Patrimoine enraciné : la Tour du Bost en Saône-et-Loire

Patrimoine enraciné: la Tour du Bost en Saône-et-Loire

27/07/2012 — 08h00
MÂCON (NOVOpress) —
Notre pays riche d’une histoire plurimillénaire se pare d’un héritage colossal de monuments divers, quelquefois certes impressionnants, mais le plus souvent de prime abord modestes, et qu’il faut savoir découvrir dès que l’on se hasarde hors des circuits touristiques. Et chez nous, contrairement à beaucoup d’autres pays européens, il reste relativement rare que les municipalités s’en préoccupent sans l’encouragement d’initiatives privées, laissant ainsi se dégrader dans l’indifférence d’irremplaçables trésors.

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Un Français contraint au ramadan en Arabie Saoudite

Un Français contraint au ramadan en Arabie Saoudite

25/07/2012 – 08h00
RIYAD (NOVOpress) – L’Arabie Saoudite a donné l’ordre aux non-musulmans qui vivent sur son territoire de ne pas s’alimenter, boire ou fumer dans les endroits publics durant le ramadan, qui a commencé le week-end dernier. Le Nouvel Observateur raconte ainsi l’histoire du Français Patrice Ligneul, qui a vécu cinq ans dans le berceau de l’islam où « tout le monde se doit de respecter la Charia (loi islamique), y compris les expatriés ».

Sinon, « la police religieuse “mutawa”, représentée par ses agents les “mutaween”, veille au respect de la loi ».  Patrice Ligneul termine son récit en précisant : « En Arabie Saoudite, nous sommes tenus de respecter la Charia tout au long de l’année ». Si l’Europe suivait une telle politique intransigeante pour préserver sa civilisation et son identité, nul doute qu’elle cesserait d’être une terre d’immigration de masse.

Crédit photo : Più Culture via Flickr (cc)

[Lu sur le net] Peugeot contraint de renoncer au marché iranien

[Lu sur le net] Peugeot contraint de renoncer au marché iranien

Haro sur les dirigeants industriels de Peugeot à qui l’on reproche, essentiellement le président de la République et son ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, la fermeture de l’usine d’Aulnay et les licenciements qui en seraient consécutifs. Tout est bon : les mauvaises performances commerciales, la vente à l’export de types de véhicules en fin de série, ne pas avoir su, comme l’aurait fait Volkswagen, adapter sa stratégie industrielle aux nouveaux marchés et enfin laisser planer le spectre d’une OPA sur le groupe après avoir été déjugé avec une action qui a chuté de 77% en un an, le tout assorti d’une accusation publique de mensonge. Benjamin Pelletier, formateur – management interculturel chez Freelance, chargé de cours à l’Ecole Centrale de Paris, à l’Ecole de guerre économique…, écrivain, donne un éclairage géopolitique sur la cabale lancée contre Peugeot, sans doute plus près de la réalité que les invectives partisanes du ministre, largement reprises par nos grands médias nationaux. Avec l’aimable autorisation de l’auteur que nous remercions, nous reproduisons la première partie de son article et nous invitons nos lecteurs à se rendre sur son site Gestion des Risques Interculturels pour en lire l’intégralité.
Polémia

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Un nouveau paquebot France en 2015 ?

20/07/2012 – 12H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Rien n’est acquis, mais tous les espoirs sont permis : le projet de construction d’un paquebot de luxe dénommé “Le nouveau France” semble en bonne voie. Reste à rassembler 400 millions d’euros pour donner naissance à un navire exceptionnel.

Après une phase d’études préparatoires financée par une centaine de souscripteurs, le promoteur du projet du Nouveau France, Didier Spade a annoncé qu’il comptait commencer à rassembler les 400 millions d’euros nécessaires. Le projet n’est pas une élucubration. Armateur de bateaux de croisière fluviale à Paris, Didier Spade descend d’une famille de célèbres décorateurs de paquebots. Il a réuni autour de lui un groupe d’amateurs de beaux navires. Car la passion tient manifestement plus de place que la cupidité dans le projet.

Les paquebots contemporains ont tendance à ressembler à d’énormes boîtes flottantes. Avec son projet de Nouveau France, Didier Spade voudrait créer un navire exceptionnel, “en rupture totale avec l’architecture actuelle de ses congénères” comme l’avait été le France en son temps. Les esquisses visibles sur le site web Le Nouveau France (copie d’écran en Une) répondent bien à cet objectif !

Le projet est apparu au grand jour en 2009, lors de la vente aux enchères des souvenirs du paquebot France. Didier Spade avait tenté d’acheter le nez du France. Il avait dû s’incliner devant l’enchère de 273.200 euros présentée par le promoteur Jean-Pierre Véron. Celui-ci avait cependant accepté de laisser la relique au port de Grenelle à Paris ; c’est là, non loin de la Tour Eiffel, qu’a été ouvert L’Atelier du France, un endroit très chic consacré à la préparation et à la promotion du projet. Une maquette du futur navire y est exposée.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire espèrent évidemment se voir confier la construction, eux qui gardent la nostalgie du France, lancé en 1960. “Travailler à la conception du successeur du mythique transatlantique est enthousiasmant », déclare le directeur commercial des Chantiers STX de Saint-Nazaire. « Nous avons confiance dans la réussite de ce projet ambitieux et innovant. Nous le soutenons actuellement en lui apportant toute notre expertise technique.” Les Nazairiens croisent les doigts.

Le Nouveau France est présent sur Facebook

« Parlons de l’islam » : les Français se lâchent sur la religion musulmane

« Parlons de l’islam » : les Français se lâchent sur la religion musulmane

18/07/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le documentaire « Parlons de l’islam » de John Paul Lepers sera diffusé le lundi 23 juillet à 15h20 sur Planète+ No Limit, puis le 6 août à 1h05. Sa première apparition à l’écran date de 2010 sur France 4. Au volant de son camping car, le journaliste a sillonné l’Hexagone afin de recueillir l’avis des Français sur la religion musulmane. Le projet avait pour but de présenter l’islam sous un bon jour. Dans le même esprit que le film que John Paul Lepers avait réalisé sur les gens du voyage en 2009.

Sur son camping-car, John Paul Lepers n’a pas osé écrire le titre initial du reportage : « Qui a peur de l’islam ? », mais a opté pour un plus sobre : « Parlons de l’islam ».

