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France : le surendettement continue à progresser

France : le surendettement continue à progresser

18/07/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– Augmentation du prix des loyers, des denrées alimentaires, matraquage publicitaire, fuite en avant consumériste, matérialisme compulsif… le surendettement ne cesse de progresser en France.

Le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a ainsi progressé de 8,8% au premier semestre 2011 par rapport à la même période de 2010 selon les chiffres publiés par la Banque de France.

Quelques 125 149 dossiers ont été déposés de janvier à juin 2011 dont 103 246 jugés recevables. Le total des dossiers déposés de juillet 2010 à juin 2011 s’élève à 228 183.

Dette de l’Etat : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

[box]Depuis l’application de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) en 2006, les dépenses de l’État sont découpées en trente-deux « missions », chacune se rapportant à une action précise de l’État. Il est ainsi facile d’identifier qui dépense quoi ; et surtout, le coût apparaît clairement.[/box]

Ainsi, l’ancien budget du ministère de l’Intérieur a disparu. A sa place, on trouve plusieurs « missions ». L’une d’elles, intitulée « sécurité », nous permet d’apprendre qu’en 2011 les crédits affectés à la Police nationale s’élèvent à 9,1 milliards d’euros, tandis que la Gendarmerie nationale se voit attribuer 7,6 milliards d’euros.

Cette lisibilité budgétaire permet également d’établir le classement des missions en question, un « hit-parade » diraient les Anglo-saxons. Voyons ce que cela donne avec la loi de finances 2011.

En haut de l’échelle, on trouve la mission dite « remboursements et dégrèvements, avec 82,1 milliards d’euros. Soit 71 milliards au titre des impôts d’État et 11 milliards au titre des impôts locaux. C’est l’occasion, au passage, de remarquer que le jour où un ministre du Budget voudra s’attaquer sérieusement au rééquilibrage des comptes publics, il trouvera du « gras » – beaucoup de « gras » – du côté des cadeaux fiscaux consentis aux investisseurs et aux entreprises.

L’État pourrait être riche …

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerD’après Bercy, les quelque cinq cents niches fiscales font perdre 72 milliards d’euros à l’État. Chiffre discutable, puisque de nombreux avantages fiscaux ne sont pas considérés comme des « dépenses fiscales » par le ministère du Budget. En adoptant une méthode plus exhaustive, Philippe Marini (UMP), rapporteur général du budget au Sénat, chiffre à 220 milliards le coût des niches fiscales, loin des 72 milliards de Bercy.

En deuxième place apparaît la mission « enseignement scolaire » (premier degré et second degré du public et du privé ; enseignement technique agricole), avec 61,9 milliards pour 2011. Vient ensuite une mission peu connue du grand public qui s’appelle « engagements financiers de l’État ». Elle totalise 46,9 milliards d’euros ; sa composante principale, le « programme » dit « charge de la dette » représente 45,3 milliards. Cette somme représente donc le montant des intérêts de la dette de l’État. Ces intérêts sont soumis à deux effets : l’effet volume et l’effet taux. En premier lieu, l’augmentation du volume de la dette, et en second l’augmentation des taux (pour l’emprunt à dix ans : 2,53% le 30 août 2010 et 3,56% le 14 mars 2011) font que la charge de la dette passe de 37,6 milliards en 2009 (loi de règlement) à 40,5 milliards (budget exécuté) en 2010, pour atteindre 45,3 milliards (loi de finances) en 2011.

A quoi bon payer l’impôt sur le revenu !

Autant dire que les intérêts mangent l’essentiel de la recette apportée par l’impôt sur le revenu : 46,7 milliards nets en 2009.

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerDans les années « ordinaires » – avant la crise – le montant des intérêts et celui du déficit budgétaire (solde général) correspondaient à peu près à la même somme. C’est-à-dire qu’un État désendetté parviendrait facilement à équilibrer ses comptes. Un exemple portant sur 2006 : le déficit budgétaire représente 38,999 milliards d’euros tandis que la charge de la dette de l’État s’établit à 38,945 milliards.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour comprendre qu’en laissant filer la dette depuis 1974 – dernière année où le budget a été voté en équilibre – les gouvernements de droite et de gauche portent une écrasante responsabilité dans la situation actuelle : l’avenir de la France dépend du bon vouloir des marchés (banques, assurances, fonds…). D’autant plus que les choses ne vont pas en s’améliorant ; d’après la loi de programmation pluriannuelle, la charge de la dette de l’État pourrait monter jusqu’à 55 milliards d’euros en 2013, soit une progression de 9,6 milliards par rapport à 2011. A comparer aux 60 milliards accordés à “l’enseignement scolaire”.

A juste titre la montée de la dette publique inquiète la Cour des comptes. Son Premier président, Didier Migaud, estime qu’une hausse de un point des taux d’intérêts entraînerait une charge supplémentaire de 2 milliards d’euros la première année, 6 milliards la troisième et jusqu’à 14 milliards la dixième. Sur les six premières années, cela représenterait un montant cumulé supérieur aux 35 milliards d’euros du « Grand emprunt » cher au Président Sarkozy. De quoi réfléchir…

14 juillet 2011 : plus de 300 arrestations

Fête « nationale » : plus de 300 arrestations !

15/07/11 – 12h45
PARIS (NOVOpresss)
« Une nuit plutôt calme » ont déclaré, sans rire ni honte, les autorités sarkozystes pour qualifier la nuit du 13 au 14 juillet. Un « calme » tout relatif car le bilan de la nuit est pourtant une nouvelle fois très lourd. En effet, la préfecture de police de Paris a livré hier un premier bilan des incidents survenus en région parisienne: 328 interpellations et 220 mises en garde à vue.

Un chiffre qui montre bien l’ampleur des « violences urbaines » qui ont encore une fois émaillé cette nuit censée être « festive ».

