Les raisons de la crise franco-algérienne, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Une tribune de Bernard Lugan, publiée le 3 octobre dernier, et qui permet de mieux comprendre les dessous de la crise franco-algérienne.


L’Algérie vient de rappeler en consultation son ambassadeur à Paris, puis elle a décidé de fermer son espace aérien aux avions français ravitaillant Barkhane. La raison ? Simple calcul électoral ou véritable et louable prise conscience, le président Macron qui, jusque-là, parlait de la colonisation comme d’un « crime contre l’humanité », vient étonnamment de faire preuve de « virilité » en dénonçant le cœur du « Système » qui pompe la substance de l’Algérie depuis 1962. Deux points de la déclaration présidentielle ont littéralement ulcéré les dirigeants algériens :

1) Les prédateurs qui dirigent l’Algérie survivent à travers une rente mémorielle entretenue par une fausse histoire.

2) L’existence de l’Algérie comme nation est discutable puisqu’elle est directement passée de la colonisation turque à la colonisation française. Or les dirigeants d’Alger ne dénoncent jamais la première.

Le président Macron aurait-il donc lu mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit, un livre expédié à l’Elysée au moment de la publication du lamentable « rapport Stora », et dans lequel la fausse histoire algérienne est démontée en dix chapitres ? L’on pourrait en effet le penser puisque, l’Algérie vit effectivement au rythme d’une fausse histoire entretenue par une association sangsue, l’ « Organisation nationale des moudjahidines » (ONM), les « anciens combattants ». Or, comme l’a déclaré l’ancien ministre Abdeslam Ali Rachidi, « tout le monde sait que 90% des anciens combattants, les moudjahidine, sont des faux » (El Watan, 12 décembre 2015). J’ai ainsi démontré, toujours dans mon livre, que les moudjahidine furent en réalité cinq fois moins nombreux que les Algériens combattant dans les rangs de l’armée française.

En 2008, Nouredine Aït Hamouda, député du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), a lui-même pulvérisé cette fausse histoire et son mythe du 1,5 million morts causés par la guerre d’indépendance. Un chiffre que tous les Algériens sérieux considèrent comme totalement fantaisiste, mais qui permet au « Système » de justifier le nombre surréaliste des veuves et des orphelins, soit 2 millions de porteurs de la carte de moudjahidine et d’ayants-droit, dont les ¾ sont des faux…
Ces faux moudjahidine qui vivent de la rente mémorielle née de la fausse histoire, bénéficient du 3° budget de l’Etat, juste derrière ceux de l’Education et de la Défense. Car, « originalité » algérienne, et contrairement à la loi naturelle voulant que plus on avance dans le temps, moins il y a de gens qui ont connu Abd el-Kader…, en Algérie, tout au contraire, plus les années passent, et plus le nombre des « anciens combattants » augmente…Ainsi, fin 1962-début 1963, l’Algérie comptait 6000 moudjahidine identifiés, 70.000 en 1972 et 200.000 en 2017…

Comment regarder l’histoire en face quand, en Algérie, six décennies après l’indépendance, l’on obtient encore la carte d’ancien moudjahidine sur la simple déclaration de « faits d’armes » imaginaires ? La raison est que ses détenteurs ainsi que leurs ayants-droit touchent une rente de l’Etat, bénéficient de prérogatives, jouissent de prébendes et disposent de passe-droits. Cette carte permet également d’obtenir une licence de taxi ou de débit de boisson, des facilités d’importation, notamment de voitures hors taxes, des réductions du prix des billets d’avion, des facilités de crédit, des emplois réservés, des possibilités de départ à la retraite, des avancements plus rapides, des priorités au logement etc.
Dans ces conditions, toute remise en question de la fausse histoire entrainerait la ruine des prébendiers et la mort du « Système ». Voilà donc pourquoi les dirigeants algériens se sont directement sentis visés par les propos du président Macron.

La situation économique, sociale, politique et morale de l’Algérie est à ce point catastrophique que des milliers de jeunes sans espoir tentent l’aventure mortelle de la haraga, la traversée de la Méditerranée. Quant au « Système », totalitaire et impuissant tout à la fois, acculé par la rue dans une impasse, il est aux abois. Réduit aux expédients et aux basses manœuvres, afin de tenter de faire diversion, voilà pourquoi, totalement isolé diplomatiquement et coupé de sa propre population, il a ordonné une double offensive, à la fois contre le Maroc, d’où la rupture des relations diplomatiques avec Rabat (voir le numéro d’octobre de l’Afrique Réelle), et contre la France. Une fuite en avant suicidaire.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

La pagaille d’Alger – La tension monte entre l’Algérie et la France

alger france

Rien ne va plus dans les relations franco-algériennes ! Les tensions, sous-jacentes depuis de longs mois, éclatent aujourd’hui au grand jour. Un échec diplomatique cinglant pour Emmanuel Macron qui avait fait de la « réconciliation » avec l’autre rive de la Méditerranée l’une de ses priorités.

En effet, depuis le début de son quinquennat, le président français a voulu œuvrer à une fumeuse « réconciliation mémorielle avec l’Algérie » mais ses reptations lexicales et ses diverses repentances n’ont pas suffi à lui attirer les sympathies algériennes, bien au contraire. Et désormais le torchon brûle entre les deux capitales à la suite des propos présidentiels, tenus jeudi 30 septembre, dénonçant un « système politico-militaire » algérien « fatigué ».