Pourtant, la réalité a rattrapé les bons sentiments. Les témoignages des Français sont virulents sur les dangers de l’islam en France. Tandis que certains mahométans livrent le but de leur combat. Comme Rachid Gacem, trésorier et chargé de communication dans une mosquée de Roubaix, qui défend la lapidation devant les caméras de John Paul Lepers.

Faits & Documents n°339 du 15 juillet au 1er septembre 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (IV)

Faits & Documents n°339 du 15 juillet au 1er septembre 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (IV)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 juillet au 1er septembre 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault (4ème partie). Extrait.

Voici la suite des biographies du pléthorique gouvernement de Jean-Marc Ayrault, même si les véritables leviers de commande ne sont détenus que par quelques ministres. On voit dans la prolixité des titres (aux termes parfois énigmatiques), la représentation systématique de tous les courants socialistes, la diversité régionale, l’équilibre entre le Sénat et l’Assemblée nationale, la présence du PRG et des Verts, la volonté de François Hollande d’éviter tout affrontement direct avec les élus socialistes alors même que la crise financière et économique connaîtra, sans nul doute, une accélération avant la fin de l’année.

Faits & Documents n°339 du 15 juillet au 1er septembre 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (IV)GAROT Guillaume. Ministre à l’Agroalimentaire. Permanent politique, né le 29 mai 1966 à Laval (Mayenne). Il est le fils d’une infirmière et d’un gros agriculteur, Georges Garot, qui fut syndicaliste agricole dans la Mayenne, membre du Conseil économique et social (notamment membre de la section de l’agriculture et de l’alimentation de 1985 à 1986). Délégué général du Parti socialiste à l’agriculture dès 1984, il dirigea son secteur agricole jusqu’en 1994, avant d’entrer au Parlement européen en 1997 (à la suite de diverses démissions). Il sera encore député européen de 1999 à 2004. Curiosité, il est le cousin de Pierre Méhaignerie, ancien ministre et député UDF puis UMP. L’assistante parlementaire de son fils, Rachel Méhaignerie, est d’ailleurs la nièce de ce dernier. Guillaume Garot est passé par le lycée Douanier Rousseau (Laval), Chateaubriand de Rennes (hypokhâgne), Lakanal de Paris (khâgne), avant d’intégrer Paris I-Panthéon-Sorbonne, où il décrochera une maîtrise d’histoire. Il est également diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Durant la même période, il sera chargé d’études au Centre d’information sur la formation professionnelle et au Centre de rencontres et d’initiatives pour le développement local (1992-1995). Chef de cabinet (1995-1997) puis directeur de cabinet (1997-2000) de Daniel Vaillant à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris, il suit ce dernier au ministère des Relations avec le Parlement et au ministère de l’Intérieur (2000-2002). Chargé de la rédaction des discours du maire de Paris Bertrand Delanoë (2002-2005), il devient ensuite conseiller politique de Christophe Caresche, maire adjoint à la sécurité. Faits & Documents n°339 du 15 juillet au 1er septembre 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (IV)En parallèle, il poursuit une carrière politique, profitant de l’implantation de son père. Conseiller municipal d’opposition de Laval à partir de 2001 (il conduisait déjà la liste de la gauche plurielle), ce membre du PS depuis 1985 est battu dès le premier tour par François d’Aubert, maire de Laval, aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de la Mayenne. Il devient également conseiller général en 2004 et accède rapidement à la présidence du groupe socialiste au conseil général. Premier secrétaire départemental du PS à partir de 2003, il l’emporte (50,6 %), à la surprise générale, en 2007, sur François d’Aubert. Il le bat également en 2008, s’emparant de la mairie de Laval (50,24 %). Ce célibataire endurci est l’un des rares maires à saluer les Gay Pride dans sa commune (cf. Têtu, juillet 2009). Durant les primaires socialistes, il soutient Ségolène Royal, dont il sera le porte-parole. En juin, il est réélu avec 58,5 % face à l’UMP Samia Soultani-Vigneron. Comme l’a indiqué Le Figaro (22 juin 2012), sa nomination doit être perçue comme « un signe (NDA : envoyé par François Hollande) à l’ex-candidate » Ségolène Royal, battue à La Rochelle. Après son entrée dans le gouvernement Ayrault 2, il est remplacé au Palais Bourbon par sa suppléante, Sylvie Pichot, née en juillet 1955, institutrice retraitée et maire de Bais depuis 2008.

CAZENEUVE Bernard. Ministre aux Affaires européennes. Cadre bancaire, né le 2 juin 1963 à Senlis (Oise). Il est issu d’une famille de gauche, son père, instituteur à Senlis, étant l’un des principaux responsables de la fédération du PS de l’Oise. Diplômé de Sciences-Po Bordeaux en 1985, il a échoué au concours de l’Ena. Président de la fédération de Gironde des jeunes radicaux de gauche, membre du comité directeur dès 1982 et de son bureau national de 1985 à 1987, il rejoindra finalement le PS. Il cofondera et présidera le petit club d’influence discrètement mitterrandien, Avenir-Démocratie et sera l’un des animateurs du cercle fabiusien Micromégas de Thierry Coudert (que l’on retrouvera dans les eaux sarközystes de gauche). Chargé de mission à la caisse centrale des Banques populaires (fief maçonnique) de 1987 à…

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Photo en Une : Crédit Parti Socialiste (cc) via Flickr

[lu sur le Net ] L’Elysée visé par une importante cyber-attaque

[lu sur le Net ] L'Elysée visé par une importante cyber-attaque

12/07/2012 — 15h30
PARIS via Liberation.fr L’Elysée a été la cible d’une importante attaque informatique au cours des derniers mois, avant l’arrivée de François Hollande au palais présidentiel, a-t-on appris mercredi auprès de la présidence où l’on souligne que les services de sécurité concernés ont «géré» l’affaire.

«Il y a eu une grosse attaque, mais bien avant qu’on arrive (…) A priori cela remonte (…) en tous cas à plusieurs mois», a-t-on dit à l’Elysée. «Les services concernés ont géré» et «on n’a pas eu de soucis depuis», a-t-on souligné de même source.

(…)

Après l’attaque contre Bercy, des systèmes de contrôle avaient été mis en place pour protéger le système informatique du ministère. Un organisme spécialisé, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), a par ailleurs été créé en 2009 pour renforcer la cyber-défense.

