Macron s’attaque à la quasi-gratuité des universités

universités macron

Invité jeudi dernier au 50e anniversaire du congrès de la Conférence des présidents d’universités, Macron a prononcé un discours de clôture qui n’en finit plus de susciter l’inquiétude du monde universitaire et la colère des syndicats étudiants. Et pour cause : en esquissant les grandes lignes de ce que pourrait être un deuxième quinquennat pour l’enseignement supérieur, le président, jugeant inefficace le système d’études « sans aucun prix » pour les étudiants, s’est clairement prononcé en faveur de la fin de la quasi-gratuité des universités. Un choix qu’il a tenté de justifier notamment par le taux d’échec des étudiants en première année. Or, si ce dernier est effectivement impressionnant, ce n’est pas en raison de la quasi-gratuité des études universitaires, mais d’abord et avant tout parce qu’aucune véritable sélection n’a été effectuée en amont !

L’Etat, premier responsable du fiasco universitaire

Déplorant le fait que « seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens » en fin de première année, Macron a ainsi averti : « On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde. » Une situation dont le président, comme tous ceux qui l’ont précédé à l’Elysée depuis des décennies, est pourtant largement responsable. Comment en effet s’inquiéter aujourd’hui de l’incroyable encombrement des facs, du taux d’échec effrayant en première année, ou encore du coût faramineux des universités pour l’Etat, lorsque depuis des années on applique la politique démagogique du « baccalauréat pour tous » ? Rappelons que, l’an dernier encore, plus de 95 % des candidats de la filière générale ont décroché ce diplôme qui, à force de non-sélection, n’en est plus vraiment un !

L’argent plutôt que le mérite

Alors que le bon sens devrait aujourd’hui pousser l’Etat à revenir à la saine et juste sélection au mérite et au travail, Macron, pour ne pas aller contre la « religion de l’égalitarisme », projette maintenant d’instaurer la sélection la plus injuste qui soit : celle fondée sur l’argent. Sa proposition n’a en tout cas pas manqué de faire réagir l’opposition, notamment Valérie Pécresse qui a dénoncé une « provocation » du président. Mais surtout les syndicats étudiants, dont l’UNI qui a qualifié dans un communiqué le discours d’Emmanuel Macron d’« aveu de ses propres échecs ». En effet, a rappelé le syndicat rangé à droite, « cela fait cinq ans que le gouvernement refuse de prendre en compte les positions de l’UNI visant à une meilleure orientation des élèves dès le lycée, à promouvoir les filières courtes et à la professionnalisation de nos cursus » !

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2022

Aux armes, citoyens ! – L’État renforce son « flicage » des honnêtes gens

armes à feu

Face à l’incapacité de l’État à assurer la sécurité des biens et des personnes, un nombre grandissant de Français cherchent à s’armer. Une tendance qui inquiète les autorités et les pousse à multiplier les obstacles administratifs à l’accession légale aux armes. Pendant ce temps, kalachnikovs et pistolets automatiques circulent impunément dans les banlieues.

Bien qu’ayant renoncé, depuis des années déjà, à la première de ses missions consistant à assurer la sécurité de ses citoyens, et étant donc de ce fait le premier responsable de l’ensauvagement croissant auquel est confronté notre pays, l’Etat n’entend pas pour autant laisser les Français s’armer pour pallier son incroyable lâcheté et sa pitoyable capitulation devant la criminalité. Mieux : alors que la détention légale d’armes à feu en France est déjà très strictement encadrée, le gouvernement vient de renforcer encore un peu plus son « flicage » des honnêtes citoyens avec la mise en place de son « système d’information sur les armes » (SIA) !

« Faciliter les démarches des usagers » ?

Présenté officiellement lundi par le ministère de l’Intérieur, ce SIA, qui sera opérationnel à partir du mois de février, est une nouvelle plate-forme numérique sur laquelle les propriétaires d’armes à feu devront impérativement créer leur profil numérique, avec le nom, le modèle et le numéro de matricule de l’arme ou des armes qu’ils possèdent. Un nouveau dispositif dont le ministère a bien sûr justifié la mise en place par sa volonté de « faciliter les démarches des usagers », mais dont l’objectif est surtout, chacun l’aura bien compris, de renforcer la traçabilité de ces armes et de contrôler davantage leurs propriétaires ! Une mesure évidemment applaudie par les grands médias de la Macronie, qui s’amusent aujourd’hui à se faire peur en évoquant une prétendue explosion des ventes d’armes à feu dans notre pays. Sauf que, comme l’indiquait cette semaine au Figaro Yves Gollety, président de la Chambre syndicale nationale des armuriers, « avant la réglementation de 1995, il se vendait 300 000 armes par an en France. Aujourd’hui, on est à moins de 80 000 par an »…

Quid des banlieues ethniques ?

En réalité, ce que redoute surtout le gouvernement, ce ne sont pas les quelque cinq millions d’armes à feu détenues légalement par les titulaires de permis de chasse et autres tireurs sportifs. Mais ces innombrables « armes de famille » qui « sommeillent » tranquillement dans les foyers français, et que leurs propriétaires pourraient être tentés un jour ou l’autre de sortir du grenier pour se protéger de l’anarchie qui gagne le pays. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’en présentant son SIA le ministère a insisté lourdement sur la possibilité qu’auront ces derniers, « pendant six mois », de régulariser leur situation sans encourir de sanctions. Reste que, à l’heure où des milliers d’armes de guerre circulent au grand jour et en totale impunité dans les banlieues ethniques, et où les criminels de tous poils n’ont absolument aucune difficulté à se procurer une kalachnikov ou même des grenades, cette volonté du gouvernement de surveiller au plus près, voire de désarmer, les honnêtes citoyens est profondément révoltante. D’autant plus que, si nombre de nos compatriotes font aujourd’hui le choix de s’armer, c’est d’abord et avant tout parce que le gouvernement les a honteusement abandonnés à la délinquance.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2022

L’hôpital se moque de la charité – Vers l’euthanasie des non-vaccinés ?

hôpital non-vaccinés

Depuis plusieurs jours, certains représentants de la gauche dite morale n’hésitent pas à évoquer la possibilité de limiter ou de fermer l’accès aux soins aux personnes non vaccinées contre le Covid-19. Ces grands humanistes, qui par ailleurs appellent à accueillir et à soigner toute la misère du monde, ne se cachent donc même plus pour appeler à l’établissement d’un véritable apartheid médical visant les récalcitrants au Nouvel Ordre sanitaire.

Mais jusqu’où ira la stigmatisation des Français refusant de se soumettre à la politique de vaccination forcée du gouvernement Castex ? Déjà largement exclus de la société par l’adoption du passe sanitaire (bientôt renforcé par le passe vaccinal), sans cesse pointés du doigt et rendus injustement responsables de la propagation du virus par les autorités et les grands médias à leur botte, ces autres « boucs émissaires » de la Macronie, en raison d’un manque de lits en réanimation dont l’exécutif porte seul la responsabilité, devraient maintenant être contraints de rédiger des directives anticipées précisant s’ils souhaitent ou non être réanimés en cas de forme grave du Covid ? Cette proposition, profondément révoltante et immorale, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate prêté par tout médecin, c’est pourtant un ponte de la médecine française qui n’a pas hésité à la faire : André Grimaldi, professeur émérite en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière !

Payer pour l’incurie du gouvernement

Dans une tribune qu’il a publiée dimanche dans Le JDD, ce médecin, devenu par ailleurs une « figure » de la défense de l’hôpital public, n’a en effet pas eu peur d’expliquer que « la question que posent la 5e vague en cours et la 6e vague annoncée est à nouveau celle du tri des patients à admettre en réanimation ». Or, a poursuivi André Grimaldi, si les médecins prêtent le serment d’Hippocrate, « ce rappel éthique ne gomme pas la question du tri quand il n’y a qu’un lit pour deux patients relevant tous deux de la réanimation ». Demandant alors auquel des deux « donner la priorité », Grimaldi en vient à écrire qu’« il serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid ». Avant d’ajouter, très sérieusement : après tout, « une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer ? »

Une insulte envers les soignants

Une conclusion totalement scandaleuse qui a – tout de même ! – déclenché une importante vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Et d’abord de la part des soignants, qui se sont sentis à fort juste titre insultés par cette proposition : comment, en effet, imaginer que ces gens qui font l’impossible depuis deux ans pour sauver un maximum de vies puissent accepter d’effectuer un tri entre leurs malades en fonction de telles directives anticipées ! Pourtant, le Pr Grimaldi est loin d’être le seul favorable à une telle « solution » au problème du manque de lits de réanimation : fin décembre déjà, une quinzaine de médecins avaient signé dans Le Monde une tribune posant « la question de la prise en compte du statut vaccinal dans la priorisation des patients Covid en réanimation ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2022

Les provocations anti-Zemmour se multiplient – « Menaces de mort », « insultes racistes »…

zemmour

Aussi grossière qu’ancienne, la méthode stalinienne consistant à monter en épingle des faits divers totalement isolés, et souvent même à les provoquer, pour discréditer les adversaires du système, n’en continue pas moins de faire florès auprès des grands médias. C’est ainsi que, espérant plomber la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle, ceux-ci ne cessent depuis des semaines de faire leur miel du moindre incident survenu en France au cours duquel le nom du président de Reconquête a été… simplement cité !

Une affaire anecdotique montée en épingle

Mercredi encore, certains grands médias n’hésitaient pas à consacrer des pages entières au procès (finalement renvoyé au 2 février) de ces deux individus qui s’étaient filmés en train de s’exercer au tir sur des photos de Macron et des Insoumis Garrido et Corbière. Une affaire révélée (comme par hasard…) par les antifas de la Jeune Garde et immédiatement gonflée par Mediapart, mais qui, en réalité, n’aurait jamais dû quitter le stade de l’anecdote. Sauf que, pour la plus grande joie des médias, l’un des deux crétins arborait une casquette « Ben voyons », un tic de langage de l’essayiste érigé en slogan par ses fans. Il n’en a pas fallu davantage pour que les deux prévenus soient aussitôt propulsés au rang de « militants de Zemmour » proférant des « menaces de mort à l’encontre du président et de personnalités des Insoumis », déclenchant du même coup un incroyable tollé au sein de la classe politique. Et cela, bien que le candidat de Reconquête ait immédiatement condamné ces actes sur Twitter : en effet, avait écrit Zemmour, « vous ne faites partie ni de mes sympathisants, ni de mes militants, et encore moins de mes amis. Je ne veux ni de votre soutien, ni de votre aide », et « je condamne par avance tout ce que vous ferez en mon nom pendant ma campagne ».

Rien à voir avec Zemmour !

On ne peut être plus clair. Et cependant, la grande manipulation politico-médiatique continue tranquillement. Mardi, c’était ainsi « l’affaire », elle aussi anecdotique, de l’obscure actrice Annabelle Lengronne qui défrayait la chronique : se disant victime lundi soir d’un « sympathisant de Zemmour » dans les rues de Dax, l’« illustre inconnue » postait sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on pouvait entendre un individu l’insulter et lui déclarer : « Zemmour, il te ramène dans ton pays. » Cependant, en étudiant d’un peu plus près cette histoire, on apprenait que l’actrice avait passé la soirée en compagnie d’un groupe d’amis parmi lesquels figurait cet homme. Ou encore que celui-ci s’était mis à l’insulter après qu’elle eut refusé à plusieurs reprises qu’il la raccompagne… Mieux : interrogé par France Bleu, son avocat Me Maati devait lui-même admettre que ce déferlement de violence à l’encontre de sa cliente avait surtout été « provoqué par un ego piqué » et que les insultes proférées avaient « pour but de l’humilier ». Bref, encore une fois, rien à voir avec Zemmour !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2021

Déjà une quatrième dose ? – Vaccination forcée

vaccin obligatoire

Les Français n’ont pas encore « digéré » – ni même reçu, pour la plupart d’entre eux – leur troisième dose de vaccin anti-Covid que déjà l’exécutif envisage sérieusement de leur en imposer une quatrième, sous prétexte d’adaptation au variant Omicron ! En effet, interrogé lundi sur cette possibilité, le ministre de la Santé Olivier Véran n’a pas caché que le gouvernement était « totalement ouvert à cette perspective ». Une quatrième injection qui, certes, ferait les affaires financières des grands laboratoires pharmaceutiques, mais dont l’utilité est cependant aujourd’hui très contestée par de nombreux spécialistes du monde entier.

Des vaccins d’une efficacité plus que limitée

On observera d’abord que ces vaccins, présentés depuis un an par Macron et son gouvernement comme une espèce de remède miraculeux, n’ont en vérité fait preuve jusque-là que d’une efficacité pour le moins limitée : n’empêchant ceux qui se les sont vu administrer ni d’être contaminés ni de contaminer leur entourage, ils éviteraient seulement – et encore… – de développer une forme grave du Covid. Aussi se demande-t-on naturellement en quoi l’injection d’une quatrième dose changerait foncièrement la donne. Réponse des autorités : face au variant Omicron, qui se propage très rapidement dans le monde, une dose de rappel des vaccins Pfizer, Moderna, et AstraZeneca « relancerait considérablement l’immunité ». Une affirmation contestée par un certain nombre de spécialistes, qui soulignent par ailleurs, tout en restant prudents, que ce nouveau variant, s’il est plus contagieux, serait beaucoup moins dangereux que les précédents.

L’utilité d’une quatrième dose très contestée

Quoi qu’il en soit, l’intérêt d’une quatrième dose de vaccin reste aujourd’hui très contesté. Surtout depuis la décision du gouvernement israélien, qui a été le premier à envisager une quatrième injection, de n’administrer finalement celle-ci qu’à des cas limités, et seulement dans le cadre d’essais cliniques. Une prudence également observée par les Etats-Unis qui, bien qu’enregistrant maintenant des contaminations majoritairement dues au variant Omicron, s’efforcent au maximum d’éviter tout emballement. C’est ainsi que, interrogé récemment par les journalistes d’une radio américaine, le principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie, Anthony Fauci, affirmait qu’« il est trop tôt pour parler d’une quatrième dose », et estimait d’abord essentiel de savoir combien de temps les rappels actuels resteront efficaces contre Omicron. En effet, expliquait-il, « si leur protection dure bien plus longtemps que chez ceux qui n’ont reçu que deux doses, il pourrait se passer un bon moment sans avoir besoin d’une quatrième ». En attendant, cette possibilité d’une quatrième injection inquiète aujourd’hui nombre de Français, qui en viennent à se demander – avec raison – s’ils ne vont pas devoir, comme pour la grippe, se faire vacciner tous les ans…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2021

Gouvernement : les mauvaises résolutions – Énième tour de vis

dictature sanitaire

En 2022, on ne pourra plus boire son café au zinc ni manger un sandwich dans le train ou du pop-corn au cinéma. Si avec ça le Covid ne recule pas… c’est à se faire vacciner ! Hélas, cette quasi-obligation ne sert à rien non plus. Bonne année !

