Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

11/11/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Mardi 8 novembre 2011, énième grève à la SNCF. Comme souvent, les médias « grand public » s’attardaient davantage sur les conséquences (suppressions de train, retards, mécontentement des voyageurs) que sur les causes. Cette grève visait la libéralisation du système ferroviaire européen. Les syndicats de cheminots français CGT, CFDT, Unsa et CFTC répondaient en effet à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), alors que le Parlement européen doit se pencher à la mi-novembre sur la poursuite de l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire.

Les grévistes, mobilisés comme d’habitude pour la défense de leurs « avantages acquis », ont au moins eu le mérite de mettre en lumière un problème qui touche tous les peuples membres de l’Union européenne : la perte de souveraineté sur leurs services publics, le secteur ferroviaire étant l’ultime étape d’un processus mis en place à partir des années 90. Ce processus vise à imposer progressivement à l’ensemble des États membres de l’Union européenne l’ouverture à la concurrence de ses services publics : l’énergie (gaz et électricité), les transports (tous modes), les services postaux et les télécommunications. En théorie, le projet européen vise l’amélioration des performances techniques et économiques, tout en préservant la mission de service qui incombe à tout opérateur. Dans les faits, le modèle américain et les libéralisations déjà effectuées en Europe démontrent le contraire.

L’anodin secteur des renseignements téléphoniques est un exemple du genre. Les Français sont passés de leur bon vieux « 12 » efficace et peu cher à un marché où ils sont submergés par les publicités des différents opérateurs (les fameux 118 XXX), où ils paient plus cher quel que soit le prestataire, pour une qualité souvent inférieure et pour finir, une grosse partie de l’activité a été délocalisée dans les pays d’Afrique francophone. Le Français est perdant sur toute la ligne : service, tarif, emploi, pollution publicitaire. Les gagnants : les financiers qui se sont emparés des marchés et les publicitaires. Et il en est ainsi pour tous les services publics déjà sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et il en sera de même pour ceux à venir.

Ironie de l’histoire, les grèves à répétition organisées par des syndicats inconséquents et égoïstes ont réussi à rendre ces libéralisations souhaitables aux yeux du public, celui-ci espérant que cela mette fin aux grèves et aux « privilèges acquis » et que la concurrence conduise à une baisse des tarifs. Quitte à perdre une partie de son patrimoine…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

In memoriam : messe-anniversaire en mémoire de Jean Ferré

In memoriam : messe-anniversaire en mémoire de Jean Ferré

05/11/2011 – 19h15
PARIS (NOVOpress) — Une messe-anniversaire pour le décès de Jean Ferré, mort le 10 octobre 2006, a été dite ce matin en l’église Saint-Eugène, à Paris 9ème. La cérémonie, célébrée selon le rite traditionnel, a été suivie par une cinquantaine de participants, parmi lesquels l’actuel président de Radio Courtoisie Henry de Lesquen, l’animateur Daniel Hamiche et l’assistante d’émissions Jacqueline Loevenbruck, bien connus des auditeurs de la station.

Au cours de son sermon, l’abbé Eric Iborra a rendu hommage à Jean Ferré et à son courageux parcours. Jean Ferré a eu une longue carrière dans le journalisme et la presse. En 1987, il fonda avec Serge de Beketch Radio Courtoisie à laquelle il a consacré le reste de sa vie et dont il fut le président jusqu’à sa mort.

Jean Ferré était né le 29 mai 1929 à Saint-Pierre-les-Églises, près de Poitiers, et est décédé le 10 octobre 2006 à Saint Germain-en-Laye des suites d’une longue maladie. Il avait 77 ans. Il est enterré dans le caveau familial à Saint-Martin-la-Rivière, dans la Vienne (86).

Crédit photo : Serge de Beketch (auteur), via Wikipedia Commons (cc)

Kiosque Courtois du samedi 05/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

France

Succès de la tournée américaine de Marine Le PenSuccès de la tournée américaine de Marine Le Pen. La présidente du Front National a entamé sa visite aux Etats‑Unis en rencontrant Ron Paul, l’un des huit candidats à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle. Cette rencontre, d’abord annoncée puis annulée, a donc finalement eu lieu. A ce propos, Marine Le Pen dénonce l’action des autorités françaises qui tentent de dissuader ses interlocuteurs de la rencontrer. A propos du mouvement « Occupons Wall Street », Marine Le Pen a déclaré, je cite : « Mon discours correspond à la vision des indignés. J’ai toujours dit qu’il n’était pas normal que 1% de la population concentre une grande partie des richesses. » Marine Le Pen a longuement commentée sa rencontre jeudi midi avec plusieurs ambassadeurs, dont celui d’Israël. « Ça montre que la page est tournée a-t-elle déclaré. En venant me voir, il a lancé un signal contre de nombreuses ambiguïtés. Le malentendu qui entourait le Front National avec les juifs de France est basé sur une caricature qui a nui à notre mouvement. » Marine Le Pen est également revenue sur sa rencontre avec Joe Walsh, membre du parti républicain et élu de l’Illinois à la chambre des représentants. « Il est ravi que je porte une certaine liberté de parole, a déclaré la présidente du Front national. Il m’a dit ‘ Don’t change’ ». Une liberté de parole qui lui a valu de figurer en avril dernier dans le classement du Times des 100 personnes les plus influentes du monde. “Je suscite le débat là où il y en avait pas avant. Le problème de l’euro, la laïcité, l’identité nationale n’aurait pas été abordé sans le Front National ” a souligné Marine Le Pen.

Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook.Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook. L’hebdomadaire satirique qui avait ouvert un compte Facebook après le piratage mercredi de son site internet s’est immédiatement vu signifier une « menace de résiliation » de la part du réseau social. Dès jeudi, si les internautes pouvaient encore accéder à la page, les administrateurs du compte ne pouvaient ni l’alimenter ni la modifier. Dans l’après-midi de vendredi, face à une avalanche de messages rendant toute modération impossible, messages extrêmement violents écrits en français et en arabe, l’hebdomadaire a dû suspendre sa page Facebook. Du côté de l’équipe de rédaction, c’est la déprime, je cite : « Une chose (pas la seule) dont Charlie a pu vérifier le peu de solidité morale (sic) ces derniers jours, c’est Facebook. Les deux pages administrées par Charlie, ont été inondées de merde (resic), menaces de mort, injures raciales, on en passe et des pires, qui se réclament de la liberté d’expression et de Dieudonné, tout en faisant campagne pour que Facebook censure le compte de Charlie ». Fin de citation. Radio Courtoisie qui depuis de longues années attend le feu vert du CSA pour l’extension du nombre de ses réémetteurs sur le territoire national compatit sincèrement aux malheurs de Charlie Hebdo. Censurés de toutes opinions, unissons-nous !

