Ceux qui veulent libaniser la France, par Ivan Rioufol

Les Français sauront-ils résister à la puissance de l’idéologie diversitaire ? Construite en apparence sur la non-discrimination et la lutte contre le racisme – deux objectifs qui ne peuvent recueillir que l’unanimité – cette doctrine racialiste se révèle être, en réalité, une menace pour l’unité française et sa civilisation fragile. Il suffit d’observer la haine qui s’exprime désormais ouvertement contre des personnages historiques (Colbert, Napoléon, De Gaulle, etc) ou contre la police républicaine pour relativiser la sincérité des bons sentiments exaltés par les minorités. Or force est de constater que ce politiquement correct, instrumentalisé au profit des nouveaux colonisateurs, rencontre peu d’obstacles sur sa route.

La victoire des Verts, dimanche aux municipales, a été comprise par les “indigénistes” comme une excellente nouvelle. Elle s’ajoute à un mouvement mondial qui a pris son accélération après la mort, le 25 mai à Minneapolis (Etats-Unis), de George Floyd, un noir étouffé sous le genou d’un policier blanc. Dernièrement, la firme française L’Oréal a décidé de retirer certains mots de ses produits cosmétiques, tels que : blanc, blanchissant, clair. Dimanche, Le Parisien a consacré une double page en hommage à Assa Traoré (“La combattante”) présentée comme exemplaire dans la défense de son frère délinquant, mort alors qu’il résistait à des gendarmes. La lutte contre le “privilège blanc” est une infamie raciale cautionnée par des “antiracistes”…

Mais le conformisme médiatique est tel que l’imposture de ce “diversitisme” est relégué au rang de fantasme extrémiste. Le Monde de ce mercredi fait paraître un encart publicitaire d’une page pour valoriser un texte présentant la France comme raciste et l’invitant à renoncer à l’intégration au profit de l’inclusion. L’auteur écrit : “Ceux qui rejettent encore la diversité au nom de l’intégration républicaine oublient que le pacte républicain prévoit que la loi garantit une égalité de traitement pour tous”. Le dessein de ce genre de prose, qui oublie la citoyenneté et son lien avec la nation, est de soutenir une France multiculturelle. Le but est également celui des militants de l’islam politique qui récusent le modèle français.

Or, il est acquis que ce “vivre ensemble” pousse au séparatisme ; certaines banlieues le démontrent. Ces promoteurs d’une libanisation de la société devraient être désignés pour ce qu’ils sont : des adversaires de la république. Mais ils ont leurs avocats au cœur du pouvoir. Ce mercredi, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, présentera son bilan de six ans de mission. Il est salué par les immigrationnistes pour avoir dénoncé une “discrimination systémique”. L’ accusation autorise les nouveaux occupants à rester ce qu’ils sont tout en crachant sur la France quand elle ose émettre une exigence. Faudrait-il laisser ces déconstructeurs en paix ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er juillet 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 – Tiers-mondisation de la France ?, par Jean-Gilles Malliarakis

Toujours persuadé, au fond, que ce pays reste la cinquième ou la sixième puissance mondiale et devrait se comporter comme telle, Éric Zemmour s’exclamait ce 13 avril sur CNEws, dans son émission Face à l’Info : “Si on n’est toujours pas capables de produire suffisamment de masques, cela veut vraiment dire que l’on est un pays du tiers-monde.

Cette terrible question était formulée le 14 avril, avant même l’intervention présidentielle. Fidèle admirateur des institutions de la cinquième république, un peu contrarié cependant par les faits du demi-siècle écoulé depuis 1970, notre brillant polémiste en attendait manifestement un caractère providentiel.

Or, il plaidait pour la fin du confinement la plus rapide possible. Le processus avait déjà été enclenché dans l’Europe du nord, en Autriche comme dans la majorité des Länder allemands notamment, en Tchéquie et même dans les deux pays les plus touchés, l’Italie et l’Espagne. Ainsi, la date choisie par le gouvernement de Paris pour amorcer la délivrance des Français pouvait servir d’indicateur quant au problème évoqué plus haut : sommes-nous devenus, oui ou non, un pays du tiers-monde ? Le lecteur peut, dès lors, considérer que poser cette question revient à y répondre.

Bien des traits de l’évolution de notre société, de notre bureaucratie et de la classe politique ne laissent pas de nous conforter dans le sentiment de déclassement, de déclin et, à certains égards, de déchéance. Ne nous égarons pas, cependant, dans la délectation morose du sentiment de décadence : nous ne sommes pas en présence d’une fatalité collective, mais d’un renoncement de la part de nos dirigeants.

Mais il n’est pas de pays du tiers-monde qui se respecte sans des médias servilement aux ordres du pouvoir et des affairistes de connivence.

Les noms viennent trop facilement à l’esprit pour que quiconque puisse douter de cette situation au sein comme au voisinage de l’État central parisien. Et la servilité de certains commentaires convenus a confirmé la consistance de ce qui a cessé d’être une rumeur pour devenir une certitude.

Ainsi put-on entendre, au lendemain du discours tristounet du 13 avril, l’ironique festival suivant sur BFM :

Ruth Elkrief : “Une date, un ton, l’humilité, l’empathie. Une allocution très carrée, très précise. Il y a une manière d’être beaucoup plus proche des Français. Et il y a un horizon. [… ] Il rappelle que nous sommes tous des êtres humains fragiles.”

Apolline de Malherbe : “C’était un ton extrêmement humble, assez naturel. Il était assez franc, assez vrai. Ensuite, l’humilité pour lui-même et sur l’avenir. On a le sentiment du Paul Valéry qui dit que les civilisations sont mortelles. C’est une étape extrêmement importante.”

Anna Cabana : “Dans la tonalité, l’espoir renaît. Dans ses précédentes allocutions, il était très tragédien. Là, il nous parle de jours heureux à venir. C’est du lyrisme souriant.”

Thierry Arnaud : “On a bien compris que sa manière à lui de se réinventer, c’est vraiment de lutter contre les inégalités.