A Paris, des affrontements avec des pétards et des feux d’artifice type mortier ont été signalés dans les XIème, XIIème, XIXème et XXème arrondissements notamment. Dans le XIXème, à proximité de la cité sensible Curial, des groupes de jeunes se sont affrontés violemment durant près de trois heures aux CRS qu’ils ont caillassés (un policier blessé).

Dans le Val-de-Marne, plus de 50 voitures ont été incendiées par les racailles et des tirs de feu d’artifice ont été faits en direction de divers commissariats.

Dans les Yvelines, c’est l’interpellation d’un des auteurs présumés d’incendies de voitures qui a tourné à l’émeute. A Limay, des policiers ont été visés par une bouteille d’acide tandis qu’en Seine-et-Marne, un véhicule de police était la cible de jets de divers projectiles.

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”

Paris : la place “Mohamed Bouazizi” rebaptisée “Place des soldats Français sacrifiés en Afghanistan !”

[box class=info]Nous nous faisons l’écho d’une action menée par les jeunes identitaires parisiens du Projet Apache à la veille du 14 juillet. En voici le communiqué.[/box]

Communiqué du 13 Juillet 2011 – Contre la “Place Bouazizi” de Delanoë… Pour une “Place des soldats français sacrifiés !”

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”

Mardi 12 Juillet 2011, une quinzaine de militants identitaires parisiens se sont mobilisés pour rendre hommage aux soldats français tombés en Afghanistan. Toujours là pour défendre l’honneur de leurs compatriotes, les membres du Projet Apache et du Bloc Identitaire Ile de France se sont donc rendus sur la Place Mohamed Bouazizi, dans le XIVème arrondissement, inaugurée le 30 Juin dernier par le maire de Paris et ses amis.

Mohamed Bouazizi, c’est le nom de ce jeune homme dont le suicide par le feu avait été l’élément déclencheur de la « révolution » en Tunisie. Le comportement de la totalité des membres du conseil de Paris est une véritable provocation. En quel honneur Paris devrait rendre hommage à ce jeune tunisien ? La Tunisie a ses martyrs ? Rendons hommage aux nôtres !

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”69 soldats français (depuis le 13 Juillet) sont déjà tombés en Afghanistan mais nos responsables politiques préfèrent les oublier et salir leur mémoire. Les responsables politiques de la capitale, de gauche comme de droite, ont en effet fait leur choix : saluer et remercier un des héros de la révolution tunisienne, encourageant ses camarades à rejoindre massivement la France.

Les militants identitaires ont déposé plusieurs plaques, rebaptisant la « Place Mohamed Bouazizi » en « Place des soldats Français sacrifiés ». 300 tracts ont également été distribués dans l’arrondissement, sous les encouragements des parisiens.

Notre action est une réaction patriote, nous n’oublions aucun des soldats français morts au combat. En Afghanistan, depuis 10 ans déjà que le conflit a commencé, rien n’a changé. Cette guerre n’est pas la nôtre, et nos belles valeurs ne sont pas celles du peuple Afghan.

Nous exigeons le retrait des soldats français engagés en Afghanistan et réclamons aux autorités un peu plus de respect pour ceux qu’ils envoient au charbon pour de sombres motifs. Les Identitaires continueront à éveiller les consciences et les esprits, à Paris comme dans le reste de notre pays.

[box class=info]PROJET APACHE
Contact : contact@projet-apache.com
Bloc Identitaire Ile-de-France[/box]

Bordeaux : le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint Projet

Bordeaux : le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint Projet

13/07/2011 – 20h00
BORDEAUX (Info Bordeaux) – Le 14 août 2010, le journal Sud Ouest publiait, sous le titre « Nouveau culte à saint Eloi », son quarante-septième article sur l’affaire « des Infiltrés » mettant en cause l’école Saint Projet. Le journal y prétendait que l’émission démontrait qu’avaient été enregistrés “des propos racistes enseignés par les professeurs et répétés par les élèves scolarisés au collège” . Le simple visionnage du montage réalisé par France 2 aurait suffit au quotidien pour se rendre compte qu’il s’agissait d’une calomnie comme vient de le juger le Tribunal correctionnel de Bordeaux.

En effet, à la suite de cet article, l’Association d’Education Populaire Saint Projet, ainsi que huit professeurs, assignait, par l’intermédiaire de son avocat, Maître David Dassa Le-Deist du barreau de Paris, le journal en diffamation.

Le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint ProjetCelle-ci a été retenue par le Tribunal correctionnel de Bordeaux qui l’a condamné au paiement d’une amende de 2.000 €, à 1.000 € de dommages et intérêts par partie civile, 300 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale et à la publication du dispositif de la décision dans ses colonnes et sur son site internet dans les 10 jours à compter de la signification, assortie d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, soit près de 15.000 €. L’excuse de bonne foi plaidée par le journal, dont il faut rappeler qu’un des pigistes a été condamné pour avoir démoli la vitrine d’un libraire catholique situé en face de l’Eglise Saint Eloi (photo), n’a pas été retenue par les juges. A noter que le journal Sud-Ouest a décidé de faire appel.

Ainsi, les conséquences de l’affaire des Infiltrés n’en finissent pas. Ce ne sont pas forcément celles qu’attendaient la société CAPA et la chaîne France 2 qui sont actuellement sous le coup de plusieurs instructions judiciaires pour diffamation publique. Après l’abbé Laguérie qui avait dû citer le JDD en diffamation avant que ce dernier présente ses excuses publiquement, c’est au tour de l’école Saint Projet de se faire rendre justice après la diffusion de la manipulation des Infiltrés.