L'OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo.L’OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo. Dans son communiqué de mercredi, le secrétaire général de l’OCI, le turc Ekmeleddin Ihsanoglou déclare, je cite : « La publication par le magazine de cet insultant dessin, venant après une suite de faits islamophobes provocateurs, intolérants à l’égard de l’Islam et des musulmans, constitue un acte d’incitation à la haine et d’abus de la liberté d’expression ». Fin de citation. L’ennui, c’est que l’OCI est unanimement considérée par la grosse presse comme constitués d’« islamistes modérés » à des années lumière des « islamistes extrémistes » auxquels on doit chaque année des centaines d’attentats mortels dans le monde. Moralité : la différence entre islamistes extrémistes et islamistes modérés est sans doute que les premiers tuent, alors que les seconds ne font que désigner les cibles.

Et qu’en est‑il du serveur de l’Église catholique ? Le serveur de l’Église catholique a été piraté pour marquer le 57e anniversaire de la « Toussaint Rouge ». Deux slogans ont ainsi occupé la page d’accueil : « Algérie : la revanche » et « Islam ». Alors que la piste de (guillemets) « l’extrême droite » a été évoquée dans le cas de Charlie Hebdo, aucun commentateur n’a curieusement cru bon de la retenir dans le cas présent.

Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ».Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ». C’est ce qu’a déclaré le président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration sur TV5, n’hésitant pas à prendre appui sur l’exemple d’Israël, je cite encore : « En Israël, il y avait d’abord une immigration pauvre marocaine : la délinquance a été marocaine. Il y a eu une immigration pauvre russe : la délinquance a été russe…». Rappelons qu’Arnaud Klarsfeld, qui a toujours été un immigrationniste de première bourre en France, a fait son service militaire en Israël en tant que… garde-frontière ! Cherchez l’erreur.

Les instances dirigeantes du Parti socialiste exigent la démission de Jean‑Noël Guérini. Pour l’instant, ce dernier reste bien accroché à son fauteuil. Jean‑Noël Guérini, le président PS du conseil général des Bouches‑du‑Rhône, est sous le coup d’une mise en examen pour association de malfaiteurs, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, mais il refuse de démissionner. L’argument qu’il oppose à ses détracteurs ne manque vraiment pas de piquant. Ecoutez bien. « Il y a cinquante‑sept élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, affirme Guérini, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d’éminentes fonctions ». Fin de citation. Chose curieuse, Robert Navarro, également objet d’une plainte pour enrichissement personnel, est non seulement toujours membre du Parti socialiste, mais membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste, François Hollande. Ce dernier a d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises le « respect de la présomption d’innocence » pour justifier ce maintien.

32 % des personnes touchant l’Allocation de solidarité aux personnes âgées sont des ressortissants d’un pays étranger à l’Union européenne. Et ce sans avoir parfois cotisé ou travaillé une seule journée sur le sol français. Ces quelque 23.000 personnes bénéficiant de l’ASPA représentent un coût annuel de 200 millions d’euros pour les caisses de l’Etat ! La semaine dernière, Philippe Meunier, un membre du groupe Droite populaire lié à l’UMP a feint de vouloir s’attaquer à cette gabegie. Il a promptement fait machine arrière devant une levée de boucliers dénonçant son amendement comme une forme de préférence nationale déguisée. La Droite populaire a de nouveau rempli son rôle : essayer de montrer aux Français qu’à l’UMP, il y a des hommes qui voudraient bien faire quelque chose dans l’intérêt du pays.

Monde

Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Une annonce qu’il avait d’ailleurs déjà faite en juin dernier. Une fois n’est pas coutume, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient d’accord sur le principe de ce référendum. « La moindre des choses » pour la première ; un « minimum de démocratie » pour le second qui souligne que les treize grèves générales qu’a connu la Grèce ces derniers mois appelaient toutes à ce référendum. Papandréou a finalement reconnu que son idée de référendum était, je cite « une erreur ». Le couple de l’année Sarkozy‑Merkel avait en effet averti Athènes que l’Europe ne verserait plus un seul centime dans l’attente du résultat d’un éventuel référendum. Or la Grèce a un besoin urgent de huit milliards d’euros pour payer ses fonctionnaires et faire face à ses prochaines échéances de remboursement de sa dette. La porte‑parole de la Commission européenne Karolina Kottova avait d’autre part affirmé jeudi que “dans la situation actuelle” des traités européens, une sortie de la zone euro implique automatiquement une sortie de l’Union européenne. L’Italie, troisième économie de la zone euro, est par ailleurs sous le feu des attaques des marchés. La Chine ne semble pas pressée de mettre le moindre pied dans le guêpier européen : « C’est surtout à l’Europe de régler le problème de la dette européenne », a prévenu mercredi soir le président chinois Hu Jintao. D’autre part, la nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue une grande interrogation sur le parcours professionnel du tout nouveau président de la Banque centrale européenne. Draghi est en effet soupçonné d’avoir activement participé au maquillage des comptes de la Grèce et d’avoir vendu dans toute l’Europe un produit financier toxique permettant de dissimuler partiellement la dette souveraine des Etats. Affaire à suivre…

Le chômage progresse dans la zone euro. Le nombre de demandeurs d’emploi dans la zone euro n’a jamais été aussi élevé. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2 % de la population active en septembre. C’est son plus haut niveau historique. Actuellement plus de seize millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent. La France affiche officiellement un taux de 9,9 % en septembre. Un chiffre évidemment sous-évalué.