Alain Duhamel : “C’est son meilleur discours depuis le début, le plus humain. Un discours plus modeste, précis. Il y avait un ton, des réponses, un calendrier.”

Bruce Toussaint : “Merci Monsieur le ministre de nous avoir réservé vos premières réactions après le discours du président de la République.”

Ainsi va ce pays, ainsi va une partie du monde, celle qui s’agenouille devant l’Empire du capitalo-communisme chinois.

On félicite ce régime abominable pour son efficacité. On le remercie déjà pour son aide humanitaire. Bientôt on sollicitera ses financements. Car on accepte, jour après jour, de dépendre de l’aide de la dictature de Pékin. Nos technocrates la jugent indispensable sinon pour enterrer dignement nos morts, du moins pour combler le coût, évalué à 120 milliards d’euros, 15 milliards par jour, de la prolongation des mesures trop tardives, consécutives aux dégâts sanitaires, occasionnés par les mensonges des obligés du camarade Xi Jin-Ping.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

« Les Traîtres » : le réquisitoire incomplet du procureur Rioufol

Le nouvel essai d’Ivan Rioufol, éditorialiste bien connu, Les Traîtres[1], se lit avec grand intérêt d’autant plus que le sujet est vraiment d’actualité.

Qui sont ces traîtres en effet ? « Ceux qui ont abandonné la France », comme l’affirme le sous-titre du livre. Ceux qui « par leur fanatisme universaliste menacent la France millénaire[2] ». Et ceux qui ont pour seul ennemi le peuple enraciné et ses avocats.

Le ton est donné de cet essai roboratif qui, en trois chapitres bien enlevés, règle son compte àl’oligarchie prétentieuse qui prétend tout savoir et en tout cas savoir mieux que le peuple français ce qui est bon pour lui.

Mais, comme l’écrit Ivan Rioufol,« il suffit de mettre le nez dehors pour comprendre l’étendue du merdier français produit par40 ans de décisions bavardes, irréfléchies et déshumanisées, avalisées par les technocrates de l’Union européenne et les comptables des sommets de Davos. Ils ont défiguré la France et brisé sa société[3] ».

La définition du crime d’abord

En 170 pages, le procureur Rioufol dresse un acte d’accusation détaillé.

La définition du crime d’abord, qui consiste à déconstruire la France, à insulter son peuple et à réduire au silence tous ceux qui contestent ce suicide organisé et que l’on accuse de « déclinisme », de « populisme », d’extrémisme de droite et même d’antisémitisme. Comme lorsque le ministre Darmanin voyait dans les Gilets jaunes défiler des« chemises brunes ». Pendant que Jacques Attali affirmait dans un tweet du 4 octobre 2019 que « le souverainisme n’est que le nouveau nom de l’antisémitisme » !

Le crime consiste à abandonner les Français à leur sort, pour leur préférer les personnes d’origine immigrée et de religion musulmane.

Le crime, c’est l’indifférence des puissants vis-à-vis des Français d’origine, « moqués par des humanistes en chaise longue, uniquement sensibles à la maltraitance animale et au mal-être des immigrés[4] ». Pendant que les Français, devenus des exilés de l’intérieur, « constatent que leurs intérêts passent après ceux des minorités plaintives et querelleuses [qui] ont créé leur nation dans la nation[5] ». Avec l’aide des traîtres.

Les traîtres ne reculeront devant rien

Les traîtres pensaient s’être débarrassés des Français.

Mais voici que ces Gaulois« sont dans la plaine », pour reprendre le titre du premier chapitre du livre. Ils sont venus sur les ronds-points, symboles de la déconstruction méthodique des paysages français, en portant de surcroît un gilet jaune pour qu’on les voie bien !

Comme l’écrit Ivan Rioufol, ce monde de revenants a effrayé leurs assassins qui « tremblent de peur tant ils se devinent coupables[6] » et c’est pourquoi les traîtres ont eu recours à la violence pour disperser ces fantômes.

Car « non seulement les traîtres ne reconnaîtront jamais leurs fautes, mais ils ne reculeront devant aucun trucage pour imposer le silence aux témoins révoltés[7] ». Car le Système n’ayant pas de plan B, il ne se laissera pas déposséder de son pouvoir. C’est bien la grande leçon de la crise des Gilets jaunes en France.

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Gabrielle Cluzel : “La famille et la fierté du pays sont nos héritages”

10/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Gabrielle Cluzel, la rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire et auteur du livre “Enracinés ! Nous sommes tous des héritiers” (Artège) était l’invitée d’André Bercoff mercredi 4 mars sur Sud Radio.

La France enracinée semble être une histoire ancienne, les enracinés des hommes et des femmes dépassés, ringards… Et pourtant, Gabrielle Cluzel y croit encore. “Je crois que comme un arbre qui a été scié à la base peut avoir des résurgences, il me semble qu’il reste des gisements de cette France“, espère-t-elle. “Cette France des enracinés, on l’a démonétisée, critiquée, on a dit que ses valeurs étaient bourgeoises, la rigueur et le mérite ont été conspués, considérés comme ringard, un carcan…“, déplore-t-elle.

Si le terme de “bourgeoise” est utilisé, c’est que cette France “est héritière d’un patrimoine, non pas gardé dans un coffre-fort ou placé en bourse, mais culturel et civilisationnel“, explique Gabrielle Cluzel. Un héritage qui englobe un “savoir-vivre légué des valeurs chrétiennes”, ajoute-t-elle. “Cette France là, il ne faut pas l’oublier. Quand on dit qu’il n’y a plus de respect, de rigueur, peut-être faut-il se demander si on ne l’a pas conspuée jusqu’à chercher à l’éradiquer“, fait remarquer la journaliste.