Crédit photo : jeanmarcmorandini.com

Après 50 ans d’indépendance de l’Algérie, à quand l’indépendance de la France ?

Après 50 ans d'indépendance de l'Algérie, à quand l'indépendance de la France ?

05/07/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Le 5 juillet 1962, l’Algérie célébrait son indépendance accordée par la France. Depuis les accords d’Evian, en mars 1962, la France avait décidé de livrer l’Algérie au FLN, alors que celui‑ci était vaincu militairement sur le terrain.

L’indépendance de l’Algérie débuta dans le sang !

Dès avril 1962, le FLN organisa une politique de terreur, visant à faire fuir les Européens d’Algérie. Des centaines de personnes sont enlevées, exécutées et torturées. Aujourd’hui encore, 1700 Européens sont toujours portés disparus.

Cette politique culmine le 5 juillet, à Oran. Une manifestation se transforme en chasse à l’Européen. Durant plusieurs heures, 700 Européens furent enlevés et massacrés atrocement, sous les yeux de l’Armée française, qui avait ordre de ne pas intervenir.

Enfin, près de 80.000 harkis, ces supplétifs de l’armée française, seront assassinés par le FLN, après avoir été désarmés et abandonnés par la France…

C’est dans ces conditions que près d’un million d’Européens épouvantés fuiront vers la métropole.

A quand l’indépendance de la France vis‑à‑vis de l’Algérie ?

Actuellement en Algérie des dizaines d’années de socialisme et de corruption ont entraîné la destruction d’une l’agriculture prospère. Autrefois exportatrice, l’Algérie importe 80 % de sa consommation. Le seul secteur florissant est celui des hydrocarbures, grâce au Sahara donné par la France, qui fournit à l’Etat l’essentiel de ses ressources. Elle permet ainsi au régime autoritaire de se maintenir.

Mais la pire conséquence de cette indépendance ratée est surtout l’immigration de masse. Elle est à l’origine de la présence de près de cinq millions d’Algériens en France, dont l’incompatibilité socio‑culturelle est historiquement à l’origine du problème des banlieues. A quand l’indépendance de la France vis‑à‑vis de l’Algérie ?

Photo : manifestation d’Algériens à Paris en 2008. Crédit : looking4poetry, via Flickr, licence CC.

“Prussiens et Français : différents et pourtant si proches…” par Dominique Venner

“Prussiens et Français : différents et pourtant si proches…” par Dominique Venner

[box class=”info”]Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°61 – juillet-août 2012[/box]

Français et Prussiens, un couple moins improbable qu’on ne le croit… Pour preuve en 1784, l’Académie de Berlin institua un prix pour récompenser la meilleure réponse à une curieuse question : « À quoi faut-il attribuer l’universalité de la langue française ? » Antoine de Rivarol obtint le prix. Le travail pour lequel il avait concouru lui valut également une flatteuse épître de Frédéric le Grand. Ce dernier parlait et écrivait le français beaucoup mieux que l’allemand, langue qu’il réservait, disait-il, à ses chevaux. Retenons  que, cinq ans avant la Révolution française, la Prusse, en la personne de son monarque et de ses meilleurs esprits, voyait dans la France comme une sœur aînée. Cette sympathie admirative fut écornée par les conquêtes napoléoniennes, sans cesser vraiment, au moins dans la partie éclairée des deux nations. Pendant une grande partie du XIXème siècle, l’Université française regarda avec admiration sa sœur prussienne. On sait ce que fut l’influence prolongée de Kant, Hegel, Schopenhauer, et plus tard Nietzsche ou Heidegger. Il fallut la catastrophe de 1870-1871 pour que l’ancienne amitié fût brisée. Renan l’a dit mieux que personne : « La guerre entre la France et l’Allemagne est le plus grand malheur qui puisse arriver à la civilisation. L’harmonie intellectuelle, morale et politique de l’humanité est rompue. » En ce temps-là, comme à l’époque antique, on confondait volontiers l’humanité et l’Europe. À cette réserve près, c’était bien vu.

Il faut rendre grâce au général de Gaulle, longtemps hanté par l’idée de la Revanche propre à sa génération, d’avoir compris sur le tard que « l’essentiel, c’est que les deux peuples [les Français et les Allemands], dans leurs profondeurs, exorcisent les démons du passé ; qu’ils comprennent maintenant qu’ils doivent s’unir pour toujours. […] Les Français et les Allemands doivent devenir des frères » (1).

Certes, le général de Gaulle ne parlait pas des Prussiens, mais des Allemands. Cependant, aux yeux des Français, les Prussiens, ont souvent fait figure d’une sorte de condensé d’Allemands, ce qui était flatteur avant 1870.

Au XVIIIème siècle, la Prusse du Grand Frédéric apparaissait déjà comme l’État le plus moderne d’Europe. Plus tard, on a pu dire que cet État était sorti de l’Ancien Régime sans passer par la Révolution. Il représentait un modèle longuement commenté par Renan dans sa « Réforme intellectuelle et morale de la France » écrite au lendemain de 1870 pour conjurer les tares et défauts ayant conduit à notre défaite. Au risque d’anachronisme, on serait presque tenté de dire que l’essai de Renan anticipait sur les travers et carences ayant également produit la défaite de 1940 (2).

La Prusse s’était construite sur un peuple d’élite issu de toutes les régions allemandes et aussi de la France huguenote. Mais au-delà, elle avait été forgée par un style et des principes s’apparentant au stoïcisme. Au temps du Grand Frédéric, elle apparaissait comme un État où les grandes contradictions de monde moderne avaient pu se résoudre. La liberté de l’esprit ne s’y opposait pas à la discipline, la volonté historique n’avait pas été rongée par l’esprit de tolérance, la conscience nationale s’accordait avec le patriotisme monarchique. On ne peut ignorer non plus qu’avant 1932 la Prusse fut un môle de résistance au mouvement hitlérien. C’est elle encore qui a fourni le plus gros contingent de la conjuration du 20 juillet 1944. Non par préjugés aristocratiques, comme on l’a souvent dit, mais au nom d’une autre idée de l’Allemagne, peut-être utopique, accordée au « socialisme prussien » théorisé par Spengler, autoritaire, non libéral et fermé au grégarisme de masse. Et cette idée exigeante avait sans doute moins le pouvoir de nourrir un projet politique qu’une éthique personnelle. Mais, comme on le sait, c’est l’éducation intérieure des consciences qui peut conduire à une réforme de la société plutôt que l’inverse.

