre tranquillement ses portes : Moins de six mois après la décapitation de Samuel Paty

mosquée poitiers

Souvenez-vous : c’était le 21 octobre dernier, dans la foulée du monstrueux assassinat de Samuel Paty par un « réfugié » islamiste tchétchène. Prenant son habituelle posture de matamore, le ministre de l’Intérieur Darmanin, après avoir juré devant les Français de mener la « guerre contre les ennemis de la République », annonçait à grand renfort de publicité médiatique la fermeture pour six mois de la mosquée salafiste de Pantin, pour le motif que ses responsables avaient relayé sur Facebook les appels aux meurtres lancés contre la victime. Or, cinq mois et demi plus tard, et après un changement, pour la forme, de la direction de l’association gestionnaire de ladite mosquée, ce lieu où l’on prêche la haine de la France et des Français s’apprête à rouvrir tranquillement ses portes vendredi pour le ramadan !

Un changement de direction pour la forme

Il faut dire que, avec une naïveté qui confine franchement à la bêtise et témoigne d’une méconnaissance évidente des stratégies islamistes, Darmanin n’avait fait fermer que temporairement ce repère de djihadistes en puissance, posant pour seules conditions à sa réouverture le départ de son imam salafiste Ibrahim Doucouré, et la démission de son recteur tout aussi fanatisé M’hammed Henniche, président depuis 2013 de la sulfureuse Fédération musulmane de Pantin. En clair, il suffisait d’un simple changement de noms à la tête du conseil d’administration de la mosquée pour que celle-ci puisse reprendre illico ses activités subversives. Plus gênante, en revanche, était pour les islamistes la décision du préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, de retirer en novembre à l’association qui gère la mosquée son caractère cultuel, rendant ainsi caduque l’attribution (scandaleuse) par la ville de Pantin d’un bail emphytéotique pour la construction de la future grande mosquée.

Sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée

C’est d’ailleurs pour « sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée » que M’hammed Henniche a officiellement annoncé le 14 mars sa démission de l’association gestionnaire de la mosquée de Pantin au profit de Dramé Abderrahman. Et, dès le lendemain, le ministre de l’Intérieur s’empressait de publier sur Twitter un message demandant au préfet de Seine-Saint-Denis « de se mettre en rapport avec la nouvelle équipe pour envisager la réouverture de la mosquée dans les meilleurs délais ». Une réouverture qui aura donc lieu ce vendredi, pour le début du ramadan, et à laquelle participera peut-être d’ailleurs M’hammed Henniche puisque, rappelons-le, celui-ci n’a à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire pour avoir relayé les appels au meurtre contre Samuel Paty, et a même gardé ses fonctions de secrétaire général de la puissante Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2021

Projet d’attentat islamiste déjoué à Béziers

Policiers attentat

A en croire les enquêteurs de la DGSI, « on a rarement déclenché une opération de façon aussi urgente », tant « l’action semblait imminente ». Intervenant sur ordre du parquet national antiterroriste dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs terroriste », les hommes de la DGSI, épaulés par le RAID, ont en effet interpellé dans la nuit de samedi à dimanche dernier, dans le quartier ethnique de La Devèze à Béziers, cinq femmes d’une même famille qui projetaient un attentat contre les fidèles d’une église de Montpellier ou de Béziers à l’occasion des célébrations de Pâques.

Déterminée à passer à l’acte

Au nombre des suspectes arrêtées, une jeune femme de 18 ans, notamment, qui avait attiré en fin de semaine dernière l’attention du renseignement antiterroriste par son activité sur les réseaux sociaux, où elle avait évoqué l’idée de commettre un attentat contre une église, à Béziers ou à Montpellier, vraisemblablement lors du lundi de Pâques. Selon les enquêteurs, elle aurait même clairement manifesté, lors de son arrestation, sa « détermination à passer à l’acte ». Quant aux quatre autres femmes interpellées, il s’agit de la mère et des trois sœurs de la précédente. Arrêtées dans un premier temps parce qu’elles se trouvaient sur les lieux au moment de l’intervention du RAID, elles ont, finalement, elles aussi, été transférées dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret pour y être auditionnées, en raison notamment de l’arsenal découvert dans leur appartement, à l’exception de la plus jeune, âgée de 14 ans, dont la garde à vue, réalisée au commissariat de Montpellier, a été levée lundi soir, sans poursuite à ce stade.