Libye : bilan d'une « révolution » assistée.Libye : bilan d’une « révolution » assistée. Le 20 octobre, Kadhafi était assassiné dans des conditions particulièrement sordides, son cadavre piétiné et livré en pâture à la foule, le tout à l’issue d’une chasse à l’homme extrêmement destructrice pour la ville de Syrte, alors même que l’intervention de l’Otan était censée protéger les civils. Le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a d’autre part annoncé qu’aucune loi libyenne ne pourrait plus aller à l’encontre de la charia, la loi islamique. La polygamie est ainsi redevenue légale tandis que le divorce n’est plus autorisé. Mustapha Abdel Jalil s’était illustré comme président de la cour d’appel de Tripoli, en confirmant par deux fois, la dernière en 2007, l’inique condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, le même Mustapha Abdel Jalil, devenu ministre de la Justice du régime libyen, consent finalement à libérer les infirmières moyennant le versement d’un million de dollars par décès faussement imputé aux infirmières. En 2010, sentant le vent tourné, Abdel Jalil se rapproche des Frères musulmans et démissionne du gouvernement pour protester contre la politique anti‑islamiste de Kadhafi. L’analyse la plus lucide de l’après-kadhafi a été faite à l’agence Rianovosti par le président russe de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski, je cite : « La guerre civile en Libye se poursuivra avec ou sans Kadhafi, comme elle se poursuit en Irak avec Saddam Hussein ou sans lui, comme elle continue en Afghanistan avec ben Laden ou sans lui ».

Les États-Unis et leurs vassaux se préparent à la guerre contre l’Iran. Selon le journal israélien Haaretz, le chef du gouvernement de l’État hébreu Benjamin Netanyahu est favorable à une attaque d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes. Selon le journal, la décision finale du gouvernement israélien dépendrait des résultats du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’Iran, rapport qui devrait être publié le 8 novembre prochain. Haaretz se fait également l’écho de rumeurs persistantes selon lesquelles l’armée britannique serait de la partie. En marge du G20, le président américain Barack Obama a notamment affirmé, je cite : « que le président Sarkozy et moi‑même estimons qu’il faut maintenir la pression internationale sur l’Iran afin qu’il respecte ses engagements ». Fin de citation.

Bachar al Assad met en garde les occidentaux.Bachar al Assad met en garde les occidentaux. Dans un entretien au journal britannique Sunday Telegraph, le président syrien, confronté à un mouvement de contestation depuis sept mois, a mis en avant les risques de déstabilisation de l’ensemble du Proche‑Orient en cas d’intervention occidentale. Assad a ainsi rappelé que des opérations menées contre le pouvoir syrien pourraient avoir des répercussions au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak, mais aussi en Israël. Ben Ali en exil, Kadhafi assassiné, Moubarak en prison, l’Empire mondialiste tourne ses regards vers l’Iran et la Syrie.

ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage

ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage


05/11/2011 – 12h30
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) — « Jetés comme des Kleenex ! » L’amertume est grande chez les 68 salariés de l’imprimerie Hebdoprint, basée à Iffendic en Ille-et-Vilaine (35), qui ont appris hier la mise en liquidation judiciaire du pôle de presse gratuite du Groupe Hersant Média (GHM). Dans deux semaines, 1 650 salariés seront licenciés.

Le Tribunal de commerce de Lyon a assorti sa décision d’une poursuite d’activité durant quinze jours, le temps de mettre en œuvre le plan social, le plus important depuis celui intervenu dans l’industrie automobile l’an passé. Les 1 150 employés de la Comareg, l’éditeur, et les 500 d’Hebdoprint, l’imprimeur, vont pouvoir s’inscrire à Pôle emploi.

Dépassé par leboncoin.fr et autres seloger.com, ParuVendu « ne répondait plus aux défis technologiques actuels » selon l’administratrice judiciaire Laurence Lessertois. La crise économique, qui a réduit les investissements publicitaires, a fait le reste. Hersant Média, qui contrôle actuellement quelque 27 titres de presse, sept stations de radio et deux chaînes de télévision locales, serait endetté à hauteur de 200 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires du groupe était passé de 348 millions d’euros en 2008 à 227 millions en 2010. En 2009, l’entreprise avait enregistré une perte nette de 30,9 millions d’euros, et les résultats de 2010 ne devraient pas être meilleurs. Hebdoprint imprimait  chaque semaine à Iffendic 1,7 million d’exemplaires de ParuVendu.

De nombreux salariés travaillaient depuis plus de vingt ans dans l’entreprise. Quinquagénaires, ayant appris leur travail sur le tas, n’ayant aucune autre expérience professionnelle, ils s’interrogent aujourd’hui sur leur avenir. Qui s’annonce plutôt sombre.

Inondations : après l’Italie, la France menacée [vidéos]

Inondations : après l'Italie, la France menacée [vidéo]

05/11/2011 – 03h00
MONTPELLIER (NOVOpress) — Quelques jours tout juste après les pluies torrentielles qui ont touché l’Italie, causant plusieurs décès, c’est au tour de la France d’être touchée par les inondations. 15 départements sont désormais placés en alerte orange par Météo France suite aux averses qui se sont abattues depuis mercredi : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Drôme, Var, Vaucluse, Aveyron, Lozère, Hérault, Gard, Ardèche, Haute-Loire et Bouches-du-Rhône. Les Alpes-Maritimes, le Tarn et les Alpes-de-Haute-Provence sont quant à eux en “alerte crue”.

Des dégâts importants ont d’ores et déjà été signalés dans le Gard et un homme a été porté disparu dans l’Hérault.

Vidéos de TV-SUD et BFM-TV

Photo en Une : capture d’écran vidéo BFM-TV

Les chrétiens dans la rue contre les insultes et les provocations [vidéo]

Les chrétiens dans la rue contre les insultes et les provocations [vidéo]

30/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Lassés d’être la seule religion que l’on peut insulter, agresser et souiller sans risque ni danger et même sous les applaudissements de la « bien pensance », les chrétiens ont défilé hier samedi pour exprimer leur refus de cette « christianophobie » rampante.

Dans la lignée de la mobilisation contre la pièce de théâtre jugée blasphématoire de l’italien Romeo Castellucci actuellement jouée au Théâtre de la Ville, ils étaient près de 3000 à s’être rassemblés autour de la statue de Jeanne d’Arc, derrière une banderole proclamant « La France est chrétienne et doit le rester. »

Vidéo de la manifestation

Le cortège s’est ensuite dirigé vers la place André Malraux, à proximité du Palais Royal, et environ 200 catholiques se sont ensuite rendus devant le théâtre de la Ville, place du Châtelet, pour y prier devant un cordon de CRS en tenue anti-émeutes les empêchant d’atteindre les abords du théâtre.