Crédit photo : Luciani/Wikipédia sous licence GNU.

Notes :
1)Propos tenus le 27 juin 1962. Ils ont été rapportés par Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Editions de Fallois/Fayard, 1994.
2) Dans son n° 10 (janvier/février 2004), p. 50, La Nouvelle Revue d’Histoire a rappelé ce que furent le contenu et la portée de l’essai de Renan.

Des ministres français sous influence américaine ?

Des ministres français sous influence américaine ?

Plus atlantiste que Sarkozy, c’est possible? La réponse est assurément oui, quand l’on constate que le nouveau gouvernement socialiste abrite plusieurs poulains de la French American Foundation (FAF), un groupe d’influence franco-américain dont l’objectif est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Tout un programme !

LA FAF est connue pour sa formation spéciale, les « Young Leaders », annuellement réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés. Or, sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis… François Hollande lui-même en 1996, cinq viennent d’entrer dans son gouvernement ou son entourage direct: le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, recruté en 1996, le ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine et le conseiller politique de l’Elysée, Aquilino Morelle (1998), le ministre du Redres sement productif, Arnaud Monte bourg (2000) et le ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud- Belkacem (2006). Ne restent sur la touche, pour le moment, que le député de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand, président du think-tank Terra Nova qui a favorisé l’élection de François Hollande aux primaires socialistes. [Cet article a été publié le 17 juin, depuis Olivier Ferrand est mort brusquement samedi 1er juillet à 42 ans, voir Novopress]

Toutes ces recrues ont été minutieusement choisies et « formées » par la FAF, réseau élitiste inconnu du grand public mais généreusement sponsorisé, entre autres, par la banque Lazard.

A cheval sur Paris et New-York, la fondation a été créée en 1976 par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. Young Leaders, son programme phare, vise à développer « des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux, pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays ».

Au départ, chaque candidat doit postuler et se faire parrainer pour être admis à suivre le programme Young Leaders. Un comité, majoritairement composé d’anciens, opère ensuite une stricte sélection: seuls 13 hommes ou femmes politiques français ont été admis depuis 1995, soit moins d’un politique par an en moyenne !

Etrangement, si le site américain de la FAF se flatte de voir ses poulains arriver en force à la tête de notre pays, le site français n’en pipe pas mot… Sans doute le maintien d’une tradition bien française du respect de la vie privée. D’ailleurs, depuis son élection, les médias français sont restés étonnamment discrets sur le séjour d’étudiant de François Hollande aux Etats-Unis, se contentant de relater ses souvenirs de hamburger et de sauce barbecue… Dommage, car certains de nos plus éminents patrons de presse sont eux-mêmes des anciens du programme Young leaders, voire des copains de promo du président ou de ses ministres – tels Laurent Joffrin (« Le Nouvel Observateur »), Denis Olivennes (Europe 1, « Paris Match » et « Journal du Dimanche »), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus ou Erik Izraelewicz (« Le Monde »)… Ceux qui s’inquiétaient d’un virage anti-atlantiste de François Hollande peuvent se rassurer. Les intérêts des Etats-Unis ont rarement été aussi bien gardés.

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 27 juin 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Des ministres français sous influence américaine ?

L’Algérie se préoccupe de la vie religieuse française…

L'Algérie se préoccupe de la vie religieuse française

27/06/2012 — 13h00
ALGER (NOVOPress via le Bulletin de réinformation) — Plus exactement de la vie religieuse des Algériens en France. Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah, a annoncé l’envoi au 1er juillet de 50 imams en France. Il s’agit d’encadrer la vie religieuse et l’exercice du culte de la communauté musulmane dans les mosquées françaises gérées par la fédération de la Grande mosquée de Paris. 70 autres imams vont suivre prochainement.

Algérie Presse Service rapporte que le ministre les a enjoints à respecter le pays d’accueil et à ne pas s’immiscer dans les affaires politiques, surtout dans le conflit idéologique entre les partis. Il a souligné l’intérêt qu’accorde l’Etat algérien au sens nationaliste, civique, éthique et religieux dont doit faire preuve l’imam pour qu’il soit le meilleur ambassadeur de son pays. Cet envoi d’imams s’inscrit dans la lutte d’influence auxquelles se livrent l’Algérie et le Maroc pour contrôler l’islam en France en investissant le Conseil français du culte musulman, dont le président actuel est membre d’un Rassemblement proche du Maroc.

[Tribune libre] Lettre sur l’identité à mes amis souverainistes, par Dominique Venner

[Tribune libre] Lettre sur l’identité à mes amis souverainistes, par Dominique Venner

Quand on appartient à une nation associée à Saint Louis, Philippe le Bel, Richelieu, Louis XIV ou Napoléon, un pays qui, à la fin du XVIIe siècle, était appelé « la grande nation » (la plus peuplée et la plus redoutable), il est cruel d’encaisser les reculs historiques répétés depuis les lendemains de Waterloo, 1870, 1940 et encore 1962, fin ignominieuse de la souveraineté française en Algérie. Une certaine fierté souffre nécessairement.

Dès les années 1930, beaucoup d’esprits français parmi les plus audacieux avaient imaginé trouver dans une Europe à venir en entente avec l’Allemagne, un substitut à cet affaiblissement constant de la France. Après la catastrophe que fut la Seconde Guerre mondiale (qui amplifiait celle de 14-18), naquit un projet légitime en soi. Il fallait interdire à tout jamais une nouvelle saignée mortelle entre Français et Allemands. L’idée était de lier ensemble les deux grands peuples frères de l’ancien Empire carolingien. D’abord par une association économique (la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier), puis par une association politique. Le général de Gaulle voulut concrétiser ce projet par le Traité de l’Elysée (22 janvier 1963), que les Etats-Unis, dans leur hostilité, firent capoter en exerçant des pressions sur la République fédérale allemande.

Ensuite, on est entré dans les dérives technocratiques et mondialistes qui ont conduit à l’usine à gaz appelée “Union européenne”. En pratique, celle-ci est la négation absolue de son appellation. La pseudo “Union européenne” est devenue le pire obstacle à une véritable entente politique européenne respectueuse des particularités des peuples de l’ancien Empire carolingien. L’Europe, il faut le rappeler, c’est d’abord une unité de civilisation multimillénaire depuis Homère, mais c’est aussi un espace potentiel de puissance  et une espérance pour un avenir qui reste à édifier.