Le rôle majeur des femmes dans le djihad

Il faut dire que, lors de leur perquisition au domicile de ces femmes qui, selon plusieurs témoins, sont « connues pour être radicalisées » et « pour avoir visionné des vidéos de l’Etat islamique », les policiers ont mis la main sur un impressionnant arsenal de guerre : des bouteilles entourées de papier aluminium contenant des billes de métal, des produits nécessaires à la fabrication d’explosifs de type TATP déjà mélangés, des mécanismes de déclenchement à distance, un sabre, un couteau en céramique, ou encore une réplique d’arme de poing. Le tout accompagné d’affiches et autre matériel de propagande islamiste, ainsi que d’une abondante documentation sur l’art et la manière de fabriquer des explosifs artisanaux…

Bref, à l’heure où les élus islamo-gauchistes et les habituelles associations dites « humanitaires », largement relayés par les grands médias complaisants, tentent lamentablement de nous faire pleurer sur le sort des djihadistes « françaises » actuellement détenues en Irak dans le but d’obtenir leur rapatriement sur notre sol, voilà une affaire qui vient rappeler à tous ceux qui semblent l’avoir oublié que, loin d’être des « victimes » de l’islamo-terrorisme, les femmes jouent au contraire un rôle majeur dans le djihad.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

Poison d’avril – La France sous cloche pour la troisième fois

poison avril confinement

Fermeture des établissements scolaires, extension à l’ensemble de la métropole des mesures liberticides déjà en vigueur dans 19 départements, contrôles et sanctions renforcés… Les responsables de la macronie et les grands médias à la remorque du pouvoir ont beau jouer sur les mots en nous répétant aujourd’hui qu’Emmanuel Macron, « soucieux d’épargner notre économie et de ménager nos compatriotes » excédés, a « choisi une voie intermédiaire entre confinement et simple couvre-feu », les mesures censées lutter contre la propagation du Covid, qu’il a annoncées mercredi soir, n’en reviennent pas moins à une nouvelle mise sous cloche de notre pays pour plusieurs semaines. Avec toutes les conséquences dramatiques que cela va entraîner.

En situation d’échec dans tous les domaines

Une fois de plus, l’exécutif a parié, et il a perdu sur toute la ligne. Ainsi, après nous avoir vanté sa stratégie des reconfinements territoriaux, il a fini par annoncer l’extension à l’ensemble de la métropole, dès samedi soir et pour quatre semaines, des restrictions déjà en place dans 19 départements français. Autrement dit, à compter de ce samedi, et partout en France, les commerces jugés « non essentiels » seront à nouveau fermés. En plus du maintien du couvre-feu de 19 heures à 6 heures, il sera interdit de se déplacer à plus de 10 km de chez soi, sauf dans certaines conditions permettant d’aller jusqu’à 30 km de son domicile. Cas dans lequel, l’attestation dérogatoire de sortie sera obligatoire. Autre échec magistral pour Macron et son gouvernement : la fermeture des écoles. Alors qu’ils se vantaient depuis des mois d’avoir réussi à maintenir ouverts les établissements scolaires, ils ont dû en effet se résigner à annoncer leur fermeture dès ce vendredi soir, et pour trois semaines. Une mesure qui, a précisé Macron, s’accompagnera de la mise en place de cours à distance à partir de la semaine prochaine. Quant à la rentrée, qui « aura lieu pour tous le 26 avril », a expliqué le président, elle se fera d’abord « en présentiel pour les écoles maternelles et primaires » et « à distance pour les collèges et les lycées ». Puis, le 3 mai, « les collégiens et lycéens pourront à leur tour retrouver les cours en présentiel avec des jauges adaptées ».

Les conséquences d’un « Waterloo vaccinal »

Enfin, autre point sur lequel l’exécutif avait tout misé et a lamentablement échoué : la campagne de vaccination que Macron, mercredi soir, a une fois de plus promis d’« accélérer », et même d’étendre « à partir du 15 mai » aux « Français âgés entre 50 et 60 ans ». Mais pour cela, encore faudrait-il que les grands laboratoires pharmaceutiques qui ne cessent depuis des mois de rouler dans la farine l’UE, et la France par la même occasion, respectent enfin leurs calendriers de livraison. Ce qui est encore très loin d’être acquis… Bref, comme l’a très justement indiqué mercredi soir Marine Le Pen, en commentant sur Twitter les dernières annonces du président, ces nouvelles mesures « résultent notamment d’un Waterloo vaccinal dont il n’assume pas la responsabilité ». Or, a-t-elle ajouté, « ce sont, hélas, les Français qui paient les conséquences de ces retards, de cet orgueil, de ces incohérences, avec un impact lourd sur leur vie quotidienne ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2021

Élections, reculer pour mieux museler – Mais comment font nos voisins européens ?

élections covid

Déjà repoussées à l’automne dernier du mois de mars à celui de juin, les élections départementales et régionales, qui doivent normalement se tenir les 13 et 20 juin prochains, vont-elles être à nouveau reportées pour cause de COVID-19 ? Si le Conseil scientifique, tout en insistant lourdement sur le « très grand risque » qu’il y aurait à maintenir ces scrutins, a officiellement refusé lundi de se prononcer sur le sujet, le chef de l’Etat a quant à lui déclaré attendre que le gouvernement lui remette ce jeudi son rapport puis d’avoir consulté les différentes formations politiques du pays avant de trancher définitivement sur cette question. Un « suspense », et surtout un possible nouveau report des élections, qui n’en finissent plus d’agacer l’opposition de droite comme de gauche, qui souligne à juste titre que plusieurs de nos voisins européens ont, eux, maintenu leurs consultations, et insistent avec raison sur le fait que l’actuelle pandémie ne peut indéfiniment « geler » la vie démocratique de notre pays.

