Discours de Zemmour à la Convention de la droite – Le débat d’idées sous contrôle judiciaire

Renvoyé le 22 janvier en raison de la grève des avocats contre la réforme des retraites, le procès d’Eric Zemmour, poursuivi pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » suite au remarquable discours qu’il a prononcé en septembre dernier à la Convention de la droite, s’est finalement tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Un procès aux relents staliniens, à l’occasion duquel les associations antiracistes et autres chiens de garde du système ont ouvertement affiché leur volonté de censurer le brillant essayiste.

Un regard lucide sur l’islam et l’immigration

En cause dans cette affaire, rappelons-le, six passages de ce discours d’une trentaine de minutes au cours duquel Zemmour avait eu l’audace de porter un regard lucide sur l’islam et sur l’immigration. Ainsi lui est-il notamment reproché d’avoir parlé d’immigrés « colonisateurs », d’« islamisation de la rue », ou encore du voile et de la djellaba comme des « uniformes d’une armée d’occupation ». Bref, un constat d’une grande justesse, mais qui, comme l’on pouvait s’y attendre, avait immédiatement été suivi d’un impressionnant lynchage de son auteur par la classe politique, les médias, le ban et l’arrière-ban des associations antiracistes, et jusqu’au Premier ministre, qui avait dénoncé des « discours nauséabonds ». Lynchage auquel LCI, qui avait diffusé en direct cette allocution mais que l’on ne peut guère soupçonner de sympathie à l’égard de la droite nationale, n’avait pas non plus échappé, puisque la chaîne s’était vue violemment rappelée à l’ordre par le CSA. Au milieu de ce véritable délire antiraciste, pas moins d’une dizaine d’associations s’étaient bien sûr immédiatement portées parties civiles et le parquet de Paris lui-même s’était emparé de l’affaire. Autant dire que tous les ingrédients du procès stalinien étaient réunis. D’autant que, comme le soulignait Me Pardo, avocat d’Eric Zemmour, en faisant allusion à des accusations fondées sur des citations tronquées, voire déformées, et au caractère privé de l’intervention, « toutes les règles qui font la défense de la liberté d’expression, la liberté de la presse, sont dans ce dossier bafouées ». Et Me Pardo, rappelant très justement que « le débat d’idées ne doit pas être un débat judiciarisé », d’ajouter alors : « C’est ça la vérité de ce qui est en jeu aujourd’hui. »

Un désir de censure ouvertement proclamé

Car dans cette affaire, comme dans toutes les précédentes impliquant l’essayiste, l’objectif réel des adversaires de Zemmour est moins de le sanctionner pour un prétendu « dérapage » que de le priver de toute possibilité de s’exprimer. Un désir de censure d’ailleurs, et aussi incroyable que cela puisse paraître, qu’ont totalement assumé et ouvertement proclamé les avocats des parties civiles lord de ce procès. C’est ainsi que l’on aura vu l’un d’eux, après avoir affirmé qu’Eric Zemmour « n’existe que parce que LCI, BFM TV et CNews existent », appeler ouvertement les médias à le censurer. Ou encore Me Karsenti, avocat de l’association La Maison des potes, reconnaître que sa « stratégie est de faire taire Eric Zemmour ». Mais, peut-être plus révélatrice encore de cette tyrannie qui s’installe doucement mais sûrement dans notre pays, cette demande ahurissante faite lors de l’audience par Me Boucher-Naranin, avocate du Collectif contre l’islamophobie en France et de l’Association de défense des droits de l’homme, qui, s’interrogeant sur une éventuelle « démence » de Zemmour, n’a pas hésité à réclamer… une « expertise psychiatrique » de l’essayiste ! Une demande qui rappelle étrangement cette sinistre époque où l’URSS enfermait ses dissidents et ses opposants dans des hôpitaux psychiatriques… En attendant, le procureur, qui a estimé – sans surprise – mercredi que les « infractions étaient parfaitement caractérisées », a demandé au tribunal de condamner le polémiste à 100 jours-amendes à 100 euros qui, s’ils ne sont pas payés se transformeront en emprisonnement, ainsi qu’à une large publication de la décision « à ses frais ». La décision du tribunal sera rendue le 25 septembre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juillet 2020

Twitter nous cloue le bec – Vers toujours plus de censure

Il y a moins de deux semaines, la fameuse loi Avia qui, sous couvert de lutte contre la « haine en ligne », instaurait une véritable censure sur Internet était retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le motif qu’elle constituait « une atteinte à la liberté d’expression et de communication » (voir Présent daté du 20 juin). Une petite victoire pour tous ceux qui, comme nous, s’opposent à la tyrannie du politiquement correct et craignaient de se voir subitement bâillonnés. Mais c’était compter sans la toute-puissance de ces dirigeants de réseaux sociaux qui, en bons relais de l’idéologie dominante, se permettent de bloquer et même de fermer les comptes de tous ceux dont les propos sortent des clous.

Les réseaux sociaux, chiens de garde du système

A commencer par votre quotidien, dont on rappellera que les comptes Facebook et Twitter ont déjà été à plusieurs reprises bloqués pour avoir simplement mis en ligne des articles rendant compte des actions de Génération identitaire. Plus récemment, les petits censeurs de Twitter se sont ainsi permis de bloquer l’accès aux comptes de l’essayiste spécialisé dans la géopolitique Alexandre del Valle et du politologue Guillaume Bigot, pour le motif que ceux-ci n’auraient « pas respecté les règles de la communauté ». En clair : leur discours n’était pas conforme à la pensée unique. Une censure à peine déguisée contre laquelle s’est élevée mardi Marine Le Pen qui, après avoir estimé que « rien ne justifie ces sanctions », s’est étonnée « du pouvoir exorbitant que s’octroient les réseaux sociaux, qui suspendent arbitrairement et décident de qui a le droit de s’exprimer ». Dans le même registre, et en dépit des innombrables désaccords que nous pouvons avoir avec lui, on pourrait aussi citer le cas de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont Google a carrément supprimé lundi la chaîne YouTube à la suite, là encore, « des enfreintes répétées [au] règlement de la communauté ». Notons au passage que ces nouveaux censeurs sont particulièrement réactifs car, dans la foulée de cette suppression, Dieudonné avait immédiatement créé un deuxième compte, qui a lui aussi été fermé… en moins d’un quart d’heure !

Une censure pas même déguisée

Autant dire que, si les tenants de l’idéologie dominante ne sont pas parvenus à bâillonner complètement leurs opposants par le biais de la loi Avia, ils sont en train d’atteindre leur objectif grâce à la complicité des géants d’Internet, qui ont entrepris une véritable purge des réseaux sociaux. Cette purge s’effectue au mépris total des lois, et uniquement selon le bon vouloir de dirigeants non élus par le peuple, soumis à la pression des lobbies et avant tout soucieux de leurs intérêts économiques. Une purge dont se félicite néanmoins bêtement la gauche, sans prendre conscience que c’est la liberté d’expression de tous qui est aujourd’hui grandement menacée. Comble du scandale, les partisans de cette censure généralisée ne se cachent même pas de vouloir priver de parole leurs adversaires politiques. En témoignent notamment les déclarations honteuses de l’avocat de SOS Racisme lors du procès d’Eric Zemmour, qui s’est tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris et à l’issue duquel le parquet a requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, à l’encontre du brillant polémiste, pour les propos qu’il a tenus en septembre dernier à Paris lors de la Convention de la droite. Affirmant entre autres que, sans les médias (LCI, CNews, etc.), Eric Zemmour n’existerait pas, Me Klugman n’a en effet pas hésité à appeler ces derniers à le censurer ! En témoigne aussi cette pétition lancée par l’ex-figure des Gilets jaunes, proche de Tapie, Priscillia Ludosky, qui, sous le titre « Eric Zemmour, xénophobe, doit être banni des médias ! », appelle ouvertement à censurer celui que des dizaines de milliers de Français prennent plaisir à écouter chaque soir sur CNews.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2020

Occupation du chantier de la mosquée de Poitiers – Relaxe pour les cinq Identitaires poursuivis, par Franck Deletraz

Lourdement condamnés en première instance pour avoir occupé pacifiquement en octobre 2012 le toit de la mosquée de Poitiers en construction, déroulé des banderoles et crié quelques slogans en hommage à Charles Martel et contre l’islamisation de notre pays (voir Présent des 23 octobre 2012 et 9 décembre 2017), les cinq militants de Génération identitaire, poursuivis pour la prétendue dégradation de tapis de prière, ont finalement été relaxés vendredi par la cour d’appel de Poitiers.