Déjà échaudé par l’annonce de la diminution du nombre de visas accordés à ses ressortissants, le gouvernement algérien s’est évidemment scandalisé de ces « propos irresponsables » représentant une « ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures ». En signe de protestation, Alger a rappelé son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son espace aérien aux avions militaires français participant à l’opération Barkhane au Mali.

Selon certains observateurs, cette nouvelle crise pourrait entraîner à terme la reconfiguration du paysage stratégique régional, en rapprochant la France du Maroc. Elle marque en tout cas clairement l’échec de la volonté de « réconciliation mémorielle », illustrée notamment par la publication, en janvier, du rapport commandé à l’historien Benjamin Stora.
La haine de la France

La situation est donc très tendue entre les deux pays, rappelant la dernière crise grave, remontant à 2005, quand le Parlement français avait adopté une loi reconnaissant « le rôle positif de la colonisation ». Malgré son abrogation ultérieure, cette loi avait provoqué l’annulation d’un traité d’amitié voulu par le président Jacques Chirac et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait de savoir s’il n’est pas utopique d’espérer établir des relations apaisées avec un Etat qui fait de la haine de la France et de ses prétendus « crimes coloniaux » l’un des derniers éléments de cohésion nationale.

En effet, le régime algérien semble aujourd’hui à bout de souffle, pour ne pas dire aux abois, et lancé dans une course en avant autoritaire face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre (manifestations du Hirak, terrorisme, crise avec le Maroc, parodie d’élections portant à la présidence un homme qui a réuni 99 % des suffrages mais moins de 12 % d’électeurs…).

Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron apparaissent non pas comme un dérapage accidentel, mais au contraire comme des déclarations minutieusement soupesées afin de clairement marquer une prise de distance avec des autorités algériennes décrédibilisées et délégitimées mais prêtes à tout pour maintenir leur pouvoir, allant même jusqu’à envisager un suicidaire confit armé avec le voisin marocain.

Pour une fois, on ne pourra que se féliciter de ce choix du président français. A condition, bien sûr, qu’il ne soit pas qu’une éphémère rodomontade de campagne électorale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2021

Affaire des sous-marins – Une crise diplomatique majeure

sous-marins

Le feuilleton se poursuit sur le revirement australien sur l’achat de sous-marins français par l’Australie. Du côté français, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a rappelé vendredi ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie. « Une décision exceptionnelle (…) justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées (…) par l’Australie et les Etats-Unis ». Les ambassadeurs ont été reçus par Macron dimanche soir. Quant au porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, il a annoncé un échange entre Macron et Biden, l’entretien ayant été sollicité par le président américain. Macron réclame des explications sur ce qui « s’apparente à une rupture de confiance majeure » et aimerait savoir « comment ils entendent sortir de ce contrat » tout en demandant des « compensations ». Bref, à Paris, on ne décolère pas.

De son côté, le gouvernement de Canberra a sorti des justifications par la voix de plusieurs de ses ministres. Pour le Premier ministre australien, Scott Morrison, le gouvernement français connaissait les « profondes et graves réserves » de Canberra sur les sous-marins français, et ce bien avant la rupture du contrat. Affirmant n’avoir agi qu’au nom de l’intérêt national du pays, il indique avoir soulevé les problèmes relatifs à l’accord « il y a quelques mois ». Les « réserves » portent sur le « fait que les capacités du sous-marin de classe Attack ne répondaient pas à nos intérêts stratégiques ». Le Premier ministre invoque les conseils des services australiens de renseignement et de la défense « qui estimaient que cela irait à l’encontre des intérêts stratégiques de l’Australie ».

Même son de cloche chez les ministres australiens de la Défense et des Finances. Pour le premier, les sous-marins nucléaires français n’auraient pas fait l’affaire en raison de leur nécessaire rechargement. Or l’Australie étant dénucléarisée, seuls les sous-marins américains – pourtant nucléaires – convenaient. Quant au ministre des Finances, Simon Birmingham, il affirme que son gouvernement a été « franc, ouvert et honnête » sur les préoccupations relatives à un contrat qui aurait dépassé le budget initial et pris des années de retard. Des remarques dont il aurait fait part au ministre de la Défense, Florence Parly, qui dément fermement les propos : « nous n’avons jamais été mis au courant des intentions australiennes. Ses affirmations sont inexactes ».

Explication embarrassée de Canberra qui tente de justifier une rupture brutale sur un terrain technique ? Ou négligence des Français avertis en amont comme le laissent entendre les officiels australiens ? Mais cette nucléarisation fait aussi réagir Pyongyang. Pour un responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, la nouvelle alliance « Aukus » nouée entre Canberra, Londres et Washington relève « d’actes extrêmement indésirables et dangereux qui vont troubler l’équilibre stratégique dans la région Asie-Pacifique et vont déclencher une course à l’armement nucléaire ».

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 20 septembre 2021

Jean Messiha : “Quelle politique africaine pour le camp de la France ?” [vidéo]

21/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
2022 sera l’année des grands choix et des grandes réorientations pour la France. Il en est de même pour notre politique africaine.

Le camp national doit insuffler une vision nouvelle, une diplomatie nouvelle en particulier s’agissant de ce continent qu’il serait absurde de négliger mais pour lequel nous devons être réaliste.

Les liens que nous avons avec certaines ex-colonies ne correspondent plus à la géographie économique. Rationalisons et concentrons nos efforts là où cela contribue à nous renforcer.


Ni tofu, ni burger – Au bal des trois grandes puissances, la France doit-elle vraiment s’inviter ?