La légitime colère de l’opposition

C’est le cas notamment de dix présidents de région, de droite comme de gauche, dont le président LR de l’Association des Régions de France, Renaud Muselier, qui, le 21 mars dernier, ont exprimé dans une tribune publiée par la presse leur opposition à un nouveau report, en précisant que « nous ne pouvons pas suspendre la démocratie à un retour à la normale alors même que tout le monde s’accorde à penser qu’il faudra s’habituer pour longtemps à vivre dans un nouveau contexte sanitaire ». Ou encore de Julie Bayou, responsable d’EELV, qui a expliqué mardi qu’« aucun des treize pays européens concernés par une élection n’a reporté ». Une affirmation cependant inexacte puisque, le 11 mars dernier, le gouvernement italien a officiellement annoncé le report à l’automne 2021 d’une série d’élections locales, dont celle des maires de grandes villes, initialement prévues en juin, en raison de l’aggravation de la situation sanitaire chez nos amis transalpins. Même chose en Grande-Bretagne, où le gouvernement de Boris Johnson a décidé le 12 mars de reporter d’un an les élections locales qui devaient se tenir dans une partie des municipalités du pays, et notamment à Londres, le 7 mai prochain.

La crise sanitaire pour prétexte

Toutefois, respecter le calendrier électoral, et donc la démocratie, en pleine période d’épidémie sans provoquer une catastrophe sanitaire est parfaitement possible, comme nous l’ont récemment montré plusieurs de nos voisins européens. A commencer par l’Allemagne, où les élections régionales dans le Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat se sont déroulées comme convenu mi-mars, et où le gouvernement n’envisage pas à cette heure de reporter les élections législatives prévues dans six mois. Pareil pour l’Espagne qui, bien que très touchée par l’épidémie de COVID, a quand même maintenu mi-février l’élection du parlement de Catalogne. On pourra encore citer l’exemple du Portugal qui, bien qu’étant à l’époque en plein confinement général et particulièrement strict, a malgré tout maintenu fin janvier son élection présidentielle. Autrement dit, plus qu’une affaire de sécurité sanitaire, le respect ou non par le gouvernement du calendrier démocratique est d’abord et avant tout une affaire politique. Mais l’on comprendra aisément que certains, comme notre gouvernement, n’hésitent pas à prétexter de la crise pour éviter d’essuyer une nouvelle déroute électorale…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 mars 2021

Strasbourg – La mairie écolo finance 10 % de la mosquée

mosquée strasbourg

Les braves électeurs strasbourgeois qui ont cru sottement protéger les petits oiseaux et les plantes vertes en portant l’an dernier les écologistes à la tête de la capitale alsacienne n’ont pas fini de comprendre leur douleur : en effet, non contente de rendre l’atmosphère de la ville proprement irrespirable par la mise en pratique quotidienne de ses ridicules lubies écolos, la majorité EELV vient également de relancer son islamisation à marche forcée en adoptant lundi, par 42 voix contre 7, le « principe d’une subvention » de 2,563 millions d’euros à l’association islamiste turque Millî Görüs, chargée de la construction de la plus grande mosquée d’Europe à Strasbourg !

Rappelons que ce chantier géant, entamé dans le quartier de la Meinau en 2017 et dont le coût total s’élève à quelque 32 millions d’euros (dont 25,63 millions pour la seule partie culte), était à l’arrêt depuis 2019. Faute principalement de financements suffisants. Mais aussi, pour partie, en raison du refus des islamistes de Millî Görüs de signer en janvier dernier la « Charte des principes pour l’islam de France » (censée réaffirmer la « compatibilité » de la religion musulmane avec la République), de leur soutien massif par la Turquie, et enfin de leurs liens très importants avec le Qatar, où des cadres du mouvement s’étaient d’ailleurs rendus avec un fonctionnaire missionné par la municipalité pour demander aux émirs d’éponger un impayé de trois millions d’euros… Bref, autant d’éléments accablants qui, pourtant, comme l’a fort justement observé lundi la députée française et présidente du groupe RN Grand-Est Virginie Joron, en dénonçant vivement ce scandale, « ne semblent pas déranger les écolos »…

C’est que, à en croire la maire écolo Jeanne Barseghian, les islamistes de Millî Görüs auraient fini par accepter les conditions qu’elle avait posées à l’adoption de cette subvention qui ne représente pas moins de 10 % de la somme totale du projet : à savoir la signature préalable de la « Charte des principes pour l’islam de France » ainsi que des garanties sur la transparence des fonds destinés à financer le chantier. Possible. Mais les promesses n’engageant de toute façon que ceux qui y croient, surtout avec les islamistes, il est peu probable que les gens de Millî Görüs fassent de ce qui sera à terme la plus grande mosquée d’Europe un lieu de modération…