[box class=info]Photos : © info-bordeaux.fr – source[/box]

Portait de l'utilisateur français de Twitter

Portait de l’utilisateur français de Twitter

Ipsos Profiling a tenu à dresser le portrait-robot de l’utilisateur français de Twitter. Selon cette enquête, il s’agit d’“hommes (79%), âgés de 28 ans en moyenne, résidant en zones urbaines. Experts du web (plus anciens et plus assidus que la moyenne), ils sont friands de vidéos en ligne (76%) et de e-commerce (90%). Evidemment très actifs sur la toile, ils sont prêts à relayer le discours des marques : 27% sont des e-fluenceurs, 21% déclarent fréquenter les réseaux sociaux pour suivre l’actualité de leur marque préférée.”

Fabrice Robert : “Si on aime la France, on doit se battre pour l'unité européenne”

Fabrice Robert : “Si on aime la France, on doit se battre pour l’unité européenne”

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire revient sur les sujets récents d’actualité. Et il insiste notamment sur la nécessité de plus et mieux d’Europe.

[question]Fabrice Robert, en ce début d’été, les médias parlent beaucoup de l’affaire DSK, des primaires du PS, du tour de France, de la bactérie tueuse et de la faillite grecque. Selon vous, le rôle d’un responsable politique est-il d’avoir un avis sur tout ?[/question]
[answer]C’est en tous les cas ce que lui demandent les médias : du commentaire. Qu’en reste-t-il quelques mois plus tard ? En général, rien. Le terme même de « responsable politique » indique bien de qui on parle : de quelqu’un qui a autant d’influence sur les évènements qu’un sous-chef de gare en a sur le trafic de la SNCF.
A l’été de 1914, la presse était pleine de l’affaire Caillaux, le meurtre du directeur du Figaro commis par une femme de ministre, ou de la création de l’impôt sur le revenu. Qu’en garde la mémoire collective aujourd’hui ? Rien.
L’actualité, c’est l’écume de l’histoire. Et un certain journalisme, hier comme aujourd’hui, consiste à attraper l’écume avec une passoire.[/answer]

[question]Il arrive quand même que l’actualité soit de l’histoire et fasse l’histoire comme le 11 septembre 2001…[/question]
[answer]Non, l’assassinat de l’archiduc d’Autriche en 1914  n’est pas la cause de la guerre mondiale, pas plus que l’attentat de New York n’est la cause de l’invasion de l’Irak. Ce sont des facteurs prétextes ou révélateurs. Ce qui est important, c’est de tenter de voir au-delà, d’identifier les mouvements historiques, les fins de cycle, les renaissances.
A cet égard, je crois qu’il y a aujourd’hui dans le monde européen au moins un consensus, qui est aussi un sentiment, et qui traverse toutes les frontières : nous allons vers des crises majeures. De quelle ampleur ? A quelle échéance précise ? C’est le jeu des prévisions. Mais tout le monde voit bien que nous avons définitivement tourné la page des années de croissance illimitée, des années d’espoir en un monde dit de progrès, grosso modo le monde de l’après 45 qui a perduré au-delà de la crise pétrolière des années 70.
Ces enjeux sont démographiques, et donc écologiques : quelle planète avec 10 ou 12 milliards d’habitants ? Quel monde avec le modèle économique américain de développement de consommation et de gâchis étendu à tous ?
En d’autres termes, le modèle de développement du XXème siècle parvient à son terme. La croissance sans limite et sans dommages est une croyance et non un fait. Il va falloir repenser le monde. Je crois que cette reconstruction peut venir d’Europe. L’affirmation de l’Europe comme une vraie puissance peut-être une garantie de paix et d’équilibre à l’échelle mondiale.[/answer]

[question]Le mouvement identitaire fait de l’Europe le cadre permanent de sa réflexion. En cela, il se différencie des souverainismes de droite ou de gauche. Quelle est votre position à propos de l’euro ?[/question]
[answer]Faire de l’euro la cause de tous les malheurs économiques de la France ou de l’Europe est, à mon sens, une erreur de fond.
Sans l’euro, des pays au bord du gouffre comme la Grèce seraient déjà au fond, et la France elle-même aurait sans doute déjà été attaquée par les marchés financiers. Le drame de la Grèce, du Portugal, de l’Italie ou de la France, ce n’est pas l’euro, pas plus que ce ne serait le drachme, la lire, l’escudo ou le franc. Tous ne sont que des noms de monnaie et donc des outils de taille différente. Le mur qui se dresse devant nous est la conséquence de la dette publique, de la fin de l’étalon or au profit du pseudo étalon dollar, de la financiarisation sans contrôle des activités économiques.
Dire aux gens : sans l’euro, tout ira mieux, est peut-être un pari politique, mais sans aucun doute un aveuglement économique. Revenir au franc, proposer de le dévaluer massivement, affirmer que l’inflation, c’est la faute de l’euro, ne me semble pas sérieux… A propos de l’inflation, il convient de rappeler qu’elle est plus importante dans des pays qui ne sont pas dans la zone euro comme la Grande Bretagne et d’autres pays européens, ou encore les USA.
Comment ne pas observer aussi que la presse la plus acharnée contre l’euro est la presse britannique. Pourquoi ? Voila une question intéressante… Une presse bien indulgente, en revanche, envers le dollar américain.[/answer]

[question]Soit. Mais, pour autant, l’euro est-il une panacée ?[/question]
[answer]Certainement pas tel qu’il est utilisé depuis sa création. Penser que la monnaie n’est qu’un agent économique est une erreur. Une monnaie, c’est aussi une domination politique. Tel est le rôle du dollar depuis 1945. Et tel est le reproche qu’il convient de faire à l’euro : ne pas être soutenu par une volonté européenne politique, par une souveraineté continentale. Faute d’un budget européen suffisant, faute des nécessaires transferts économiques et financiers qui ont été réalisés, par exemple, entre les “deux Allemagnes” ou entre la France prospère et industrieuse, et les DOM TOM, on ne peut que constater une absence de convergence entre pays européens qui pénalise la monnaie unique. Faute d’une volonté politique, l’euro est sans doute trop cher, favorisant ainsi la poursuite artificielle de la main mise du dollar et des USA sur le monde. Mais il reste, en dépit de ses défauts, la seule monnaie crédible à la taille nécessaire dans le monde actuel. Les Chinois ne s’y trompent pas, et convertissent leurs réserves de dollars en euros…..[/answer]