« Le droit a primé » !

Damien Rieu, l’un des cinq prévenus, avait raison de faire preuve d’optimisme après l’audience en appel du 20 mai dernier. Le jeune militant qui, au passage, venait de montrer à la cour lors d’une mémorable intervention le vrai visage du recteur de la mosquée de Poitiers et de ses amis, à savoir celui de salafistes soutenus par les Frères musulmans, avait en effet souligné qu’en huit ans, le dossier de l’accusation s’était vidé peu à peu et qu’il n’en restait aujourd’hui plus grand-chose (voir Présent daté du 23 mai). C’est ainsi que, après avoir été poursuivis – et condamnés en décembre 2017 – pour « manifestation non autorisée », « incitation à la haine raciale », et « dégradation de biens en réunion », les cinq Identitaires ont vu le parquet renoncer, lors de l’audience du 20 mai, à la qualification de « provocation à la discrimination raciale ou religieuse » en raison d’une omission procédurale. Ne restaient plus alors que de prétendues « dégradations » de tapis de prière, pour lesquelles l’avocat général avait requis six mois de prison avec sursis à l’encontre de quatre des cinq prévenus. « Un prétexte pour ne pas arrêter toutes les poursuites », comme l’avait souligné Damien Rieu, qui n’aura finalement pas pesé, la cour considérant vendredi comme « légères » les prétendues « dégradations ». Bref, comme s’en est félicité Me Frédéric Pichon, l’avocat d’un des cinq prévenus, après huit longues années de procédure, et alors que « nous vivons dans la dictature de l’émotion », dans cette affaire, « le droit a primé » !

L’hystérisation croissante de la vie politique française

Le combat judiciaire est cependant loin d’être terminé pour GI, dont l’une des jeunes militantes ayant participé à la spectaculaire opération de la place de la République le 13 juin (voir Présent daté du 16 juin) a été récemment accusée par Mélenchon d’avoir effectué à cette occasion « des saluts nazis ». Une accusation totalement contredite par les nombreuses photos et vidéos réalisées ce jour-là, sur lesquelles on peut nettement voir la jeune femme brandir en fait un fumigène, et à laquelle GI a décidé de répondre en portant plainte pour « diffamation » contre le chef de LFI. Une accusation qui met une fois de plus en évidence l’hystérisation croissante de la vie politique française, et cette habitude malsaine qu’ont prise certains d’accuser leurs adversaires de sympathies nazies pour les « tuer » électoralement. Et cela, jusqu’à la bêtise absolue, comme l’a montré la récente affaire qui a secoué la campagne des municipales à Levallois-Perret. Dans l’ancienne ville des Balkany, leur candidat Arnaud de Courson (DD), soutenu aussi par LREM, n’a en effet rien trouvé de mieux à faire que d’envoyer à ses amis une photo mettant en scène son adversaire Agnès Pottier-Dumas (LR) en compagnie de la deuxième tête de liste LR, David-Xavier Weiss, pointant le doigt en l’air, avec ce commentaire : « Weiss et le salut nazi ? » Manque de chance pour lui, il l’a aussi adressée par erreur à une militante d’Agnès Pottier-Dumas, suscitant un scandale d’autant plus grand que David-Xavier Weiss est juif et que ses parents ont tous deux été déportés…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2020

Tchétchènes versus Maghrébins – C’est la guerre à Dijon !

Tirs de kalachnikov, explosions, voitures fonçant dans la foule, véhicules incendiés… Depuis quatre jours, c’est une véritable guerre qui oppose chaque soir des centaines de Tchétchènes et de Maghrébins dans la capitale des ducs de Bourgogne, sur fond de trafic de drogue. Une situation totalement ahurissante qui, bien qu’étant d’une gravité et d’une ampleur inédites, ne semble pourtant pas inquiéter plus que cela ce gouvernement lamentable avant tout préoccupé par le désarmement moral et physique de ses policiers.

Fusillades et incendies en pagaille

A l’origine de ces incroyables scènes de guérilla urbaine, un différend survenu le 10 juin entre un jeune Tchétchène et des dealers maghrébins de Dijon, qui l’auraient passé à tabac. Pour se venger, les Tchétchènes auraient alors mobilisé des membres de leur communauté dans toute la France, et même en Belgique, pour mener une vaste expédition punitive contre les Maghrébins de Dijon. C’est ainsi que, vendredi soir, quelque 150 Tchétchènes, encagoulés et armés pour certains de kalachnikovs, pour d’autres de barres de fer, couteaux et autres battes de baseball, ont pris d’assaut un bar à narguilé du centre-ville, lors d’une descente qui a fait pas moins de dix blessés ! Mais l’affaire ne s’arrête pas là : la police ayant mis fin aux affrontements, Tchétchènes et Maghrébins se donnaient rendez-vous le lendemain à proximité du quartier ethnique des Grésilles, où des échanges de tirs de kalachnikov ont blessé grièvement le gérant d’une pizzeria. Dimanche, alors que près de 200 Tchétchènes avaient à nouveau investi le quartier des Grésilles, un Maghrébin au volant de sa voiture fonçait sur le groupe, faisait un tonneau et était grièvement blessé. Enfin, lundi soir, 60 gendarmes mobiles, 40 CRS et des renforts de la BAC, ainsi que du RAID, étaient mobilisés pour disperser aux Grésilles un attroupement de quelque 150 Maghrébins cagoulées et armées, qui avaient tiré en l’air, détruit des caméras de vidéoprotection, incendié des poubelles et plusieurs véhicules, dont celui d’une équipe de France 3…

Vers la « libanisation » de la France

De façon assez révélatrice, on notera que tous ces « braves gens », bien conscients de l’impunité totale dont bénéficient les criminels dans notre pays, n’hésitent pas à se bousculer devant les médias pour expliquer, à visage découvert, les motifs de leur colère. C’est ainsi que, parmi les nombreuses interviews de ceux-ci circulant sur Internet, on a même pu voir un Tchétchène déplorer que « la loi française ne [leur permette] pas de tirer sur des gens » ! Face à ces incidents très graves et au silence observé jusque-là par l’Etat, l’opposition n’a pas tardé à dénoncer vivement l’inaction du gouvernement. Ainsi, s’est indignée Marine Le Pen sur Twitter, « notre pays sombre dans le chaos […], des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main » et « que fait Castaner » ? Une indignation partagée par Dupont-Aignan, qui a observé de son côté : « Pendant que les bien-pensants veulent abattre les statues de ceux qui ont fait l’histoire de France pour se coucher devant le communautarisme, une guerre urbaine fait rage à Dijon entre communautés de Maghrébins et de Tchétchènes. » Avant d’ajouter : « En Marche vers la libanisation de la France ! » Ainsi interpellé, l’Intérieur a tout de même fini par réagir lundi en publiant un communiqué dénonçant « les violents troubles à l’ordre public et les actes d’intimidation survenus dans l’agglomération dijonnaise ». Les qualifiant d’« inadmissibles », il a même promis d’y apporter « une réponse ferme ». Une menace qu’il aura cependant du mal à mettre à exécution au moment où, précisément, il fait tout pour désarmer sa police et où la justice a pour consigne de limiter au maximum les incarcérations… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2020

Attaque islamiste de la préfecture de Paris : l’accablant rapport de la commission parlementaire, par Franck Deletraz

Après huit mois d’enquête, la commission parlementaire dirigée par Eric Ciotti (LR) et chargée de faire la lumière sur l’attaque de la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019, par l’islamiste Mickaël Harpon, a rendu mercredi son rapport. Un rapport sans grande surprise, puisqu’une bonne partie de son contenu a déjà été révélée en février, mais qui conclut une fois de plus à « de graves défaillances » dans le suivi de Harpon, dont des actes auraient dû alerter sa hiérarchie.