Quoi qu’il en soit, l’adoption de cette subvention est tellement scandaleuse que le ministère de l’Intérieur lui-même s’est fendu lundi d’un tweet, dans lequel il a expliqué : « La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique. Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 mars 2021

L’ambolie vaccinale – La France suspend à son tour le vaccin AstraZeneca

vaccin AstraZeneca

Poussée par le nombre sans cesse grandissant de pays ayant décidé ces derniers jours de stopper provisoirement leurs injections de doses d’AstraZeneca et par le doute croissant quant à la dangerosité de ce vaccin, la France, emboîtant lundi le pas à l’Allemagne, a tout de même fini par annoncer sa décision de suspendre elle aussi ses injections. Cette suspension, décidée évidemment « par précaution », dans l’attente d’un avis de l’Agence européenne des médicaments, soit jusqu’à ce jeudi au plus tard, a quand même fait hurler les adeptes de la piqûre à tout prix, qui se plaignent aujourd’hui du retard que va entraîner cette décision dans la campagne de vaccination.

Le plus élémentaire principe de précaution

Pourtant, on ne peut guère accuser Macron d’avoir ici fait preuve de précipitation : alors que le Danemark, premier Etat à suspendre ses injections, rapportait dès le 11 mars « des cas graves de formation de caillots sanguins » chez des personnes vaccinées, et que l’Autriche signalait la mort de l’une de ses infirmières à la suite de « graves problèmes de coagulation sanguine » quelques jours à peine après avoir été vaccinée, il a en effet fallu attendre que près d’une douzaine de pays européens, et notamment l’Allemagne, suspendent leurs injections ou retirent un lot de ce vaccin de la circulation pour que le chef de l’Etat français se décide enfin à appliquer le plus élémentaire principe de précaution ! Une décision d’autant plus justifiée que, lundi encore, les pompiers des Bouches-du-Rhône annonçaient officiellement leur décision de suspendre la vaccination de leurs personnels après l’hospitalisation d’un de leurs collègues pour une arythmie cardiaque survenue 48 heures après la première injection d’AstraZeneca. D’autre part, si l’Agence nationale de sécurité du médicament ne fait aujourd’hui état que « de syndromes pseudo-grippaux » nullement inquiétants, elle recensait quand même, dans le 4e rapport de son « Enquête de pharmacovigilance du vaccin AstraZeneca », dix cas hématologiques, dont trois graves, dans le pays.

Vacciner à tout prix ?

Des motifs d’inquiétude qui, cependant, ne semblent pas peser bien lourd aux yeux des partisans de la vaccination à tout prix. A commencer par le Premier ministre lui-même, qui s’est empressé de déclarer sur Twitch dimanche : « A ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps. » De façon tout aussi solennelle, Macron a donc suspendu les injections du même vaccin, moins de 24 heures après cette déclaration, ce qui illustre parfaitement la gestion, calamiteuse, qui est la nôtre depuis le début de la pandémie.

Ce refrain pour le moins catastrophiste – le vaccin ou l’apocalypse – avait pourtant été entonné en chœur depuis lundi par la plupart des médecins qui se bousculent sur les plateaux de télévision, et dont il serait au passage intéressant de connaître les liens avec l’industrie pharmaceutique… Mais aussi par la responsable scientifique de l’OMS, Soumya Swaminathan, qui, malgré la très vive inquiétude suscitée par les effets secondaires de ce vaccin, a quand même encouragé lundi les grands pays de la planète à poursuivre leurs injections de doses d’AstraZeneca.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2021

Un an après le début du confinement, le gouvernement débordé par le COVID

Covid masques

L’exécutif, qui ne cesse de tenir par ailleurs un discours perpétuellement alarmiste quant à l’état sanitaire de notre pays, a beau promettre régulièrement aux Français que la situation devrait s’arranger dans les mois à venir, et même « revenir à la normale » dans six semaines, il a bien du mal à convaincre aujourd’hui nos compatriotes. Et pour cause : outre le fait que ceux-ci sont désormais habitués aux innombrables mensonges diffusés par l’Etat depuis maintenant plus d’un an, la réaction désordonnée de ce dernier face à l’accumulation des mauvaises nouvelles liées à l’épidémie traduit plutôt sa panique face à une situation en train de lui échapper complètement.

Cent millions de doses au lieu de 300 millions

Dernier coup dur en date pour ce gouvernement qui assurait avoir tout misé sur la vaccination (après avoir tout misé sur les dépistages, avec l’efficacité que l’on sait…) : l’annonce, la semaine dernière, par le laboratoire AstraZeneca, d’une nouvelle révision à la baisse des quantités de vaccins que celui-ci s’était engagé à livrer à l’UE au premier semestre. Une révision que le géant pharmaceutique anglo-suédois a tenté de justifier par ses difficultés à maîtriser la montée à l’échelle industrielle du procédé de production en Europe, et qui se traduira par la livraison de seulement 30 millions de doses à la fin mars au lieu des 120 millions promis le mois dernier.

