France Inter, le bouffon et les migrants

On nous le dit, on nous le répète : les jobs de demain n’existent pas encore, on les entrevoit seulement. Quant à ceux du jour présent, ils se ringardisent à la vitesse grand V, mangés par la robotisation et la technologie. C’est simple : les algorithmes nous retirent le pain de la bouche.

Faut-il pleurer de cela ? On n’a que ce que l’on mérite et voilà longtemps déjà que nous ne sommes plus que des machines à reproduire du même. Tenez, prenez le métier d’amuseur public sur les radios du matin, par exemple. Ils sont pléthore, ces humoristes qui dézinguent à l’heure du café, « chroniqueurs » sans autre vrai talent que de piocher des bouts de phrase dans la bouche des politiques pour les détricoter et les remettre dans un sens, toujours le même : celui du conformisme.

Ainsi le dénommé Guillaume Meurice qui officie sur France Inter, ce temple de la bien-pensance où des curés payés par nos impôts officient pour servir la bonne parole. On apprend ainsi, dans Le HuffPost de ce jour, que ledit Meurice, « aussi engagé que touche-à-tout », ouvre une boutique en ligne pour aider SOS Méditerranée.

« Tu te cherches un swag de rentrée à mi-chemin entre Christophe Barbier et Iggy Pop ? J’ai pensé à toi ! », nous dit-il dans son tweet d’ouverture. Et de proposer de délicieux gadgets : badges « Sortons nous les droits du cul », « Sex, drugs and trottinettes », pin’s « Les jeunes avec Raffarin ». On notera, au passage, que si les articles « seront forcément made in France et écolo-responsables », on préfère toutefois, pour parfaire son « swag », vendre des « tote-bag » plutôt que des fourre-tout. Bref, c’est plus chic de se sortir « les droits du cul » en globish qu’en français vernaculaire.

Ces objets de piété migratoire sont vendus entre 2 et 8 euros qui iront alimenter les comptes de SOS Méditerranée, ONG associée à Médecins sans frontières. C’est « aujourd’hui l’une des dernières à assurer une mission de sauvetage en Méditerranée, en raison notamment de la pression des autorités de certains pays qui considèrent ces organisations comme complices des passeurs », nous rappelle Le HuffPost. Ainsi, « grâce à son navire l’Ocean Viking, SOS Méditerranée a par exemple pu secourir 356 personnes au mois d’août 2019, en l’espace de 23 jours » et « c’est donc pour financer ce genre d’opérations que Guillaume Meurice a lancé sa boutique en ligne ».

On lâche tout et on applaudit. C’est beau, c’est grand. Surtout, ça ne mérite aucune discussion ni même interrogation, vu qu’il s’agit d’une . Comment pourrait-on, en effet, oser porter un regard critique sur tant de générosité désintéressée ? On ne questionne pas le Bien, ce serait indigne.

Sauf que… Sauf qu’on les sauve, et après ? On leur remet un tote-bag avec un pin’s « Sors-toi les droits du cul » ? Et d’ailleurs, de quoi les sauve-t-on, au juste, et pour leur offrir quoi ?

Un autre papier du jour, dans Le Point celui-là, se penche sur le sort de certains de ces migrants sauvés des flots : les mineurs, ou réputés tels, « non accompagnés ». « Ils étaient pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, hébergés et en voie d’intégration », peut-on lire. « Mais en changeant de département, une formalité en théorie, un nombre croissant de mineurs isolés étrangers ont été réexaminés et déclarés majeurs. Le début d’une fulgurante descente aux enfers » qui les conduit dans les camps de la misère.

La faute à « l’application progressive depuis fin janvier du décret ouvrant l’utilisation du fichier biométrique ». Soit la possibilité de « comparer les empreintes avec celles du fichier Visabio des visas et des ressortissants étrangers ». Chose que Paris se refuse à faire « pour des questions morale », suivant en cela les associations et « défenseurs des droits fondamentaux », qui reprochent à nos institutions de vouloir évincer ces MNA « d’une prise en charge évaluée à 2 milliards d’euros par an ». Et ça, ce n’est pas bien du tout !

