Drôle de guerre, par Franck Deletraz

Un tantinet théâtral, le chef de l’Etat, qui s’est adressé une nouvelle fois aux Français lundi soir, n’a pas hésité à revêtir l’uniforme un peu trop grand pour lui du « chef de guerre » pour annoncer son nouveau train de mesures contre le coronavirus. Multipliant en effet les métaphores martiales et les appels à la « mobilisation générale », le président est même allé jusqu’à marteler que « nous sommes en guerre » contre l’épidémie. De quoi renforcer surtout notre inquiétude, tant le « généralissime » Macron, par son imprévoyance, sa sous-estimation permanente du danger, son effarante lenteur à réagir, et ses incessantes contradictions, nous a montré depuis le début de cette crise qu’il était un bien piètre « chef de guerre ».

« Confinement », un autre mot tabou ?

Annonçant enfin ce fameux confinement que les soignants réclamaient depuis des semaines et qui, mis en place plus tôt, auraient peut-être permis de retarder – voire d’empêcher – l’effrayante propagation de l’épidémie à laquelle nous assistons aujourd’hui, Macron a même réussi le tour de force de ne pas prononcer une seule fois le mot « confinement » ! Préférant parler de déplacements « très fortement réduits […] pour 15 jours au moins », de « réunions amicales ou familiales [qui] ne seront plus [permises] », ou encore des « trajets nécessaires » qui « seuls doivent demeurer », le chef de l’Etat a, ce faisant, fait preuve une fois de plus d’une imprécision assez incroyable. Par ailleurs, si Macron a fini par annoncer lundi l’adoption de cette mesure de pur bon sens qu’est la fermeture des « frontières à l’entrée de l’UE et de l’espace Schengen » pour 30 jours, chacun aura pu noter l’incohérence de cette décision puisque, comme l’a précisé le président, cette fermeture ne concernera pas les frontières internes à l’Espace Schengen. Un comble, quand on sait que l’Europe est devenue le premier foyer mondial du coronavirus, et que plusieurs pays membres de Schengen sont gravement touchés par l’épidémie. Autre décision largement attendue : le report au 21 juin du second tour des municipales. Elections dont tout le monde se demande encore comment Macron, tout en suppliant les Français de rester chez eux, a pu demander le maintien dimanche dernier, dans les conditions que l’on sait.

Quand Macron plagie le Tigre

En proie à sa mégalomanie, le chef de l’Etat est même allé lundi soir jusqu’à plagier Clemenceau en déclarant – d’une manière assez cynique, il faut bien le dire –, à propos des personnels soignants, qu’« ils ont des droits sur nous ». Ce qui est tout à fait vrai, mais a quand même de quoi choquer de la part d’un président qui leur promet depuis des mois (et leur a encore promis lundi) ces fameux masques de protection dont ils manquent cruellement. Assez curieusement, d’ailleurs, chacun aura pu noter dimanche que les assesseurs des bureaux de vote, eux, en avaient été largement dotés… Bref, parmi les autres mesures annoncées lundi par Macron, on retiendra encore le recours à l’armée, dont les personnels aideront d’une part « à déplacer les malades des régions les plus affectées » afin de « réduire la congestion » des hôpitaux dans les zones les plus lourdement touchées par le coronavirus, et déploieront d’autre part « dans les jours à venir en Alsace » un « hôpital de campagne ». Par ailleurs, Macron a également annoncé la suspension de « toutes les réformes en cours », à commencer celle des retraites, l’adoption prochaine d’« un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques », ainsi que la mise en place d’un fonds de solidarité pour les entrepreneurs, commerçants et artisans, qui sera « abondé par l’Etat ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 mars 2020

Drapeaux nationaux interdits au Parlement européen – L’Académie française donne raison au RN, par Franck Deletraz

C’est une petite mais très symbolique victoire que viennent de remporter les eurodéputés RN face au « rouleau compresseur » de l’UE. Contraints depuis janvier par le président du Parlement européen de retirer les petits drapeaux nationaux qui trônent sur leurs pupitres au motif que les « banderoles et bannières » sont interdites dans l’hémicycle.

