Antilles françaises : un rapport parlementaire décrit une situation catastrophique

Antilles françaises : un rapport parlementaire décrit une situation catastrophique

06/12/2011 – 13h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
« L’État est attaqué en permanence, quoi qu’il fasse ». Dans un rapport rendu le 12 octobre dernier concernant l’administration générale et territoriale de l’État, Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor et vice-président de l’Assemblée nationale, dresse un portrait sans complaisance de la situation dans les départements d’Outre-mer, en particulier en Guadeloupe. Édifiant.

Alerté par le mauvais classement de la préfecture de Guadeloupe (photo ci-dessus sous-préfecture de Pointe-à-Pitre) en 2009 en matière de délais de délivrance des titres – elle occupait la  dernière place – et  constatant un déséquilibre dans la répartition des personnels dans les DOM, Marc Le Fur s’est rendu aux Antilles et en Guyane en février 2011 pour y étudier la situation de l’administration territoriale et le contexte dans lequel elle fonctionne.

Drapeaux des Antilles françaises selon les indépendantistes
Drapeaux des Antilles françaises selon les indépendantistes

De quels moyens humains disposent les préfectures dans les départements d’Outre-mer ? Le rapport établit que celles-ci bénéficient d’effectifs bien supérieurs à ceux de la Métropole. Si l’on compte entre 3 et 5 agents pour 10.000 habitants dans cette dernière, les départements ultramarins en ont souvent le double : « En 2010, l’administration préfectorale en Guadeloupe comptait 6,92 agents pour 10 000 habitants ; en Martinique, ce ratio s’élevait à 7,33 fonctionnaires ; en Guyane il atteignait 10,88 agents, presque autant qu’en Polynésie ou qu’à Mayotte. » A titre d’exemple, à populations sensiblement égales la Haute-Saône compte140 agents contre 234 en Guyane !

Autre observation faite dans le rapport : à la différence de la Métropole les fonctionnaires, sont issus – à l’exception d’une partie de l’encadrement – de la population locale. De tout temps les Antillais, comme les Réunionnais, ont été systématiquement prioritaires pour les mutations vers leurs pays d’origine. La moyenne d’âge de ces agents – 51 ans – est en outre bien plus élevée qu’en métropole, les Antillais prenant pour la plupart  leur retraite à 65 ans. Il en résulte, dit l’auteur du  rapport, que « le “dynamisme” des fonctionnaires devient relatif, le travail tend à devenir routinier, la mobilité et le changement effraient, certains ‘baissent les bras”…».

Le document relève également « un absentéisme élevé et, à certains égards, institutionnalisé ». Selon des informations recueillies sur place celui-ci s’élevait en 2010 à 10 jours ouvrés en moyenne par agent et par an en Guadeloupe, 20 jours par an en Martinique, contre seulement 5 jours par an en moyenne nationale. En cause l’attitude « ambiguë » des médecins locaux  – dans les îles tout le monde se connait – ce qui rend les éventuels contrôles inefficaces, notamment vis-à-vis de « personnels absents depuis deux à trois ans et notoirement connus pour exercer par ailleurs d’autres activités. »

Marc Le Fur
Marc Le Fur

Autre forme d’absentéisme déplorée par le Rapporteur spécial, la pratique généralisée d’horaires qualifiés pudiquement d’« atypiques ». En Guyane et aux Antilles, les guichets d’accueil du public ne sont en effet ouverts que le matin et les fonctionnaires ne travaillent ni le mercredi après-midi ni le vendredi après-midi ! Des demi-journées non travaillées qui sont censées être compensées par une arrivée plus matinale des agents. En réalité ceux-ci n’arrivant pas tous en même temps les guichets n’ouvrent qu’à 8 heures « pour être sûr que tout le monde soit à son poste (!) ».

