Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin 10 septembre, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Dans une vidéo diffusée sur le site du Front national, Marine Le Pen dénonce de nouveau l’occupation de l’espace public par les musulmans. « En ce qui concerne l’inaction du pouvoir, y affirme-t-elle, l’exemple des prières de rue est édifiant. Cette terrible atteinte à la laïcité, et aux valeurs de notre République, n’a jamais cessé depuis ces longs mois que j’en parle, bien au contraire. Rien n’a été réglé ». Et la présidente du Front national de poursuivre : « la plupart des musulmans en France ne posent pas ces problèmes (…) les prieurs de rue doivent tout simplement faire de même (…) C’est à eux de s’adapter, ou de quitter notre pays s’ils ne sont pas d’accord ». Dans l’éventualité où elle serait élue à l’Elysée, Marine Le Pen propose d’instaurer une peine d’expulsion du territoire pour tout étranger en récidive de prière de rue. « La France est maîtresse chez elle, conclut-elle, je mettrai ce principe au cœur de l’action publique ». Fin de citation. Il convient de rappeler que les prières de rue sont un acte politique de marquage du dar al islam, le territoire de l’islam, dans le dar al harb, le territoire des impies. C’est donc un acte de nature éminemment politique, contrairement aux croyances angéliques des bobos sur la question.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les affaires se multiplient au Parti socialiste. Jean‑Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, et propriétaire du groupe de presse La Dépêche du Midi, a été mis en examen pour « infraction au code des marchés publics ». Baylet avait déjà été condamné en 2003 par la Cour d’appel de Toulouse pour abus de biens sociaux. Autre affaire fâcheuse pour le PS : Robert Navarro, sénateur PS de l’Hérault, est soupçonné d’enrichissement personnel, et vient d’être mis en examen. Les enquêteurs ont relevé une impressionnante série de facturations de pizzas pour plus de 40.000 € en moins de trois ans. Il est également reproché à Navarro de s’être fait payer certains de ses déplacements, privés ou parlementaires, par la fédération du parti. Robert Navarro est l’un des soutiens de François Hollande à la primaire socialiste. Guérini, Baylet, Navarro… Le Parti socialiste semble décidément s’enfoncer dans le syndrome mafieux.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le syndrome d’Alzheimer au secours de Jacques Chirac ? Chirac sera‑t‑il un jour jugé ? On peut en douter. Dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, Chirac encourt en théorie 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende. Depuis vingt ans, ses proches ont utilisé toutes les ressources de la procédure ainsi que leur influence pour retarder le procès. Avec cynisme, ils parlent maintenant d’acharnement judiciaire. Le tribunal correctionnel de Paris a par ailleurs accepté la requête de ses avocats, selon lesquels, je cite : « [L’ancien président] n’est pas en situation de se souvenir de faits datant de vingt ans ». Chirac, réputé définitivement gâteux, n’apparaîtra donc pas à son procès.

Proposition d’un député PS : désarmer les policiers municipaux. Décidément, pour la gauche, la vie d’un flic ne coûte pas cher. C’est ainsi que le député PS du Finistère Jean‑Jacques Urvoas, ex‑strauss‑kahnien aujourd’hui rallié à Martine Aubry, vient de proposer dans son livre « Onze propositions chocs pour rétablir la sécurité » (sic) de désarmer l’ensemble des policiers municipaux. Pour le syndicat de la police municipale de la fédération autonome de la fonction publique territoriale, les propositions de l’élu socialiste sont, je cite : « angéliques (…) La société a évolué. La violence est quotidienne. Une arme est un outil de travail et un équipement de protection individuel. » Fin de citation. Le Syndicat national des policiers municipaux s’indigne, quant à lui, je cite : « du mépris affiché par M. Urvoas pour les missions exercées au quotidien par des milliers de collègues policiers municipaux », avant d’inviter le député du Finistère à faire, je cite : « un stage de découverte » dans une police municipale…

Les suites de l’affaire du Noctilien. On se souvient de l’agression filmée, en 2008, d’un passager dans un bus de nuit en région Ile‑de‑France. La vidéo avait largement circulé sur Internet. À l’origine de la diffusion de ce document, un policier parisien, qui a été condamné mardi à deux mois de prison avec sursis et 5000 euros de dommages et intérêts. Cette peine s’ajoute à la sanction administrative qui lui a été infligée en juin dernier. Dans un communiqué, Marine Le Pen a manifesté son soutien au policier, condamné à la double peine pour avoir montré la vérité.

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, rappelle que la Shoah est la pierre angulaire de la République.  Je cite le ministre : « L’histoire de la Shoah est inscrite au cœur du socle de connaissances et de valeurs que la République française entend transmettre à ses enfants. (…) C’est l’histoire de l’humanité tout entière. (…) Plus que jamais, l’éducation doit être le meilleur rempart contre toutes les formes de négationnisme, d’antisémitisme et de racisme. » Fin de citation. Par rapport à la Shoah, les 100 millions de mort du communisme ne sont finalement qu’un détail de l’histoire.