Etats-Unis Chine

Le sommet de l’OTAN s’est terminé lundi 14 juin 2021. A son issue, l’OTAN a publié un communiqué pour le moins provocateur à l’égard de la Chine. Cette volonté de gonfler le torse et les muscles devant les Chinois à l’approche du centenaire du parti communiste et alors que les tensions se multiplient en mer de Chine méridionale, marquées par des survols de chasseurs chinois et américains ou une forte présence de navires de guerre de différents pays, est un effet d’optique. En réalité, ce sont les seuls Etats-Unis qui veulent ainsi affirmer leur puissance. Biden l’avait rappelé peu de temps après son élection, expliquant que le temps de l’affirmation de la puissance américaine dans le monde était de retour. Le communiqué vise ainsi avant tout à réaffirmer cette puissance face à la Chine, tout en impliquant les alliés des Etats-Unis, et singulièrement une Union européenne amenée à faire profil bas et à accepter de suivre la politique atlantiste. Les observateurs qui donnaient un prix Nobel de la paix à Obama, avant de constater qu’il ne mit pas un terme à l’interventionnisme guerrier des Etats-Unis, ou annonçait que le monde ne pourrait pas échapper à une troisième guerre mondiale à cause de Trump sont sans aucun doute bien marris. Les démocrates n’ont pas l’intention de tergiverser concernant le rôle de leadership qu’ils entendent exercer sur le monde, ce que Biden rappelait aussi peu après son élection.

Sans cette toile de fond, il est difficile de comprendre le communiqué d’une OTAN qui était un peu sorti des radars. Bien sûr, l’Union européenne est membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord par le biais de divers pays, dont la France et l’Allemagne, mais dans le jeu géopolitique de la course à la puissance, celle qui est ancrée dans les enjeux d’aujourd’hui mais prépare ceux de demain, elle est surtout rattrapée par le réel : il n’y a que trois adversaires autour de la table, et ce sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine. C’est aussi pourquoi les Etats-Unis font les gros yeux à une Chine et une Russie en phase de rapprochement.

La teneur du communiqué ne mâche pas ses mots. L’OTAN considère que la Chine représente dorénavant « un défi systémique » pour la stabilité du monde. Un milliard cinq cents millions d’êtres humains apprécieront une expression que l’on imagine tout droit venue des dossiers de Joe Biden. Ce qui inquiète l’OTAN ? Que la Chine développe rapidement son arsenal nucléaire (plus que les autres ?) et qu’elle « coopère militairement avec la Russie, en participant aux exercices russes dans la zone euro-atlantique » (plus que la France avec les Etats-Unis, au même endroit ?). La réaction de Pékin ne s’est pas fait attendre. La Chine accuse l’OTAN, et surtout les Etats-Unis, de s’engager de nouveau dans une logique de blocs, sans doute bien dangereuse pour la sécurité du monde.

L’Union européenne et en particulier la France ont-elles intérêt à être assujetties à la Chine ou aux Etats-Unis ? Aucun des deux, mon capitaine ! La France n’a qu’un seul intérêt véritable, le sien propre, pour paraphraser Carl Schmitt.

Pierre Xu

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2021

[vidéo] Jean-François Chemain : “La France ne se résume pas à la République !”

Jean-François Chemain

17/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-François Chemain, agrégé d’histoire et enseignant dans plusieurs grandes écoles, signe un ouvrage remarquable “Non, la France ce n’est pas seulement la République“.

L’auteur évoque les origines de la République : son instauration dans une violence extrême avec le génocide des Vendéens, son antichristianisme avec le massacre de membres du clergé, ses liens idéologiques avec la franc-maçonnerie ou avec les dictatures communistes.

Des origines sulfureuses dont la conséquence est le déclin de notre pays, chaque jour plus visible. Pour Jean-François Chemain, “le discours républicain favorise la dissociation ente la population de la France et celle de la République“.


Pourquoi la France est un volcan, par Ivan Rioufol

La France est un volcan prêt à se réveiller. La colère n’est pas seulement chez les policiers et les militaires, qui ne prennent plus de gants pour l’exprimer. La colère est au cœur de ceux qui constatent les démissions quotidiennes de l’Etat bavard, confronté à la montée des violences et des insécurités. Certes, samedi, Emmanuel Macron a admis : « C’est une réalité de dire qu’il y a de la violence dans notre société et qu’elle enfle (…) Il nous faut continuer d’avancer pour que la réponse pénale soit au rendez-vous de la réalité de la société et de son évolution ». Mais que valent ces mots quand le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, choisit dès ce week-end de quitter son poste pour aller mener campagne contre Marine Le Pen dans les Haut-de-France, pour les régionales ? Il suffit, pour illustrer le décalage entre les « élites » et la vie des gens, d’observer ce ministre de la Justice, empli de suffisance et de mots gras.

Il semble n’avoir rien entendu du message des foules venues l’autre jour, place du Trocadéro à Paris et ailleurs en France, pour réclamer « justice » dans l’assassinat Sarah Halimi. Il semble ne rien mesurer non plus des désordres publics causés par le laxisme de l’institution. Dupond-Moretti ne trouve, en effet, rien de plus urgent que de se montrer devant des caméras pour insulter « Marine Le Peste », dénoncer la « haine que propage le RN » et qualifier lui-même sa présidente d’ « ennemie que j’exècre ! ». Cette violence verbale laisse voir une pensée frustre.