D’autre part, a également averti AstraZeneca , sur les 180 millions de doses contractuelles qu’il avait promis de livrer au deuxième trimestre, il ne sera en mesure d’en fournir que 70 millions. Ce qui veut dire que, sur un total de 300 millions de doses qu’il s’était engagé à livrer à Bruxelles au premier semestre 2021, le laboratoire anglo-suédois n’en aura envoyé finalement que… 100 millions ! Une nouvelle qui a bien sûr provoqué la colère de la Commission européenne et des autorités françaises, qui ont certes protesté vendredi auprès du géant pharmaceutique, mais n’envisageaient pas pour autant, semble-t-il, de mettre la pression sur ce dernier en le menaçant notamment de poursuites judiciaires.

AstraZeneca dans la tourmente

Cependant, il y a aujourd’hui beaucoup plus grave : cette très inquiétante multiplication des cas de thromboses constatée dans plusieurs pays d’Europe suite à l’injection à des patients de doses d’AstraZeneca. Une situation tellement préoccupante que la liste des Etats européens ayant subitement décidé de suspendre la vaccination de leur population à partir de ce produit ne cesse de s’allonger depuis jeudi dernier : c’est ainsi que, après l’Islande, le Danemark, la Norvège, la Bulgarie et l’Irlande, ce sont les Pays-Bas qui ont annoncé dimanche la suspension immédiate de la vaccination de leurs citoyens avec des doses d’AstraZeneca. Quant à l’Autriche, la Roumanie et l’Italie, si elles n’ont, à ce jour, pas décidé de suspendre ces vaccinations, elles ont quand même déjà retiré plusieurs lots de ce vaccin, en invoquant le principe de précaution, et dans l’attente d’enquêtes approfondies.

Et la France ? « Pour le moment », celle-ci n’envisage pas de suspendre, ne serait-ce que par principe de précaution, l’utilisation d’AstraZeneca. En effet, martelait encore dimanche sur BFM TV le calamiteux mais toujours en poste Jérôme Salomon, « la balance bénéfice / risque est extrêmement favorable au vaccin AstraZeneca », et « le possible lien de causalité avec les troubles mentionnés n’a pas été démontré pour le moment »…

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ce vaccin est responsable de très nombreux et importants effets secondaires. Raison pour laquelle, d’ailleurs, la campagne d’injection de ce dernier a fait un véritable flop auprès des personnels soignants, très sceptiques non seulement quant à son efficacité mais aussi quant à sa non-toxicité. C’est ainsi que, dans son dernier rapport publié le 4 mars, l’ANSM faisait état de pas moins de 3 013 effets indésirables « potentiellement liés au vaccin AstraZeneca » ! Des effets indésirables qui sont certes « le plus souvent des syndromes grippaux », mais qui peuvent aussi prendre la forme d’affections gastro-intestinales parfois « graves »…

Le « passeport vert » revient sur le tapis

Bref, autant d’éléments qui ne font guère les affaires des autorités françaises dont la campagne de vaccination accuse déjà un retard considérable par rapport à de nombreux autres pays, y compris parmi les moins développés. Ce qui n’empêche pas celles-ci de revenir aujourd’hui à la charge sur la question du fameux « passeport vert », document qui va piétiner allègrement la liberté des Français en les contraignant, de fait, à se faire vacciner s’ils veulent pouvoir voyager au sein de l’UE. C’est ainsi que, invité dimanche sur Europe 1, le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton a annoncé qu’un projet de « certificat sanitaire » sera officiellement présenté ce mercredi, qui contiendra notamment des informations indiquant « qu’une personne a été vaccinée contre le COVID-19, ou qu’elle a guéri, ou qu’elle a reçu un résultat négatif au test ». Prévu pour entrer en vigueur « avant juin », il se présentera « soit sous forme électronique, soit papier », et « sera valable dans tous les pays de l’UE ».

Vers un reconfinement de l’Île-de-France ?

