Paris, Montpellier, Lyon, Rosny-sous-Bois… Un week-end d’ensauvagement ordinaire

N’en déplaise au calamiteux Dupond-Moretti et à ses camarades de la classe politico-médiatique qui se refusent toujours à admettre que notre pays est en proie à un ensauvagement croissant et s’obstinent – pour des raisons purement idéologiques – à parler pudiquement d’« incivilités », le week-end qui vient de s’écouler, avec son lot effrayant d’agressions violentes, meurtres et autres règlements de comptes entre bandes ethniques, a une nouvelle fois apporté la preuve que notre pays, hélas, sombrait chaque jour un peu plus dans la barbarie.

« Un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière »

C’est ainsi que dimanche midi, dans le quartier de La Paillade à Montpellier, trois « jeunes » âgés de 20 à 30 ans ont été blessés à l’arme blanche au niveau du dos et du visage lors d’une violente bagarre opposant deux bandes ethniques de cette zone de non-France. La nuit précédente, déjà, un jeune « de nationalité étrangère », âgé d’une vingtaine d’années, avait trouvé la mort dans le métro lyonnais après avoir été poignardé au cœur et subi une tentative d’égorgement de la part de deux individus rapidement interpellés par les agents de la BAC, grâce à des témoins qui avaient assisté à la scène. Selon le syndicat de police Synergie-Officiers, les deux suspects, arrêtés « en état d’ébriété », en possession d’« un couteau taché de sang » et alors qu’ils tentaient de « négocier les tarifs de prostituées », sont « un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière ». Petite précision des policiers : pendant que l’un des deux agresseurs tentait d’égorger la victime avec un tesson de bouteille, le second le poignardait directement au cœur…

« Le visage dissimulé derrière un hidjab »

Un peu plus tôt dans la journée de samedi, mais cette fois-ci en Seine-Saint-Denis, les secours découvraient dans un immeuble de Rosny-sous-Bois le corps sans vie d’un individu âgé de 29 ans présentant au moins une blessure par balle à l’abdomen, probablement à la suite d’un règlement de comptes entre bandes ethniques. Dépêchée sur les lieux, la police a rapidement interpellé et placé en garde à vue deux suspects âgés de 22 et 23 ans qui se trouvaient avec le défunt, et cherchait à déterminer lundi matin si la victime avait été tuée à cet endroit ou si elle avait été déplacée. Quant à la mairie, interrogée par Le Parisien, elle a confié – très sérieusement – de son côté : « depuis quelques années, nous avons des soucis avec cette rue. Beaucoup de riverains nous remontent un possible trafic de drogue. La situation y est tendue »… Enfin, autre fait marquant de ce énième week-end de sauvagerie d’importation : vendredi soir, à Paris, un individu vêtu « d’une longue tunique et le visage dissimulé derrière un hidjab » faisait brutalement irruption sur la place Lachambeaudie, et tirait à plusieurs reprises avec un revolver au milieu des badauds (heureusement sans faire de victimes), avant de prendre la fuite à scooter avec l’aide d’un complice. Une attaque qui, selon les premiers éléments de l’enquête et l’exploitation de la vidéosurveillance du quartier, visait semble-t-il un autre individu qu’il poursuivait et qui aurait réussi à prendre la fuite sans être touché par les projectiles.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2020

Menaces de mort contre Zineb El Rhazoui – Le scandaleux silence des médias et de l’État, par Franck Deletraz

Faudra-t-il attendre tranquillement qu’un djihadiste ou autre fou d’Allah s’en prenne physiquement à Zineb El Rhazoui pour que l’Etat se décide enfin à sévir, et que les grands médias cessent de fermer lamentablement les yeux sur le harcèlement dont cette courageuse journaliste fait l’objet ? Prise pour cible depuis des années par l’« islamophère » et ses complices, qui ne lui pardonnent pas ses déclarations récurrentes contre l’islamisation galopante de notre pays, l’ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo a vu redoubler ces dernières semaines les appels au meurtre contre sa personne, au point de devoir lancer un appel au secours déchirant sur Twitter !

« J’ai envie de la décapiter »

Son « crime » ? Avoir osé évoquer le 14 septembre dernier sur LCI la polémique autour d’Imane Boune, et déclaré, à propos de cette étudiante voilée présentée de façon gratifiante par BFM TV, qu’elle était, après « enquête sur [son] environnement idéologique », « une militante islamiste, extrêmement prosélyte et radicale ». Des propos qui auront suffi à enflammer immédiatement la foule considérable des islamistes qui hantent les réseaux sociaux et valent à Zineb El Rhazoui un déferlement incessant de menaces de mort depuis des semaines. Parmi les innombrables « amabilités » citées par la courageuse journaliste, on retiendra celles-ci, particulièrement révélatrices de la barbarie que le gouvernement a laissé s’installer et prospérer en France : « Je vais la brûler cette connasse », « Poussez-la sous un train », « Qu’on lui coupe la tête à cette salope », ou encore « J’ai envie de la décapiter à coups de hache »…

« Nous ne laisserons rien passer. Jamais »

Face à un tel déferlement de haine et d’appels au meurtre, nous aurions été en droit d’attendre du gouvernement et des grands médias qu’ils s’indignent comme ils savent si bien le faire lorsqu’il est question de « propos racistes » ou d’« extrême droite ». Et même, de la part de l’Etat, qu’il interpelle les internautes concernés et les punisse. Or, dans le cas de Zineb El Rhazoui, rien. Silence complet de la grosse presse. Absence totale de réaction du gouvernement ! La seule réponse apportée à ce jour à ce flot incessant de haine est l’annonce de poursuites, faite par Thibault de Montbrial, l’avocat de la journaliste, qui a promis : « Nous allons nous occuper de ces jeunes gens : les plaintes pour menaces de mort envers Zineb El Rhazoui seront déposées contre eux dans les prochains jours. » Avant d’ajouter : « Nous ne laisserons rien passer. Jamais. » Reste quand même, pour la journaliste, ce goût particulièrement amère que ressentent tous ceux (et ils sont nombreux) que la République a honteusement trahis. Ainsi, confiait Zineb El Rhazoui, « alors que je n’ai jamais reçu autant de menaces de mort aussi explicites en si peu de temps, c’est la tristesse et l’écœurement qui l’emportent sur la colère ou même la peur ». Car, ajoutait-elle, « ce qui m’arrive, c’est ce qui, hélas, arrive au pays. Pauvre France ! » Et la journaliste d’avertir alors : « A tous ceux qui me soutiennent, réagissez si vous ne voulez pas que vos messages de soutien se transforment en messages de deuil. Je tiens les dirigeants de ce pays pour responsables de ce qui m’arrive ou m’arrivera. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2020

Attentat de “Charlie Hebdo” : tout ça pour ça

Alors que le procès des attentats islamistes de janvier 2015, ouvert le 2 septembre dernier devant la cour d’assises spéciale de Paris, est entré lundi dans sa deuxième semaine, force est de constater que les journaux de 20 heures des grandes chaînes de télévision se montrent particulièrement discrets quant au déroulement de ses débats. Une discrétion qui s’explique bien sûr d’abord par leur volonté systématique de cacher à nos compatriotes le vrai visage de l’islam et la gravité de la menace islamiste en France. Mais aussi, et peut-être surtout dans le cas présent, par les propos « incorrects » qu’ont pu tenir ces derniers jours certains survivants et témoins de la tuerie de Charlie Hebdo.

