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Polémia donne une bonne droite à Macron !

20/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Tel était le programme du troisième forum de la dissidence organisé par la Fondation Polémia : débattre de la manière de parvenir à une refondation de la droite, celle-là même qui a été mise KO par Macron en mai dernier. 500 personnes s’y sont retrouvées samedi.

La matinée a justement été consacrée à une introspection de la droite

Le mauvais bilan électoral de l’année 2017 n’a pas été caché. La droite dite de gouvernement peine à se distinguer du macronisme libéral-libertaire. Le Front national après le choc du 2nd tour de la présidentielle et des législatives, se demande encore s’il doit être un parti de droite. Mais ce sont aussi des solutions d’avenir qui ont été esquissées. Entre autres, Bruno Mégret a insisté sur l’importance de dégager un projet identitaire qui ne soit pas seulement national mais aussi européen.L’après-midi a commencé par une table ronde consacrée à l’action !

Combat de Pierre Cassen pour la liberté d’expression et contre l’islamisation ; combat culturel de Jacques de Guillebon avec la nouvelle revue L’Incorrect ; combat contre l’invasion migratoire avec Jean-David Cattin, qui a mené l’opération navale Defend Europe ; combat sur les réseaux sociaux aussi, avec Samuel Lafont. Face à la censure et à l’omerta, le recours aux réseaux sociaux est apparu comme un moyen désormais essentiel pour communiquer.

Mais l’action politique n’a pas été en reste ?

Certes non ! Rendez-vous a d’ailleurs déjà été pris pour samedi prochain 15h au métro La Motte -Piquet-Grenelle à Paris : Génération identitaire y organise une manifestation sur le thème « Face aux islamistes, défendons l’Europe ! ». Sur le terrain politique, Charles Beigbeder a quant à lui estimé nécessaire de refonder un nouveau mouvement sur les ruines de LR et du FN.

Vous trouverez certaines des interventions de ce forum cette semaine sur le site polemia.com

Jacques de Guillebon Incorrect Dissidence

Jacques de Guillebon : « Il faut déclencher une guerre nucléaire culturelle »

Jacques de Guillebon est le rédacteur en chef de L’Incorrect, mensuel de droite qui veut dynamiter le paysage médiatique français. Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond à trois questions pour la Fondation Polémia.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jacques de Guillebon : Je vais me citer moi-même, ce qui est parfaitement mal élevé. Dans le premier numéro de L’Incorrect, j’ai essayé de dire en une formule ce que serait la gauche : « Tout ce qui prétend nous changer de monde sans notre accord ». De quoi l’on peut déduire que la droite serait l’inverse : ce qui respecte et le monde dans lequel nous vivons – en tant que donné, en tant qu’il nous précède – et notre liberté, qui évidemment procède du premier.

La droite est donc ce qui raisonne et agit à partir du réel, non pour s’y borner mais pour s’en élever. La droite sait ce qu’est l’homme, bon et mauvais du même mouvement, et cherche à le mener vers sa destinée supérieure sans se bercer d’idéologies.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Sans fin : manière de parler. Elle n’est point si longue à l’échelle de notre histoire, cinquante ans à peine. Nous en avons vu d’autres, depuis les Grandes invasions jusqu’aux Guerres de religion, en passant par la guerre de Cent ans. Nous nous en relèverons.

Ce qui est néanmoins angoissant, c’est la conjugaison des maux, celui de l’immigration qui nous grandremplace doublé de celui de la globalisation des moeurs qui nous empêche de mener la moindre politique d’assimilation parce que des Français eux-mêmes nous n’arrivons plus à faire des Français.

On en sortira de manière violente : je ne parle pas de guerre, mais d’imposition violente de notre mode de civilisation à tous les habitants d’ici. Violence symbolique, bien entendu, mais il faut être bien conscient qu’on ne peut négocier sur les moeurs. Et avoir des moeurs communes réclame d’enseigner une histoire commune, une langue commune, une métaphysique commune. Il faut déclencher une guerre nucléaire culturelle.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

J’évoquerai notre petite et humble expérience de guerre culturelle avec L’Incorrect. Comment nous reprenons ce qui est à nous et tentons de le diffuser.

Pierre Cassen

Pierre Cassen : « Je vois un sursaut identitaire dans nombre de pays européens »

Pierre Cassen est le co-président de Riposte Laïque, média dont il est également le rédacteur en chef. Il a milité au Parti communiste français, à la Ligue communiste révolutionnaire, à la Confédération générale du travail et à l’Union des familles laïques. Dédiant sa vie au combat contre l’islam, il est régulièrement poursuivi devant les tribunaux par des associations musulmanes ou antiracistes. Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la Fondation Polémia.

Polémia : Qu’avez-vous de commun avec la droite ?

Pierre Cassen : Historiquement, rien, au contraire. Syndicaliste CGT, j’en arrivais même à considérer que la pire des gauches serait toujours mieux pour les salariés que la meilleure des droites ! Ma vision du monde a longtemps été binaire, avec la droite qui défendait les nantis et la gauche qui était du côté des opprimés. Je pense qu’aujourd’hui, ce débat est clos, la présence de Macron, banquier mondialiste qui se dit de gauche, à l’Élysée et de Philippe, venu de chez Rocard et passé aux Républicains, montre que tout cela, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Par contre, aujourd’hui, je suis conscient que le péril mortel, pour la France, c’est cette prétendue gauche qui a abandonné la nation et les travailleurs, et que tout patriote doit combattre ces fossoyeurs du pays, y compris en votant parfois à droite, pour éviter le pire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Je vois plutôt un sursaut identitaire dans nombre de pays européens, plutôt qu’une crise identitaire.

Une lutte à mort est engagée, entre ceux qui veulent faire disparaître notre culture et notre civilisation, et ceux qui ne veulent pas mourir.

Tatjana Festerling, lors d’un message envoyé à l’occasion des 10 ans de Riposte Laïque, évoquait les « protégés » qui envoyaient à la mort les « non protégés », en leur imposant la présence de barbares sur notre territoire. Les patriotes identitaires sont le pot de terre contre le pot de fer, ils ont contre eux, dans toute l’Europe occidentale, l’appareil d’État, les politiques, les journalistes, les juges, les artistes, les universitaires, bref, tous ceux qui vivent bien sur la Bête, et ne subissent pas les conséquences de leurs discours. Mais les pays de l’Est font mieux que résister, et constituent aujourd’hui le socle de la Résistance européenne au multiculturalisme et au mondialisme.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

J’interviendrais sur la dissidence au discours dominant sur l’islam. Je montrerai, en plusieurs exemples, le contenu des grossiers mensonges d’État qui sont véhiculés, et donnerait quelques noms de propagandistes de l’islam, déguisés en laïques. Par ailleurs, je montrerai en 15 ans les progrès que nous avons provoqués dans l’opinion, les impostures que nous avons révélées, et la nécessité de poursuivre ce combat, même si le prix à payer est très élevé, au sens propre comme au sens figuré.

Entretien repris du site de Polémia

Politique Identitaire Cattin

Jean-David Cattin : « Seule une politique identitaire peut assurer notre pérennité »

« Seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes », affirme Jean-David Cattin, directeur national des Identitaires et membre de la campagne « Defend Europe ». Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la fondation Polémia.

Jean-David Cattin Politique identitairePolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jean-David Cattin : Les identitaires se réclament volontiers de droite identitaire. Aujourd’hui beaucoup sont ceux à en faire de même et cela ne peut être que réjouissant. Cette appellation ne doit cependant pas être qu’un produit d’appel électoral. Il faut qu’elle engage et aboutisse sur des mesures, comme la mise en place d’une politique de remigration. Les électeurs français se sont détournés de Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012 car ils ont bien compris que l’identité pour lui n’était qu’un argument marketing et en aucun cas une préoccupation sincère.

Il y a aujourd’hui une forte envie de droite mais pas de n’importe quelle droite. Une droite qui ne cède pas au terrorisme intellectuel de la gauche, à la culpabilisation ; une droite d’action et de conviction. Et cela moins pour des raisons intellectuelles que des raisons existentielles.

Les Français soucieux de préserver leur mode de vie, leur identité et qui refusent la dépossession de leur terre savent bien que ce n’est pas à gauche qu’ils trouveront celui qui va les défendre. De Macron à Mélenchon, en passant par Hamon et les partis qu’ils représentent, l’identité est vue comme un archaïsme et un obstacle qu’il s’agit de dépasser voire de détruire.

Partout dans le monde, l’identité et la question civilisationnelle structurent la vie politique. Il est temps que la droite française s’en rende compte et soit à la hauteur de l’histoire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Il n’y a plus de politique, la classe politique s’est contentée ces dernières années de gérer la mondialisation et les flux migratoires et parfois de les accélérer. Il n’y a pas de vision à long terme, on se laisse bercer par l’illusion de la fin de l’histoire. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, nous a montré qu’avec un peu de volonté politique, il était possible de changer les choses. Presque seul contre l’avis des pays européens les plus puissants, il a mis en place une barrière pour stopper les flux de clandestins et a refusé les quotas de “migrants” que la Commission européenne voulait lui imposer.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre que seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes. Il faut refuser le fatalisme et finalement commencer à refaire de la politique.

En quelques mots, quelle sera la teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

À travers l’évocation de la mission Defend Europe, j’aimerais faire prendre conscience qu’il est possible de faire quelque chose, que l’action politique peut influencer le réel. Beaucoup a été fait ces dernières années dans le combat des idées, il est temps aujourd’hui de traduire cela par l’engagement politique. Dans le combat électoral, comme dans l’engagement militant, le désespoir et le défaitisme ne sont pas de mise. Au contraire il existe aujourd’hui un boulevard pour ceux prêts à défendre leur peuple et leur civilisation.

Le Gallou Pierre Bergé

Jean-Yves Le Gallou : seuls les banquiers et les lobbies ont pleuré Pierre Bergé

07/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 8 septembre mourait l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé, sans que l’on sache encore que le producteur américain Harvey Weinstein serait passé pour un « enfant de chœur » à côté de lui selon la formule de son accusateur post-mortem, l’un de ses anciens amants. Avec le recul, il n’est pas inintéressant d’effectuer un retour sur l’hommage médiatique mitigé qui lui avait été rendu, seuls les banquiers et les lobbies ayant pleuré sa mort comme l’expliquait Jean-Yves Le Gallou sur le plateau de TV Libertés.

Droite dissidence Geoffroy

Michel Geoffroy : « La droite constitue le dernier espoir des Européens »

Michel Geoffroy sera présent au 3e Forum de la Dissidence qui aura lieu le 18 novembre prochain à Paris. A quelques jours de ce grand événement, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Michel Geoffroy : Le clivage gauche/droite a changé de contenu au XXIe siècle : il n’oppose plus les collectivistes aux défenseurs de la propriété privée des moyens de production comme au XXsiècle, mais les libre-échangistes, les atlantistes, les libertaires, les déconstructeurs et les immigrationnistes – qui constituent le nouveau positionnement de gauche – aux défenseurs de l’identité, de la souveraineté, de la liberté des peuples européens, comme du respect des cultures et de la multipolarité du monde,  qui constituent le nouveau positionnement de droite.

La gauche incarne aujourd’hui l’alliance destructrice du néo-libéralisme, du mondialisme et du libertarisme. La droite a donc vocation à rassembler tous ceux qui s’opposent à cette alliance chaotique. Et c’est pourquoi elle constitue le dernier espoir des Européens.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

La crise identitaire que vous évoquez renvoie à un mal plus profond : tout simplement la décadence de l’Europe, beaucoup plus prononcée à l’Ouest qu’à l’Est de notre continent.

Ce déclin a avant tout des causes idéologiques, morales et culturelles : il découle principalement de l’individualisme radical, de la vision cosmopolite des droits de l’homme, de la soumission à la seule loi de l’argent, de l’ethno-masochisme, de la repentance et du nihilisme. Et de l’incapacité qu’ont les Occidentaux, désormais, à se projeter dans l’histoire comme le montre l’effondrement catastrophique de leur démographie.

On ne sortira de cette crise profonde qu’en rejetant toutes ces fausses valeurs mortifères, incarnées aujourd’hui dans la doxa politiquement correcte. Ce que la vieille droite n’a pas eu le courage de faire.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

Je vais m’efforcer de démontrer que contrairement à ce que prétendent les médias de propagande, l’élection d’Emmanuel Macron ne marque pas une rupture mais un simple aboutissement.

Macron n’a pas tué la gauche en effet : il a au contraire consacré son ralliement désormais sans complexe au néo-libéralisme mondialiste. Comme il a donné une tribune à l’extrême gauche immigrationniste en faisant de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, sa seule opposition.

Et Emmanuel Macron n’a pas non plus tué la droite pour la raison que celle-ci s’est tout simplement suicidée : la droite institutionnelle est morte parce qu’elle a trahi son héritage et ses valeurs. Et la droite nationale est morte parce qu’elle s’est trompée à la fois d’époque et de stratégie en ne sachant pas profiter du déclin historique de la droite de gouvernement.

L’élection d’Emmanuel Macron tire la conclusion politique d’un double ralliement qui a mis 30 ans à se concrétiser : le ralliement de la gauche au néo-capitalisme d’une part et le ralliement suicidaire de la droite de gouvernement à l’idéologie de la gauche, d’autre part.

C’est pourquoi il y place désormais pour une nouvelle alternative de droite, face à la Nouvelle Gauche installée incarnée par Emmanuel Macron.

Entretien repris du site de la fondation Polémia

Droite dissidence Polémia

Samedi 18 novembre 2017, vous êtes pris : la droite entre en dissidence !

Après une débâcle électorale, il y a un temps pour la déploration, puis un temps pour l’analyse. Enfin un temps pour la reconstruction. La reconstruction, c’est ce qui intéresse PolémiaQu’est ce que reconstruire aujourd’hui ? C’est s’opposer à ce qui nous nie. En tant qu’héritiers, en tant que maillons d’une chaîne civilisationnelle. Face à « l’esprit qui nie tout », face à la doxa dominante, il faut entrer en dissidence. Et la première forme de dissidence c’est de braver un interdit médiatique ; c’est de s’affirmer de droite – culturellement, anthropologiquement – face aux petits marquis de la bien-pensance. 

Car la droite est une réalité anthropologique dont il faut reconstruire l’idéologie (le logiciel, la « vue du monde ») et, par voie de conséquence, l’existence politique. La droite en dissidence, tel sera le thème du troisième Forum de la dissidence de Polémia.

Un an. Un an de campagne présidentielle puis législative. Un an pour voler les Français de tout vrai débat sur l’essentiel : l’identité, l’immigration, l’islamisation, la sécurité, la transmission d’un patrimoine et de valeurs, la défense de la vie et des lois de la vie, voilà qui n’étaient pas des sujets de campagne !

Les médias et les hommes (femmes) politiques à leur remorque se sont accordés pour occulter l’essentiel. Le débat présidentiel a porté sur les sujets économiques autour de quelques questions présentées comme « majeures » : Faut-il augmenter la CSG ou la TVA ? Faut-il réformer ou non le Code du travail ? Faut-il étendre le rôle des mutuelles ou des compagnies d’assurance ou renforcer la sécurité sociale ? Faut-il sortir de l’euro ? L’économie, vous dis-je, voilà le destin !

A ce jeu, la droite n’a pas eu grand-chose à dire ! D’autant qu’elle a été en permanence dénoncée ou marginalisée. Dénoncée comme le courant Sens commun, le fer de lance de la campagne de Fillon, à qui les conformistes de LR et les médias contestaient la simple possibilité qu’il puisse avoir des ministres, voire des députés. Marginalisée comme Marion Maréchal Le Pen, l’atout électeurs du FN, interdite de grandes émissions audiovisuelles et injustement humiliée par sa (brillante) tante. De telles pratiques ne sont possibles que parce qu’elles sont encouragées, sinon imposées, par les médias qui continuent de donner le la.

Le clivage droite/gauche a été contourné car la droite a été niée

Le clivage gauche/droite, qui reste pourtant un invariant de la vie politique, a d’ailleurs été soigneusement contourné. En tout cas à droite. Car la droite politique a disparu de l’offre électorale : elle s’est ralliée idéologiquement au mondialisme et à la loi de l’argent comme François Fillon s’est rallié à 20h03 à Emmanuel Macron et comme le FN a multiplié les concessions idéologiques à Mélenchon. Pour mieux nier la simple existence de la droite, d’autres clivages ont été mis en avant.

Les limites du moment populiste

Les uns ont mis en évidence le clivage élites/peuple : ce fut le « moment populiste ». Le populisme a d’ailleurs montré ses limites. Alors que le peuple, qui a le nombre pour lui, aurait dû gagner, les élites mondialisées ont imposé leur candidat, Macron : avec le soutien des médias, le chef des « Marcheurs » a pu agréger aux élites urbaines tous ceux qui voulaient symboliquement entrer dans le camp des « winners », fût-ce le temps d’un vote. Et cela a marché ! Les populistes ont été renvoyés dans le camp des braillards incompétents et incapables d’offrir un quelconque espoir.

Des populistes, de surcroît, divisés car l’électorat de Mélenchon et du FN – malgré les pathétiques efforts de Philippot – ne sont pas additionnables.

Les limites du clivage mondialistes/patriotes

Le clivage mondialistes/patriotes n’est pas non plus pleinement pertinent. Il est même franchement incohérent car il conduit à :

  • exclure du camp patriote des conservateurs défavorables à l’immigration mais partisans de l’entente entre Européens ;
  • multiplier les risettes à la France insoumise pourtant fanatiquement favorable à l’immigration, instrument majeur du mondialisme ;
  • faire semblant de croire, au nom d’une illusoire assimilation, que « tout le monde, il peut être français ».

Voilà comment le débat présidentiel a été piégé.

Les médias continuent de faire la pluie et le beau temps dans les partis

Et il l’a été d’abord parce que l’accès aux médias a été biaisé : dans chaque formation politique il y a une prime aux élus les plus politiquement corrects. C’est le cas au sein des Républicains où les Lemaire, les Juppé, les Philippe, les NKM n’ont dû leur visibilité qu’à leur conformisme. C’est aussi le cas au sein du FN, avec Florian Philippot, bien sûr, mais aussi avec Marine Le Pen qui avait justifié ainsi son ascension dans les années 2000 : « J’ai répondu à une demande des médias. » D’où la pasteurisation du discours sur l’immigration et les valeurs. D’où les prises de distance avec Renaud Camus, les Identitaires, Eric Zemmour. D’où les contre-vérités sur le Grand Remplacement « qui n’existe pas » ou qui est « un fantasme complotiste ». Sans oublier « l’islam qui [serait] compatible avec la République ». Un langage de Dhimi qui contribue à enfumer une opinion qu’il faudrait, au contraire, conscientiser !

Sortir la droite de l’anesthésie : 3e Forum de la dissidence

Tout est donc à reprendre pour sortir la droite de l’anesthésie mortelle dans laquelle elle a été plongée.

Le salut ne viendra pas des partis politiques tant qu’ils resteront médias-dépendants. Il viendra des intellectuels, des militants, des réinformateurs, des médias alternatifs.

Y réfléchir. Ce sera l’un des objets du Troisième Forum de la dissidence le 18 novembre.

Premier constat : le peuple de droite existe

Le peuple de droite existe : c’est la majorité attachée aux permanences historiques, civilisationnelles, culturelles, patrimoniales, religieuses, territoriales ; c’est la majorité de ceux qui voient les limites de la « société liquide » et qui restent attachés à leurs terroirs, à leurs clochers, à leur mode de vie, à leurs mœurs, à leurs pratiques culinaires et vestimentaires.

Deuxième constat : les idées de droite sont majoritaires

Les idées de droite sont très largement majoritaires dans le pays. 70 % des Français pensent que l’identité de leur pays est menacée ; 70 % pensent qu’il  y a trop d’immigration et s’inquiètent de l’islamisation. L’opinion est moins tranchée sur d’autres sujets mais l’opinion de droite est, elle, clairement contre la dépénalisation de la drogue, pour une répression plus forte des crimes et des délits, pour une conception traditionnelle de la famille. 70 % des Français de droite estiment aussi qu’il y a trop de dépenses et trop d’impôts. Un véritable programme commun de droite est possible indépendamment des timidités des états-majors.

Troisième constat : les intellectuels de droite se réveillent

Il y a un réveil des intellectuels de droite. La revue Eléments a consacré un numéro aux « insoumises ». Aux vraies insoumises, en rupture avec les valeurs dominantes dans les médias : Charlotte d’Ornellas, Eugénie Bastié, Natacha Polony, Sophie Bied-Charreton, Marion Maréchal et Bérénice Levet, brillant auteur du Crépuscule des idoles progressistes. Il y a aussi des insoumis, des vrais chez les hommes : Renaud Camus, Arnaud Dandrieu, Patrick Buisson, Eric Zemmour, François Bousquet, pour qui « la droite a perdu parce qu’elle a préféré l’économisme à l’âme française ».

Quatrième constat : la LMPT, le plus puissant mouvement social récent, fut de droite

Par sa durée, par son ampleur, par sa permanence, la Manif pour tous (et ses épigones des Veilleurs, des Sentinelles, des « Nos limites », de Sens commun) a été de loin le mouvement social le plus important des années 2010. C’est un mouvement à grand bruit. Ajoutons qu’il s’accompagne du mouvement à petit bruit d’une défiance grandissante devant l’éducation nationale et d’une demande croissante d’écoles indépendantes et d’enseignement à domicile.

Cinquième constat : il faut réunir la droite autour d’un socle commun d’idées

Ce socle commun tient en quelques mots :

– les libertés contre l’emprise totalitaire de l’Etat (propagande délirante, vaccinations obligatoires abusives, excès des prélèvements fiscaux) ;

– l’identité et le droit du peuple à la continuité historique ;

– la sécurité face à la montée de la délinquance, arme de conquête territoriale et matrice d’un terrorisme de basse intensité ;

– la préférence pour la civilisation européenne et chrétienne ;

– le besoin de limiter les excès de l’artificialisation technologique du monde (bétonisation touristique et commerciale, éoliennes, etc.), et notamment la défense du patrimoine et des paysages.

Ce socle commun repose sur la dissidence vis-à-vis de tout ce qui est politiquement incorrect. Et le refus de participer à toute diabolisation du voisin !

Sixième constat : point de salut hors des médias alternatifs !

Quiconque entend se faire connaître ou faire connaître ses points de vue – s’ils sont non politiquement corrects – est condamné au recours aux médias alternatifs dont le développement est la condition de la survie de la liberté de pensée et d’opinion.

C’est pour cela que Polémia vous donne rendez-vous le 18 novembre pour le Troisième Forum de la dissidence. La première grande manifestation anti-Macron. Parce qu’elle s’attaquera aux fondements de son idéologie et de ses soutiens.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site de la fondation Polémia

Le forum Polémia appelle à la dissidence

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Le 2e forum de la dissidence était organisé ce samedi par la fondation Polémia. Il a rencontré le succès, avec une salle comble de plus de 600 personnes. Le programme promettait des témoignages de personnes engagées dans un combat contre le politiquement correct. Il a tenu toutes ses promesses.

Michel Geoffroy a introduit le forum en relevant que les gouvernants avaient perdu leur légitimité, et en saluant l’entrée en dissidence des majorités

Après un film sur la Hongrie de Viktor Orban, quatre maires ou membres de conseils municipaux ont fait part de leur action. Ils ont aussi pointé les obstacles politiques, juridiques et médiatiques. Robert Ménard a ainsi regretté le manque de courage et de conviction des politiciens de centre droit, je le cite : « Nous avons contre nous cette droite de merde (…) : ils préféreront demain s’allier avec les islamistes ».

La résistance à l’islamisation et à l’afflux migratoire a ensuite été mise en valeur

D’abord par une table ronde présidée par Karim Ouchikh. Elle a mis en évidence l’impossibilité du dialogue avec un islam conquérant et intolérant. D’où l’importance de s’opposer aux projets de mosquées et de manger de la viande certifiée « de tradition française ». Ensuite, plusieurs initiatives contre la dissémination des immigrants illégaux sur le territoire national ont été présentées.

La résistance corse contre les agressions allogènes a également fait l’objet d’un beau reportage télévisé d’Hervé Grandchamp

C’est Jean Yves Le Gallou qui a clos les travaux. Le président de Polémia a constaté que si c’est l’Etat qui a fait la France, aujourd’hui, il la défait. Qu’il s’agisse des préfets ou des juges, il a appelé à mettre en cause ceux qui collaborent à l’islamisation et à l’invasion de notre pays. Pour dénoncer ces collabos, il a annoncé la création d’un prix Papon, qui ne manquera pas de candidats ! Jean Yves Le Gallou a enfin rappelé que la dissidence est l’affaire de tous : « Soyez des lanceurs d’alerte » a t il notamment lancé, afin de nourrir la réinformation. Quitte à recourir à la messagerie cryptée Telegram pour rester discret.


Forum de la dissidence, première partie : les valeurs

30/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Retrouvez le Forum de la dissidence de la Fondation Polémia, avec Jean-Yves le Gallou qui introduit les différentes tables rondes et explique comment être dissident au quotidien, suivi de la table ronde sur la dissidence des Valeurs.

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Succès mérité pour le premier forum de la Dissidence

24/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Environ 650 personnes se sont massées pour assister au premier Forum de la Dissidence organisé par Polémia et sont reparties galvanisées, car elles ont bien compris le message : les dissidents d’aujourd’hui sont l’avant-garde des victoires de demain.

Des journalistes de la réinfosphère, comme Gabrielle Cluzel ou Charlotte d’Ornellas. Des écrivains, comme Renaud Camus. Des hommes politiques comme Robert Ménard. Des figures de la manif pour tous comme Béatrice Bourges. Des militants de la génération 2013, comme Claire Chardon, de Génération Identitaire comme Damien Rieu ou étant passé par le FN comme Julien Rochedy. C’est un plateau de choix que Jean-Yves Le Gallou et la Fondation Polémia ont offert aux participants du premier Forum de la Dissidence qui s’est tenu samedi dernier à Paris.
Trois thèmes ont été abordés : la dissidence sur les valeurs et la rupture avec l’esprit de 1968 autour de Béatrice Bourges, la dissidence sur l’identité et le refus du grand remplacement avec Renaud Camus, l’art de la dissidence pratiqué par Robert Ménard.

Les dissidents sont maintenant partout, leurs idées, fustigées et combattues par le système ont pour elles la force de la vérité. Si les approches défendues par les participants sont différentes (après tout, nous ne prônons pas la pensée unique !), nous nous retrouvons sur l’essentiel :
• La nécessité de combattre un système d’autant plus dangereux qu’il est à bout de souffle.
• L’importance de placer l’homme, dans sa dimension spirituelle, historique, culturelle, au cœur de notre action.
• La réaffirmation de l’importance de l’enracinement et de l’affirmation des valeurs françaises et européennes.
• Le constat que tout combat implique des sacrifices, grands ou petits et que tout dissident sincère doit être prêt à les accomplir. L’un de ces sacrifices étant de mettre un mouchoir sur nos divergences et querelles intestines pour nous concentrer sur l’ennemi commun.

Signalons le compte-rendu détaillé et fidèle de la réunion par nos confrères de Riposte Laïque et invitons nos lecteurs à profiter de la percutant introduction au forum par Jean-Yves Le Gallou et de l’excellent discours de Michel Geoffroy, de la Fondation Polémia, qui est venu clore cette journée (en deux parties, ici et ).


Jean-Yves Le Gallou: comment être dissident au quotidien

13/11/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le premier Forum de la Dissidence organisé par la fondation Polémia se tiendra le 21 novembre prochain. Jean-Yves le Gallou explique à cette occasion comment être dissident au quotidien et nous livre quelques éléments sur le forum. L’occasion pour la génération montante de rencontrer les grandes figures de la dissidence intellectuelle, politique ou médiatique.


robert-menard

Robert Ménard, dissident !

Source : Polémia
En exclusivité pour Polémia Infos, Robert Ménard évoque la dissidence, cette attitude, cette liberté de ton qui fait sa marque de fabrique.

Pourquoi participer au Premier Forum de la dissidence, organisé par Polémia ?
R.M. : C’est pour moi une évidence ! Le seul fait de penser en dehors des voies officielles vous vaut d’être cloué au pilori. Il faut rencontrer ceux qui sont dans le même cas et voir ensemble comment résister. Regardez ce qui est arrivé à Nadine Morano : il est devenu impossible de dire de simples évidences ! Et cette pensée molle est partagée aussi bien par la droite que par la gauche. J’ajouterai que Jean-Yves Le Gallou est un très bon ami et que je serai ravi de le revoir à cette occasion.

Qu’est-ce qu’être dissident aujourd’hui et que risque-t-on ?
R.M. : Un dissident, c’est quelqu’un qui dit ce qu’il n’est pas convenu de dire à un moment donné. Ce qu’il dit peut devenir acceptable un an, six mois, un jour après qu’il l’a dit, mais sur le moment, c’est interdit par la caste des censeurs.
En même temps, le mot de « dissident », en renvoyant à la terrible réalité de l’Union soviétique, est bien sûr exagéré. On ne risque rien physiquement, si ce n’est, quand même, l’exclusion sociale ou la relégation professionnelle… Quant aux menaces de destitution dont je fais l’objet, elles me font hausser les épaules !
Restent les tombereaux d’insultes du milieu politico-médiatique qui ne supporte pas d’être contesté. J’ai fait l’objet de campagnes de presse littéralement incroyables ! On s’en est pris à mon honnêteté, osons le mot, à mon honneur. Heureusement, je trouve du réconfort auprès des Biterrois ; vous savez, ils ne sont pas dupes, ils ne s’en laissent pas conter et ils me soutiennent.
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