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ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage

ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage


05/11/2011 – 12h30
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) — « Jetés comme des Kleenex ! » L’amertume est grande chez les 68 salariés de l’imprimerie Hebdoprint, basée à Iffendic en Ille-et-Vilaine (35), qui ont appris hier la mise en liquidation judiciaire du pôle de presse gratuite du Groupe Hersant Média (GHM). Dans deux semaines, 1 650 salariés seront licenciés.

Le Tribunal de commerce de Lyon a assorti sa décision d’une poursuite d’activité durant quinze jours, le temps de mettre en œuvre le plan social, le plus important depuis celui intervenu dans l’industrie automobile l’an passé. Les 1 150 employés de la Comareg, l’éditeur, et les 500 d’Hebdoprint, l’imprimeur, vont pouvoir s’inscrire à Pôle emploi.

Dépassé par leboncoin.fr et autres seloger.com, ParuVendu « ne répondait plus aux défis technologiques actuels » selon l’administratrice judiciaire Laurence Lessertois. La crise économique, qui a réduit les investissements publicitaires, a fait le reste. Hersant Média, qui contrôle actuellement quelque 27 titres de presse, sept stations de radio et deux chaînes de télévision locales, serait endetté à hauteur de 200 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires du groupe était passé de 348 millions d’euros en 2008 à 227 millions en 2010. En 2009, l’entreprise avait enregistré une perte nette de 30,9 millions d’euros, et les résultats de 2010 ne devraient pas être meilleurs. Hebdoprint imprimait  chaque semaine à Iffendic 1,7 million d’exemplaires de ParuVendu.

De nombreux salariés travaillaient depuis plus de vingt ans dans l’entreprise. Quinquagénaires, ayant appris leur travail sur le tas, n’ayant aucune autre expérience professionnelle, ils s’interrogent aujourd’hui sur leur avenir. Qui s’annonce plutôt sombre.

Inondations : après l'Italie, la France menacée [vidéo]

Inondations : après l’Italie, la France menacée [vidéos]

05/11/2011 – 03h00
MONTPELLIER (NOVOpress) — Quelques jours tout juste après les pluies torrentielles qui ont touché l’Italie, causant plusieurs décès, c’est au tour de la France d’être touchée par les inondations. 15 départements sont désormais placés en alerte orange par Météo France suite aux averses qui se sont abattues depuis mercredi : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Drôme, Var, Vaucluse, Aveyron, Lozère, Hérault, Gard, Ardèche, Haute-Loire et Bouches-du-Rhône. Les Alpes-Maritimes, le Tarn et les Alpes-de-Haute-Provence sont quant à eux en “alerte crue”.

Des dégâts importants ont d’ores et déjà été signalés dans le Gard et un homme a été porté disparu dans l’Hérault.

Vidéos de TV-SUD et BFM-TV

Photo en Une : capture d’écran vidéo BFM-TV

Les chrétiens dans la rue contre les insultes et les provocations [vidéo]

Les chrétiens dans la rue contre les insultes et les provocations [vidéo]

30/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Lassés d’être la seule religion que l’on peut insulter, agresser et souiller sans risque ni danger et même sous les applaudissements de la « bien pensance », les chrétiens ont défilé hier samedi pour exprimer leur refus de cette « christianophobie » rampante.

Dans la lignée de la mobilisation contre la pièce de théâtre jugée blasphématoire de l’italien Romeo Castellucci actuellement jouée au Théâtre de la Ville, ils étaient près de 3000 à s’être rassemblés autour de la statue de Jeanne d’Arc, derrière une banderole proclamant « La France est chrétienne et doit le rester. »

Vidéo de la manifestation

Le cortège s’est ensuite dirigé vers la place André Malraux, à proximité du Palais Royal, et environ 200 catholiques se sont ensuite rendus devant le théâtre de la Ville, place du Châtelet, pour y prier devant un cordon de CRS en tenue anti-émeutes les empêchant d’atteindre les abords du théâtre.

Europe, plus que jamais notre destin

Europe, plus que jamais notre destin

[box class=”info”]Point de vue par Jacques Georges, consultant international.[/box]

Tout va pour le mieux en notre beau pays : nous naviguons vers un PIB immobile, 4 millions de chômeurs, une dette de 100% du PIB, un déficit extérieur de 70 milliards d’euros et une dépense sociale incontrôlable qui dépasse déjà le tiers du PIB. Nos usines fondent depuis des décennies comme neige au soleil, affaiblissant structurellement notre appareil productif. Les trains de banlieue et les écoles témoignent d’une substitution de population très avancée et d’une identité en perdition. La pauvreté progresse, et la classe moyenne craint pour son avenir. Nous vivons une crise existentielle dans un monde dangereux. On songe irrésistiblement au scénario de la convergence des catastrophes imaginé il y a plus de dix ans par le visionnaire Guillaume Faye.

La crise frappant l’Europe aujourd’hui ressemble beaucoup à celle de 2008, dite des subprimes. Elle en partage les causes profondes, financières, économiques, sociales, commerciales, industrielles, politiques et morales, qui sont pour l’essentiel communes à tout le monde occidental. Elle en partage également la nature, puisque ce sont toutes deux des crises de l’endettement. Mais celle-ci est plus grave pour nous Européens pour trois raisons:

  • L’origine de la crise vient cette fois-ci de chez nous. Il n’est plus guère possible de chercher des coupables ailleurs. Il s’agit d’une crise de la dette publique de certains pays d’Europe, suite à trente années de laxisme budgétaire, qui n’est que le révélateur d’une pente politique et morale profonde et ancienne.
  • Les munitions tirées pour contrer les effets de la première crise sont en large partie tirées et ne sont pas renouvelables. Les Etats se sont endettés pour lancer des plans de relance peu efficaces qui apparaissent surtout comme des répits coûteux aggravant le mal en profondeur. Les Banques Centrales tendent à se transformer en structures de défaisance et planches à billets. Bref, on a combattu l’excès d’endettement par un surcroît d’endettement. Les manœuvres dilatoires sont de moins en moins de mise. Il va falloir tailler dans le vif des dépenses publiques de l’Etat, des collectivités territoriales, et plus encore des budgets sociaux. C’est une volte-face radicale vis-à-vis de la politique menée par tous bords confondus depuis soixante ans, et toujours immensément populaire.
  • La crise partage l’Europe en deux : l’Europe du Nord (Allemagne, Pays Bas, Belgique, Autriche, Finlande, Slovaquie, Slovénie) à la gestion budgétaire rigoureuse, à l’endettement public contenu et au commerce extérieur équilibré ou excédentaire, et l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal Grèce, Irlande) combinant forts déficits publics, endettement dépassant 60% du PIB, et déficit commercial extérieur.