Cette pratique administrative quelque peu courtelinesque s’inscrit – dans le cas de la Guadeloupe –  dans « un climat économique, politique et social qui n’est propice ni au développement, ni à la bonne administration de l’archipel ». Marc le Fur constate en effet qu’ « administrer la Guadeloupe est « usant ». Les trois derniers préfets ont quitté leurs fonctions après respectivement 13, 12 et 11 mois de fonction, signe d’une usure prématurée peu propice à l’administration de ce territoire. » Une instabilité, regrette le député breton, qui affaiblit l’État dans un département « où les échanges sont difficiles avec les élus et les responsables d’entreprises, voire rudes avec les interlocuteurs syndicaux et les indépendantistes. »

Il est vrai que la tâche des hauts fonctionnaires est loin d’être facile : « Compte tenu du caractère revendicatif d’une partie de la population, l’État est attaqué en permanence, quoi qu’il fasse. Aussi, les fonctionnaires métropolitains sont de moins en moins nombreux à solliciter une mutation en Guadeloupe ; certains ‘craquent’  peu après leur arrivée en raison e la pression et demandent à repartir. »

Selon l’auteur du rapport « le phénomène indépendantiste (en Guadeloupe, NDLR), plus vigoureux qu’ailleurs bien que très minoritaire, contribue à aggraver le sentiment de malaise dans un territoire pourtant soutenu financièrement à bout de bras par la Nation dans son ensemble ainsi que par l’Union européenne».

Le « sentiment de malaise » évoqué par Marc Le Fur relève en réalité plus de l’idéologie de la culpabilisation, véritable fonds de commerce de la classe politique et syndicale antillaise, que de celle de l’anticolonialisme qui prévalait au siècle dernier. L’essentiel de l’action politique antillaise consiste en effet aujourd’hui à demander des « réparations » financières de toutes sortes à la Métropole au nom d’un passé « esclavagiste » aboli… il y a plus d’un siècle et demi !

La France doit-elle continuer d’administrer ces territoires – dans les conditions pour le moins contestables évoquées plus haut – et à payer – fort cher – pour cela ? C’est sans aucun doute la question qui vient à l’esprit à la lecture du courageux rapport du député des Côtes-d’Armor. Aux Antilles, manifestement, la décolonisation reste à faire.

Crédit Photos: : Wikimedia Commons

“Solidarité des Français” lance un appel aux dons

"Solidarité des Français" lance un appel aux dons

05/12/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) — L’association d’aide aux SDF “Solidarité des Français”, créée en 2003, lance un appel aux dons alors que l’hiver approche et que la crise financière précipite dans la précarité de nombreux Français.

Dans un communiqué en date de ce jour, doublé d’une vidéo destinée à faire connaître son action (ci-dessous), sa porte-parole Odile Bonnivard s’alarme du nombre croissant de démunis, et donc de besoins, alors que les dons se font plus rares, contexte économique oblige : « François Fillon annonce des mesures « justes et nécessaires » pour réduire le déficit public, mais l’impact de l’austérité ne frappe pas tout le monde de la même manière. » « Dès qu’on aborde le problème du logement d’urgence, le problème de l’immigration se pose de manière cruciale » explique Odile Bonnivard, « les structures qui travaillent avec les personnes sans domicile déplorent l’afflux de nouveaux profils de demandeurs, notamment des familles immigrées avec enfants (nombreux). Ces familles saturent les centres d’accueil d’urgence et nos SDF parisiens finissent par s’endormir dans les cabines téléphoniques, épuisés d’avoir tenté depuis le matin d’obtenir une place en appelant le 115 (SAMU social) ».

Pour la neuvième année consécutive, la soupe populaire de “Solidarité des Français” continue ses distributions de repas et de vêtements depuis fin septembre sur l’esplanade de la gare Montparnasse. La prochaine soupe populaire se déroulera peu avant Noël, le 19 décembre à 20 heures.