« Ceux qui ferment les yeux devant l’islamisme »

C’est ainsi que, parmi tous ceux qui se sont succédé à la barre au cours de la semaine dernière, quelques-uns, refusant de se contenter de faire le récit de l’horrible carnage du 7 janvier 2015, ont profité de leur passage devant la cour pour dénoncer aussi la collusion existant aujourd’hui en France entre l’islamo-terrorisme et « une certaine gauche ». Au nombre de ceux-ci, la dessinatrice Corinne Rey, dite Coco, qui, après avoir raconté comment les frères Kouachi l’avaient contrainte sous la menace des armes à les conduire dans les locaux du journal, où elle avait alors assisté à la tuerie, a déclaré mardi dernier que « les seuls coupables, ce sont les Kouachi et leurs complices, ceux qui les ont aidés et même, dans la société, ceux qui ferment les yeux devant l’islamisme, ceux qui baissent leur froc devant une idéologie ». Une allusion à peine voilée à la fois à cette gauche bien-pensante, toujours prompte à dénoncer la prétendue « islamophobie », mais aussi à cette autre gauche, extrême, qui a choisi de pactiser avec l’islamisme. Un constat fait aussi par le journaliste Fabrice Nicolino, blessé aux jambes et à l’abdomen lors de l’attaque du 7 janvier 2015, qui s’en est pris à « une certaine intelligentsia » qu’il a accusée – à juste titre – d’avoir « préparé le terrain aux attentats ». Dénonçant ainsi « l’aveuglement » et la « pure stupidité » de « ceux qui ont refusé de voir l’évidence » de la progression de l’idéologie islamiste dans notre société, Nicolino a alors ajouté que « les attentats ont poussé sur ce substrat » auquel ont participé ceux qui entretenaient « ce petit bruit que Charlie était un journal raciste ».

« Trahison » et « lâchetés » des gens de gauche

Mais c’est surtout Marie-Catherine Bret, la première gérante de Charlie Hebdo, partie civile dans ce procès, qui devait se montrer la plus précise lors de son intervention, en n’hésitant pas à dénoncer ouvertement la « trahison » et les « lâchetés » de ces « gens de gauche » – dont certains étaient des amis de Charb ! – qui ont participé à la « honteuse marche contre l’islamophobie » en novembre 2019. A commencer, a-t-elle précisé, par « Mélenchon, qui avait pourtant pris la parole à la cérémonie » d’hommage au dessinateur assassiné en 2015. Evoquant par ailleurs les nombreuses difficultés qu’elle a rencontrées lorsqu’elle a voulu monter un spectacle à partir du livre posthume de Charb, Lettre ouverte aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, Bret a alors raconté comment une université lilloise l’avait déprogrammé, comment, ailleurs, « un adjoint à la culture » s’était opposé à sa diffusion, et comment, à Paris, le syndicat étudiant d’extrême gauche Solidaires avait demandé que la lecture, programmée dans un amphithéâtre, soit annulée… Une collusion d’autant plus scandaleuse, a précisé l’ancienne gérante de Charlie Hebdo, que « les menaces n’ont jamais cessé » et qu’« en permanence, nous recevons des messages qui disent : “Il faut que soit terminé le travail des frères Kouachi”… ». Rappelons d’ailleurs que, à la suite de la réédition la semaine dernière de ses caricatures de Mahomet, l’hebdomadaire satirique a fait l’objet vendredi de nouvelles menaces de la part des islamo-terroristes d’Al-Qaïda. En effet, ont averti ces derniers dans une de leur publication célébrant les attentats du 11 septembre 2001, le raid meurtrier contre Charlie Hebdo « n’était pas un incident ponctuel ». Avant de menacer : « Si votre liberté d’expression ne respecte aucune limite, préparez-vous à vous confronter à la liberté de nos actions ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 14 septembre 2020

Clandestins de Lesbos – L’Allemagne en redemande !

Oubliée la terrible vague de viols et d’agressions sexuelles perpétrés par les hordes de migrants contre plus d’un millier de femmes à Cologne, Hambourg et autres villes allemandes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre il y a quatre ans. Effacées des mémoires les récentes « scènes de guerre civile » de Stuttgart qui avaient pourtant choqué la classe politique et l’opinion publique allemandes. Alors que, dans ces deux cas, deux parmi tant d’autres, la police a à chaque fois établi un lien direct avec « la forte immigration » qu’a subie le pays au cours de ces dernières années, des villes et des régions allemandes en redemandent aujourd’hui et se proposent d’accueillir les clandestins du camp de Moria, détruit mercredi par les flammes.

Hystérie pro-migrants

Après l’énorme traumatisme causé par les centaines de viols du Nouvel An 2016, on aurait pu en effet penser que nos voisins allemands feraient preuve de davantage de prudence et de fermeté en matière d’immigration. Mais il n’en est rien. Pour preuve, depuis l’incendie du camp de Moria, allumé rappelons-le par des clandestins qui refusaient de respecter les consignes sanitaires, des dizaines de villes et de régions allemandes se bousculent quasiment pour accueillir et prendre en charge les migrants de l’île de Lesbos. Au nombre de celles-ci figurent notamment la Rhénanie du Nord-Westphalie, qui s’est déclaré prête à recevoir jusqu’à un millier de clandestins, la Basse-Saxe ou encore la Thuringe. En même temps, plus de 170 communes, de Hambourg à Cologne, en passant par Munich ou encore Berlin, se sont elles aussi regroupées pour réclamer la prise en charge de ces gens. Dans la capitale, et dans plusieurs grandes villes dont Hambourg, Hanovre ou encore Münster, des milliers de personnes sont par ailleurs descendues dans la rue ces deux derniers jours pour exiger du gouvernement qu’il accueille les migrants du camp de Moria dévasté par les flammes. En proie à un délire pro-migrants totalement suicidaire, plusieurs ONG sont même allées jusqu’à installer lundi – soit avant même l’incendie ! – devant le bâtiment du Reichstag à Berlin 13 000 chaises blanches pour réclamer l’évacuation des camps surpeuplés de Grèce…

Gauchistes et écolos à la manœuvre

Bien sûr, derrière cette folle agitation, on retrouve sans surprise le ban et l’arrière-ban de la gauche et de l’extrême gauche, les Verts au cœur rouge vif, la smala des ONG plus ou moins islamophiles et les habituels professionnels de l’antiracisme. Mais pas seulement, hélas : se joignant lamentablement à ce concert, une quinzaine de députés conservateurs ont en effet écrit une lettre ouverte pour réclamer l’accueil de 5 000 migrants de Moria, oubliant semble-t-il que le pays compte déjà (officiellement) près de deux millions d’étrangers ayant obtenu ou demandé le statut de « réfugiés » et que cette présence n’est pas sans poser d’innombrables problèmes sur les plans sécuritaire, religieux ou encore sanitaire. Une situation désastreuse dont semble en revanche être conscient le ministre de l’Intérieur conservateur Horst Seehofer qui, craignant sans doute de raviver la violente polémique qui a secoué l’Allemagne en 2016, a pour le moment rejeté les propositions de ces villes et régions, et plaidé pour « une solution européenne ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 septembre 2020

Marine Le Pen promet de combattre « la barbarie qui s’installe », par Franck Deletraz

Face à l’ensauvagement croissant que subit notre pays depuis des mois et à l’absence totale de volonté du gouvernement de remédier à cette grave dérive, Marine Le Pen n’a pas hésité à hausser le ton dimanche lors de son discours de clôture de l’université d’été du RN à Fréjus. S’exprimant devant des centaines d’élus et de militants du parti gonflés à bloc, la présidente du RN, après avoir dressé le bilan catastrophique de l’« été meurtrier » que nous venons de traverser et fustigé « le déni et l’inertie » du gouvernement, a en effet promis aux Français d’établir, si elle était élue, « une triple certitude : la certitude des poursuites, la certitude des sanctions, et la certitude de l’exécution de la peine ».

« Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire ! »

Après avoir brièvement félicité les candidats RN élus et réélus lors des dernières municipales, Marine Le Pen est ainsi revenue sur l’« été meurtrier » que la France vient de subir. La conséquence, a-t-elle observé, « de dizaines d’années de laisser-aller », « d’une immigration anarchique et incontrôlée imposée aux Français depuis des années », de « l’intarissable promesse du “vivre ensemble” qui [se retourne] aujourd’hui contre ses promoteurs au pouvoir », et de « la vacuité de ce pouvoir plus occupé à faire croire qu’à faire ». Rappelant notamment que le gouvernement avait libéré plus de 10 000 détenus au cours de la crise sanitaire, puis égrainant les prénoms des victimes de cette « véritable barbarie qui s’installe », elle a alors lancé : « Avec la barbarie, on ne négocie pas. On la combat ! » Avant d’ajouter que, « pour ce crime, il faut une réponse d’Etat. Une réponse ferme, déterminée, implacable ». Or, a-t-elle constaté, l’Etat est totalement « dans le déni ». Pour preuve : cette obstination avec laquelle le garde des Sceaux, acclamé il y a quelques semaines par les détenus de Fresnes, « nie la réalité » et déclare « préférer des alternatives à la prison » alors que « l’alternative à la prison, ça s’appelle la liberté, et pour la société, ça s’appelle le danger ». Et Marine Le Pen, d’ajouter alors : « Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire ! »

C’est que, a insisté la présidente du RN, contrairement à ce que nos gouvernants prétendent, « il est possible et même indispensable d’inverser cette tendance ». Citant en exemple la politique de la tolérance zéro menée par Giuliani à New York et rappelant que le RN avait présenté au printemps dernier un vrai projet pour la sécurité, Marine Le Pen a alors promis que, si elle était élue, l’ordonnance de 1945 serait révisée, la responsabilité civile des parents de mineurs récidivistes serait réellement engagée, la perpétuité réelle sans aucune possibilité de libération anticipée serait adoptée, les délinquants étrangers seront systématiquement expulsés, de nouvelles places de prison seront créées… Bref, a-t-elle déclaré, « l’impunité [ce sera] fini, les peines fictives [ce sera] fini, la prison garderie [ce sera] fini » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2020

Attentats islamistes de janvier 2015 – Ouverture d’un procès hors normes

Pas moins de 171 tonnes de procédure, quelque 200 parties civiles, 144 témoins cités, 94 avocats, 5 juges professionnels et près de 50 jours d’audience prévus : 5 ans et 8 mois après les carnages perpétrés au nom d’Allah par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly dans les locaux de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Casher de la porte de Vincennes (17 morts au total), le procès hors normes de leurs 14 complices s’est enfin ouvert mercredi devant la cour d’assises spéciale de Paris. Un procès qui, contrairement à ce qu’affirment certains médias avec une volonté évidente de minimiser leur responsabilité, est loin de ne concerner que « de petites mains », et dont les Français attendent d’abord qu’il débouche sur des peines exemplaires.

Tous complices à des degrés divers

Rappelons en effet que, parmi ces 14 accusés, figurent notamment Mohammed Belhoucine, qui a écrit la prestation d’allégeance à l’EI de Coulibaly, et l’ex-dealer de l’Essonne passé à l’islamisme Ali Riza Polat, soupçonné, lui, d’avoir eu un rôle central dans les préparatifs des attentats, en particulier la fourniture de l’arsenal utilisé par le trio terroriste. Poursuivis pour « complicité » de crimes terroristes, ils sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Parmi les autres accusés, jugés quant à eux pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », on trouve encore Nezar Mickaël Pastor Alwatik et Amar Ramdani, tous deux soupçonnés d’avoir fourni des armes à Coulibaly, avec l’aide de ces deux autres fous d’Allah que sont Saïd Makhlouf et Mohammed-Amine Fares. Autres impliqués dans le volet « armes », les « Belges » Michel Catino et Metin Karasular, ainsi que les « Français » Miguel Martinez (qui a reconnu avoir acheté du matériel et un véhicule pour Coulibaly) et Abdelaziz Abbad. Enfin, dans le volet « logistique », on trouve Willy Prévost, issu de la cité de Grigny, et Chritophe Raumel, seul accusé à comparaître libre sous contrôle judiciaire pour « association de malfaiteurs » simple.

« Une méconnaissance du processus d’élaboration d’un attentat »

Bref, comme le notait très justement Jean-Charles Brisard, président du Centre d’Analyse du Terrorisme, dans un entretien accordé récemment au Figarovox : « qualifier ces individus de “petites mains” ou de “seconds couteaux” comme j’ai pu le lire ici ou là reflète une méconnaissance du processus d’élaboration d’un attentat ». Car, « sans cette chaîne de soutiens, d’assistance et de fourniture de moyens, ces attentats n’auraient sans doute pas pu avoir lieu ». Reste quand même un regret : l’absence dans le box des accusés d’Hayat Boumeddiene, la très virulente compagne de Coulibaly et figure du djihadisme féminin, ainsi que des frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Evoquée par diverses sources, la mort de ces derniers n’a cependant jamais été officiellement confirmée. Quant à Hayat Boumeddiene, un temps donnée morte, elle serait, selon les affirmations d’une « revenante » interrogée par nos services de renseignement, toujours en cavale en Syrie.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 septembre 2020

Coronavirus – La seconde vague et la mascarade

Après s’être vanté de sa gestion – pourtant désastreuse – de l’épidémie de coronavirus et de son déconfinement par étapes prétendument réussi, le gouvernement, confronté à une nouvelle explosion du nombre de contaminations, en vient maintenant à envisager des reconfinements ciblés et à généraliser progressivement le port du masque.

Les grands médias peuvent bien continuer de nous assener quotidiennement des reportages évoquant la « gestion catastrophique » de l’épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis et au Brésil, ils ne nous feront pas oublier pour autant que le gouvernement français non seulement n’a pas mieux géré la crise que ces pays mais a même fait pire si l’on rapporte le nombre de décès à celui de la population totale. Plus inquiétant encore : alors que le gouvernement s’enorgueillissait d’avoir « réussi » le déconfinement de notre pays, l’épidémie revient aujourd’hui au galop. C’est ainsi que jeudi, la Direction générale de la santé disait avoir relevé 4 771 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, soit un record depuis la mi-avril. La veille déjà, 3 776 nouveaux cas avaient été détectés. En même temps, la DGS enregistrait 35 nouveaux foyers de contagion sur le territoire français, portant ainsi leur nombre total à 410. Si ces chiffres sont, il est vrai, à mettre en rapport avec le faible nombre de nouveaux décès (12 au cours des dernières 24 heures) et de nouvelles hospitalisations (149), ils n’en constituent pas moins la preuve que la crainte d’une deuxième vague épidémique manifestée par l’écrasante majorité des médecins était largement fondée et que le gouvernement a été, encore une fois, incapable de l’empêcher.

Vers des « reconfinements ciblés »

Résultat, un nombre sans cesse croissant de villes françaises (dont Toulouse et Nice) ont pris d’elles-mêmes la décision au cours de ces dernières semaines de rendre obligatoire sur leur territoire le port du masque, aussi bien en extérieur que dans les lieux publics clos. Et l’Etat, pris de panique, annonce maintenant presque chaque jour une nouvelle obligation de porter le masque sur des lieux ou dans des circonstances de plus en plus divers : hier, dans les collèges et lycées « en toute situation » à la rentrée, avant-hier dans l’ensemble des entreprises à compter du 1er septembre… Pire encore : face à ce retour en force de l’épidémie, dont les grands médias d’ailleurs se gardent bien de noter qu’il est en partie lié aux transhumances migratoires extra-européennes de fin de vacances, l’Etat évoque de plus en plus l’hypothèse de « reconfinements ciblés ».