La question qui se pose est celle de la pérennité de la zone euro, de son rôle dans l’Europe communautaire, et plus largement de l’avenir de la construction européenne. La réponse engagera notre destin de peuple français et européen pour des décennies. En gros, trois voies sont ouvertes :

  1. Faut-il, comme le préconisent les souverainistes, sortir de l’euro ? jeter le bébé européen avec l’eau du bain? Laisser les endettés gérer seuls et individuellement leurs problèmes de déficit budgétaire, de déficit commercial et d’endettement? réduire l’Europe à une alliance interétatique et nous redonner des marges de manœuvre nationales? Retrouver notre souveraineté monétaire?
  2. Faut-il accepter, voire promouvoir une scission en deux de la zone euro, la France prenant la tête d’une zone Sud incluant les « mauvais » élèves de la classe européenne ?
  3. Faut-il au contraire retourner la force de l’adversaire à notre profit, jouer à fond la solidarité européenne dans une optique de très long terme et de destin continental, et faire faire à l’Europe le bond fédéral qu’elle aurait dû faire il y a une décennie pour retrouver le fil de sa très longue histoire ?

Europe, plus que jamais notre destinDes hommes de droite sincères et de qualité se trouvent parmi les partisans des trois réponses. Le choix est complexe et pas entièrement rationnel. Pour ma part, je n’ai aucune tentation pour la solution 1. Je suis esthétiquement à fond pour la solution 3. Mais je me rallierais si besoin était et par réalisme à la solution 2, à condition qu’elle soit conduite comme une étape tactique vers la solution 3.

Voici en résumé mes raisons :

  1. Le repli souverainiste me paraît extrêmement risqué sur tous les plans. Sur le plan économique, il me paraît synonyme de chacun pour soi, de monétisation de la dette, de forte régression du PIB, de vaste paupérisation, d’inflation et donc de ruine de pans entiers de la société, bref de chambardements aux conséquences incalculables. Plus encore, ce choix me paraît petit et médiocre sur le plan moral. Ce serait en quelque sorte le parachèvement de l’œuvre de destruction de notre génération, celle de 68, celle qui a laissé filer la démographie, a développé ou laissé se développer l’immigration, a bien vécu à crédit, a refilé la facture aux générations suivantes, et viendrait in fine saborder sa seule œuvre historique et de long terme, l’Unité Européenne. Un désastre et un vide sidéral venant clôturer soixante ans de laxisme, d’hypocrisie, de dictature des bons sentiments, de trahison et d’égoïsme forcené.
  2. La scission en deux de la zone euro est une possibilité techniquement réalisable et non sans avantages. Elle est réaliste et, bien menée, permet à terme d’une décennie de restructurer nos finances et de reconstruire une base industrielle, tout en gardant un esprit et un objectif européens. Une étude Natixis de Septembre 2011 intitulée « que se passerait-il si l’euro se coupait en deux ? » en détaille le contenu technique et les conséquences positives et négatives. Sa conclusion est la suivante : au total, à court terme, la séparation en deux de l’euro est très coûteuse pour tous les pays ; à moyen terme, elle est coûteuse pour les Pays du Nord et favorable pour les Pays du Sud ». Le risque de cette solution est celui de la dynamique ainsi créée : l’éclatement de la zone euro ne serait-elle pas alors la première étape de l’éclatement de l’Europe institutionnelle, du dé tricotage des traités, de la sortie de l’Histoire, bref du scénario 1 ci-dessus? Si cette solution « raisonnable » devait avoir lieu, il faudrait la gérer avec force et détermination comme une étape tactiquement nécessaire vers le scénario 3 ci-dessous.
  3. La solution « héroïque » de la solidarité européenne consiste à jouer à fond la carte de la solidarité à travers notamment le FESF et l’émission d’euro-obligations, accompagnés bien sûr d’un véritable contrôle budgétaire européen et d’une mise sous tutelle financière et budgétaire temporaire, rigoureuse et acceptée par référendum, des pays aidés. La facture est certes potentiellement lourde (la seule dette publique grecque approche le budget français 2011), mais doit être relativisée, si l’on prend en compte le montant des engagements des Etats de l’Union Européenne envers leur système financier depuis 2008, de l’ordre de 4600 milliards d’euros, plus de deux fois le PIB français. In fine, faisons le pari qu’il n’en coûtera pas plus cher que de soutenir à bout de bras le tonneau des Danaïdes des confettis de l’Empire encore sous notre dérisoire « souveraineté », et infiniment moins cher que de financer une immigration sans limite. Cette solution est celle d’une Europe qui ne marchande pas son destin, celle qui a la vision d’un Empire romain du XXIème siècle et de l’Europe-puissance de la Méditerranée à la Baltique et de l’Océan Atlantique aux frontières de la Russie, voire un jour à Vladivostok. C’est l’Europe de l’Empire, soit, en termes contemporains et juridiques, de la Fédération Européenne. Prenons aujourd’hui le chemin d’une grande Patrie qui produise ses effets de puissance dans 100 ans.

Jacques Georges pour Novopress France
25 Octobre 2011

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

14/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est place Vauban, à Paris, que devrait être inauguré un site à la mémoire des soldats morts pour la France depuis 1963 et la fin de la guerre d’Algérie.

Ils sont plus de 600 à être tombés pour le drapeau depuis cette date et auront désormais droit, sous réverse des dernières validations étatiques, comme leurs prédécesseurs, à un lieu de mémoire et de reconnaissance.

C’est à la demande du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, que les autorités françaises ont adopté l’idée d’un tel mémorial qui pourrait être inauguré dans un peu plus d’un an et demi.

Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit de « marquer la reconnaissance nationale » envers ces hommes tombés pour la France sur de nombreux théâtres extérieurs, et mettre à l’honneur le « soldat gardien de la Cité ».

[box class=”info”]Crédit photo : Pedro Layant sous licence Creative Common[/box]

[Football] Les qualifications pour l’Euro 2012 de ce soir

[Football] Qualifications pour l’Euro 2012 : les matchs à retenir

11/10/2011 – 09h15
PARIS (NOVOpress) — Les qualifications pour l’Euro 2012 touchent à leur fin et même si l’on commence à y voir plus clair pour tous les groupes, voici les matchs à retenir.

Allemagne/Belgique : un des matchs à risque de ce soir. Les Siders belges contre les Kuttens teutons. Attention à l’abus d’alcool… D’autant que la Belgique pourrait laisser sa seconde place (qui pourrait peut-être lui permettre de se qualifier) aux Turcs.