[box class=warning]Pour aider “Solidarité des Français” dans son action sociale, vous pouvez adresser vos dons via Paypal depuis le site www.association-sdf.com ou bien par chèque à l’ordre de SDF à l’adresse : SOLIDARITE DES FRANÇAIS – BP 10906 – 75829 PARIS CEDEX 17 (un reçu fiscal sera fourni sur simple demande accompagnant le don). Les dons de vêtements sont également les bienvenus.[/box]

Crédit photo : © Solidarité des Français, autorisation accordée à Novopress

Région Aquitaine : nouvelle hausse du chômage au mois d’octobre

Région Aquitaine : nouvelle hausse du chômage au mois d’octobre

29/11/2011 – 19h30
BORDEAUX (via infos-bordeaux.fr) —
Selon les chiffres communiqués par la préfecture de Gironde, le chômage est une nouvelle fois en hausse dans la région bordelaise. Dans le département de Gironde, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit officiellement à 105 069, soit une augmentation de 0,6% par rapport au mois précédent, mais surtout, de 5,3% sur l’ensemble de l’année. La hausse la plus importante concerne les femmes (7,3%), ainsi que les plus de 60 ans : 15,1%.

Au niveau national, les chiffres sont également catastrophiques. Le chômage est au plus haut depuis douze ans, le nombre de personnes en recherche de travail approchant les 4,2 millions de personnes. En janvier dernier, le chef du gouvernement François Fillon s’était déclaré « convaincu par la baisse du chômage en 2011 » !

[box]Dépêche publiée avec l’aimable autorisation d’infos-bordeaux.fr[/box]

La dernière fabrique française de bérets pourrait fermer [vidéo]

La dernière fabrique française de bérets pourrait fermer [vidéo]

29/11/2011 – 08h00
Oloron-Sainte-Marie (NOVOpress) – Le béret français en passe de disparaître ? C’est en tout cas ce que laisse entendre Pierre Lemoine, le patron de la dernière entreprise fabriquant les traditionnels bérets français, basée à Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées. Pierre Lemoine est interviewé par la chaîne de télévision BFM TV.

L’Etat serat-il en mesure de sauver ce qui constitue l’un des symboles forts de la France ?

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran du reportage de BFM TV[/box]

Le projet de l’UMP pour l’Éducation nationale évite les sujets qui fâchent [tribune libre]

Le projet de l’UMP pour l’Éducation nationale évite les sujets qui fâchent [tribune libre]

L’UMP vient de formuler 30 propositions pour réformer l’enseignement. Si les propositions du parti de la majorité présidentielle changent agréablement de la « rengaine des moyens », toujours insuffisants, que les syndicats d’enseignants et le Parti Socialiste rabâchent à longueur de temps, ce programme évite tous les sujets qui fâchent. — Par Alain Mathieu, président de l’association Contribuables Associés.

Ce projet propose de développer l’autonomie  et l’évaluation des établissements, ce qui devrait améliorer les résultats très médiocres de nos dépenses d’enseignement: les résultats actuels, mesurés par les tests PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves, ensemble d’études menées par l’OCDE, ndlr), sont nettement inférieurs  par exemple aux allemands,  pour un coût de l’enseignement  qui est de 41 % plus élevé (6,2% du PIB contre 4,4%).

Développer l’autonomie des établissements, c’est permettre au  principal  du collège ou au proviseur du lycée de choisir ses collaborateurs, enseignants ou autres. Cette autonomie n’ira pas jusqu’au droit de choisir ses élèves, ni les programmes et diplômes, dont l’État doit assurer la « maîtrise complète ». Actuellement 300 établissements sur 65 000 bénéficient de cette autonomie relative. La marge de progression est donc importante.

Prudentes généralités

L’évaluation des établissements et surtout celle des enseignants reste dans de prudentes généralités.