Qui veut en finir avec notre souveraineté ?, par Franck Deletraz

A force de se rendre à Berlin comme il irait à Canossa et de signer, comme il l’a fait en janvier 2019 à Aix-la-Chapelle, des traités rognant sur notre souveraineté, Macron a ouvert la porte aux pires revendications et provocations allemandes. Ainsi, après l’incroyable toupet affiché par la présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, demandant en juillet dernier à ce que notre pays cède à l’UE son siège au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est un autre proche de la chancelière Merkel, Johann Wadephul, vice-président du groupe parlementaire de la CDU, qui a osé proposer que la France place sa force de dissuasion nucléaire « sous un commandement commun de l’Union européenne ou de l’OTAN » !

Convoitise allemande

Interviewé en début de semaine par les journalistes du Tagesspiegel, le député Wadephul a en effet déclaré souhaiter que l’Allemagne « envisage une coopération avec la France en ce qui concerne les armes nucléaires ». En contrepartie de quoi, a-t-il précisé, « la France devrait être prête à placer sa force de dissuasion nucléaire sous un commandement commun de l’UE ou de l’OTAN ». La réalité, a-t-il expliqué, « est que nous avons besoin d’une dissuasion nucléaire. C’est dans l’intérêt allemand d’avoir une influence sur la stratégie qui nous protège. Il serait sage d’essayer de même avec la France ». Et Wadephul d’ajouter alors : « Le président Emmanuel Macron nous a plus d’une fois appelé à oser plus pour l’Europe. Il pourrait maintenant montrer qu’il est lui aussi prêt à cela. » Notons que Wadephul est loin d’être le seul, outre-Rhin, à défendre cette idée puisque, en février 2019 déjà, l’actuel président de la conférence de Munich sur la sécurité, Wolfgang Ischinger, avait plaidé en faveur d’une « européisation du potentiel nucléaire français ». Avec – tout de même – cette nuance de poids : le contrôle de cette « dissuasion partagée » resterait entre les mains du président français. On signalera également l’édition de dimanche de Die Welt, dont les journalistes, reprochant à Paris de refuser à l’Allemagne « un droit de regard pour l’utilisation des missiles nucléaires français », avaient le toupet d’écrire que « ce que la France n’est plus capable de réaliser, les Allemands doivent aider à le faire, sans bien sûr être sur un pied d’égalité »… Un comble, quand on sait que notre pays et notre armée portent (quasiment) à eux seuls, depuis des décennies, l’ensemble des opérations extérieures auxquelles nos prétendus « partenaires européens », et l’Allemagne en particulier, apportent, de loin, un vague soutien… moral !

Un peu de fermeté, M. Macron !

La vérité, c’est que nos voisins teutons, après avoir mis économiquement et diplomatiquement la main sur l’Europe faute d’une réelle opposition de la part de Paris, refusent de rester plus longtemps les nains militaires qu’ils sont depuis 1945. Ils souhaitent renouer avec la puissance, mais sur le dos de notre pays, à moindre coût, et aussi parce qu’ils n’en ont plus les moyens humains. A tel point que, en décembre 2018, Eberhart Zorn, alors chef d’état-major de la Bundeswehr, confiait au Funke Mediengruppe, que Berlin envisageait très sérieusement de faire appel à des ressortissants d’autres Etats membres de l’UE pour pallier son manque cruel de recrues… Reste, dans tout cela, la position de Macron, dont on peut craindre qu’il se laisse aller une fois de plus à quelques concessions en faveur de Berlin. Interrogé lundi par des journalistes alors qu’il était en déplacement à Varsovie, le président français, qui doit d’ailleurs s’exprimer sur la « stratégie de défense et de dissuasion » devant les stagiaires de l’Ecole de guerre ce vendredi, a rappelé que « sur la question nucléaire, il (lui appartient) de définir les intérêts vitaux (…). Mais je veux dire ici clairement qu’à mes yeux, les intérêts de nos partenaires européens sont toujours pris en compte ». Avant d’ajouter : « Je reviendrai précisément sur la doctrine mais aussi sur les procédures et modalités que je souhaite proposer sur ce sujet dans les prochains mois à nos partenaires. » Souhaitons qu’en ce domaine, au moins, il n’ouvre pas davantage la porte entrebaillée en 2006 par Chirac qui, à l’occasion d’un discours prononcé à l’Île-Longue, avait évoqué le principe de… « dissuasion concertée »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 février 2020

Islamisation de la France : on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas

L’islamisme parfois meurtrier fait l’actualité en ce début d’année. Le 5e anniversaire de l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo en janvier 2015, l’éventualité du retour de djihadistes français de Syrie et la libération prochaine de terroristes islamistes détenus en France sont autant d’occasions de parler de l’islamisme qui se propage dans la société française. On ne peut pas dire que l’information manque à ce sujet : plusieurs livres très documentés sur ce thème viennent d’être publiés. Par contre, la volonté politique d’éradiquer ce phénomène est largement insuffisante de la part de nos dirigeants. Nous risquons d’en payer chèrement les conséquences.

Les attentats perpétrés en 2015 et ceux qui ont suivi ont entraîné un besoin de connaissance non seulement du djihadisme, mais aussi plus largement de l’islamisme qui gagne du terrain en France. Il est apparu important à de nombreux citoyens de mieux connaitre le terreau idéologique et religieux à partir duquel certaines personnes radicalisées sont passées à l’acte.

Dans les dernières années, plusieurs ouvrages ont été publiés, qui apportent un éclairage capital sur les causes, la stratégie, l’ampleur et les risques liés à l’expansion de l’islamisme. Il nous a paru important d’en recenser quelques-uns et de les présenter.

La stratégie d’expansion de l’islamisme

Le temps est loin d’une pratique quasi-uniquement discrète et modérée de l’islam dans notre pays. Avec l’aide financière de pétromonarchies du golfe, un islam plus radical a non seulement gagné en influence dans les pays du Maghreb, mais aussi en France.