Europe, plus que jamais notre destin

Europe, plus que jamais notre destin

[box class=”info”]Point de vue par Jacques Georges, consultant international.[/box]

Tout va pour le mieux en notre beau pays : nous naviguons vers un PIB immobile, 4 millions de chômeurs, une dette de 100% du PIB, un déficit extérieur de 70 milliards d’euros et une dépense sociale incontrôlable qui dépasse déjà le tiers du PIB. Nos usines fondent depuis des décennies comme neige au soleil, affaiblissant structurellement notre appareil productif. Les trains de banlieue et les écoles témoignent d’une substitution de population très avancée et d’une identité en perdition. La pauvreté progresse, et la classe moyenne craint pour son avenir. Nous vivons une crise existentielle dans un monde dangereux. On songe irrésistiblement au scénario de la convergence des catastrophes imaginé il y a plus de dix ans par le visionnaire Guillaume Faye.

La crise frappant l’Europe aujourd’hui ressemble beaucoup à celle de 2008, dite des subprimes. Elle en partage les causes profondes, financières, économiques, sociales, commerciales, industrielles, politiques et morales, qui sont pour l’essentiel communes à tout le monde occidental. Elle en partage également la nature, puisque ce sont toutes deux des crises de l’endettement. Mais celle-ci est plus grave pour nous Européens pour trois raisons:

  • L’origine de la crise vient cette fois-ci de chez nous. Il n’est plus guère possible de chercher des coupables ailleurs. Il s’agit d’une crise de la dette publique de certains pays d’Europe, suite à trente années de laxisme budgétaire, qui n’est que le révélateur d’une pente politique et morale profonde et ancienne.
  • Les munitions tirées pour contrer les effets de la première crise sont en large partie tirées et ne sont pas renouvelables. Les Etats se sont endettés pour lancer des plans de relance peu efficaces qui apparaissent surtout comme des répits coûteux aggravant le mal en profondeur. Les Banques Centrales tendent à se transformer en structures de défaisance et planches à billets. Bref, on a combattu l’excès d’endettement par un surcroît d’endettement. Les manœuvres dilatoires sont de moins en moins de mise. Il va falloir tailler dans le vif des dépenses publiques de l’Etat, des collectivités territoriales, et plus encore des budgets sociaux. C’est une volte-face radicale vis-à-vis de la politique menée par tous bords confondus depuis soixante ans, et toujours immensément populaire.
  • La crise partage l’Europe en deux : l’Europe du Nord (Allemagne, Pays Bas, Belgique, Autriche, Finlande, Slovaquie, Slovénie) à la gestion budgétaire rigoureuse, à l’endettement public contenu et au commerce extérieur équilibré ou excédentaire, et l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal Grèce, Irlande) combinant forts déficits publics, endettement dépassant 60% du PIB, et déficit commercial extérieur.

La question qui se pose est celle de la pérennité de la zone euro, de son rôle dans l’Europe communautaire, et plus largement de l’avenir de la construction européenne. La réponse engagera notre destin de peuple français et européen pour des décennies. En gros, trois voies sont ouvertes :

  1. Faut-il, comme le préconisent les souverainistes, sortir de l’euro ? jeter le bébé européen avec l’eau du bain? Laisser les endettés gérer seuls et individuellement leurs problèmes de déficit budgétaire, de déficit commercial et d’endettement? réduire l’Europe à une alliance interétatique et nous redonner des marges de manœuvre nationales? Retrouver notre souveraineté monétaire?
  2. Faut-il accepter, voire promouvoir une scission en deux de la zone euro, la France prenant la tête d’une zone Sud incluant les « mauvais » élèves de la classe européenne ?
  3. Faut-il au contraire retourner la force de l’adversaire à notre profit, jouer à fond la solidarité européenne dans une optique de très long terme et de destin continental, et faire faire à l’Europe le bond fédéral qu’elle aurait dû faire il y a une décennie pour retrouver le fil de sa très longue histoire ?

Europe, plus que jamais notre destinDes hommes de droite sincères et de qualité se trouvent parmi les partisans des trois réponses. Le choix est complexe et pas entièrement rationnel. Pour ma part, je n’ai aucune tentation pour la solution 1. Je suis esthétiquement à fond pour la solution 3. Mais je me rallierais si besoin était et par réalisme à la solution 2, à condition qu’elle soit conduite comme une étape tactique vers la solution 3.

Voici en résumé mes raisons :