Pourquoi une espérance de puissance ? Parce qu’aucune des nations européennes d’aujourd’hui, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, malgré des apparences bravaches, ne sont plus des États souverains.

Il y a trois attributs principaux de la souveraineté :

1er attribut : la capacité de faire la guerre et de conclure la paix. Les USA, la Russie, Israël ou la Chine le peuvent. Pas la France. C’est fini pour elle depuis la fin de la guerre d’Algérie (1962), en dépit des efforts du général de Gaulle et de la force de frappe qui ne sera jamais utilisée par la France de son propre chef (sauf si les Etats-Unis ont disparu, ce qui est peu prévisible). Autre façon de poser la question : pour qui donc meurent les soldats français tués en Afghanistan ? Certainement pas pour la France qui n’a rien à faire là-bas, mais pour les Etats-Unis. Nous sommes les supplétifs des USA. Comme l’Allemagne et l’Italie, la France n’est qu’un État vassal de la grande puissance suzeraine atlantique. Il vaut mieux le savoir pour retrouver notre fierté autrement.

2ème attribut de la souveraineté : la maîtrise du territoire et de la population. Pouvoir distinguer entre les vrais nationaux et les autres… On connaît la réalité : c’est l’État français qui, par sa politique, ses lois, ses tribunaux, a organisé le « grand remplacement » des populations, nous imposant la préférence immigrée et islamique avec 8 millions d’Arabo-musulmans (en attendant les autres) porteurs d’une autre histoire, d’une autre civilisation et d’un autre avenir (la charia).

3ème attribut le la souveraineté : la monnaie. On sait ce qu’il en est.

Conclusion déchirante : la France, comme État, n’est plus souveraine et n’a plus de destin propre. C’est la conséquence des catastrophes du siècle de 1914 (le XXe siècle) et du grand recul de toute l’Europe et des Européens.

Mais il y a un « mais » : si la France n’existe plus comme État souverain, le peuple français et la nation existent encore, malgré tous les efforts destinés à les dissoudre en individus déracinés ! C’est le grand paradoxe déstabilisateur pour un esprit français. On nous a toujours appris à confondre l’identité et la souveraineté en enseignant que la nation est une création de l’État, ce qui, pour les Français, est historiquement faux.

C’est pour moi un très ancien sujet de réflexion que j’avais résumé naguère dans une tribune libre publiée dans Le Figaro du 1er février 1999 sous le titre : « La souveraineté n’est pas l’identité ». Je le mettrai en ligne un jour prochain à titre documentaire.

Non, la souveraineté de l’État ne se confond pas avec l’identité nationale. En France, de par sa tradition universaliste et centraliste, l’Etat fut depuis plusieurs siècles l’ennemi de la nation charnelle et de ses communautés constitutives. L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français et de leur transformation en Hexagonaux interchangeables. Il a toujours été l’acteur des ruptures dans la tradition nationale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répugnante émeute et non un souvenir grandiose d’unité. Voyez le ridicule emblème de la République française : une Marianne de plâtre coiffée d’un bonnet révolutionnaire. Voyez les affreux logos qui ont été imposés pour remplacer les armoiries des régions traditionnelles. Souvenez-vous qu’en 1962, l’État a utilisé toute sa force contre les Français d’Algérie abandonnés à leur malheur. De même, aujourd’hui, il n’est pas difficile de voir que l’État pratique la préférence immigrée (constructions de mosquées, légalisation de la viande hallal) au détriment des indigènes.

Il n’y a rien de nouveau dans cette hargne de l’État contre la nation vivante. La République jacobine n’a fait que suivre l’exemple des Bourbons, ce que Tocqueville a bien montré dans L’Ancien Régime et la Révolution avant Taine et d’autres historiens. Nos manuels scolaires nous ont inculqué une admiration béate pour la façon dont les Bourbons ont écrasé la « féodalité », c’est-à-dire la noblesse et les communautés qu’elle représentait. Politique vraiment géniale ! En étranglant la noblesse et les communautés enracinées, cette dynastie détruisait le fondement de l’ancienne monarchie. Ainsi, à la fin du XVIIIe siècle, la Révolution individualiste (droits de l’homme) triomphait en France alors qu’elle échouait partout ailleurs en Europe grâce à une féodalité et à des communautés restées vigoureuses. Relisez ce qu’en dit Renan dans sa Réforme intellectuelle et morale de la France (disponible en poche et sur Kindle). La réalité, c’est qu’en France l’État n’est pas le défenseur de la nation. C’est une machine de pouvoir qui a sa logique propre, passant volontiers au service des ennemis de la nation et devenant l’un des principaux agents de déconstruction identitaire.

Euro 2012 : Les Bleus victimes de « mauvaises têtes »

Euro 2012 : Les Bleus victimes de « mauvaises têtes »

24/06/2012 – 12h00
DONETSK (NOVOpress) – Le fiasco de l’équipe de France de football à l’Euro (une seule victoire en quatre matchs) semble s’expliquer par de nouvelles divisions qui ont miné les Bleus. Des problèmes comportementaux qui tranchent par rapport à l’Espagne, une équipe soudée. C’est l’analyse livrée aujourd’hui par L’Equipe. Sébastien Tarrago note dans le quotidien sportif que les « fantômes sud-africains étaient là, juste derrière le rideau, et les coups d’éclats de certains joueurs français se sont concentrés dans des attitudes inadaptées et parfois déshonorantes ».

Le mythe Black-Blanc-Beur, transposition du « vivre ensemble » dans le football, a éclaté en mille morceaux il y a deux ans, en Afrique du Sud lors de la Coupe du monde 2010. Pourtant, le mal est toujours là. « Avec Blanc, certaines mauvaises têtes sont parties mais d’autres sont revenues et on ne peut pas dire qu’elles aient vraiment exprimé leur formidable force de caractère », souligne le journaliste.