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vous reprendrez bien un peu de « féminisme islamiste » sur France Inter ?

À force de vivre en commun, dans un entre-soi, avec qui a traîné ses guêtres sur les bancs de sciences po Paris ou d’universités devenues des repaires de militantes « intersectionnelles » et post-coloniales, le monde des médias est envahi par les théories qui s’y développent. Un exemple récent avec France Inter.

Sociologue et féministe islamiste

Le dimanche 11 août 2019, Lauren Bastide interrogeait Hanane Karimi « sociologue et féministe islamiste », enseignante à l’université de Strasbourg, post-doctorante à celle de Créteil et chercheuse associée au Laboratoire Sage Sociétés, Acteurs et Gouvernement à l’université de Strasbourg. C’est la présentation proposée par la radio de service public. Militante universitaire dont les combats sont centrés sur les luttes intersectionnelles en faveur, en particulier, des femmes « racisées » et « victimes » de la situation « post-coloniale » la radio ouvre sa porte aux questions post-coloniales, liées à celles de genre, problématiques qui ont peu à voir avec la science mais beaucoup avec un projet politique déconstructeur.

Rond de serviette à France Inter

En réalité Hanane Karimi a son rond de serviette sur France Inter où elle était déjà invitée pour la journée du 8 mars 2019. Plus tu porteras le voile ma soeur, plus tu seras une femme libérée ? On dirait. C’est une vraie habituée de la radio de service public : en 2017, elle défendait la nécessité d’un féminisme islamiste antiraciste ; en 2016, elle affirmait que porter le voile n’avait rien d’un prosélytisme religieux ni d’une marque d’un quelconque patriarcat musulman… Elle était alors présentée comme « porte parole du collectif Les femmes dans la mosquée ». Elle a maintenant pris du galon universitaire, c’est bien le problème avec le néo colonialisme franchouillard, cela continue de former des élites et de leur confier des postes peu accessibles aux Français de souche. C’est bien d’une militante dont il s’agit : l’auditeur attend donc un discours un peu critique (au sens de l’esprit critique), ou alors un discours avec un peu de contradiction.

Le retour des Femmes savantes

Une émission de 56 minutes, dans le cadre des « savantes ». Présentation de France Inter : « Le travail de Hanane Karimi porte sur les mobilisations politiques des femmes musulmanes, il est venu éclairer d’une lumière salutaire tout un pan de l’action politique qui, en France, vise, sans relâche, à la stigmatiser et à l’exclure de l’espace public ».

Difficile de voir dans les mots de l’émission, accessible sur le site de la radio, autre chose qu’un discours purement militant : France Inter considère donc que les femmes musulmanes sont stigmatisées en France ? Pourquoi ? Du fait de la loi sur le voile ? De la question du Burkini ? Et la loi… La radio publique est-elle fâchée avec la loi ? Il est du reste intéressant de noter que ce sont prioritairement les salariés du Système, ici une journaliste de France Inter et une universitaire d’origine étrangère, autrement dit les ultras bénéficiaires de ce Système, qui le considèrent comme oppressif. L’OJIM serait curieux de connaître le niveau de vie et les émoluments de tout ce beau monde féminin bobo-opprimé…

Mais poursuivons :

« Hanane Karimi est une féministe, une militante… »

Au moins, les choses sont claires : enseignement et recherche universitaires sont, en France, espace de militantisme politique.

Poursuivons encore :

« Sa thèse, soutenue en septembre 2018 était intitulée « assignation à l’altérité radicale et chemins d’émancipation: étude de l’agence de femmes musulmanes françaises ». En gros, vis-à-vis des femmes musulmanes, la France c’est l’Afrique du sud d’avant Mandela.