Intervenant lundi soir après un nouveau conseil de défense sanitaire suivi d’un Conseil des ministres exceptionnel au cours duquel a été validé le projet de loi liberticide transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, Jean Castex et Olivier Véran n’ont guère surpris les Français en annonçant, sous prétexte une fois de plus de lutte contre le Covid, l’adoption par l’exécutif de nouvelles mesures restreignant fortement leurs libertés. Un tour de vis supplémentaire qui a de quoi inquiéter à quelques mois d’une élection présidentielle décisive, dont le président Macron et son gouvernement ont déjà quasiment réussi à éclipser la campagne, en focalisant l’attention de nos compatriotes sur la pandémie et en saturant l’espace médiatique de leurs discours alarmistes.

Jauges et consommations assises

Bien sûr, certains feront observer que, contrairement à l’an dernier, l’exécutif n’est pas allé cette fois-ci jusqu’à imposer aux Français un couvre-feu pour la soirée de la Saint-Sylvestre, ni à reporter de quelques jours la rentrée des classes prévue le 3 janvier. Mais on objectera que c’est là une vieille ficelle de ce gouvernement que d’agiter ces deux menaces pour mieux faire avaler à nos compatriotes une foule d’autres restrictions. C’est ainsi que, au nombre de celles annoncées lundi soir, figure tout d’abord le retour des jauges pour les grands rassemblements à partir du 3 janvier, et ce pour au moins trois semaines. En intérieur, ceux-ci seront en effet limités à 2 000 personnes, et, en extérieur, à 5 000 personnes au maximum. Des mesures qui s’appliqueront dans les enceintes sportives, mais ne concerneront pas – du moins, pas pour le moment… – les meetings politiques et l’exercice du culte.

D’autre part, et toujours à compter du 3 janvier, les concerts debout seront interdits et la consommation sera obligatoirement assise dans les bars et les cafés. Une mesure qui, malgré les promesses d’indemnisation faites par Castex, a immédiatement – et à juste titre – déclenché la colère des professionnels du secteur, qui ne se sont pas encore remis économiquement des confinements successifs. Réagissant lundi soir à cette annonce, Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants, a fustigé « une catastrophe pour les bars et les cafés », bref « une fermeture déguisée ». Autre mesure qui confine à l’absurde et au ridicule : l’interdiction, à compter de lundi prochain, de consommer des boissons et des aliments dans les cinémas, les théâtres et les transports collectifs, « y compris longue distance ».

Enfin, outre le retour au port du masque obligatoire dans certains centres-villes (laissé à l’appréciation des préfets et des maires), Castex et Véran ont également annoncé que le recours au télétravail « sera rendu obligatoire » à partir de la rentrée « pour tous les salariés pour lesquels il est possible », à raison de « trois jours minimum par semaine et quatre jours quand cela est possible ». Une mesure qui prendra effet « pour une durée de trois semaines », et s’appliquera aussi bien au privé qu’à la fonction publique.

Vaccination forcée

La vaccination forcée des Français – bien qu’ayant prouvé son inefficacité – étant, comme l’a rappelé Castex, « au cœur de la stratégie du gouvernement », on n’aura pas été surpris de voir le Premier ministre et son ministre de la Santé insister à nouveau lourdement lundi soir sur ce sujet. Outre l’annonce de la réduction à trois mois du délai entre la deuxième injection de vaccin et son rappel, Castex a invité nos compatriotes à faire le nécessaire pour disposer au plus vite du nouveau passe vaccinal. Appel totalement ridicule puisque ledit passe rend obligatoire, de fait, la vaccination… Et gare à ceux qui se laisseraient tenter par un faux passe : se déclarant « scandalisé » par cet « acte délibéré de mise en danger d’autrui », le Premier ministre a en effet redit sa volonté de renforcer les sanctions à l’encontre des utilisateurs de « faux passes sanitaires », dans le cadre de son projet de loi consacré au passe vaccinal. Car, a estimé Castex, « aucune conviction personnelle ne saurait le justifier ». Une fermeté que l’on aimerait voir également appliquée aux criminels et autres bandes de voyous ethniques qui sèment régulièrement la terreur dans notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2021

Ils veulent ta peau – Après le passe vaccinal, la puce sous-cutanée ?

puce sous-cutanée

Décidément, la folie furieuse et le délire qui se sont emparés de notre monde depuis le début de l’épidémie de COVID-19 ne sont pas près de s’arrêter de sitôt. Quelques jours à peine après l’annonce par le gouvernement français de la mise en place d’un passe vaccinal qui aura pour premier effet de renforcer sa dictature sanitaire (voir Présent daté du 21 décembre), on apprend maintenant qu’une entreprise suédoise baptisée DSruptive Subdermals a mis au point, et teste depuis plusieurs semaines déjà sur ses salariés, une micro-puce biométrique capable de porter le passe sanitaire de ses utilisateurs directement sous la peau de leur main ! Une invention qui fait froid dans le dos quand on pense à l’usage que pourrait en faire notre gouvernement, et qui, avouons-le, tend à donner raison à un certain nombre de lanceurs d’alerte dits « complotistes ».

Une soumission technologique effrayante

Soulignons tout d’abord, pour ceux de nos lecteurs qui n’en croiraient pas leurs yeux, que cette information a été révélée par les grands médias bien « sanitairement corrects », et non par quelque site internet qualifié par l’Etat de « complotiste ». Ensuite, il faut préciser qu’en Suède, pays que nos dirigeants de tous bords nous présentent souvent comme un modèle, le degré de soumission technologique de la population a atteint – et c’est consternant – des sommets : le pays compte en effet déjà plusieurs milliers d’habitants possédant une puce sous-cutanée pour remplacer leurs clefs, leurs badges ou encore leurs billets de train ! De sorte que l’implantation sous la peau de la main d’une micro-puce contenant une foule d’informations très personnelles et donc confidentielles ne semble pas – et c’est aussi consternant – les choquer plus que cela.

Quid de la protection des données personnelles ?