« Nier les histoires et les identités nationales »

Depuis toujours, les députés du groupe « Identité et démocratie » et autres élus patriotes ont l’habitude, lorsqu’ils siègent au Parlement européen, de poser sur leurs pupitres des petits drapeaux aux couleurs de leur pays respectifs. Or, au début de janvier, lorsque ceux-ci ont regagné l’hémicycle pour une nouvelle session, ils ont eu la surprise de découvrir que ceux-ci avaient tous été retirés en leur absence. Une consigne donnée par l’actuel président du Parlement, le socialiste italien David Sassoli, évidemment agacé par cette tradition qu’il juge contraire à l’idéologie fédéraliste qui anime la construction européenne. Quoi qu’il en soit, cette mesure a immédiatement suscité la protestation des élus du groupe « Identité et démocratie ». Et notamment du chef de sa délégation française Jérôme Rivière (RN) qui, fustigeant des dérives « totalitaires », a accusé fort justement le Parlement de « nier les histoires et les identités nationales » et de vouloir « écraser les nations ». Une indignation partagée bien sûr par l’eurodéputé RN Jordan Bardella qui, dans un tweet, a rappelé que pour les dirigeants de l’UE « tout ce qui rappelle les nations européennes doit purement et simplement disparaître ». Une volonté d’« écraser les nations » dont s’est bien sûr défendu le Parlement, en affirmant avoir simplement voulu appliquer l’article 10 de son règlement intérieur, dont le troisième alinéa stipule que les députés ne peuvent déployer dans l’hémicycle… « ni banderoles ni bannières ».

« C’est notre fierté ! »

Une explication totalement ridicule car, comme l’avaient alors fait valoir les élus d’« Identité et démocratie », les drapeaux nationaux ne peuvent pas être assimilés à des « bannières » et encore moins à des « banderoles ». Cependant, cela ne devait pas empêcher Sassoli de camper sur ses positions. Aussi, les eurodéputés RN, tout en continuant de placer leurs petits drapeaux sur leurs pupitres, avaient-ils adressé mi-février une lettre à Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, et une autre à Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, pour leur demander de bien vouloir clarifier le sens linguistique du mot « drapeau ». Or, la réponse de l’Académie française, tombée cette semaine, est formelle et donne entièrement raison aux eurodéputés RN… Une bonne nouvelle dont s’est évidemment félicitée mercredi Marine Le Pen, en précisant sur Twitter : « Jamais nous ne remiserons notre drapeau au placard [car] c’est notre fierté ! »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2020

De Londres à Gand, en passant par Dieuze – La barbarie islamiste se déchaîne, par Franck Deletraz

Deux personnes grièvement blessées à l’arme blanche à Londres, plusieurs autres poignardées à Gand, les gendarmes de Dieuze attaqués au couteau… Alors qu’au cours des dernières 48 heures, la barbarie islamiste aura frappé pas moins de trois fois en Europe, nous sommes, une fois de plus, atterrés par les révélations faites par les grands médias sur le profil des assaillants, dont tout laissait à penser qu’ils passeraient à l’acte, et par cette incompétence incroyable, criminelle, dont font preuve les gouvernements européens dans leur lutte contre l’islamo-terrorisme.

Une cascade d’attentats

Lundi, après avoir reçu l’appel téléphonique d’un individu leur annonçant « qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’EI », les gendarmes de Dieuze faisaient l’objet d’une attaque au couteau par un jeune homme de 19 ans, qui a fait deux blessés. Parvenu à pénétrer jusque dans les bureaux de la caserne, l’agresseur, « un jeune militaire, en formation initiale depuis deux mois et actuellement en période probatoire », tentait de poignarder un gendarme, le blessant légèrement au bras, avant d’être lui-même blessé par un tir à l’abdomen. Si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, presque rien n’avait fuité sur l’agresseur, et si le parquet national antiterroriste ne s’était pas encore saisi de l’affaire, tout laissait cependant à penser qu’il s’agissait bien d’une nouvelle attaque islamo-terroriste. Rappelons que la veille, déjà, l’Europe avait été frappée à deux reprises par les islamistes. A Gand où, sur ce boulevard très fréquenté qu’est le Bevrijdingslaan, un individu armé d’un couteau avait poignardé au moins deux passants, avant d’être neutralisé par les policiers. Mais surtout à Londres où, dans le quartier de Streatham, l’islamo-terroriste Sudesh Amman, pourtant bien connu des services de police, et prétendument « sous surveillance depuis un certain temps », avait grièvement blessé à l’arme blanche deux personnes, avant d’être abattu par les policiers, lors d’une attaque officiellement revendiquée lundi par l’Etat islamique.