Les programmes de Sciences de la Vie de la Terre des classes de 1ère des lycées s’ouvrent à la « théorie du genre ». Une théorie qui n’a aucune base scientifique,  selon laquelle les êtres humains ne sont plus définis comme hommes ou femmes, mais comme homosexuels, hétérosexuels, bisexuels ou transsexuels. Selon cette théorie, le fait que le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle ne nous autorise aucunement à nous qualifier de masculin ou de féminin. Des élucubrations qui devraient séduire dans les quartiers bobos. On souhaite en revanche bien du plaisir aux professeurs de biologie de nos « banlieues sensibles »…

 

MONDE

Tiers-mondisation des Etats-Unis : des médicaments vitaux commencent à faire défaut. Les pénuries de médicaments essentiels, anti‑cancéreux, anesthésiants et antibiotiques, sont un problème grandissant aux Etats‑Unis. Une pénurie qui inquiète hôpitaux, médecins et malades, mobilisant les autorités fédérales, des associations privées et le Congrès.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Turquie / Israël : rien ne va plus. Après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Israël, dénoncé les accords militaires et menacé l’Etat hébreu de la Cour Internationale de Justice, à la suite du refus de ce dernier de s’excuser pour la mort de neuf Turcs (photo ci-dessus) lors de l’assaut d’un bateau qui tentait de rompre le blocus instauré à Gaza, la Turquie continue de durcir le ton. Le gouvernement turc déclare qu’en cas de nouvelle flottille tentant de rentrer à Gaza afin de répondre aux besoins humanitaires de la population, sa marine serait là pour la protéger. De leur côté, les Israéliens semblent être tentés d’affaiblir par tous les moyens leur ancien allié, entre autre en soutenant et en armant la dissidence kurde, ce qu’ils font déjà de manière officieuse. Le site pro-sioniste jssnews.com évoque, je cite, un projet de « fourniture d’armements sophistiqués à la résistance kurde, qui, ainsi, matera rapidement la Turquie ». Fin de citation. La Turquie pourrait être amenée à dénoncer l’accord qu’elle vient de donner au déploiement du bouclier antimissiles de l’Otan sur le sol turc.

Le peuple contre le système mondialiste. Le résultat est sans appel : dimanche 4 septembre, lors d’une votation à l’initiative des partis de gauche et du centre, les électeurs du canton de Vaud en Suisse ont été près de 70 % à refuser de donner des droits politiques cantonaux aux étrangers. En Suisse comme en France, le système mondialiste est à des années-lumière de la volonté qu’exprime le peuple, quand on lui donne réellement la parole.

Racailles d'en haut : les diamantaires d'Anvers pris la main dans le sacDes diamantaires d’Anvers soupçonnés d’évasion fiscale. Trois dirigeants de l’Antwerp Diamond Bourse, la bourse diamantaire la plus importante d’Anvers, sont suspectés d’évasion fiscale. Au total, ce sont près de 800 Belges, dont 170 acteurs du très important secteur diamantaire anversois,  qui sont soupçonnés par le fisc d’avoir dissimulé plus d’un milliard de dollars en Suisse. Une grande partie d’entre eux possèdent la double nationalité, belge et israélienne.

Nouveaux Européens - immigrationGrande Bretagne : un tiers des enfants nés en 2010 ont au moins un parent étranger. Cette information, décrivant l’ampleur de la substitution de population en cours Outre-Manche, provient d’un rapport du Bureau britannique des statistiques nationales. Seules 64 % des naissances sont de père et de mère nés au Royaume-Uni. En 2010, 25 % des enfants sont nés de mère étrangère. Dans le district londonien de Newham, un des foyers des dernières émeutes, le pourcentage d’enfants de mères étrangères atteint 76 %. En 2010, le nombre officiel d’étrangers au Royaume‑Uni dépasse sept millions, soit un habitant sur huit.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le département d’Etat a annoncé jeudi que les Etats-Unis opposeraient leur veto à une tentative des Palestiniens d’obtenir la reconnaissance d’un “Etat de Palestine” au Conseil de sécurité des Nations unies. Ce n’est pas vraiment une surprise. On se rappelle que l’idée d’un Etat palestinien avait été défendue par Obama soi‑même dans les premiers mois de sa présidence, entre autres dans son fameux discours du Caire, par lequel  le nouveau locataire de la Maison Blanche avait tenu à marquer sa différence avec son prédécesseur républicain et tenter de débloquer le dossier israélo‑palestinien. Mais Obama s’est peu à peu rendu aux arguments de l’AIPAC, le tout‑puissant groupe de pression sioniste américain. De fait, en février dernier, les Etats‑Unis utilisaient leur veto contre une résolution rappelant l’illégalité de la colonisation israélienne, et en mai, le président américain laissait clairement entendre qu’il utiliserait finalement son veto si les Palestiniens tentaient d’entrer à l’ONU.

Avec l’arrivée au pouvoir du Conseil national de transition, la Libye est devenue le théâtre d’un gigantesque nettoyage ethnique. Travailleurs et migrants noirs sont en effet devenus les cibles privilégiées des rebelles du CNT qui les accusent de compromission avec le régime du colonel Kadhafi. Un à deux millions de travailleurs subsahariens se trouvaient sur le sol libyen au début de la rébellion. Selon la Fédération internationale des droits de l’homme, ils ne seraient plus aujourd’hui que 6.000. Des violences condamnées par les Etats africains comme le Nigéria qui a demandé expressément à la France et au Royaume‑Uni, je cite : « de faire cesser ces meurtres ».

Commémoration des attentats du World Trade Center : un nouveau mythe mis en scène par les grands médias. Depuis plusieurs jours, les grands médias rabâchent ad nauseam la version officielle, tout en mettant l’opinion publique en garde contre, je cite, tout « dérapage islamophobe ». Cette propagande s’en prend à ceux qui proposent des versions alternatives, qualifiés de « complotistes ». On se rappelle qu’en 2009, le géopolitologue Aymeric Chauprade fut, sur dénonciation d’un article du Point, démis de son poste de professeur à l’Ecole de guerre, pour avoir mentionné les versions alternatives dans son ouvrage « Le choc des civilisations ». Les journalistes Grégoire Deniau, Bertrand Coq et Ulysse Gosset ont été renvoyés de France 24 pour avoir transgresser le tabou. Quant à Marion Cotillard et Jean‑Marie Bigard, ils n’ont dû leur salut professionnel qu’à un humiliant mea culpa. Le site reopen911.info détaille les nombreuses aberrations et zones d’ombre de la version officielle. Rivarol publie une série d’articles sur le sujet, dont nous ne saurions trop conseiller la lecture. Une grande marche aura lieu dans la plupart des capitales du monde pour réclamer la réouverture de l’enquête. A Paris, rendez‑vous dimanche 11 septembre 2011, à 14 h, au pied de la tour Montparnasse.