Cette classe politique, qui se caricature dans l’arrogance et le nombrilisme, n’est pas à la hauteur de la situation que connaît le pays. La décence devrait amener les responsables à s’interroger sur les faillites d’un système qui produit tant de désastres. Les socialistes ont, de ce point de vue, le bon goût de faire profil bas, ce lundi, à l’occasion de l’anniversaire de la victoire de François Mitterrand, le 10 mai 1981. Ils sont pour beaucoup – mais la droite n’a pas été en reste – dans l’affaiblissement de la nation. Et cette situation est parfaitement décrite par la deuxième lettre ouverte aux dirigeants, publiée hier soir sur le site de Valeurs Actuelles, signée cette fois par des militaires d’active. Dès ce lundi j’ai apporté, avec des milliers d’autres, mon soutien à ce texte qui refuse de se plier aux intimidations. La force du document, qui met en garde conte un « effondrement » et une « guerre civile », tient à son réalisme factuel.

Cette alerte militaire s’ajoute aux exaspérations des policiers qui prennent l’opinion à témoin. Outre une forte mobilisation populaire, dimanche à Avignon après le meurtre d’Eric Masson par un trafiquant de drogue, la « marche citoyenne » du mercredi 19 mai s’annonce importante. Les policiers et les militaires, conspués et ridiculisés par les ennemis intérieurs et leurs collaborateurs, sauront-ils réveiller les consciences ? Il est temps, pour les indignés, de se faire entendre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Bandes ethniques à Paris – Au moins 3 morts et 280 blessés en 2020

bandes ethniques

Trop occupé par la dissolution de Génération identitaire et par sa volonté de réduire au silence ses jeunes militants pacifiques, le ministre de l’Intérieur Darmanin n’a pas jugé nécessaire, semble-t-il, de communiquer aux Français les tout derniers chiffres de la guerre impitoyable que se livrent les bandes ethniques dans la capitale. Pourtant, ceux-ci sont plus que jamais alarmants, et révélateurs de l’ensauvagement croissant que subit notre pays sous les effets conjugués du laxisme politico-judiciaire et de l’immigration-invasion. En effet, selon Le Parisien, qui a eu accès à une récente note de synthèse de la cellule de suivi du « plan bandes » de la préfecture de police de Paris, ces affrontements à caractère tribal et barbare entre groupes de « jeunes » la plupart du temps d’origine extra-européenne auraient (officiellement) causé la mort d’au moins trois personnes et fait 280 blessés l’an dernier !

Il y a un mois, les « vedettes » de la macronie et, derrière elles, les grands médias aux ordres s’indignaient unanimement (et à juste titre) devant les insupportables images du lynchage du jeune Yuriy par une dizaine de voyous ethniques dans le 15e arrondissement de Paris. Or, ce type d’agression barbare est quasiment devenu, hélas, d’une banalité effrayante dans la capitale. Notamment dans le 13e arrondissement qui, selon la note citée par Le Parisien, est celui qui, avec 21 faits recensés, a enregistré le plus grand nombre d’affrontements entre bandes ethniques rivales en 2020. Et encore ne s’agit-il là que de chiffres officiels, se rapportant à des violences dont les enquêteurs ont établi avec certitude qu’elles relevaient bien de rivalités entre bandes. Ce qui veut dire que des dizaines d’autres rixes et agressions entre groupes de « jeunes » venant des différentes cités ethniques de Paris passent à coup sûr chaque année sous les radars de la cellule de suivi de la préfecture de police.

Paris, ville la plus dangereuse de France

Des groupes de « jeunes » criminels particulièrement nombreux puisque les autorités auraient officiellement recensé pas moins de 46 bandes dans la capitale et sa proche banlieue ! Parmi les plus violentes : celles des quartiers ethniques de Barbès et de la Goutte-d’Or-Marcadet (18e), de Belleville (11e et 20e), de la porte de Saint-Ouen (17e), de Clignancourt (18e), ou encore celle des Orteaux-Haies-Réunion (20e) qui, à elle seule, a été impliquée dans pas moins de onze affrontements en 2020…

Bref, une situation qui, normalement, devrait grandement inquiéter non seulement Darmanin, mais aussi le maire PS Anne Hidalgo. D’autant que, selon une enquête relayée samedi dernier par CNews, Paris, avec ses 314 530 crimes et délits officiellement recensés en 2019, se classe aujourd’hui en tête des villes les plus dangereuses de France. Or, malgré cette explosion sans précédent de la criminalité dans la capitale, Hidalgo se refuse toujours, de façon totalement irresponsable, à armer sa future police municipale, en arguant bêtement que celle-ci ne doit pas… « faire concurrence à la police nationale » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 février 2021

« Etat français », « héritage chrétien » – Haro sur Emmanuelle Ménard

Au grand dam d’une Assemblée nationale libérale-libertaire obsédée par la réécriture de l’Histoire, le député de la 6e circonscription de l’Hérault Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers Robert Ménard, a proposé un amendement ancré dans des faits historiques incontestables, provoquant un tollé en retour. La proposition de Madame Ménard, samedi 23 janvier 2021, dans le cadre des discussions portant sur le projet de loi contre le « séparatisme », vise à réécrire ainsi l’article 1er de la loi de 1905 : « L’Etat français, fort de son héritage chrétien, assure la liberté de culte et la liberté de conscience. »

La formule actuelle du premier article de la loi de 1905 est : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Bien que la formulation proposée par Emmanuel Ménard comporte l’essentiel de la loi de 1905 – la liberté de culte et de conscience –, elle a provoqué des réactions épidermiques de la part de nombreux députés, dont Florent Boudié, rapporteur LREM du projet de loi contre le « séparatisme », selon qui Madame Ménard reconnaîtrait « ce que l’extrême droite est de tous temps : l’ennemi de la République ». L’opinion du rapporteur général LREM donne une idée du niveau de culture historique de ces milieux où l’on considère que le christianisme est l’ennemi de la République. Cette conception confine au négationnisme historique et à la christianophobie : ceux qui refusent l’héritage chrétien de l’Etat français sont de toute évidence des faussaires de l’Histoire.