[question]Vous devez être particulièrement satisfait alors des études qui affirment que très majoritairement les Français ne veulent pas d’un retour au franc. Cependant, sur des sujets aussi techniques, la majorité a-t-elle forcément raison ?[/question]
[answer]En tous les cas, il n’y a pas de raison qu’elle ait davantage tort que la minorité. Je pense que si on laisse de côté l’attachement affectif pour notre bon vieux franc, les Français ont compris que l’indépendance, la puissance, l’emploi, le pouvoir d’achat même, supposent des outils. Il faut une monnaie et un protectionnisme pour avoir une vraie souveraineté économique. Or, la seule échelle pertinente, possible, c’est l’échelle continentale. Sans l’Europe, chaque nation européenne est un nain démographique et politique, sous dépendance des puissants du moment.
Alors, le problème n’est pas d’avoir moins d’Europe comme le réclament les souverainistes, mais d’avoir une autre Europe, et in fine cela signifie plus d’Europe. Evidemment, en France comme dans tous les pays d’Europe, cela veut dire une autre classe politique.[/answer]

[question]Ce « plus » d’Europe heurte les souverainistes qui préfèrent l’idée d’une coopération entre Etats souverains. Pour eux, toute souveraineté européenne est une atteinte aux nations.[/question]
[answer]Les souverainistes sont des nostalgiques. Ils aspirent à un retour au passé, sans voir que le passé  est, par définition, mort. Vouloir une France française, une France forte, c’est encore possible, mais cela passe par l’Europe, pas par la France seule. Préférer la « francophonie » à l’Europe est à la fois une illusion et un crime. L’illusion de rester une pseudo grande puissance au prétexte que dans cent collèges du tiers-monde, on baragouine notre langue, le crime de préférer nos ex-colonies à nos voisins de même civilisation et de même destin.
On retrouve dans cette forme précise de souverainisme, qui est celle, par exemple, d’un Chevènement, l’acceptation d’impuissance et de réductionnisme qui se définit autour du concept « d’assimilation républicaine » systématique. Cette assimilation n’est en fait qu’un viol collectif, une forme de génocide culturel.
Or, ce qui relie les individus et leur donne une identité (élément constitutif indispensable de l’esprit et de l’équilibre des hommes ), ce n’est pas un principe abstrait, mais une réalité charnelle, historique et culturelle. Répétons-le toujours et encore, si l’on aime la France et l’on veut qu’elle survive, l’on doit se battre pour l’unité européenne et l’affirmation de notre continent comme une puissance politique indépendante. D’ailleurs à tous les souverainistes, je pose une question : préférez-vous vivre dans la France de Sarkozy ou, si la chose était possible, dans un pays européen voisin, qui serait libéré de la sous-culture américaine, sans immigration, avec des écoles où nos enfants ne seraient pas soumis au modelage de Big Brother ? Se poser cette question, c’est se rendre compte que, bien sûr, nous aimons notre pays, que nous y sommes profondément attachés, mais que sans nos mœurs, nos coutumes, notre culture, c’est à dire sans notre civilisation européenne, au fond, il n’est plus notre pays. Et c’est parce que nous voulons que la France redevienne la France qu’il faut faire l’Europe ![/answer]

[question]Les Identitaires sont en première ligne dans la lutte contre l’islamisation s’attirant parfois le reproche de s’en prendre à une religion en « oubliant » de parler de l’immigration. A votre avis, pourquoi ?[/question]
A vrai dire, je ne sais pas trop comment on peut nous faire un tel reproche. Bien évidemment, l’islamisation n’est qu’une conséquence de l’immigration. Sans immigration, pas d’islamisation. C’est du domaine de La Palice… Mais si l’islamisation est une conséquence, elle est également une cause de changements graves comme, par exemple, le halal en passe de devenir une norme dans les abattoirs. C’est inacceptable.
L’enjeu du XXIème siècle est de créer les conditions politiques et sociales d’une re-migration qui est la seule bonne solution, sans dommage pour tous. C’est soit la reconnaissance de l’identité comme premier droit de l’homme, soit une chaine de conflits sans fins et d’une ampleur insoupçonnée. Je réponds à ceux qui considèrent la re-migration -c’est-à-dire un retour au pays, et aux racines – comme une solution violente, que c’est, au contraire, la solution la plus respectueuse et la plus pacifique. Bien plus pacifique que laisser prospérer sur notre sol certaines populations qui ne souhaitent pas s’assimiler, et je ne le leur reproche pas. A court terme, c’est-à-dire vingt ans, nous allons aboutir au mieux à un scénario à la brésilienne, au pire, à une situation comme au Kosovo. Sociétés policières ou guerres civiles, personne ne peut souhaiter cela. La seule solution pour le monde, c’est une identité, un territoire. Ceux qui militent contre cela sont des fauteurs de guerre.