Sudesh Amman, un cas emblématique

Une dernière affaire hautement révélatrice du laxisme criminel dont font preuve la plupart des gouvernements européens face à cette menace pourtant omniprésente et croissante qu’est l’islamo-terrorisme. Car, très rapidement, on apprenait que ledit Sudesh Amman, âgé de 20 ans, venait tout juste de sortir de prison. Un cas proprement hallucinant : interpellé en mai 2018 par la police britannique, Sudesh Amman, chez qui les enquêteurs avaient saisi plusieurs armes, et dans les appareils numériques duquel plus de 349 000 fichiers multimédias comprenant des tutoriels pour fabriquer une bombe, des vidéos de propagande islamiste, ainsi que des messages prouvant sa volonté de commettre un attentat avaient été découverts, avait en effet été condamné en novembre 2018 à trois ans et quatre mois de prison pour 13 infractions terroristes différentes ! Lors de son procès, le commandant antiterroriste de la police de Londres avait même fortement insisté sur sa très grande dangerosité, expliquant notamment que dans un bloc-notes récupéré chez Amman, celui-ci avait rangé en tête de ses « objectifs de vie » la « mort en martyr ». Et pourtant, cela ne devait pas empêcher la justice britannique de le remettre en liberté à la fin du mois de janvier dernier, avant même d’avoir purgé la moitié de sa peine ! Un véritable scandale judiciaire qui n’est pas propre, hélas, à la Grande-Bretagne. Car, si l’on reprend la liste des nombreux attentats islamistes qui ont ensanglanté l’Europe durant ces dernières années, on s’aperçoit que tous leurs auteurs (à quelques rares exceptions) étaient parfaitement connus des services concernés avant de passer à l’acte, et ont tous ou presque, à un moment ou à un autre de leur parcours, été abusivement remis en liberté par les justices française, belge ou encore allemande. Un laxisme totalement inconcevable et qui montre bien que l’Europe, dans sa quasi-totalité, n’a toujours pas pris conscience de la gravité du péril sans précédent qui pèse aujourd’hui sur elle.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 février 2020

Djihadistes « français » retenus en Syrie : l’avocate Marie Dosé plaide (encore) pour leur rapatriement, par Franck Deletraz

Alors que, de l’aveu même de ceux qui nous gouvernent, notre pays est aujourd’hui en guerre, à l’étranger mais aussi – et peut-être surtout – sur son propre sol, contre un islamisme sans pitié et sans le moindre respect pour la vie humaine, certains n’ont visiblement pas pris toute la mesure de cette situation et continuent de tenir un discours angéliste des plus consternants. Comme Me Marie Dosé, cette avocate qui a choisi de défendre les familles de djihadistes « français » partis en Syrie, et réclame inlassablement le rapatriement de ces ennemis jurés de la France, en invoquant le respect de « nos valeurs » républicaines.

Avocate ou… complice ?

Invitée mardi matin sur France Culture pour débattre sur le thème « De la Syrie à l’Hexagone, itinéraires de djihadistes », cette pénaliste bien sûr très appréciée des grands médias, qui s’est fait remarquer en février dernier en accusant ouvertement Paris de « laisser crever » les enfants des djihadistes français en Syrie, et dénonce dans son livre Les Victoires de Daech la prétendue émergence dans notre pays d’une « justice d’exception » qui serait appliquée aux dossiers terroristes depuis la vague d’attentats qui ont ensanglanté la France en 2015 et 2016, nous a ainsi resservi son discours en faveur du rapatriement de tous les djihadistes « français ». Avec, évidemment, ces sempiternels faux arguments : « Daech a cueilli nombre d’adolescents et de jeunes adultes en leur faisant croire qu’ils y feraient de l’humanitaire », « l’idée que la justice serait laxiste est parfaitement fausse », ou encore « il faut […] rapatrier les djihadistes français pour les juger » car « c’est une victoire de Daech de nous faire renoncer à nos valeurs, à sauver ces enfants »…

Pas de quartier pour ces ennemis de la France !