Ainsi, interviewé cette semaine par Paris Match depuis sa résidence du fort de Brégançon, Macron, tout en écartant l’idée de recourir à nouveau à un reconfinement généralisé dont les conséquences économiques seraient évidemment catastrophiques, n’en a pas moins déclaré : « On ne s’interdit rien »… « Ce que l’on veut éviter, a-t-il ajouté, c’est d’être débordés. Nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s’est passé en Mayenne, et qui peuvent aller jusqu’à un reconfinement ciblé qu’on pourrait instaurer si la situation l’imposait. » Mais, pratiquement comme en mars dernier, ce qui frappe, c’est l’absence de vision d’ensemble et de mise en perspective face au virus.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 août 2020

Provocations turques en Méditerranée orientale – La tension monte encore d’un cran

Les menaces de sanctions à l’encontre d’Ankara et le récent renforcement de la présence militaire française en Méditerranée orientale n’y auront rien fait : loin de jouer l’apaisement, l’islamiste Erdogan, mu par son rêve délirant de reconstitution de l’Empire ottoman et sa volonté toute musulmane de faire plier l’Europe chrétienne, a au contraire fait monter la tension d’un cran dans la région au cours du week-end dernier, en réaffirmant sa volonté d’étendre ses explorations géologiques en Méditerranée et en menaçant ouvertement ses adversaires de répondre « sans aucune hésitation » au moindre « harcèlement ».

Le président turc, qui a compris depuis longtemps déjà que l’UE n’était sur le plan diplomatico-militaire qu’une baudruche prête à se dégonfler à la première occasion, a en effet averti samedi que la Turquie ne renoncerait en aucun cas à ses projets d’exploration géologique en Méditerranée, et notamment que son navire de recherche « Oruç Reis » poursuivrait ses études sismiques illégales jusqu’au 23 août au sud d’Antalya et de Kastellorizo : « nous ne cèderons jamais au banditisme sur notre plateau continental » et « nous ne reculerons pas face au langage des sanctions et menaces ». Mieux : avertissant qu’« au moindre harcèlement, [la Turquie répondra] sans la moindre hésitation », l’islamiste d’Ankara a précisé que « jusqu’à présent, nous avons été conciliants. Mais la Grèce ne répond pas de la même manière à notre approche ». Aussi, a-t-il ajouté, « s’ils continuent comme ça, nous ferons ce qui est nécessaire » …

Loin d’être impressionné par les menaces de Bruxelles, le président turc entend donc étendre ses forages, violant les souverainetés grecque et chypriote puisque, dans une notice maritime publiée dans la nuit de samedi à dimanche, la marine turque indiquait que son navire Yavuz, déployé au large de Chypre depuis plusieurs mois, mènerait des recherches au sud-ouest de l’île, du 18 août au 15 septembre. Avec cet avertissement : « nous déconseillons fermement de se rendre dans la zone de recherche »…

La France accusée de se comporter « comme un caïd »

Rappelons que vendredi déjà, le gouvernement turc, réagissant aux mises en garde de Macron et à l’annonce du renforcement du dispositif militaire français en Méditerranée orientale, s’était permis d’accuser Paris de se comporter « comme un caïd » dans la région et d’y « accentuer les tensions »… Bref, autant de provocations jugées à juste titre « extrêmement préoccupantes » par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell qui, dans un communiqué publié par ses services dimanche, a déploré qu’Ankara « sape les efforts pour reprendre le dialogue et les négociations », avant d’appeler à nouveau le gouvernement turc à « cesser ses activités immédiatement et à s’engager de bonne foi et totalement dans un large dialogue avec l’UE ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 août 2020

Philippe Monguillot, battu à mort par des voyous ethniques – Privilège blanc ?

Pour avoir simplement voulu contrôler le ticket de l’un d’eux et exigé des trois autres qu’ils portent un masque, Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne, a été battu à mort dimanche par quatre voyous ethniques de cette zone de non-France qu’est le quartier Balichon. Une agression d’une sauvagerie extrême qui, après celle de Thomas, tué de huit coups de couteau par un « jeune » tout juste sorti de prison (Présent daté du 7 juillet), et le meurtre du gendarme Lemée, écrasée par le multirécidiviste Yacine E. (Présent daté du 8 juillet), témoignent de l’ensauvagement croissant et plus qu’inquiétant de notre pays sous les effets conjugués du laxisme judiciaire, de l’immigration massive et de la haine anti-Blancs et anti-police excitée par le lobby antiraciste et les médias.

Moussa, Moghlamed, Selim…

Dimanche soir, vers 19 h 30, alors que son Tram’bus stationne à l’arrêt Balichon, Philippe Monguillot, 59 ans, remarque que trois personnes, accompagnées d’un chien, montent à bord sans être munies de masques, avant d’être rejointes par une quatrième. Il décide alors de contrôler le titre de transport de ce dernier, et demande au groupe de se munir d’un masque de protection, obligatoire dans les transports. Les quatre individus le couvrent alors d’injures, puis le poussent violemment hors du bus, où deux d’entre eux lui assènent de violents coups de pied et de poing au visage, jusqu’à ce que Philippe s’effondre inconscient sur le trottoir. Transféré en urgence à l’hôpital, ce père de trois filles est aujourd’hui en état de mort cérébrale. Quant aux quatre individus, qui ont pris la fuite pour se réfugier dans l’appartement de l’un d’eux, dans la cité voisine du quartier Balichon, ils ont été interpellés dimanche et lundi, puis mis en examen et placés en détention provisoire mardi : les deux auteurs des coups, qui ont reconnu les faits, pour « tentative d’homicide volontaire », un autre pour « recel de malfaiteur et non-assistance à personne en danger », et le quatrième pour « non-assistance à personne en danger ». Comme toujours, les grands médias se seront bien gardés de donner leur profil et surtout leurs noms. Mais, en cherchant bien, on finit toujours par trouver. On sait ainsi que trois d’entre eux répondent aux noms de Moussa Baraka, Moghlamed A. et Selim. Que les auteurs des coups des coups les plus violents, âgés de 22 et 23 ans, sont bien connus de la police pour des affaires de drogue. Qu’un troisième, habitant le quartier Balichon, est décrit par le voisinage comme un marginal responsable de nuisances et un consommateur régulier d’alcool et de drogue. Quant au quatrième, il est âgé de 32 ans. Bref, le schéma classique…

Lamentable Djebbari

La sauvagerie de cette agression a immédiatement suscité une importante vague d’indignation. A commencer par celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé fort justement sur Twitter cet « ensauvagement » de notre pays qui « tue chaque jour dans l’indifférence des pouvoirs publics ». Mais aussi celle des Bayonnais qui, excédés par la montée en flèche de la barbarie, ont été plus de 6 000 à défiler mercredi, à la demande de la famille de Philippe et sous les applaudissements des habitants, lors d’une marche blanche. Dans le cortège figuraient notamment les collègues de la victime, qui ont exercé leur droit de retrait lundi matin et assuré qu’ils ne reprendraient pas le travail « avant les obsèques ». Quant au gouvernement ? Il a dépêché sur place, mardi, son secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari qui, plus que jamais lamentable, a osé évoquer… « un drame inédit et choquant » ! Non, Monsieur Djebbari, ce drame n’est pas « inédit » ! A force de laxisme judiciaire, d’immigration massive et incontrôlée, d’une politique désarmant physiquement et psychologiquement la police, et d’un soutien à peine voilé aux groupuscules communautaristes, ce drame est même devenu, hélas, d’une banalité effrayante !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 juillet 2020

Bac 2020 – Médiocratie

Presque entièrement dépouillé de son caractère sélectif depuis des années et donc déjà totalement dévalorisé aux yeux des mondes universitaire et professionnel, le baccalauréat, au travers de son édition 2020 marquée par un taux de réussite record de 91,5 % obtenu grâce au contrôle continu et à diverses manipulations douteuses, vient de recevoir le coup de grâce. Car, prenant prétexte du relatif « bon déroulement » de cette édition 2020, certains militent déjà pour une généralisation du contrôle continu en 2021.

Plus fort encore qu’en 1968 !