Deux journalistes, Georges Malbrunot et Christian Chesnot, ont publié en avril 2019 le livre « Qatar papers » qui recense des financements qataris de mosquées en France (1). Le subventionnement de projets initiés par des frères musulmans est étroitement lié à la volonté de propager une certaine vision, très rigoriste, de l’islam. L’Arabie saoudite n’est pas en reste. Le prince héritier saoudien a admis récemment que son pays a contribué à la propagation de l’idéologie wahhabite en Occident. Son annonce d’y mettre un terme est bien tardive : l’expansion du salafisme est lancée et poursuit son œuvre (2).Comme le souligne Bernard Rougier dans un récent ouvrage, la diffusion d’un islam rigoriste correspond également à une volonté de contrôle social des immigrés maghrébins en Europe par leurs pays d’origine (3).

La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde a fait l’objet d’un livre paru fin 2019, « Le projet », écrit par le géopolitologue Alexandre Del Valle (4). Cette stratégie passe notamment par la mise en place d’une contre-société islamique et par la désassimilation d’une partie des musulmans, dont on perçoit déjà les effets.

Le projet de conquête de l’occident est également le thème central du livre publié fin 2018 par Jean-Frédéric Poisson, « L’islam à la conquête de l’Occident ». Le point de départ de l’enquête du dirigeant du P.C.D. est un document découvert par inadvertance intitulé « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique », qui a été élaboré en 2000 par l’ISESCO, le département culturel de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), regroupant 57 États musulmans (5). Un document qui évoque notamment la volonté d’installer « une société pure et saine » en Occident.

Les moyens de l’expansion de l’islamisme

L’islamisme ne pourrait pas autant se développer si une forte résistance lui était opposée. Les changements de notre société causés par la progression de l’islamisme ont amené le journaliste Yves Mamou à enquêter sur « Le grand abandon » des élites françaises à ce sujet (6). Son livre publié fin 2018 se lit comme un bottin des idiots utiles de l’islamisme. Complices aveugles ou volontaires du grand changement qui est à l’œuvre, ils sont nombreux au sein des mouvements antiracistes, de la justice, des grands corps de l’Etat, des médias, de la culture, de l’école, de l’église catholique, des intellectuels et des entrepreneurs du « capitalisme charia » à être recensés par le journaliste. Tous concourent à leur échelle,par leur inertie ou leur aveuglement, à l’avènement d’une contre société avec ses propres mœurs et ses propres règles.

La stratégie de prise de contrôle de certains territoires par les islamistes a fait l’objet d’une analyse dirigée par Bernard Rougier, un spécialiste de l’islam radical. Le résultat du travail qu’il a réalisé avec une équipe d’universitaires a été publié en ce début d’année dans le livre « Les territoires conquis de l’islamisme » (3). L’ouvrage nous confirme que la transformation idéologique et religieuse de l’islam n’est pas le fruit du hasard. Elle s’est selon Bernard Rougier « accomplie grâce à un travail continu et permanent sur les populations des quartiers, dans le but déclaré d’en refaçonner les catégories de perception et de jugement ».

Au travers de plusieurs enquêtes sur pièces et de terrain, le livre passe en revue les différentes formes d’islamisme, la façon dont le contrôle social et le prosélytisme (dans la rue, sur les marchés, dans les clubs sportifs, etc.) s’effectuent dans les banlieues islamisées, le contenu de plus en plus radical des livres confessionnels, le cyber-djihadisme et la construction d’« écosystèmes islamistes » dans différentes communes. La prison a pour l’auteur une importance particulière : c’est à la fois un lieu de socialisation, d’endoctrinement et d’élaboration de nouvelles doctrines de l’islamisme.

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La DGSI a listé 150 quartiers sous l’emprise de l’islam radical

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20/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce chiffre découle d’une cartographie effectuée suite à une demande début janvier de Christophe Castaner à l’issue de l’attentat islamiste de Villejuif.

Selon le journal du dimanche, qui a relayé l’information, on trouve dans les quartiers concernés au delà des banlieues des plus grandes agglomérations de France plusieurs cités du Nord, ainsi que certaines zones en Haute-Savoie, dans l’Ain et en Eure-et-Loir.

Outre les banlieues de Paris, Lyon et Marseille, depuis longtemps touchées par le phénomène, y figurent plusieurs cités du Nord : entre autres Maubeuge, où l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) a atteint 40% dans un bureau de vote et où “la situation est alarmante” ; l’agglomération de Denin ; ou encore Roubaix, où, “bien qu’historique, la situation prend des proportions inquiétantes”, selon un préfet. Mais aussi des zones plus inattendues, comme en Haute-­Savoie ou dans l’Ain, à Annemasse, Bourg-en-Bresse, Oyonnax ou Bourgoin-Jallieu. Encore plus surprenante, “l’apparition de microterritoires qui se salafisent dans des zones improbables”, poursuit ce préfet, comme Nogent-le-Rotrou, en Eure-et-Loir.


Les Traîtres : ils ont des comptes à rendre, par Ivan Rioufol

Les Traîtres : tel est le titre de mon nouvel essai, qui paraît ce mardi aux Editions Pierre-Guillaume de Roux. J’y accuse tous ceux qui, depuis des décennies, ont abandonné la France, en suivant les chimères de l’idéologie mondialiste et universaliste. Ceux qui persistent à mépriser le peuple enraciné et ses revendications alimentent sans cesse la crise de la démocratie.

Rien n’est plus urgent que de demander des comptes à ceux qui ont abusé de la confiance des gens. Un nouveau projet de société est également à repenser collectivement, avec toutes les bonnes volontés. La révolution démocratique entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes est à mener à son terme.

Voici un extrait de l’introduction :

Ils donnent des leçons, parlent le globish, disent ce qu’il faut penser. Ils décrètent le bien et le mal, le beau et le laid, le fréquentable et le proscrit. Ces beaux esprits s’encouragent, s’admirent, se cooptent. Mais ils sont les salauds. Ils sont les traîtres. Ils mériteraient d’être traduits en justice pour répondre du saccage de la nation, de la maltraitance de son peuple, de leur collaboration avec l’adversaire. Ils se sont mis à détester la France, à force de lui demander de s’excuser pour son passé esclavagiste, colonisateur, collaborateur. Dans le même temps, ils ferment les yeux sur l’islam totalitaire et pleurnichard, collaborateur du nazisme durant la dernière guerre mondiale, colonisateur de parties du territoire français, esclavagiste dans l’âme. Ce sont ces idiots utiles qui ont accablé d’infamies les Gilets jaunes, ce peuple dissident coupable de refuser la mondialisation et son monde frelaté par le matérialisme.