Une succession de « signaux » ignorés

Présenté à huis clos, ce rapport, révélé par Le JDD et Le Parisien, souligne ainsi que plusieurs signaux auraient dû alerter les autorités au sujet de Harpon. A commencer par les propos que celui-ci avait tenus devant ses collègues en janvier 2015 au sujet des attentats de Charlie Hebdo. Des propos qui, rappellent les auteurs du rapport, « revêtaient une évidente gravité », mais n’ont pourtant fait l’objet d’aucun signalement. Pour la commission d’enquête, c’est « le dysfonctionnement le plus grave de l’affaire Harpon ». L’autre élément à charge contre le comportement de l’informaticien et contre le suivi de son évolution est sa conversion à l’islam après son mariage entre 2009 et 2011, conversion qui l’avait notamment conduit à ne plus saluer les femmes. Or, malgré plusieurs remarques de ses supérieurs, souligne la commission d’enquête, là encore, aucun signalement n’avait été effectué… Bref, autant de « failles » de sécurité inconcevables, insistent les députés, qui ont permis à Harpon de passer à travers les radars de l’antiterrorisme et de tuer à l’arme blanche quatre de ses collègues.

Les propositions de la commission

Pour prévenir de nouveaux actes « de l’intérieur » à l’avenir, la commission d’enquête formule alors dans son rapport 35 propositions, à commencer par « la refonte totale » de la DRPP. Face à la nécessité de rehausser les standards de recrutement au sein de celle-ci, la première proposition est de confier à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et au renseignement interne des armées (DRSD) le « rôle de chefs de file des recrutements au sein des services de renseignement ». La commission ne va pas jusqu’à préconiser dès à présent une suppression de la DRPP, mais elle suggère « à moyen terme » de la « repositionner » au sein du renseignement intérieur selon deux scenarii possibles, allant de « sa refonte totale au transfert a minima des activités de lutte contre le terrorisme vers la DGSI ». Par ailleurs, concernant la détection des signes de radicalisation, la commission préconise d’intensifier les efforts et les formations au sein des services de sécurité sur ces sujets. Afin de renforcer les procédures de recrutement, elle propose en outre « d’étendre le champ des enquêtes administratives préalables au recrutement des personnels administratifs des administrations remplissant une mission de sécurité et des personnels civils dans les armées, afin d’assurer un contrôle de l’ensemble des personnels, même non habilités ». Enfin, s’agissant des procédures d’habilitation, les auteurs du rapport font plusieurs propositions afin de les renforcer (réduction de la validité, suivi, signalement…), et préconisent l’instauration d’une prestation de serment affirmant l’adhésion aux valeurs de la République pour « l’ensemble des professions sensibles ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2020

Un ministre choisit le camp des voyous ethniques

Après trois ans de gouvernement Philippe, certains parmi nous pensaient peut-être avoir tout entendu en matière de propos indignes, intolérables et révoltants. Or, qu’ils se détrompent : bien que les groupuscules communautaristes, d’extrême gauche et autres suprémacistes noirs rassemblés mardi soir à l’appel du comité Traoré aient ouvertement défié l’Etat en bafouant l’interdiction de manifester prononcée par la préfecture de police, bien qu’ils s’en soient violemment pris aux forces de l’ordre et aient entièrement saccagé une partie du XVIIe arrondissement de Paris, Didier Guillaume a dit « comprendre » ce rassemblement « incroyable », et réclamé que « l’Etat français » fasse « toute la lumière » sur l’affaire Traoré !

Guillaume, l’idiot utile des suprémacistes noirs

Invité mercredi matin par Sud Radio, le ministre de l’Agriculture, manifestement très satisfait de cette manifestation sauvage qui a tourné à l’émeute et a donné lieu à de graves violences, a ainsi déclaré qu’« aucun enfant de France, aucun citoyen qui habite sur le sol de la France, ne doit être attaqué, discriminé, vilipendé ». Disant déceler « une tension extrême dans le pays et le sentiment de certains de nos concitoyens de subir des actes racistes », Didier Guillaume, qui n’avait sûrement pas en tête à ce moment-là le racisme anti-Blanc qui ne cesse de gagner du terrain dans notre pays, a alors expliqué que « la règle absolue dans la République, ce qui fonde notre pacte républicain, c’est justement l’accueil, la diversité et l’intégration ». Aussi, a-t-il poursuivi, « je souhaite désormais que la République passe. Et pour qu’elle passe, il faut que les règles de la République soient respectées pour tout le monde ».

« Désertion de l’Etat républicain »

Des propos qu’ont sûrement appréciés les centaines de policiers insultés et violemment caillassés pendant des heures mardi soir par les milliers de voyous ethniques rassemblés devant le tribunal. Deux d’entre eux ont d’ailleurs été blessés. Mais aussi les riverains et commerçants du XVIIe arrondissement qui ont vu leur quartier entièrement mis à sac. Parmi les innombrables dégradations ? La maison des avocats fracturée, plusieurs incendies de barricades alimentés avec du mobilier urbain (vélos, trottinettes électriques et deux engins de chantiers incendiés), des poubelles renversées ou incendiées, quatre vitrines de commerces taguées ou étoilées et enfin, à Clichy, la façade de la police municipale dégradée tout comme un véhicule et la devanture d’un supermarché. Pour le seul XVIIe, Geoffroy Boulard, maire de l’arrondissement, évaluait l’ardoise à… « un million d’euros » ! Bref, si Didier Guillaume a pu s’enthousiasmer devant ce scandale, fort heureusement d’autres ont vivement réagi face à cette manifestation. Parmi ceux-ci, on citera notamment le député RN Bruno Bilde qui, dans une question écrite au ministre de l’Intérieur, a dénoncé « la désertion de l’Etat républicain », en rappelant que « rien n’a été fait par les services du ministère de l’Intérieur pour empêcher la tenue de ce raout racialiste ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2020

Bronx-sur-Seine – Manifestation interdite du Comité Adama Traoré, par Franck Deletraz

Forces de l’ordre violemment prises à partie, quartier entièrement saccagé et boulevard périphérique envahi : alors que la Préfecture de police de Paris l’avait formellement interdite et que plusieurs syndicats de policiers avaient mis en garde les autorités contre les graves débordements que celle-ci pouvait entraîner, la manifestation ouvertement anti-flics organisée par le Comité Adama Traoré s’est quand même tenue mardi devant le tribunal judiciaire de Paris, donnant lieu, comme l’on pouvait s’y attendre, à d’innombrables violences. Retour sur un véritable scandale qui, dans tout pays normalement constitué, entraînerait la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Importer le conflit racial en France

Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la foule des groupuscules communautaristes, racistes, et d’extrême gauche qui sévissent impunément depuis des années sur notre sol, inspirés par les émeutes qui secouent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd, tentent aujourd’hui d’importer chez nous ce conflit racial et anti-flics. Le préfet Lallement semble lui-même en avoir conscience puisque, dans un mail qu’il a adressé mardi aux policiers pour leur apporter son soutien, il y a fait indirectement allusion en rappelant qu’en France « une accusation ne suffit pas à faire une vérité » et que « la police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste ». Conscient également que « la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux (laissait) craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible », Lallement avait aussi formellement interdit le rassemblement prévu par le Comité Traoré. Une interdiction qui ne devait cependant pas impressionner les organisateurs puisque, à peine le communiqué de la Préfecture publié, ceux-ci défiaient ouvertement l’autorité en annonçant que la manifestation aurait quand même lieu. Dans la soirée, plusieurs milliers de militants communautaristes et d’extrême gauche se rassemblaient ainsi devant le tribunal judiciaire, porte de Clichy, à Paris, pour manifester aux cris de… « tout le monde déteste la police ». Des appels à la haine qui n’ont évidemment pas tardé à donner lieu à de violents incidents, au cours desquels les forces de l’ordre ont été sans cesse prises à parti, le quartier saccagé, des vélos et du mobilier urbain incendié, des barricades érigées et le boulevard périphérique envahi par les manifestants. Des affrontements qui se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, s’étendant même à la commune limitrophe de Clichy, où les vitres d’un poste de police municipale ont été saccagées.