L’on peut s’étonner que les mêmes vierges effarouchées par la proposition de l’élue de la République Emmanuelle Ménard ne s’offusquent pas de la présence du mot « ordre » dans l’actuel article 1er de la loi de 1905. Après tout, l’ordre, cela doit bien, d’une façon ou d’une autre, dans leurs esprits, référer aux fameuses « heures sombres de notre histoire ». L’inénarrable député de LFI, Alexis Corbière, considérait quant à lui qu’Emmanuelle Ménard nierait le principe de laïcité.

Pire, le ministre de l’Intérieur Darmanin a osé affirmer que l’expression « Etat français » serait « connotée », en référence au Maréchal Pétain. Etrange affirmation, l’expression « Etat français » étant d’usage courant en France.

Certains députés, y compris au sein du Modem, ont cependant l’intelligence de reconnaître l’héritage chrétien de la France en tant que fait historique. Madame Ménard reste droite dans ses bottes en précisant que « ce n’est pas la République, simple régime politique, qui garantit la liberté de conscience, mais bien l’Etat français à travers tous les régimes politiques assumés ». Elle estime également que « l’Eglise catholique ne peut être traitée tout à fait de la même manière que d’autres cultes arrivés plus récemment ». On ne saurait mieux dire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 25 janvier 2021

Immigration : la folle politique de peuplement du gouvernement français

immigration migrants

En dépit de vagues déclarations sur la nécessité de réguler l’immigration, le gouvernement dirigé par Jean Castex ne fait comme ses prédécesseurs qu’accompagner les arrivées croissantes d’extra-Européens en France. Les dispositifs en faveur de l’immigration sont nombreux et accréditent la thèse d’une véritable volonté de peuplement de notre pays, « quoi qu’il en coûte ».

Pour prendre en charge l’immigration légale et clandestine, l’État français déploie des moyens de plus en plus considérables. Au travers des nombreux dispositifs qu’il organise et dont certains sont abordés dans le présent article, c’est bien une politique de peuplement à bas bruit qui est menée en France. La seule variable d’ajustement à la pression migratoire qu’utilise le gouvernement est d’accorder toujours plus de moyens à l’accueil des migrants légaux ou clandestins. Cette politique s’apparente à une fuite en avant totalement suicidaire pour le pays.

La « mise à l’abri », première étape du peuplement

Le président Macron en a fait une priorité au début de son quinquennat : il annonçait le 27 juillet 2017 qu’il ne voulait plus un migrant dans la rue (1). Si cet objectif d’accueil inconditionnel n’a pas été atteint, le « dispositif national d’accueil » qui est déployé dépasse toutefois désormais les 110 000 places.

Chaque département français dispose de structures dont les noms désignent la vocation : « centres d’accueil de demandeurs d’asile », « centres d’accueil et d’orientation », « centres d’accueil et d’étude des situations », etc. Mais l’incessante création de places d’hébergement n’a pas résolu le problème, bien au contraire : elle n’a fait qu’attiser l’appel d’air à l’immigration. Faute de places suffisantes dans les centres d’accueil, l’État doit en complément verser à plus de 70 000 personnes le montant additionnel de l’allocation pour demandeur d’asile (2).

Le gouvernement ne va pas s’arrêter en si bon chemin : plus de 4 700 places supplémentaires d’hébergement pour les migrants vont être créées en 2021 (3). Ce sont autant de locaux de services publics et d’hôtels qui sont reconvertis sur tout le territoire français, comme une partie du réseau des hôtels Formule 1 transformés pour l’occasion (4). La « mise à l’abri » passe également par l’accueil dans l’hébergement d’urgence de droit commun d’un nombre croissant de clandestins (5).

Les jeunes extra-Européens qui se prétendent mineurs sont également très nombreux à arriver en France.

Ils étaient plus de 40 000 fin 2018 (6), et un nombre équivalent est arrivé cette année (7). Mais prendre en charge à grands frais les jeunes étrangers jusqu’à leur majorité n’était visiblement pas suffisant. Des associations pro-migrants exigent maintenant un hébergement des jeunes évalués majeurs jusqu’à épuisement de leurs possibilités de recours. Une revendication qui a obtenu satisfaction notamment à Paris (8). Des départements construisent pour les jeunes migrants des « parcours d’insertion » dont l’obtention d’un titre de séjour, pour pérenniser le séjour en France, est le précieux sésame (9).

La presse locale s’en fait l’écho fréquemment, les « mises à l’abri », en centres d’hébergement d’urgence, à l’hôtel, etc., sont également nombreuses quand des étrangers sont évacués des squats présents dans les grandes villes françaises. C’est dans la quasi-totalité des cas la pérennisation du séjour en France qui est organisée, et non le retour au pays.

La répartition sur le territoire national, deuxième étape du peuplement

Plutôt que d’endiguer fermement l’immigration, l’État s’emploie au contraire à répartir le flux incessant de migrants sur l’ensemble du territoire français. C’est ainsi qu’il organise une répartition géographique administrée des demandeurs d’asile. Ce que la ministre déléguée chargée de la citoyenneté appelle « mieux organiser la solidarité territoriale » (10). Cette répartition se fait au moyen d’une formule de calcul prenant en compte différents indicateurs des régions françaises (population, PIB, etc.). Une augmentation du nombre de demandeurs d’asile répartis à travers la France est d’ores et déjà envisagée pour l’année 2022.