Or, c’est oublier bien vite que ces prétendus « Français » et leurs familles, en décidant librement de rejoindre le « califat » de l’Etat islamique, ont fait le choix de servir militairement (et d’autres manières) contre la France et son armée. Pour cette raison, ils devraient évidemment être automatiquement déchus de leur nationalité française. Nationalité que tous, d’ailleurs, exècrent au plus haut point, sauf quand celle-ci leur permet de bénéficier de certains avantages sociaux et/ou judiciaires. Et l’on comprend bien pourquoi, à présent que ledit « califat » s’est effondré sous les coups de la coalition et qu’ils croupissent dans les geôles syriennes ou irakiennes, avec pour seule perspective le risque de la peine capitale, ces gens qui juraient hier devant les caméras de nous égorger, souhaitent à tout prix regagner ce sol français qu’ils détestent tant : ils savent très bien, eux, contrairement à ce qu’ose nous expliquer Me Marie Dosé, que la justice française, avec cette naïveté qui confine à la bêtise et cet angélisme à la limite de la complicité, leur donnera forcément une deuxième chance de sévir et semer la mort au nom d’Allah.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 janvier 2020

Christianophobie : l’insupportable silence de nos bonnes consciences, par Franck Deletraz

Imaginerait-on un seul instant aujourd’hui voir un « humoriste » chanter tranquillement à la radio française « Mahomet est une pédale » ou encore « Allah est une tante » sans essuyer immédiatement les foudres justifiées de l’ensemble de la classe politico-médiatique ?
Evidemment non, bien sûr. Et pourtant, l’ignoble chanson « Jésus est pédé », entonnée vendredi dernier par le faux comique mais authentique crétin de France Inter qu’est le chansonnier Frédéric Fromet, n’a guère suscité d’autres réactions que… l’hilarité.

Rappelons d’abord les faits. Il y a quelques jours, le juge Benedicto Abicair, de Rio de Janeiro, interdisait à la demande de l’association catholique Centro Don Bosco de la Fe y la Cultura, et jusqu’à une décision de justice sur le fond de l’affaire, la diffusion à la télévision brésilienne du film blasphématoire La Première Tentation du Christ, dans lequel Jésus est présenté comme un gay. Une décision tout ce qu’il y a de plus normale mais qui, comme on pouvait l’imaginer, n’a pas été du goût de la « bobosphère ». C’est ainsi que ce Fromet, qui s’était déjà fait remarquer en avril en chantant « Elle a cramé, la cathédrale » quatre jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, s’est permis de commenter à sa façon cette décision sur le plateau de France Inter, c’est-à-dire en entonnant tranquillement sur l’air de « Jésus revient », chanson du film La Vie est un long fleuve tranquille, « Jésus, Jésus, Jésus est pédé ! / Membre de la LGBT, / Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué ? / Pourquoi pas l’avoir enc*** ? » Un véritable scandale, immédiatement cautionné par Charline Vanhoenacker, l’une des animatrices de cette émission nauséabonde, qui a déclaré : « Rappelons que le droit au blasphème est un droit, que si on ne l’utilise pas il s’use, et qu’on est Charlie » (sic). Seule véritable réaction d’indignation à ce jour, celle de l’excellent Me Gilles-William Goldnadel qui a très justement expliqué sur Twitter qu’« il est effectivement moins risqué pour un petit rebelle de studio capitonné et sans le moindre talent de s’en prendre à Jésus qu’au prophète ». Avant d’ajouter : « Cette radio de service public est notre croix et notre purgatoire. »