Castaner dehors !

Au lendemain de ces émeutes qui étaient largement prévisibles, on ne peut que se demander pourquoi les autorités ont piteusement renoncé à faire respecter l’interdiction de manifester prononcée par la Préfecture et n’ont pas donné l’ordre aux policiers de disperser immédiatement les manifestants. Pas gêné plus que cela, semble-t-il, d’avoir vu l’autorité de l’Etat ainsi ouvertement bafouée, le ministre de l’Intérieur devait se contenter de publier un banal tweet en fin de soirée affirmant que « la violence n’a pas sa place en démocratie », et que « rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous » ! Une réaction d’autant plus inacceptable que l’on a pu voir Castaner, en d’autres occasions, faire preuve d’un zèle tout particulier dès lors qu’il s’agissait de faire respecter des interdictions de manifester prononcées contre des manifestants pro-Vie ou encore des Identitaires. Par ailleurs, au moment où les comités prétendument « anti-racistes » et autres groupuscules d’extrême gauche multiplient en France les manifestations violentes et les appels à la haine anti-flics, on ne peut que se demander, là aussi, comment il se fait que le ministère de l’Intérieur n’ait pas depuis longtemps déjà demandé leur dissolution immédiate.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2020

A Sète, les obsèques en grande pompe d’un dealer musulman

HLM dealers

Ceux qui refusent encore de croire que la crise du Covid-19 aura été l’occasion pour le gouvernement d’officialiser la bipartition de notre pays, entre des Français de souche soumis à un confinement strict et mis à l’amende et des banlieues ethniques bénéficiant d’un régime allégé et de nombreuses exemptions, devraient méditer sur l’affaire scandaleuse mais ô combien révélatrice des obsèques du dealer musulman Ayoub à Sète. En effet, alors que les restrictions imposées par le confinement interdisent quasiment aujourd’hui à des milliers de familles françaises d’enterrer dignement leurs morts et de leur rendre un dernier hommage, ce multirécidiviste, lui, aura eu droit à une cérémonie funéraire musulmane en bonne et due forme, rassemblant au moins une centaine de personnes équipées de masques par la mairie et sous protection policière !

Ayoub, Sofiane, Abdelkrim et les autres

Rappelons d’abord que le défunt, qui habitait le quartier ethnique de Thau et était « très défavorablement connu de la justice pour des affaires de stupéfiants », a perdu la vie le 29 avril lors d’un règlement de comptes entre trafiquants de drogue. Ce jour-là, en effet, Ayoub avait d’abord été passé à tabac par deux frères, prénommés Sofiane et Abdelkrim, mais avait réussi à prendre la fuite à bord d’une BMW pour aller chercher son beau-frère Kamel. Il avait cependant été rattrapé par ses poursuivants qui, embarqués dans un véhicule conduit par Nordine, un de leurs proches, l’avaient abattu de 23 coups de feu. Rapidement identifiés par la police, les tireurs, qui avaient dans un premier temps pris la fuite, avaient fini par se rendre aux forces de l’ordre dimanche soir. Quant à leur complice Nordine, il était toujours en fuite à l’heure où nous écrivions ces lignes.

Un « deux poids, deux mesures » inacceptable

Quoi qu’il en soit, les obsèques du dealer Ayoub, célébrées samedi matin au quartier de la Plagette à Sète, n’étaient pas celles de monsieur Tout-le-monde en ces temps de confinement. En effet, alors que les restrictions imposées par l’Etat depuis mi-mars aux Français endeuillés sont on ne peut plus sévères et appliquées avec un zèle tout particulier, Ayoub, lui, aura eu droit à la Salat al-Janazah et à une cérémonie funéraire musulmane en bonne et due forme, rassemblant au moins une centaine de personnes auxquelles, selon des témoins, la mairie DVD aurait même fourni des masques ! Le tout sous la protection des polices nationale et municipale… Un viol manifeste des règlements en vigueur, avec la complicité des autorités publiques, qui, non seulement a été scandaleusement passé sous silence par les grands médias, mais n’a en outre suscité aucune réaction de la part de la classe politique. A l’exception du RN qui, rappelant dans un communiqué que « des dizaines de Sétois sont morts ces deux derniers mois sans que leurs proches puissent les accompagner », s’est fort justement indigné de « ce “deux poids, deux mesures” inacceptable » appliqué par le maire de Sète, François Commeinheis, qui « prouve une nouvelle fois sa propension à soutenir le communautarisme et le clientélisme ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2020

Multiplication des appels à la prière musulmans en France – L’incroyable lâcheté du gouvernement face à la provocation

Lyon, Valentigney, Bischwiller, Colmar, Montpellier… Depuis plusieurs semaines, un nombre croissant de mosquées « françaises », sous couvert d’apporter leur soutien au personnel soignant, en profitent pour faire retentir chaque jour l’« adhan », l’appel à la prière musulman lancé par le muezzin. Une initiative qui, derrière les explications se voulant rassurantes des responsables musulmans, témoigne en réalité de leur volonté de renforcer leur présence sur notre sol et constitue donc une nouvelle provocation à l’encontre des autorités françaises. Or, non contentes de laisser faire, celles-ci vont même jusqu’à cautionner ce qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle démonstration de force.

« Il n’est plus possible de regarder ailleurs »

Le 25 mars, alors que les églises de France, à l’appel de la CEF, faisaient sonner leurs cloches pour célébrer l’Annonciation et marquer au passage leur solidarité avec les soignants, la grande mosquée de Lyon, elle, faisait retentir du haut de son minaret l’appel à la prière musulman. Une initiative reprise depuis par de plus en plus d’imams en France, comme à Valentigney, Bischwiller, Colmar, ou encore Montpellier, dont la mosquée est connue pour être proche des Frères musulmans. A tel point que, s’inquiétant de cette situation, Marine Le Pen a adressé le 4 avril une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur pour lui demander de « faire cesser ces nuisances sonores par une stricte et rapide application de la loi et s’il le faut par des poursuites judiciaires ». En effet, écrivait la présidente du RN, « nous assistons […] à une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore par des groupements qui cherchent à saisir toute occasion de repousser les principes de laïcité de notre République et, ainsi, défier ouvertement l’Etat républicain ». Or, ajoutait-elle, « sauf à laisser dériver le pays vers des situations qui seront de plus en plus difficilement maîtrisables, il n’est plus possible de regarder ailleurs ». Une mise en garde à laquelle Castaner, faisant preuve au mieux d’un aveuglement incroyable, au pire d’une pleutrerie désespérante, s’est contenté de répondre que « certains responsables de mosquées, très peu nombreux, ont souhaité lancer des appels à prier chez soi ou […] à exprimer leur solidarité avec les personnels hospitaliers », et qu’« au-delà des polémiques, qui appartiennent à ceux qui veulent les faire vivre, il a été expressément demandé à ces responsables de trouver d’autres formes d’expression de leur solidarité ». Une réponse qui, de manière assez troublante, reprenait d’ailleurs la version avancée le jour même par le CFCM, qui expliquait que la grande mosquée de Lyon avait simplement voulu manifester sa « solidarité avec notre Nation tout entière ». Une version que Castaner n’aura pas été le seul à avaler puisque le député UDI Lagarde devait déclarer quant à lui – très sérieusement – que l’appel de Lyon était motivé par la volonté des musulmans de… « s’associer à la fête catholique de l’Annonciation » !