La nouvelle n’aura évidemment surpris personne : avec un taux de réussite de 91,5 % à l’échelle nationale avant les épreuves de rattrapage, soit une hausse de 13,7 points par rapport à celle de 2019 (77,7 %), l’édition 2020 du baccalauréat aura atteint le taux de réussite le plus haut jamais enregistré dans notre histoire. Plus fort encore qu’en 1968, année où, comme chacun sait, l’Education nationale a allègrement distribué le précieux sésame. Dans le détail, les résultats sont même encore plus impressionnants puisque, si l’on considère les résultats du bac général, le taux de candidats admis d’emblée atteint les 94,3 %, soit +14,7 points par rapport à 2019 ! Des résultats impressionnants, dont se sont bien sûr immédiatement félicités mardi le ministre de l’Education et le Président, mais qui sont évidemment dus, d’abord et avant tout, à la décision du gouvernement d’attribuer cette année ce diplôme sur la seule base des notes obtenues au contrôle continu par les élèves au cours des deux premiers trimestres en raison de l’épidémie de COVID-19. Un choix qui, d’emblée, ne pouvait que favoriser des candidats notés non plus par un jury neutre et anonyme, mais par des enseignants que l’on imagine mal pénaliser leurs élèves avec de mauvaises notes. Par ailleurs, craignant peut-être que ce « cadeau » fait aux lycéens ne soit pas suffisant, le ministère de l’Education avait appelé en outre les jurys d’harmonisation, chargée chaque année d’assurer l’équité entre les candidats en fonction de la correction plus ou moins sévère des correcteurs, à une « harmonisation » des notes dans… « un esprit de bienveillance ». En clair ? Cette année, on donne le bac…

Notes gonflées et moyennes trafiquées

Le message a été si bien reçu que des enseignants desdits jurys, qui se préparaient à généreusement « revaloriser les moyennes » des candidats, se sont rendu compte que de nombreuses « notes, saisies manuellement, ne correspondaient pas à celles inscrites sur les livrets scolaires mais étaient en fait bien supérieures ». Traduction : nombre d’établissements désireux de ne pas léser leurs élèves et d’afficher des bons résultats au bac n’ont pas hésité, avant même l’intervention des jurys d’harmonisation, à gonfler les notes de leurs élèves. C’est ainsi qu’une enseignante, interviewée mardi par France Info, a rapporté que sur la « douzaine d’établissements » dont son jury avait la charge, « il y en avait quatre ou cinq avec des taux de réussite très largement supérieurs à ce qu’il se passait d’habitude » ! Une situation dont se sont plaints certains membres des jurys, mais qui n’a pas empêché d’autres, notamment dans l’académie de Créteil, d’aller jusqu’à donner le diplôme à des candidats auxquels il manquait parfois 55 points ! Bref, chacun l’aura compris : cette édition 2020, plus encore que les précédentes, aura été une gigantesque escroquerie. Mais il y a plus grave encore : invoquant la prétendue réussite du passage du bac au contrôle continu cette année, certains, dans l’entourage du ministre, plaident maintenant pour que la réforme prévue par Blanquer, qui faisait déjà la part belle au contrôle continu à partir de 2021, s’oriente vers une généralisation de ce mode d’examen.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 juillet 2020

Discours de Zemmour à la Convention de la droite – Le débat d’idées sous contrôle judiciaire

Renvoyé le 22 janvier en raison de la grève des avocats contre la réforme des retraites, le procès d’Eric Zemmour, poursuivi pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » suite au remarquable discours qu’il a prononcé en septembre dernier à la Convention de la droite, s’est finalement tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Un procès aux relents staliniens, à l’occasion duquel les associations antiracistes et autres chiens de garde du système ont ouvertement affiché leur volonté de censurer le brillant essayiste.

Un regard lucide sur l’islam et l’immigration

En cause dans cette affaire, rappelons-le, six passages de ce discours d’une trentaine de minutes au cours duquel Zemmour avait eu l’audace de porter un regard lucide sur l’islam et sur l’immigration. Ainsi lui est-il notamment reproché d’avoir parlé d’immigrés « colonisateurs », d’« islamisation de la rue », ou encore du voile et de la djellaba comme des « uniformes d’une armée d’occupation ». Bref, un constat d’une grande justesse, mais qui, comme l’on pouvait s’y attendre, avait immédiatement été suivi d’un impressionnant lynchage de son auteur par la classe politique, les médias, le ban et l’arrière-ban des associations antiracistes, et jusqu’au Premier ministre, qui avait dénoncé des « discours nauséabonds ». Lynchage auquel LCI, qui avait diffusé en direct cette allocution mais que l’on ne peut guère soupçonner de sympathie à l’égard de la droite nationale, n’avait pas non plus échappé, puisque la chaîne s’était vue violemment rappelée à l’ordre par le CSA. Au milieu de ce véritable délire antiraciste, pas moins d’une dizaine d’associations s’étaient bien sûr immédiatement portées parties civiles et le parquet de Paris lui-même s’était emparé de l’affaire. Autant dire que tous les ingrédients du procès stalinien étaient réunis. D’autant que, comme le soulignait Me Pardo, avocat d’Eric Zemmour, en faisant allusion à des accusations fondées sur des citations tronquées, voire déformées, et au caractère privé de l’intervention, « toutes les règles qui font la défense de la liberté d’expression, la liberté de la presse, sont dans ce dossier bafouées ». Et Me Pardo, rappelant très justement que « le débat d’idées ne doit pas être un débat judiciarisé », d’ajouter alors : « C’est ça la vérité de ce qui est en jeu aujourd’hui. »

Un désir de censure ouvertement proclamé

Car dans cette affaire, comme dans toutes les précédentes impliquant l’essayiste, l’objectif réel des adversaires de Zemmour est moins de le sanctionner pour un prétendu « dérapage » que de le priver de toute possibilité de s’exprimer. Un désir de censure d’ailleurs, et aussi incroyable que cela puisse paraître, qu’ont totalement assumé et ouvertement proclamé les avocats des parties civiles lord de ce procès. C’est ainsi que l’on aura vu l’un d’eux, après avoir affirmé qu’Eric Zemmour « n’existe que parce que LCI, BFM TV et CNews existent », appeler ouvertement les médias à le censurer. Ou encore Me Karsenti, avocat de l’association La Maison des potes, reconnaître que sa « stratégie est de faire taire Eric Zemmour ». Mais, peut-être plus révélatrice encore de cette tyrannie qui s’installe doucement mais sûrement dans notre pays, cette demande ahurissante faite lors de l’audience par Me Boucher-Naranin, avocate du Collectif contre l’islamophobie en France et de l’Association de défense des droits de l’homme, qui, s’interrogeant sur une éventuelle « démence » de Zemmour, n’a pas hésité à réclamer… une « expertise psychiatrique » de l’essayiste ! Une demande qui rappelle étrangement cette sinistre époque où l’URSS enfermait ses dissidents et ses opposants dans des hôpitaux psychiatriques… En attendant, le procureur, qui a estimé – sans surprise – mercredi que les « infractions étaient parfaitement caractérisées », a demandé au tribunal de condamner le polémiste à 100 jours-amendes à 100 euros qui, s’ils ne sont pas payés se transformeront en emprisonnement, ainsi qu’à une large publication de la décision « à ses frais ». La décision du tribunal sera rendue le 25 septembre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juillet 2020

Twitter nous cloue le bec – Vers toujours plus de censure

Il y a moins de deux semaines, la fameuse loi Avia qui, sous couvert de lutte contre la « haine en ligne », instaurait une véritable censure sur Internet était retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le motif qu’elle constituait « une atteinte à la liberté d’expression et de communication » (voir Présent daté du 20 juin). Une petite victoire pour tous ceux qui, comme nous, s’opposent à la tyrannie du politiquement correct et craignaient de se voir subitement bâillonnés. Mais c’était compter sans la toute-puissance de ces dirigeants de réseaux sociaux qui, en bons relais de l’idéologie dominante, se permettent de bloquer et même de fermer les comptes de tous ceux dont les propos sortent des clous.

