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Chard Autriche Droite

Autriche : la droite se réorganise pour les élections législatives du 15 octobre

Sebastian Kurz

Sebastian Kurz

Les élites politico-médiatiques européennes pensaient peut-être pouvoir reprendre un peu leur souffle après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises, mais il n’en sera pas ainsi.

Après la démission du vice-chancelier et leader du parti ÖVP Reinhold Mitterlehner, le parti de centre-droit s’est choisi il y a une semaine, comme nouveau leader, le jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 30 ans, et a décidé de mettre fin à sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le chancelier socialiste Christian Kern.

Avant d’accepter de prendre la tête de son parti, le jeune ministre, comparé au Français Emmanuel Macron et qualifié comme lui par certains médias de « gendre idéal », a exigé qu’il lui soit donné carte blanche pour définir la stratégie électorale et désigner les candidats. Aux élections présidentielles de 2016, qui avaient vu le candidat du parti national-conservateur FPÖ échouer de peu au deuxième tour, les deux partis de gouvernement avaient été éliminés dès le premier tour. Pour aborder ces élections législatives convoquées pour le15 octobre prochain, Sebastian Kurz a imposé la marque « Sebastian Kurz – le Nouveau parti populaire ». Le nom du parti, ÖVP, ne figurera même pas sur les bulletins de vote, et c’est encore une chose qui le rapproche du nouveau président français aux yeux des médias.

Mais à la différence d’Emmanuel Macron, Sebastian Kurz a bâti sa popularité en critiquant la politique d’ouverture aux immigrés d’Angela Merkel, et les élections de l’automne prochain pourraient bien déboucher sur une coalition entre son parti et le FPÖ qualifié « d’extrême droite » par l’establishment.

Le FPÖ, allié du FN au Parlement européen, est en tête dans les sondages, et une majorité ÖVP-FPÖ au parlement semble tout à fait probable. Une telle coalition a déjà gouverné l’Autriche de 2000 à 2005, ce qui avait provoqué des sanctions de la part de l’Union européenne. Ces sanctions n’avaient aucun fondement légal et avaient conduit à prévoir un mécanisme de sanction formalisé dans le traité de Lisbonne. Mais ce mécanisme nécessitant l’unanimité des Etats membres hormis le pays mis en accusation, il sera difficilement applicable alors que le Parlement européen a déjà appelé mercredi à ce qu’il y soit recouru contre la Hongrie et alors que la Commission européenne envisage aussi de l’utiliser contre la Pologne.

En arrière-plan dans les trois cas (Autriche, Hongrie et Pologne), il y a le refus de la politique immigrationniste de Bruxelles, Berlin, Paris et Rome.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mai 2017
(titre originel : « Elections anticipées en Autriche »)

Sebastian Kurz

Vers des élections législatives anticipées en Autriche

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dimanche dernier, Sebastian Kurz (photo), a été désigné à la tête du Parti populaire (ÖVP), au positionnement chrétien-conservateur. Agé de 30 ans, le ministre autrichien des Affaires étrangères a annoncé dans la foulée qu’il mettrait un terme à l’actuel gouvernement de coalition avec les sociaux‑démocrates (SPÖ), ce qui va entraîner la tenue d’élections législatives anticipées à l’automne prochain.

L’an dernier, l’élection présidentielle avait permis au Parti de la Liberté (FPÖ) de réaliser un score historique de près de 50 % des voix en mai, ramenés à 46 % en octobre.

Mais Sebastian Kurz veut aller vite et profiter de sa grande popularité. Les sondages lui prêtent chez les électeurs une confiance supérieure à celle de l’actuel chef du gouvernement ou à celle du dirigeant du FPÖ. D’après le chercheur du CNRS Patrick Moreau, Kurz « veut casser le système en profitant de sa jeunesse » : « Il n’a pas d’offre idéologique précise et reste très mobile pour dépasser les clivages traditionnels ».

Surnommé le Wunderkind, c’est‑à‑dire l’enfant prodige, Kurz est encensé par la presse et apprécié de la population. Il a eu une ascension spectaculaire. Bien qu’il n’ait pas terminé ses études de droit, il était nommé à tout juste 24 ans secrétaire d’État à l’Intégration. Il se sera fait remarquer en travaillant, avec les pays des Balkans, à la fermeture de la frontière aux migrants entre la Macédoine et la Grèce. Il aura été le seul ministre des Affaires étrangères de l’UE à refuser l’adhésion de la Turquie. Enfin, il soutient fermement le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban.