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

[box class=”info”]Source : realpolitik.tv[/box]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Deuxième partie (la première partie est ici).

En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

[box]Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.[/box]

Pour Luc Ferry, l’anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

Pour Luc Ferry, l'anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

05/09/2011 – 12h15
via NUMERAMA Lors d’un entretien accordé à TV Magazine, Luc Ferry a décoché une salve de critiques contre Internet. Pour l’ancien ministre, le réseau des réseaux est loin d’être un espace de liberté et l’anonymat est le paravent idéal pour permettre toutes les horreurs.

Ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry n’est pas connu pour s’être beaucoup épanché sur les grands dossiers du numérique, contrairement à son prédécesseur, Jack Lang, qui lui s’est beaucoup investi en faveur de la loi Hadopi, notamment grâce à TF1. Jusqu’à cet entretien accordé à TV Magazine, dans lequel le philosophe égratigne Internet et déplore que l’anonymat soit la norme.

Questionné sur ce qu’il pense d’Internet, Luc Ferry a reconnu en préambule qu’il s’agissait d’un “excellent outil” mais que celui-ci est “dangereux“. “Certains disent que c’est la liberté ; pour moi, c’est davantage Vichy ! Rien ne s’efface, j’ai un sentiment mitigé. L’anonymat permet toutes les horreurs“. Il rejoint ainsi le long cortège de ceux qui veulent mettre à bas l’anonymat en ligne.

Luc Ferry n’est pas le premier homme public à sonner la charge contre Internet. Par le passé, d’autres se sont également illustrés à travers des saillies médiatiques désormais célèbres. Citons Denis Olivennes, l’ancien patron de la FNAC, auteur du rapport Olivennes et désormais directeur d’Europe 1. Internet est le “tout à l’égout de la démocratieavait-il écrit sur Twitter, avant de se rétracter.

Évoquons aussi le publicitaire Jacques Séguéla qui avait lancé en 2009, lors d’un talk-show, que “le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet a tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le net peut détruire une réputation !“.

[box class=”info”]Article sous licence creative commons publié initialement sur le site Numerama le 2/09/2011 par Julien L.[/box]
Crédit photo : UMP Photos via Flickr / Luc Ferry, le 21 mai 2011

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

01/09/11 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Loin des beaux discours démagogiques sur la démocratie et la « liberté des peuples », les vraies motivations de la guerre sarkozyste en Libye commencent à apparaître.

En effet, la France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion.

C’est le quotidien Libération qui révèle aujourd’hui cette information soigneusement tenue secrète par le gouvernement français. Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar, dans laquelle le Conseil précise avoir signé « un accord » attribuant 35 % du total du pétrole brut à la France en échange du soutien « total et permanent » à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

L’intervention de l’armée française achetée à coup de barils de pétrole, voilà qui ternit sensiblement l’image de « noble croisade humanitaire et démocratique » que Nicolas Sarkozy avait voulu donner de cette expédition militaire.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré « ne pas avoir connaissance d’une telle lettre », tout en jugeant « logique » que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

31/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Le phénomène de paupérisation gagne du terrain en France sous les effets conjugués d’une crise économique structurelle, d’une construction européenne économiquement chaotique et d’une immigration massive,  et ce alors que le chômage n’a jamais été aussi haut.

Tandis que les revenus de l’élite ne cessent de s’accroître, une grande majorité de Français connaît le phénomène inverse. Ce constat est une nouvelle fois renforcé par une étude conduite par l’Insee dont les conclusions dévoilent que 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 954 euros mensuels ou 11 450 euros par an) en 2009. C’est 0,5 point de plus qu’en 2008, soit pour cette année-là 7,84 millions de personnes touchées par la pauvreté.

La hausse massive du chômage, engendrée par une crise économique et financière importante, favorise l’augmentation du nombre de pauvres en France. Malgré toute une batterie de mesures (RMI puis RSA) et autant de contributions pénalisantes, destinées à lutter contre la pauvreté, pour les travailleurs les moins bien lotis, le phénomène n’a pu être complètement enrayé puisqu’en « 2009, 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres », selon cette étude.

Mais c’est surtout la persistance des inégalités qui marque le paysage économique et social français. En effet, les écarts de niveau de vie entre les Français les plus fragiles et les plus riches ne cessent de s’aggraver depuis 2004. Ainsi, « en 2009, les 10% de Français les plus modestes vivaient avec moins de 10 410 euros par an (un chiffre calculé par unité de consommation, qui tient compte des économies d’échelle quand plusieurs personnes composent le foyer), en baisse de 1,1% par rapport à 2008 ».

Mais les chiffres avancés par l’Insee font l’objet d’une controverse, notamment de la part de personnes occupant le terrain social. Le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, affirme ainsi que le taux de 13,5 % de pauvres en France métropolitaine en 2009 est minimisé et qu’il ne correspond aucunement à la réalité de la France en 2011. Les 1 400 permanences disséminées sur l’ensemble du territoire ne possèdent pas la même lecture que l’Insee. Le président de l’association déclare ainsi : « Quand toutes nos fédérations disent : “Ça augmente sans cesse”, il y a une réalité. Les chiffres de l’Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd’hui en 2011 ». Autre source d’inquiétude : les pauvres « deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s’attendaient pas à ce qui leur arrive : cadres, petits commerçants, petits artisans. Ce phénomène, j’insiste beaucoup là-dessus, grandit ».