Les réseaux sociaux, chiens de garde du système

A commencer par votre quotidien, dont on rappellera que les comptes Facebook et Twitter ont déjà été à plusieurs reprises bloqués pour avoir simplement mis en ligne des articles rendant compte des actions de Génération identitaire. Plus récemment, les petits censeurs de Twitter se sont ainsi permis de bloquer l’accès aux comptes de l’essayiste spécialisé dans la géopolitique Alexandre del Valle et du politologue Guillaume Bigot, pour le motif que ceux-ci n’auraient « pas respecté les règles de la communauté ». En clair : leur discours n’était pas conforme à la pensée unique. Une censure à peine déguisée contre laquelle s’est élevée mardi Marine Le Pen qui, après avoir estimé que « rien ne justifie ces sanctions », s’est étonnée « du pouvoir exorbitant que s’octroient les réseaux sociaux, qui suspendent arbitrairement et décident de qui a le droit de s’exprimer ». Dans le même registre, et en dépit des innombrables désaccords que nous pouvons avoir avec lui, on pourrait aussi citer le cas de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont Google a carrément supprimé lundi la chaîne YouTube à la suite, là encore, « des enfreintes répétées [au] règlement de la communauté ». Notons au passage que ces nouveaux censeurs sont particulièrement réactifs car, dans la foulée de cette suppression, Dieudonné avait immédiatement créé un deuxième compte, qui a lui aussi été fermé… en moins d’un quart d’heure !

Une censure pas même déguisée

Autant dire que, si les tenants de l’idéologie dominante ne sont pas parvenus à bâillonner complètement leurs opposants par le biais de la loi Avia, ils sont en train d’atteindre leur objectif grâce à la complicité des géants d’Internet, qui ont entrepris une véritable purge des réseaux sociaux. Cette purge s’effectue au mépris total des lois, et uniquement selon le bon vouloir de dirigeants non élus par le peuple, soumis à la pression des lobbies et avant tout soucieux de leurs intérêts économiques. Une purge dont se félicite néanmoins bêtement la gauche, sans prendre conscience que c’est la liberté d’expression de tous qui est aujourd’hui grandement menacée. Comble du scandale, les partisans de cette censure généralisée ne se cachent même pas de vouloir priver de parole leurs adversaires politiques. En témoignent notamment les déclarations honteuses de l’avocat de SOS Racisme lors du procès d’Eric Zemmour, qui s’est tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris et à l’issue duquel le parquet a requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, à l’encontre du brillant polémiste, pour les propos qu’il a tenus en septembre dernier à Paris lors de la Convention de la droite. Affirmant entre autres que, sans les médias (LCI, CNews, etc.), Eric Zemmour n’existerait pas, Me Klugman n’a en effet pas hésité à appeler ces derniers à le censurer ! En témoigne aussi cette pétition lancée par l’ex-figure des Gilets jaunes, proche de Tapie, Priscillia Ludosky, qui, sous le titre « Eric Zemmour, xénophobe, doit être banni des médias ! », appelle ouvertement à censurer celui que des dizaines de milliers de Français prennent plaisir à écouter chaque soir sur CNews.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2020

Occupation du chantier de la mosquée de Poitiers – Relaxe pour les cinq Identitaires poursuivis, par Franck Deletraz

Lourdement condamnés en première instance pour avoir occupé pacifiquement en octobre 2012 le toit de la mosquée de Poitiers en construction, déroulé des banderoles et crié quelques slogans en hommage à Charles Martel et contre l’islamisation de notre pays (voir Présent des 23 octobre 2012 et 9 décembre 2017), les cinq militants de Génération identitaire, poursuivis pour la prétendue dégradation de tapis de prière, ont finalement été relaxés vendredi par la cour d’appel de Poitiers.

« Le droit a primé » !

Damien Rieu, l’un des cinq prévenus, avait raison de faire preuve d’optimisme après l’audience en appel du 20 mai dernier. Le jeune militant qui, au passage, venait de montrer à la cour lors d’une mémorable intervention le vrai visage du recteur de la mosquée de Poitiers et de ses amis, à savoir celui de salafistes soutenus par les Frères musulmans, avait en effet souligné qu’en huit ans, le dossier de l’accusation s’était vidé peu à peu et qu’il n’en restait aujourd’hui plus grand-chose (voir Présent daté du 23 mai). C’est ainsi que, après avoir été poursuivis – et condamnés en décembre 2017 – pour « manifestation non autorisée », « incitation à la haine raciale », et « dégradation de biens en réunion », les cinq Identitaires ont vu le parquet renoncer, lors de l’audience du 20 mai, à la qualification de « provocation à la discrimination raciale ou religieuse » en raison d’une omission procédurale. Ne restaient plus alors que de prétendues « dégradations » de tapis de prière, pour lesquelles l’avocat général avait requis six mois de prison avec sursis à l’encontre de quatre des cinq prévenus. « Un prétexte pour ne pas arrêter toutes les poursuites », comme l’avait souligné Damien Rieu, qui n’aura finalement pas pesé, la cour considérant vendredi comme « légères » les prétendues « dégradations ». Bref, comme s’en est félicité Me Frédéric Pichon, l’avocat d’un des cinq prévenus, après huit longues années de procédure, et alors que « nous vivons dans la dictature de l’émotion », dans cette affaire, « le droit a primé » !

L’hystérisation croissante de la vie politique française

Le combat judiciaire est cependant loin d’être terminé pour GI, dont l’une des jeunes militantes ayant participé à la spectaculaire opération de la place de la République le 13 juin (voir Présent daté du 16 juin) a été récemment accusée par Mélenchon d’avoir effectué à cette occasion « des saluts nazis ». Une accusation totalement contredite par les nombreuses photos et vidéos réalisées ce jour-là, sur lesquelles on peut nettement voir la jeune femme brandir en fait un fumigène, et à laquelle GI a décidé de répondre en portant plainte pour « diffamation » contre le chef de LFI. Une accusation qui met une fois de plus en évidence l’hystérisation croissante de la vie politique française, et cette habitude malsaine qu’ont prise certains d’accuser leurs adversaires de sympathies nazies pour les « tuer » électoralement. Et cela, jusqu’à la bêtise absolue, comme l’a montré la récente affaire qui a secoué la campagne des municipales à Levallois-Perret. Dans l’ancienne ville des Balkany, leur candidat Arnaud de Courson (DD), soutenu aussi par LREM, n’a en effet rien trouvé de mieux à faire que d’envoyer à ses amis une photo mettant en scène son adversaire Agnès Pottier-Dumas (LR) en compagnie de la deuxième tête de liste LR, David-Xavier Weiss, pointant le doigt en l’air, avec ce commentaire : « Weiss et le salut nazi ? » Manque de chance pour lui, il l’a aussi adressée par erreur à une militante d’Agnès Pottier-Dumas, suscitant un scandale d’autant plus grand que David-Xavier Weiss est juif et que ses parents ont tous deux été déportés…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2020

Tchétchènes versus Maghrébins – C’est la guerre à Dijon !

Tirs de kalachnikov, explosions, voitures fonçant dans la foule, véhicules incendiés… Depuis quatre jours, c’est une véritable guerre qui oppose chaque soir des centaines de Tchétchènes et de Maghrébins dans la capitale des ducs de Bourgogne, sur fond de trafic de drogue. Une situation totalement ahurissante qui, bien qu’étant d’une gravité et d’une ampleur inédites, ne semble pourtant pas inquiéter plus que cela ce gouvernement lamentable avant tout préoccupé par le désarmement moral et physique de ses policiers.