Un programme que l’aggravation de la situation sanitaire dans notre pays pourrait bien cependant venir bousculer. Car, malgré la multiplication des confinements locaux, des couvre-feu et autres mesures liberticides, le gouvernement semble aujourd’hui dans l’incapacité totale de contenir cette épidémie. Notamment en Ile-de-France, où il a déjà fallu transférer lors de ces derniers jours plusieurs malades en province en raison de la saturation des hôpitaux, et où le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter, au point que l’exécutif envisage aujourd’hui très sérieusement d’imposer un nouveau confinement à la région parisienne. Un reconfinement qui, selon certaines sources, se présenterait sous sa forme « dure », c’est-à-dire 7 jours sur 7, et pourrait même aller jusqu’à la fermeture des établissements scolaires pendant six semaines !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2021

Bon chic bon genre – Lyon va adopter un « budget genré »

Lyon « budget genré »

Jamais à court, semble-t-il, d’élucubrations ni d’idées aberrantes, les écolos à la tête de la mairie de Lyon se préparent à adopter, pour la première fois en France, l’une des mesures peut-être les plus délirantes et les plus ridicules que l’on ait vues de longue date : à partir du 25 mars prochain, la municipalité dirigée par Grégory Doucet se dotera en effet d’un budget dit « genré », c’est-à-dire consistant à « évaluer toutes les lignes budgétaires de la ville pour voir si elles bénéficient autant aux femmes qu’aux hommes » !

A l’heure où l’agglomération lyonnaise, à l’instar de nombreuses villes de France, connaît une explosion sans précédent de la criminalité et est presque chaque jour le théâtre d’affrontements violents entre bandes ethniques et forces de l’ordre, certains auraient pu penser que des mesures plus urgentes et surtout plus utiles étaient à mettre en œuvre. Mais pas la mairie EELV, pour qui l’urgence est de « prendre à bras-le-corps la question des inégalités femmes-hommes dans tous ses aspects ». C’est ainsi que, interviewée mercredi par les journalistes du JDD, Florence Delaunay, adjointe écolo « en charge des droits et des égalités », après avoir regretté que la ville ait été construite « par des hommes et pour des hommes », a exposé le principe de la « budgétisation sensible au genre ». « Pendant deux ans, a-t-elle expliqué, avec un cabinet, nous allons étudier l’ensemble des dépenses faites par la ville » et, « pour chaque ligne budgétaire, nous allons regarder si elle favorise autant les femmes que les hommes ». Puis, « une fois que l’on aura cette photographie, on établira des mesures pour rétablir l’égalité s’il s’avérait que le compte n’y était pas ».

Les cours de récréation dans le collimateur

Pour bien mesurer le caractère totalement délirant de ce projet, on citera encore Florence Delaunay qui, prenant l’exemple des musées, a déclaré – très sérieusement – au JDD qu’ils se demanderaient : « Combien y a-t-il de femmes et d’hommes parmi les visiteurs ? Les œuvres exposées ont-elles été peintes par des hommes ou par des femmes ? Ensuite, on se demande[ra] s’il y a des rééquilibrages à prendre »…

Mais il y a plus grave encore que ces niaiseries relevant quasiment de la psychiatrie : si les maniaques de l’égalité femmes-hommes à la tête de la mairie de Lyon prévoient de passer ainsi au crible la totalité des dépenses municipales, ils entendent concentrer tout particulièrement leur attention sur « les cours de récréation ». Autrement dit, d’intoxiquer les enfants dès leur plus jeune âge avec leur idéologie du genre ! Ainsi, expliquait encore mercredi l’adjointe EELV, « les cours des écoles ont été pensées avec du béton et de la peinture dessus ». Du coup, « on a les garçons qui jouent au ballon au centre de la cour […] et les petites filles qui sont cantonnées aux espaces périphériques, sans activité à proprement parler ». Aussi, ajoutait-elle, faudra-t-il « repenser les cours pour qu’il y ait moins de goudron », et « imaginer des récréations qui fassent plaisir à tout le monde, en organisant par exemple des activités de jardinage »… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mars 2021

Rapatriement des « Françaises » ayant rejoint l’EI en Syrie – La mobilisation des idiots utiles de l’islamo-terrorisme

rapatriement djihadistes

Interviews larmoyantes dans les grands médias, plaintes contre le Quai d’Orsay, grèves de la faim, appels d’élus à « la mobilisation », et même déplacement de parlementaires en Syrie : depuis plusieurs semaines, les idiots utiles de l’islamo-terrorisme réclamant le rapatriement immédiat des quelque 120 « Françaises » et de leurs 200 enfants détenus en Syrie en raison de leur engagement aux côtés des bourreaux de l’EI ne cessent d’accentuer leur pression sur le gouvernement pour obtenir le retour sur notre sol de ces « bombes à retardement ». Une mobilisation qui n’est pas sans poser de problèmes au président Macron qui, après avoir dans un premier temps annoncé la mise en œuvre d’un « plan de rapatriement massif », a très vite changé son fusil d’épaule et opté pour des retours « au cas par cas », devant la colère de l’opinion publique.

Des « valeurs humanistes » qui mènent à la mort

Point d’orgue de cette campagne d’une bêtise criminelle parce qu’elle ne vise ni plus ni moins qu’à faire revenir sur notre sol des assassins en puissance au nom de ridicules « valeurs humanistes », la visite, dans les jours prochains, d’une délégation parlementaire française dans les camps de Roj et d’Al-Hol, au nord-est de la Syrie, où une dizaine de djihadistes « françaises », détenues par les Kurdes, ont entamé le mois dernier une grève de la faim pour réclamer leur retour dans cette France qu’elles abhorrent mais où elles se savent, hélas, protégées. Une visite au cours de laquelle les avocats des détenues et les parlementaires qui les accompagneront espèrent bien faire pleurer dans les chaumières françaises en insistant sur les conditions de détention rustiques de ces femmes qui ont trahi leur patrie et surtout de leurs enfants.