Quoi qu’il en soit, interviewé cette semaine par les journalistes, le patron de DSruptive Subdermals Hannes Sjoblad, qui explique vouloir « avoir en permanence à portée de main » son passe sanitaire, a décrit ainsi le fonctionnement de son invention : « J’ai une puce implantée dans mon bras », que j’ai « programmée de façon que mon passe sanitaire soit dessus », et avant d’entrer dans un lieu nécessitant ledit passe, « je n’ai qu’à tendre mon bras sous un téléphone pour que le passe sanitaire s’active ». Comme cela, a-t-il ajouté, « il est toujours accessible pour moi ou pour toute autre personne qui veut me lire. Si je vais au cinéma ou dans un centre commercial, les gens pourront lire mon statut même si je n’ai pas mon téléphone… » Déjà absurde en soi, cette invention pose en outre le problème de la protection des données personnelles. Un problème que Sjoblad balaye bien sûr d’un revers de manche, en expliquant que « ces implants n’ont pas de batterie » et « ne peuvent donc pas transmettre de signal par eux-mêmes. Concrètement, précise-t-il, ils sont là, endormis. Ils ne donnent jamais votre localisation, ils sont actifs seulement lorsqu’on les touche avec le téléphone ». Bref, ils sont aussi inviolables que le sont les passes sanitaires…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 décembre 2021

Passe vaccinal : l’étau se resserre autour des non-vaccinés, par Franck Deletraz

pass vaccinal

Vendredi dernier, le gouvernement a sombré encore un peu plus dans la dictature sanitaire : intervenant à l’issue d’un énième « conseil de défense », le Premier ministre Castex a en effet annoncé la présentation, début janvier, d’un projet de loi prévoyant tout bonnement la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. Une mesure qui, si elle est adoptée, entraînera immédiatement l’exclusion de la quasi-totalité des lieux publics de nos compatriotes non vaccinés, ceux-ci n’ayant même plus la possibilité de présenter un test négatif ou un certificat de guérison. Surprise ? Pas vraiment : alors qu’il y a un an, presque jour pour jour, le menteur Macron jurait sur Twitter que « le vaccin ne sera pas obligatoire », l’exécutif n’a cessé depuis de multiplier les mesures discriminatoires à l’encontre des Français non piqués, reléguant ainsi honteusement ceux-ci au rang de pestiférés ! Et ce n’est pas fini : la prochaine étape sera évidemment l’obligation vaccinale pour tous.

Essayant de justifier ce nouveau projet liberticide, Castex n’a pas hésité, lui non plus, à user de manière éhontée du mensonge, en expliquant notamment qu’« il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays ». Une affirmation profondément malhonnête puisque, comme chacun sait, leur vaccin, présenté comme un remède miracle depuis des mois, n’empêche nullement ceux qui l’ont reçu d’être contaminés ni de contaminer les autres ! De sorte que, malgré leurs déclarations, les autorités seraient bien en peine de prouver scientifiquement la responsabilité des non-vaccinés dans l’actuelle propagation du virus. Ce qui ne les empêche pourtant pas de préparer un nouveau tour de vis contre ces derniers. C’est ainsi que, si ce projet de loi est adopté, ce nouveau passe vaccinal interdira aux millions de Français non vaccinés l’accès à la plupart des lieux publics. A commencer par les bars et restaurants (y compris en terrasse), les cinémas et autres lieux culturels, les lieux de loisirs, les établissements de santé, ainsi que les longs trajets en avion, en car ou en train.

D’autre part, si le Premier ministre a laissé entendre que ce nouveau passe ne serait pas nécessaire dans le métro ou encore dans les écoles, l’exécutif, sous la pression des ministres de la Santé et du Travail, étudierait actuellement la possibilité d’imposer en entreprise le passe sanitaire ! Une question jugée « légitime » par Véran, qui a expliqué sur France Inter : « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils passent un test s’ils ne sont pas vaccinés. » Et le « taliban de la vaccination » d’ajouter alors : « Je vais encore plus loin, je pense que dans le débat parlementaire, on peut reposer la question du contrôle d’identité associé au contrôle du passe » ! Une mesure qui avait pourtant été écartée en juillet dernier lors de l’extension du passe sanitaire aux bars, restaurants et autres cinémas…

Véran avoue une « obligation vaccinale déguisée » !

En attendant, interrogé samedi par les journalistes de Brut, Véran a fini par avouer ce que tous les Français avaient parfaitement compris la veille : à savoir que le basculement du passe sanitaire vers le passe vaccinal n’était pas autre chose qu’une « forme déguisée d’obligation vaccinale » décidée par le gouvernement. Une malhonnêteté d’ailleurs totalement assumée par le ministre de la Santé, qui est même allé jusqu’à expliquer que la formule retenue par l’exécutif était « plus efficace » qu’une obligation vaccinale classique… Quoi qu’il en soit, l’annonce par Castex du renforcement de l’ostracisation dont souffrent déjà les Français refusant la vaccination a immédiatement fait réagir les candidats de la droite nationale. Comme Marine Le Pen qui, dans un tweet accompagnant le message de Macron affirmant l’an dernier que le vaccin ne serait pas obligatoire, a dénoncé avec force une « mesure disproportionnée » qui « condamne à la mort sociale les Français qui ne sont pas vaccinés ». Ou encore Eric Zemmour qui, après avoir rappelé que « les Français sont déjà largement vaccinés », a vu aussi, et à juste titre, dans « le durcissement installé avec ce passe vaccinal », la volonté du gouvernement d’« instaurer une lutte des classes vaccinale, afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021

Emmanuel Macron – Défense d’un bilan désastreux

macron interview TF1

Fallait-il vraiment attendre autre chose de l’interview par TF1 de l’actuel chef de l’Etat et futur candidat à sa propre succession qu’une grossière opération de séduction des Français à l’approche de l’élection présidentielle ? Si la réponse est bien entendu négative, on ne peut cependant aujourd’hui qu’être indigné par l’incroyable degré de démagogie, d’hypocrisie, de cynisme et, au fond, de mépris de nos compatriotes, dont Emmanuel Macron a fait preuve lors de cet entretien enregistré à l’avance pour éviter les mauvaises surprises, et avec deux journalistes pour le moins complaisants.

Un bien mauvais comédien

C’est ainsi que, lors de cette interview qui a duré près de deux heures, le chef de l’Etat a d’abord tout fait pour tenter de « casser » son image de président méprisant à l’égard du peuple français. Affectant très maladroitement une tristesse de circonstance, il a notamment déclaré regretter d’avoir « blessé des gens » avec ses innombrables petites phrases insultantes, tout en justifiant celles-ci par sa « volonté de faire bouger les choses ». Assurant avoir maintenant « la volonté de bousculer sans blesser », le président sortant s’est alors lancé dans une déclaration d’amour aux Français totalement grotesque et surtout difficile à croire à quatre mois des élections… En effet, interrogé sur ce qu’il a appris aux « côtés » de nos compatriotes pendant près de cinq ans, Macron a alors répondu : « … sans doute à mieux les aimer, […] avec plus d’indulgence et de bienveillance. » Avant d’ajouter, quelques minutes plus tard : « Quand j’ai été élu, j’aimais la France. Et là je peux vous dire : je l’aime encore plus follement. »

L’homme du grand remplacement

Au fond, Macron aime tellement la France et les Français qu’il œuvre inlassablement depuis bientôt cinq ans à leur disparition pure et simple, et entend bien continuer sur cette voie ! C’est ainsi que, après avoir dressé un bilan évidemment très positif de son mandat pourtant catastrophique, le candidat non encore officiellement déclaré à la présidentielle a gentiment expliqué que son « ambition » pour notre pays allait, « d’évidence », « au-delà du mois d’avril prochain ». « Je ne pense pas, a-t-il en effet déclaré, je n’ai jamais pensé, qu’on pouvait transformer un pays en cinq ans. Donc j’essaie de me projeter… » Avec tout ce que cela implique : rejet de l’immigration zéro (décrite comme « une absurdité »), refus de considérer le grand remplacement comme une réalité, maintien et même renforcement de la dictature sanitaire, « sanctuarisation » des effectifs pléthoriques de la fonction publique… Bref, comme l’a souligné Eric Zemmour après l’émission, Macron est bien « l’homme du grand déclassement et du grand remplacement ». Une position également défendue par Jordan Bardella, qui a observé avec beaucoup de justesse : « Le chômage augmente, le pouvoir d’achat des Français est sévèrement attaqué, pas un seul endroit en France n’est épargné par l’insécurité, l’immigration est massive… Mais le président-candidat Emmanuel Macron est content… » ! •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2021