Les jeunes migrants ne sont pas en reste. Chaque année, un décret fixe un objectif de répartition entre départements des « mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille » (11). Cette formulation ne manque pas de piquant quand on connaît la stratégie des jeunes extra-Européens pour bénéficier d’une prise en charge intégrale. Pire, elle illustre soit l’aveuglement soit la complaisance des autorités vis-à-vis de l’immigration de peuplement.

Pour lire la suite, c’est ici !

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ceux qui veulent libaniser la France, par Ivan Rioufol

Les Français sauront-ils résister à la puissance de l’idéologie diversitaire ? Construite en apparence sur la non-discrimination et la lutte contre le racisme – deux objectifs qui ne peuvent recueillir que l’unanimité – cette doctrine racialiste se révèle être, en réalité, une menace pour l’unité française et sa civilisation fragile. Il suffit d’observer la haine qui s’exprime désormais ouvertement contre des personnages historiques (Colbert, Napoléon, De Gaulle, etc) ou contre la police républicaine pour relativiser la sincérité des bons sentiments exaltés par les minorités. Or force est de constater que ce politiquement correct, instrumentalisé au profit des nouveaux colonisateurs, rencontre peu d’obstacles sur sa route.

La victoire des Verts, dimanche aux municipales, a été comprise par les “indigénistes” comme une excellente nouvelle. Elle s’ajoute à un mouvement mondial qui a pris son accélération après la mort, le 25 mai à Minneapolis (Etats-Unis), de George Floyd, un noir étouffé sous le genou d’un policier blanc. Dernièrement, la firme française L’Oréal a décidé de retirer certains mots de ses produits cosmétiques, tels que : blanc, blanchissant, clair. Dimanche, Le Parisien a consacré une double page en hommage à Assa Traoré (“La combattante”) présentée comme exemplaire dans la défense de son frère délinquant, mort alors qu’il résistait à des gendarmes. La lutte contre le “privilège blanc” est une infamie raciale cautionnée par des “antiracistes”…

Mais le conformisme médiatique est tel que l’imposture de ce “diversitisme” est relégué au rang de fantasme extrémiste. Le Monde de ce mercredi fait paraître un encart publicitaire d’une page pour valoriser un texte présentant la France comme raciste et l’invitant à renoncer à l’intégration au profit de l’inclusion. L’auteur écrit : “Ceux qui rejettent encore la diversité au nom de l’intégration républicaine oublient que le pacte républicain prévoit que la loi garantit une égalité de traitement pour tous”. Le dessein de ce genre de prose, qui oublie la citoyenneté et son lien avec la nation, est de soutenir une France multiculturelle. Le but est également celui des militants de l’islam politique qui récusent le modèle français.

Or, il est acquis que ce “vivre ensemble” pousse au séparatisme ; certaines banlieues le démontrent. Ces promoteurs d’une libanisation de la société devraient être désignés pour ce qu’ils sont : des adversaires de la république. Mais ils ont leurs avocats au cœur du pouvoir. Ce mercredi, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, présentera son bilan de six ans de mission. Il est salué par les immigrationnistes pour avoir dénoncé une “discrimination systémique”. L’ accusation autorise les nouveaux occupants à rester ce qu’ils sont tout en crachant sur la France quand elle ose émettre une exigence. Faudrait-il laisser ces déconstructeurs en paix ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er juillet 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 – Tiers-mondisation de la France ?, par Jean-Gilles Malliarakis

Toujours persuadé, au fond, que ce pays reste la cinquième ou la sixième puissance mondiale et devrait se comporter comme telle, Éric Zemmour s’exclamait ce 13 avril sur CNEws, dans son émission Face à l’Info : “Si on n’est toujours pas capables de produire suffisamment de masques, cela veut vraiment dire que l’on est un pays du tiers-monde.

Cette terrible question était formulée le 14 avril, avant même l’intervention présidentielle. Fidèle admirateur des institutions de la cinquième république, un peu contrarié cependant par les faits du demi-siècle écoulé depuis 1970, notre brillant polémiste en attendait manifestement un caractère providentiel.

Or, il plaidait pour la fin du confinement la plus rapide possible. Le processus avait déjà été enclenché dans l’Europe du nord, en Autriche comme dans la majorité des Länder allemands notamment, en Tchéquie et même dans les deux pays les plus touchés, l’Italie et l’Espagne. Ainsi, la date choisie par le gouvernement de Paris pour amorcer la délivrance des Français pouvait servir d’indicateur quant au problème évoqué plus haut : sommes-nous devenus, oui ou non, un pays du tiers-monde ? Le lecteur peut, dès lors, considérer que poser cette question revient à y répondre.

Bien des traits de l’évolution de notre société, de notre bureaucratie et de la classe politique ne laissent pas de nous conforter dans le sentiment de déclassement, de déclin et, à certains égards, de déchéance. Ne nous égarons pas, cependant, dans la délectation morose du sentiment de décadence : nous ne sommes pas en présence d’une fatalité collective, mais d’un renoncement de la part de nos dirigeants.

Mais il n’est pas de pays du tiers-monde qui se respecte sans des médias servilement aux ordres du pouvoir et des affairistes de connivence.

Les noms viennent trop facilement à l’esprit pour que quiconque puisse douter de cette situation au sein comme au voisinage de l’État central parisien. Et la servilité de certains commentaires convenus a confirmé la consistance de ce qui a cessé d’être une rumeur pour devenir une certitude.