Hatem Ben Arfa (photo ci-dessus), Yann M’Vila, Karim Benzema, se reconnaîtront. Mais surtout Samir Nasri, auteur d’un nouveau dérapage hier soir. L’ex-joueur de l’Olympique de Marseille a traité « entre autres » de « fils de pute » un journaliste de l’Agence France Presse (AFP). L’idée en 2011 d’instaurer des quotas ethniques dans le football tricolore n’était pas forcément une mauvaise solution pour ne plus subir la loi de « certaines mauvaises têtes » chez les Bleus…

Crédit photo : Bonnaf/Flickr sous licence CC

[Lu sur le net] La préfecture de Paris perd 75 000 circulaires du Parti Pirate

[Lu sur le net] La préfecture de Paris perd 75 000 circulaires du Parti Pirate

06/06/2012 – 18h55
Via NUMERAMA 75 000 électeurs de la deuxième circonscription de Paris ont reçu dans leur boîte aux lettres une enveloppe dans laquelle figuraient les circulaires des candidats, sauf celle du Parti Pirate. La préfecture, en dépit de preuves contraires, assure ne jamais les avoir reçues.

C’eLa candidate Véronique Bover Sayous, qui se présente dans la 2ème circonscription de Paris (celle de François Fillon), a en effet appris que les services de la préfecture avaient égaré 75 000 circulaires qui devaient être distribuées par courrier aux électeurs, parmi toutes les autres circulaires des candidats à l'élection législative.st un incident majeur pour le Parti Pirate, qui pourrait avoir d’importantes répercussions nationales si l’accès au financement public se joue à quelques circonscriptions près. La candidate Véronique Bover Sayous, qui se présente dans la 2ème circonscription de Paris (celle de François Fillon), a en effet appris que les services de la préfecture avaient égaré 75 000 circulaires qui devaient être distribuées par courrier aux électeurs, parmi toutes les autres circulaires des candidats à l’élection législative. C’est par ce document que nombre d’électeurs sont informés de l’existence et du programme des différents candidats.

Samedi 2 juin, par un coup de téléphone d’un habitant de la circonscription, nous apprenons que notre circulaire ne fait pas partie du courrier envoyé aux électeurs“, raconte l’équipe de campagne de Mme Bover Sayous, une metteur en scène de 44 ans. “Après moult coups de fil, il nous est confirmé que nos circulaires n’ont pas été diffusées pour une raison bien simple : les services de la préfecture prétendent ne jamais les avoir reçues“.

Pour sa part, le Parti Pirate assure “après enquête” que les circulaires sont bien parties à temps de chez l’imprimeur, qu’elles ont été acheminées par le transporteur, et ont bien été livrées au prestataire de la préfecture. “Le prestataire de la préfecture ignore quant à lui l’endroit où peuvent bien se trouver ces 75 000 circulaires, soit 60 colis pour 420kg“, se lamente la formation politique. Au total, comme l’atteste un récépissé signé par le prestataire, 160 colis avaient été livrés ; mais seuls 50 ont été retrouvés, soient 65 000 circulaires sur l’ensemble des 205 000 qui avaient été livrés.

Le fait est d’autant plus étrange que “précédemment, les services de la préfecture avaient aussi égaré 40 000 de nos 50 000 bulletins de vote, avant de les retrouver, ainsi que les 65 000 circulaires d’un autre candidat pirate“.

75 000 électeurs de la deuxième circonscription de Paris ont reçu dans leur boîte aux lettres une enveloppe dans laquelle figuraient les circulaires des candidats, sauf celle du Parti Pirate. La préfecture, en dépit de preuves contraires, assure ne jamais les avoir reçues.Ce genre d’incidents n’est pas rare dans les campagnes électorales, mais il peut avoir des conséquences fâcheuses pour les petits partis pour lesquels chaque voix compte. En effet, le Parti Pirate a pour objectif d’obtenir 1 % des voix dans au moins 50 des 101 circonscriptions où il se présente, pour accéder au financement public. Le cas échéant, chaque voix sera ensuite convertie en euros, avec environ 1,60 euro par suffrage exprimé en sa faveur.

Or avec 18 candidats dans la circonscription où s’affrontent Axel Khan (PS) et François Fillon (UMP), la dilution promet d’être très importante et l’accès au 1 % de voix pourrait se jouer sur quelques voix seulement.

Face au refus de la préfecture d’entendre le problème et d’y apporter une réponse, Véronique Bover Soyous a décidé de suspendre sa campagne. Elle tiendra ce mercredi soir une conférence de presse. D’ores et déjà, le Parti Pirate a prévenu de son intention de défendre ses droits, au besoin en justice.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article original de Numérama publié le 06/06/2012. Licence cc[/box]

Le vote des Français de l’étranger est-il valide ?

Le vote des Français de l'étranger est-il valide ?


06/06/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Le processus de vote des Français de l’étranger a été profondément modifié par le précédent gouvernement en vue des élections législatives de juin 2012. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’ensemble du processus est plus que douteux et pourrait bien remettre en cause la validité du vote d’environ un million d’expatriés.

Marie-Anne Montchamp. Crédit : UMP Photos
Marie-Anne Montchamp, ancienne Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, parachutée candidate dans la 4ème circonscription des Français de l'étranger (Benelux).

Passons rapidement sur la bizarrerie de créer 11 circonscriptions des Français de l’étranger. Le but évident était de pouvoir recaser un maximum de has-been du camp perdant (Thierry Mariani, Marie-Anne Montchamp, Frédéric Lefebvre).

La taille des circonscriptions est aussi parfois très étrange : sous prétexte de respecter à la lettre le ratio de un député pour 100 000 électeurs inscrits, la 11ème circonscription par exemple regroupe l’Australie, la Russie, la Chine et le Japon, soit quasiment la moitié du globe. Les dates du vote aussi sont plus qu’étranges : le premier tour vient de se terminer, il avait lieu du 23 au 29 mai (pour le vote électronique, le vote “physique” ayant eu lieu le 3 juin). Le second tour commencera le 6 juin pour se terminer le 12. Les Français de l’étranger commenceront donc à voter pour le second tour alors qu’en métropole personne n’aura encore commencé à voter pour le premier tour.

Mais le meilleur reste à venir : le mode de scrutin choisi est sous le feu des critiques, le vote s’effectuant majoritairement par internet. Ce n’est certes pas obligatoire, les électeurs peuvent toujours choisir de venir déposer un bulletin dans une urne physique au consulat, mais les consignes du Ministère des Affaires Étrangères aux consulats et ambassades ont été très claires : il faut inciter un maximum d’électeurs à voter par internet, on évaluait à environ 700 000 le nombre de votants numériques potentiels.

Reste que le procédé laisse beaucoup de questions en suspens concernant la confidentialité et la véracité du vote. La CNIL s’en était d’ailleurs inquiétée dès 2010.