Sebastian Kurz, déjà qualifié par certains de « Macron de droite », pourrait‑il redessiner le paysage politique autrichien ? Sa stratégie sera de séduire les citadins et les musulmans, peu acquis à son parti, afin d’en renouveler les réserves de voix. Malgré tout, avec le système électoral à la proportionnelle intégrale, il devra former des alliances, notamment avec le Parti populiste de droite qui trouve ici l’occasion de revenir au pouvoir. Les derniers sondages donnent les trois principales formations, ÖVP, SPÖ et FPÖ, dans un mouchoir de poche, entre 26 et 28 % des suffrages chacune.

Norbert Hofer

Norbert Hofer : « Je remporterai la prochaine présidentielle en Autriche »

16/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Norbert Hofer en est persuadé : il sera élu président de l’Autriche. Celui qui a été battu par l’écologiste Alexander Van der Bellen (53 % contre 47 %) lors de la dernière élection présidentielle à rebondissements se dit certain de lui succéder à la tête du pays, en 2022.

Norbert Hofer, troisième président du Parlement d’Autriche, est devenu mondialement célèbre en étant proche de remporter l’élection présidentielle autrichienne de 2016, avec 47% des suffrages. Cette élection s’était déroulée dans un contexte inédit pour l’Autriche : un premier tour en avril 2016, un second tour en mai 2016 (annulé), un nouveau second tour prévu en octobre 2016 et annulé pour des raisons techniques (la colle des enveloppes de vote par correspondance… collait mal !) et un scrutin final en décembre 2016, remporté par Alexander Van der Bellen.

Ferenc Almássy a interrogé Norbert Hofer pour TV Libertés dans son bureau de troisième président du Parlement d’Autriche. Il revient sur l’élection présidentielle de 2016, les perspectives de son parti, le FPÖ, d’accéder au gouvernement après les prochaines élections législatives, prévues pour 2018, l’élection de Donald Trump, le rapprochement qu’il désire entre l’Autriche et les pays du groupe de Visegrád, mais aussi sur son combat contre la paraplégie et le handicap à la suite d’un grave accident de parapente.

Johann Gudenus FPÖ Autriche

Johann Gudenus (FPÖ) : « Nous sommes prêts à gouverner l’Autriche »

02/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Johann Gudenus a 40 ans. Il est, avec Heinz-Christian Strache, Norbert Hofer et Harald Vilimsky, l’une des quatre personnalités principales du FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, Parti de la liberté d’Autriche), le parti associé au FN au Parlement Européen. Il a été de 2003 à 2009 le responsable du RFJ, la section jeunes du FPÖ. Depuis 2015, il est vice-maire de Vienne (sans portefeuille) en sa qualité de chef du premier groupe d’opposition au conseil municipal de la capitale autrichienne.

Après l’élection présidentielle de 2016 et les 47 % obtenus par Norbert Hofer, le FPÖ est plus proche qu’il ne l’a jamais été d’accéder au pouvoir lors des prochaines élections législatives, qui auront lieu au plus tard en 2018. Il répond aux questions de Nicolas de Lamberterie pour la télévision française TV Libertés.

FPÖ Russie Unie

Le FPÖ autrichien signe un accord de coopération avec Russie Unie

21/12/2016 – MOSCOU (NOVOpress avec le blog de Lionel Baland: Le FPÖ autrichien a signé avant-hier à Moscou une convention avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine actuellement présidé par Dmitri Medvedev. La signature a eu lieu en présence, côté russe, du vice-président de la Douma Petr Tolstoy, du secrétaire général adjoint du Conseil de direction de Russie Unie Sergey Zheleznyak et d’autres députés et représentants politiques. Le FPÖ était représenté par le président du parti Heinz-Christian Strache, sa femme Philippa, le candidat malheureux à l’élection présidentielle Norbert Hofer, Harald Vilimsky, vice-président du groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen, Johannes Hübner, David Lasar, Johann Gudenus, Detlev Wimmer.

Heinz-Christian Strache a estimé qu’un rapprochement entre les États-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine serait particulièrement important afin de trouver une solution diplomatique aux conflits en Syrie et en Crimée, et de mettre fin aux sanctions dommageables et inutiles prises contre la Russie.