Profanations en cascade

Reste que dans un pays comme le nôtre, où il ne s’écoule quasiment pas un jour sans qu’une église ne soit vandalisée ou qu’un cimetière chrétien ne soit profané sans susciter la moindre réaction de la part des autorités, doit-on vraiment s’étonner d’une telle dérive ? Le 9 janvier encore, des statues de la Vierge Marie étaient renversées et brisées dans pas moins de sept églises du Béarn par un SDF de 35 ans présentant (officiellement) des « troubles psychiatriques ». Réaction du gouvernement, pourtant si prompt d’habitude à dénoncer les actes prétendument « islamophobes » : néant ! Seules voix à s’être élevées, celles du député RN Gilbert Collard, qui s’est demandé sur Twitter, « Sainte Mère de Dieu, Mère de bonté, quel mal vous veulent tous ces cons cruels qui vous flagellent ? ». Ou encore celle du député Eric Ciotti, qui a rappelé que « ces actes anti-chrétiens […] constituent une attaque directe contre nos racines et notre culture ». Deux jours plus tard, le samedi 11 janvier, c’est l’église Saint-Esprit de Bayonne qui était cette fois le théâtre d’un incendie criminel, allumé là encore par un suspect « souffrant de troubles mentaux ». Et là encore, on attend toujours la réaction du gouvernement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2020

Delevoye, chantre du Grand Remplacement, par Franck Deletraz

Certains pourraient peut-être interpréter les propos profondément scandaleux tenus vendredi dernier par Jean-Paul Delevoye devant des « jeunes » de Créteil comme une stupide maladresse. Mais il n’en est rien. Affirmant tranquillement qu’il faudra « 50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050 », le haut-commissaire à la réforme des retraites a, au fond, dit tout haut ce que ceux qui nous gouvernent et organisent notre grand remplacement depuis des années pensent tout bas.

Ainsi, a expliqué très sérieusement celui qui cumule actuellement son salaire mensuel de 10 135 euros brut avec ses pensions de retraite du régime général, « la démographie européenne et son vieillissement fait que, si on veut garder le même nombre d’actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de population […] étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe ».

Regrettant au passage que « plus un politique [ne soit] capable de parler d’immigration parce que tout le monde s’hystérise », Delevoye est même allé jusqu’à déclarer qu’« on est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire : hier c’était le juif, aujourd’hui c’est le musulman, après-demain ça sera encore un autre » ! Des propos lamentables qui ont tout de même fait réagir ses anciens camarades de la droite molle. Comme Bruno Retailleau, qui a jugé ces déclarations « indignes d’un membre du gouvernement ». Ou Eric Ciotti, qui a estimé qu’« entre la défense de l’équilibre des retraites par l’immigration massive et le parallèle douteux et inacceptable entre le juif d’hier et le musulman d’aujourd’hui, Jean-Paul Delevoye jette le trouble sur une réforme des retraites déjà bien mal embarquée ». Mais aussi, bien sûr, par le RN, dont la présidente a rappelé que le gouvernement a sa « feuille de route immigrationniste » dont il ne changera pas…

Une « planche pourrie » de la classe politique

Cependant, si ces déclarations de Delevoye sont effectivement scandaleuses, on notera que le haut-commissaire à la réforme des retraites n’en est pas à son coup d’essai et est même ce que l’on pourrait appeler une « planche pourrie » de notre classe politique. C’est sous sa présidence, en 2013, rappelons-le, que le Conseil économique, social et environnemental a considéré comme étant « irrecevable sur le fond » la pétition organisée par la Manif pour tous rassemblant plus de 700 000 personnes opposées au « mariage » gay. Une présidence d’ailleurs vivement critiquée par un cabinet d’expertise dans un rapport de 2014, enterré à la demande de Delevoye lui-même, dont les auteurs dénonçaient la « confusion des missions et des moyens » au sein du CESE et affichaient surtout leur suspicion de « conflit d’intérêts ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2019

Discours de Greta Thunberg à l’ONU – Quand cette mascarade prendra-t-elle fin ?

Insultant et donc inadmissible par son ton, insupportable par sa mise en scène pleurnicharde, et totalement inepte sur le fond, le violent discours prononcé lundi par la Suédoise Greta Thunberg à la tribune de l’ONU, en offrant le spectacle consternant de dirigeants de la planète à la tête chenue écoutant sagement avant de l’applaudir en chœur la ridicule leçon d’une écolière de 16 ans, restera peut-être dans les annales de l’organisation internationale comme le symbole de l’inversion des valeurs qui caractérise, hélas, notre époque. Culpabilisation, accusations, menaces : tout y est passé, sans même susciter la moindre réaction d’agacement de la part d’un auditoire visiblement béat d’admiration devant cette gamine insolente. Question : pendant combien de temps encore allons-nous devoir supporter les états d’âme et les invectives de cette marionnette du GIEC ?