[question]Quelques questions maintenant sur le mouvement identitaire. La campagne présidentielle, ça marche ?[/question]
Avec un million d’euro, ce qui représente la somme minimale que dépensent la plupart des candidats à la candidature afin de pouvoir récolter leurs signatures, cela marcherait merveilleusement bien. Mais ce n’est pas notre cas et nous n’investissons pas toutes nos ressources dans cette pré-campagne. Je le rappelle, notre campagne présidentielle n’est pas et n’a jamais été une fin en soi. Cependant, nous avons obtenu un nombre de parrainages très important au regard de nos moyens de prospection qui ne reposent que sur du militantisme.
Arnaud Gouillon a pu mesurer lors de ses visites auprès des élus locaux deux faits importants : d’abord, le profond ras-le-bol de 90% de ces élus. Ils ne croient plus en l’Etat ni aux partis. Ensuite, leur inquiétude devant l’islam et l’immigration. Ce n’est pas unanime, mais presque.

[question]Dans l’hypothèse où vous n’obtiendriez pas les 500 signatures d’élus, pour qui appeleriez-vous à voter en avril 2012 ?[/question]
Si nous n’obtenons pas les 500 signatures ou si, à un moment donné, nous estimons que nous ne parviendrons pas à les obtenir, alors, nous conclurons notre campagne comme nous l’avons commencée : en consultant les militants identitaires.
Au terme d’un débat, ce sont eux qui choisiront notre position. Nous concevons le mouvement comme une communauté et non comme un parti au sens classique. Nous n’avons pas des intérêts à défendre, mais un destin à construire.  Bien entendu 2012 est une échéance électorale importante, mais le rôle des Identitaires est de continuer à diffuser au sein de la population des idées alternatives, et de renforcer leur communauté militante. Bien au-delà de 2012, nous préparons une organisation pour les années – difficiles, ne nous mentons pas – à venir.

[question]En ce début d’été, le mouvement identitaire, c’est combien de divisions, ça pèse quoi ? La presse dit souvent : les Identitaires sont très forts pour le buzz médiatique mais ne sont pas si nombreux…[/question]
[answer]Les partis politiques français ont un point commun. Ils mentent sur leur nombre d’adhérents. Quand ils vous disent 100 000, vous pouvez traduire 50 ou 30 000. Il est donc toujours difficile de répondre à une question comme la votre car le lecteur aura toujours tendance à penser que vous multipliez par deux ou trois. Dire la vérité, c’est donc courir le risque d’être sous-estimé.
Ce que je peux vous dire, c’est que nous progressons fortement. Il y a trois façons de mesurer une progression. Le baromètre électoral, le nombre d’adhérents et de sympathisants connus, le montant des fonds qui alimentent les activités. Électoralement, les résultats des tests faits aux cantonales n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Exceptés deux scores flatteurs de 15% en Bretagne et en Pays Niçois, nous avons obtenu soit des scores marginaux, soit des scores corrects mais sur des zones où nous espérions plus. Inutile d’épiloguer sur les raisons de ces performances, tout le monde les connaît. L’intérêt public pour les mouvements politiques se mesure à l’aune du  passage  à la télé. Si vous n’êtes pas une « marque » comme l’UMP, le PS ou le FN, vous n’existez pas, même si vous présentez un excellent candidat face à un clochard analphabète. Si vous êtes une « marque » en perdition comme le PC, vous devenez une filiale du Front de Gauche.
Il n’en reste pas moins que le combat électoral est un des moyens le plus efficace de se faire connaitre. Or, c’est notre position : le combat, par tous les moyens.
En revanche, cette première moitié d’année 2011 se caractérise par une augmentation sans précédent du nombre d’adhérents au Bloc, mais aussi au sein des autres structures composant le mouvement identitaire dans sa diversité, qui accompagne une augmentation très sensible des rentrées financières. D’une certaine manière, ce genre de progression précède toujours toutes les autres, que ce soit sur le terrain politique, médiatique, culturel.
Parti de rien il y a seulement huit ans, le mouvement identitaire, c’est aujourd’hui des dizaines de sections, des centaines de militants actifs, des milliers d’adhérents ou de donateurs, des dizaines de milliers de sympathisants connus. des dizaines de sites web, des dizaines d’associations, des dizaines d’initiatives culturelles ou sportives.[/answer]

[question]Un dernier mot ?[/question]
[answer]Je donne rendez-vous à tous ceux que nos thématiques intéressent pour notre université de rentrée qui se tiendra les 9, 10 et 11 septembre dans la région d’Aix-en-Provence. Le sujet principal des ces journées sera l’Europe. Je conseille de s’inscrire au plus tôt car le nombre de places est limité à 150 personnes et une bonne part sont déjà réservées.
Enfin, je peux vous annoncer que nous tiendrons une grande convention en janvier 2012, sans doute à Paris. Ce sera un événement majeur lors duquel nous espérons doubler le nombre de participants par rapport à la convention de 2009.[/answer]

Fête de la nature : Randonnée découverte du 22 mai 2011 organisée par les opposans à "l'Ayraultport" © ACIPA

Notre-Dame-des-Landes : une balle dans le pied droit, la gangrène dans le gauche

08/07/2011 – 09h00
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) – À Notre-Dame-des-Landes, tandis que l’écologie politique joue de plus en plus un rôle d’appoint auprès du socialisme bétonneur, la droite non bétonneuse est rejetée. Une attitude à l’exact opposé de celle des défenseurs de la forêt de Khimki, en Russie, dont l’inspiratrice a été l’invitée vedette du rassemblement organisé ce week-end.

Les 8, 9 et 10 juillet, un rassemblement a été organisé à Notre-Dame-des-Landes par les opposants à la création d’un nouvel aéroport qui doit consommer 2.000 hectares de terres agricoles au Nord de Nantes. Si le programme est fourni sur le papier, l’ambiance n’est pas au beau fixe sur le terrain. Car le doute s’insinue de plus en plus chez les adversaires de « l’Ayraultport » quant à la sincérité écologique de certaines composantes du mouvement.