Espagne/Écosse : les Espagnols sont loin devant mais les Écossais défendront vaillamment leur seconde place au son des « Flowers of Scotland ».

Irlande/Arménie : deux peuples qui ont souffert, deux peuples chrétiens revendiqués, mais une seule place pour espérer une qualification à l’Euro. Temple Bar risque d’avoir mal à la tête, mais dans quel sens ?

France/Bosnie-Herzégovine : Quand même, on jettera un coup d’œil à ce qu’il reste de notre pauvre et triste équipe de France. Il ne faut pas perdre pour conserver notre première place. Après l’Albanie vendredi, c’est donc face à un autre pays musulman d’Europe que nos joueurs devront se battre.
Crédits photo : RAWKU5 via sxc

Les universités françaises à la peine

Les universités françaises à la peine

08/10/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Le classement mondial des universités ne fait pas la part belle aux universités françaises. Après le classement de Shanghaï d’août dernier, qui plaçait la première université française à la 40ème place, le classement du Times Higher Education enfonce le clou au sujet de la faiblesse des universités françaises.

Sept universités américaines se classent parmi les dix premières et 75 parmi les 200 premières.  Dans le classement du Times Higher Education, le premier établissement français, l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm n’arrive qu’en 59ème position et devance la très prestigieuse école Polytechnique qui occupe la 63ème position.

Si la France figure au 10ème rang mondial des pays comptant le plus d’universités au classement, elle reste derrière le Canada, la Suisse, l’Australie, le Japon et la Suède. Cette enquête a reposé sur une série d’indicateurs comprenant la recherche, les financements privés aux universités, l’enseignement, l’activité internationale et les citations dans les revues.  De son côté, la Commission européenne a annoncé son propre classement pour 2013.

[box class=”info”]Photo : la Sorbonne. AmitLev/Flickr sous licence creative common[/box]

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

04/10/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Dans un entretien au journal Libération, le candidat à la primaire socialiste poursuit son combat pour la démondialisation dans le cadre du football.

Il rappelle les dégâts que le foot moderne fait sur les petits clubs, asphyxiés par les gros clubs riches et puissants. « Ce qu’on appelle le foot business a détruit l’économie réelle du sport, c’est-à-dire là où l’on forme, l’on entraine, l’on amène une population autour d’autres choses que du spectacle. ».

Gageons que l’intéressé poussera son raisonnement dans tous les domaines de la société.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Parti Socialiste / Philippe Grangeaud / Solfé communications – image sous licence creative commons

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métopolitaine

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métropolitaine

27/09/2011 – 17h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Le nombre de chômeurs enregistrés par Pôle Emploi pour la région administrative Bretagne a encore progressé au mois d’août. Plus rapidement que pour l’ensemble de la France métropolitaine, dont la situation n’apparait pourtant guère brillante.

Selon les chiffres communiqués par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A – c’est-à-dire sans aucun emploi – s’établit à 115 220 pour les quatre départements de la région Bretagne. Ce nombre augmente de 1 530 par rapport à la fin juillet 2011, soit une progression de 1,3%. Sur un an, la variation est de +3 490 personnes, soit 3,1% contre 2,3% en France métropolitaine.

Dans le détail, pour le mois d’août, c’est le département d’Ille-et-Vilaine qui progresse le plus (+1,7%), suivi du Morbihan (+1,5%), des Côtes-d’Armor (+1,2%) et du Finistère (+1%). Sur un an, c’est le département des Côtes-d’Armor qui est le plus touché avec une augmentation de 5,2%, devant l’Ille-et-Vilaine (+3%), le Morbihan (2,6%) et le Finistère (+2,4%).

Le nombre des demandeurs d’emploi des catégories B et C était de 69 990 il y a un an, de 75 210 fin juillet 2011 et de 75 330 fin août, soit une progression de 0,2% sur un mois et de 7,6% sur un an. Pour mémoire, la catégorie B concerne les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ; la catégorie C concerne elle les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois). L’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi de ces deux catégories témoigne de la part croissante des petits boulots à temps partiel sur le marché de l’emploi.

Pour l’ensemble des catégories A, B et C les chiffres pour la région Bretagne sont également à la hausse : 190.550 personnes soit +0,9% en août par rapport à juillet. Et sur un an la progression est de 4,9%. En comparaison, pour la France métropolitaine le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C s’établit à 4.148.200 fin août. Soit une hausse de 0,5 % (+20.200) par rapport à fin juillet et une augmentation de 4,3 % sur un an.

Sur le plan national, l’Unedic vient de réviser ses prévisions financières et d’emploi pour 2011 et pour l’an prochain. Alors que le régime d’assurance-chômage prévoyait fin mai une faible hausse du nombre de chômeurs cette année (+12.000), il estime désormais que le nombre des nouveaux demandeurs d’emploi sera de 144.000, soit 132.000 de plus que prévu. Et l’année 2012 ne s’annonce pas meilleure : alors que les prévisions effectuées avant l’été tablaient sur une baisse de 91.000 chômeurs en 2012, le nombre de ceux-ci devrait finalement croître de 123.100.

Combat contre le projet de barrage de Belo Monte : le chef Raoni vient en France

Combat contre le projet de barrage de Belo Monte : le chef Raoni vient en France

26/09/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress) – Dans le cadre de la lutte contre le barrage de Belo Monte et le soutien aux peuples enracinés, le chef Raoni revient en France. Plusieurs événements marquent sa visite.

Tout d’abord dès ce lundi soir, un dîner de bienfaisance est organisé. Mais surtout, demain, Raoni sera fait citoyen d’honneur de la ville de Paris. A cette occasion, une rencontre originale a été imaginée, à l’issue de laquelle le public pourra converser avec Raoni. Celle-ci se tiendra ce même jour, mardi 27 septembre 2011 entre 18h30 et 20 heures, Espace Congrès Paris Sud Les Esselières/Semgest (3, boulevard Chastenet de Géry, rond-point du Général de Gaulle), à Villejuif.

L’idée est de créer autour du célèbre chef amazonien une “foret humaine”, une chaîne végétale pour souligner l’attachement à la cause qu’il défend.

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

Par Bernard Lugan

[box] L’histoire des mondes non européens a toujours figuré dans les programmes scolaires, cependant, elle n’était pas enseignée aux dépens de l’histoire de France. De plus, cette nécessaire ouverture ne se faisait qu’à partir du moment où les fondamentaux de notre histoire étaient acquis par les élèves. Aujourd’hui, il en va tout autrement avec la réforme Darcos qui prépare le délitement de l’imaginaire historique national, ce précieux socle auquel les Français sont encore arrimés. [/box]

Les ravages commencent désormais dès la classe de 5° qui a subi des amputations insensées et même proprement « ubuesques » de son programme d’histoire. Or, ces amputations ont été rendues nécessaires afin de dégager autant de plages horaires destinées à l’étude des civilisations non européennes, qu’elles soient africaines, asiatiques ou autres. Pour ce qui concerne l’Afrique, seront ainsi étudiés plusieurs royaumes avec un point central, celui du Mali. Pour leur « faire de la place », Louis XIV a donc été relégué en toute fin de programme et il ne sera donc « survolé » que si le Monomotapa (!!!) a été vu. De même que les crédits de l’armée constituent la variable d’ajustement des déficits de l’État, l’histoire de France devient quant à elle la variable d’ajustement des apprentis sorciers du ministère de l’Éducation nationale.

Toute éducation supposant l’acquisition de fondamentaux et de connaissances de base sans lesquelles il est impossible ou vain de vouloir aller plus loin, il est donc insensé de vouloir faire apprendre l’histoire du Mali à des enfants qui ne savent pas si Napoléon a vécu avant ou après Louis XIV…Les « docteurs Folamour » du pédagogisme ne l’ignorent pas. Ils en sont même parfaitement conscients, mais ce sont d’abord des militants dont le but est de casser tous les enracinements européens considérés par eux comme susceptibles de déclencher des réactions identitaires.

Ne nous cachons pas derrière notre pouce et disons les choses clairement : le premier but de cette aberrante réforme de l’enseignement de l’histoire est de toucher le public de ces établissements mosaïques dans lesquels 30 à 40% d’élèves possédant moins de 350 mots de vocabulaire, ne sachant ni lire, ni écrire, ni même raisonner et encore moins comparer, pourrissent littéralement l’apprentissage de classes entières. Les assassins de notre mémoire espèrent, grâce à cette réforme, capter l’attention de ces auditoires « difficiles » et avant tout peu intéressés par l’histoire de France, en leur proposant une histoire sur mesure, une histoire à la carte, une histoire ethno sectorielle en quelque sorte.

Les élèves d’origine mandé-malinké de Tremblay en France seront peut-être attentifs à l’histoire de l’empire du Mali qui fut constitué par leurs ancêtres, mais il risque de ne pas en être de même avec les petits soninké de Garges les Gonesse, héritiers, eux, du royaume de Ghana qui fut détruit par les premiers… De plus, comment vont réagir les rejetons des nombreux autres peuples africains ? N’y a-t-il pas une forme de discrimination à leur égard ? En effet, pourquoi privilégier le Mali ou le Ghana et passer sous silence l’empire Luba et le royaume zulu ?

Un autre but de ce programme qui fait naturellement de continuelles références à la traite des esclaves vue comme une sorte de fil conducteur de la matière, est de tenter de faire croire aux élèves que l’histoire du monde est d’abord celle de la confrontation entre les méchants, lire les Européens, et les bons, lire les autres. L’ethno culpabilité est décidément sans limites !

De plus, et là est peut-être le plus important, l’histoire de l’Afrique a son propre temps long qui n’est pas celui de l’Europe. Elle s’appréhende avec une méthodologie particulière impliquant une maîtrise de la critique des sources orales, une connaissance approfondie de l’anthropologie, de l’archéologie, de la linguistique, etc., Or, les professeurs qui vont devoir enseigner cette histoire à leurs jeunes élèves n’ont pas été formés pour cela.

Un exemple : la connaissance que nous avons de Philippe le Bel repose sur des dizaines de milliers d’études, de thèses, de documents d’archives, de mémoires, de correspondances, de traités etc. Son contemporain, Abu Bakr II empereur du Mali (+- 1310-1312), dont l’existence n’est même pas certaine, n’est connu que par des traditions orales tronquées, des sources arabes de seconde ou même de troisième main et par une chronologie totalement erronée établie par Maurice Delafosse en 1912. L’histoire de son bref règne, s’il a véritablement eu lieu, est pourtant largement enseignée en Afrique où ce souverain est présenté comme une sorte d’explorateur conquistador parti à la tête de 2000 ou même 3000 pirogues pour découvrir les Amériques.

Les professeurs des classes de 5° qui vont devoir parler du Mali, cœur du nouveau programme, devront évidemment étudier cet empereur. Or, sont-ils formés pour expliquer à leurs élèves que l’histoire scientifique ne se construit pas sur des légendes? De plus, le seul fait, dans un cours, de consacrer le même temps d’étude à un personnage historique attesté d’une part, et à un autre, largement légendaire d’autre part, conduira automatiquement les élèves à prendre le virtuel pour la réalité, ce qu’ils sont déjà largement enclins à faire avec les jeux électroniques.

Mais allons encore au-delà et abordons l’essence même de la question. Face à ces élèves « en difficulté» (traduction en langage politiquement incorrect : enfants dont la langue maternelle n’est pas le français), les enseignants oseront-ils, sans risquer un hourvari, expliquer qu’un tel voyage n’a jamais eu lieu ? En effet, si tout est faux dans cette légende c’est parce que les Africains de l’Ouest -à la différence de ceux de l’Est-, ne pouvaient affronter la haute mer car ils ignoraient l’usage de la voile ainsi que celui de la rame et parce que leurs pirogues étaient sans quille.

Les mêmes enseignants sont-ils armés pour faire comprendre à leurs classes que pour atteindre l’Amérique, les hommes d’Abu Bakr II auraient été contraints de pagayer durant plus de mille kilomètres à travers l’océan atlantique avant de rencontrer enfin le courant des Canaries, seul susceptible de leur permettre de dériver ensuite vers l’Ouest… et cela sur 6000 km ? Enfin, seront-ils en mesure de mettre en évidence l’incohérence majeure de cette légende que certains considèrent comme une histoire vraie, à travers un exemple clair : comment l’expédition de l’empereur malien aurait-elle pu atteindre l’Amérique alors que les Africains ignoraient l’existence de l’archipel du Cap-Vert situé à 500 km « à peine » de la péninsule du Cap-Vert, point le plus occidental du littoral ouest africain contrôlé par l’Empire du Mali et qui leur barrait la voie du grand large ? En effet, cet archipel était vierge et vide d’habitants en 1450, au moment de sa découverte par le Génois Antonio Noli qui était au service du Portugal… [1]

L’enseignement de l’histoire africaine ne s’improvise pas !

Hier la méthode d’apprentissage de la lecture dite « globale » fabriqua des générations d’illettrés et de dyslexiques; la réforme des programmes d’histoire donnera quant à elle naissance à des générations de zombies incapables de rattacher des évènements ou des personnages à une chronologie et ayant pour toute culture historique celle du volapük mondialisé.

Bernard Lugan – 23/09/2011

[box class=”info”] Sources :
Le blog officiel de Bernard Lugan
– et Realpolitik.tv [/box]

Photo : Fresque de Tiepolo, Allégorie des planètes et des continents (L’Afrique), 1752-1753, Würzburg

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

[box class=”info”] Article publié initialement sur Polémia. [/box]

L’école continue de se disloquer. L’enseignement de l’histoire y est de plus en plus malmené. Mais il ne sert à rien de se lamenter. Il faut prendre les choses en main. C’est dans cet esprit qu’Anne de Mézeray a publié un remarquable manuel d’histoire de France pour cours moyen. Sur le fond ce manuel est clair, mais pas simpliste. Il est solidement documenté, il respecte les faits et évite les à-peu-près. Sur la forme le manuel est remarquablement illustré. Bref, ce manuel est un petit chef d’œuvre. C’est aussi un outil indispensable aux parents ou grands-parents qui veulent pallier les carences de l’éducation dite nationale. Un livre de fond utile à la lecture du soir ou pour compléter la visite d’une province française ou d’un musée avec des enfants. Nous donnons ici la préface qu’en a faite l’historien Philippe Conrad sous forme d’une adresse « aux parents de nos jeunes élèves ».

Polémia

« J’ai eu la chance, étant enfant, de bénéficier dès mon plus jeune âge d’une initiation à l’Histoire qui a largement déterminé mon parcours ultérieur et je mesure le privilège précieux que fut pour moi la présence d’instituteurs, puis de professeurs en mesure de satisfaire ma curiosité et de parler à mon imagination pour me permettre de découvrir les grands moments et les figures marquantes de notre passé commun. Pour certains, il est de bon ton aujourd’hui d’ironiser à propos de «l’Histoire-batailles» et de caricaturer, en la présentant comme une construction purement idéologique, la trame événementielle qui, au fil des siècles, a produit cette aventure particulière qui fut celle de la France ; mais les champions des «thèmes transversaux», de l’histoire déterritorialisée et du refus des «grands hommes» ont abouti à un cinglant échec, à la confusion générale et au rejet d’une matière qui faisait, il y a quelques décennies, rêver les enfants, sensibles au récit des gloires ou des malheurs de leur pays, quand Roland, Bayard, Turenne, Napoléon ou Pasteur faisaient figures de modèles, au même titre que, quelques siècles plus tôt, les «hommes illustres» de Plutarque… Le besoin demeure cependant de s’inscrire dans la suite des générations, de savoir comment s’est bâtie cette France qui constitue le cadre «naturel» dans lequel évolue notre société, d’évaluer ce qui fait sa particularité, qui n’a rien d’incompatible avec une identité civilisationnelle dont on mesure mieux aujourd’hui, face aux bouleversements en cours, qu’elle se confond avec celle de la vieille Europe, laminée par les deux guerres mondiales et provisoirement sortie de la grande Histoire.

Ce passé qui fait ce que nous sommes

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe ConradDécouvrir ce passé qui nous a, dans une large mesure, faits ce que nous sommes, apparaît d’autant plus nécessaire que –en dehors de l’école, à travers l’intérêt porté au patrimoine ou à tout ce qui renvoie à notre héritage et à nos racines– notre époque aspire à renouer le fil du temps, seul moyen de savoir qui nous sommes et ce que nous voulons. La qualité de l’enseignement historique dispensé aux enfants dès le cycle primaire prend donc, dans cette perspective, une importance majeure et il faut remercier Anne de Mézeray –jeune agrégée d’Histoire, spécialiste de l’époque médiévale– d’avoir pris le temps et consenti les efforts nécessaires pour réaliser ce manuel plus que jamais indispensable en notre temps d’amnésie organisée et de «repentance» débilitante. Par la densité et la clarté des informations fournies, par la cohérence de la vision d’ensemble qui a animé le travail de l’auteur, cet ouvrage va constituer un outil indispensable pour tous les enseignants qui résistent au nivellement par le bas, et ont choisi de ne pas renoncer, refusant La Fabrique du crétin brillamment décrite par Jean-Paul Brighelli (*).

Le combat pour l’histoire , condition du maintien de l’identité française

Plus que jamais, le «combat pour l’Histoire», qui doit commencer très tôt, apparaît comme la condition du maintien d’une identité française dont, reprenant la formule fameuse de Paul Valéry, nous savons maintenant qu’elle pourrait bien être mortelle. C’est un auteur du siècle dernier qui résumait le mieux le défi ainsi lancé à notre temps, quand il écrivait que «de toutes les choses qu’on enseigne aux enfants, il n’en est aucune qui leur soit plus nécessaire que l’histoire de leur pays. On a d’autant moins droit à la leur cacher qu’ils y trouvent la révélation de leur propre noblesse. De petits Français issus de tous les milieux, qu’on n’a pas instruits de la grandeur de leurs origines, ressemblent à ces petits princes qui ont été volés par des bohémiens et qui, loin du palais paternel, vivent dans un désordre sordide sans savoir qu’ils sont fils de rois. On comprend aisément que les démagogues veulent supprimer l’enseignement de l’Histoire. Ils ont besoin de réduire les hommes à un état d’impersonnalité et d’abêtissement où ils ne se distinguent plus les uns des autres, pour les embrigaer dans leurs sombres partis, pour les enrôler dans les armées de la sottise (…)». On sait la fonction que le Big Brother de George Orwell attribuait à l’Histoire, revue et corrigée à sa façon, dans la grande entreprise de lobotomisation visant à fabriquer des sujets dociles…

Sachant que l’avenir n’est écrit nulle part, il ne tient qu’aux jeunes générations de parents et d’enseignants conscients des menaces qui pèsent sur notre jeunesse de relever le défi que constitue la transmission régulièrement renouvelée d’une mémoire qui ne se confond certes pas avec l’Histoire savante mais qui prépare à sa découverte en même temps qu’elle contribue à la construction d’une citoyenneté authentique. L’ouvrage d’Anne de Mézeray ne peut que contribuer à la mise en œuvre de cette entreprise aussi ambitieuse que nécessaire. »

Philippe Conrad
Historien

(*) NDLR : Voir La fabrique du crétin : la mort programmée de l’école

Source : Correspondance Polémia, 20/09/2011

Anne de Mézeray, Manuel d’Histoire de France, préfacé par Jacques Heers et Philippe Conrad, ed. L’Œuvre scolaire Saint-Nicolas, 332 pages, plus de 200 illustrations en couleur, 29 euros (port compris).
Commande et chèque à adresser à l’Œuvre scolaire Saint-Nicolas 89 rue Pierre-Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux.
Ou par internet par exemple ici.

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

14/09/2011 – 08h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
À Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent l’accès aux enfants de chômeurs. En cause, un nombre trop important d’inscrits par rapport aux places disponibles. Étant dans l’obligation de faire un choix, la mairie de Bordeaux a décidé de restreindre l’accès de ces cantines aux enfants de chômeurs.

Les enfants des parents chômeurs n’y ont accès que 2 à 3 jours par semaine. Plus précisément, sur 15 200 élèves scolarisés en écoles publiques, 13 200 sont inscrits à la cantine et 200 cas seraient en attente de réponse. L’adjointe à la vie scolaire Brigitte Collet l’a reconnu hier sur l’antenne de France-Bleu-Gironde : « Nous donnons donc la priorité aux enfants dont les deux parents travaillent ».

Protestant contre cette décision, le président de la FCPE Gironde, Jean-François Darracq, a annoncé que des recours allaient être lancés au tribunal administratif contre ce qu’il considère être une discrimination. « Nous avons été patients. Nous avons donné toutes les chances à la municipalité de réagir. Mais nous n’avons pas été entendus. Nous allons donc entamer des procédures ».

La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) n’a jamais fait mystère de sa proximité idéologique avec la gauche. Son président départemental était d’ailleurs candidat aux municipales à Lacanau sur une liste « soutenue par le Parti socialiste ». Les jeunes socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de s’attaquer à Alain Juppé. Dans un communiqué de presse, ceux-ci « dénoncent le message en filigrane de cette décision : faire passer les chômeurs pour des fainéants qui profitent du système ». Le député socialiste de Bordeaux, Michèle Delaunay, a également réagi sur son compte Twitter : « je prépare une proposition de loi pour établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous ».

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin 10 septembre, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Dans une vidéo diffusée sur le site du Front national, Marine Le Pen dénonce de nouveau l’occupation de l’espace public par les musulmans. « En ce qui concerne l’inaction du pouvoir, y affirme-t-elle, l’exemple des prières de rue est édifiant. Cette terrible atteinte à la laïcité, et aux valeurs de notre République, n’a jamais cessé depuis ces longs mois que j’en parle, bien au contraire. Rien n’a été réglé ». Et la présidente du Front national de poursuivre : « la plupart des musulmans en France ne posent pas ces problèmes (…) les prieurs de rue doivent tout simplement faire de même (…) C’est à eux de s’adapter, ou de quitter notre pays s’ils ne sont pas d’accord ». Dans l’éventualité où elle serait élue à l’Elysée, Marine Le Pen propose d’instaurer une peine d’expulsion du territoire pour tout étranger en récidive de prière de rue. « La France est maîtresse chez elle, conclut-elle, je mettrai ce principe au cœur de l’action publique ». Fin de citation. Il convient de rappeler que les prières de rue sont un acte politique de marquage du dar al islam, le territoire de l’islam, dans le dar al harb, le territoire des impies. C’est donc un acte de nature éminemment politique, contrairement aux croyances angéliques des bobos sur la question.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les affaires se multiplient au Parti socialiste. Jean‑Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, et propriétaire du groupe de presse La Dépêche du Midi, a été mis en examen pour « infraction au code des marchés publics ». Baylet avait déjà été condamné en 2003 par la Cour d’appel de Toulouse pour abus de biens sociaux. Autre affaire fâcheuse pour le PS : Robert Navarro, sénateur PS de l’Hérault, est soupçonné d’enrichissement personnel, et vient d’être mis en examen. Les enquêteurs ont relevé une impressionnante série de facturations de pizzas pour plus de 40.000 € en moins de trois ans. Il est également reproché à Navarro de s’être fait payer certains de ses déplacements, privés ou parlementaires, par la fédération du parti. Robert Navarro est l’un des soutiens de François Hollande à la primaire socialiste. Guérini, Baylet, Navarro… Le Parti socialiste semble décidément s’enfoncer dans le syndrome mafieux.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le syndrome d’Alzheimer au secours de Jacques Chirac ? Chirac sera‑t‑il un jour jugé ? On peut en douter. Dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, Chirac encourt en théorie 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende. Depuis vingt ans, ses proches ont utilisé toutes les ressources de la procédure ainsi que leur influence pour retarder le procès. Avec cynisme, ils parlent maintenant d’acharnement judiciaire. Le tribunal correctionnel de Paris a par ailleurs accepté la requête de ses avocats, selon lesquels, je cite : « [L’ancien président] n’est pas en situation de se souvenir de faits datant de vingt ans ». Chirac, réputé définitivement gâteux, n’apparaîtra donc pas à son procès.

Proposition d’un député PS : désarmer les policiers municipaux. Décidément, pour la gauche, la vie d’un flic ne coûte pas cher. C’est ainsi que le député PS du Finistère Jean‑Jacques Urvoas, ex‑strauss‑kahnien aujourd’hui rallié à Martine Aubry, vient de proposer dans son livre « Onze propositions chocs pour rétablir la sécurité » (sic) de désarmer l’ensemble des policiers municipaux. Pour le syndicat de la police municipale de la fédération autonome de la fonction publique territoriale, les propositions de l’élu socialiste sont, je cite : « angéliques (…) La société a évolué. La violence est quotidienne. Une arme est un outil de travail et un équipement de protection individuel. » Fin de citation. Le Syndicat national des policiers municipaux s’indigne, quant à lui, je cite : « du mépris affiché par M. Urvoas pour les missions exercées au quotidien par des milliers de collègues policiers municipaux », avant d’inviter le député du Finistère à faire, je cite : « un stage de découverte » dans une police municipale…

Les suites de l’affaire du Noctilien. On se souvient de l’agression filmée, en 2008, d’un passager dans un bus de nuit en région Ile‑de‑France. La vidéo avait largement circulé sur Internet. À l’origine de la diffusion de ce document, un policier parisien, qui a été condamné mardi à deux mois de prison avec sursis et 5000 euros de dommages et intérêts. Cette peine s’ajoute à la sanction administrative qui lui a été infligée en juin dernier. Dans un communiqué, Marine Le Pen a manifesté son soutien au policier, condamné à la double peine pour avoir montré la vérité.

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, rappelle que la Shoah est la pierre angulaire de la République.  Je cite le ministre : « L’histoire de la Shoah est inscrite au cœur du socle de connaissances et de valeurs que la République française entend transmettre à ses enfants. (…) C’est l’histoire de l’humanité tout entière. (…) Plus que jamais, l’éducation doit être le meilleur rempart contre toutes les formes de négationnisme, d’antisémitisme et de racisme. » Fin de citation. Par rapport à la Shoah, les 100 millions de mort du communisme ne sont finalement qu’un détail de l’histoire.

Les programmes de Sciences de la Vie de la Terre des classes de 1ère des lycées s’ouvrent à la « théorie du genre ». Une théorie qui n’a aucune base scientifique,  selon laquelle les êtres humains ne sont plus définis comme hommes ou femmes, mais comme homosexuels, hétérosexuels, bisexuels ou transsexuels. Selon cette théorie, le fait que le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle ne nous autorise aucunement à nous qualifier de masculin ou de féminin. Des élucubrations qui devraient séduire dans les quartiers bobos. On souhaite en revanche bien du plaisir aux professeurs de biologie de nos « banlieues sensibles »…

 

MONDE

Tiers-mondisation des Etats-Unis : des médicaments vitaux commencent à faire défaut. Les pénuries de médicaments essentiels, anti‑cancéreux, anesthésiants et antibiotiques, sont un problème grandissant aux Etats‑Unis. Une pénurie qui inquiète hôpitaux, médecins et malades, mobilisant les autorités fédérales, des associations privées et le Congrès.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Turquie / Israël : rien ne va plus. Après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Israël, dénoncé les accords militaires et menacé l’Etat hébreu de la Cour Internationale de Justice, à la suite du refus de ce dernier de s’excuser pour la mort de neuf Turcs (photo ci-dessus) lors de l’assaut d’un bateau qui tentait de rompre le blocus instauré à Gaza, la Turquie continue de durcir le ton. Le gouvernement turc déclare qu’en cas de nouvelle flottille tentant de rentrer à Gaza afin de répondre aux besoins humanitaires de la population, sa marine serait là pour la protéger. De leur côté, les Israéliens semblent être tentés d’affaiblir par tous les moyens leur ancien allié, entre autre en soutenant et en armant la dissidence kurde, ce qu’ils font déjà de manière officieuse. Le site pro-sioniste jssnews.com évoque, je cite, un projet de « fourniture d’armements sophistiqués à la résistance kurde, qui, ainsi, matera rapidement la Turquie ». Fin de citation. La Turquie pourrait être amenée à dénoncer l’accord qu’elle vient de donner au déploiement du bouclier antimissiles de l’Otan sur le sol turc.

Le peuple contre le système mondialiste. Le résultat est sans appel : dimanche 4 septembre, lors d’une votation à l’initiative des partis de gauche et du centre, les électeurs du canton de Vaud en Suisse ont été près de 70 % à refuser de donner des droits politiques cantonaux aux étrangers. En Suisse comme en France, le système mondialiste est à des années-lumière de la volonté qu’exprime le peuple, quand on lui donne réellement la parole.

Racailles d'en haut : les diamantaires d'Anvers pris la main dans le sacDes diamantaires d’Anvers soupçonnés d’évasion fiscale. Trois dirigeants de l’Antwerp Diamond Bourse, la bourse diamantaire la plus importante d’Anvers, sont suspectés d’évasion fiscale. Au total, ce sont près de 800 Belges, dont 170 acteurs du très important secteur diamantaire anversois,  qui sont soupçonnés par le fisc d’avoir dissimulé plus d’un milliard de dollars en Suisse. Une grande partie d’entre eux possèdent la double nationalité, belge et israélienne.

Nouveaux Européens - immigrationGrande Bretagne : un tiers des enfants nés en 2010 ont au moins un parent étranger. Cette information, décrivant l’ampleur de la substitution de population en cours Outre-Manche, provient d’un rapport du Bureau britannique des statistiques nationales. Seules 64 % des naissances sont de père et de mère nés au Royaume-Uni. En 2010, 25 % des enfants sont nés de mère étrangère. Dans le district londonien de Newham, un des foyers des dernières émeutes, le pourcentage d’enfants de mères étrangères atteint 76 %. En 2010, le nombre officiel d’étrangers au Royaume‑Uni dépasse sept millions, soit un habitant sur huit.

Kiosque Courtois du samedi 10/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le département d’Etat a annoncé jeudi que les Etats-Unis opposeraient leur veto à une tentative des Palestiniens d’obtenir la reconnaissance d’un “Etat de Palestine” au Conseil de sécurité des Nations unies. Ce n’est pas vraiment une surprise. On se rappelle que l’idée d’un Etat palestinien avait été défendue par Obama soi‑même dans les premiers mois de sa présidence, entre autres dans son fameux discours du Caire, par lequel  le nouveau locataire de la Maison Blanche avait tenu à marquer sa différence avec son prédécesseur républicain et tenter de débloquer le dossier israélo‑palestinien. Mais Obama s’est peu à peu rendu aux arguments de l’AIPAC, le tout‑puissant groupe de pression sioniste américain. De fait, en février dernier, les Etats‑Unis utilisaient leur veto contre une résolution rappelant l’illégalité de la colonisation israélienne, et en mai, le président américain laissait clairement entendre qu’il utiliserait finalement son veto si les Palestiniens tentaient d’entrer à l’ONU.

Avec l’arrivée au pouvoir du Conseil national de transition, la Libye est devenue le théâtre d’un gigantesque nettoyage ethnique. Travailleurs et migrants noirs sont en effet devenus les cibles privilégiées des rebelles du CNT qui les accusent de compromission avec le régime du colonel Kadhafi. Un à deux millions de travailleurs subsahariens se trouvaient sur le sol libyen au début de la rébellion. Selon la Fédération internationale des droits de l’homme, ils ne seraient plus aujourd’hui que 6.000. Des violences condamnées par les Etats africains comme le Nigéria qui a demandé expressément à la France et au Royaume‑Uni, je cite : « de faire cesser ces meurtres ».

Commémoration des attentats du World Trade Center : un nouveau mythe mis en scène par les grands médias. Depuis plusieurs jours, les grands médias rabâchent ad nauseam la version officielle, tout en mettant l’opinion publique en garde contre, je cite, tout « dérapage islamophobe ». Cette propagande s’en prend à ceux qui proposent des versions alternatives, qualifiés de « complotistes ». On se rappelle qu’en 2009, le géopolitologue Aymeric Chauprade fut, sur dénonciation d’un article du Point, démis de son poste de professeur à l’Ecole de guerre, pour avoir mentionné les versions alternatives dans son ouvrage « Le choc des civilisations ». Les journalistes Grégoire Deniau, Bertrand Coq et Ulysse Gosset ont été renvoyés de France 24 pour avoir transgresser le tabou. Quant à Marion Cotillard et Jean‑Marie Bigard, ils n’ont dû leur salut professionnel qu’à un humiliant mea culpa. Le site reopen911.info détaille les nombreuses aberrations et zones d’ombre de la version officielle. Rivarol publie une série d’articles sur le sujet, dont nous ne saurions trop conseiller la lecture. Une grande marche aura lieu dans la plupart des capitales du monde pour réclamer la réouverture de l’enquête. A Paris, rendez‑vous dimanche 11 septembre 2011, à 14 h, au pied de la tour Montparnasse.

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

[box class=”info”]Source : realpolitik.tv[/box]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Deuxième partie (la première partie est ici).

En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

[box]Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.[/box]

Pour Luc Ferry, l'anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

Pour Luc Ferry, l’anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

05/09/2011 – 12h15
via NUMERAMA Lors d’un entretien accordé à TV Magazine, Luc Ferry a décoché une salve de critiques contre Internet. Pour l’ancien ministre, le réseau des réseaux est loin d’être un espace de liberté et l’anonymat est le paravent idéal pour permettre toutes les horreurs.

Ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry n’est pas connu pour s’être beaucoup épanché sur les grands dossiers du numérique, contrairement à son prédécesseur, Jack Lang, qui lui s’est beaucoup investi en faveur de la loi Hadopi, notamment grâce à TF1. Jusqu’à cet entretien accordé à TV Magazine, dans lequel le philosophe égratigne Internet et déplore que l’anonymat soit la norme.

Questionné sur ce qu’il pense d’Internet, Luc Ferry a reconnu en préambule qu’il s’agissait d’un “excellent outil” mais que celui-ci est “dangereux“. “Certains disent que c’est la liberté ; pour moi, c’est davantage Vichy ! Rien ne s’efface, j’ai un sentiment mitigé. L’anonymat permet toutes les horreurs“. Il rejoint ainsi le long cortège de ceux qui veulent mettre à bas l’anonymat en ligne.

Luc Ferry n’est pas le premier homme public à sonner la charge contre Internet. Par le passé, d’autres se sont également illustrés à travers des saillies médiatiques désormais célèbres. Citons Denis Olivennes, l’ancien patron de la FNAC, auteur du rapport Olivennes et désormais directeur d’Europe 1. Internet est le “tout à l’égout de la démocratieavait-il écrit sur Twitter, avant de se rétracter.

Évoquons aussi le publicitaire Jacques Séguéla qui avait lancé en 2009, lors d’un talk-show, que “le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet a tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le net peut détruire une réputation !“.

[box class=”info”]Article sous licence creative commons publié initialement sur le site Numerama le 2/09/2011 par Julien L.[/box]
Crédit photo : UMP Photos via Flickr / Luc Ferry, le 21 mai 2011

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

01/09/11 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Loin des beaux discours démagogiques sur la démocratie et la « liberté des peuples », les vraies motivations de la guerre sarkozyste en Libye commencent à apparaître.

En effet, la France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion.

C’est le quotidien Libération qui révèle aujourd’hui cette information soigneusement tenue secrète par le gouvernement français. Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar, dans laquelle le Conseil précise avoir signé « un accord » attribuant 35 % du total du pétrole brut à la France en échange du soutien « total et permanent » à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

L’intervention de l’armée française achetée à coup de barils de pétrole, voilà qui ternit sensiblement l’image de « noble croisade humanitaire et démocratique » que Nicolas Sarkozy avait voulu donner de cette expédition militaire.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré « ne pas avoir connaissance d’une telle lettre », tout en jugeant « logique » que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

31/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Le phénomène de paupérisation gagne du terrain en France sous les effets conjugués d’une crise économique structurelle, d’une construction européenne économiquement chaotique et d’une immigration massive,  et ce alors que le chômage n’a jamais été aussi haut.

Tandis que les revenus de l’élite ne cessent de s’accroître, une grande majorité de Français connaît le phénomène inverse. Ce constat est une nouvelle fois renforcé par une étude conduite par l’Insee dont les conclusions dévoilent que 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 954 euros mensuels ou 11 450 euros par an) en 2009. C’est 0,5 point de plus qu’en 2008, soit pour cette année-là 7,84 millions de personnes touchées par la pauvreté.

La hausse massive du chômage, engendrée par une crise économique et financière importante, favorise l’augmentation du nombre de pauvres en France. Malgré toute une batterie de mesures (RMI puis RSA) et autant de contributions pénalisantes, destinées à lutter contre la pauvreté, pour les travailleurs les moins bien lotis, le phénomène n’a pu être complètement enrayé puisqu’en « 2009, 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres », selon cette étude.

Mais c’est surtout la persistance des inégalités qui marque le paysage économique et social français. En effet, les écarts de niveau de vie entre les Français les plus fragiles et les plus riches ne cessent de s’aggraver depuis 2004. Ainsi, « en 2009, les 10% de Français les plus modestes vivaient avec moins de 10 410 euros par an (un chiffre calculé par unité de consommation, qui tient compte des économies d’échelle quand plusieurs personnes composent le foyer), en baisse de 1,1% par rapport à 2008 ».

Mais les chiffres avancés par l’Insee font l’objet d’une controverse, notamment de la part de personnes occupant le terrain social. Le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, affirme ainsi que le taux de 13,5 % de pauvres en France métropolitaine en 2009 est minimisé et qu’il ne correspond aucunement à la réalité de la France en 2011. Les 1 400 permanences disséminées sur l’ensemble du territoire ne possèdent pas la même lecture que l’Insee. Le président de l’association déclare ainsi : « Quand toutes nos fédérations disent : “Ça augmente sans cesse”, il y a une réalité. Les chiffres de l’Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd’hui en 2011 ». Autre source d’inquiétude : les pauvres « deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s’attendaient pas à ce qui leur arrive : cadres, petits commerçants, petits artisans. Ce phénomène, j’insiste beaucoup là-dessus, grandit ».

Et au président du Secours populaire de conclure : « La question des revenus n’est pas le seul problème. Les postes de première nécessité (logement, alimentation, santé…) n’ont de cesse de flamber. Et on ne vous parle pas de l’essence ! ».

Un constat qui montre que le président du pouvoir d’achat n’a pas tenu sa promesse. Un autre pari raté de la présidence de Nicolas Sarközy.