Les enfants comme moyen de chantage

Des enfants que leurs mères djihadistes, et tous ceux qui les soutiennent, n’hésitent pas à utiliser aujourd’hui comme un moyen de chantage auprès du gouvernement français pour obtenir leur extraction des camps kurdes, et leur rapatriement en France. C’est ainsi que, dans la lettre qu’ils ont adressée le mois dernier à l’ensemble des parlementaires pour les inviter à réclamer le retour dans notre pays de ces « Françaises » djihadistes, le sénateur communiste Pierre Laurent et le député centriste Pierre Morel à l’Huissier n’ont pas hésité à en faire des tonnes sur la situation de ces enfants « innocents » qu’« il est de notre devoir de protéger ». Oubliant visiblement que parmi ces derniers figure un certain nombre de « lionceaux du califat » dont les mains ont déjà servi à égorger des chrétiens, les deux élus sont même allés jusqu’à déclarer que, « si nous continuons par inertie à cautionner le silence coupable de l’exécutif, alors nous aurons été les parlementaires qui ont laissé mourir des enfants innocents » ! Ce qu’ils se sont bien gardés de dire, en revanche, c’est que si ces femmes, qui ont cautionné les pires abominations de l’EI et soutenu jusqu’au bout son « califat », souhaitaient réellement épargner à leurs enfants la détention, elles auraient toute possibilité de le faire en acceptant de les confier aux autorités françaises et de signer les documents permettant leur rapatriement légal. C’est d’ailleurs ainsi que, lors de ces deux dernières années, 35 enfants de djihadistes ont été pris en charge et placés dans des structures spécialisées en France. Mais chacun aura bien compris que, à leurs yeux, se séparer ainsi de leur progéniture, c’était comme faire une croix sur leur billet de retour…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2021

Meurtres en mode mineur – Le mutisme total des associations

meurtres mineurs

Alors que les rixes et autres règlements de comptes tribaux font chaque semaine un peu plus de victimes dans notre pays, on ne peut que s’étonner devant l’incroyable mutisme observé face à cette situation par la foule des associations et autres grands défenseurs des banlieues ethniques pourtant si prompts à monter au créneau dès lors qu’il s’agit de dénoncer les interventions de la police dans ces zones de non-France.

Il y a quelques jours, Présent s’inquiétait encore de cette multiplication des affrontements entre bandes ethniques rivales sur notre sol et de l’absence de volonté de l’Etat de mettre enfin un terme à cette escalade (voir notre édition datée du 24 février). Une escalade que celui-ci avait d’ailleurs pris pour habitude de nier systématiquement, en brandissant comme toujours ses statistiques truquées, jusqu’à ce que l’actualité le rattrape et nous donne (hélas !) raison. En moins d’une semaine, en effet, ces incessantes rixes tribales allaient faire pas moins de trois nouveaux morts !

D’abord à Saint-Chéron, où une adolescente de 14 ans a été tuée lundi dernier d’un coup de couteau par un mineur de 15 ans lors d’un raid punitif organisé par les voyous ethniques d’une cité de Dourdan contre ceux de la cité locale. Le lendemain, à Boussy-Saint-Antoine, où un garçon de 14 ans a également été tué d’un coup de couteau au ventre, et un autre de 13 ans grièvement blessé à la gorge, lors d’une rixe opposant « environ une trentaine de jeunes » venus de cités ethniques d’Epinay-sous-Sénart et de Quincy-sous-Sénart. Et enfin, trois jours plus tard, à Bondy, où Aymen, un mineur de 15 ans qui se trouvait avec son père Ahmed Kaid à la maison de quartier Nelson-Mandela (tout un symbole…), a été tué d’un coup de pistolet par le grand frère d’un mineur de 17 ans avec lequel il avait depuis plusieurs mois « un différend ».

Des criminels conscients de leur impunité

Notons que, dans ces trois affaires, la police, dont il est de bon ton aujourd’hui de critiquer l’action, n’a pas tardé à mettre la main sur les coupables et leurs complices. Interpellés le jour même du meurtre de la collégienne de Saint-Chéron, six adolescents, âgés de 13 à 16 ans, ont ainsi été mis en examen jeudi, dont celui qui a porté le coup de couteau mortel à la victime. Placé en détention provisoire après avoir avoué, il est déjà connu de la justice pour deux infractions dont la nature n’a pas été dévoilée.