Et au président du Secours populaire de conclure : « La question des revenus n’est pas le seul problème. Les postes de première nécessité (logement, alimentation, santé…) n’ont de cesse de flamber. Et on ne vous parle pas de l’essence ! ».

Un constat qui montre que le président du pouvoir d’achat n’a pas tenu sa promesse. Un autre pari raté de la présidence de Nicolas Sarközy.

Un député à la rescousse des poissons rouges

Un député à la rescousse des poissons rouges

31/08/2011 – 07h15
PARIS (NOVOpress) —
Voilà une information qui fera sourire, ou pas. Dans une question publiée au Journal officiel le 8 Juillet 2011, un député UMP du Territoire de Belfort a interpellé le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, sur la situation des poissons vivant dans les “boules aquarium”.

Le député Michel Zumkeller, encouragé par les associations de pêcheurs sur sa circonscription, s’est exprimé en ces termes : « À l’époque où le bien-être des animaux est un sujet plus que jamais à l’ordre du jour, pourquoi ces boules de verre «primitives» sont encore vendues couramment à des personnes qui n’ont aucune notion des conditions optimales nécessaires au maintien des poissons d’aquariums ? ».

Son intérêt pour la défense des poissons rouges est aussi motivé par la décision prise par la municipalité de Rome en 2005. En effet, un décret interdit la vente de bocaux et de poissons lors des fêtes foraines.

Voilà en tous les cas une information qui élève le débat politique, ou pas.

La communauté juive de France manifeste son attachement à Israël

La communauté juive de France manifeste son attachement à Israël

29/08/11 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Plusieurs centaines de membres de la communauté juive de France se sont rassemblés ce dimanche près de l’ambassade d’Israël à Paris pour soutenir l’État hébreu et dénoncer les attaques de ces derniers jours.

Agitant des drapeaux israéliens, les manifestants brandissaient également des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “La France doit combattre les islamistes en Afghanistan, en France et à Gaza” ou “Les terroristes ne sont jamais des activistes”.

Les médias “se comportent comme des relais de la propagande palestinienne, source principale de l’antisémitisme” et “ignorent totalement la souffrance de la population civile israélienne, attaquée lâchement”, a notamment déclaré un représentant du Secours français pour Israël, sans toutefois préciser lequel des médias, de TF1 de Martin Bouygues au Monde de Louis Dreyfus en passant par Libération du Baron Rothschild, était le plus “pro-palestinien” dans son traitement de l’actualité au Proche-Orient.

Les manifestants affirmaient également que “pour combattre les attaques terroristes, les représailles israéliennes sont justifiées, légitimes et légales”.

L’actuel regain de violences dans et autour de la bande de Gaza a déjà fait 15 morts et plus de 50 blessés côté palestinien et un mort et environ 20 blessés en Israël.

Joseph Macé-Scaron plagie Jünger : n’est pas un grand écrivain qui veut…

Joseph Macé-Scaron plagie Jünger : n’est pas un grand écrivain qui veut…

26/08/2011 – 11h45
PARIS (NOVOpress) —
 L’icône de la bienpensance boboïsante Joseph Macé-Scaron qui occupe divers fauteuils dans les médias (directeur adjoint de la rédaction de Marianne, directeur du Magazine Littéraire, chroniqueur habitué des studios de télévision et radios) est à nouveau accusé de forfaiture intellectuelle si l’on en croit l’Express. Récemment mis à l’index pour avoir « plagié plusieurs extraits d’un ouvrage de Bill Bryson » pour le compte de son roman Ticket d’entrée, Joseph Macé-Scaron s’est péniblement retranché derrière la peu convaincante excuse de l’intertextualité. Mais pour l’hebdomadaire, le journaliste serait coutumier du fait.

La seconde victime n’est autre que l’écrivain de génie, Ernst Jünger, dont Joseph Macé-Scaron se serait généreusement inspiré en puisant dans le Premier Journal Parisien de l’écrivain allemand, pour la rédaction de son premier roman Trébizonde avant l’oubli datant de 1990. L’hebdomadaire indique que « le chapitre 28 est clairement démarqué du Premier Journal Parisien, 1941-1943 d’Ernst Jünger. A la date du 29 mai 1941, l’écrivain allemand y décrit une exécution capitale à laquelle il assiste dans un petit bois de Robinson, près de Paris. Dans Trébizonde avant l’oubli, qui se déroule au XVe siècle, Macé-Scaron relate également une exécution capitale ». Joseph Macé-Scaron a effectué des changements mineurs tout en exploitant la technique du « copier/coller » dont il a pourtant réfuté l’utilisation.

Libye : un ticket de 1 milliard d’euros pour “entrer au capital”…

Libye : l'entrée au capital se décompte comme suit...

25/08/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) —
Selon le journal Die Welt, dans une dépêche datée du 24 août, le montant total des opérations de guerre menées en Libye dépasserait le milliard d’euros.

Le “ticket” se partage comme suit. États-Unis : le coût de leurs opérations militaires est chiffré à 618 millions d’euros à la fin du mois de juillet ; Royaume-Uni : le Secrétaire britannique de la Défense Liam Fox avait parlé en juin d’un montant d’environ 300 millions d’euros ; France : seulement 160 millions d’euros pour 4 mois de présence…

Les États-Unis ont expliqué qu’ils avaient réalisé et financé la majeure partie du travail de renseignement. Ils ont également pris à leur charge avec le Royaume-Uni les premières vagues d’attaques qui ont été lancées à partir de sous-marins et de navires de guerre, pendant lesquelles 112 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés, à un prix unitaire de 1,5 million de dollars.

Le Comité National de Transition libyen sera-t-il en mesure de récompenser à leur juste participation les actionnaires de l’aventure ?