Ainsi put-on entendre, au lendemain du discours tristounet du 13 avril, l’ironique festival suivant sur BFM :

Ruth Elkrief : “Une date, un ton, l’humilité, l’empathie. Une allocution très carrée, très précise. Il y a une manière d’être beaucoup plus proche des Français. Et il y a un horizon. [… ] Il rappelle que nous sommes tous des êtres humains fragiles.”

Apolline de Malherbe : “C’était un ton extrêmement humble, assez naturel. Il était assez franc, assez vrai. Ensuite, l’humilité pour lui-même et sur l’avenir. On a le sentiment du Paul Valéry qui dit que les civilisations sont mortelles. C’est une étape extrêmement importante.”

Anna Cabana : “Dans la tonalité, l’espoir renaît. Dans ses précédentes allocutions, il était très tragédien. Là, il nous parle de jours heureux à venir. C’est du lyrisme souriant.”

Thierry Arnaud : “On a bien compris que sa manière à lui de se réinventer, c’est vraiment de lutter contre les inégalités.

Alain Duhamel : “C’est son meilleur discours depuis le début, le plus humain. Un discours plus modeste, précis. Il y avait un ton, des réponses, un calendrier.”

Bruce Toussaint : “Merci Monsieur le ministre de nous avoir réservé vos premières réactions après le discours du président de la République.”

Ainsi va ce pays, ainsi va une partie du monde, celle qui s’agenouille devant l’Empire du capitalo-communisme chinois.

On félicite ce régime abominable pour son efficacité. On le remercie déjà pour son aide humanitaire. Bientôt on sollicitera ses financements. Car on accepte, jour après jour, de dépendre de l’aide de la dictature de Pékin. Nos technocrates la jugent indispensable sinon pour enterrer dignement nos morts, du moins pour combler le coût, évalué à 120 milliards d’euros, 15 milliards par jour, de la prolongation des mesures trop tardives, consécutives aux dégâts sanitaires, occasionnés par les mensonges des obligés du camarade Xi Jin-Ping.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

« Les Traîtres » : le réquisitoire incomplet du procureur Rioufol

Le nouvel essai d’Ivan Rioufol, éditorialiste bien connu, Les Traîtres[1], se lit avec grand intérêt d’autant plus que le sujet est vraiment d’actualité.

Qui sont ces traîtres en effet ? « Ceux qui ont abandonné la France », comme l’affirme le sous-titre du livre. Ceux qui « par leur fanatisme universaliste menacent la France millénaire[2] ». Et ceux qui ont pour seul ennemi le peuple enraciné et ses avocats.

Le ton est donné de cet essai roboratif qui, en trois chapitres bien enlevés, règle son compte àl’oligarchie prétentieuse qui prétend tout savoir et en tout cas savoir mieux que le peuple français ce qui est bon pour lui.

Mais, comme l’écrit Ivan Rioufol,« il suffit de mettre le nez dehors pour comprendre l’étendue du merdier français produit par40 ans de décisions bavardes, irréfléchies et déshumanisées, avalisées par les technocrates de l’Union européenne et les comptables des sommets de Davos. Ils ont défiguré la France et brisé sa société[3] ».

La définition du crime d’abord

En 170 pages, le procureur Rioufol dresse un acte d’accusation détaillé.

La définition du crime d’abord, qui consiste à déconstruire la France, à insulter son peuple et à réduire au silence tous ceux qui contestent ce suicide organisé et que l’on accuse de « déclinisme », de « populisme », d’extrémisme de droite et même d’antisémitisme. Comme lorsque le ministre Darmanin voyait dans les Gilets jaunes défiler des« chemises brunes ». Pendant que Jacques Attali affirmait dans un tweet du 4 octobre 2019 que « le souverainisme n’est que le nouveau nom de l’antisémitisme » !

Le crime consiste à abandonner les Français à leur sort, pour leur préférer les personnes d’origine immigrée et de religion musulmane.

Le crime, c’est l’indifférence des puissants vis-à-vis des Français d’origine, « moqués par des humanistes en chaise longue, uniquement sensibles à la maltraitance animale et au mal-être des immigrés[4] ». Pendant que les Français, devenus des exilés de l’intérieur, « constatent que leurs intérêts passent après ceux des minorités plaintives et querelleuses [qui] ont créé leur nation dans la nation[5] ». Avec l’aide des traîtres.

Les traîtres ne reculeront devant rien

Les traîtres pensaient s’être débarrassés des Français.

Mais voici que ces Gaulois« sont dans la plaine », pour reprendre le titre du premier chapitre du livre. Ils sont venus sur les ronds-points, symboles de la déconstruction méthodique des paysages français, en portant de surcroît un gilet jaune pour qu’on les voie bien !

Comme l’écrit Ivan Rioufol, ce monde de revenants a effrayé leurs assassins qui « tremblent de peur tant ils se devinent coupables[6] » et c’est pourquoi les traîtres ont eu recours à la violence pour disperser ces fantômes.

Car « non seulement les traîtres ne reconnaîtront jamais leurs fautes, mais ils ne reculeront devant aucun trucage pour imposer le silence aux témoins révoltés[7] ». Car le Système n’ayant pas de plan B, il ne se laissera pas déposséder de son pouvoir. C’est bien la grande leçon de la crise des Gilets jaunes en France.

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Gabrielle Cluzel : “La famille et la fierté du pays sont nos héritages”

10/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Gabrielle Cluzel, la rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire et auteur du livre “Enracinés ! Nous sommes tous des héritiers” (Artège) était l’invitée d’André Bercoff mercredi 4 mars sur Sud Radio.