Les propos tenus lors de cette émission ont dû surprendre nombre de vacanciers, hors boboïsme et radicalisme du 93 militants, si par hasard ils écoutaient cela dans leur voiture. La complaisance militante de Lauren Bastide ne tient pas seulement au fait d’inviter une femme prétendant que la situation d’oppression subie par les femmes musulmanes provient de ce que la France leur fait subir, mais aussi de sa façon de défendre la minorité de femmes islamistes qui tentent de conquérir l’espace public, et donc politique, par exemple à Grenoble. Pour la journaliste de France Inter, « c’est une action flamboyante, courageuse, visible ». Comme le « combat » originel qui a mené Karimi a devenir une militante ressemblant à s’y méprendre à celles du Parti des Indigènes de la République : « À l’époque de la circulaire Bayrou qui ouvre le grand cycle de harcèlement contre les femmes musulmanes (les rues, n’est-ce pas, sont pleines de femmes harcelées pour raison vestimentaire) qui ne s’arrêtera pas et est encore en train de se poursuivre aujourd’hui », elle aurait été obligée d’arrêter ses études de BTS car il était interdit de porter le voile au lycée. Patatras ! Etre obligée de… respecter la loi et les traditions culturelles de son pays d’accueil, c’est donc cela qu’une universitaire et qu’une journaliste considèrent comme un racisme etc. Bien sûr, une solution serait pour madame Karimi de retourner vivre sa féminité libérée dans le pays d’origine de sa famille, cela demanderait sans doute deux ou trois petits sacrifices, dont celui d’être universitaire et reconnue comme femme et intellectuelle, mais ce ne semble pas être à l’ordre du jour tant il y aurait à faire pour sauver les femmes musulmanes de France de l’oppression, laquelle ne s’exerce pas dans l’intimité du foyer familial visiblement.

Quand l’expression « mettons les voiles » change de sens

À quand, la libération des femmes par la burka intégrale ? C’est que Hanane Karimi le dit en direct : le voile est une lutte politique émancipatrice de classe, de race et de genre. Mazette ! Il y aurait donc des classes sociales, cela peut se discuter calmement, des genres, si on les distingue, discuter est encore possible, mais des races ? Il n’y a plus de lois en France contre les personnes qui pratiquent la propagande racialiste ? Celle-ci commençant, aux dernières nouvelles légales, par le fait de distinguer les humains en races (« La race est un critère de différenciation sociale » en France, dit-elle, ce en quoi elle n’a pas tort vu à quel point, si elle appartient à une « race », comme elle le dit, cette appartenance paraît en effet éminemment profitable.) Pourtant, ils sont légions ceux qui ont eu à subir les foudres de la justice pour ce genre de raisons. Mais pas à « gauche » il est vrai.

Ce n’était ni une discussion, ni un débat : il n’y avait pas de contradiction. Un simple discours militant. Au nom de la tolérance, de l’humanisme, de l’universalisme, des valeurs dont la France se targue d’être la gardienne en somme, c’est une conception totalitaire et dogmatique du monde qui avance, foulard sur la tête ou sur les yeux, à grandes enjambées dans les médias, les universités et la rue, cette dernière qui pullule de femmes « libérées » par le voile islamique. Bientôt un statut des non musulmans en France ? A moins que la question des différences d’identité ne conduise à une solution plus logique, et porteuse d’avenir pour qui n’est pas musulman : la reconnaissance que le séparatisme et le différencialisme sont plus logiques que le multiculturalisme, du moins s’ils sont cantonnés dans des aires civilisationnelles elles-mêmes logiques. Ce qui ne pose pas la question de la légitimité du « combat féministe islamiste en France » mais plus simplement celle de la raison de la présence de femmes musulmanes identitaires en France. Vous avez dit colonialisme ?

Article repris du site OJIM

Sexisme : quand France Inter ne s’interdit rien contre Charlotte d’Ornellas, par Caroline Parmentier

« Les petites cathos d’extrême droite ça m’excite (…) Nous ferons l’amour bestialement comme deux bergers allemands » etc. Où sont les Mee too et les Balance ton Porc pour protester aujourd’hui contre la chronique répugnante de Daniel Morin sur France-Inter contre Charlotte d’Ornellas ?