Un nouveau statut est prévu pour les candidats au CAPES, qui devront remplir des « missions d’accompagnement » (orientation, tutorat) en plus des seules obligations d’heures de cours (actuellement, dans le secondaire, 15 heures par semaine pour les agrégés et 18 heures pour les autres). On suppose, mais cela n’est pas dit, que, comme dans la plupart des autres pays, ces nouveaux enseignants devront travailler à plein temps dans leur établissement.

Peut-être même devront-ils faire de la surveillance ou du remplacement de professeurs absents. Cela n’est pas dit. Ce nouveau statut sera également ouvert aux enseignants actuels volontaires, ce qui demandera, pour susciter des vocations, que les salaires y soient supérieurs et que les enseignants actuels voient leur salaire évoluer faiblement. Bien entendu, cela non plus n’est pas dit.

Les dotations de crédits aux universités devraient dépendre des « taux d’insertion professionnelle » de leurs diplômés. L’application de cette intéressante proposition risque de ne pas être immédiate.

Les parents devraient se voir contraints d’envoyer leurs enfants à l’école, sous peine d’une suspension, et non  d’une suppression, des allocations familiales. Les syndicats étant contre cette mesure, seulement 51 suspensions ont été effectuées jusqu’à présent. Une mise en application générale sera sans doute laborieuse.

Pas un mot sur l’enseignement privé

Ce programme de Luc Chatel (l’actuel ministre de l’Éducation, ndlr) a évité tous les sujets qui fâchent :

– Pas un mot sur l’enseignement privé et son développement bloqué par le stupide numérus clausus (pas plus de 20 % des élèves) ;

– Pas un mot sur le statut extravagant et unique au monde de nos chercheurs, embauchés dès l’âge de 30 ans comme fonctionnaires chercheurs à vie, sans qu’on connaisse leurs capacités de recherche, et évalués par des commissions où les syndicats sont prépondérants ;

– Rien sur l’abus des heures supplémentaires qui augmentent sans impôts les rémunérations actuelles des enseignants ;

– Très peu de propositions sur l’utilisation des techniques numériques (rien par exemple sur les cours sur tableaux électroniques).

Mais on ne peut jeter la pierre au prudent ministre : il évolue dans un milieu qui lui est majoritairement hostile.  Il sème donc avec précaution les graines d’une évolution nécessaire de notre ruineux mammouth national.

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés

Photo en Une : Luc Chatel le 8 novembre 2011, Convention éducation de l’UMP. Crédit : UMP Photos via Flickr (cc)

TV7 : quand les politiques financent les médias

TV7 : quand les politiques financent les médias

22/11/2011 – 12h10
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
 La région Aquitaine, dirigée par le socialiste Alain Rousset, va financer à hauteur de 35% le budget de la chaîne de télévision locale, TV7. Le montant porterait sur une somme 1,3 millions d’euros par an. L’information a été révélée par le journal Sud-ouest, dont le groupe est actionnaire majoritaire de la chaîne. L’année dernière déjà, la région avait accordé 452 250 euros dans le cadre d’un programme de co-production.

Si officiellement, la région souhaite développer un service public télévisuel régional, les liens sont maintenant de plus en plus étroits entre les médias régionaux et les institutions politiques.

Lancée en 2001, TV7 est une chaîne de télévision généraliste locale privée bordelaise, qui est accessible sur tout le département de la Gironde.

[box]Article repris avec l’aimable autorisation d’infos-bordeaux.fr[/box]

Entretien avec Catherine Blein, porte parole du collectif “citoyens contre le droit de vote des étrangers” [audio]

Entretien avec Catherine Blein, porte parole du collectif "citoyens contre le droit de vote des étrangers" [audio]

21/11/2011 – 12h10
PARIS (NOVOpress) —
Début Décembre, au sénat, il se pourrait que l’on assiste à une petite “révolution”. En effet, depuis que la gauche a remporté les élections sénatoriales, une proposition de loi sur le droit de vote accordé aux étrangers lors des élections locales a été ressortie des cartons par le parti socialiste.