Ainsi, on vient de l’apprendre, un candidat Europe Écologie-Les Verts, Ronan Dantec, figurera en troisième position entre deux socialistes et une communiste sur la liste du Parti socialiste aux élections sénatoriales. La liste est conduite par Yannick Vaugrenard, chargé du budget au conseil régional des Pays de la Loire et connu comme un chaud partisan du futur aéroport. Les intérêts politiques ont donc pris le pas sur la défense des terres agricoles, et l’opposition des écologistes politiques au projet de bétonnage semble de plus en plus rhétorique.

La carte générale du scénario mis à l’étude © Aéroport Grand Ouest 2009-2011

La carte générale du scénario mis à l’étude © Aéroport Grand Ouest 2009-2011

Dans le même temps, les organisateurs du rassemblement ont décidé d’interdire de parole l’un des orateurs prévus, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, jugé « trop proche du Front national » bien qu’il soit le fondateur de Debout la République, un parti qui se revendique du gaullisme. « Je crois que c’est plié », déplore un Orvaltais adversaire de l’aéroport depuis les débuts. « Alors que son pied gauche est gangrené, le mouvement se tire une balle dans le pied droit. »

Ancrage à une gauche sourde et aveugle à la protection de la nature d’une part, refus d’appuis venus de la droite d’autre part : la priorité donnée à la politique sur la défense du territoire est d’autant plus étonnante que l’une des vedettes du rassemblement de ce week-end aura été la militante russe Evgenia Chirikova. Cette jeune chef d’entreprise est entrée en résistance quand elle a appris que la nouvelle autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg passerait en pleine forêt près de la ville de Khimki, où elle avait choisi de s’installer avec sa famille pour profiter de la nature (1). Elle préside aujourd’hui un mouvement d’opposition très dynamique, sans exclusive politique.

Son dernier rassemblement festif, du 17 au 20 juin dernier, tout à fait comparable dans son principe à celui de Notre-Dame-des-Landes, a vu cohabiter toutes les tendances politiques : écologistes, poutinistes du mouvement Nashi, Front de gauche de Sergei Udaltsov, centre-gauche d’Une Russie juste, centre-droit de Yabloko, nationalistes centristes du Parti libéral-démocratique, libéraux du Mouvement Sakharov, militants du mouvement contre l’immigration illégale DPNI d’Alexander Belov, récemment interdit par le pouvoir, Parti national-bolchevique de l’écrivain franco-russe Edouard Limonov, qui allie nostalgie du communisme et nationalisme radical, etc. Dès le début du rassemblement, Evgenia Chirikova avait tenu à préciser deux règles intangibles : le respect des opinions politiques différentes et l’interdiction de l’alcool ! Et tout s’est très bien passé.

(1) * C’est peut-être à cause de ce côté « écolo chic » que la députée européenne Karima Delli titrait « Sauvons les riches et la forêt de Khimki ! » un récent post de son blog sur la visite d’Evguenia Chirikova à Paris à l’occasion de l’assemblée générale de Vinci, constructeur de l’autoroute russe aussi bien que de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Affaire Robert Boulin : Un témoignage relance la thèse du meurtre

Affaire Robert Boulin : Un témoignage relance la thèse du meurtre

11/07/2011 – 09h15
PARIS (Info-Bordeaux) –  Le mardi 30 octobre 1979, à 8h30, le corps de Robert Boulin, ministre du Travail dans le gouvernement Barre, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, est retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet, noyé dans 50 centimètres d’eau. La version officielle va soutenir que le ministre s’est suicidé. Trente ans plus tard, le mardi 27 Octobre 2009, à 7h15, France Inter diffuse un reportage de Benoît Collombat qui avance que le ministre a bel et bien été assassiné. Pour ses proches, il pourrait avoir été victime de rivalités au sein de la famille gaulliste à l’approche de l’élection présidentielle de 1981.

En février dernier, le témoignage d’un gendarme contredisait déjà la thèse officielle du suicide. « Je suis catégorique. Robert Boulin n’est pas mort noyé. Ce n’est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l’eau », affirmait dans 20 Minutes, Francis Deswarte, le gendarme qui avait retrouvé le corps de Robert Boulin.

Ce matin, dans une interview diffusée par le journal Sud-Ouest, le conseiller général socialiste Daniel Jault confirme que la thèse du suicide a désormais du plomb dans l’aile. Pour celui qui a participé à la 2ème autopsie de Robert Boulin, l’hypothèse du meurtre ne fait pas de doute : « On a tous pensé que c’était une liquidation claire et nette ».

En novembre 2009, l’hebdomadaire Minute, en pointe dans cette affaire, demandait l’audition de l’ancien président Jacques Chirac. Devra t-on attendre son décès pour ouvrir enfin les archives d’un des plus grands scandales de la république ?

[box class=info]Source : infos-bordeaux.fr[/box]

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 9/7/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformationde Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles. Novopress a publié dès ce samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

La campagne de [high1]Marine Le Pen[/high1] sera davantage marquée par les questions économiques. Après son intervention sur France2 où elle a incontestablement marqué des points, Marine Le Pen confirme le virage économique du Front national. La relocalisation industrielle, le protectionnisme contre les concurrences déloyales, le redéploiement des emplois seront des thèmes majeurs de la campagne de la candidate du Front national. Chers auditeurs de Radio Courtoisie, retenez déjà la date du 24 septembre. Ce jour-là, Laurent Ozon, président de Maison commune, délégué à la Formation et membre du bureau politique du Front national, organisera une table ronde sur un double thème : relocalisation et protectionnisme, avec des invités qui pourraient surprendre. Nous reparlerons de cette initiative de Laurent Ozon et de Maison commune dès la rentrée de septembre.