Thunberg, à la limite de l’hystérie

Pour détendre un peu l’atmosphère, et aussi nous faire rire, on aurait aimé que cette brave Greta nous raconte encore une fois comment sa venue très médiatisée aux Etats-Unis à bord d’un voilier zéro carbone, censé polluer moins, avait en réalité produit davantage de CO2 que si elle et son entourage avaient pris l’avion. Mais la nouvelle égérie des écolos était là pour tout autre chose. Particulièrement agressive, elle n’a pas hésité à réprimander les dirigeants de la planète pour leur pseudo-inaction contre le prétendu « réchauffement climatique ». En effet, a-t-elle déclaré, « vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. […] Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! » Et Thunberg de menacer alors : « Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison. […] Je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça. »

La France visée par une plainte

Une menace que la Suédoise et ses petits camarades en culottes courtes n’ont pas tardé à mettre à exécution puisque, dans la foulée, on apprenait que 16 jeunes, dont Greta Thunberg, conseillés par le cabinet international d’avocats Hausfeld et avec la bénédiction de l’Unicef, venaient de déposer une plainte auprès du Comité des droits de l’enfant de l’ONU contre la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie, pour… violation et non-respect de la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant ! Une information que le président de la République, invité mardi matin sur Europe 1, s’est, hélas, abaissé à commenter en expliquant que si « toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles », « il faut qu’elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer ». Or, a-t-il ajouté, « je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer ». Et le chef de l’Etat, après avoir appelé les jeunes à agir concrètement sur le terrain, de lancer alors en direction de la harpie suédoise : « Là, des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés. » •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 septembre 2019

Massacre d’Olivier Quenault : immigration massive et laxisme judiciaire, par Franck Deletraz

Olivier Quenault avait 47 ans et menait une existence des plus paisibles. Cuisinier de profession et amateur de fléchettes à ses heures, cet homme très apprécié de son entourage n’avait jamais fait parler de lui ni au commissariat ni au palais de justice. Jusqu’à ce que, dans la nuit du 9 au 10 septembre dernier, son chemin croise celui de « jeunes » d’origine ivoirienne, qui l’ont battu à mort sans mobile apparent et ont abandonné son corps après l’avoir affreusement mutilé dans le jardin de l’Hôtel-de-Ville de Rouen. Un crime d’une barbarie effroyable, dont les grands médias nationaux se sont évidemment bien gardés de parler. Parce qu’il est emblématique à plus d’un titre de l’ensauvagement croissant de notre pays sous les effets conjugués de l’immigration massive et du laxisme judiciaire.

Le corps sans vie d’Olivier avait été découvert par un employé municipal au matin du 10 septembre. Il gisait dans son sang, entièrement nu, couvert d’hématomes, et portait d’affreuses mutilations, notamment au visage. Selon l’autopsie, Olivier est mort de « très nombreux coups consécutifs », ayant causé de multiples fractures au niveau du visage et du corps. Bref, la victime avait été littéralement massacrée. Avant d’être mutilée, comme lors d’un meurtre tribal…

Dès le lendemain, les policiers du SRPJ de Rouen interpellaient un mineur âgé de 17 ans, mis en examen et écroué depuis pour « homicide volontaire aggravé ». Puis deux autres mineurs le week-end dernier : l’un âgé de 15 ans et le second de 17 ans. Trois jeunes d’origine ivoirienne, tous bien connus de la police et de la justice, notamment pour des faits de violences. Des informations que les grands médias, soucieux de cacher à nos compatriotes le lien flagrant existant entre immigration et criminalité, ont presque tous passées sous silence.