“La République des traîtres est le vrai danger. Ce sont eux qui, par leur fanatisme universaliste, menacent la France millénaire. Pour eux, les seuls ennemis intérieurs sont le peuple enraciné et ses avocats. Les renégats sont prêts à user de la censure pour étouffer les plaintes. Ces messieurs à bonne figure ont trompé le pays qui les a élus. Ils sont plus dangereux que les immigrés extra-européens invités à garder leur mode de vie, ou les musulmans radicaux instrumentalisés par des apprentis-conquérants. Ceux-ci restent des minorités pour l’instant maîtrisables. Encore faudrait-il que l’Etat, résigné et aboulique, recouvre ses esprits et son autorité bradée. “On se sent trahi par les collabos”, a lâché Riss, le patron de Charlie-Hebdo, en commentant sur RTL, le 1 er octobre 2019, la lâcheté des belles âmes après l’horrible attentat islamiste contre son journal, le 7 janvier 2015. Ce sentiment de trahison, je l’éprouve aussi depuis longtemps. Je sais que je ne suis pas le seul. Voici pourquoi….

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol – “Les Traîtres (Ils ont abandonné la France)”

ivan-rioufol

13/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol sort un nouveau livre intitulé “Les Traîtres (Ils ont abandonné la France)” chez l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux.

Voici le texte de présentation :

A la source du malheur français, il y a des traîtres français qui portent des prénoms français. Cela fait quarante ans et plus qu’ils abusent de la confiance des électeurs, mentent sur les réalités de la société, saccagent la nation fragile. Faudrait-il se résoudre à regarder la France se désintégrer, sans que les vandales soient inquiétés ? L’heure des comptes a sonné pour les maltraitants de la France millénaire.

Pourquoi pas devant la justice ? Un projet de société est à repenser. Avis aux bonnes volontés ! Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. Cette idée peut se résumer en un conservatisme national. Ce concept s’élabore aussi bien dans les cuisines de la France profonde que dans les think tanks américains. Une chose est sure : le peuple en colère, qui a ébranlé le pouvoir macronien, ne se taira pas de sitôt.

La révolution démocratique, entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes, est à mener à son terme.


Que faisons-nous encore au Sahel où le changement de paradigme s’impose désormais ?, par Bernard Lugan

Un sondage édifiant vient d’être publié au Mali : 82% des Maliens ont une opinion défavorable de la France, 77% pensent qu’elle n’y défend militairement que ses intérêts, 62,1% considèrent que Barkhane doit quitter immédiatement le Mali et 73% estiment que la France est complice des jihadistes…

Ce sondage confirme l’ampleur du sentiment anti Français largement affirmé le 10 février 2019 à Bamako, quand, devant plusieurs dizaines de milliers de partisans, l’imam wahhabite Mahmoud Dicko déclara : « Pourquoi c’est la France qui dicte sa loi ici ? Cette France qui nous a colonisés et continue toujours de nous coloniser et de dicter tout ce que nous devons faire. Que la France mette fin à son ingérence dans notre pays ».

Ce rejet de la France se retrouve également au Niger et au Burkina Faso où des manifestations quasi quotidiennes demandent le départ de l’armée française.

Au moment où la France engage la fleur de sa jeunesse pour les défendre, les populations concernées demandent donc le retrait de Barkhane… En même temps, des dizaines de milliers de déserteurs maliens vivent en France où ils bénéficient des largesses « néocoloniales » d’un pays devenu masochiste…

Dans ces conditions, puisque notre présence n’y est pas désirée, et qu’elle y est même rejetée, que faisons-nous encore au Sahel ? Allons-nous continuer à y exposer la vie de nos soldats alors que la région totalise moins de 0,25% du commerce extérieur de la France, que les 2900 tonnes d’uranium du Niger ne pèsent rien dans une production mondiale de 63 000 tonnes, et que l’or du Burkina Faso et du Mali est extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques ?

Les Maliens, les Nigériens et les Burkinabé ne veulent donc plus de la France ? Dont acte ! Les 10 milliards d’euros que nous leur donnons annuellement en cadeau gracieux, et en pure perte, vont donc pouvoir être mis au service des Français. Notamment dans les hôpitaux où 660 médecins menacent de démissionner si l’Etat ne renfloue pas les caisses, alors que moins de 3 milliards permettraient d’y régler définitivement tous les problèmes…

Ceci étant, puisque, au Sahel, nous évoluons désormais en milieu hostile, pourquoi ne pas profiter de l’opportunité offerte par l’ingratitude de ses populations pour enfin changer de paradigme ?

Jusque-là, portant avec constance, et même abnégation, le « fardeau de l’Homme blanc », nous y avons combattu pour empêcher le chaos régional. Aujourd’hui, une question iconoclaste doit être posée : et si nous partions en laissant se développer le chaos?

Notre départ provoquerait certes une période d’anarchie, mais, à son terme, les contentieux régionaux mis entre parenthèse par la colonisation et aggravés par la démocratie auront été « purgés ». Pourrait ainsi naître l’indispensable réorganisation politique et territoriale qui, seule, pourrait régler la crise régionale en profondeur. Ce que refusent de faire les rentiers de l’indépendance, ces sédentaires qui ne sont au pouvoir que parce qu’ils sont électoralement plus nombreux que les nomades. Et cela parce que leurs femmes ont été plus fécondes que celles des pasteurs, lesquelles eurent la sagesse d’aligner leur développement démographique sur les possibilités offertes par le milieu. Ces mêmes sédentaires qui demandent aujourd’hui le départ de Barkhane, ne voyant pas que le nouvel ordre régional qui suivra ne se fera pas en leur faveur car les Touareg, les Maures et les Peul auront en effet vite fait de les remettre sous leur coupe… comme avant qu’ils en aient été libérés par l’ « odieuse » colonisation…

Au lieu de continuer à chercher dans les jihadistes un « ennemi de confort », regardons plutôt la réalité en face.