Sur France-Inter qui nous a bassinés pendant des mois avec le sexisme et le harcèlement (et sous les gloussements un peu gênés de deux journalistes femmes sur le plateau qui se gardent bien d’intervenir), le chroniqueur Daniel Morin se livre le 27 septembre à un ahurissant numéro sur le mode « Fais-moi mal, chienne » contre la journaliste de Valeurs Actuelles, ancienne collaboratrice de Présent, « à droite, droite, droite » où tout y passe : l’armure de Jeanne d’Arc, les culottes de peau autrichiennes, les bergers allemands et les nazis, sur fond de halètements et de « Maréchal nous voilà ».

C’est particulièrement choquant et sexiste et tout le monde rigole autour de la table. Le respect des femmes sur France Inter, radio du service public qui passe son temps à donner des leçons, c’est à la tête de la cliente. On imagine un instant si la cible n’avait pas été blanche, catho et de droite. Et le même genre de sketch avec par exemple Rokhaya Diallo ou Raquel Garrido dans le rôle de la « salope ».

Dans le même temps, Eric Zemmour pour une phrase désobligeante (et coupée au montage) sur le prénom d’Hapsatou Sy, doit être interdit partout d’antenne et de plateau ! Est-ce que Marlène Schiappa et toute la classe médiatique et politique qui a volé au secours d’Hapsatou Sy comme un seul homme, va demander l’interdiction de Daniel Morin ? Il ne risque absolument rien ni du CSA ni des chiennes de garde, il a tous ses totems d’immunité. Vous voulez appeler au meurtre (comme Laurent Ruquier appelant à abattre Donald Trump sur la chaîne publique France 2 sans jamais avoir été sanctionné) vous voulez appeler au viol ou au racisme anti-blanc et anti-catho, vous voulez diffamer, insulter ? Soyez journaliste de gauche sur une radio d’Etat.

Photo : La photo officielle de Daniel Morin sur le site de France-Inter. Il s’était mis du rouge à lèvres en signe de solidarité pour la Journée de la Femme comme le tartuffe obsédé sexuel, Denis Baupin…

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 1er octobre 2018

France Inter s’intéresse à la « ré-émigration » des Sénégalais

07/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
On les appelle les « repats » pour « repatriés », par opposition aux « expats » ou « expatriés ». Un phénomène auquel s’est intéressé France Inter, dans un reportage au Sénégal. Le média n’hésite à utiliser le verbe « ré-émigrer » pour décrire ces immigrés partis vers l’Europe, puis retournés en Afrique, et plus spécifiquement au Sénégal, au nom du patriotisme.

Il s’agit essentiellement de personnes diplômées et qualifiées, désireuses de retrouver leur famille. Ces « repats » décrivent leur désillusion devant la conjecture économique française difficile, ainsi que le sursaut identitaire qu’ils ont observé chez les Français, peu accueillants envers les nouveaux arrivants.

A noter que ces retours sont soutenus financièrement par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration. Ainsi, à défaut d’avoir été une chance pour la France, ces immigrés ont choisi d’être une chance pour leur pays d’origine.

Nicolas Demorand, un militant sur France Inter

Depuis septembre 2017, Nicolas Demorand est aux manettes de la Matinale de France Inter, en remplacement de Patrick Cohen. Personne ne doutait des engagements politiques du militant journaliste. Il s’est néanmoins surpassé le lundi 27 novembre 2017.