Dissolution des Zouaves Paris : Darmanin croit « équilibrer » ses coups

Prenant prétexte de la participation (présumée) de plusieurs membres des Zouaves Paris aux bagarres provoquées par les nervis de SOS Racisme lors du récent meeting d’Eric Zemmour à Villepinte, le ministre de l’Intérieur a annoncé dimanche avoir engagé une procédure de dissolution à l’encontre de ce groupe dit « d’extrême droite ». Une annonce effectuée au moment même où Darmanin enclenchait la procédure de fermeture administrative de la grande mosquée de Beauvais, réputée pour ses prêches islamistes, et qui trahit la volonté évidente du ministre de donner l’impression d’« équilibrer » ses coups. Or, non seulement les milices d’extrême gauche échappent totalement à cette application du « en même temps » macronien, mais, en outre, on ne saurait mettre sur un pied d’égalité les agissements d’une « extrême droite » ne présentant aucun risque terroriste et un islamisme qui appelle, lui, ouvertement au djihad sur le sol français.

Bande de copains plutôt que « groupe terroriste »

Après Génération identitaire et l’Alvarium, les Zouaves Paris, qui ressemblent plus à une bande de copains qu’à un dangereux groupe terroriste, pourraient donc bien eux aussi faire les frais de l’obsession de Beauvau de traiter à égalité militants « d’extrême droite » (ou prétendus tels) et islamo-terroristes. Repérés d’abord lors des manifestations de Gilets jaunes, et accusés depuis d’avoir attaqué en juin 2020 un bar du XXe arrondissement de Paris qui servait de QG aux casseurs antifas, les Zouaves se voient notamment reprocher par le ministre de l’Intérieur de former « un groupe de personnes qui vient soit du GUD soit d’Action française, c’est-à-dire de mouvements d’ultradroite bien connus ». Un motif de dissolution jugé cependant plutôt « léger » par le politologue Jean-Yves Camus, qui a rappelé très justement qu’« on ne peut pas dissoudre un groupe au simple motif que certains de ses membres proviennent d’un autre groupe comme le GUD ou l’Action française qui n’ont par ailleurs, l’un comme l’autre, pas été dissous »…

Un honteux parallèle avec les islamistes

D’autre part, a souligné le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, si les Zouaves Paris utilisent « la violence de manière régulière pour arriver à leurs fins », ils ne constituent pas pour autant, loin de là, un groupe terroriste ! Autrement dit, la politique du ministre de l’Intérieur, qui consiste à réclamer systématiquement la dissolution d’un « groupe d’extrême droite », pour le faux motif que celui-ci constituerait une menace pour la sécurité de l’Etat et des Français, à chaque fois qu’il entend fermer (provisoirement) une mosquée dans laquelle les islamistes multiplient les appels aux meurtres et au djihad contre la France, est proprement scandaleuse. En outre, on soulignera que, contrairement encore aux islamistes, les militants dits « d’extrême droite » ne menacent pas non plus notre pays de sécession…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 décembre 2021

Procession attaquée à Nanterre – Un nouveau stade a été franchi

islamistes procession attaquée

Des fidèles couverts d’injures christianophobes et bombardés de projectiles, un prêtre menacé d’égorgement et finalement contraint d’écourter une procession aux flambeaux en l’honneur de la Vierge Marie… Certains de nos compatriotes, encore inconscients hélas de la véritable descente aux enfers dans laquelle est engagé notre pays depuis des années, pourraient s’imaginer que cette scène insupportable s’est déroulée dans un quelconque pays musulman. Or, c’est bien sur notre sol, dans notre France « fille aînée de l’Eglise », à Nanterre, ville natale de Sainte Geneviève, que des voyous ethniques islamistes ont osé s’en prendre violemment mercredi dernier aux catholiques venus célébrer la fête de l’Immaculée Conception. Une agression ouvertement antichrétienne, qui montre qu’un nouveau stade a été franchi dans l’islamisation galopante de notre patrie, et qui nous inspire cette question : pendant combien de temps encore les Français vont-ils supporter cela sans réagir ?

« Ici c’est la terre d’Allah, cassez-vous ! »

Rassemblée vers 19 heures devant l’église Saint-Joseph pour cette procession qui devait rejoindre l’église Sainte-Marie, en plein cœur du quartier de non-France Pablo-Picasso, la trentaine de fidèles catholiques a à peine fait quelques centaines de mètres qu’elle a été violemment prise à partie par une quinzaine de racailles ethniques, venues des cités voisines. Essuyant alors un torrent d’injures, les paroissiens ont notamment été invectivés en ces termes : « Kouffars » (« mécréants » en arabe), « bande de p… », « ici c’est la terre d’Allah, cassez-vous ! » Quant au prêtre qui ouvrait la procession, il a été ainsi menacé : « Wallah, sur le Coran, je vais t’égorger ». Après quoi, les « jeunes » islamistes leur ont jeté de l’eau, ainsi qu’un des flambeaux qu’ils venaient d’arracher des mains d’un paroissien. N’échappant au lynchage que grâce à l’arrivée de la police sur les lieux, les fidèles se sont finalement vu contraints de renoncer aux stations prévues le long du parcours pour gagner au plus vite l’église Sainte-Marie…

Pour des condamnations exemplaires et expulsions !

Face à ce nouvel acte de terreur islamiste perpétré sur notre sol, pour lequel le parquet de Nanterre a indiqué dimanche avoir ouvert une enquête « des chefs de menaces de mort ou de crime et délit contre les personnes et violences en réunion », Gérald Darmanin, que l’on sait cependant davantage préoccupé par le respect des normes sanitaires dans les églises, s’est bien sûr senti obligé de se fendre d’un communiqué dénonçant des « actes inadmissibles ». Or, comme l’a très justement déclaré Marine Le Pen, en apportant samedi son « soutien au clergé et aux paroisses victimes de ces menaces », et en réclamant des « condamnations exemplaires » pour les coupables ainsi que leur « expulsion si leur statut le permet », si « les islamistes se croient aujourd’hui tout permis » en France, c’est bien parce que l’actuel ministre de l’Intérieur, comme l’ensemble de ses prédécesseurs, a totalement renoncé à mettre en œuvre les mesures fortes qui permettraient d’éradiquer cette menace et de siffler enfin la fin de la récréation.