Au Sahel, nous ne sommes pas dans l’Indochine de 1953, avec la descente de divisions entières du Vietminh vers Hanoï. Ici, nous avons face à nous quelques centaines de combattants qui se meuvent dans un vivier de quelques milliers de trafiquants abritant leur « négoce » derrière l’étendard du Prophète. La frontière entre jihadistes « authentiques » et jihadistes « opportunistes » est donc plus que floue. Quant aux alliances de circonstance nouées entre les groupes, elles sont cloisonnées par d’énormes fossés ethno-raciaux empêchant l’engerbage.

Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle des ressources, Barkhane percute régulièrement les constantes et les dynamiques locales, bloquant ainsi toute possibilité de recomposition politique et territoriale.

Notre départ permettrait donc la reprise de ce vaste mouvement des Maures, des Touareg et des Peul bloqué hier par la colonisation. Comme je ne cesse de le dire et de l’écrire depuis des années, et comme je l’explique dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, les nomades guerriers touareg, maures ou peul, n’accepteront jamais que l’ethno-mathématique électorale les soumette au bon vouloir des agriculteurs sédentaires que leurs ancêtres razziaient. Or, depuis les indépendances, l’introduction de la démocratie a fait qu’étant électoralement les plus nombreux, les sédentaires sudistes ont voulu prendre une revanche historique.

Seul notre départ et l’abandon de notre protection militaire leur fera – certes tragiquement -, comprendre qu’ils ne sont pas de taille à vouloir dicter leur loi à ceux qui, avant la colonisation libératrice, réduisaient leurs aïeux en esclavage.
Ces problématiques régionales millénaires étant à la source des problèmes actuels, tout règlement de la crise sahélienne passe donc par leur prise en compte et non par leur négation.

Une telle politique devrait impérativement passer par le recentrage de notre ligne de défense sur la Méditerranée. D’où un renforcement de nos capacités maritimes, ce qui ne devrait pas poser de problèmes financiers puisque les 10 milliards d’euros que nous donnons annuellement aux pays du Sahel représentent le coût de trois porte-avions.

Cette politique serait ancrée sur un nouveau paradigme impliquant l’établissement de partenariats avec les pays de l’Afrique du Nord qui seraient les premiers à subir les vagues migratoires venues du sud. Dans ces conditions, la priorité serait de vider l’abcès libyen en aidant les forces du général Haftar à prendre le contrôle du pays.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

« Les élections ne sont pas pleinement libres en France ! » L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

Les élections sont-elles pleinement libres en France ? La question peut interloquer. Mais elle n’étonnera pas ceux qui ont déjà été candidats d’opposition aux pouvoirs exécutifs, judiciaires et médiatiques. Elle ne surprendra pas non plus les observateurs qui font un effort minimum de réflexion.

Prenons l’élection présidentielle. Son accès est limité aux candidats recueillant 500 parrainages de maires et de grands élus. En théorie pour garantir le sérieux des candidatures. En pratique les parrains sont exposés à de multiples pressions : des pression violentes de la part des « antifas » et plus suaves de la part des autorités préfectorales, départementales et régionales qui accordent (ou refusent) des subventions. Sans parler des pleutres, dont la devise est « pas de vague ».
Pour certains candidats, la recherche des parrainages est une coûteuse course d’obstacles, en même temps qu’un handicap pour accéder aux médias et aux financements de la campagne. Quant aux salles de réunions pour les meetings, elles ne sont pas toutes également disponibles pour Mélenchon, Macron ou Marine. Et quand elles le sont ce n’est pas forcement au même prix…

Les élections législatives sont libres elles aussi. À condition, bien sûr, de trouver des fournisseurs qui acceptent de travailler pour un candidat mal pensant, sans crainte de se voir dénoncés et de perdre des clients. Et à condition de dénicher des banques qui acceptent de prêter à des candidats politiquement incorrects. Pas gagné ! Ce qui explique que le Front national – et d’autres – ait longtemps recouru au « kit de campagne » : un prestataire unique produisant des documents personnalisés et financés par un crédit fournisseur. Une procédure validée par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCC) mais qui a donné lieu à un procès de… 4 semaines (!) contre le Front national. Le représentant du parquet, choisi par le pouvoir macroniste, requérant de lourdes amendes et jusqu’à quatre ans de prison ferme. Le tout à la suite d’une instruction conduite exclusivement à charge par Aude Buresi, une militante, élue et responsable du Syndicat de la magistrature. Mais la justice est indépendante, on vous dit !

Les élections municipales, parlons-en ! Elles sont libres elles aussi. Il suffit (!) pour les têtes de liste de rassembler 29, 49, 69 (là où il y des communes fusionnées) colistiers, voire davantage dans les métropoles. Des colistiers possiblement exposés à de multiples chantages. Parfois de la part des maires sortants leur faisant miroiter les risques d’une candidature d’opposition peu propice à l’obtention d’une place de crèche, d’une dérogation à la carte scolaire, d’un logement ou d’une aide sociale, voire pour une réfection du trottoir. Ce type de pratiques est loin d’être rare…
Reste le risque médiatique et professionnel. Examen approfondi des traces laissées par les candidats sur les réseaux sociaux. Mise en exergue d’un possible « dérapage ». Et campagne de dénonciation auprès de l’employeur dans un monde où les interdits professionnels se multiplient. Bref, la qualité principale pour monter une liste politiquement incorrecte aux élections municipales, c’est le courage. Le courage de faire face à un boulot d’enfer pour la tête de liste. Le courage d’affronter le qu’en-dira-t-on – voire le largage par les proches, le patron ou les clients – pour les colistiers. Une fois la liste constituée, il restera encore à régler les problèmes de financement, de fournisseurs et d’accès aux salles (bis repetita…). Sans parler de l’omerta médiatique. À Paris, Serge Federbush, ENA, magistrat administratif, expert reconnu des problèmes parisiens, candidat d’Union des droites soutenu par le Front national, est tout simplement ignoré par Le Parisien et France 3 et… proposé en dernier choix par les instituts de sondage !