La France enracinée semble être une histoire ancienne, les enracinés des hommes et des femmes dépassés, ringards… Et pourtant, Gabrielle Cluzel y croit encore. “Je crois que comme un arbre qui a été scié à la base peut avoir des résurgences, il me semble qu’il reste des gisements de cette France“, espère-t-elle. “Cette France des enracinés, on l’a démonétisée, critiquée, on a dit que ses valeurs étaient bourgeoises, la rigueur et le mérite ont été conspués, considérés comme ringard, un carcan…“, déplore-t-elle.

Si le terme de “bourgeoise” est utilisé, c’est que cette France “est héritière d’un patrimoine, non pas gardé dans un coffre-fort ou placé en bourse, mais culturel et civilisationnel“, explique Gabrielle Cluzel. Un héritage qui englobe un “savoir-vivre légué des valeurs chrétiennes”, ajoute-t-elle. “Cette France là, il ne faut pas l’oublier. Quand on dit qu’il n’y a plus de respect, de rigueur, peut-être faut-il se demander si on ne l’a pas conspuée jusqu’à chercher à l’éradiquer“, fait remarquer la journaliste.


Qui veut en finir avec notre souveraineté ?, par Franck Deletraz

A force de se rendre à Berlin comme il irait à Canossa et de signer, comme il l’a fait en janvier 2019 à Aix-la-Chapelle, des traités rognant sur notre souveraineté, Macron a ouvert la porte aux pires revendications et provocations allemandes. Ainsi, après l’incroyable toupet affiché par la présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, demandant en juillet dernier à ce que notre pays cède à l’UE son siège au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est un autre proche de la chancelière Merkel, Johann Wadephul, vice-président du groupe parlementaire de la CDU, qui a osé proposer que la France place sa force de dissuasion nucléaire « sous un commandement commun de l’Union européenne ou de l’OTAN » !

Convoitise allemande

Interviewé en début de semaine par les journalistes du Tagesspiegel, le député Wadephul a en effet déclaré souhaiter que l’Allemagne « envisage une coopération avec la France en ce qui concerne les armes nucléaires ». En contrepartie de quoi, a-t-il précisé, « la France devrait être prête à placer sa force de dissuasion nucléaire sous un commandement commun de l’UE ou de l’OTAN ». La réalité, a-t-il expliqué, « est que nous avons besoin d’une dissuasion nucléaire. C’est dans l’intérêt allemand d’avoir une influence sur la stratégie qui nous protège. Il serait sage d’essayer de même avec la France ». Et Wadephul d’ajouter alors : « Le président Emmanuel Macron nous a plus d’une fois appelé à oser plus pour l’Europe. Il pourrait maintenant montrer qu’il est lui aussi prêt à cela. » Notons que Wadephul est loin d’être le seul, outre-Rhin, à défendre cette idée puisque, en février 2019 déjà, l’actuel président de la conférence de Munich sur la sécurité, Wolfgang Ischinger, avait plaidé en faveur d’une « européisation du potentiel nucléaire français ». Avec – tout de même – cette nuance de poids : le contrôle de cette « dissuasion partagée » resterait entre les mains du président français. On signalera également l’édition de dimanche de Die Welt, dont les journalistes, reprochant à Paris de refuser à l’Allemagne « un droit de regard pour l’utilisation des missiles nucléaires français », avaient le toupet d’écrire que « ce que la France n’est plus capable de réaliser, les Allemands doivent aider à le faire, sans bien sûr être sur un pied d’égalité »… Un comble, quand on sait que notre pays et notre armée portent (quasiment) à eux seuls, depuis des décennies, l’ensemble des opérations extérieures auxquelles nos prétendus « partenaires européens », et l’Allemagne en particulier, apportent, de loin, un vague soutien… moral !

Un peu de fermeté, M. Macron !

La vérité, c’est que nos voisins teutons, après avoir mis économiquement et diplomatiquement la main sur l’Europe faute d’une réelle opposition de la part de Paris, refusent de rester plus longtemps les nains militaires qu’ils sont depuis 1945. Ils souhaitent renouer avec la puissance, mais sur le dos de notre pays, à moindre coût, et aussi parce qu’ils n’en ont plus les moyens humains. A tel point que, en décembre 2018, Eberhart Zorn, alors chef d’état-major de la Bundeswehr, confiait au Funke Mediengruppe, que Berlin envisageait très sérieusement de faire appel à des ressortissants d’autres Etats membres de l’UE pour pallier son manque cruel de recrues… Reste, dans tout cela, la position de Macron, dont on peut craindre qu’il se laisse aller une fois de plus à quelques concessions en faveur de Berlin. Interrogé lundi par des journalistes alors qu’il était en déplacement à Varsovie, le président français, qui doit d’ailleurs s’exprimer sur la « stratégie de défense et de dissuasion » devant les stagiaires de l’Ecole de guerre ce vendredi, a rappelé que « sur la question nucléaire, il (lui appartient) de définir les intérêts vitaux (…). Mais je veux dire ici clairement qu’à mes yeux, les intérêts de nos partenaires européens sont toujours pris en compte ». Avant d’ajouter : « Je reviendrai précisément sur la doctrine mais aussi sur les procédures et modalités que je souhaite proposer sur ce sujet dans les prochains mois à nos partenaires. » Souhaitons qu’en ce domaine, au moins, il n’ouvre pas davantage la porte entrebaillée en 2006 par Chirac qui, à l’occasion d’un discours prononcé à l’Île-Longue, avait évoqué le principe de… « dissuasion concertée »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 février 2020