Nicolas Demorand n’a pas tout chamboulé de la Matinale de France Inter. L’auditeur y sent encore l’ombre de Patrick Cohen. Ce dernier parle maintenant à la même heure sur Europe 1, ce qui ne tend pas à diversifier la parole proposée aux auditeurs. Il est vrai que les deux militants faisant office de journalistes peuvent aisément se glisser dans le costume idéologique l’un de l’autre. D’idéologie, il a été question le matin du 27 novembre 2017 quand Nicolas Demorand a invité le ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer pour « L’invité de 8h20 ».
Blanquer au Pays des Commissaires politiques

Difficile de ne pas ressentir de gêne à l’écoute de cet entretien. L’objectif de Demorand était clair : « démontrer » que la politique scolaire du ministre Blanquer est une régression réactionnaire, en particulier comparativement avec celle de la ministre précédente. Le problème porte sur les fameux ABCD de l’égalité, lesquels sont visiblement restés dans la gorge du militant journaliste Demorand. Du moins, le retrait de ces ABCD suite à une vive polémique. Pour mémoire : il s’agissait d’un programme destiné à lutter contre le « sexisme » et les « stéréotypes de genre » à l’école mis en œuvre de façon expérimentale dans 600 établissement scolaires primaires à partir de 2013. La ministre avait ensuite voulu élargir ce programme à l’ensemble de l’école. Autrement dit, faire entrer la conception libérale libertaire de la théorie du genre à l’école, dans toutes les classes. On peut retrouver un historique plus complet ici. Devant la levée de boucliers, le projet avait été retiré. Mais Nicolas Demorand est militant de longue mémoire. D’autant que cette affaire correspond à ses propres a priori idéologiques, ainsi qu’il le montre lors de sa réception du ministre Blanquer, une conception plus militante qu’autre chose et qui rappelle cette phrase de Laura Slimani, alors présidente des Jeunes Socialistes dans une vidéo depuis supprimée de Youtube, (où sexisme et prédation sexuelle n’étaient visiblement pas seulement objets de lutte de libération genrée) : « Oui, le genre, ça existe et oui, nous allons l’enseigner dans les écoles et c’est tant mieux, parce que ça veut dire plus d’égalité ». Pour Demorand, le retrait des ABCD constitue de son point de vue une véritable atteinte à la grande marche de l’humanité et cela ne passe pas. D’où un entretien où le journaliste se mue en petit commissaire politique
Demorand en chien de garde et un ministre impavide

D’emblée, Demorand indique que le président de la République et le ministre ont annoncé que leur gouvernement serait à l’avant-garde de la lutte contre les discriminations subies par les femmes et le sexisme. Le journaliste semble donner la parole au ministre, en lui demandant ce qu’il compte faire concrètement. Mais l’auditeur sent que Demorand frétille. Il évoque des études, dont il ne cite pas les sources, qui indiqueraient que « la cour de récréation elle-même produit des discriminations » vis-à-vis des « fillettes » mais aussi de « ceux qui n’aiment pas le sport et qui sont obligés de se tenir à l’écart ». On sent l’expérience personnelle.

Jean-Michel Blanquer explique alors à Demorand que cette vision est ancienne et que la véritable problématique actuelle n’est plus le terrain de sport, rarement utilisé durant les récréations, mais les smartphones et leur lot d’images pornographiques. Ce à quoi Demorand pourrait réagir, la pornographie n’ayant pas la réputation de donner une image positive des femmes. Il ne le fait pas. Car il a une idée derrière la tête et l’idée s’impatiente : elle s’appelle ABCD de l’égalité et est associé, dans son esprit, aux grands méchants de La Manif Pour tous. Demorand : « Tout le monde dit que c’est là que ça commence l’inégalité, à l’école, et je ne vois pas dans vos propos que vous allez prendre le problème à bras le corps ». Le ministre reste zen et dit qu’il s’agit d’être « efficace pour de vrai ». Demorand : « Est-ce que par exemple vous reprendrez les ABCD de l’égalité qui avaient semé la tempête (…), qui avaient été retirés pour calmer ladite tempête mais qui cherchaient précisément à prendre à bras le corps la construction même de l’inégalité entre les garçons et les filles à l’école ». Non. « Pas de tempête nouvelle ». Demorand, ironique : « Donc, c’est la rue qui gouverne, c’est la tempête qui gouverne l’éducation nationale ». Blanquer : « non ». Demorand : « On avait peur disait LMPT qu’on fasse à l’école des petits garçons des petites filles, et des petites filles des petits garçons ».