Sergey Zheleznyak s’est réjoui en ces termes :

« Quand les politiciens français font une politique pour les Français et quand les politiciens autrichiens font une politique pour les Autrichiens, c’est une bonne politique. »

Présidentielle : les Autrichiens renoncent au changement

05/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) .
Le second tour de l’élection présidentielle autrichienne a été renouvelé hier dimanche. Un premier vote a eu lieu en mai dernier. Mais il a été annulé à cause des irrégularités sur le vote par correspondance. Le scrutin avait alors été très serré : le populiste Norbert Hofer n’avait été battu que de 0,3 point en raison de votes par courrier défavorables.

Cette fois ci, le suspense n’aura pas duré : même sans tenir compte du vote par correspondance, l’écologiste Alexander Van der Bellen est nettement devant

L’ancien chef des Verts, qui se présentait comme candidat indépendant, a remporté 51,7 % des suffrages exprimés dans les bureaux de vote. Norbert Hofer a rapidement reconnu sa défaite hier après midi. Cet écart devrait même s’amplifier après le décompte des votes par correspondance, qui a lieu aujourd’hui même. Les instituts de sondage évaluent le résultat définitif de Van der Bellen à 53,3 %.

La hausse de la participation a profité au vainqueur

Selon les chiffres provisoires du gouvernement autrichien, la participation a augmenté de 5 points par rapport à mai. Avec 73 % des inscrits, elle était alors déjà élevée. Le système politico médiatique a donc su mobiliser les Autrichiens. La veine de la culpabilisation a été pleinement exploitée : Norbert Hofer a été présenté comme successeur d’Adolf Hitler, sa victoire était censée faire entrer l’Autriche dans une ère d’incertitude et d’isolement international… Une campagne d’opinion mensongère, mais qui semble avoir porté ses fruits.

Alexander Van der Bellen a réussi à apparaître comme le candidat le plus rassurant…

Il a joué de son titre de professeur d’université et de ses airs de vieux monsieur. Pendant cette campagne, Van der Bellen s’est affiché sur fond de ses montagnes du Tyrol et du drapeau national autrichien, en mettant en valeur son attachement à la « Heimat » – c’est à dire à la patrie. Un ton qui n’est pas habituel à gauche !
Le parti populiste autrichien se tourne désormais vers les législatives de 2018, où il espère capitaliser sur son demi succès à la présidentielle.

Mauvaise nouvelle en Autriche : les sondages donnent Norbert Hofer gagnant

30/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : C’est la pire des nouvelles qui pouvait arriver à Norbert Hofer : les sondages réalisés à quelques jours de la présidentielle autrichienne donnent le candidat du FPÖ gagnant face à Alexander Van der Bellen. Selon Gallup, il l’emporterait dimanche avec 52 % contre 48 % à son adversaire écologiste, des chiffres qui sont les mêmes que ceux de l’étude réalisée par AKonsult.

Toutefois, un espoir subsiste : selon l’institut Unique, Norbert Hofer serait battu sur le fil par Alexander Van der Bellen qui remporterait le duel avec 51 % des voix. Ouf. Après les sondages qui donnaient le Brexit battu à place couture et Hillary Clinton élue à la présidence des Etats-Unis, il n’aurait plus manqué que tous les sondeurs donnent Norbert Hofer élu le 4 décembre à la tête de l’Autriche !

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Autriche : Norbert Hofer président, « si Dieu le veut » !

03/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Les dernières affiches de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne, font explicitement référence à Dieu. Dans un pays qui n’est pas paralysé, au contraire de la France, par la manie laïciste de vouloir expulser la religion du champ public, et qui est tout autant confronté à l’expansion de l’islam, Norbert Hofer affiche fièrement : « So wahr mit Gott helfe », ce qui peut se traduire par « Si Dieu le veut », ou par « Que Dieu me vienne en aide », ou mieux encore, par : « A la grâce de Dieu » !

« Für Osterreich mit Herz une Seele » affiche aussi le candidat du Parti pour la liberté, soit « Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme ».

Norbert Hofer est donné au coude à coude avec son concurrent écologiste Alexander Van der Bellen pour ce second tour de l’élection présidentielle qui aura – enfin ! – lieu le 4 décembre prochain.

Hofer Affiche Heimat

Norbert Hofer (FPÖ) donné vainqueur de la présidentielle en Autriche

02/05/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Selon l’institut Gallup, Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est désormais le favori du second tour de l’élection présidentielle en Autriche. Un sondage publié le 30 avril le donne à 56 % des voix contre 44 % à son rival, le candidat écologiste Alexsander Van der Bellen. Le candidat du Parti de la liberté est en progression de six points par rapport à la précédente étude qui donnait les deux candidats à égalité.