Des obstacles comparables sont dressés lors des élections départementales et régionales.

Reste la question du référendum. Le dernier a eu lieu en 2005. Les Français ont refusé le Traité constitutionnel sur l’Union européenne. À quelques virgules près, ce même traité a été adopté par le Parlement en 2008. Ne riez pas ! Cela s’appelle la « démocratie représentative ». Reste le référendum d’initiative populaire. Un million de Français ont déjà signé pour obtenir un vote sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Mais il faudrait 4,4 millions de signatures pour obtenir la mise au vote. Pas facile à trouver avec un site internet du ministère de l’Intérieur beaucoup moins simple et convivial qu’… amendes.gouv.fr. Et alors que la radio publique refuse toute publicité pour le référendum « par crainte (sic !) de choquer les opinions politiques de ses auditeurs ».

On le voit, la liberté politique existe en France. Mais elle bien tempérée. Par la tyrannie médiatique. Par les poursuites judiciaires. Par les interdits professionnels. Par le pouvoir bancaire. Ce n’est pas le goulag, c’est vrai, mais c’est le moulag.

Notons que ce système de liberté (très) encadré a aussi pu fabriquer en quelques mois seulement le produit Macron. Un candidat bénéficiant d’un soutien médiatique massif. Et d’un financement non moins massif de sa campagne par quelques centaines d’oligarques. Dont les banques d’affaires ayant négocié la vente d’Alstom, fleuron stratégique français, à l’américain Général électrique. Mais, là, le parquet financier est aux abonnés absents… La justice est indépendante, on vous dit !

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 4 décembre 2019 et repris du site Polémia

Hommage à la France des sans-grade : celle qui n’intéresse pas BHL et les autres…, par Philippe Bilger

Ils sont nombreux, ceux qui n’ont pas droit aux pétitions et aux tribunes, aux communiqués et aux soutiens artistiques, à l’honneur d’un article dans Le Monde ou à la solidarité dans Mediapart !

Ils sont nombreux, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils n’ont pas les infortunes rentables.

Il y a une France ordinaire, pas seulement celle des gilets jaunes, qui, jour après jour, est victime de délits, de crimes, de transgressions de toutes sortes. Une France modeste, parfois même misérable. Des femmes, des hommes, de tous âges et de toutes conditions, qui sont violés, volés, cambriolés, frappés, agressés, dépouillés. Il y a des commerçants qui n’en peuvent plus et finissent par ne plus compter le nombre de fois où ils ont été attaqués et spoliés. Avant, tragiquement, parfois, de se révolter et d’user d’une légitime défense qui ne les empêchera pas, confrontés à certains juges, d’être incarcérés.

Il y a une France banale, discrète, qu’aucun signe particulier ne distingue.

Ce n’est pas l’antisémitisme ou le racisme qui ont été le ressort du crime. Donc, on n’en a pas, ou peu, parlé.

Ce n’est pas un féminicide et Muriel Robin s’en désintéresse.

Il n’y a pas eu de film sur les violences et elles n’ont pas été commises dans les cités. Le président de la République n’a pas été « bouleversé » et n’en a eu cure.

Le terrorisme islamiste n’a pas tué et l’effroi collectif, les bougies, les défilés et les discours solennels sont donc inutiles.

L’honorable Durand, l’estimable Abdallah et le touriste Pei ont, chacun à leur tour, connu ce qu’il a été convenu d’appeler la douce France. Les deux premiers sauront que ce pays n’est plus le même et le dernier rejoindra la Chine, étrangement heureux d’être le citoyen d’une nation où il y a moins de libertés mais plus de sécurité.

La police n’est célébrée qu’au lendemain des attentats et on la laisse au quotidien, avec une gestion de l’ordre souvent erratique, faire comme elle peut. Hors de question, évidemment, de pouvoir lire ou entendre une grande voix pour venir à son secours sur le plan démocratique.

Il y a une France tristement usuelle, aux travaux et aux jours sans éclat, qui a peur, qui craint pour ses biens, son intégrité, sa vie, qui tente le moins mal possible d’assumer sa condition, mais quand elle est atteinte, blessée, souillée, même torturée, j’ai beau tendre l’oreille et consulter les médias, il n’y a rien qui vienne déplorer ce qu’elle subit. Pas d’acteur, aucun chanteur, pas le moindre BHL, encore moins le plus petit Plenel, évidemment pas Mélenchon ni Taubira. Juste Marine Le Pen, mais on a décidé que cela ajoutait à l’ignominie du crime !

Je rends hommage aux obscurs, aux sans-grade, à mes concitoyens effacés, aux destins niés, aux malheureux relégués, aux victimes anonymes.

À tous ceux qui n’auront jamais droit, dans leur malheur créé par une malfaisance aux multiples visages, à la considération symbolique et à la compassion de ceux qui ont l’indignation et la médiatisation fragmentaires, orientées, hémiplégiques.

Je n’aime pas la minorité française de la lumière qui tient pour rien ou oublie la majorité de l’ombre.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Reportage à la “marche contre l’islamophobie” – La marche de la honte

Simple manifestation antiraciste ou provocation islamiste ? La mise en scène est soignée : ambiance calme, des drapeaux français, La Marseillaise chantée, appels à la tolérance, à la laïcité, « on t’aime, tu dois nous protéger ». Tout l’art de la taqiya, car cette image lissée ne doit pas cacher la réalité.

Une Femen torse nu, proclamant que « le blasphème est un droit républicain », est vite écartée par le service d’ordre. La marche débute. Les manifestants proclament leur « solidarité avec les femmes voilées », nombreuses dans le cortège, et chantent sur un air bien connu des Gilets jaunes : « On est là, on est là, pour l’honneur des musulmans, le respect de leurs mamans, même si Blanquer ne veut pas, nous, on est là. » La carte d’identité française ou la carte électorale sont brandies par plusieurs femmes, comme si cela suffisait à prouver l’appartenance à la communauté française.