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Le business de la “déradicalisation”

27/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
100 millions d’euros. C’est la somme que le gouvernement a prévu de débloquer, sur trois ans, pour lutter contre la radicalisation. Une somme importante qui a pour conséquence l’émergence d’un marché de la “déradicalisation”. Aujourd’hui, près de 80 structures ont investi ce secteur mais celles-ci ne présentent pas toutes des garanties de sérieux et de professionnalisme.

Alors que les pseudo-centres de déradicalisation apparaissent de plus en plus comme une véritable escroquerie – une réalité dénoncée par Les Identitaires -, il semble intéressant de redécouvrir cette enquête menée par Elodie Guéguen et diffusée en novembre 2016. La journaliste présente ainsi la déradicalisation comme “un business pas très sérieux”.

Découvrir cette enquête : https://www.franceinter.fr/societe/deradicalisation-un-business-pas-tres-serieux


Finkielkraut : « ma tête est mise à prix dans toute la presse Pigasse »

Source : OJIM
Récemment intronisé à l’Académie française, le philosophe Alain Finkielkraut est l’objet de critiques de plus en plus violentes de la part de nombreux médias.

Invité lundi matin dans la matinale de France Inter, ce dernier a fustigé les médias hostiles à son intronisation : « Ma tête est mise à prix, sur tous les murs de la ville, dans “Libération”, et dans toute la presse Pigasse. » Il faut dire qu’en tant que propriétaire du Monde (avec Pierre Bergé et Xavier Niel), de L’Obs, du Huffington Post et de Radio Nova, le banquier d’affaires de la banque Lazard a en effet de quoi nuire.

De son côté, Finkielkraut estime, après l’épisode de l’émission « Des paroles et des actes » où il avait été pris à partie par une jeune femme proche des Indigènes de la République jeudi dernier que « pour un dominant, j’ai la main molle, excusez-moi de vous le dire, j’en prends plein sur la figure tous les quatre matins ». Et l’écrivain, qui anime une émission sur France Culture, de poursuivre en expliquant qu’« il y a une pensée qui était en état d’hégémonie et qui ne […] supporte pas » de perdre la main.

Traité de « néo-réac » par ces mêmes médias, Alain Finkielkraut pense que cela vient du fait qu’il « critique la culture de masse et l’effondrement de l’école républicaine ». En effet, « si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac ».

Revenant sur le cas de Matthieu Pigasse et sur son désir de « mettre le feu », il estime que si « l’Académie Française a été peut-être à un moment donné l’institution de la bourgeoisie triomphante », aujourd’hui en revanche, « face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne avec son respect des formes et son amour de la belle langue la résistance de la civilisation ».

« Daesh, autopsie d’un monstre », analyse du terrorisme islamique sur France Inter

02/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les attentats du 13 novembre, ont-ils dénoué la parole des journalistes des grands médias ? En tout cas, cette analyse du conflit syrien sur France Inter est très intéressante et complète. On y entend parler des livraisons d’armes françaises aux terroristes, de l’échec de la politique internationale de la France sous l’impulsion de Laurent Fabius aussi bien en Libye qu’en Syrie. La responsabilité des Turcs, des Qataris et des Saoudiens dans la montée du terrorisme islamique est nommément mentionnée, de même que celle des Américains.

« Daesh vote FN » : la chronique délirante de France Inter

« DAECH VOTE FN » : LA CHRONIQUE DÉLIRANTE DE FRANCE INTER
Source : OJIM
Après les attentats du 13 novembre, on attendait évidemment l’offensive « padamalgamiste » des médias.

Cela n’a pas manqué. Dès le 19 novembre sur France Inter, Renaud Dély repoussait les limites du délire, allant jusqu’à affirmer sans sourciller que « Daech vote FN ».