Dans une interview à un journal dominical autrichien, Norbert Hofer estime pouvoir être élu avec 55 à 60 % des voix : « Je pense qu’un tiers des électeurs de [la candidate indépendante] Irmgard Griss vont se reporter sur moi, ainsi que des deux tiers de ceux qui ont voté pour [le candidat conservateur] Andreas Khol et jusqu’à la moitié des électeurs [du candidat social-démocrate] Rudolf Hundstorfer. » Norbert Hofer estime également que près de 50 000 électeurs du FPÖ ne sont pas allés voter dimanche dernier.

Le deuxième tour de l’élection présidentielle autrichienne aura lieu le 22 mai.

 

Filzmoos

Filzmoos, un village autrichien à l’heure de la présidentielle

Aux marches de l’État de Salzbourg, le plus prospère et le plus coquet de tout le pays, et de la Styrie qui jouxte la Slovénie et la Hongrie, le village de Filzmoos doit son essor au choix d’un paysan local d’y aménager en 1971 un hôtel de luxe dans sa vieille ferme du XVIe siècle. Depuis, les hôtels de charme s’y sont agglutinés pour faire de cette bourgade de 1 500 âmes, une élégante station de sports d’hiver comme de loisirs d’été, à destination avant tout des Allemands. Ils s’y sentent chez eux, climat et gastronomie en plus. Filzmoos abrite, entre autres, les prestigieux fourneaux de Johanna Maier, un des deux seuls chefs autrichiens doublement étoilés au Michelin.

La célébrité de Filzmoos est largement antérieure à la civilisation des loisirs. Les pèlerins viennent, de préférence à Pentecôte, visiter l’Enfant Jésus que, selon la légende, deux bergers découvrirent sculpté sur une souche en 1772. À Filzmoos, comme dans la Bavière voisine, on va à la messe le dimanche, les dames en Trachten, les hommes en Lederhosen. Sûrs et fiers de leur identité, les autochtones accueillent volontiers les étrangers, à commencer par la multitude de jeunes Tchèques, Slovènes, Slovaques qui constituent une bonne part de la main d’œuvre hôtelière. Il y avait même un Albanais parti ensuite ouvrir son propre établissement au pays.

Filzmoos ne dépare pas du reste de l’Autriche, qui abrite la plus forte proportion d’étrangers de toute l’Union européenne. Au regard de résultats électoraux commentés par des ignorants plus soucieux du qu’en-dira-t-on médiatique que de la vérité, on accuse aisément les Autrichiens de xénophobie. Il est pourtant possible qu’au vu d’une nouvelle catégorie de touristes, ce jugement finisse par se confondre avec une certaine réalité.

À quelques kilomètres de là, dans le village de Ramsau en Styrie, pullulent en effet des 4×4 Mercedes, BMW, Audi, Porsche, d’où descendent pour emprunter le téléphérique qui monte à 2 600 mètres au Dachstein, familles séoudiennes, qataries, bahreinies, koweitiennes, qui ont trouvé là un lieu de villégiature moins surveillé par la police islamique. La surveillance s’opère en famille à la façon dont on peut voir, furtif, le regard noir jeté par une matrone à son fils qui a osé, encore plus furtivement, approcher sa main de celle de son épouse. Les deux femmes entièrement voilées de noir évidemment.

À Filzmoos, le maire, Johann Sulzberger, agriculteur, est continuellement réélu à 90 % des voix depuis 1991. Lui-même membre du Parti populaire ÖVP, il ressemble à ses administrés qui, hors tourisme, sont agriculteurs, artisans, charpentiers, maçons, commerçants. Et votent ÖVP à plus de 60 % à toutes les élections. Dimanche dernier, pourtant, c’est le candidat du FPÖ, Norbert Hofer qui a récolté… 329 suffrages, soit 56 %, au premier tour de la présidentielle. Contrairement au reste de l’Autriche, c’est malgré tout le candidat ÖVP, Andreas Khol, qui arrive en deuxième position mais avec seulement 86 voix et moins de 15 %. La candidate indépendante, Irmgard Griss pointe à la troisième place avec 13 % des voix. En réalité, et évidemment aucun journaliste français ne le dit, Irmgard Griss, ancienne présidente de la Cour suprême, soutenue par le petit parti libéral Neos (Nouveau forum libéral d’Autriche), était à deux doigts d’obtenir l’investiture du FPÖ qui a préféré se tourner in fine vers Norbert Hofer. Pour l’anecdote, on retiendra la risible dernière place du candidat socialiste SPÖ, avec ses 18 voix et ses 3 %.