Photo©Piotr Bizior

Enceinte de 4 mois, violée dans un train…

Gare de l'Est, à Paris - Crédit photo : acd

23/08/2011 – 22h30
PARIS (NOVOpress) —
C’est une information RTL de Julien Dumond. Une jeune femme enceinte de quatre mois a été violée dans un train. Les faits se sont produits dimanche matin sur la ligne SNCF Coulommiers – Gare de l’Est. La victime, âgée d’une trentaine d’année, était seule dans le wagon avec son agresseur qui l’a menacé d’un couteau en le pointant sur son ventre.

C’est grâce aux bandes de vidéo-surveillance que les enquêteurs de la Brigade des réseaux ferrés ont pu interpeller, 48 heures plus tard, le violeur présumé en Seine-et-Marne. Ce jeune homme de 18 ans, d’origine tunisienne, est en garde à vue. Un fait divers qui n’est pas sans rappeler l’assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt, poignardée à mort par un délinquant sexuel multirécidiviste il y a 4 ans dans un RER.

[box class=”info”]Gare de l’Est, à Paris – Crédit photo : acd. Image sous licence creative commons[/box]

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport23/08/2011 – 08h30
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) — Le débat entre les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le PS tourne au vinaigre. Hier matin la caravane des primaires du PS a en effet été attaquée par des militants anti-aéroport qui reprochent au PS son soutien total au projet. « L’Airaultport » continue de faire des vagues.

Hier en fin de matinée, à Nantes, le camion de la caravane des primaires du PS, qui arrivait de Saint-Marc-sur-mer, a été attaquée par une trentaine de personnes masquées ou encagoulées. Après avoir crevé les pneus du véhicule et arraché des morceaux de carrosserie, les agresseurs ont peint des slogans hostiles au projet d’aéroport et jeté du purin à l’intérieur de la cabine du chauffeur, tentant sans succès de retourner la caravane.

Celle-ci a pu être dépannée rapidement et en début d’après-midi les militants socialistes étaient installés dans le centre-ville, en présence de Jacques Auxiette président (PS) de la « région » dite des Pays-de-la-Loire. Ce dernier, comme Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes et Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique, est un farouche partisan de ce projet – très controversé –  d’aéroport.

Dans un communiqué, la fédération socialiste de Loire-Atlantique a déclaré qu’elle avait porté plainte après ces « actes inqualifiables ». De son côté Benoît Hamon, porte-parole du PS, a affirmé qu’un jeune militant aurait été « violenté » lors de l’agression, et que cette dernière « ne resterait pas impunie ».

Franck Louvrier, le monsieur communication de Nicolas Sarkozy et accessoirement  conseiller régional UMP des Pays de la Loire, a également « condamné fermement cette attitude totalement ahurissante de violence et de bêtise ». Partisan, comme le PS, du projet, il en  profite au passage pour interpeller les membres d’Europe Écologie Les Verts, fidèles alliés régionaux du PS mais adversaires résolus de Notre-Dame-des-Landes, leur demandant d’en faire autant…

Napoléon Bonaparte vu par Charles Maurras

Napoléon Bonaparte vu par Charles Maurras

[box]Novopress n’a pas prévu d’éphéméride en ce 15 août, fête et date importantes dans l’histoire et l’imaginaire collectifs européens. En ce jour anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, il nous a toutefois paru instructif de présenter à nos lecteurs ce texte de Charles Maurras, extrait de l’Avenir de l’Intelligence, publié en 1905. Bien que l’on oppose encore le “royalisme de raison” d’Action française et l’Empire, le Martegal montre ici une certaine admiration envers Bonaparte, dont l’action militaire sonne comme un retour au réel après les rêveries utopiques du siècle précédent. De quoi toujours susciter un intérêt historique et littéraire pour Napoléon 1er et l’Empire.[/box]

Si l’on considère en Napoléon le législateur et le souverain, il faut saluer en lui un idéologue. Il figure l’homme de lettres couronné. Comme il s’en vante, lui qui disait : Rousseau et moi, ce membre de l’Institut continue la Révolution, et avec elle tout ce qu’a rêvé la littérature du XVIIIème siècle ; il le tourne en décrets, en articles de code. La Constitution de l’an VIII, le Concordat, l’Administration bureaucratique reflètent constamment les idées à la mode sur la fin de l’ancien régime. Mais, par un miracle de sens pratique dont il faut avouer le prix, Napoléon tira de ces rêveries sans solidité une forte apparence de réalités consistantes.

Assurément tous nos malheurs découlent de ces apparences menteuses : elles n’ont cessé de contrarier les profondes nécessités de l’ordre réel. Cependant nos phases de tranquillité provisoire n’eurent point d’autres causes que l’accord très réel des fictions administratives avec les fictions littéraires qui agitaient et dévoyaient tous les cerveaux. De la rencontre de ces deux fictions, et de ces deux littératures, l’une officielle, l’autre privée, naissait le sentiment, précaire mais réel, d’une harmonie ou d’une convenance relative.

Nos pères ont appelé ce sentiment celui de l’ordre. Ceux d’entre nous qui se sont demandés comme Lamartine : cet ordre est-il l’ordre ? et qui ont dû répondre : non, tiennent le rêveur prodigieux qui confectionna ce faux ordre pour le plus grand poète du romantisme français. Ils ajoutent : pour le dernier des hommes d’État nationaux. Ils placent Napoléon Ier vingt coudées au-dessus de Jean-Jacques et de Victor Hugo, mais plus de dix mille au-dessous de M. de Peyronnet.

II est vrai que Napoléon se présente sous un autre aspect, si, du génie civil, qui, en lui, fut tout poésie, on arrive à considérer le génie militaire. Rien de plus opposé à la mauvaise littérature politique et diplomatique que Napoléon chef d’armée : rien de plus réaliste ni de plus positif ; rien de plus national. Comme les généraux de 1792, il réveille, il stimule le fond guerrier de la nation ; il aspire les éléments du composé français, les assemble, heurte leur masse contre l’étranger ; ainsi il les éprouve, les unit et les fond. Les nouvelles ressources du sentiment patriotique se révèlent, elles se concentrent et, servies par l’autorité supérieure du maître, opposent à l’idéologie des lettrés un système imprévu de forces violentes. De ce côté, Napoléon personnifie la réponse ironique et dure des faits militaires du XIXème siècle aux songes littéraires du XVIIIème.

Charles Maurras, L’Avenir de l’Intelligence (1905)

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

14/08/2011 – 16h30
BASTIA (NOVOpress) — Un projet révolutionnaire a été présenté à l’assemblée de Corse le 30 juillet dernier par Pierre Ghionga, un élu atypique se réclamant de la gauche, mais refusant d’être étiqueté. Dans un rapport, rédigé en français et en corse, ce dernier proposait en effet de reconnaître à la langue corse un « statut territorial d’officialité ». Ce qui impliquerait que toutes les délibérations régionales, municipales et nombre d’actes administratifs soient rédigés dans les deux langues « officielles », française et corse.

Proposition qui relève évidemment de la symbolique et dont l’application semble impossible tant que l’article 75-1 de la Constitution n’aura pas été adapté. Ce dernier dispose en effet que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » – ce qui est bien mais pas suffisant pour en faire des langues « officielles ».

Ce qui est acquis, c’est que cette revendication identitaire a été adoptée par l’assemblée régionale. Afin d’élaborer ce projet de statut territorial d’officialité de la langue corse, un comité de rédaction composé de représentants de chaque groupe politique a été mis en place.

En attendant, la Bretagne gagnerait à suivre l’exemple de la Corse. Si un conseiller régional présentait un texte comparable, cela aurait le mérite de secouer le cocotier (si l’on peut dire…) et… d’agiter les médias. Sans oublier le coup de pouce que cela donnerait à l’enseignement bilingue, et en particulier aux écoles Diwan. On attend – avec impatience – le conseiller (ou la conseillère) qui voudra bien tenter l’expérience…

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »


11/08/2011 – 18h00
QUIMPER/KEMPER (NOVOpress Breizh) —
Réagissant à l’affaire du parking de Marseille abandonné à une bande de « jeunes » racketeurs, Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère en charge des questions de sécurité au PS,  s’est prononcé, dans un entretien accordé au site Atlantico, sur la politique à mener en matière de sécurité. Si cet inconsolable strauss-kahnien fait un constat lucide de la situation, s’il n’ose plus invoquer ouvertement les poncifs habituels (chômage, pauvreté etc…) concernant les facteurs de la délinquance, il demeure prudemment dans le non-dit quant à la cause profonde du problème. Politiquement correct oblige.

Pour le député socialiste l’affaire du parking de la cité phocéenne « est une confirmation de la situation d’abandon dans laquelle se trouve une ville. (Marseille) est en sous-effectifs policiers depuis des années, pour ne pas dire une décennie. La succession des ministres n’y fait rien. On utilise toujours les mêmes expédients, qui ne sont malheureusement pas des réponses. C’est la ville la plus violente de France. En moins de deux ans, il y a eu plus de quarante morts par balle. Les cambriolages augmentent, comme les agressions, et les effectifs policiers sont en baisse constante et impressionnante depuis plusieurs années. »

« Vous avez, précise Urvoas, de nombreux endroits dans Marseille, notamment dans les quartiers du Clos de la Rose ou de la Castellane, où ce sont des espaces publics – des rues, des halls d’immeubles – où il y a une appropriation similaire de l’espace public par quelques voyous… Je suis allé à cent mètres de la Cannebière avec le maire du quartier, Patrick Menucci : il y a des rues entières où je suis convaincu qu’un citoyen ne peut pas passer. »

A la question de savoir si cette situation se retrouve dans d’autres villes de France, J.J. Urvoas affirme que « c’est une situation que l’on retrouve à une ampleur différente dans d’autres villes et régions, évidemment dans la banlieue parisienne, mais pas seulement. », évoquant « des quartiers de Toulouse ou au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin. »

Marseille : le parking du racket par les "jeunes"
Marseille : le parking du racket par les "jeunes"

Constatant que la politique menée par Nicolas Sarkozy n’a rien réglé, le député breton estime « qu’il faut bâtir localement des stratégies locales de sécurité. La police agit partout avec la même doctrine d’emploi. Il faut donner aux chefs de police locaux la possibilité de discuter avec les élus et les procureurs des spécificités et urgences locales. »

L’État devrait selon lui créer des « zones de sécurité prioritaires », car « tous les problèmes ne sont pas égaux partout. Il y a des urgences qu’il faut traiter comme telles. Il faudra probablement définir une cinquantaine de zones de sécurité prioritaires dans lesquelles l’État concentrera des moyens différents. Il y aura un redéploiement des effectifs là où on a besoin d’eux. »

Ces « zones de sécurité prioritaires » risquent fort de recouper les « zones urbaines sensibles » créées par la loi du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du Pacte de relance pour la ville, dans lesquelles vivent une majorité de populations originaires du Maghreb, de Turquie et d’Afrique sub-saharienne. Une réalité qu’il n’est pas question, bien entendu, pour Jean-Jacques Urvoas d’évoquer ouvertement. Dans ce domaine, le non-dit demeure la règle de la bien-pensance politico-médiatique. Un cas de schizophrénie apparemment difficile à guérir.