Cette proposition de loi avait déjà été adopté par l’assemblée nationale lorsque la gauche y était majoritaire. La validation par le Sénat de cette proposition signifierait donc l’obligation pour le président de la République de soumettre cette proposition ou bien au peuple, par référendum, ou bien à l’ensemble des députés et sénateurs réunis en assemblée extraordinaire.

La droite, majoritairement hostile à cette loi, n’a jamais fait spécialement preuve de virulence pour la faire rejeter, laissant ainsi de nombreux citoyens “orphelins”, s’estimant non défendus par la représentation politique. C’est en ce sens qu’a été crée le collectif “citoyens contre le droit de vote des étrangers”, à l’origine d’une pétition en ligne qui devrait être remise avant le vote au Sénat au premier ministre ainsi qu’au président de la République.

Qui est derrière ce collectif ? Quel message ces citoyens veulent ils faire passer ? Le débat sur le droit de vote des étrangers doit-il s’élargir à un débat sur la refonte du code de la nationalité ?

Pour répondre à ces questions, Catherine Blein, électrice française et porte parole du collectif, a accepté de nous répondre.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France

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[box class=warning]Liens : Accéder à la pétition en ligne / Accéder à la page Facebook[/box]

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

21/11/2011 – 11h55
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 La semaine dernière, les Verts ont occupé les Unes des journaux français avec d’invraisemblables négociations d’avant premier tour avec les socialistes.

À cette occasion, leur candidate Eva Joly a brillé par son absence alors que les responsables de son parti troquaient des réacteurs EPR contre l’abandon de quelques circonscriptions par le PS.

Elle est même allée jusqu’à annuler à la dernière minute sa participation à un débat qui devait l’opposer au secrétaire général de l’UMP, Jean François Copé, sur France 2 jeudi soir. Eva Joly ou la politique de la chaise vide.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédit photo : Parlement Européen via Flickr (cc)

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

19/11/2011 – 11h15
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) —
L’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI) vient de publier les résultats d’une enquête concernant l’évolution des taxes foncières pour l’ensemble de la France, sur la période 2005/2010. Régions, départements et communes sont passés au crible. NOVOpress Breizh s’est penché sur les chiffres concernant les cinq départements bretons. Édifiant.

Alors que pour la période 2005/2010 l’inflation cumulée a été en France de 9,7%, en Bretagne les cotisations régionales et départementales ont augmenté en cinq ans de 20,88% dans le Morbihan, de 25,81% dans le Finistère, de 27,59% dans les Côtes d’Armor, de 31,27% en Loire-Atlantique et – record absolu – de 52,48% en Ille-et-Vilaine.

Si l’on considère l’évolution entre 2005 et 2010 de la cotisation totale de taxe foncière (somme des cotisations régionale, départementale, communale et, le cas échéant, intercommunale), on constate que, dans le département de Loire-Atlantique, Nantes progresse de 23,34%, Saint-Herblain de 26,54%, Ancenis de 25,72%, La Baule de 22,31% et Saint-Nazaire de 17,33%.

Dans le département du Morbihan, l’impôt foncier augmente à Vannes de 14,17%, à Lorient de 16,63% et à Pontivy de 13,23%. Des augmentations modérées par rapport à l’Ille-et-Vilaine où la commune de Rennes voit ses taxes foncières exploser (34,94%), suivie de Fougères (32,5%), Redon (29,20%), Vitré (26,50%) et Saint-Malo (26,28%). Dans le Finistère, Quimper progresse de 19,81%, Brest de 18,76% et Concarneau de 23,64%. Pour les Côtes-d’Armor, Saint-Brieuc enregistre une augmentation de 19,19%, suivi de Guingamp (18,18%) Lannion (17,12%) et Dinan (16,40%).

L’examen du tableau des taux cumulés du bloc communal en 2010 (taux de la commune et, le cas échéant, de l’intercommunalité) fait apparaître, pour le Finistère, que le taux le plus élevé est celui de Brest (27,20%) précédé seulement par Plouzané, une commune limitrophe de Brest (27,91%). Deux villes administrées par des maires socialistes.