Ce sont évidemment 3 % de trop pour ces habitants qui n’en peuvent plus de la collaboration quasiment ininterrompue entre le SPÖ et l’ÖVP. Ils en peuvent d’autant moins que l’ÖVP est toujours le supplétif du SPÖ qui monopolise la chancellerie fédérale depuis 1970 à l’exception de la parenthèse du chancelier ÖVP Wolfgang Schüssel qui gouverna le pays avec le FPÖ de 2000 à 2007 au grand dam de Chirac à qui personne ne demandait rien. Voilà la première raison du vote FPÖ des électeurs traditionnels de l’ÖVP.

Cette présidentielle illustre aussi l’inanité des commentaires des ignares de tout poil, drogués aux poncifs de la gauche française, qui veulent à tout prix amalgamer Front national et FPÖ. Le FPÖ gouverne, en ce moment-même, pas au temps de Sissi et François-Joseph, l’État du Burgenland, au sud-est de Vienne, en coalition avec… les socialistes du SPÖ. Quant à l’échelon fédéral, Jacques Chirac faisait semblant d’oublier lors de ses vociférations de 1999/2000 que le FPÖ s’était allié avec l’ÖVP seulement après qu’il eut échoué dans ses négociations avec les socialistes. Socialistes avec qui il avait gouverné l’État fédéral sous la direction du chancelier Fred Sinowatz moins de quinze ans plus tôt, de 1983 à 1986.

Enfin, si comparaison il y aurait pu y avoir naguère entre le FPÖ qui, comme son nom l’indique, est un parti d’inspiration libérale, et le Front national, les deux partis n’ont plus rien de commun sur leurs objectifs de gouvernement. À ceci près que le FPÖ comme nos braves électeurs du Salzkammergut, n’ont pas le moindre désir que les matrones voilées qui fusillent leur fils du regard pour s’être approchés de leur femme, viennent y importer leurs accoutrements et leurs coutumes avant de leur interdire la consommation de la Bratwurst et du Speck.

Ces touristes d’un genre particulier ne sont évidemment pas les premiers coupables de la fureur des électeurs autrichiens. Il s’agit, bien évidemment, de la vague de migrants qu’en allemand on appelle littéralement les fuyards, die Flüchtlingen. À Filzmoos, comme dans tout le reste de l’Autriche, ce n’est pas seulement la politique autrichienne qui est en cause mais aussi celle du voisin allemand. Ici, il n’y a que trois chaînes de télévision, ÖRF1, 2 et 3, toutes publiques. Les téléspectateurs regardent donc tous les innombrables télévisions allemandes, à commencer par les chaînes bavaroises publiques et privées. Qu’il s’agisse de la grande coalition CDU-SPD qui est le négatif de l’inamovible SPÖ-ÖVP, des déclarations d’Angela Merkel souhaitant recevoir un million de fuyards, ou pire encore, de ses accommodements avec Erdogan, rien ne leur agrée. Et surtout pas ce dernier scandale : car à Filzmoos, on sait que Metternich avait affirmé que l’Orient commençait sur le Rennweg à Vienne. Eh bien ! qu’il ne s’en rapproche surtout pas !

Comme l’a remarqué un brave aubergiste du Salzkammergut, « notre gouvernement a pris une bonne leçon, j’espère qu’il en prendra une autre ». Eclairage intéressant quant à l’issue du second tour le 22 mai prochain.

Tarick Dali

Texte repris du blog de La Droite libre

Strache Hofer

Le Front national salue la large victoire du candidat du FPÖ en Autriche

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien », s’est réjouie Marine Le Pen, après que Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est arrivé largement en tête de l’élection présidentielle en Autriche. Selon les estimations, Norbert Hofer, qui était crédité de 18 à 22 % des suffrages par les sondages, a obtenu 35,5 % des voix ! Il affrontera au second tour de cette élection présidentielle au suffrage universel direct, comme en France (il est prévu pour le 22 mai seulement), l’écologiste Alexander Van der Bellen, arrivé loin derrière avec 21 %. Comme en France, seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour.

Autre coup de tonnerre : les candidats des deux partis se partageant le pouvoir depuis l’après-guerre, le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec seulement 11 % des voix chacun. C’est la candidate indépendante Irmgard Griss qui se classe troisième avec 19 % des suffrages.

Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est l’allié du Front national au Parlement européen au sein du groupe ENL, Europe des nations et des libertés.

 

 

Marine Le Pen à Milan, star de la droite patriote européenne

30/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Star du groupe parlementaire européen « Europe, Nations et Liberté » qui s’est réuni hier à Milan, Marine Le Pen a tiré à boulets rouges sur l’Europe de Bruxelles.

La droite patriote s’est retrouvée hier à Milan à l’invitation de Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord. Du PVV du Hollandais Geert Wilders au FPÖ Autrichien, en passant par le Vlaams Belang et des partis europhobes polonais et roumains et bien sûr le Front National, le groupe « Europe, Nations et Liberté » tenait sa première convention.

Acclamée telle une star, Marine Le Pen a pu allègrement qualifier le Traité de Schengen « d’infamie » et prédire la fin de l’Europe de Bruxelles.

Manuel Valls en France, Jean-Claude Juncker à Bruxelles, Christine Lagarde à Washington, tous s’affolent de la dislocation en cours de l’Union Européenne. Il est vrai que de toutes parts l’édifice européiste tel qu’ils l’ont eux-mêmes si maladroitement dessiné s’effondre. Mais je veux le faire savoir aux citoyens des nations d’Europe : ils n’ont rien à regretter de la fin de ce monde antique. Au contraire, ils ont tout à espérer du retour des nations et de leurs libertés.

Plaidant pour une refonte de l’Europe, le retour des monnaies nationales à côté d’un euro « monnaie commune », Marine Le Pen a dessiné les contours d’un Eirope des nations, seule à même de lutter contre les dangers qui la menacent, dans le respect de la liberté et de l’identité des peuples qui la composent.

Car Bruxelles ne menace pas seulement la liberté, mais aussi l’existence même des peuples européens, menacée par « la subversion migratoire voulue par Bruxelles et Berlin », a expliqué en substance la présidente du Front National.

C’est l’ultime bras armé de la politique européiste et de son projet funeste : appauvrir et dissoudre les nations européennes, noyer à jamais les civilisations.

Elle a ajouté concernant les évènements de Cologne qu’ils avaient « révélés les menaces que l’immigration de masse faisait peser sur les droits des femmes et la pérennité de la civilisation occidentale ».
Mais s’est réjoui que « les peuples européens commencent enfin à se lever face à cette atteinte majeure à leur sécurité, à leur prospérité, et à leur identité ».

De son côté, Matteo Salvini s’est particulièrement emporté contre une Europe qui « s’écroule sous la faim, les clandestins et le chômage. » Tandis que Marcel de Graaff, du Parti de la liberté néerlandais, a parlé de « l’échec de l’Union européenne qui apporte des centaines de milliers de clandestins lesquels menacent femmes et enfants. »
Sur le diagnostic, ces partis sont tous d’accord dans les grandes lignes. Il leur reste à accéder aux responsabilités.



Municipales à Vienne (Autriche) : perçée du FPÖ

12/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Viennois étaient appelés aux urnes hier pour élire leur exécutif au terme d’une campagne centrée sur les immigrés clandestins qui affluent en Europe.

Qu’est il sorti des urnes ?
Le SPÖ, le parti socialiste autrichien qui dirige la ville de Vienne, traditionnellement ancrée à gauche puisqu’elle n’a jamais basculé depuis 1945 est arrivé en tête avec 40 % des voix. LE FPÖ, de droite nationale et allié du FN au Parlement européen réalise un résultat encourageant avec 31 % des voix.
En 10 ans, le FPÖ a doublé son résultat et s’affirme ainsi comme la deuxième force politique régionale. Les conservateurs du ÖVP sont relégués dans le rôle du troisième homme. Cette victoire du SPÖ qui montre toute la mainmise des socialistes sur Vienne ne fait pas oublier la lente érosion qu’ils subissent. Ils avaient été obligés en 2010 de former une coalition avec les verts.

Que faut il en retirer ?
Si le thème des immigrés clandestins était au cœur de la campagne puisque le maire SPÖ avait annoncé que Vienne POUVAIT les accueillir, le FPÖ progresse et avance vers son véritable objectif. Heinz Christian Strache, chef du FPÖ, a réussi à mettre en sourdine l’outrance de son parti et a engrangé le soutien d’un maire d’arrondissement conservateur. Strache compte devenir chancelier dès les élections législatives de 2018.