« Des tentatives d’occuper le territoire »

Le problème, c’est que, comme le rappelait très justement Aurélien Marcq dans Causeur, « l’adhan n’est pas juste une chanson exotique au doux parfum d’Orient. C’est un texte lourd de sens, dans lequel on entend notamment “Allahu akbar”, “Allah est le plus grand” et “Lâ ilâha illa Llâh”, “j’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah” ». « Allahu akbar », précisait-il, qui « est devenu le cri de ralliement des djihadistes, comme il était jadis celui des armées conquérantes de l’islam », et « Lâ ilâha illa Llâh » qui « est par essence la négation de toute religion en dehors de l’islam ». Et le journaliste d’ajouter alors judicieusement : « Ces adhans qui retentissent – de surcroît […] dans une langue étrangère – sont des démonstrations de force, des provocations, des tentatives d’occuper un territoire. » Une volonté d’occuper le territoire que les musulmans ne cherchent même pas à dissimuler puisque le site Des Dômes & Des Minarets, qui se présente comme « le journal des mosquées de France », n’hésitait pas à écrire récemment qu’« au nom de l’égalité du traitement des cultes, les mosquées devraient réclamer ce droit (aux appels publics à la prière) en particulier dans les villes et quartiers où se concentre une forte communauté musulmane ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 avril 2020

Attestation de sortie numérique – Encore un revirement du gouvernement

Elle est un peu à l’image de la manière dont notre gouvernement gère la crise du coronavirus depuis ses débuts : d’abord autorisée puis jugée non valable, l’attestation de sortie numérique est finalement légale depuis lundi matin. Retour sur ce nouveau revirement de l’exécutif, qui s’explique sans doute davantage par son incapacité à doter les forces de l’ordre de masques et de protections que par une réelle volonté d’assouplir le dispositif.

Une gestion au jour le jour

C’était le 16 mars dernier. Apportant quelques précisions pratiques après l’annonce par le président de la mise en place du confinement dans notre pays, Castaner indiquait que les personnes autorisées à sortir devraient être en mesure de présenter l’attestation de sortie dérogatoire imprimée ou, pour celles ne disposant pas d’imprimante, une version manuscrite sur papier libre, ou de présenter le fameux justificatif sur téléphone. Or, deux jours plus tard, le gouvernement faisait marche arrière : prétextant un risque de collecte de données personnelles par des sites frauduleux, le ministère de l’Intérieur n’autorisait finalement que les attestations imprimées et celles rédigées sur papier libre. Cependant, après trois semaines de confinement, nouveau revirement : l’attestation numérique redevient valable…

Une valse-hésitation qui n’est pas sans rappeler celle que nous avons connue avec les masques, dont le gouvernement, après nous avoir d’abord répété qu’ils étaient inutiles, envisage maintenant de rendre leur port obligatoire ! Un projet qu’il aura bien du mal à concrétiser, quand on sait qu’il est déjà incapable de fournir des masques aux personnels soignants et autres forces de l’ordre chargées de contrôler lesdites attestations. Sans doute faut-il voir d’ailleurs dans cette soudaine mise à la disposition des Français d’une attestation numérique la volonté du gouvernement d’apaiser la colère qui agite depuis des semaines les forces de l’ordre, plus que le désir d’apporter, comme l’a affirmé Castaner, « un peu de souplesse » au dispositif.

Une réponse à la colère des policiers

Quoi qu’il en soit, cette attestation numérique présente effectivement un certain nombre d’avantages. Outre le fait qu’elle évite de multiplier les impressions pour les gens amenés à sortir souvent, elle permet aux policiers de respecter les mesures barrières lors des contrôles et d’éviter la manipulation de documents éventuellement contaminés. Pour vous la procurer, il vous suffit de vous rendre sur le site du ministère de l’Intérieur, de cliquer sur « générer » une attestation, et de renseigner le formulaire qui vous est soumis. Après quoi, vous cliquez sur le bouton « Générer mon attestation », et un fichier PDF est alors automatiquement enregistré dans votre téléphone. En cas de contrôle par les policiers, il vous suffira de présenter votre smartphone avec l’attestation téléchargée.

Celle-ci disposant d’un QR Code, les policiers scanneront ce symbole carré avec un appareil équipé de l’application CovidReader, et auront alors accès aux informations contenues dans votre attestation directement sur leur terminal. Un dispositif certes pratique, mais qui suscite aussi l’inquiétude d’un certain nombre de nos compatriotes, qui craignent d’être ainsi surveillés. Cependant, à en croire les spécialistes du numérique, il n’y aurait pas de risque de fichage de vos données personnelles ou de vos déplacements. Ce qui constitue un défaut d’ailleurs pour l’association Gendarmes & Citoyens, qui, dans un communiqué publié dimanche, a regretté, non sans raison, que cette application ne croise pas les informations avec celles d’autres fichiers, et notamment avec celles contenues dans le fichier des personnes recherchées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2020

Drôle de guerre, par Franck Deletraz

Un tantinet théâtral, le chef de l’Etat, qui s’est adressé une nouvelle fois aux Français lundi soir, n’a pas hésité à revêtir l’uniforme un peu trop grand pour lui du « chef de guerre » pour annoncer son nouveau train de mesures contre le coronavirus. Multipliant en effet les métaphores martiales et les appels à la « mobilisation générale », le président est même allé jusqu’à marteler que « nous sommes en guerre » contre l’épidémie. De quoi renforcer surtout notre inquiétude, tant le « généralissime » Macron, par son imprévoyance, sa sous-estimation permanente du danger, son effarante lenteur à réagir, et ses incessantes contradictions, nous a montré depuis le début de cette crise qu’il était un bien piètre « chef de guerre ».

« Confinement », un autre mot tabou ?

Annonçant enfin ce fameux confinement que les soignants réclamaient depuis des semaines et qui, mis en place plus tôt, auraient peut-être permis de retarder – voire d’empêcher – l’effrayante propagation de l’épidémie à laquelle nous assistons aujourd’hui, Macron a même réussi le tour de force de ne pas prononcer une seule fois le mot « confinement » ! Préférant parler de déplacements « très fortement réduits […] pour 15 jours au moins », de « réunions amicales ou familiales [qui] ne seront plus [permises] », ou encore des « trajets nécessaires » qui « seuls doivent demeurer », le chef de l’Etat a, ce faisant, fait preuve une fois de plus d’une imprécision assez incroyable. Par ailleurs, si Macron a fini par annoncer lundi l’adoption de cette mesure de pur bon sens qu’est la fermeture des « frontières à l’entrée de l’UE et de l’espace Schengen » pour 30 jours, chacun aura pu noter l’incohérence de cette décision puisque, comme l’a précisé le président, cette fermeture ne concernera pas les frontières internes à l’Espace Schengen. Un comble, quand on sait que l’Europe est devenue le premier foyer mondial du coronavirus, et que plusieurs pays membres de Schengen sont gravement touchés par l’épidémie. Autre décision largement attendue : le report au 21 juin du second tour des municipales. Elections dont tout le monde se demande encore comment Macron, tout en suppliant les Français de rester chez eux, a pu demander le maintien dimanche dernier, dans les conditions que l’on sait.