Comment le vote est-il censé se dérouler ?

L’électeur reçoit par courrier et SMS ses identifiants, puis il reçoit par mail ses authentifiants (mot de passe). Ensuite il se connecte sur le site dédié (www.votezaletranger.gouv.fr) et vote. L’électeur reçoit un reçu lui indiquant que son vote est bien enregistré. Théoriquement seul l’État possède les clés cryptographiques permettant le dépouillement.

Or, des informaticiens ont analysé le système. Celui-ci présente de nombreuses failles. La plus évidente est que les ordinateurs des particuliers peuvent facilement être piratés (plus de secret du vote, voire une modification du vote). Autre problème, le réseau : les données de vote peuvent aussi être interceptées à ce stade. La CNIL avait à ce propos recommandé d’interdire le vote par internet dans les pays où les protocoles sécurisés type https n’étaient pas utilisables. Il n’en a pas été tenu compte. Les électeurs dans ce cas de figure ont eu la joie de découvrir ce message on ne peut plus rassurant : « En application de l’article R. 176-3-6 du code électoral, les électeurs sont informés des indicateurs d’une connexion authentifiée et sécurisée et du fait qu’à défaut d’utiliser le protocole sécurisé “HTTPS” le secret et l’intégrité de leur vote ne pourront être garantis. » (art 8) . Et n’oublions pas que le serveur centralisé de dépouillement (l’urne virtuelle) peut également être piraté.

Tout est sous contrôle… Mais de qui ?

Le Ministère des Affaires étrangères se veut rassurant. Pas moins de cinq entreprises privées sont toutefois impliquées dans le processus électoral. Ce qui déjà pose un problème en soi : privatiser en partie le processus électoral, est ce bien démocratique ?

Scytl, « numéro un du logiciel électoral »
Scytl, « Leader mondial en solutions de vote électronique et modernisation électorale »

Le logiciel de vote utilisé par l’électeur est fourni par une entreprise espagnole (sic) Scytl, « numéro un du logiciel électoral ». Les données sont hébergées dans leur data-center en Espagne et personne ne peut avoir accès au code source du logiciel qui relève du secret industriel. Il est donc impossible de contrôler quoi que ce soit, sachant que c’est ce logiciel qui contrôle le vote, le chiffrage, la vérification et le décompte. Autre entreprise, en charge cette fois d’héberger le dispositif, tos Origin . Elle est dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie, ex-PDG de France Telecom. Dans son conseil d’administration, on retrouve Nicolas Bazire, administrateur de LVMH, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur et actuellement mis en cause dans l’affaire Karachi. Si Atos Origin a eu ce contrat, c’est probablement un heureux hasard dû à ses exceptionnelles compétences… Nous retrouvons ensuite la société Gedicom en charge de l’envoi des SMS et des mails contenant authentifiants et identifiants. La plus grande opacité est à noter concernant les membres de son conseil d’administration. Gédicom est néanmoins associée à une entreprise de lobbyisme spécialisée dans les PPP (partenariat public-privé) et dirigée par un proche de François Baroin. Et pour finir Alti, en charge de l’expertise « indépendante » du processus : fondée par Bernard Liautaud, dirigeant de CapGemini qu’il a quittée pour la société de capital-risque Balderton qui est l’un des principaux fonds d’investissement de… Scytl, la société espagnole qui fournit le logiciel de vote. Il va être très compliqué de rester « indépendant » dans l’expertise, on peut le parier.

Le logiciel fourni par Scytl avait déjà été mis en défaut en 2008 lors des élections prud’hommales pour lesquelles il avait été utilisé. De nombreuses irrégularités du scrutin avaient été constatées. Rien n’a été modifié depuis. Des failles ont également été décelées avant l’ouverture du scrutin des législatives. « Pour les moins techniques d’entre vous cela signifie qu’au moins les tickets de support, si ce n’est l’ensemble du système de vote par ce site sont accessibles en lecture ou en écriture (en fonction du niveau de sévérité de la faille) à n’importe quelle personne ayant des compétences dans le domaine… », ce qui signifie en clair qu’il n’y a pas besoin d’être un hacker de haut vol pour pénétrer le système, un informaticien un peu compétent peut y arriver aisément. (plusieurs manières de procéder se trouvent là et ).

En toute logique, le Parti Pirate qui présente une centaine de candidats cette année, s’est inquiété de toutes ces failles et irrégularités et a demandé à contrôler l’urne virtuelle, comme la loi le permet (au même titre que dans les bureaux physiques). Cela lui a été refusé au nom de la protection du secret industriel de Scytl. Voici un extrait du communiqué du Parti Pirate : « Lors de la clôture officielle de l’urne électronique, les délégués du Parti Pirate ont constaté des défauts de sécurité importants. Ainsi la génération des clefs électroniques permettant l’ouverture de l’urne à l’issue du scrutin a eu lieu avec des outils informatiques dont l’intégrité n’était pas garantie. Par ailleurs, les clefs, censées être uniques et soumises à la garde des titulaires du bureau de vote, pourraient être dupliquées par toute personne ayant accès aux ordinateurs ayant permis leur génération, ces matériels n’ayant pas été correctement nettoyés devant les membres du Bureau de Vote.
Face à cette situation, les délégués du Parti Pirate ont demandé l’accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé. (…) Nous avons assisté à un cérémonial mis en scène pour donner une impression de sécurité et rassurer les officiels, alors qu’il y a une opacité totale des points clefs. » Un site a été mis en ligne pour recueillir les témoignages des électeurs concernant les dysfonctionnements qu’ils ont rencontrés, pour peut être , qui sait faire invalider ces votes.

Un million de suffrages douteux, ce n’est pas rien : c’est à peu de choses près le nombre de suffrages qui séparaient François Hollande de Nicolas Sarkozy lors du second tour de l’élection présidentielle. Fort heureusement les électeurs se sont méfiés et pour le moment on ne comptabilise que 127 000 votants “numériques”.

Spoutnik, pour Novopress

Photo en Une : where-si-gall via Flickr (cc)
Dernière modification le 6 juin 2012 à 14h00

Françafrique : les apparences de la rupture

Françafrique : les apparences de la rupture

Il parait que le terme de « coopération » était trop marqué «Françafrique».
Alors on a rebaptisé la boutique « développement ». Voilà donc Pascal Canfin, 37 ans, député européen (EELV), nommé ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, « chargé du Développement ». A coup sûr, le personnage peut être qualifié d’intéressant. En effet, cet ancien journaliste du mensuel Alternatives économiques s’est fait connaitre par ses travaux sur la spéculation financière, les banques et l’économie verte.