[high1]L’affaire Strauss-Kahn[/high1] de rebondissement en rebondissement. Ceux qui, le 15 mai dernier, avaient définitivement enterré le désormais mondialement célèbre social-partouzeur français, se sont peut-être réjoui un peu vite. Et ceux qui ont espéré le voir, tel le phénix, renaître de ses cendres après la révélation des « fragilités » de l’accusation, auraient sans doute dû réprimer leur joie. Strauss-Kahn est encore sur la corde raide. Si le procureur new yorkais Cyrus Vance lui a rendu sa liberté et sa caution d’un million de dollars, il ne lui a pas rendu son passeport. L’ex-directeur du FMI reste sous l’inculpation de sept chefs d’accusation, dont celui, gravissime, de tentative de viol, et ne peut quitter les Etats-Unis. Certes Nafissatou Diallo semble avoir menti sur les raisons qui l’auraient poussée à émigrer vers les Etats-Unis, certes il semble qu’elle ait immédiatement flairé le gros poisson, mais il est piquant d’entendre nos socialistes français en conclure que tout cela « blanchit » celui qu’ils présentent volontiers comme victime d’un système judiciaire « inhumain », quand ce n’est pas d’un « complot ». D’autant que DSK est depuis quelques jours sous le coup d’une nouvelle plainte pour tentative de viol, en France cette fois-ci. L’avocat de la plaignante, Tristane Banon, affirme disposer « d’un dossier extrêmement solide et étayé ». Interrogé le 23 mai sur cette nouvelle affaire DSK, le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande affirme qu’il n’avait « aucune connaissance des faits ». Comme le journaliste lui oppose le témoignage de son directeur de cabinet Stéphane Le Foll, selon lequel Hollande a bien appelé Tristane Banon pour l’assurer de son soutien, Hollande parle de « rumeurs » puis, agacé, finit par lâcher : « Ecoutez, c’était il y a dix ans, je n’en ai pas le souvenir, donc je ne peux pas confirmer cette information ». Une amnésie curieuse pour un candidat qui se veut par ailleurs « normal ».

[high1]Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier[/high1] de retour en France. A peine libérés, les deux compères de France 3 ont écumé les plateaux de télévision pour mettre en cause l’armée française qui ne les aurait pas avertis du danger que présentait leur excursion touristique dans la province de Kapisa. Une réponse, sans doute, aux membres de l’Etat-major et à Claude Guéant qui, au moment de leur enlèvement, avaient pointé les risques inconsidérés pris par les deux journalistes dans cette zone infestée de talibans. Leur libération, qui a mobilisé la DGSE pendant un an et demi, a sans doute nécessité le versement d’une rançon, malgré les dénégations d’Alain Juppé. Une source diplomatique citée par Le Monde évoque plusieurs centaines de milliers d’euros. Dans le dernier numéro de Minute, un dessin représente une jeune femme qui se recueille sur la tombe de son époux, sa petite fille à ses côtés. « Maman, pourquoi on ne parle pas de papa à la télé ? » « Parce qu’il n’était pas journaliste » répond la jeune femme.

[high1]Cyrille Hugodot[/high1] était parachutiste au 1er RCP. Il est mort en Afghanistan ce 25 juin, portant à 63 le nombre de soldats français qui ont payé de leur vie l’engagement par Nicolas Sarkozy des forces armées françaises dans cette guerre américaine.

[high1]Politique migratoire[/high1] : double coup de semonce pour l’UMP. Démission samedi dernier, du secrétaire général à l’immigration Lionel Luca, qui reproche entre autre au parti majoritaire son refus de débattre de la question de la double nationalité. Plus grave, un rapport de la Cour des comptes attribuait jeudi un zéro pointé à Nicolas Sarkozy en matière d’insécurité et d’immigration. A dix mois de la présidentielle, ça l’affiche plutôt mal. Jamais à court d’enfumage, l’UMP vient de publier un catalogue de 23 propositions sur l’immigration illégale, laquelle représente pour la France un coût annuel de 4,6 milliards d’euros. Destiné en tout premier lieu à draguer l’électorat du Front national, ce catalogue de mesurettes est totalement inadapté à l’actuelle déferlante migratoire. Une véritable politique de contrôle de l’immigration passe nécessairement par la sortie de la France de l’espace Schengen et la condamnation des élus qui, comme le maire de Paris, bafouent les lois de la République en encourageant l’immigration clandestine et ses réseaux maffieux. Pour l’UMP, ce énième rapport sur la gestion de l’immigration n’est qu’un énième aveu d’impuissance et d’échec

Pavé dans la mare du [high1]rapporteur général du budget Gilles Carrez[/high1] qui pointe les écarts considérables des taux d’imposition entre les grands groupes du CAC 40 et les PME. Si l’impôt sur les sociétés représente 3% du chiffre d’affaires des PME, il ne représente en revanche que 0,3 % du chiffre d’affaires des grands groupes. La pression fiscale est donc dix fois moindre sur les grosses entreprises que sur les petites. Gilles Carrez propose la mise en place d’un impôt minimum et la limitation de la déductibilité des charges financières. Mais il a peu de chances d’être entendu : à un an de l’élection présidentielle, les grands groupes qui contrôlent les médias ont les moyens de défendre leurs intérêts.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme veille. Il a entre autre épinglé le manuel d’histoire en préparation chez Hachette et destiné aux classes de 1ère. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Richard Prasquier, y a flairé, je cite [high1]une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse »[/high1]. Le manuel, qui présentait une histoire de l’Etat hébreu non conforme à la vérité officielle, sera donc corrigé en conséquence avant impression définitive.

[high1]La Licra veille[/high1]. Le ministre de l’Education nationale, Luc Châtel, et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme ont signé mardi un « partenariat renforcé » qui vise à prévenir et à combattre, je cite : « le racisme, l’antisémitisme et les discriminations en milieu scolaire ». La Licra participera à la formation des élèves du secondaire et de leurs enseignants, et entre autre, je cite : « à l’exécution des nouvelles mesures de responsabilisation prévues par la réforme des sanctions pour les élèves réprimés pour racisme, antisémitisme ou pour tout acte de nature discriminatoire ».