Fusillades et incendies en pagaille

A l’origine de ces incroyables scènes de guérilla urbaine, un différend survenu le 10 juin entre un jeune Tchétchène et des dealers maghrébins de Dijon, qui l’auraient passé à tabac. Pour se venger, les Tchétchènes auraient alors mobilisé des membres de leur communauté dans toute la France, et même en Belgique, pour mener une vaste expédition punitive contre les Maghrébins de Dijon. C’est ainsi que, vendredi soir, quelque 150 Tchétchènes, encagoulés et armés pour certains de kalachnikovs, pour d’autres de barres de fer, couteaux et autres battes de baseball, ont pris d’assaut un bar à narguilé du centre-ville, lors d’une descente qui a fait pas moins de dix blessés ! Mais l’affaire ne s’arrête pas là : la police ayant mis fin aux affrontements, Tchétchènes et Maghrébins se donnaient rendez-vous le lendemain à proximité du quartier ethnique des Grésilles, où des échanges de tirs de kalachnikov ont blessé grièvement le gérant d’une pizzeria. Dimanche, alors que près de 200 Tchétchènes avaient à nouveau investi le quartier des Grésilles, un Maghrébin au volant de sa voiture fonçait sur le groupe, faisait un tonneau et était grièvement blessé. Enfin, lundi soir, 60 gendarmes mobiles, 40 CRS et des renforts de la BAC, ainsi que du RAID, étaient mobilisés pour disperser aux Grésilles un attroupement de quelque 150 Maghrébins cagoulées et armées, qui avaient tiré en l’air, détruit des caméras de vidéoprotection, incendié des poubelles et plusieurs véhicules, dont celui d’une équipe de France 3…

Vers la « libanisation » de la France

De façon assez révélatrice, on notera que tous ces « braves gens », bien conscients de l’impunité totale dont bénéficient les criminels dans notre pays, n’hésitent pas à se bousculer devant les médias pour expliquer, à visage découvert, les motifs de leur colère. C’est ainsi que, parmi les nombreuses interviews de ceux-ci circulant sur Internet, on a même pu voir un Tchétchène déplorer que « la loi française ne [leur permette] pas de tirer sur des gens » ! Face à ces incidents très graves et au silence observé jusque-là par l’Etat, l’opposition n’a pas tardé à dénoncer vivement l’inaction du gouvernement. Ainsi, s’est indignée Marine Le Pen sur Twitter, « notre pays sombre dans le chaos […], des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main » et « que fait Castaner » ? Une indignation partagée par Dupont-Aignan, qui a observé de son côté : « Pendant que les bien-pensants veulent abattre les statues de ceux qui ont fait l’histoire de France pour se coucher devant le communautarisme, une guerre urbaine fait rage à Dijon entre communautés de Maghrébins et de Tchétchènes. » Avant d’ajouter : « En Marche vers la libanisation de la France ! » Ainsi interpellé, l’Intérieur a tout de même fini par réagir lundi en publiant un communiqué dénonçant « les violents troubles à l’ordre public et les actes d’intimidation survenus dans l’agglomération dijonnaise ». Les qualifiant d’« inadmissibles », il a même promis d’y apporter « une réponse ferme ». Une menace qu’il aura cependant du mal à mettre à exécution au moment où, précisément, il fait tout pour désarmer sa police et où la justice a pour consigne de limiter au maximum les incarcérations… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2020

Attaque islamiste de la préfecture de Paris : l’accablant rapport de la commission parlementaire, par Franck Deletraz

Après huit mois d’enquête, la commission parlementaire dirigée par Eric Ciotti (LR) et chargée de faire la lumière sur l’attaque de la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019, par l’islamiste Mickaël Harpon, a rendu mercredi son rapport. Un rapport sans grande surprise, puisqu’une bonne partie de son contenu a déjà été révélée en février, mais qui conclut une fois de plus à « de graves défaillances » dans le suivi de Harpon, dont des actes auraient dû alerter sa hiérarchie.

Une succession de « signaux » ignorés

Présenté à huis clos, ce rapport, révélé par Le JDD et Le Parisien, souligne ainsi que plusieurs signaux auraient dû alerter les autorités au sujet de Harpon. A commencer par les propos que celui-ci avait tenus devant ses collègues en janvier 2015 au sujet des attentats de Charlie Hebdo. Des propos qui, rappellent les auteurs du rapport, « revêtaient une évidente gravité », mais n’ont pourtant fait l’objet d’aucun signalement. Pour la commission d’enquête, c’est « le dysfonctionnement le plus grave de l’affaire Harpon ». L’autre élément à charge contre le comportement de l’informaticien et contre le suivi de son évolution est sa conversion à l’islam après son mariage entre 2009 et 2011, conversion qui l’avait notamment conduit à ne plus saluer les femmes. Or, malgré plusieurs remarques de ses supérieurs, souligne la commission d’enquête, là encore, aucun signalement n’avait été effectué… Bref, autant de « failles » de sécurité inconcevables, insistent les députés, qui ont permis à Harpon de passer à travers les radars de l’antiterrorisme et de tuer à l’arme blanche quatre de ses collègues.

Les propositions de la commission

Pour prévenir de nouveaux actes « de l’intérieur » à l’avenir, la commission d’enquête formule alors dans son rapport 35 propositions, à commencer par « la refonte totale » de la DRPP. Face à la nécessité de rehausser les standards de recrutement au sein de celle-ci, la première proposition est de confier à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et au renseignement interne des armées (DRSD) le « rôle de chefs de file des recrutements au sein des services de renseignement ». La commission ne va pas jusqu’à préconiser dès à présent une suppression de la DRPP, mais elle suggère « à moyen terme » de la « repositionner » au sein du renseignement intérieur selon deux scenarii possibles, allant de « sa refonte totale au transfert a minima des activités de lutte contre le terrorisme vers la DGSI ». Par ailleurs, concernant la détection des signes de radicalisation, la commission préconise d’intensifier les efforts et les formations au sein des services de sécurité sur ces sujets. Afin de renforcer les procédures de recrutement, elle propose en outre « d’étendre le champ des enquêtes administratives préalables au recrutement des personnels administratifs des administrations remplissant une mission de sécurité et des personnels civils dans les armées, afin d’assurer un contrôle de l’ensemble des personnels, même non habilités ». Enfin, s’agissant des procédures d’habilitation, les auteurs du rapport font plusieurs propositions afin de les renforcer (réduction de la validité, suivi, signalement…), et préconisent l’instauration d’une prestation de serment affirmant l’adhésion aux valeurs de la République pour « l’ensemble des professions sensibles ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2020

Un ministre choisit le camp des voyous ethniques

Après trois ans de gouvernement Philippe, certains parmi nous pensaient peut-être avoir tout entendu en matière de propos indignes, intolérables et révoltants. Or, qu’ils se détrompent : bien que les groupuscules communautaristes, d’extrême gauche et autres suprémacistes noirs rassemblés mardi soir à l’appel du comité Traoré aient ouvertement défié l’Etat en bafouant l’interdiction de manifester prononcée par la préfecture de police, bien qu’ils s’en soient violemment pris aux forces de l’ordre et aient entièrement saccagé une partie du XVIIe arrondissement de Paris, Didier Guillaume a dit « comprendre » ce rassemblement « incroyable », et réclamé que « l’Etat français » fasse « toute la lumière » sur l’affaire Traoré !

Guillaume, l’idiot utile des suprémacistes noirs

Invité mercredi matin par Sud Radio, le ministre de l’Agriculture, manifestement très satisfait de cette manifestation sauvage qui a tourné à l’émeute et a donné lieu à de graves violences, a ainsi déclaré qu’« aucun enfant de France, aucun citoyen qui habite sur le sol de la France, ne doit être attaqué, discriminé, vilipendé ». Disant déceler « une tension extrême dans le pays et le sentiment de certains de nos concitoyens de subir des actes racistes », Didier Guillaume, qui n’avait sûrement pas en tête à ce moment-là le racisme anti-Blanc qui ne cesse de gagner du terrain dans notre pays, a alors expliqué que « la règle absolue dans la République, ce qui fonde notre pacte républicain, c’est justement l’accueil, la diversité et l’intégration ». Aussi, a-t-il poursuivi, « je souhaite désormais que la République passe. Et pour qu’elle passe, il faut que les règles de la République soient respectées pour tout le monde ».