Donc Libération (18/05/12) s’est cru encouragé à titrer : « Coopération : Canfin marque la rupture » ; ce qui est aller un peu vite en besogne. Tout simplement parce que, pendant la campagne, le futur ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est fendu d’un voyage au Gabon afin d’y rencontrer Ali Bongo. Nul doute que Monsieur Fabius a tenu à rassurer le clan Bongo quant aux intentions du (futur) président Hollande. En clair, on continuera « comme avant » ; seuls quelques aménagements à la marge seront montés en épingle afin de faire croire à la gauche sociétale et aux médias institutionnels que les choses ont changé. C’est ce que devait faire François Mitterrand.

La veille (17 mai), le Figaro nous apprenait que le poste de conseiller Afrique auprès du président de la République devait revenir à une diplomate bretonne, Hélène Le Gal. Si « Madame Afrique » pouvait se transformer, de temps en temps en « Madame Bretagne » afin de défendre les intérêts bretons, tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le conseiller du Prince peut beaucoup, s’il le veut, grâce à sa proximité avec « Dieu ».

Il est facile d’entrevoir la répartition des tâches. Pour un projet de construction d’un hôpital à Bamako, le dossier atterrira chez Pascal Canfin. Mais pour les affaires « sérieuses » – les entreprises de Bolloré à Abidjan ou de Total au Gabon, par exemple -, on devine aisément que l’affaire sera managée au 2, rue de l’Elysée. Chez Hélène Le Gal. Nihil novi sub sole.

Paul Le Guern

Crédit photo : Joëlle Dollé.

Article publié initialement sur Novopress Breizh.

Le plaidoyer pour la puissance de la France de Pascal Gauchon

Le plaidoyer pour la puissance de la France de Pascal Gauchon

17/05/2012 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
La France n’est pas condamnée à demeurer le musée du monde visité chaque année par des millions de touristes. C’est en substance le message délivré par Pascal Gauchon dans son nouvel ouvrage : Géopolitique de la France, plaidoyer pour la puissance, publié aux Presse Universitaires de France (PUF).Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui ne communient pas au renoncement, au déclin de la France. De tous les pays européens, la France est la nation qui bénéficie du plus beau potentiel.

 Elle sait développer des « activités enracinées » grâce à la « force des territoires », écrit Pascal Gauchon. L’Hexagone peut être fier de se situer aux toutes premières places dans de nombreux domaines : réseau de transport, tourisme, filière nucléaire, logement… Le professeur d’économie rappelle que la France demeure une grande puissance agricole (troisième exportateur de produits agroalimentaires). C’est aussi le cinquième producteur industriel de la planète et le quatrième exportateur de services commerciaux.

« La France possède des atouts exceptionnels ; qu’elle ne doit pas avoir honte de la personnalité qu’elle s’est forgée dans le temps long et qui constitue sa force ; qu’elle a le droit de défendre ses intérêts avec réalisme ; que pour ce faire elle doit lever les contraintes qui l’entravent », lance Pascal Gauchon.

L’ouvrage comprend également plusieurs pages admirables sur les fondements de l’identité française. Dont ce passage qui énervera les amis de Bernard-Henri Lévy et de SOS Racisme : « L’attachement à la France n’a jamais été seulement intellectuel, le patriotisme républicain est indissociable du nationalisme de la terre et des morts chanté par Barrès. Ainsi, la France n’est pas pure idée, elle a une chair et un sang. Contrairement à ce qui a parfois été dit, le fond de la population a peu changé depuis la Gaule et même, selon Fernand Braudel, depuis le néolithique, du moins jusqu’au XXème siècle ». Le siècle du grand tournant : celui de l’immigration massive extra-européenne. Un livre à découvrir d’urgence.

Nouveau bureau directeur du mouvement Identitaire : entretien avec Christophe Pacotte

Nouveau bureau directeur du mouvement Identitaire : entretien avec Christophe Pacotte

14/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
Le samedi 21 avril s’est réuni à Lyon le nouveau bureau directeur du mouvement identitaire. Ce bureau directeur reflète la variété des initiatives et des engagements militants de l’ensemble de la mouvance identitaire. Son objectif est d’assurer une parfaite symbiose entre les différentes structures et plus particulièrement entre les deux principales formations militantes (le Bloc et les jeunes identitaires). La liste des membres du bureau directeur est consultable à l’adresse suivante : www.bloc-identitaire.com/bloc-identitaire/bureau-directeur. Nous vous proposons une série de portraits pour faire connaissance avec les membres de la direction. Aujourd’hui, rencontre avec Christophe Pacotte.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Christophe Pacotte, j’ai 41 ans, j’habite Bordeaux depuis maintenant 6 ans après avoir passé 10 années dans le Morbihan. Je suis marié et père de 8 enfants. J’ai travaillé pendant plusieurs années comme cadre dans les travaux publics, milieu professionnel ou j’ai pu pleinement apprécier les joies de la mixité.

Un petit résumé de votre parcours politique ?

J’ai commencé à militer en 1986 au Front National, en région parisienne. J’ai ensuite été responsable de la structure jeune de ce mouvement en Languedoc-Roussillon au début des années 90 et continué à militer au sein du FN en Bretagne participant à plusieurs élections locales jusqu’en 1998 ou je me suis mis en retrait.
J’ai rejoint les identitaires en 2008, séduit par ce mouvement et par ses modes d’actions novateurs, ce comportement de francs-tireurs capable d’imposer ses thématiques au système. De plus, j’ai retrouvé chez les identitaires une vision politique sur des sujets fondamentaux comme l’Europe ou encore l’identité qui me correspondaient pleinement.

Dans quel domaine particulier apportez-vous votre expertise et vos connaissances au sein de la direction des identitaires ?

Après avoir créé la fédération Aquitaine des Identitaires, j’ai participé à la concrétisation du projet bordelais de maison de l’identité : l’Échoppe.
Je continue actuellement le travail de terrain sur l’Aquitaine en soutien et complicité avec Alain de Peretti, coordinateur régional. À la demande de Fabrice Robert, je m’occupe particulièrement du développement territorial en liaison avec le bureau directeur des Identitaires.