Pour la Loire-Atlantique, le taux constaté à Nantes (PS) est de 27,51%, suivi de Trignac (PCF) 27,30%, Rezé (PS) 26,55%, Saint-Herblain (PS) 24,32% et Saint-Nazaire (PS) 21,35%. Dans les Côtes–d’Armor, Saint-Brieuc(MODEM) a un taux de 26,79%, derrière Guingamp (PS) avec 27,96% mais devant Lannion (PS) dont le taux est de 18,67%. A noter que dans ce département le record appartient à la petite commune de Mousteru (Gauche), près de Guingamp, avec un taux record de 30,91%. Le taux de Rennes – municipalité socialiste – est le plus élevé d’Ille-et-Vilaine (27,32%), suivi par celui de Saint Malo (UMP) 25% et de Fougères (DVG) 24,03%.

Dans le Morbihan, si le taux de Vannes (UMP) n’est pas très élevé (18,42%), la région de Lorient bat elle tous les records. La petite commune Inzinzac-Lochrist (PS), à 20 km au nord-est de Lorient, a un taux de 40,43% – le plus élevé du département – devant Hennebont (PCF) avec un taux de 36,78%, Queven (PCF) 34,20%, Lorient (PS) 33,29% et Ploemeur (PS) 31,34%.

Crédit photo : Alain Bachelier via Flickr (cc)

Les produits locaux plébiscités par les Français

Les produits locaux plébiscités par les Français

18/11/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
Selon une étude près de 50% des Français achètent ou consomment régulièrement des produits alimentaires fabriqués localement. Face aux dérives de l’industrie agro-alimentaire qui selon Axel Khan Axel Khan « crée un monde d’obèses et de victimes d’athérosclérose qui, avec leurs pathologies, viennent alimenter l’industrie du médicament », les Français prônent la consommation de produits locaux.

Ainsi, pour 45% des sondés, consommer local permet la préservation du goût des produits, la création d’emplois dans la région d’appartenance pour 42%, la sécurité alimentaire pour 38% des personnes interrogées, ou encore la sauvegarde d’un patrimoine régional pour 33% des sondés. Bien que plus chers pour certaines gammes de produit, les Français préfèrent mettre le prix pour bien se nourrir.

L’achat local est également une aubaine pour les commerçants indépendants puisque 55% des Français estiment que l’offre de produits locaux est plus importante que chez un commerçant franchisé. Le locavorisme constitue donc une alternative identitaire permettant aux gens de se démarquer un peu plus de la moyenne et de la grande distribution.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Michael Cannon via Flickr (cc)

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël17/11/11 – 08h00
TOURS (NOVOpress) —
Après avoir accueilli Philippe Vardon-Raybaud pour une conférence de présentation de son livre, le mouvement patriote Vox Populi – basé à Tours – organise cette année son premier marché de Noël. Des vêtements, des livres, des disques, et encore bien d’autres produits neufs ou d’occasion seront mis en vente – à des prix toujours raisonnables – lors de ce rendez-vous familial et fraternel. Le bénéfice de la soirée sera destiné au financement des activités militantes du groupe.

Est-ce que les prétendus démocrates aux visages masqués se manifestant lors de chacune des sorties publiques de Vox Populi viendront aussi demander l’interdiction de ce marché de Noël ?

[box class=warning]Quand : vendredi 2 décembre 2011 à 20h. Où : place Michelet, 37000 Tours[/box]

À Saint-Cyr-sur-Loire, l’austérité, on ne connaît pas !

À Saint-Cyr sur Loire, l'austérité, on ne connaît pas !