Crédit photo : Yann Pinczon du Sel via Flickr (CC) = Parlament, Vienna, Austria


FPÖ : Heinz-Christian Strache candidat à la Chancellerie d'Autriche

Le réveil des peuples d’Europe : en Autriche, le FPÖ double son score !

28/09/2015 – AUTRICHE (NOVOpress)
Les électeurs autrichiens ont adressé un message au gouvernement fédéral.

Aux élections régionales partielles, en Haute-Autriche, Etat régional industriel du nord du pays, le FPÖ vient de réaliser une belle percée. Avec plus de 30 % des suffrages, il fait deux fois mieux qu’au scrutin précédent.
Pour Hans-Christian Strache, candidat aussi à la mairie de Vienne :

Ces résultats montrent une confiance écrasante, un encouragement écrasant qui dépasse toutes les attentes les plus optimistes.

Quant au chancelier social-démocrate Werner Faymann, celui estime que “ce vote traduit de nombreuses peurs face à la crise migratoire“.



Le FN annonce la création d’un groupe au Parlement européen

16/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Tout vient à point… c’est ce que se disent les députés FN au parlement européen, qui ont enfin pu créer un groupe parlementaire avec leurs homologues patriote de 7 nationalités différentes.

Marine Le Pen a annoncé hier soir par voie de communiqué que le Front National allait enfin pouvoir créer un groupe au Parlement européen intitulé «Europe des Nations et des Libertés». Après avoir assuré, en 2014, que l’arrivée massive au Parlement d’eurodéputés frontistes entraînerait la création d’un groupe, le projet avait été repoussé. En effet, pour constituer un groupe, il faut pouvoir réunir au moins 25 eurodéputés de 7 nationalités différentes. Les eurodéputés du Front National et leurs alliés traditionnels du PVV néerlandais, du FPÖ autrichien, du Vlaams Belang flamand et de la Ligue du Nord italienne, leur permettaient de réunir 37 députés, un nombre non négligeable. Néanmoins, cette coalition ne dépassait pas 5 nationalités et ne permettait donc pas de créer un groupe. Après de nombreuses tractations, Marine Le Pen devrait annoncer aujourd’hui lors d’une conférence de presse la création du groupe « Europe des Nations et des Libertés ».

Sait on qui va les rejoindre dans ce groupe ?
La rumeur à Bruxelles hier soir annonçait que le groupe serait complété par deux eurodéputés du KNP polonais et une eurodéputée récemment exclue de l’UKIP britannique. Ces mêmes informations parlaient également de l’absence notable de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch au sein de ce groupe. Si ces informations se révèlent exactes et se trouvent confirmées par la conférence de presse qui aura lieu dans la matinée, le Front National se retrouvera meneur d’un groupe important de patriotes européens.

La création d’un groupe ouvrirait de nouveaux horizons aux patriotes européens
Ce groupe permettra à ses membres et à leur agenda politique d’avoir une plus grande visibilité, il leur ouvrira aussi les portes des présidences des commissions ou des sous commissions et leur donnera accès à des subventions dont le montant pourrait s’élever jusqu’à 30 millions d’euros sur cinq ans. Forts de ce nouvel outil de travail, le Front National et ses alliés européens pourraient enfin commencer à réellement influencer les politiques européennes et porter la voix des patriotes européens face aux folies bruxelloises.

Crédit photo : Claude TRUONG-NGOC via WikiMedias (CC) = Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch au Parlement européen de Strasbourg le 10 décembre 2013


Autriche : Succès du 1er mai 2014 du FPÖ à Linz

Autriche : Succès du 1er mai 2014 du FPÖ à Linz

01/05/2014 – LINZ (NOVOpress via Lionel Baland) – Plus de 5.000 personnes ont participé au rassemblement du 1 mai 2014 du FPÖ à Linz en Haute-Autriche. Le président du parti Heinz-Christian Strache a lors de son discours mis en avant l’incapacité du gouvernement au vu du record de nombre de chômeurs et réclamé un arrêt de l’immigration irresponsable de masse. Il a également dénoncé le budget présenté par le Ministre des finances conservateur/social-chrétien Michael Spindelegger : « Rouge [social-démocrate] et noir [conservateur] n’amènent pas le pays hors de la crise mais amènent la crise dans le pays. »

Heinz-Christian Strache a thématisé le désastre de la banque Hypo Group Alpe Adria, la Zone de libre-échange transatlantique et la situation difficile des fermiers autrichiens. Il a réclamé l’introduction de la démocratie directe et une baisse claire des impôts et indiqué qu’il craint que l’actuel gouvernement regroupant les conservateurs et les sociaux-démocrates conduise l’Autriche à une période de plusieurs années de stagnation.