Mais il y a pire : outre le fait que l’un des suspects faisait l’objet d’un placement en foyer et n’avait donc rien à faire en liberté ce soir-là, il est apparu au cours de l’enquête que les trois individus avaient déjà été interpellés en flagrant délit par les policiers de la BAC dans la nuit du 21 au 22 juin dernier, alors qu’ils étaient en train de passer à tabac un couple de Rouennais. Une agression au cours de laquelle l’homme avait eu le nez fracturé, et sa compagne avait été blessée à la main. Malgré tout, et notamment le fait, selon la police, que d’autres violences commises cette même nuit avec un mode opératoire similaire « pourraient aussi être imputées à ces trois jeunes gens », le parquet avait alors ordonné… un classement sans suite de l’affaire et la remise en liberté des trois suspects ! Une décision totalement irresponsable et criminelle qui a bien du mal à passer du côté du commissariat, où certains policiers, sous couvert de l’anonymat, pointent du doigt l’incroyable laxisme de la justice qui a ici encore, comme dans tant d’autres affaires, coûté la vie à un innocent.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2019

Suivez le coq : Pour une viande certifiée non halal !, par Franck Deletraz

Immigration-invasion et islamisation de notre pays aidant, les grandes surfaces et certains bouchers dénués de scrupules n’hésitent pas à vendre de la viande halal à leurs clients sans les en avertir pour faire de l’argent. Une pratique purement scandaleuse vivement dénoncée par le docteur Alain de Peretti qui, après avoir eu la formidable idée de créer un réseau de certification non halal avec le site www.suivezlecoq.fr, a lancé jeudi une grande campagne nationale pour inciter les bouchers à rejoindre son réseau.

Rappelons que le Dr de Peretti, vétérinaire, est un infatigable militant de la cause animale et un combattant acharné contre l’abattage halal, dont il ne cesse de dénoncer les risques sanitaires et le financement indu à l’islam auprès des consommateurs mais aussi des acteurs économiques. Président de l’association Vigilance halal, il ne peut que s’insurger contre « la conjonction du mercantilisme et de l’obscurantisme », dont bénéficie ce type d’abattage, et contre sa généralisation « qui a nettement contribué à dégrader l’image des artisans bouchers ».

Aussi, le Dr de Peretti a eu la bonne idée de créer le site Suivez le coq, qui permet à chacun de trouver un boucher s’étant engagé à ne commercialiser que de la viande non halal et issue d’animaux élevés dans des conditions naturelles. Aux bouchers qui ont rejoint ce réseau et ont signé sa charte, Suivez le coq offre alors des campagnes de publicité nationale ainsi que la géolocalisation, permettant à ceux qui se connectent de consulter une carte interactive sur laquelle figurent des bulles indiquant les coordonnées des participants les plus proches de chez eux. Une initiative qui rencontre un certain succès puisque le réseau Suivez le coq compte déjà près de 400 bouchers.

Par ailleurs, le site permet également de connaître le statut des abattoirs, soit mixtes, soit totalement traditionnels, le but étant d’exercer une pression sur les abattoirs mixtes pour qu’ils évoluent vers le tout traditionnel.

Mais le Dr de Peretti, dont l’association a déjà écrit à quelque 10 000 bouchers, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Rappelant que, face aux autorités de l’Etat qui se rendent « complices, le plus souvent par lâcheté, de l’abandon des règles de droit relatives au bien-être animal, à notre environnement sanitaire, ou aux règles de la laïcité, dès qu’il s’agit du halal », c’est à nous Français de nous mobiliser, il a lancé jeudi avec Suivez le coq une grande campagne nationale avec intervention dans les médias, encarts publicitaires dans la presse, envoi de plus de 50 000 mails auprès des citoyens, mais aussi auprès des bouchers, afin de redorer l’image de la viande traditionnelle. Une campagne qui, comme l’a souligné Alain de Peretti, « peut porter ses fruits » quand on sait que « 70 % des Français seraient opposés au halal ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 mars 2018

Relaxe « surprise » de Bendaoud, par Franck Deletraz

Une chose est sûre : Jawad Bendaoud pourra remercier les gros médias. A force d’insister sur son interview surréaliste de novembre 2015, ses bouffonneries insupportables, et de le présenter comme une « petite frappe », ceux-ci auront en effet donné un prétexte à une justice noyautée par le Syndicat de la magistrature pour prononcer mercredi la relaxe de cet homme qui a logé les djihadistes responsables de la mort de 130 personnes lors des attentats de Paris.