15/11/2011 – 15h10
TOURS (NOVOpress) —
Philippe Briand, maire UMP de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, a inauguré en grande pompe le 10 novembre 2011 une statue du Général de Gaulle sur un rond-point. La cérémonie d’inauguration de l’œuvre du sculpteur Michel Audiard (futur réalisateur de la très contestée “Femme-Loire”) a rassemblé plus de 1000 personnes sous la houlette de Philippe Briand et du président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer.

Écran géant, rideau de fumée bleu-blanc-rouge, diffusion du chant des partisans, regroupement d’anciens combattants et bien entendu cocktail de clôture, rien n’a été laissé au hasard pour l’intronisation de cette sculpture monumentale (2m40 de haut, intégralement en bronze). Une statue qui au total aura coûté environ 111 000 euros, dont 90 000 euros issus de la “réserve parlementaire” et 20 000 Euros débloqués par la ville de Saint-Cyr, selon un article de la Nouvelle République.

On peut se demander si l’heure est à l’inauguration fastueuse d’une statue qui trônera sur un rond-point en plein cœur d’une zone commerciale et industrielle. En effet, à l’instant où nous apprenons que les députés refusent de diminuer de 10% leurs indemnités parlementaires, Bernard Accoyer accorde 90 000 euros de “réserve” pour ce projet de statue. Peut-être que le Général, qui ne manque pas de rues, de plaques et de statues à son nom, aurait préféré, à l’heure où l’on condamne le peuple de “sa France” à l’austérité et à supporter une “dette publique” qu’il n’a pas voulue, que ces 90 000 euros soient alloués à un autre budget ?

Photo en Une : Mairie de Saint-Cyr-sur-Loire. Crédits : Guill37 via Wikipédia Commons (cc)

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge eux aussi rapportent gros

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge rapportent gros

11/11/2011 – 13h30
PARIS (NOVOpress) –
Le racket des automobilistes par l’Etat continue de plus belle. Avec 520 millions d’euros de recette, les radars de feu rouge ont rapporté plus que prévu en 2011. En cas d’infraction l’amende s’élève en effet à 135 euros et peut entraîner le retrait de quatre points sur le permis. Déployés dans l’Hexagone à partir de 2009, le nombre de radars de ce type est passé de 120 à 680 machines aujourd’hui. Le site Autonews.fr analyse les raisons du succès de cette répression qui s’appuie sur la non signalisation des radars de feu rouge.

Alors que la cause première des accidents de la route ne réside pas dans les excès de vitesse, mais dans la fatigue au volant, Autonews.fr pense déjà au futur arsenal répressif des pouvoirs publics : « On peut se demander, une fois l’effet de nouveauté passé, vers quoi vont se tourner par la suite les autorités, pour générer de nouveaux bénéfices. La ville de Rouen a récemment installé un nouveau radar à piétons dans son centre-ville afin d’inciter les gens à plus profiter du patrimoine ». A quand des radars anti-rodéos urbains ou contre les multiples infractions au code de la route provoquées par les mariages maghrébins ? Sans doute trop délicats à réprimer…

Un “pacte 2012 pour la Justice” : la nouvelle campagne de l’Institut pour la Justice

Un "pacte 2012 pour la Justice" : la nouvelle campagne de l'Institut pour la Justice

11/11/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) —
 La justice en France semble se désolidariser de plus en plus des victimes. C’est en tout cas le message que veut faire passer le père de Jérémy Censier, tué en 2009 par des « jeunes » et dont les meurtriers ont tous été relâchés. Le dernier d’entre eux a d’ailleurs récemment bénéficié d’un incroyable vice de forme.

Au-delà du drame personnel de la famille Censier rapporté dans ce document, cette vidéo initiée par l’Institut pour la justice (pacte2012.fr) souhaite interpeller l’opinion et surtout les politiques sur les dysfonctionnements de la justice.