Le président du FPÖ a appelé à voter lors des élections européennes du 25 mai 2014 pour son parti afin de s’opposer au centralisme de l’Union Européenne et de trancher en faveur de la souveraineté de l’Autriche. Heinz-Christian Strache a conclu : « Le 25 mai, on peut se prononcer pour ou contre l’Autriche. »

Crédit photo : DR.

Les Grands Entretiens de Novopress - Lionel Baland "Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider" (3/3)

Les Grands Entretiens de Novopress – Lionel Baland “Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider” (3/3)

06/04/2014 – 13h30
BRUXELLES (NOVOpress) –
Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, . Pour la troisième et dernière partie, Lionel Baland revient sur la figure de Jörg Haider. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


Lionel Baland, vous étudiez les populismes européens depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi de traiter dans votre dernier ouvrage de sa dimension autrichienne, c’est à dire du FPÖ et de son leader charismatique Jorg Haider ?

Lorsque j’étais adolescent, Jörg Haider faisait de temps à autre, lors de ses victoires électorales, la « Une » de la presse. À l’époque, peu de partis patriotiques en Europe engrangeaient des succès. J’ai suivi au fil du temps les exploits électoraux de Jorg Haider. Le samedi 11 octobre 2008, étant sorti en discothèque la veille, je me suis levé tard. J’ai alors appris le décès de cet homme extraordinaire qui a profondément modifié le paysage politique de son pays. Disposant d’un blog consacré à l’actualité des partis patriotiques en Europe, j’avais suivi au cours des semaines précédentes sa campagne électorale pour les élections législatives de 2008. J’ai relaté son décès et les événements politiques qui y ont fait suite.

Je me suis rendu quelques mois plus tard en Carinthie, le bastion de Jörg Haider dont il a été durant de nombreuses années le gouverneur. Visitant les bureaux de celui qui à l’époque lui avait succédé et qui appartenait à la même famille politique, j’ai été enchanté par l’accueil reçu et la visite des lieux que j’ai pu réaliser avec une des proches collaboratrices de Jörg Haider. Ayant constaté qu’il n’existait pas d’ouvrage en français sur la vie de Jörg Haider, j’ai décidé d’en écrire un. Le fait que je parle le français, néerlandais, allemand et anglais m’a permis de traiter de nombreuses sources. J’ai étendu le sujet de l’ouvrage à l’ensemble de l’histoire de la famille patriotique en Autriche. Au fil de l’écriture, je me suis rendu compte que la presse francophone raconte de nombreuses inepties sur Jörg Haider.

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Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe »Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe »

Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe » (1/3)

31/01/2014 – 13h30
PARIS (NOVOpress) – Polyglotte, Lionel Baland réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes européens. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes.


« La montée du populisme s’accélère en Europe », entretien avec Lionel Baland. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Lionel Baland, vous étudiez depuis maintenant de nombreuses années les mouvements populistes européens, quelle évolution observez-vous en jetant un regard sur la dernière décennie ?

Je désire avant tout revenir sur un élément important de notre histoire. Les adversaires des nationalistes tentent sans cesse de ramener sur le tapis les événements qui ont eu lieu avant et pendant la seconde guerre mondiale et de les lier aux partis nationalistes de notre temps. Hors, afin de comprendre les événements contemporains, nous devons remonter à l’époque de la Première guerre mondiale et des années qui l’ont directement suivie.

Cela étant précisé, si l’on observe la situation actuelle, nous pouvons voir que la montée en puissance des partis patriotiques, liée à l’effondrement du régime en place, s’accélère au sein de divers pays d’Europe. Les résultats obtenus par ce type de mouvement politique varient fortement selon les endroits. La grande nouveauté, produit en partie de l’évolution mise en place au sein du Front National par Marine Le Pen, est la constitution d’une alliance afin de lutter contre le dictat de l’Union européenne. Le Front National, le Vlaams Belang (Flandre-Belgique), le PVV (Pays-Bas), le FPÖ (Autriche), les Démocrates suédois, la Ligue du Nord (Padanie-Italie) désirent constituer ensemble un groupe au sein du Parlement européen à l’issue des élections européennes de 2014.

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