  1. Le repli souverainiste me paraît extrêmement risqué sur tous les plans. Sur le plan économique, il me paraît synonyme de chacun pour soi, de monétisation de la dette, de forte régression du PIB, de vaste paupérisation, d’inflation et donc de ruine de pans entiers de la société, bref de chambardements aux conséquences incalculables. Plus encore, ce choix me paraît petit et médiocre sur le plan moral. Ce serait en quelque sorte le parachèvement de l’œuvre de destruction de notre génération, celle de 68, celle qui a laissé filer la démographie, a développé ou laissé se développer l’immigration, a bien vécu à crédit, a refilé la facture aux générations suivantes, et viendrait in fine saborder sa seule œuvre historique et de long terme, l’Unité Européenne. Un désastre et un vide sidéral venant clôturer soixante ans de laxisme, d’hypocrisie, de dictature des bons sentiments, de trahison et d’égoïsme forcené.
  2. La scission en deux de la zone euro est une possibilité techniquement réalisable et non sans avantages. Elle est réaliste et, bien menée, permet à terme d’une décennie de restructurer nos finances et de reconstruire une base industrielle, tout en gardant un esprit et un objectif européens. Une étude Natixis de Septembre 2011 intitulée « que se passerait-il si l’euro se coupait en deux ? » en détaille le contenu technique et les conséquences positives et négatives. Sa conclusion est la suivante : au total, à court terme, la séparation en deux de l’euro est très coûteuse pour tous les pays ; à moyen terme, elle est coûteuse pour les Pays du Nord et favorable pour les Pays du Sud ». Le risque de cette solution est celui de la dynamique ainsi créée : l’éclatement de la zone euro ne serait-elle pas alors la première étape de l’éclatement de l’Europe institutionnelle, du dé tricotage des traités, de la sortie de l’Histoire, bref du scénario 1 ci-dessus? Si cette solution « raisonnable » devait avoir lieu, il faudrait la gérer avec force et détermination comme une étape tactiquement nécessaire vers le scénario 3 ci-dessous.
  3. La solution « héroïque » de la solidarité européenne consiste à jouer à fond la carte de la solidarité à travers notamment le FESF et l’émission d’euro-obligations, accompagnés bien sûr d’un véritable contrôle budgétaire européen et d’une mise sous tutelle financière et budgétaire temporaire, rigoureuse et acceptée par référendum, des pays aidés. La facture est certes potentiellement lourde (la seule dette publique grecque approche le budget français 2011), mais doit être relativisée, si l’on prend en compte le montant des engagements des Etats de l’Union Européenne envers leur système financier depuis 2008, de l’ordre de 4600 milliards d’euros, plus de deux fois le PIB français. In fine, faisons le pari qu’il n’en coûtera pas plus cher que de soutenir à bout de bras le tonneau des Danaïdes des confettis de l’Empire encore sous notre dérisoire « souveraineté », et infiniment moins cher que de financer une immigration sans limite. Cette solution est celle d’une Europe qui ne marchande pas son destin, celle qui a la vision d’un Empire romain du XXIème siècle et de l’Europe-puissance de la Méditerranée à la Baltique et de l’Océan Atlantique aux frontières de la Russie, voire un jour à Vladivostok. C’est l’Europe de l’Empire, soit, en termes contemporains et juridiques, de la Fédération Européenne. Prenons aujourd’hui le chemin d’une grande Patrie qui produise ses effets de puissance dans 100 ans.

Jacques Georges pour Novopress France
25 Octobre 2011

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

14/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est place Vauban, à Paris, que devrait être inauguré un site à la mémoire des soldats morts pour la France depuis 1963 et la fin de la guerre d’Algérie.

Ils sont plus de 600 à être tombés pour le drapeau depuis cette date et auront désormais droit, sous réverse des dernières validations étatiques, comme leurs prédécesseurs, à un lieu de mémoire et de reconnaissance.

C’est à la demande du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, que les autorités françaises ont adopté l’idée d’un tel mémorial qui pourrait être inauguré dans un peu plus d’un an et demi.

Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit de « marquer la reconnaissance nationale » envers ces hommes tombés pour la France sur de nombreux théâtres extérieurs, et mettre à l’honneur le « soldat gardien de la Cité ».

[box class=”info”]Crédit photo : Pedro Layant sous licence Creative Common[/box]

[Football] Qualifications pour l’Euro 2012 : les matchs à retenir

[Football] Les qualifications pour l’Euro 2012 de ce soir

11/10/2011 – 09h15
PARIS (NOVOpress) — Les qualifications pour l’Euro 2012 touchent à leur fin et même si l’on commence à y voir plus clair pour tous les groupes, voici les matchs à retenir.

Allemagne/Belgique : un des matchs à risque de ce soir. Les Siders belges contre les Kuttens teutons. Attention à l’abus d’alcool… D’autant que la Belgique pourrait laisser sa seconde place (qui pourrait peut-être lui permettre de se qualifier) aux Turcs.

Espagne/Écosse : les Espagnols sont loin devant mais les Écossais défendront vaillamment leur seconde place au son des « Flowers of Scotland ».

Irlande/Arménie : deux peuples qui ont souffert, deux peuples chrétiens revendiqués, mais une seule place pour espérer une qualification à l’Euro. Temple Bar risque d’avoir mal à la tête, mais dans quel sens ?

France/Bosnie-Herzégovine : Quand même, on jettera un coup d’œil à ce qu’il reste de notre pauvre et triste équipe de France. Il ne faut pas perdre pour conserver notre première place. Après l’Albanie vendredi, c’est donc face à un autre pays musulman d’Europe que nos joueurs devront se battre.
Crédits photo : RAWKU5 via sxc

Les universités françaises à la peine

Les universités françaises à la peine

08/10/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Le classement mondial des universités ne fait pas la part belle aux universités françaises. Après le classement de Shanghaï d’août dernier, qui plaçait la première université française à la 40ème place, le classement du Times Higher Education enfonce le clou au sujet de la faiblesse des universités françaises.

Sept universités américaines se classent parmi les dix premières et 75 parmi les 200 premières.  Dans le classement du Times Higher Education, le premier établissement français, l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm n’arrive qu’en 59ème position et devance la très prestigieuse école Polytechnique qui occupe la 63ème position.

Si la France figure au 10ème rang mondial des pays comptant le plus d’universités au classement, elle reste derrière le Canada, la Suisse, l’Australie, le Japon et la Suède. Cette enquête a reposé sur une série d’indicateurs comprenant la recherche, les financements privés aux universités, l’enseignement, l’activité internationale et les citations dans les revues.  De son côté, la Commission européenne a annoncé son propre classement pour 2013.

[box class=”info”]Photo : la Sorbonne. AmitLev/Flickr sous licence creative common[/box]

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

04/10/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Dans un entretien au journal Libération, le candidat à la primaire socialiste poursuit son combat pour la démondialisation dans le cadre du football.

Il rappelle les dégâts que le foot moderne fait sur les petits clubs, asphyxiés par les gros clubs riches et puissants. « Ce qu’on appelle le foot business a détruit l’économie réelle du sport, c’est-à-dire là où l’on forme, l’on entraine, l’on amène une population autour d’autres choses que du spectacle. ».

Gageons que l’intéressé poussera son raisonnement dans tous les domaines de la société.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Parti Socialiste / Philippe Grangeaud / Solfé communications – image sous licence creative commons

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métropolitaine

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métopolitaine

27/09/2011 – 17h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Le nombre de chômeurs enregistrés par Pôle Emploi pour la région administrative Bretagne a encore progressé au mois d’août. Plus rapidement que pour l’ensemble de la France métropolitaine, dont la situation n’apparait pourtant guère brillante.