Soutenu par de grands noms (super flics, psychiatres, juristes, …), l’Institut propose dans le pacte 2012 une réforme de la Justice. Une nécessité qui part du constat sévère que « les victimes ont moins de droits que leur agresseur », selon Xavier Bébin délégué général de l’Institut. Plus de 300 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

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Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

11/11/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Mardi 8 novembre 2011, énième grève à la SNCF. Comme souvent, les médias « grand public » s’attardaient davantage sur les conséquences (suppressions de train, retards, mécontentement des voyageurs) que sur les causes. Cette grève visait la libéralisation du système ferroviaire européen. Les syndicats de cheminots français CGT, CFDT, Unsa et CFTC répondaient en effet à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), alors que le Parlement européen doit se pencher à la mi-novembre sur la poursuite de l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire.

Les grévistes, mobilisés comme d’habitude pour la défense de leurs « avantages acquis », ont au moins eu le mérite de mettre en lumière un problème qui touche tous les peuples membres de l’Union européenne : la perte de souveraineté sur leurs services publics, le secteur ferroviaire étant l’ultime étape d’un processus mis en place à partir des années 90. Ce processus vise à imposer progressivement à l’ensemble des États membres de l’Union européenne l’ouverture à la concurrence de ses services publics : l’énergie (gaz et électricité), les transports (tous modes), les services postaux et les télécommunications. En théorie, le projet européen vise l’amélioration des performances techniques et économiques, tout en préservant la mission de service qui incombe à tout opérateur. Dans les faits, le modèle américain et les libéralisations déjà effectuées en Europe démontrent le contraire.

L’anodin secteur des renseignements téléphoniques est un exemple du genre. Les Français sont passés de leur bon vieux « 12 » efficace et peu cher à un marché où ils sont submergés par les publicités des différents opérateurs (les fameux 118 XXX), où ils paient plus cher quel que soit le prestataire, pour une qualité souvent inférieure et pour finir, une grosse partie de l’activité a été délocalisée dans les pays d’Afrique francophone. Le Français est perdant sur toute la ligne : service, tarif, emploi, pollution publicitaire. Les gagnants : les financiers qui se sont emparés des marchés et les publicitaires. Et il en est ainsi pour tous les services publics déjà sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et il en sera de même pour ceux à venir.

Ironie de l’histoire, les grèves à répétition organisées par des syndicats inconséquents et égoïstes ont réussi à rendre ces libéralisations souhaitables aux yeux du public, celui-ci espérant que cela mette fin aux grèves et aux « privilèges acquis » et que la concurrence conduise à une baisse des tarifs. Quitte à perdre une partie de son patrimoine…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

In memoriam : messe-anniversaire en mémoire de Jean Ferré

In memoriam : messe-anniversaire en mémoire de Jean Ferré

05/11/2011 – 19h15
PARIS (NOVOpress) — Une messe-anniversaire pour le décès de Jean Ferré, mort le 10 octobre 2006, a été dite ce matin en l’église Saint-Eugène, à Paris 9ème. La cérémonie, célébrée selon le rite traditionnel, a été suivie par une cinquantaine de participants, parmi lesquels l’actuel président de Radio Courtoisie Henry de Lesquen, l’animateur Daniel Hamiche et l’assistante d’émissions Jacqueline Loevenbruck, bien connus des auditeurs de la station.

Au cours de son sermon, l’abbé Eric Iborra a rendu hommage à Jean Ferré et à son courageux parcours. Jean Ferré a eu une longue carrière dans le journalisme et la presse. En 1987, il fonda avec Serge de Beketch Radio Courtoisie à laquelle il a consacré le reste de sa vie et dont il fut le président jusqu’à sa mort.

Jean Ferré était né le 29 mai 1929 à Saint-Pierre-les-Églises, près de Poitiers, et est décédé le 10 octobre 2006 à Saint Germain-en-Laye des suites d’une longue maladie. Il avait 77 ans. Il est enterré dans le caveau familial à Saint-Martin-la-Rivière, dans la Vienne (86).

Crédit photo : Serge de Beketch (auteur), via Wikipedia Commons (cc)