Les Champs-Elysées livrés aux voyous ethniques

« Siffler la fin de la récréation » : c’est précisément ce qu’a promis de faire la candidate du RN, dans un autre communiqué qu’elle a publié dimanche en réaction aux graves incidents provoqués – encore une fois ! – par les supporters « français » de l’équipe de foot d’Algérie venus « fêter » samedi soir « leur » victoire sur les Champs-Elysées. Une célébration qui a, comme toujours, tourné à l’émeute et au pillage, et au cours de laquelle des centaines de voyous ethniques, brandissant des drapeaux algériens, s’en sont pris violemment aux forces de l’ordre ainsi qu’aux militaires de l’opération Sentinelle. Ainsi, a écrit Marine Le Pen, en avouant ne plus supporter, comme nous, « ces démonstrations de force de populations étrangères sur notre sol » : « dans 4 mois, si les Français nous font confiance, nous stopperons net ces comportements sauvages et ces provocations. Dans 4 mois, nous reprendrons le contrôle de notre politique d’immigration, expulsant ceux qui n’ont rien à faire chez nous. Dans 4 mois, nous sifflerons la fin de la récréation », et « l’ordre public et l’image de la France à l’international seront enfin restaurés ! » En attendant, signalons que le RN a mis en ligne sur son site internet une pétition intitulé « Sifflons la fin de la récré ! », que nous invitons bien entendu tous nos lecteurs à signer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2021

Omicron « pas plus dangereux » que Delta

omicron covid

Discours et prévisions apocalyptiques, accélération de la politique de vaccination forcée, ou encore retour des innombrables restrictions dites « anti-Covid » : alors que Macron et son gouvernement profitent honteusement de la peur des Français face au nouveau variant du Covid pour renforcer leur dictature sanitaire et saturer l’espace médiatique à l’approche de l’élection présidentielle, de nombreux scientifiques, dont l’éminent docteur Anthony Fauci, se veulent aujourd’hui rassurants en affirmant qu’Omicron n’est « pas plus dangereux » que le variant Delta.

Peut-être « moins sévère »

Interrogé mardi par les journalistes, le docteur Fauci, conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire, a en effet déclaré qu’« il est quasiment certain que (le variant Omicron) ne cause pas de cas plus graves de COVID-19 que Delta ». Mieux : selon l’éminent scientifique, si Omicron est lui aussi « hautement transmissible », et peut-être même davantage que Delta, il y a cependant « quelques signes montrant qu’il se pourrait même qu’il soit encore moins sévère ». Ainsi, a expliqué le conseiller de la Maison-Blanche, « je pense que cela prendra encore deux semaines au moins en Afrique du Sud, puis lorsque nous aurons davantage d’infections dans le reste du monde, cela pourrait nous prendre plus longtemps pour voir le niveau de gravité réel ». Les études menées en ce moment en Afrique du Sud, où le variant a été découvert en novembre, a-t-il précisé, montrent que le ratio entre les contaminations et le nombre d’hospitalisations « semble moins élevé que pour Delta ». Cependant, a ajouté l’immunologue, les données venant d’Afrique du Sud ne doivent pas être surinterprétées, car la population de ce pays présente la particularité d’être très jeune et moins à risque d’être hospitalisée. En outre, les formes sévères de la maladie peuvent prendre plusieurs semaines avant de se développer.

Aucun décès lié à Omicron pour le moment

Quoi qu’il en soit, et s’il a évidemment prôné la prudence, notamment lors des voyages à l’étranger, ou encore le port du masque en intérieur si on ignore le statut vaccinal des autres personnes présentes, le conseiller à la Maison-Blanche a tout de même rappelé que le variant Omicron, détecté maintenant dans près d’une quarantaine de pays, n’est à ce jour lié à aucun décès causé par le Covid-19 dans le monde. Bref, des propos plutôt rassurants, qui tranchent nettement avec les discours alarmistes et autres prévisions apocalyptiques faits par notre gouvernement et son inénarrable ministre de la Santé. Mais il est vrai qu’en affolant la population comme il le fait depuis des semaines, et en concentrant ainsi l’attention de celle-ci sur l’évolution de la pandémie, le gouvernement français trouve là un bon moyen de faire oublier un peu sa gestion calamiteuse, dans tous les domaines, de notre pays…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 décembre 2021

Immigration-invasion : Marine Le Pen dévoile ses six mesures phares

Jeudi dernier, veille de sa participation au sommet de Varsovie réunissant les chefs des partis patriotiques européens (voir dans ce numéro de Présent, le reportage de notre correspondant en Pologne Olivier Bault), la candidate du RN à la présidentielle est revenue, lors d’une conférence de presse à son QG de campagne parisien, sur son programme de lutte contre l’immigration. Un programme articulé autour de six mesures phares qui, une fois adoptées par voie référendaire et mises en œuvre, permettraient non seulement de mettre fin à l’invasion, mais aussi à notre pays d’économiser plus de… 80 milliards d’euros en cinq ans !

Couper les pompes aspirantes

Rappelons qu’en septembre dernier (voir Présent daté du 30 septembre), Marine Le Pen avait déjà présenté – entre autres – les grandes lignes de son projet de loi sur l’immigration. Mais, ce faisant, elle avait aussi promis de revenir sur celui-ci avec des propositions chiffrées. Ce qu’elle a fait jeudi, non sans avoir dénoncé auparavant et à fort juste titre la volonté du gouvernement de « tout faire pour dissimuler l’impact financier » de l’immigration. Ainsi, a expliqué la candidate du RN, « en réservant les prestations familiales aux foyers dont au moins un des parents est Français », notre pays pourra-t-il économiser 15,6 milliards durant son quinquennat. De même qu’en limitant le RSA, la prime d’activité, l’allocation adulte handicapée ou encore les allocations logement aux « étrangers ayant travaillé au moins cinq ans à temps plein », son gouvernement pourra tabler sur 21,9 milliards d’économies sur la même période. D’autre part, a-t-elle poursuivi, en remplaçant la très coûteuse aide médicale d’Etat par une « aide d’urgence vitale », l’Etat devrait faire 4,5 milliards d’euros d’économies sur cinq ans.

Plus de 80 milliards d’économies

Autres mesures capitales : la « restriction de l’immigration familiale », avec une « baisse de 75 % des flux annuels » qui signifierait 2,4 milliards d’euros d’économies de 2022 à 2027, ou encore la réforme du droit d’asile, incluant notamment la « fin de l’accueil des mineurs non accompagnés », qui permettra à la France d’économiser 30,7 milliards d’euros au cours de son quinquennat. Enfin, Marine Le Pen a rappelé qu’elle entendait bien « renvoyer les étrangers qui n’auront pas eu d’emploi pendant un an », mesure qui permettra une économie de 5,4 milliards d’euros sur la même période. Ce qui veut dire que, au total, ces mesures, qui seront appliquées dès leur acceptation par les Français lors d’un référendum proposé au lendemain de son élection à la présidence, devraient représenter jusqu’à « 80,5 milliards d’euros » durant le quinquennat, soit « 16,1 milliards » par an.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 décembre 2021

Trois fois rien – Le gouvernement durcit sa dictature sanitaire

vaccin obligatoire

Les Français devront s’injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid d’ici la mi-janvier pour conserver leur passe sanitaire. Les arguments gouvernementaux vantant l’efficacité du produit en prennent un coup, tout comme les libertés des non-vaccinés.

Passe sanitaire conditionné à une troisième injection, validité des tests négatifs réduite à 24 heures, retour du port du masque obligatoire en intérieur (et parfois même en extérieur), renforcement des contrôles policiers, et bientôt vaccination des 5-11 ans : en détaillant jeudi midi lors d’une conférence de presse les nouvelles mesures du gouvernement censées empêcher la propagation du Covid-19 sur notre sol, les trois oiseaux de mauvais augure que sont Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer et Jérôme Salomon ont surtout annoncé aux Français un nouveau renforcement de leur dictature sanitaire.

Une vaccination obligatoire de fait

En imposant le passe sanitaire, qui n’est pas autre chose qu’une vaccination obligatoire de fait, le gouvernement avait assuré nos compatriotes que la conservation de ce dernier ne serait pas conditionnée à l’injection d’une troisième dose ni à un quelconque rappel. Or, une fois de plus, l’exécutif aura menti aux Français. A compter du 15 décembre, en effet, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus devront avoir subi une troisième injection de vaccin pour pouvoir conserver leur passe sanitaire, et donc un semblant de liberté. Pour les autres, les 18 ans et plus, ce sera à partir du 15 janvier. Quant aux enfants âgés de 5 à 11 ans, pour lesquels le régulateur européen du médicament a – sans surprise – approuvé jeudi l’injection de sérum Pfizer, ils devraient eux aussi se voir imposer la vaccination à partir du « début de l’année 2022 » : l’exécutif attend juste le feu vert du Comité consultatif national d’éthique et de la Haute autorité de santé pour mettre en route la machine…

Les non-vaccinés traités comme des parias

En même temps, la vie va devenir totalement infernale pour les non-vaccinés, déjà traités par le gouvernement comme des citoyens de seconde zone. L’objectif, pas même dissimulé, étant de contraindre l’ensemble des Français à la vaccination, l’exécutif a annoncé que les tests, obligatoires pour bénéficier du passe sanitaire et pouvoir accéder aux lieux publics, resteraient non seulement payants, mais qu’en outre leur validité, en cas de résultat négatif, sera dès ce lundi ramenée de 72 heures à… 24 heures seulement ! Face à cette nouvelle dérive totalitaire du gouvernement, des voix n’ont fort heureusement pas manqué de s’élever. Comme celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé des mesures non seulement « inutiles », mais surtout « attentatoires à nos libertés individuelles ». Avant d’ajouter : « Nous sommes passés d’un passe sanitaire à un passe vaccinal ». Ou encore Nicolas Dupont-Aignan, qui a estimé que « le gouvernement est devenu fou ». Ou encore Florian Philippot qui, après avoir fustigé « un régime carcéral de liberté conditionnelle à vie », a une nouvelle fois appelé tous les Français à refuser de se soumettre à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2021

Non, le métier des armes n’est pas un métier comme les autres !, par Franck Deletraz

métier des armes

On a beau être habitué au caractère inepte et déconnecté d’un grand nombre de règlements européens, le cas de la directive 2003/88, relative au temps de travail dans l’UE, et surtout le débat autour de son application ou non au monde militaire ont quand même de quoi nous laisser bouche bée. En effet, si l’on peut à la limite concevoir (et encore…) qu’une directive européenne cherche à fixer un temps de travail maximum dans le secteur civil de l’Union, son application au secteur militaire relève quant à elle de l’absurdité la plus totale et porte gravement atteinte à la notion de « service en tout temps et en tout lieu » ainsi qu’aux fondements mêmes de l’état militaire.

Des garanties incompatibles avec l’activité militaire

Rappelons que cette directive adoptée par le Parlement et le Conseil de l’UE le 4 novembre 2003 impose notamment aux Etats membres de garantir à tous les travailleurs un temps de travail maximum de 48 heures par semaine (heures supplémentaires comprises), un repos journalier d’au moins onze heures consécutives par période de 24 heures ainsi qu’une pause hebdomadaire de 24 heures pour chaque période de sept jours, tout en limitant le travail de nuit à huit heures. Des garanties évidemment impossibles à respecter dans le monde militaire où, par définition, les personnels restent mobilisables et projetables à tout instant. Et d’ailleurs, jusqu’à il y a quelques mois, la question de l’application aux armées de cette directive 2003/88 ne semblait guère se poser. Il aura en effet fallu qu’un sous-officier slovène en conflit avec sa hiérarchie saisisse la Cour de justice européenne et fasse valoir cette directive pour que le débat vienne sur le tapis. Le problème pour la Cour fut alors de savoir si ladite directive était applicable aux membres des forces armées. Or, dans son réquisitoire du 28 janvier dernier, l’avocat général de la Cour de justice de l’UE devait estimer qu’il convenait de faire pour les militaires la distinction entre le « service courant » (surveillance, maintenance, etc.) et les « activités spécifiques » (opérations, entraînements, etc.)…

Préserver l’esprit militaire

Une interprétation de la Cour à laquelle s’opposent aujourd’hui avec raison les autorités françaises. C’est ainsi que, dans l’avis détaillé qu’il a rendu en avril, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire a fort justement souligné que l’application de cette directive dans le sens souhaité par l’avocat général de la Cour de justice européenne était « de nature à réduire la capacité et l’efficacité opérationnelle des forces armées en raison du contingentement de la disponibilité des militaires et des rigidités impliquées par sa mise en œuvre ». Un avis partagé par la directrice des affaires juridiques du ministère des Armées, Claire Legras, qui, lors de son audition fin mars par la commission de la Défense nationale et des Forces armées, a rappelé que, si les autorités françaises n’avaient pas transposé aux militaires la directive 2003/88, c’est parce qu’elles avaient considéré que celle-ci ne s’appliquait pas à eux. Car, a-t-elle ajouté, « la transposition se heurterait en effet à de lourdes difficultés. La directive prévoit un décompte individualisé du temps de travail plafonné à quarante-huit heures, à prendre en compte sur une période de quatre mois, alors que l’organisation de l’armée française part non pas de l’individu mais du collectif. Elle ne peut organiser ses activités que collectivement, au niveau de la section, de la compagnie, du régiment. Procéder par décompte individuel serait pour elle contre nature ». En outre, a poursuivi Claire Legras, « la violence affrontée par les armées sur les théâtres extérieurs rappelle l’importance du maintien de forces armées disponibles en tout temps et en tout lieu, conformément au principe figurant dans la loi, et de la préservation de l’esprit militaire ».

« On ne gagne pas des guerres difficiles en comptant son temps »

D’autant que, comme le soulignait début mai le général Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre, s’il est fort probable que notre armée soit encore engagée dans des conflits dits asymétriques dans les années qui viennent, il est également possible que « nous connaissions le retour d’affrontements plus durs entre puissances ». Or, a expliqué le CEMAT, « dans un monde de compétition permanente, notre capacité à être craints et à décourager l’adversaire est à consolider chaque jour. […] Seul un haut niveau d’exigence, de contrôle et d’implication permettra de rehausser notre niveau de préparation opérationnelle ». Aussi, a ajouté le général Burkhard, « nos chefs doivent comprendre tout ce que recouvre la singularité militaire. Je pense en particulier au rapport au temps. A une époque où les loisirs deviennent un bien précieux de notre société, nos chefs doivent rappeler que l’on ne gagne pas des guerres difficiles en comptant son temps. Il faut savoir s’entraîner la nuit, faire des exercices de longue durée sur le terrain… » Cela étant, a-t-il conclu, « pour faire adhérer nos hommes, les sujétions du métier militaire doivent être intelligemment compensées » et le « bon chef n’est pas seulement un parfait technicien ou tacticien. Il est celui qui porte une attention de tous les instants à ses soldats et à leurs familles ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2021

Tribune des militaires d’active – Lecointre invite les signataires à prendre la porte

tribune militaires

Décidément, on a bien du mal à reconnaître dans ce chef d’Etat-major des armées aujourd’hui parfaitement domestiqué le fougueux capitaine qui, à la tête de ses marsouins, reprit aux miliciens serbes, baïonnette au canon, le poste de Vrbanja en 1995. Après s’être dit « absolument révulsé » par la tribune des généraux parue le 14 avril dernier, et avoir par la même occasion promis de lourdes sanctions disciplinaires contre ses auteurs qui sont aussi, qu’il le veuille ou non, ses frères d’armes, le général Lecointre, visiblement très soucieux de rassurer ses maîtres au pouvoir, vient cette fois d’inviter tout bonnement les signataires de la nouvelle tribune, celle des militaires d’active, à démissionner.

Faire preuve de lucidité en condamnant ces tribunes ?

Lundi, en effet, celui-ci s’est fendu d’une longue lettre aux « officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d’active et de réserve français », dans laquelle il a déploré le fait que, depuis plusieurs semaines, « l’obligation de réserve qui s’impose à tout militaire a été largement transgressée », et que « des prises de position éminemment politiques (aient) été attribuées à des militaires tenus à cette obligation, quand elles n’ont pas été revendiquées par ces derniers ». Ainsi, a-t-il ajouté, « au nom de la défense de convictions personnelles », certains, « peut-être par naïveté », ont contribué « à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir ». « Face à cela, a alors écrit le CEMA, il me semble important de faire preuve de bon sens et surtout de lucidité, au moment où chacun d’entre nous perçoit nettement les tentatives d’instrumentalisation de l’institution militaire. » Or est-ce vraiment « faire preuve de lucidité » que de dénoncer et de sanctionner des hommes qui, après avoir défendu les armes à la main notre pays, mettent aujourd’hui en garde l’Etat contre les graves menaces qui pèsent sur la France ? N’est-ce pas plutôt être dans le déni ?

Le silence, ou la démission

En même temps, on est un peu surpris de lire ici et là dans la grosse presse que cette lettre adressée lundi par le général Lecointre aux militaires est marquée par « une évidente volonté d’apaisement » de la part du CEMA. Certes, il n’y est nulle part annoncé des sanctions disciplinaires à l’encontre des signataires de la deuxième tribune. Mais, ceux-ci ayant judicieusement gardé l’anonymat, les autorités seraient de toute façon bien en peine de punir les coupables. Surtout, loin en réalité de vouloir calmer le jeu, le général Lecointre y invite indirectement tous ceux qui soutiennent ces tribunes à prendre la porte ! Ainsi, écrit le CEMA, « chaque militaire est libre de penser ce qu’il veut mais il lui appartient de distinguer sans ambiguïté ce qui ressort de sa responsabilité de citoyen de ce qui ressort de sa responsabilité de militaire ». Et Lecointre d’ajouter alors : « si la politique l’emporte, le plus raisonnable est certainement de quitter l’institution pour pouvoir rendre publiques en toute liberté ses idées et ses convictions »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2021

Jusqu’où ira le vent de colère dans la police ?, par Franck Deletraz

policiers en colère

Ils étaient plusieurs milliers, dimanche, policiers et simples citoyens venus de toute la région, à s’être rassemblés dans la cour de l’hôtel de police d’Avignon pour rendre un hommage particulièrement poignant à cette énième victime de l’ensauvagement effrayant de notre pays qu’est le brigadier Eric Masson. Un rassemblement empreint d’une grande dignité, ponctué seulement par les interventions des collègues du défunt, plusieurs Marseillaise, les applaudissements et enfin les acclamations d’une foule de Français excédés de voir nos forces de l’ordre aujourd’hui systématiquement prises pour cibles. Cependant, on aurait tort de croire que derrière le calme et le caractère très digne de cet hommage ne se cache pas une colère d’une ampleur sans précédent, à deux doigts d’exploser, et capable, qui sait, de faire trembler le gouvernement sur ses bases.

Une ampleur sans précédent

Alors que, fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats de policiers ont fait pour un temps abstraction de leurs divisions et se sont mis d’accord pour défiler tous ensemble le 19 mai prochain à Paris (voir Présent du 8 mai), l’image des agents du groupe départemental d’intervention du Vaucluse se tenant dimanche par la taille et les épaules, comme pour entrer en mêlée, derrière le portrait de leur collègue assassiné par un voyou ethnique, avait un caractère hautement symbolique. Désormais, en effet, il est hors de question pour les forces de l’ordre et leurs représentants de tolérer plus longtemps cette situation. Et cela même s’il faut, pour obtenir satisfaction, entrer dans un violent conflit avec ce gouvernement qui ne cesse de les poignarder dans le dos.

La lourde responsabilité du gouvernement

Au cours de ces derniers jours, plusieurs syndicats n’ont d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt la lourde responsabilité du gouvernement dans la grave dérive à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, dont le secrétaire général David Le Bars, évoquant l’assassinat du brigadier Masson, a expliqué : « Ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait très grave » qui est « le résultat d’un mal bien plus profond qui s’est ancré dans notre société : la haine du flic », qui est elle-même « la conséquence du procès permanent fait à l’institution policière », y compris par certains membres du gouvernement. Quant aux solutions à apporter en urgence à cette crise, elles sont évidemment nombreuses. Comme le soulignait Fabien Vanhemelryck, pour le syndicat Alliance, « le gouvernement les connaît. Il y a des lois, elles doivent être appliquées, les peines doivent être incompressibles, les aménagements de peine doivent être terminés, et si on lance ce signal fort politique avec une réponse pénale ferme, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux pour que la police puisse faire son travail » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2021

« Féminicides » ou mœurs d’importation ?

Féminicides

Dans la nuit de lundi à mardi, à Chartres, un Sénégalais âgé de 27 ans a tué sa femme de 26 ans en l’étouffant, après l’avoir, semble-t-il, passée à tabac. Mardi après-midi, à Mérignac, c’est un Maghrébin répondant au nom de Mounir B. qui, après avoir tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de son épouse, l’a aspergée d’un liquide inflammable et l’a immolée par le feu en pleine rue alors qu’elle était encore en vie. Scandalisés par ces crimes évidemment monstrueux, les associations féministes et autres groupes de lesbiennes sont bien sûr immédiatement montés au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de… « féminicides ».

Un barbarisme bien pratique, qui permet à ces militantes androphobes plus que féministes de passer honteusement sous silence deux raisons pourtant essentielles de l’augmentation des violences faites aux femmes (et aux hommes) en France : l’immigration et le laxisme judiciaire. C’est ainsi que, une fois de plus, dans ces deux affaires, ces associations se sont bien gardées d’évoquer les origines des meurtriers. De même que, dans le cas de Mounir B., nombre d’entre elles ont évité de rappeler que cet individu avait déjà été condamné à 18 mois de prison (dont 9 avec sursis) en juin 2020 pour « violences volontaires par conjoint » en récidive. Ce qui ne l’a pas empêché d’être libéré le 9 décembre dernier…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 mai 2021