Le jour même, au tribunal d’Evry, sept autres mineurs majoritairement « originaires » des quartiers ethniques des Cinéastes à Epinay-sous-Sénart et du Vieillet à Quincy-sous-Sénart étaient présentés à un juge d’instruction dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du « jeune » poignardé à Boussy-Saint-Antoine, dont l’auteur du coup de couteau, âgé de 15 ans. Placé en détention provisoire après avoir reconnu les faits, il est lui aussi déjà connu des services de police pour port d’arme illégal.

Quant aux deux frères responsables du meurtre d’Ayman à Bondy, « identifiés par des témoins », ils se sont présentés d’eux-mêmes à la police samedi matin et ont immédiatement été placés en garde à vue. Une présentation et des aveux « spontanés » aux enquêteurs d’autant moins difficiles pour ces individus qu’ils sont parfaitement conscients de leur impunité et savent très bien que, le laxisme judiciaire ambiant aidant, ils ne tarderont pas à recouvrer leur liberté…

Quoi qu’il en soit, ce qui nous aura peut-être le plus marqués dans ces récentes affaires de rixes entre bandes rivales, c’est le silence assourdissant mais ô combien révélateur observé par toutes ces associations de quartiers et autres représentants autoproclamés des cités de non-France, qui sont pourtant d’habitude les premiers à se bousculer et à hurler devant les caméras lorsqu’il s’agit de dénoncer une prétendue « bavure » policière. Signe, une fois de plus, que si les règlements de comptes et autres mœurs tribales des bandes ethniques sont acceptables voire légitimes pour cette population d’importation, les tentatives de la police de faire respecter les lois françaises dans ces territoires occupés sont quant à elles totalement inadmissibles, parce que considérées comme intrusion étrangère.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er mars 2021

Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

Bandes ethniques à Paris – Au moins 3 morts et 280 blessés en 2020

bandes ethniques

Trop occupé par la dissolution de Génération identitaire et par sa volonté de réduire au silence ses jeunes militants pacifiques, le ministre de l’Intérieur Darmanin n’a pas jugé nécessaire, semble-t-il, de communiquer aux Français les tout derniers chiffres de la guerre impitoyable que se livrent les bandes ethniques dans la capitale. Pourtant, ceux-ci sont plus que jamais alarmants, et révélateurs de l’ensauvagement croissant que subit notre pays sous les effets conjugués du laxisme politico-judiciaire et de l’immigration-invasion. En effet, selon Le Parisien, qui a eu accès à une récente note de synthèse de la cellule de suivi du « plan bandes » de la préfecture de police de Paris, ces affrontements à caractère tribal et barbare entre groupes de « jeunes » la plupart du temps d’origine extra-européenne auraient (officiellement) causé la mort d’au moins trois personnes et fait 280 blessés l’an dernier !

Il y a un mois, les « vedettes » de la macronie et, derrière elles, les grands médias aux ordres s’indignaient unanimement (et à juste titre) devant les insupportables images du lynchage du jeune Yuriy par une dizaine de voyous ethniques dans le 15e arrondissement de Paris. Or, ce type d’agression barbare est quasiment devenu, hélas, d’une banalité effrayante dans la capitale. Notamment dans le 13e arrondissement qui, selon la note citée par Le Parisien, est celui qui, avec 21 faits recensés, a enregistré le plus grand nombre d’affrontements entre bandes ethniques rivales en 2020. Et encore ne s’agit-il là que de chiffres officiels, se rapportant à des violences dont les enquêteurs ont établi avec certitude qu’elles relevaient bien de rivalités entre bandes. Ce qui veut dire que des dizaines d’autres rixes et agressions entre groupes de « jeunes » venant des différentes cités ethniques de Paris passent à coup sûr chaque année sous les radars de la cellule de suivi de la préfecture de police.

Paris, ville la plus dangereuse de France

Des groupes de « jeunes » criminels particulièrement nombreux puisque les autorités auraient officiellement recensé pas moins de 46 bandes dans la capitale et sa proche banlieue ! Parmi les plus violentes : celles des quartiers ethniques de Barbès et de la Goutte-d’Or-Marcadet (18e), de Belleville (11e et 20e), de la porte de Saint-Ouen (17e), de Clignancourt (18e), ou encore celle des Orteaux-Haies-Réunion (20e) qui, à elle seule, a été impliquée dans pas moins de onze affrontements en 2020…

Bref, une situation qui, normalement, devrait grandement inquiéter non seulement Darmanin, mais aussi le maire PS Anne Hidalgo. D’autant que, selon une enquête relayée samedi dernier par CNews, Paris, avec ses 314 530 crimes et délits officiellement recensés en 2019, se classe aujourd’hui en tête des villes les plus dangereuses de France. Or, malgré cette explosion sans précédent de la criminalité dans la capitale, Hidalgo se refuse toujours, de façon totalement irresponsable, à armer sa future police municipale, en arguant bêtement que celle-ci ne doit pas… « faire concurrence à la police nationale » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 février 2021