[high1]La Licra veille, encore et toujours[/high1]. Elle s’est réunie au Havre en fin de semaine dernière sur le thème « Pourquoi le Front national est-il toujours dangereux ? » Son président Alain Jakubowicz (photo) a appelé les partis politiques du Système à refuser tout compromis, stigmatisant, je cite « le fatalisme ambiant qui se résigne à l’idée de la présence au second tour de l’élection présidentielle du représentant d’un parti qui demeure, quel que soit le visage de son leader, raciste, haineux et xénophobe ». Parmi les invités, Jean-Louis Borloo, Noël Mamère, Hervé Morin, Manuels Valls, Jacques Attali, et seulement deux Dominique, Perben et Baudis, le troisième étant sans doute empêché aux Etats-Unis !

[high1]Des agriculteurs en colère interpellent les grossistes à Rungis[/high1]. Jeudi, à Rungis, le plus grand marché de frais du monde, des agriculteurs du Sud-ouest se sont rappelés au bon souvenir des grossistes, qu’ils accusent d’importer massivement des pêches d’Espagne au coût plus faible. « On est déjà obligé de vendre en dessous de notre prix de revient et si on continue comme ça, on ne pourra plus produire en France » accusent les producteurs en colère. Dans un tract, ils interpellent également les pouvoirs publics sur les normes sanitaires des fruits et légumes espagnols. Réponse des grossistes de Rungis, je cite : « Les producteurs se trompent de cible. La vraie raison de l’écart de prix, c’est la différence du coût du travail en France et en Espagne et les grossistes n’y sont pour rien ». Fin de citation. Moralité : l’euromondialisme, c’est la prime au moins disant social, écologique et sanitaire.

MONDE

[high1]Un canton suisse songe à séparer les patients musulmans des non musulmans[/high1]. Cette solution a été officiellement envisagée par le chef des services de santé du canton de Bâle. Du fait d’un nombre toujours grandissant de migrants nécessitant des soins, le canton réfléchit à des modèles de prise en charge spécialement adaptés aux musulmans. A terme, ce sont quelque 400 places en établissements médico-sociaux qui seront réservées à cette population. Outre l’usage exclusif des langues d’origine, on y appliquera la chariah, entre autres : nourriture halal et stricte séparation hommes-femmes.

[high1]Cinq cent mille dollars : c’est le salaire annuel de Christine Lagarde[/high1]. Le Fonds monétaire international (FMI) a publié, mardi 5 juillet, le contrat de travail de sa nouvelle directrice, Christine Lagarde. L’ancienne ministre des finances touchera un salaire annuel de 380.727 euros. Bien entendu non soumis à l’impôt, puisque Christine jouit d’un statut de fonctionnaire international. Le salaire annuel de son prédécesseur, le social-partouzeur Strauss-Kahn, n’était « que » de 360.000 euros par an. La Commission des requêtes de la Cour de Justice de la République vient par ailleurs de repousser au 4 août sa décision au sujet de la demande du parquet général de la Cour de cassation d’engager des poursuites contre Mme Lagarde pour abus d’autorité dans le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais. Christine, qui jouit de puissants appuis, se dit « confiante et sereine »

[high1]Le Danemark rétablit les contrôles à ses frontières[/high1]. Le 10 mai, le Danemark avait annoncé son intention de rétablir les contrôles douaniers à ses frontières avec l’Allemagne et la Suède. Ce souhait a été confirmé en fin de semaine dernière par un vote de la Commission des finances du parlement danois. Il prévoit le redéploiement, d’ici 2014, de douaniers aux frontières du pays ainsi que la mise en place d’installations pour permettre les contrôles. Au grand dam de la Commission européenne qui a annoncé qu’elle examinait la conformité de la décision du parlement danois avec les accords de Schengen qui régissent la libre circulation des biens et des personnes dans 25 pays européens.

[high1]L’hémisphère sud connaît un hiver particulièrement froid[/high1]. Une information que la « grosse presse » ne risque pas de relayer. Depuis plusieurs semaines, l’hiver est particulièrement rigoureux dans l’hémisphère sud. L’Afrique du sud, l’Uruguay ou l’Argentine sont actuellement touchés par une vague de froid sans précédent. Au Chili, le désert d’Atacama, renommé pour ses températures élevées et ses tempêtes de sable, a connu la plus importante chute de neige de ses vingt dernières années. L’épaisseur du manteau neigeux a atteint 80 cm par endroit et les routes ont dû être fermées. Une vague de froid qui ébranle une nouvelle fois la thèse d’un réchauffement global de la planète.

[box class=warning]Amis auditeurs, les équipes des bulletins de réinformation de Radio Courtoisie reprendront du service le jeudi 1er septembre. Nous aurons le plaisir, Catherine et moi, de vous retrouver le samedi 10 septembre pour un nouveau kiosque courtois. D’ici là, bon été à tous ![/box]

Diversité dans l'éducation nationale : langue turque exigée [audio]

Langue turque exigée au lycée-collège de Bischwiller : la réponse de la responsable de la vie scolaire [audio]

06/07/11 – 15h15
BISCHWILLER (NOVOpress)
– Après nos révélations, hier, quant à l’exigence du turc pour un poste d’assistant d’éducation, nous avons interrogé la responsable de la vie scolaire du lycée-collège. Elle confirme cette exigence, et comme le rectorat, elle indique qu’elle ne peut pas faire autrement. En effet, 60% des élèves de cet établissement sont Turcs. Et, selon la responsable de la vie scolaire, c’est le seul moyen pour échanger avec les familles des élèves.

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