Conscient de sa dangerosité, le parquet – qui a immédiatement fait appel de cette décision – avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison. Mais le tribunal correctionnel présidé par Isabelle Prévost-Desprez, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir que Bendaoud avait conscience d’héberger des islamo-terroristes et que lui-même n’en était pas un, a décidé de le remettre en circulation dès mercredi soir. Tout comme Youssef Aït Boulahcen qui, bien que condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crimes terroristes », a pu repartir libre, faute de mandat de dépôt délivré par le tribunal…

Très en colère, la mairie de Saint-Denis, qui s’était portée partie civile dans cette affaire, a en tout cas fort justement dénoncé cette relaxe qui, a-t-elle souligné, « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2018

Tweets de Rayan Nezzar : LREM, parti des « voyous ethniques » ?, par Franck Deletraz

Certains considéraient seulement LREM comme un ramassis de « gamellards » et d’incompétents. Mais ce parti est aussi celui des « voyous ethniques ». Pour preuve : souhaitant sans doute faire oublier les scandales El Guerrab et Laabid tout en donnant satisfaction à la « diversité », qui constitue une part importante de son électorat, Castaner a désigné jeudi Rayan Nezzar comme porte-parole du mouvement. Un choix qu’il n’a pas fini de regretter.

Cette fois-ci, pourtant, le « jeune » de 27 ans, originaire de Montreuil, diplômé de l’ENA, présenté comme un « spécialiste des questions économiques et sociales » qui a « participé en tant qu’expert à la préparation du programme d’Emmanuel Macron », semblait on ne peut plus fiable. Pas le genre à massacrer à coups de casque un ex-camarade du PS, tel que l’a fait le député M’Jid El Guerrab avec Boris Faure. Ni à diffuser des photos de tags proclamant « va niquer ta mère », « encule la police » ou encore « étrangers, ne nous laissez pas seuls avec les Français », comme l’a fait Mustapha Laabid, député LREM d’Ille-et-Vilaine.

Cependant, à peine était-il bombardé aux côtés de Gabriel Attal, que Nezzar défrayait déjà la chronique. En cause, des dizaines de tweets, rédigés entre 2012 et 2013, exhumés vendredi par Buzzfeed, dans lesquels il insultait allègrement journalistes et personnalités politiques. Parmi ses victimes figurait bien sûr Marine Le Pen, qualifiée de « pute ». Mais aussi Copé, invité en outre à aller « niquer sa mère ». Pécresse, elle, se voyait traitée de « pouffiasse ». Juppé, de « fiotte ». Valls, de « zéro couille ». Tandis que Le Maire était qualifié de « couille molle » ou de « guignol »… Un coup dur pour le « jeune » du 9-3, qui avait pourtant pris la peine d’effacer plus de 5 000 messages avant sa désignation.

« Erreur de jeunesse » ?

Nezzar a bien tenté de s’excuser en expliquant avoir « tenu des propos irréfléchis quand (il était) étudiant » et les regretter. Mais, au sein de la majorité, l’affaire a quand même du mal à passer. Il n’y a guère eu que Pénicaud pour prendre sa défense dimanche sur Europe 1. Invité du « Grand Rendez-vous », le ministre du Travail a ainsi plaidé une « erreur de jeunesse », expliquant notamment que « beaucoup de jeunes qui ont entre 18 et 15 ans aujourd’hui (…), quand ils chattent ou font un tweet, (…) croient que c’est pour tout de suite et que ça n’a pas beaucoup de valeur ». Sauf que, en 2012-2013, Nezzar avait 22 ans et était étudiant à l’ENA !

Une déclaration qui a d’ailleurs fait sortir de ses gonds François-Michel Lambert, qui a déjà demandé samedi à Castaner de revenir sur cette nomination. En effet, s’est exclamé le député LREM des Bouches-du-Rhône, « on nous annonce une loi contre les “fake news” et trois jours plus tard on se retrouve avec une ministre (sic) qui ment ! » Et Lambert d’avertir : « Si Rayan Nezzar reste porte-parole, je quitterai le parti. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2018