Pour le rédacteur en chef de L’Obs, le FN est visiblement le seul parti à n’avoir pas fait preuve de « modération » ces jours derniers. En réclamant la démission du gouvernement, Marine Le Pen réalise ainsi, selon Dély, le « rêve de Daech ». « C’est évidemment ravir les terroristes, qui veulent déstabiliser l’état français », poursuit-il, jugeant que « ce n’est pas franchement étonnant ».

Mais le chroniqueur va plus loin dans son analyse. Pour ce dernier, il y aurait « quelques convergences de vue entre le FN et les terroristes ». Vous avez bien lu. Daech et le FN : même combat ! Citant diverses réactions d’élus frontistes, pas franchement dans la demi-mesure vis-à-vis de l’islam ou du gouvernement, Renaud Dély estime que le FN veut « bordéliser » le débat public pour parvenir à ses fins en 2017.

Une analyse qui pourrait être recevable, et même applicable aux autres formations politiques, si le journaliste ne sombrait pas dans le délire le plus total en conclusion. « Certes, on ne dira pas que le FN vote Daech, non bien sûr. Mais en revanche, ce qui est clair, c’est que Daech vote FN », assure ainsi M. Dély.

Si l’on peut facilement accuser les responsables politiques de récupération suite aux attentats, le rédacteur en chef de L’Obs apporte ici la preuve que dans les médias, on peut parfois repousser encore plus loin les limites de l’odieux pour tenter de dévier les colères…

Michel Onfray : “Alain Finkielkraut n’est pas le diable”

Michel Onfray : "Alain Finkielkraut n'est pas le diable"

14/09/2014 – PARIS (via France Inter)
Interrogé vendredi 12 septembre dans le 7/9 de France Inter lors des questions d’auditeurs, Michel Onfray est revenu sur ces propos sur l’école (cf. cet article de Novopress) et a surtout pris la défense d’Alain Finkielkraut :

Je trouve terrible cette façon qu’on a de mépriser Alain Finkielkraut et de ne pas le lire. On peut le lire et ne pas être d’accord avec lui et on peut débattre et respecter les idées qui sont les siennes sans l’insulter sans le traiter de fasciste et de tous les noms. On gagne quand on est intellectuel à lire le travail des autres et puis à débattre. Je préfère des proximités avec Alain Finkielkraut qui n’est pas le diable que je sache, plutôt qu’avec d’autres intellectuels.

Christiane Taubira a oublié qu’elle était filmée

Christiane Taubira a oublié qu’elle était filmée

11/09/2014 – PARIS (via France Inter)
Mercredi 10 septembre 2014 : Christiane Taubira, Garde des Sceaux, est l’invitée du 7/9 de Patrick Cohen. Lors des questions d’auditeurs, elle oublie qu’elle est filmée et se permet donc de faire une grimace. On voit à la fin de la vidéo Patrick Cohen lui montrer une caméra.

Les propos pro-FN de Godard dissimulés par France Inter ?

Jean-Luc Godard sur France Inter : « je me sens profondément européen depuis Vercingétorix et Charlemagne »

15/06/2014 – via OJIM.FRDans un entretien accordé au Monde, le cinéaste Jean-Luc Godard affirme que France Inter aurait « supprimé » un passage où il évoque favorablement une éventuelle arrivée de Marine Le Pen à la tête du pays.

« J’ai mon opinion… J’espérais que le Front national arriverait en tête. Je trouve que Hollande devrait nommer – je l’avais dit à France Inter, mais ils l’ont supprimé – Marine Le Pen premier ministre », a-t-il affirmé au quotidien du soir.

Comme le rapporte « Le Lab » d’Europe 1, les propos du cinéaste n’ont pas été supprimés mais uniquement retenus dans la version longue de l’entretien (82 minutes), disponible sur internet. Dans celle-ci, enregistrée le 21 mai dernier, il évoque son attachement aux frontières pour préserver la diversité des cultures mais surtout « communiquer et communier ». Ironiquement il déclare : « Je suis pour les frontières mais contre les douaniers. »