Selon les chiffres communiqués par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A – c’est-à-dire sans aucun emploi – s’établit à 115 220 pour les quatre départements de la région Bretagne. Ce nombre augmente de 1 530 par rapport à la fin juillet 2011, soit une progression de 1,3%. Sur un an, la variation est de +3 490 personnes, soit 3,1% contre 2,3% en France métropolitaine.

Dans le détail, pour le mois d’août, c’est le département d’Ille-et-Vilaine qui progresse le plus (+1,7%), suivi du Morbihan (+1,5%), des Côtes-d’Armor (+1,2%) et du Finistère (+1%). Sur un an, c’est le département des Côtes-d’Armor qui est le plus touché avec une augmentation de 5,2%, devant l’Ille-et-Vilaine (+3%), le Morbihan (2,6%) et le Finistère (+2,4%).

Le nombre des demandeurs d’emploi des catégories B et C était de 69 990 il y a un an, de 75 210 fin juillet 2011 et de 75 330 fin août, soit une progression de 0,2% sur un mois et de 7,6% sur un an. Pour mémoire, la catégorie B concerne les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ; la catégorie C concerne elle les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois). L’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi de ces deux catégories témoigne de la part croissante des petits boulots à temps partiel sur le marché de l’emploi.

Pour l’ensemble des catégories A, B et C les chiffres pour la région Bretagne sont également à la hausse : 190.550 personnes soit +0,9% en août par rapport à juillet. Et sur un an la progression est de 4,9%. En comparaison, pour la France métropolitaine le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C s’établit à 4.148.200 fin août. Soit une hausse de 0,5 % (+20.200) par rapport à fin juillet et une augmentation de 4,3 % sur un an.

Sur le plan national, l’Unedic vient de réviser ses prévisions financières et d’emploi pour 2011 et pour l’an prochain. Alors que le régime d’assurance-chômage prévoyait fin mai une faible hausse du nombre de chômeurs cette année (+12.000), il estime désormais que le nombre des nouveaux demandeurs d’emploi sera de 144.000, soit 132.000 de plus que prévu. Et l’année 2012 ne s’annonce pas meilleure : alors que les prévisions effectuées avant l’été tablaient sur une baisse de 91.000 chômeurs en 2012, le nombre de ceux-ci devrait finalement croître de 123.100.

Combat contre le projet de barrage de Belo Monte : le chef Raoni vient en France

Combat contre le projet de barrage de Belo Monte : le chef Raoni vient en France

26/09/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress) – Dans le cadre de la lutte contre le barrage de Belo Monte et le soutien aux peuples enracinés, le chef Raoni revient en France. Plusieurs événements marquent sa visite.

Tout d’abord dès ce lundi soir, un dîner de bienfaisance est organisé. Mais surtout, demain, Raoni sera fait citoyen d’honneur de la ville de Paris. A cette occasion, une rencontre originale a été imaginée, à l’issue de laquelle le public pourra converser avec Raoni. Celle-ci se tiendra ce même jour, mardi 27 septembre 2011 entre 18h30 et 20 heures, Espace Congrès Paris Sud Les Esselières/Semgest (3, boulevard Chastenet de Géry, rond-point du Général de Gaulle), à Villejuif.

L’idée est de créer autour du célèbre chef amazonien une “foret humaine”, une chaîne végétale pour souligner l’attachement à la cause qu’il défend.

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

Par Bernard Lugan

[box] L’histoire des mondes non européens a toujours figuré dans les programmes scolaires, cependant, elle n’était pas enseignée aux dépens de l’histoire de France. De plus, cette nécessaire ouverture ne se faisait qu’à partir du moment où les fondamentaux de notre histoire étaient acquis par les élèves. Aujourd’hui, il en va tout autrement avec la réforme Darcos qui prépare le délitement de l’imaginaire historique national, ce précieux socle auquel les Français sont encore arrimés. [/box]

Les ravages commencent désormais dès la classe de 5° qui a subi des amputations insensées et même proprement « ubuesques » de son programme d’histoire. Or, ces amputations ont été rendues nécessaires afin de dégager autant de plages horaires destinées à l’étude des civilisations non européennes, qu’elles soient africaines, asiatiques ou autres. Pour ce qui concerne l’Afrique, seront ainsi étudiés plusieurs royaumes avec un point central, celui du Mali. Pour leur « faire de la place », Louis XIV a donc été relégué en toute fin de programme et il ne sera donc « survolé » que si le Monomotapa (!!!) a été vu. De même que les crédits de l’armée constituent la variable d’ajustement des déficits de l’État, l’histoire de France devient quant à elle la variable d’ajustement des apprentis sorciers du ministère de l’Éducation nationale.

Toute éducation supposant l’acquisition de fondamentaux et de connaissances de base sans lesquelles il est impossible ou vain de vouloir aller plus loin, il est donc insensé de vouloir faire apprendre l’histoire du Mali à des enfants qui ne savent pas si Napoléon a vécu avant ou après Louis XIV…Les « docteurs Folamour » du pédagogisme ne l’ignorent pas. Ils en sont même parfaitement conscients, mais ce sont d’abord des militants dont le but est de casser tous les enracinements européens considérés par eux comme susceptibles de déclencher des réactions identitaires.

Ne nous cachons pas derrière notre pouce et disons les choses clairement : le premier but de cette aberrante réforme de l’enseignement de l’histoire est de toucher le public de ces établissements mosaïques dans lesquels 30 à 40% d’élèves possédant moins de 350 mots de vocabulaire, ne sachant ni lire, ni écrire, ni même raisonner et encore moins comparer, pourrissent littéralement l’apprentissage de classes entières. Les assassins de notre mémoire espèrent, grâce à cette réforme, capter l’attention de ces auditoires « difficiles » et avant tout peu intéressés par l’histoire de France, en leur proposant une histoire sur mesure, une histoire à la carte, une histoire ethno sectorielle en quelque sorte.

Les élèves d’origine mandé-malinké de Tremblay en France seront peut-être attentifs à l’histoire de l’empire du Mali qui fut constitué par leurs ancêtres, mais il risque de ne pas en être de même avec les petits soninké de Garges les Gonesse, héritiers, eux, du royaume de Ghana qui fut détruit par les premiers… De plus, comment vont réagir les rejetons des nombreux autres peuples africains ? N’y a-t-il pas une forme de discrimination à leur égard ? En effet, pourquoi privilégier le Mali ou le Ghana et passer sous silence l’empire Luba et le royaume zulu ?