[Tribune libre] La France existe encore, elle s’est réfugiée au pays basque

[Tribune libre] La France existe encore, elle s’est réfugiée au pays basque

Bien sûr, il faut s’écarter bien vite des orgies stakhanovistes des « fêtes de Bayonne », ce disneyland de l’ivrognerie. Bien sûr, il faut oublier au plus tôt les visages ruisselant de sueur et d’alcool de ces filles de 15 ou 16 ans, jetées aux lions par des parents criminels n’ayant pas perçu l’abaissement du monde accompli depuis les ferias de leur propre adolescence, titubant en soutien-gorge dans des rues transformées en sentines breneuses et qui expliqueront demain à un procureur médusé qu’elles pensent avoir été violées mais ne se souviennent ni quand, ni comment, ni par qui. Bien sûr, il faut également ignorer les ridicules et schizophrènes samizdats « antifascistes » tapissant les murs de la ville et prétendant interdire celle-ci à tous les mal-pensants, les calicots « Antifaxista ! » pendouillant piteusement entre deux flaques d’urine ou de vomis…

Mais une fois extirpé de ce magma populacier et éructant tentant de s’oublier quelques heures avant de rejoindre la morosité climatisée d’existences sans passion, une fois empruntée la première route de campagne et une fois partagé le premier repas communautaire dans un microscopique village à la beauté sobre et altière accrochée au contreforts de la montagne, quel renouveau ! Quelle rédemption ! Quel émerveillement ! C’est tout un peuple et une histoire qui s’offrent à vous dans leur chaleureuse et digne virilité. Les mains puissantes des dynasties paysannes se posent sur vos épaules, les chants ancestraux s’élèvent et les danses s’organisent… A mille lieues des folklores artificiels et des reconstituions touristiques, une identité vivante et sereinement vécue étale sans fioritures sa fierté et sa joie. Des enfants de 8 ans, bérets sur la tête, échangent des commentaires experts sur la dernière corrida tandis que leurs parents s’activent autour des grilles rougeoyantes sur lesquelles cuisent en frémissant les steacks de thon aux effluves alléchantes. Des jeunes filles servent des verres aussi généreux que leurs formes girondes et distribuent des sourires aux vieillards qui leur répondent d’un amical clin d’œil. On ne cesse de parler basque que pour intégrer à la conversation « l’étranger » de Bordeaux ou de Paris que l’on brocarde affectueusement…

Occasion rare et précieuse d’apercevoir ailleurs que dans un film en noir et blanc un véritable peuple, de ressentir tout le sens et la beauté de ce mot si galvaudé. Ici, les visages des hommes, pièces de cuir tannées, constellées de ridules infiniment expressives et percées d’un regard fixe et incandescent, sont si différents des minois chichiteux et minaudant des faux dandys parisiens qu’on ne peut douter qu’il s’agisse de deux races aussi étrangères que celles des vivants et des morts.

Occasion aussi de se souvenir que lorsque la danse n’est pas obscène et pitoyable imitation de gogo danseuse californienne mais harmonie du corps et de la musique, il est peu de choses d’une plus grande beauté qu’une femme chaloupant et valsant au son d’un orchestre inspiré.

On a envie de s’arrêter, de s’ancrer en ce lieu, de plonger les deux mains dans la terre jusqu’à que celles-ci deviennent des racines et nous lient à jamais à cet endroit. Mais l’on n’est pas d’ici et les greffes sont rares et difficiles, c’est d’ailleurs sans doute là l’une des grandes forces du pays.

Puisse ce peuple comprendre qu’il n’est pas épargné par miracle, que les premières fissures apparaissent déjà ici ou là et que seule une lutte vigilante et acharnée pourra permettre de préserver demain cette ébauche de paradis.

[box class=”info”]Source : blog A moy que chault![/box]

[box class=”warning”]Photo : Village de Ainhoa (Pays Basque). Crédit photo Frédérique PANASSAC, licence Creative Commons[/box]

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l’accord franco-brésilien pour les sous-marins d’attaque

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque

09/08/2011 – 18h30
Buenos Aires (NOVOpress) – L’accord de coopération franco-brésilien pour la construction de sous-marins d’attaque est passé largement inaperçu et peu de commentateurs en ont pris la juste mesure. Nous avons interrogé le professeur Alberto Buela, un des rares spécialistes argentins de géopolitique, pour qu’il mette en perspective les ambitions navales du Brésil.

[question]Novopress : vous êtes un spécialiste reconnu de la géopolitique et de la géostratégie du continent américain. Comment analysez-vous les ambitions maritimes du Brésil, mises en lumière par le récent accord franco-brésilien sur la construction de sous-marins d’attaque ?[/question]

[answer]Alberto Buela : Depuis toujours le Brésil ambitionne de se bâtir une sphère d’influence dans l’Atlantique sud, notamment en se constituant un corridor maritime entre ses côtes et l’Afrique occidentale, plus particulièrement (mais pas uniquement) en direction des pays de langue portugaise et française. Cet intérêt explique la forte présence diplomatique brésilienne dans ces pays qui contraste avec le peu d’intérêt manifesté par l’Argentine pour ce continent.

L’inspirateur de cette politique n’est pas un penseur d’aujourd’hui. De même que les Nord-Américains sont encore influencés par les théories d’Alfred Thayer Mahan (1840-1914), les Brésiliens n’ont pas oublié les écrits du penseur « intégrationniste » portugais Antonio Sardinha (1888-1925) dont l’ouvrage majeur A Aliança Peninsular défend la thèse de la transformation de l’Atlantique sud en « mare nostrum » d’une alliance ibero-américaine.[/answer]

[question]Quand le Brésil décide de se doter d’une flotte de sous-marins d’attaque, un des outils de la puissance souveraine les plus efficaces mais aussi les plus coûteux, le fait-il dans une perspective purement nationale ou cherche-t-il à devenir le champion des nations du cône sud du continent ?[/question]

Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l’accord franco-brésilien pour les sous-marins d’attaque
Le professeur Buela est issu d'une vieille famille argentine, enracinée dans le pays depuis le XVIIe siècle. On le voit ici photographié dans sa propriété de Magdalena (province de Buenos Aires).

[answer]Alberto Buela : ne vous laissez pas leurrer par le nom que les marchands d’armes lui donnent. Grâce à sa grande autonomie et à sa faible signature, le sous-marin d’attaque est avant tout une arme de dissuasion. Cette future flotte sous-marine brésilienne sera un argument solide pour asseoir la suprématie militaire de Brasilia en Amérique du sud et pour conserver la tête de file d’une communauté régionale de défense intégrant les nations du cône sud de l’Amérique.

En Argentine nous vivons depuis 2003 dans le cadre d’un régime social-démocrate qui a écarté avec horreur le conflit armé du champ des options permises au politique. Depuis cette date, les gouvernements successifs poursuivent une politique obstinée de démantèlement des Forces armées dans leurs trois composantes, Terre, Air et Mer.[/answer]

[question]Comment interprétez la collaboration entre le Brésil et l’Argentine dans le domaine de l’énergie nucléaire, plus particulièrement dans le domaine si avancé de la construction de chaudières nucléaires embarquées ?[/question]

[answer]Alberto Buela : au cours des années 1990, le Brésil était très en retard par rapport à l’Argentine dans les domaines de la recherche et de l’industrie nucléaires. Mon pays était aussi plus en avance dans la technique de construction de sous-marins grâce aux accords de coopération germano-argentins. Malheureusement, le gouvernement du président Menem a condamné les chantiers navals spécialisés Domecq García et il remis à plus tard le financement de la recherche nucléaire. Aujourd’hui, c’est le Brésil qui prend le relais en acceptant une coopération qui rend service aux deux pays, en valorisant la recherche argentine dans les réacteurs nucléaires de petites dimensions et en renforçant la capacité industrielle brésilienne.[/answer]

[question]Le tir de la fusée argentine Gradicom II (photo) est-il le signal d’une renaissance des Forces armées de votre pays ?[/question]

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque[answer]Alberto Buela : le tir du vecteur Gradicom II est un vieux projet ressorti des cartons. Cet essai réussi ne veut pas dire que la mise en quarantaine de l’armée touche à sa fin dans mon pays.[/answer]

[question]Quelle peut-être la réaction du Chili face à un éventuel rapprochement entre l’Argentine et le Brésil ?[/question]

[answer]Alberto Buela : le Chili s’est toujours méfié d’une possible alliance entre le Brésil et l’Argentine. Mais les circonstances ont changé depuis les affrontements entre nos trois pays au cours du XIXe siècle. Aujourd’hui le Chili a absolument besoin du corridor terrestre qui relie Santiago avec la région métropolitaine de Sao Paulo. Le « grand espace » que forment désormais les grandes nations du cône sud de l’Amérique impose sa dynamique aux nationalismes rances hérités du passé.[/answer]

[question]Comment voyez-vous les dix années à venir pour l’Atlantique sud ? Les Anglais ont-ils raison d’avoir peur ?[/question]

Alberto Buela : les Anglais possèdent une base puissante aux îles Malouines, dotée des équipements de détection les plus sophistiqués et d’avions de combat les plus modernes. Cette situation ne changera pas dans un avenir proche.

Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque
Le professeur Buela photographié pendant un entretien à Madrid en novembre 2008

En revanche, une communauté de destin des nations du sud du continent, renforcée par une force aéronavale conjointe argentine, brésilienne et chilienne, chargée d’assurer la défense régionale, change la donne. Elle encourage les autres nations à nous traiter avec davantage de respect, notamment les puissances qui pillent nos ressources maritimes.

Mais nous devons être réalistes. Tant que le Brésil et l’Argentine ne seront pas capables de montrer le chemin en constituant une force navale conjointe, les Anglais n’ont rien à craindre. En outre, tant que les Argentins resteront obnubilés par leurs problèmes internes et qu’ils n’accorderont pas à leur inimitié avec le Royaume Uni l’importance qu’elle mérite, Londres peut dormir sur ses deux oreilles.

Enfin, de la même manière que le Brésil et l’Argentine se rapprochent, dans l’hémisphère nord les Anglais cherchent à se rapprocher des Français pour compenser leur inéluctable affaiblissement. Nous devons donc prendre en compte non plus un affrontement qui opposerait les nations américaines à l’Angleterre, mais à une alliance franco-britannique. Alors, les données du jeu ne seront que plus complexes.

Les Etats-Unis continuent leur offensive de charme en direction des musulmans français

Les Etats-Unis continuent leur offensive de charme en direction des musulmans français

06/08/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –
Le partenariat entre l’Ambassade des Etats-Unis en France, la Harvard University et l’Institut des Cultures d’Islam à Paris (1), illustre une nouvelle fois l’offensive de l’Oncle Sam en direction des musulmans français.

Le 6ème festival des cultures d’Islam, “Islam and the city”, proposera un regard sur le “croisement d’influence, entre le spirituel ou la musique traditionnelle dite de l’islam et les accords américains”, avec notamment la programmation de musique punk, rap et jazz à la sauce islamique. Le but de ce festival est changer le regard des musulmans sur les Etats-Unis, afin de parler autrement du 11 septembre, de parler autrement d’islam, de parler autrement des Etats-Unis.”

Outre l’Ambassade des Etats-Unis, la Ville de Paris est partenaire de ce festival.

[box class=”info”] (1) L’Institut des Cultures d’Islam à Paris :
“Etablissement culturel de la Ville de Paris, l’Institut des Cultures d’Islam est dédié à la découverte de la diversité des cultures musulmanes actuelles et à la réflexion philosophique et scientifique, dans un esprit de modernité, d’ouverture et de partage. Depuis 2006, l’Institut des Cultures d’Islam s’est installé rue Léon, dans le quartier de la Goutte d’Or (Paris 18e) en attendant d’être accueilli dans les bâtiments définitifs en 2013.” [/box]