Quand Macron plagie le Tigre

En proie à sa mégalomanie, le chef de l’Etat est même allé lundi soir jusqu’à plagier Clemenceau en déclarant – d’une manière assez cynique, il faut bien le dire –, à propos des personnels soignants, qu’« ils ont des droits sur nous ». Ce qui est tout à fait vrai, mais a quand même de quoi choquer de la part d’un président qui leur promet depuis des mois (et leur a encore promis lundi) ces fameux masques de protection dont ils manquent cruellement. Assez curieusement, d’ailleurs, chacun aura pu noter dimanche que les assesseurs des bureaux de vote, eux, en avaient été largement dotés… Bref, parmi les autres mesures annoncées lundi par Macron, on retiendra encore le recours à l’armée, dont les personnels aideront d’une part « à déplacer les malades des régions les plus affectées » afin de « réduire la congestion » des hôpitaux dans les zones les plus lourdement touchées par le coronavirus, et déploieront d’autre part « dans les jours à venir en Alsace » un « hôpital de campagne ». Par ailleurs, Macron a également annoncé la suspension de « toutes les réformes en cours », à commencer celle des retraites, l’adoption prochaine d’« un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques », ainsi que la mise en place d’un fonds de solidarité pour les entrepreneurs, commerçants et artisans, qui sera « abondé par l’Etat ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 mars 2020

Drapeaux nationaux interdits au Parlement européen – L’Académie française donne raison au RN, par Franck Deletraz

C’est une petite mais très symbolique victoire que viennent de remporter les eurodéputés RN face au « rouleau compresseur » de l’UE. Contraints depuis janvier par le président du Parlement européen de retirer les petits drapeaux nationaux qui trônent sur leurs pupitres au motif que les « banderoles et bannières » sont interdites dans l’hémicycle.

« Nier les histoires et les identités nationales »

Depuis toujours, les députés du groupe « Identité et démocratie » et autres élus patriotes ont l’habitude, lorsqu’ils siègent au Parlement européen, de poser sur leurs pupitres des petits drapeaux aux couleurs de leur pays respectifs. Or, au début de janvier, lorsque ceux-ci ont regagné l’hémicycle pour une nouvelle session, ils ont eu la surprise de découvrir que ceux-ci avaient tous été retirés en leur absence. Une consigne donnée par l’actuel président du Parlement, le socialiste italien David Sassoli, évidemment agacé par cette tradition qu’il juge contraire à l’idéologie fédéraliste qui anime la construction européenne. Quoi qu’il en soit, cette mesure a immédiatement suscité la protestation des élus du groupe « Identité et démocratie ». Et notamment du chef de sa délégation française Jérôme Rivière (RN) qui, fustigeant des dérives « totalitaires », a accusé fort justement le Parlement de « nier les histoires et les identités nationales » et de vouloir « écraser les nations ». Une indignation partagée bien sûr par l’eurodéputé RN Jordan Bardella qui, dans un tweet, a rappelé que pour les dirigeants de l’UE « tout ce qui rappelle les nations européennes doit purement et simplement disparaître ». Une volonté d’« écraser les nations » dont s’est bien sûr défendu le Parlement, en affirmant avoir simplement voulu appliquer l’article 10 de son règlement intérieur, dont le troisième alinéa stipule que les députés ne peuvent déployer dans l’hémicycle… « ni banderoles ni bannières ».

« C’est notre fierté ! »

Une explication totalement ridicule car, comme l’avaient alors fait valoir les élus d’« Identité et démocratie », les drapeaux nationaux ne peuvent pas être assimilés à des « bannières » et encore moins à des « banderoles ». Cependant, cela ne devait pas empêcher Sassoli de camper sur ses positions. Aussi, les eurodéputés RN, tout en continuant de placer leurs petits drapeaux sur leurs pupitres, avaient-ils adressé mi-février une lettre à Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, et une autre à Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, pour leur demander de bien vouloir clarifier le sens linguistique du mot « drapeau ». Or, la réponse de l’Académie française, tombée cette semaine, est formelle et donne entièrement raison aux eurodéputés RN… Une bonne nouvelle dont s’est évidemment félicitée mercredi Marine Le Pen, en précisant sur Twitter : « Jamais nous ne remiserons notre drapeau au placard [car] c’est notre fierté ! »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2020

De Londres à Gand, en passant par Dieuze – La barbarie islamiste se déchaîne, par Franck Deletraz

Deux personnes grièvement blessées à l’arme blanche à Londres, plusieurs autres poignardées à Gand, les gendarmes de Dieuze attaqués au couteau… Alors qu’au cours des dernières 48 heures, la barbarie islamiste aura frappé pas moins de trois fois en Europe, nous sommes, une fois de plus, atterrés par les révélations faites par les grands médias sur le profil des assaillants, dont tout laissait à penser qu’ils passeraient à l’acte, et par cette incompétence incroyable, criminelle, dont font preuve les gouvernements européens dans leur lutte contre l’islamo-terrorisme.

Une cascade d’attentats

Lundi, après avoir reçu l’appel téléphonique d’un individu leur annonçant « qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’EI », les gendarmes de Dieuze faisaient l’objet d’une attaque au couteau par un jeune homme de 19 ans, qui a fait deux blessés. Parvenu à pénétrer jusque dans les bureaux de la caserne, l’agresseur, « un jeune militaire, en formation initiale depuis deux mois et actuellement en période probatoire », tentait de poignarder un gendarme, le blessant légèrement au bras, avant d’être lui-même blessé par un tir à l’abdomen. Si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, presque rien n’avait fuité sur l’agresseur, et si le parquet national antiterroriste ne s’était pas encore saisi de l’affaire, tout laissait cependant à penser qu’il s’agissait bien d’une nouvelle attaque islamo-terroriste. Rappelons que la veille, déjà, l’Europe avait été frappée à deux reprises par les islamistes. A Gand où, sur ce boulevard très fréquenté qu’est le Bevrijdingslaan, un individu armé d’un couteau avait poignardé au moins deux passants, avant d’être neutralisé par les policiers. Mais surtout à Londres où, dans le quartier de Streatham, l’islamo-terroriste Sudesh Amman, pourtant bien connu des services de police, et prétendument « sous surveillance depuis un certain temps », avait grièvement blessé à l’arme blanche deux personnes, avant d’être abattu par les policiers, lors d’une attaque officiellement revendiquée lundi par l’Etat islamique.

Sudesh Amman, un cas emblématique

Une dernière affaire hautement révélatrice du laxisme criminel dont font preuve la plupart des gouvernements européens face à cette menace pourtant omniprésente et croissante qu’est l’islamo-terrorisme. Car, très rapidement, on apprenait que ledit Sudesh Amman, âgé de 20 ans, venait tout juste de sortir de prison. Un cas proprement hallucinant : interpellé en mai 2018 par la police britannique, Sudesh Amman, chez qui les enquêteurs avaient saisi plusieurs armes, et dans les appareils numériques duquel plus de 349 000 fichiers multimédias comprenant des tutoriels pour fabriquer une bombe, des vidéos de propagande islamiste, ainsi que des messages prouvant sa volonté de commettre un attentat avaient été découverts, avait en effet été condamné en novembre 2018 à trois ans et quatre mois de prison pour 13 infractions terroristes différentes ! Lors de son procès, le commandant antiterroriste de la police de Londres avait même fortement insisté sur sa très grande dangerosité, expliquant notamment que dans un bloc-notes récupéré chez Amman, celui-ci avait rangé en tête de ses « objectifs de vie » la « mort en martyr ». Et pourtant, cela ne devait pas empêcher la justice britannique de le remettre en liberté à la fin du mois de janvier dernier, avant même d’avoir purgé la moitié de sa peine ! Un véritable scandale judiciaire qui n’est pas propre, hélas, à la Grande-Bretagne. Car, si l’on reprend la liste des nombreux attentats islamistes qui ont ensanglanté l’Europe durant ces dernières années, on s’aperçoit que tous leurs auteurs (à quelques rares exceptions) étaient parfaitement connus des services concernés avant de passer à l’acte, et ont tous ou presque, à un moment ou à un autre de leur parcours, été abusivement remis en liberté par les justices française, belge ou encore allemande. Un laxisme totalement inconcevable et qui montre bien que l’Europe, dans sa quasi-totalité, n’a toujours pas pris conscience de la gravité du péril sans précédent qui pèse aujourd’hui sur elle.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 février 2020

Djihadistes « français » retenus en Syrie : l’avocate Marie Dosé plaide (encore) pour leur rapatriement, par Franck Deletraz

Alors que, de l’aveu même de ceux qui nous gouvernent, notre pays est aujourd’hui en guerre, à l’étranger mais aussi – et peut-être surtout – sur son propre sol, contre un islamisme sans pitié et sans le moindre respect pour la vie humaine, certains n’ont visiblement pas pris toute la mesure de cette situation et continuent de tenir un discours angéliste des plus consternants. Comme Me Marie Dosé, cette avocate qui a choisi de défendre les familles de djihadistes « français » partis en Syrie, et réclame inlassablement le rapatriement de ces ennemis jurés de la France, en invoquant le respect de « nos valeurs » républicaines.

Avocate ou… complice ?

Invitée mardi matin sur France Culture pour débattre sur le thème « De la Syrie à l’Hexagone, itinéraires de djihadistes », cette pénaliste bien sûr très appréciée des grands médias, qui s’est fait remarquer en février dernier en accusant ouvertement Paris de « laisser crever » les enfants des djihadistes français en Syrie, et dénonce dans son livre Les Victoires de Daech la prétendue émergence dans notre pays d’une « justice d’exception » qui serait appliquée aux dossiers terroristes depuis la vague d’attentats qui ont ensanglanté la France en 2015 et 2016, nous a ainsi resservi son discours en faveur du rapatriement de tous les djihadistes « français ». Avec, évidemment, ces sempiternels faux arguments : « Daech a cueilli nombre d’adolescents et de jeunes adultes en leur faisant croire qu’ils y feraient de l’humanitaire », « l’idée que la justice serait laxiste est parfaitement fausse », ou encore « il faut […] rapatrier les djihadistes français pour les juger » car « c’est une victoire de Daech de nous faire renoncer à nos valeurs, à sauver ces enfants »…

Pas de quartier pour ces ennemis de la France !

Or, c’est oublier bien vite que ces prétendus « Français » et leurs familles, en décidant librement de rejoindre le « califat » de l’Etat islamique, ont fait le choix de servir militairement (et d’autres manières) contre la France et son armée. Pour cette raison, ils devraient évidemment être automatiquement déchus de leur nationalité française. Nationalité que tous, d’ailleurs, exècrent au plus haut point, sauf quand celle-ci leur permet de bénéficier de certains avantages sociaux et/ou judiciaires. Et l’on comprend bien pourquoi, à présent que ledit « califat » s’est effondré sous les coups de la coalition et qu’ils croupissent dans les geôles syriennes ou irakiennes, avec pour seule perspective le risque de la peine capitale, ces gens qui juraient hier devant les caméras de nous égorger, souhaitent à tout prix regagner ce sol français qu’ils détestent tant : ils savent très bien, eux, contrairement à ce qu’ose nous expliquer Me Marie Dosé, que la justice française, avec cette naïveté qui confine à la bêtise et cet angélisme à la limite de la complicité, leur donnera forcément une deuxième chance de sévir et semer la mort au nom d’Allah.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 janvier 2020

Christianophobie : l’insupportable silence de nos bonnes consciences, par Franck Deletraz

Imaginerait-on un seul instant aujourd’hui voir un « humoriste » chanter tranquillement à la radio française « Mahomet est une pédale » ou encore « Allah est une tante » sans essuyer immédiatement les foudres justifiées de l’ensemble de la classe politico-médiatique ?
Evidemment non, bien sûr. Et pourtant, l’ignoble chanson « Jésus est pédé », entonnée vendredi dernier par le faux comique mais authentique crétin de France Inter qu’est le chansonnier Frédéric Fromet, n’a guère suscité d’autres réactions que… l’hilarité.

Rappelons d’abord les faits. Il y a quelques jours, le juge Benedicto Abicair, de Rio de Janeiro, interdisait à la demande de l’association catholique Centro Don Bosco de la Fe y la Cultura, et jusqu’à une décision de justice sur le fond de l’affaire, la diffusion à la télévision brésilienne du film blasphématoire La Première Tentation du Christ, dans lequel Jésus est présenté comme un gay. Une décision tout ce qu’il y a de plus normale mais qui, comme on pouvait l’imaginer, n’a pas été du goût de la « bobosphère ». C’est ainsi que ce Fromet, qui s’était déjà fait remarquer en avril en chantant « Elle a cramé, la cathédrale » quatre jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, s’est permis de commenter à sa façon cette décision sur le plateau de France Inter, c’est-à-dire en entonnant tranquillement sur l’air de « Jésus revient », chanson du film La Vie est un long fleuve tranquille, « Jésus, Jésus, Jésus est pédé ! / Membre de la LGBT, / Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué ? / Pourquoi pas l’avoir enc*** ? » Un véritable scandale, immédiatement cautionné par Charline Vanhoenacker, l’une des animatrices de cette émission nauséabonde, qui a déclaré : « Rappelons que le droit au blasphème est un droit, que si on ne l’utilise pas il s’use, et qu’on est Charlie » (sic). Seule véritable réaction d’indignation à ce jour, celle de l’excellent Me Gilles-William Goldnadel qui a très justement expliqué sur Twitter qu’« il est effectivement moins risqué pour un petit rebelle de studio capitonné et sans le moindre talent de s’en prendre à Jésus qu’au prophète ». Avant d’ajouter : « Cette radio de service public est notre croix et notre purgatoire. »

Profanations en cascade

Reste que dans un pays comme le nôtre, où il ne s’écoule quasiment pas un jour sans qu’une église ne soit vandalisée ou qu’un cimetière chrétien ne soit profané sans susciter la moindre réaction de la part des autorités, doit-on vraiment s’étonner d’une telle dérive ? Le 9 janvier encore, des statues de la Vierge Marie étaient renversées et brisées dans pas moins de sept églises du Béarn par un SDF de 35 ans présentant (officiellement) des « troubles psychiatriques ». Réaction du gouvernement, pourtant si prompt d’habitude à dénoncer les actes prétendument « islamophobes » : néant ! Seules voix à s’être élevées, celles du député RN Gilbert Collard, qui s’est demandé sur Twitter, « Sainte Mère de Dieu, Mère de bonté, quel mal vous veulent tous ces cons cruels qui vous flagellent ? ». Ou encore celle du député Eric Ciotti, qui a rappelé que « ces actes anti-chrétiens […] constituent une attaque directe contre nos racines et notre culture ». Deux jours plus tard, le samedi 11 janvier, c’est l’église Saint-Esprit de Bayonne qui était cette fois le théâtre d’un incendie criminel, allumé là encore par un suspect « souffrant de troubles mentaux ». Et là encore, on attend toujours la réaction du gouvernement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2020

Delevoye, chantre du Grand Remplacement, par Franck Deletraz

Certains pourraient peut-être interpréter les propos profondément scandaleux tenus vendredi dernier par Jean-Paul Delevoye devant des « jeunes » de Créteil comme une stupide maladresse. Mais il n’en est rien. Affirmant tranquillement qu’il faudra « 50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050 », le haut-commissaire à la réforme des retraites a, au fond, dit tout haut ce que ceux qui nous gouvernent et organisent notre grand remplacement depuis des années pensent tout bas.

Ainsi, a expliqué très sérieusement celui qui cumule actuellement son salaire mensuel de 10 135 euros brut avec ses pensions de retraite du régime général, « la démographie européenne et son vieillissement fait que, si on veut garder le même nombre d’actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de population […] étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe ».

Regrettant au passage que « plus un politique [ne soit] capable de parler d’immigration parce que tout le monde s’hystérise », Delevoye est même allé jusqu’à déclarer qu’« on est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire : hier c’était le juif, aujourd’hui c’est le musulman, après-demain ça sera encore un autre » ! Des propos lamentables qui ont tout de même fait réagir ses anciens camarades de la droite molle. Comme Bruno Retailleau, qui a jugé ces déclarations « indignes d’un membre du gouvernement ». Ou Eric Ciotti, qui a estimé qu’« entre la défense de l’équilibre des retraites par l’immigration massive et le parallèle douteux et inacceptable entre le juif d’hier et le musulman d’aujourd’hui, Jean-Paul Delevoye jette le trouble sur une réforme des retraites déjà bien mal embarquée ». Mais aussi, bien sûr, par le RN, dont la présidente a rappelé que le gouvernement a sa « feuille de route immigrationniste » dont il ne changera pas…

Une « planche pourrie » de la classe politique

Cependant, si ces déclarations de Delevoye sont effectivement scandaleuses, on notera que le haut-commissaire à la réforme des retraites n’en est pas à son coup d’essai et est même ce que l’on pourrait appeler une « planche pourrie » de notre classe politique. C’est sous sa présidence, en 2013, rappelons-le, que le Conseil économique, social et environnemental a considéré comme étant « irrecevable sur le fond » la pétition organisée par la Manif pour tous rassemblant plus de 700 000 personnes opposées au « mariage » gay. Une présidence d’ailleurs vivement critiquée par un cabinet d’expertise dans un rapport de 2014, enterré à la demande de Delevoye lui-même, dont les auteurs dénonçaient la « confusion des missions et des moyens » au sein du CESE et affichaient surtout leur suspicion de « conflit d’intérêts ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2019

Discours de Greta Thunberg à l’ONU – Quand cette mascarade prendra-t-elle fin ?

Insultant et donc inadmissible par son ton, insupportable par sa mise en scène pleurnicharde, et totalement inepte sur le fond, le violent discours prononcé lundi par la Suédoise Greta Thunberg à la tribune de l’ONU, en offrant le spectacle consternant de dirigeants de la planète à la tête chenue écoutant sagement avant de l’applaudir en chœur la ridicule leçon d’une écolière de 16 ans, restera peut-être dans les annales de l’organisation internationale comme le symbole de l’inversion des valeurs qui caractérise, hélas, notre époque. Culpabilisation, accusations, menaces : tout y est passé, sans même susciter la moindre réaction d’agacement de la part d’un auditoire visiblement béat d’admiration devant cette gamine insolente. Question : pendant combien de temps encore allons-nous devoir supporter les états d’âme et les invectives de cette marionnette du GIEC ?

Thunberg, à la limite de l’hystérie

Pour détendre un peu l’atmosphère, et aussi nous faire rire, on aurait aimé que cette brave Greta nous raconte encore une fois comment sa venue très médiatisée aux Etats-Unis à bord d’un voilier zéro carbone, censé polluer moins, avait en réalité produit davantage de CO2 que si elle et son entourage avaient pris l’avion. Mais la nouvelle égérie des écolos était là pour tout autre chose. Particulièrement agressive, elle n’a pas hésité à réprimander les dirigeants de la planète pour leur pseudo-inaction contre le prétendu « réchauffement climatique ». En effet, a-t-elle déclaré, « vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. […] Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! » Et Thunberg de menacer alors : « Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison. […] Je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça. »

La France visée par une plainte

Une menace que la Suédoise et ses petits camarades en culottes courtes n’ont pas tardé à mettre à exécution puisque, dans la foulée, on apprenait que 16 jeunes, dont Greta Thunberg, conseillés par le cabinet international d’avocats Hausfeld et avec la bénédiction de l’Unicef, venaient de déposer une plainte auprès du Comité des droits de l’enfant de l’ONU contre la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie, pour… violation et non-respect de la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant ! Une information que le président de la République, invité mardi matin sur Europe 1, s’est, hélas, abaissé à commenter en expliquant que si « toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles », « il faut qu’elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer ». Or, a-t-il ajouté, « je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer ». Et le chef de l’Etat, après avoir appelé les jeunes à agir concrètement sur le terrain, de lancer alors en direction de la harpie suédoise : « Là, des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés. » •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 septembre 2019

Massacre d’Olivier Quenault : immigration massive et laxisme judiciaire, par Franck Deletraz

Olivier Quenault avait 47 ans et menait une existence des plus paisibles. Cuisinier de profession et amateur de fléchettes à ses heures, cet homme très apprécié de son entourage n’avait jamais fait parler de lui ni au commissariat ni au palais de justice. Jusqu’à ce que, dans la nuit du 9 au 10 septembre dernier, son chemin croise celui de « jeunes » d’origine ivoirienne, qui l’ont battu à mort sans mobile apparent et ont abandonné son corps après l’avoir affreusement mutilé dans le jardin de l’Hôtel-de-Ville de Rouen. Un crime d’une barbarie effroyable, dont les grands médias nationaux se sont évidemment bien gardés de parler. Parce qu’il est emblématique à plus d’un titre de l’ensauvagement croissant de notre pays sous les effets conjugués de l’immigration massive et du laxisme judiciaire.

Le corps sans vie d’Olivier avait été découvert par un employé municipal au matin du 10 septembre. Il gisait dans son sang, entièrement nu, couvert d’hématomes, et portait d’affreuses mutilations, notamment au visage. Selon l’autopsie, Olivier est mort de « très nombreux coups consécutifs », ayant causé de multiples fractures au niveau du visage et du corps. Bref, la victime avait été littéralement massacrée. Avant d’être mutilée, comme lors d’un meurtre tribal…

Dès le lendemain, les policiers du SRPJ de Rouen interpellaient un mineur âgé de 17 ans, mis en examen et écroué depuis pour « homicide volontaire aggravé ». Puis deux autres mineurs le week-end dernier : l’un âgé de 15 ans et le second de 17 ans. Trois jeunes d’origine ivoirienne, tous bien connus de la police et de la justice, notamment pour des faits de violences. Des informations que les grands médias, soucieux de cacher à nos compatriotes le lien flagrant existant entre immigration et criminalité, ont presque tous passées sous silence.

Mais il y a pire : outre le fait que l’un des suspects faisait l’objet d’un placement en foyer et n’avait donc rien à faire en liberté ce soir-là, il est apparu au cours de l’enquête que les trois individus avaient déjà été interpellés en flagrant délit par les policiers de la BAC dans la nuit du 21 au 22 juin dernier, alors qu’ils étaient en train de passer à tabac un couple de Rouennais. Une agression au cours de laquelle l’homme avait eu le nez fracturé, et sa compagne avait été blessée à la main. Malgré tout, et notamment le fait, selon la police, que d’autres violences commises cette même nuit avec un mode opératoire similaire « pourraient aussi être imputées à ces trois jeunes gens », le parquet avait alors ordonné… un classement sans suite de l’affaire et la remise en liberté des trois suspects ! Une décision totalement irresponsable et criminelle qui a bien du mal à passer du côté du commissariat, où certains policiers, sous couvert de l’anonymat, pointent du doigt l’incroyable laxisme de la justice qui a ici encore, comme dans tant d’autres affaires, coûté la vie à un innocent.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2019