Un autre but de ce programme qui fait naturellement de continuelles références à la traite des esclaves vue comme une sorte de fil conducteur de la matière, est de tenter de faire croire aux élèves que l’histoire du monde est d’abord celle de la confrontation entre les méchants, lire les Européens, et les bons, lire les autres. L’ethno culpabilité est décidément sans limites !

De plus, et là est peut-être le plus important, l’histoire de l’Afrique a son propre temps long qui n’est pas celui de l’Europe. Elle s’appréhende avec une méthodologie particulière impliquant une maîtrise de la critique des sources orales, une connaissance approfondie de l’anthropologie, de l’archéologie, de la linguistique, etc., Or, les professeurs qui vont devoir enseigner cette histoire à leurs jeunes élèves n’ont pas été formés pour cela.

Un exemple : la connaissance que nous avons de Philippe le Bel repose sur des dizaines de milliers d’études, de thèses, de documents d’archives, de mémoires, de correspondances, de traités etc. Son contemporain, Abu Bakr II empereur du Mali (+- 1310-1312), dont l’existence n’est même pas certaine, n’est connu que par des traditions orales tronquées, des sources arabes de seconde ou même de troisième main et par une chronologie totalement erronée établie par Maurice Delafosse en 1912. L’histoire de son bref règne, s’il a véritablement eu lieu, est pourtant largement enseignée en Afrique où ce souverain est présenté comme une sorte d’explorateur conquistador parti à la tête de 2000 ou même 3000 pirogues pour découvrir les Amériques.

Les professeurs des classes de 5° qui vont devoir parler du Mali, cœur du nouveau programme, devront évidemment étudier cet empereur. Or, sont-ils formés pour expliquer à leurs élèves que l’histoire scientifique ne se construit pas sur des légendes? De plus, le seul fait, dans un cours, de consacrer le même temps d’étude à un personnage historique attesté d’une part, et à un autre, largement légendaire d’autre part, conduira automatiquement les élèves à prendre le virtuel pour la réalité, ce qu’ils sont déjà largement enclins à faire avec les jeux électroniques.

Mais allons encore au-delà et abordons l’essence même de la question. Face à ces élèves « en difficulté» (traduction en langage politiquement incorrect : enfants dont la langue maternelle n’est pas le français), les enseignants oseront-ils, sans risquer un hourvari, expliquer qu’un tel voyage n’a jamais eu lieu ? En effet, si tout est faux dans cette légende c’est parce que les Africains de l’Ouest -à la différence de ceux de l’Est-, ne pouvaient affronter la haute mer car ils ignoraient l’usage de la voile ainsi que celui de la rame et parce que leurs pirogues étaient sans quille.

Les mêmes enseignants sont-ils armés pour faire comprendre à leurs classes que pour atteindre l’Amérique, les hommes d’Abu Bakr II auraient été contraints de pagayer durant plus de mille kilomètres à travers l’océan atlantique avant de rencontrer enfin le courant des Canaries, seul susceptible de leur permettre de dériver ensuite vers l’Ouest… et cela sur 6000 km ? Enfin, seront-ils en mesure de mettre en évidence l’incohérence majeure de cette légende que certains considèrent comme une histoire vraie, à travers un exemple clair : comment l’expédition de l’empereur malien aurait-elle pu atteindre l’Amérique alors que les Africains ignoraient l’existence de l’archipel du Cap-Vert situé à 500 km « à peine » de la péninsule du Cap-Vert, point le plus occidental du littoral ouest africain contrôlé par l’Empire du Mali et qui leur barrait la voie du grand large ? En effet, cet archipel était vierge et vide d’habitants en 1450, au moment de sa découverte par le Génois Antonio Noli qui était au service du Portugal… [1]

L’enseignement de l’histoire africaine ne s’improvise pas !

Hier la méthode d’apprentissage de la lecture dite « globale » fabriqua des générations d’illettrés et de dyslexiques; la réforme des programmes d’histoire donnera quant à elle naissance à des générations de zombies incapables de rattacher des évènements ou des personnages à une chronologie et ayant pour toute culture historique celle du volapük mondialisé.

Bernard Lugan – 23/09/2011

[box class=”info”] Sources :
Le blog officiel de Bernard Lugan
– et Realpolitik.tv [/box]

Photo : Fresque de Tiepolo, Allégorie des planètes et des continents (L’Afrique), 1752-1753, Würzburg

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

[box class=”info”] Article publié initialement sur Polémia. [/box]

L’école continue de se disloquer. L’enseignement de l’histoire y est de plus en plus malmené. Mais il ne sert à rien de se lamenter. Il faut prendre les choses en main. C’est dans cet esprit qu’Anne de Mézeray a publié un remarquable manuel d’histoire de France pour cours moyen. Sur le fond ce manuel est clair, mais pas simpliste. Il est solidement documenté, il respecte les faits et évite les à-peu-près. Sur la forme le manuel est remarquablement illustré. Bref, ce manuel est un petit chef d’œuvre. C’est aussi un outil indispensable aux parents ou grands-parents qui veulent pallier les carences de l’éducation dite nationale. Un livre de fond utile à la lecture du soir ou pour compléter la visite d’une province française ou d’un musée avec des enfants. Nous donnons ici la préface qu’en a faite l’historien Philippe Conrad sous forme d’une adresse « aux parents de nos jeunes élèves ».

Polémia

« J’ai eu la chance, étant enfant, de bénéficier dès mon plus jeune âge d’une initiation à l’Histoire qui a largement déterminé mon parcours ultérieur et je mesure le privilège précieux que fut pour moi la présence d’instituteurs, puis de professeurs en mesure de satisfaire ma curiosité et de parler à mon imagination pour me permettre de découvrir les grands moments et les figures marquantes de notre passé commun. Pour certains, il est de bon ton aujourd’hui d’ironiser à propos de «l’Histoire-batailles» et de caricaturer, en la présentant comme une construction purement idéologique, la trame événementielle qui, au fil des siècles, a produit cette aventure particulière qui fut celle de la France ; mais les champions des «thèmes transversaux», de l’histoire déterritorialisée et du refus des «grands hommes» ont abouti à un cinglant échec, à la confusion générale et au rejet d’une matière qui faisait, il y a quelques décennies, rêver les enfants, sensibles au récit des gloires ou des malheurs de leur pays, quand Roland, Bayard, Turenne, Napoléon ou Pasteur faisaient figures de modèles, au même titre que, quelques siècles plus tôt, les «hommes illustres» de Plutarque… Le besoin demeure cependant de s’inscrire dans la suite des générations, de savoir comment s’est bâtie cette France qui constitue le cadre «naturel» dans lequel évolue notre société, d’évaluer ce qui fait sa particularité, qui n’a rien d’incompatible avec une identité civilisationnelle dont on mesure mieux aujourd’hui, face aux bouleversements en cours, qu’elle se confond avec celle de la vieille Europe, laminée par les deux guerres mondiales et provisoirement sortie de la grande Histoire.