« Désertion de l’Etat républicain »

Des propos qu’ont sûrement appréciés les centaines de policiers insultés et violemment caillassés pendant des heures mardi soir par les milliers de voyous ethniques rassemblés devant le tribunal. Deux d’entre eux ont d’ailleurs été blessés. Mais aussi les riverains et commerçants du XVIIe arrondissement qui ont vu leur quartier entièrement mis à sac. Parmi les innombrables dégradations ? La maison des avocats fracturée, plusieurs incendies de barricades alimentés avec du mobilier urbain (vélos, trottinettes électriques et deux engins de chantiers incendiés), des poubelles renversées ou incendiées, quatre vitrines de commerces taguées ou étoilées et enfin, à Clichy, la façade de la police municipale dégradée tout comme un véhicule et la devanture d’un supermarché. Pour le seul XVIIe, Geoffroy Boulard, maire de l’arrondissement, évaluait l’ardoise à… « un million d’euros » ! Bref, si Didier Guillaume a pu s’enthousiasmer devant ce scandale, fort heureusement d’autres ont vivement réagi face à cette manifestation. Parmi ceux-ci, on citera notamment le député RN Bruno Bilde qui, dans une question écrite au ministre de l’Intérieur, a dénoncé « la désertion de l’Etat républicain », en rappelant que « rien n’a été fait par les services du ministère de l’Intérieur pour empêcher la tenue de ce raout racialiste ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2020

Bronx-sur-Seine – Manifestation interdite du Comité Adama Traoré, par Franck Deletraz

Forces de l’ordre violemment prises à partie, quartier entièrement saccagé et boulevard périphérique envahi : alors que la Préfecture de police de Paris l’avait formellement interdite et que plusieurs syndicats de policiers avaient mis en garde les autorités contre les graves débordements que celle-ci pouvait entraîner, la manifestation ouvertement anti-flics organisée par le Comité Adama Traoré s’est quand même tenue mardi devant le tribunal judiciaire de Paris, donnant lieu, comme l’on pouvait s’y attendre, à d’innombrables violences. Retour sur un véritable scandale qui, dans tout pays normalement constitué, entraînerait la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Importer le conflit racial en France

Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la foule des groupuscules communautaristes, racistes, et d’extrême gauche qui sévissent impunément depuis des années sur notre sol, inspirés par les émeutes qui secouent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd, tentent aujourd’hui d’importer chez nous ce conflit racial et anti-flics. Le préfet Lallement semble lui-même en avoir conscience puisque, dans un mail qu’il a adressé mardi aux policiers pour leur apporter son soutien, il y a fait indirectement allusion en rappelant qu’en France « une accusation ne suffit pas à faire une vérité » et que « la police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste ». Conscient également que « la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux (laissait) craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible », Lallement avait aussi formellement interdit le rassemblement prévu par le Comité Traoré. Une interdiction qui ne devait cependant pas impressionner les organisateurs puisque, à peine le communiqué de la Préfecture publié, ceux-ci défiaient ouvertement l’autorité en annonçant que la manifestation aurait quand même lieu. Dans la soirée, plusieurs milliers de militants communautaristes et d’extrême gauche se rassemblaient ainsi devant le tribunal judiciaire, porte de Clichy, à Paris, pour manifester aux cris de… « tout le monde déteste la police ». Des appels à la haine qui n’ont évidemment pas tardé à donner lieu à de violents incidents, au cours desquels les forces de l’ordre ont été sans cesse prises à parti, le quartier saccagé, des vélos et du mobilier urbain incendié, des barricades érigées et le boulevard périphérique envahi par les manifestants. Des affrontements qui se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, s’étendant même à la commune limitrophe de Clichy, où les vitres d’un poste de police municipale ont été saccagées.

Castaner dehors !

Au lendemain de ces émeutes qui étaient largement prévisibles, on ne peut que se demander pourquoi les autorités ont piteusement renoncé à faire respecter l’interdiction de manifester prononcée par la Préfecture et n’ont pas donné l’ordre aux policiers de disperser immédiatement les manifestants. Pas gêné plus que cela, semble-t-il, d’avoir vu l’autorité de l’Etat ainsi ouvertement bafouée, le ministre de l’Intérieur devait se contenter de publier un banal tweet en fin de soirée affirmant que « la violence n’a pas sa place en démocratie », et que « rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous » ! Une réaction d’autant plus inacceptable que l’on a pu voir Castaner, en d’autres occasions, faire preuve d’un zèle tout particulier dès lors qu’il s’agissait de faire respecter des interdictions de manifester prononcées contre des manifestants pro-Vie ou encore des Identitaires. Par ailleurs, au moment où les comités prétendument « anti-racistes » et autres groupuscules d’extrême gauche multiplient en France les manifestations violentes et les appels à la haine anti-flics, on ne peut que se demander, là aussi, comment il se fait que le ministère de l’Intérieur n’ait pas depuis longtemps déjà demandé leur dissolution immédiate.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2020

A Sète, les obsèques en grande pompe d’un dealer musulman

HLM dealers

Ceux qui refusent encore de croire que la crise du Covid-19 aura été l’occasion pour le gouvernement d’officialiser la bipartition de notre pays, entre des Français de souche soumis à un confinement strict et mis à l’amende et des banlieues ethniques bénéficiant d’un régime allégé et de nombreuses exemptions, devraient méditer sur l’affaire scandaleuse mais ô combien révélatrice des obsèques du dealer musulman Ayoub à Sète. En effet, alors que les restrictions imposées par le confinement interdisent quasiment aujourd’hui à des milliers de familles françaises d’enterrer dignement leurs morts et de leur rendre un dernier hommage, ce multirécidiviste, lui, aura eu droit à une cérémonie funéraire musulmane en bonne et due forme, rassemblant au moins une centaine de personnes équipées de masques par la mairie et sous protection policière !

Ayoub, Sofiane, Abdelkrim et les autres

Rappelons d’abord que le défunt, qui habitait le quartier ethnique de Thau et était « très défavorablement connu de la justice pour des affaires de stupéfiants », a perdu la vie le 29 avril lors d’un règlement de comptes entre trafiquants de drogue. Ce jour-là, en effet, Ayoub avait d’abord été passé à tabac par deux frères, prénommés Sofiane et Abdelkrim, mais avait réussi à prendre la fuite à bord d’une BMW pour aller chercher son beau-frère Kamel. Il avait cependant été rattrapé par ses poursuivants qui, embarqués dans un véhicule conduit par Nordine, un de leurs proches, l’avaient abattu de 23 coups de feu. Rapidement identifiés par la police, les tireurs, qui avaient dans un premier temps pris la fuite, avaient fini par se rendre aux forces de l’ordre dimanche soir. Quant à leur complice Nordine, il était toujours en fuite à l’heure où nous écrivions ces lignes.

Un « deux poids, deux mesures » inacceptable

Quoi qu’il en soit, les obsèques du dealer Ayoub, célébrées samedi matin au quartier de la Plagette à Sète, n’étaient pas celles de monsieur Tout-le-monde en ces temps de confinement. En effet, alors que les restrictions imposées par l’Etat depuis mi-mars aux Français endeuillés sont on ne peut plus sévères et appliquées avec un zèle tout particulier, Ayoub, lui, aura eu droit à la Salat al-Janazah et à une cérémonie funéraire musulmane en bonne et due forme, rassemblant au moins une centaine de personnes auxquelles, selon des témoins, la mairie DVD aurait même fourni des masques ! Le tout sous la protection des polices nationale et municipale… Un viol manifeste des règlements en vigueur, avec la complicité des autorités publiques, qui, non seulement a été scandaleusement passé sous silence par les grands médias, mais n’a en outre suscité aucune réaction de la part de la classe politique. A l’exception du RN qui, rappelant dans un communiqué que « des dizaines de Sétois sont morts ces deux derniers mois sans que leurs proches puissent les accompagner », s’est fort justement indigné de « ce “deux poids, deux mesures” inacceptable » appliqué par le maire de Sète, François Commeinheis, qui « prouve une nouvelle fois sa propension à soutenir le communautarisme et le clientélisme ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2020