Puis « Allah akbar » est scandé par les manifestants à la demande de Marwan Muhammad, ancien dirigeant du CCIF, pour montrer qu’ils sont « fiers d’être musulmans et citoyens français ». En quoi ce cri poussé par des terroristes est-il un cri de fierté ? Ces mots ont précédé la mort de milliers d’innocents, tant en France qu’à l’étranger. C’est une honte d’oser les prononcer en plein Paris à quelques jours de la commémoration de la tuerie du Bataclan. Aucun respect pour les victimes ni leurs familles.

C’est aussi parce qu’ils sont fiers d’être Français que la plupart des drapeaux sont d’origine étrangère (algérien, tunisien, palestinien) ? La présence d’autocollants représentant une étoile jaune à cinq branches accompagnée du mot « muslim » va faire couler beaucoup d’encre. Ceux qui l’arborent n’hésitent pas à comparer la situation des musulmans aujourd’hui avec celle des juifs dans les années 1930… Toujours prêts à se victimiser. Et pour bien montrer qu’il s’agit d’une religion de paix et d’amour, des appels à la haine sont lancés contre Zemmour, Zineb El Rhazoui, Laurent Bouvet et même Manuel Valls.

Des politiques s’affichent, à la chasse aux voix. Il est loin le temps où Jean-Luc Mélenchon expliquait à propos des musulmans : « Ils se stigmatisent eux-mêmes, car qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate, et se plaignent ensuite de la stigmatisation dont ils se sentent victimes. » C’était en 2010.

Un intervenant réclame « l’application égalitaire de la loi de 1905 ». Un autre menace : « Ceux qui étaient absents aujourd’hui sont largement repérés et on leur fera largement payer. » Plusieurs parlent d’une manif historique. Oui, historique dans leur logique de conquête.

Mais cette « marche contre l’islamophobie » a très vite été qualifiée de « marche de la honte » sur les réseaux sociaux. De Gaulle disait déjà que si une communauté « se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous pour imposer ses mœurs. » Il est plus que temps que les Français ouvrent les yeux : l’islamisme conquérant ne se cache plus.

Pour le stopper, rendez-vous le dimanche 17 novembre pour la manifestation « Face aux islamistes, défendons la France ! »

Jean Kroub

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2019

Rapatriement des djihadistes : comment la France, l’Allemagne et les États-Unis s’organisent-ils ?

12/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La Turquie a annoncé le 11 novembre que les démarches d’expulsions concernant 11 combattants étrangers d’origine française «étaient en cours».

Quelles politiques, l’Allemagne, la France et les Etats-Unis appliquent-ils pour le rapatriement d’anciens combattants de Daech ? Les détails en images.


Les musulmans victimes de discrimination en France ?

Lorsque le conseiller régional Rassemblement national de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, exige en pleine séance plénière qu’une mère accompagnatrice retire son voile, c’est tout le débat sur la place des musulmans au sein de la société française qui a ressurgi. Fatima s’épanche alors dans les médias français, évoquant cet ostracisme permanent dont les musulmans seraient les victimes. La polémique s’amplifie, le débat enfle, chacun apporte son grain à moudre à l’affaire.

Pour Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), dont il est aussi un délégué général, l’affaire est déjà entendue : « Pour certains hommes politiques, tous les maux de la France viennent des [8 millions de] musulmans et de l’islam, c’est leur fonds de commerce », affirme-t-il sur les ondes de France Info.
Les musulmans, les enfants maudits de la République que le reste de la nation voue aux gémonies ? C’est ce que sous-entend un sondage IFOP commandé par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean Jaurès. Selon cette étude, 42 % des musulmans affirment avoir été victimes d’une forme de discrimination liée à leur religion. La police responsable ? 28 % parlent d’un racisme ordinaire lors de contrôles de police ou encore 17 % lors d’une recherche d’emploi. Pour François Kraus, de la Fondation Jean Jaurès, les attentats islamistes de 2015 ont contribué à créer un amalgame entre une majorité intégrée et une minorité radicalisée. Et si le gouvernement dénonce la montée du communautarisme, Abdallah Zekri rétorque en pointant du doigt ces « maires des grandes villes, qui ont parqué les Noirs et les Arabes dans des banlieues qui sont devenues ingérables ».

Le CFCM va même plus loin. En aval d’une rencontre avec le président Emmanuel Macron, fin octobre, et après la tentative d’incendie de la mosquée de Bayonne, l’organe de représentation des musulmans de France décrit une « hystérie islamophobe agressive, voire criminelle qui s’est installée dans notre pays ». Le culte musulman qui compte, parmi ses élus, deux membres de l’Union des organisations islamiques de France, un mouvement lié à la ligue des Frères musulmans. Cette dernière désignée comme terroriste par plusieurs pays comme l’Egypte ou la Russie, mais jugée interlocuteur crédible pour la République française.

La Fondation Jean Jaurès entend pourtant nuancer la portée de ce sondage, préférant parler de « musulmanophobie » en lieu et place d’« islamophobie ». Tout est dans la nuance. Relayé par la presse à grand renfort d’articles, il a tout le goût de la culpabilisation. Exit celui paru peu de temps avant, qui, curieusement, montrait un autre visage de la réalité musulmane en France. Dans ce sondage publié par l’IFOP-Le Point, 27 % d’entre eux estiment que « la charia devrait s’imposer par rapport aux lois de la République », et pour 37 % que « c’est à la laïcité de s’adapter à l’islam, et non l’inverse ». Une progression de 10 % en 20 ans, nous indique le magazine Marianne. Pourtant tout n’est pas aussi manichéen qu’il y paraît. En 2018, le ministère de l’Intérieur a fait publier les chiffres annuels sur les faits à caractères antisémites, antichrétiens et antimusulmans. 1 063 actes antichrétiens avaient été recensés contre à peine 100 pour les musulmans. A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Jean-Louis Leroy

Article paru dans Présent daté du 7 novembre 2019