Ce passé qui fait ce que nous sommes

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe ConradDécouvrir ce passé qui nous a, dans une large mesure, faits ce que nous sommes, apparaît d’autant plus nécessaire que –en dehors de l’école, à travers l’intérêt porté au patrimoine ou à tout ce qui renvoie à notre héritage et à nos racines– notre époque aspire à renouer le fil du temps, seul moyen de savoir qui nous sommes et ce que nous voulons. La qualité de l’enseignement historique dispensé aux enfants dès le cycle primaire prend donc, dans cette perspective, une importance majeure et il faut remercier Anne de Mézeray –jeune agrégée d’Histoire, spécialiste de l’époque médiévale– d’avoir pris le temps et consenti les efforts nécessaires pour réaliser ce manuel plus que jamais indispensable en notre temps d’amnésie organisée et de «repentance» débilitante. Par la densité et la clarté des informations fournies, par la cohérence de la vision d’ensemble qui a animé le travail de l’auteur, cet ouvrage va constituer un outil indispensable pour tous les enseignants qui résistent au nivellement par le bas, et ont choisi de ne pas renoncer, refusant La Fabrique du crétin brillamment décrite par Jean-Paul Brighelli (*).

Le combat pour l’histoire , condition du maintien de l’identité française

Plus que jamais, le «combat pour l’Histoire», qui doit commencer très tôt, apparaît comme la condition du maintien d’une identité française dont, reprenant la formule fameuse de Paul Valéry, nous savons maintenant qu’elle pourrait bien être mortelle. C’est un auteur du siècle dernier qui résumait le mieux le défi ainsi lancé à notre temps, quand il écrivait que «de toutes les choses qu’on enseigne aux enfants, il n’en est aucune qui leur soit plus nécessaire que l’histoire de leur pays. On a d’autant moins droit à la leur cacher qu’ils y trouvent la révélation de leur propre noblesse. De petits Français issus de tous les milieux, qu’on n’a pas instruits de la grandeur de leurs origines, ressemblent à ces petits princes qui ont été volés par des bohémiens et qui, loin du palais paternel, vivent dans un désordre sordide sans savoir qu’ils sont fils de rois. On comprend aisément que les démagogues veulent supprimer l’enseignement de l’Histoire. Ils ont besoin de réduire les hommes à un état d’impersonnalité et d’abêtissement où ils ne se distinguent plus les uns des autres, pour les embrigaer dans leurs sombres partis, pour les enrôler dans les armées de la sottise (…)». On sait la fonction que le Big Brother de George Orwell attribuait à l’Histoire, revue et corrigée à sa façon, dans la grande entreprise de lobotomisation visant à fabriquer des sujets dociles…

Sachant que l’avenir n’est écrit nulle part, il ne tient qu’aux jeunes générations de parents et d’enseignants conscients des menaces qui pèsent sur notre jeunesse de relever le défi que constitue la transmission régulièrement renouvelée d’une mémoire qui ne se confond certes pas avec l’Histoire savante mais qui prépare à sa découverte en même temps qu’elle contribue à la construction d’une citoyenneté authentique. L’ouvrage d’Anne de Mézeray ne peut que contribuer à la mise en œuvre de cette entreprise aussi ambitieuse que nécessaire. »

Philippe Conrad
Historien

(*) NDLR : Voir La fabrique du crétin : la mort programmée de l’école

Source : Correspondance Polémia, 20/09/2011

Anne de Mézeray, Manuel d’Histoire de France, préfacé par Jacques Heers et Philippe Conrad, ed. L’Œuvre scolaire Saint-Nicolas, 332 pages, plus de 200 illustrations en couleur, 29 euros (port compris).
Commande et chèque à adresser à l’Œuvre scolaire Saint-Nicolas 89 rue Pierre-Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux.
Ou par internet par exemple ici.

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

14/09/2011 – 08h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
À Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent l’accès aux enfants de chômeurs. En cause, un nombre trop important d’inscrits par rapport aux places disponibles. Étant dans l’obligation de faire un choix, la mairie de Bordeaux a décidé de restreindre l’accès de ces cantines aux enfants de chômeurs.

Les enfants des parents chômeurs n’y ont accès que 2 à 3 jours par semaine. Plus précisément, sur 15 200 élèves scolarisés en écoles publiques, 13 200 sont inscrits à la cantine et 200 cas seraient en attente de réponse. L’adjointe à la vie scolaire Brigitte Collet l’a reconnu hier sur l’antenne de France-Bleu-Gironde : « Nous donnons donc la priorité aux enfants dont les deux parents travaillent ».

Protestant contre cette décision, le président de la FCPE Gironde, Jean-François Darracq, a annoncé que des recours allaient être lancés au tribunal administratif contre ce qu’il considère être une discrimination. « Nous avons été patients. Nous avons donné toutes les chances à la municipalité de réagir. Mais nous n’avons pas été entendus. Nous allons donc entamer des procédures ».

La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) n’a jamais fait mystère de sa proximité idéologique avec la gauche. Son président départemental était d’ailleurs candidat aux municipales à Lacanau sur une liste « soutenue par le Parti socialiste ». Les jeunes socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de s’attaquer à Alain Juppé. Dans un communiqué de presse, ceux-ci « dénoncent le message en filigrane de cette décision : faire passer les chômeurs pour des fainéants qui profitent du système ». Le député socialiste de Bordeaux, Michèle Delaunay, a également réagi sur son compte Twitter : « je prépare une proposition de loi pour établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous ».