Football suisse : le milliardaire tchètchène pillait son club pour financer les milieux islamiques

Football suisse : le milliardaire tchètchène pillait son club pour financer les milieux islamiques

17/02/2012 – 19h40
NEUCHATEL (NOVOpress) –
Bulat Chagaev et Islam Satujev, président et vice-président du club suisse de Xamax à Neuchâtel, ont fait don de plusieurs milliers de francs suisses à des associations islamiques. Pour cela, les deux dirigeants sont suspectés d’avoir pris l’argent directement dans les caisses du club . Le journal L’Express / L’Impartial a publié jeudi un article révélant que les deux Tchètchènes ont effectué deux dons d’un montant de 15 000 francs suisses en faveur d’associations islamiques installées dans le canton de Neuchâtel.

Dans le quotidien neuchâtelois, le responsable d’un centre islamique témoigne des largesses du duo tchètchène lors de ses visites pour les prières du vendredi : « Les deux dirigeants de Xamax ont donné, de main à main, 8 000 ou 10 000 francs à notre responsable de cuisine. C’était pour le ramadan, au mois d’août dernier ». D’autres associations islamiques du canton auraient bénéficié de cette manne financière.

Bulat Chagaev, a racheté Xamax en mai 2011 pour un montant estimé à 1,2 million de francs suisses (un million d’euros environ). L’équipe première est dissoute le 24 janvier dernier, tandis que le dépôt de bilan puis la faillite du club sont prononcés deux jours plus tard. A la même époque, Bulat Chagaev a été placé en détention provisoire pour gestion déloyale. Ces magouilles ont coulé un club avec ses salariés, deux fois champion de Suisse (en 1987 et 1988), et qui avait atteint les quarts de finale de la Coupe d’Europe en 1982 et 1986.

Crédit photo : Option-Web.ch, via Flickr, licence CC.

Mercato : Le FC Nantes rame pour se débarrasser de certains joueurs

Mercato : Le FC Nantes rame pour se débarrasser de certains joueurs

11/02/2012 – 08h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
le mercato n’aura pas été facile pour le FC Nantes. Franck Kita, le directeur général délégué du club (et accessoirement fils du président) a confié à 20 Minutes ses déboires pour recruter des joueurs et se défaire de ceux qui ne donnent pas satisfaction. Arrêt sur un « marché » mondialisé où les clubs se refilent des joueurs – le plus souvent issus d’Afrique – comme de la vulgaire marchandise.

Selon Kita (fils) l’offre de joueurs est pléthorique: « C’est tout le temps qu’on te propose des joueurs. Et on t’appelle toujours pour des ’champions du monde’… Un milieu droit qui déborde comme Ribéry, un défenseur dans le style d’Abidal, certains sont même comparés à Messi. La plupart, tu ne les connais pourtant pas. Il y a tellement de mecs au chômage. »

Sur le marché « des mecs au chômage », les Canaris se réjouissent d’avoir pu recruter cette année Ismaël Bangoura. Après le Dynamo Kiev, l’international guinéen avait été recruté par le Stade Rennais en 2009 – pour la modique somme de 11 millions d’euros – avant d’aller jouer, un an et quelques déboires plus tard, dans les Émirats Arabes Unis pour 8 millions d’euros et un salaire mensuel à six chiffres. Faute de résultats cette année, son club l’a purement simplement rayé des effectifs. Sans emploi, Bangoura a été bien content que le FC Nantes s’intéresse à son sort et de son côté ce dernier est persuadé d’avoir fait une très bonne affaire. L’avenir le dira, mais dans les locaux de la Jonelière on ne compte plus les déceptions.

Ce qui est sûr, selon le club nantais, c’est que le Guinéen a dû revoir sérieusement ses prétentions financières à la baisse pour venir exercer ses talents  sur les bords de la Loire. S’il peut jouer, car sa situation administrative avec son ex-club d’Al Nasr est loin d’être claire. Le FC Nantes a donc saisi la FIFA le 3 janvier dernier afin d’obtenir une autorisation temporaire de jouer.

Mais le club nantais tente aussi de  se séparer de certains joueurs qui n’ont pas tenu leurs promesses, ce qui semble plus délicat. Ainsi en est-il de Maurice-Junior Dalé, dont le FC Nantes aimerait bien se débarrasser – il n’a marqué qu’un but en huit rencontres. Après avoir débuté au FC Martigues, il est transféré en 2008 à l’AJ Auxerre, avant d’être engagé pour trois saisons au club roumain d’Unirea Urziceni qui, en septembre 2010, le prêtera au club grec de Panserraikos FC. N’ayant pas réussi non plus dans ce club, il arrivera à Nantes où Landry Chauvin, le nouvel entraîneur des Canaris aura la (mauvaise) idée de tenter de le relancer en l’engageant jusqu’en juin 2013. Il marque son premier – et unique –  but le 27 août 2011 dans un match contre Tours.

« C’est le dossier le plus compliqué du mercato », estime Franck Kita qui l’a prêté à Arles-Avignon après de longues négociations, compliquées par les caprices de Dalé qui un jour était partant et le lendemain ne voulait plus en entendre parler !

Autre joueur dont le FC Nantes voudrait bien se séparer : Papa Malick Ba, qu’aucun club ne semble vouloir accueillir. Ce Sénégalais de 31 ans, qui joue en milieu de terrain, est arrivé au FC Nantes lors  de l’Intersaison 2009. Il est vrai qu’en 26 matchs il n’aura marqué qu’un seul but.

Quant à Omar Benzerga, qui n’est à Nantes que depuis octobre 2011, il n’aura joué que dans trois rencontres. Ce jeune milieu de terrain, natif de Châtellerault, a reçu des propositions de deux équipes de haut niveau d’Algérie, qu’il a refusées, pour le plus grand étonnement du directeur du club. « Comme il joue avec un drapeau de l’Algérie sur les chaussures, je me suis dit qu’il fallait lui trouver un club là-bas, fait remarquer Franck Kita. On lui a proposé deux équipes de haut niveau… Il n’a pas voulu y aller. Et pourtant, il ne perdait pas d’argent ! ». Fidèle à son identité, Benzerga, mais pas au point de retourner dans le pays de ses aïeux.

Crédit photo : Manuel from Nantes, licence CC

Nantes : le clip qui fait scandale

Nantes : le clip qui fait scandale

09/02/2012 – 11h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – Après les affiches retirées du film «Les infidèles», c’est le clip de lancement de « 11 Football club », une nouvelle boutique nantaise spécialisée dans les articles de foot, qui fait du reuz (NDLR, en breton : faire du bruit) sur le net. Question bruit, c’est manifestement réussi. Quant au bon goût…

Boutique en ligne spécialisée dans les articles de foot qui va bientôt ouvrir un magasin à Nantes, «11 Football club» a donc eu l’idée de recourir à un clip de lancement pour le moins osé. La vidéo montre en effet une jolie rousse à la bouche pulpeuse qui, sur fond de musique langoureuse, semble faire à un homme vu de dos une prestation d’ordre sexuel qui n’appelle pas la moindre équivoque. Erreur, la jolie personne se contentait seulement de lui faire essayer une paire de chaussures. «11 Football club aime prendre soin de ses clients», conclut le clip.

Le Crash (Collectif radical anti-sexisme et homophobie) nantais a vivement réagi à cette publicité provocatrice par la voix d’Auréline Cardoso qui déclare à 20 Minutes « Ce genre de pub me consterne. On ne peut pas rire constamment du sexisme et du machisme, quand on sait qu’une femme est violée toutes les cinq heures en France. » Le collectif, créé à l’occasion d’un tonus étudiant intitulé DSK, a l’intention d’adresser une lettre ouverte à «11 Football club» afin de lui faire « une mauvaise pub ».

Thalia Breton, porte-parole de l’association Osez le féminisme, explique doctement de son côté dans Libération qu’on est en présence d’une « vision complètement stéréotypée. Les publicités sexistes, poursuit-elle, se cachent souvent derrière l’humour. Le milieu sportif est vu comme un monde essentiellement masculin et ce stéréotype est malheureusement complètement banalisé.»

Interrogé par 20 Minutes, Benoît Defois, co-gérant de la société, estime qu’il faut « prendre du recul ». Selon lui « ce n’est que de l’humour, et rien d’autre. Le message de la pub n’était pas de dénigrer la gent féminine, mais juste de dire qu’on prend soin de nos clients… » Humour ou porno ? Et il a bien l’intention de récidiver. Pour faire la promo du foot féminin, il envisage de mettre bientôt en scène « un homme à genoux, devant une femme les jambes écartées ». Qui finira bien sûr par trouver chaussure à son pied.

La vidéo

Les dirigeants du Réal et du Barca s’essayent à la free fight [vidéo]

Les dirigeants du Réal et du Barca s’essayent à la free fight

07/02/2012 – 13h30
MADRID (NOVOpress) – Lors du dernier classico le plus attendu de toute l’année en Espagne entre les Castillans madrilènes et les Catalans barcelonais, la tension était à son comble en tribune… d’honneur.

L’adjoint de J.Mourinho (l’entraineur du Réal de Madrid) a été filmé en train de provoquer son équivalent catalan. Il l’incitait à se retrouver plus tard pour en découdre.
Ensuite, il s’est adressé au ban de touche du Barca en ces termes : “Tu y yo, dentro… Tu y yo dentro !” (Toi et moi, on se retrouve à l’intérieur).

Comme quoi, la passion n’a pas de tribune.

Exclusivité Novopress : Rock’N’Ball : plongée dans le monde des mauvais garçons du football français [audio]

Rock'n'ball

Les anglais ont John King, les français auront désormais leur Julien Ruzé ! Loin des analyses sociologiques de “spécialistes” du hooliganisme, loin de certains romanciers cherchant à s’inventer une histoire et à faire de l’argent , le premier livre de Julien Ruzé sent le vécu, le vrai !

“A quand le prochain ?” : C’est la première question qui vient à l’esprit quand on termine le livre, véritable plongée dans un univers où l’amitié et la solidarité sont reines et où la violence, les amis, le football et le rock and roll permettent de s’échapper d’une société totalitaire et uniformisée,  de boulots déshumanisant,  de renoncement permanent.

Bienvenue dans un monde où les virées entre amis, les pintes de bières, les pogos endiablés et les poings dans la figure remplacent les soirées “boites de nuits”, les journées en famille passés devant les programmes abjects de la télévision et les lundis matins au bureau à raconter sans arrêt les mêmes histoires peu intéressantes à ses collègues, le temps d’une pause café dont chacun a hâte que ça se termine.

En exclusivité pour Novopress, l’auteur a accepté de présenter son livre et de nous livrer son analyse du monde des tribunes de football, en ce début 2012

[MEDIA not found]

Extrait :

“«- Vivement jeudi, me fait le plus petit. J’emmène mon gamin dans les loges présidentielles pour voir le match contre Utrecht. J’espère bien que l’on assistera à un bon match, finit-il par dire, heureux et fier comme un coq.
– Il y a des chances, conclus-je. Nous sommes dans une bonne spirale.
Je suis horrifié par mon discours de supporter de comptoir mais je me sens obligé. Il ne manquerait plu…s que je critique les choix de l’entraîneur et la stratégie à adopter. Je préférerais lui dire que le match risque d’être folklorique dans la rue et dans les gradins. Lui expliquer que l’on attend ça depuis des semaines. Que notre bande est sur les crocs et que les Bataves vont salement manger. Mais je me retiens de lui parler de tout ça. Un monde nous sépare… »

Pour commander le livre,

https://www.facebook.com/pages/RocknBall/197386873690416

Les Ultras se mobilisent pour la libération de Zippo

Les Ultras se mobilisent pour la libération de Zippo

23/01/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
Zippo est un jeune militant de Casapound, mouvement politique italien d’envergure nationale axé sur le social et la défense des Italiens. Il a été incarcéré il y a deux mois suite à une déferlante d’une rare violence visant à déstabiliser le mouvement.

Alors que lui et Casapound n’ont de cesse de proclamer leur innocence, plusieurs tribunes d’Ultras ont manifesté leur soutien au jeune militant à travers quêtes et banderoles.

Ainsi, Arezzo, Lazio, AS Roma, Juventus de Turin et même les Ultras du Réal de Madrid lors du choc face au FC Barcelone ont ainsi apporté leur soutien public à Zippo.

Espérons que les autorités judiciaires ne fassent pas la sourde oreille à cet engouement populaire qui représente plusieurs milliers de tifosis.

Les Ultras se mobilisent pour la libération de Zippo

Football français : trop d’Africains pour les stars ?

Football français : trop d'Africains pour les stars ?

18/01/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Après David Beckham et le Brélisien Pato du Milan AC, c’est au tour de la star Argentine Carlos Tevez d’être annoncé comme nouvelle recrue du Paris-Saint-Germain version Qatar. Comme les deux autres, il semblerait que l’Argentin, qui joue actuellement à Manchester City où il a terminé meilleur buteur de Premier League l’année dernière, soit finalement réticent à l’idée de venir renforcer le club de la Capitale. Manchester City, ébloui par la proposition mirobolante des dirigeants du PSG aux indécents moyens, aurait trouvé un accord financier avec le club parisien pour vendre Tevez (environ 35 millions d’euros), mais il semblerait que le joueur, lui, préfèrerait évoluer en Italie. Quelles raisons pourraient bien amener Carlos Tevez à bouder un championnat de France dont la capacité de rémunération n’a jamais été aussi forte ?

Les moyens financiers des propriétaires du PSG, en l’occurence supérieurs à ceux du Milan AC et de l’Inter Milan, également désireux se s’attacher les services de la star argentine, ne sont a priori pas à remettre en question. La réflexion de Carlos Tevez, aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui, pourrait en fait relever du domaine sportif. Le championnat de France ne serait semble-t-il pas assez “bon” pour les stars du ballon rond.

Interrogé sur ces refus successifs de la part de Beckham, Pato et sur les actuelles hésitations de Tevez, le nouvel entraîneur du PSG au salaire de trader, l’expérimenté Carlo Ancelotti (à gauche sur la photo ci-dessus), aura au moins eu le mérite d’éviter la langue de bois et le politiquement correct ambiant en avouant à l’occasion d’une interview accordée à la Gazzetta dello Sport que le championnat de France était “plus physique et moins technique” que les autres championnats européens. En particulier, La Ligue 1 est plus physique et moins technique, car il y a plus d’Africains et moins de Sud-Américains.

Une analyse à laquelle tous les observateurs en France ne peuvent que souscrire tant l’africanisation du football français saute aux yeux. Une africanisation résultat d’un mélange de repentance coloniale et de néo-esclavagisme (recrutement et déracinement de très jeunes joueurs africains car cela coûte moins cher), qui a pour conséquence directe un appauvrissement technique du championnat au profit de l’éclosion d’un football d’athlètes dans lequel les coureurs de 100 mètres remplacent les artistes. Entre un Carlos Tevez et un Yaya Banana (nouvelle recrue du club de Sochaux), les dirigeants du football français ont semble-t-il fait leur choix à des fins économiques et idéologiques.

Que les championnats ayant misé sur le “physique” africain au détriment du “technique” européen, ou sud-américain, se voient aujourd’hui boudé par les stars ne peut que réjouir les observateurs de Novopress qui déplorent depuis longtemps l’africanisation et la “racaillisation” d’un foot français, que les millions qataris auront du mal à rendre de nouveau attractif.

Crédit photo : Brian Minkoff-London Pixels/Wikipédia sous licence CC

Guy Roux, aussi médiatique qu’identitaire

Guy Roux, aussi médiatique qu’identitaire

13/01/2012 – 08h00
AUXERRE (NOVOpress) – Dans un entretien accordé à Yahoo! Sports, Guy Roux a confié qu’il avait pensé à se suicider lorsqu’il a été mis à la porte de l’AJ Auxerre, son club de toujours.

Guy Roux a avoué que l’entraineur de l’époque, Jean Fernandez, lui a demandé de se retirer car il lui faisait « de l’ombre ». Aussi bien au stade qu’à l’entrainement semble-t-il.

« J’ai cru que le sol se dérobait sous mes pas et si je n’avais pas eu un solide moral et une famille – enfants et petits-enfants – peut-être que j’aurais pris le premier camion qui se présentait en face», a confié la figure d’Auxerre.

« L’AJ Auxerre, c’est toute ma vie », conclut Guy Roux. Assurément identitaire.

Crédit photo : Ville d’Arles/Flickr sous licence CC

[Tribune libre] Le PSG n’est pas une pute ! Par Pierre-O

Le PSG n’est pas une pute ! Par Pierre-O

Méticuleusement, je refermai le papier d’allu sur mon jambon-beurre, que j’enfonçais au fond de mes poches. Mon père vérifiait qu’il avait bien pris les places et nous embarquions tout excité dans notre vieille voiture.

Ce soir, nous allions au Parc, et comme à chaque match, du haut de mes 10 ans, j’en ai le cœur qui bat.  Je vais voir Okocha, Robert ou Lama.

Ce soir, j’ai 20 ans. L’écharpe satin dans la poche, je passe les tourniquets de la tribune, serre quelques mains et écoute attentivement les consignes du capo pour le match de ce soir. La tribune va exploser, les traits sont tirés, notre fierté exaltée.

Le PSG, c’est tout ça. C’était tout ça. Des vendeurs à la sauvette, des « places, qui cherche des places ? », l’odeur du béton mouillé mélangé aux saucisses grillées, des sales gueules, des familles, des gyrophares, la clameur au loin, la chaleur des fumigènes, des tribunes colorées, des gants en cuir, le battement du tambour, et puis but.

But pour Paris. La foule en délire. Ca saute partout, des foyers lumineux qui s’allument d’ici et de là des tribunes. Et les tribunes qui se répondent puissamment, majestueusement.

Mais le PSG, c’était aussi des centaines de voitures et bus qui se déplacent chez l’adversaire. L’attente des heures en parcages, les vapeurs de bière, les clopes au bec, les fouilles interminables. Et des Parisiens qui chantent leur fierté d’être les descendants de Sainte Geneviève face aux insultes des locaux.

J’ai aimé ce PSG. Oh, pas d’un amour doux et tranquille, non. Notre relation était celle d’un couple fusionnel et je n’acceptais aucun écart de sa part. Des crises, j’en ai vues, du plan Larrue aux portes de la relégation, des éliminations sans raisons aux conflits de fans.

Mais c’était mon PSG, mon équipe, mon stade. Et parce que c’est ma ville, ma fierté, mon identité !

Mais voilà, certains ne voyaient pas cela d’un bon œil…

Fin des abonnements par tribune.

Interdiction de se déplacer au simple motif que notre cœur est rouge et bleu.

Suppression des associations de supporters.

Nouvel actionnariat d’un pays qui n’a de liens avec Paris que via sa Bourse et dont les pratiques humanistes sont aussi développés qu’il y a de saumons dans la Seine.

Une équipe renouvelée mais aux multiples cartes d’identités.

Des millions d’un coup.

Un public « crête teinte en blond, maillot floqué d’un surnom le plus ridicule possible, une écharpe par bras, le doigt levé le plus longtemps face à l’ennemi marseillais, casquette à la 50 Cent, lunette de soleil posée sur le bout du nez ». Et une ambiance digne d’un superbowl américain, lumières et musiques arrangées. Sauf que nous ne sommes ni au superbowl, ni Américains.

Et, dernière nouvelle, on annonce Beckham au PSG en janvier. Jeanne Calment vivrait encore qu’on la ferait signer pour vendre plus de maillots ! « Bad Boy » qu’on le surnomme… Un mec qui roule en cabriolet, qui change de coupe de cheveux comme de chemises, et dont le salaire n’a jamais été inférieur à 50 fois le salaire moyen britannique ! « Bad Boy » !

Messieurs les journalistes, les seuls bad boys du Paris.SG ne fréquentent pas les résidences privées mais les bars de la Capitale, vêtus d’une casquette et de gants en cuir. Et ont une paire de couilles.

Alors, certes, le PSG d’avant, c’était plus tumultueux et moins rentable. Mais c’était mieux parce que c’était nous.

Comment faites-vous pour balayer sans vergogne l’identité d’un club ? Comment pouvez-vous ignorer que l’enfant turbulent que nous étions s’est transformé en gamin pourri gâté ? Pourquoi construire un club sans ses fans et sans enracinement ? N’avez-vous pas honte quand vous vous déplacez à Sainté, Bollaert, ou Nice ?

Direction du PSG, je vous hais. Paris vous vomit. Nous ne lâcherons pas un morceau de notre club. Les vrais grands clubs européens vous rient au nez. Liverpool, Rome, Dortmund, et bien d’autres : eux ont un public. Vous avez des pantins.

Vous croyez que vous pouvez racheter une identité au club en injectant des millions dans des joueurs qui resteront deux saisons ? Vous pensez que vous attirerez les Parisiens au stade en nous promettant sandwichs et sécurité ? Vous songez sérieusement que Germain le Lynx va développer l’âme du PSG ? Mais messieurs, Paris n’est pas une pute !

Abolissez vos mesures. Pour Paris. Pour les Parisiens.

Le Paris.SG, c’est nous ! Le Paris.SG, ca n’est que nous ! Le Paris.SG, ca n’est plus que nous !

Fier d’être Parisien.

Pierre-O

Crédit photo : PSGMAG.NET, licence CC.

L’UEFA n’accepte pas la critique

L’UEFA n’accepte pas la critique

L’UEFA n’accepte pas la critique21/12/2011 – 15h30
GLASGOW (NOVOpress) –
Le club du Celtic de Glasgow est dans le collimateur des autorités européennes du football, l’UEFA. Le club des Catholiques du Royaume Uni a été condamné à 15 000 euros d’amende pour chants à caractère « sectarien », c’est-à-dire à la gloire de l’IRA, la lutte armée irlandaise. Ces chants ne sont pas rares du côté de quelques fans des Bhoys mais visiblement, l’UEFA n’a pas aimé les entendre lors du match de Coupe d’Europe contre l’Atletico Madrid.

Pour dénoncer cette sanction, et plus généralement les actes anti football populaire de l’UEFA (prix exorbitants, aseptisation des stades, modifications du calendrier, etc.), les supporters du Celtic ont réagi jeudi dernier en déplacement à Udine.

« Fuck UEFA » pouvait-on lire sur une banderole.

Une nouvelle enquête est ouverte à l’encontre du Celtic et un fan interpellé en Italie, présumé être l’auteur de la banderole en question, a été interdit de stade à vie par le club.

L’UEFA n’accepte ni la critique, ni l’expression identitaire.

Crédit photos : Glasgow Celtic, licence CC.

[Football] La ligue des Champions, trop prestigieuse pour être gratuite

[Football] La ligue des Champions, trop prestigieuse pour être gratuite

12/12/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) —
 C’est une petite révolution à laquelle les amateurs de football ont assisté en fin de semaine dernière. En effet, il faudra désormais payer pour regarder les matchs de la plus prestigieuse des compétitions européennes.

Alors que Canal + et TF1 se sont partagés pendant des années la Ligue des Champions, la télévision gratuite TF1 a perdu l’appel d’offre lancé par l’UEFA. Du coup, l’intégralité des diffusions revient à deux chaines payantes : Canal + et Al-Jazeera Sport.

C’est donc une victoire de plus pour les promoteurs d’un football toujours moins populaire et toujours plus cher.

Enfin, consolons-nous, Canal + a l’obligation de diffuser la finale en clair. Nous voilà rassurés… Reste à espérer qu’une équipe française atteigne les sommets.

Crédit photo : Andreas Hunziker via Flickr (cc)

Droits Télévisés : Al Jazeera à la conquête de l’Europe

Droits Télévisés : Al Jazeera à la conquête de l’Europe

08/12/2011 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
Les pays arabes ont de l’argent et semblent l’utiliser depuis plusieurs années à des fins de conquête des marchés européens.

Après le rachat de plusieurs grandes équipes européennes (Arsenal et Paris par exemple) par des millionnaires quatari, c’est aujourd’hui la majorité les droits télévisés de la ligue des champions, la plus prestigieuse compétition de clubs, qui auraient été rachetés.

Initialement détenus par Canal + jusqu’en 2015, les droits télévisions auraient été racheté 61 millions d’euros par la chaîne du Quatar, somme que ne pouvait pas débourser Canal +, qui paye déjà 31 millions d’euros par an.
La chaîne Canal + chercherait à se rabattre sur les “premiers choix” de matchs, actuellement détenus par Tf1. une bataille féroce entre les deux chaînes de télévision pourrait donc faire rage.

Ce rachat par la chaîne Al Jazeera succède à celui de lots de la retransmission de la ligue 1 (pour les saisons 2012 à 2016, pour 90 millions d’euros). Les matchs seront donc désormais retransmis sur Al Jazeera sports, chaîne dirigée par le breton Charles Biétry, qui a manifestement décidé de mettre ses intérêts au service des princes arabes. Le président d’Al Jazeera Sports est quand à lui Nasser el Khelafai, qui fait parti du fond d’investissement Qatar Sport Investment, nouveau propriétaire du Paris Saint Germain.

Les dirigeants du football français et européen, en première ligne quand il s’agit d’augmenter les mesures répressives à l’encontre des supporteurs notamment, ou quand il s’agit d’investir dans la promotion de “charte de la diversité” , de “lutte contre le racisme”, sont muets sur le sujet, qui concerne pourtant l’avenir du football européen qui, d’arrêt Bosman en rachat par des milliardaires arabes, risque fort de ne plus avoir d’européen que le nom.

Image : logo. Crédit DR.

[Football] “Naming” : Newcastle United, nouvelle victime ?

[Football] "Naming" : Newcastle United, nouvelle victime ?

05/12/2011 – 08h00
NEWCASTLE UPON TYNE (NOVOpress) –
Tout est bon pour faire de l’argent. En sport surtout, dans les pays anglo-saxons en particulier. Le “naming” est cette pratique qui consiste à renommer le nom d’une équipe ou d’un stade par le nom d’un sponsor publicitaire. Ainsi le stade mythique d’Arsenal Highbury est devenu l’Emirates Stadium, le Mans ne joue plus à Léon Bollé mais au MMA Arena et Salzburg s’appelle désormais Red Bull Salzburg.

Newcastle est traditionnellement considéré comme un des clubs les plus populaires de Grande Bretagne, ses fans sont réputés les plus fidèles et les travées du St James Park sont parmi les plus bruyantes d’Angleterre.

Mike Ashley est le propriétaire du club. Businessman redoutable, à la tête du groupe Sport Direct, il a décidé de débaptiser le stade de la ville pour l’appeler désormais Sport Direct Arena ou “Sportdirect.com @ St Jame’s Park” peut-on lire parfois.

Levée de boucliers aussitôt l’annonce faite. La municipalité a publié un communiqué refusant d’utiliser la nouvelle appellation et conservant le nom St James Park. Des fans ont tagué les alentours du stade et ont déployé banderoles et chants à l’adresse du président du club : “Fat Cockney Bastard “ (gros batard de Cockney, les gens originaires de Londres), ou “Cockney mafia out !” pouvait-on lire lors des matchs à domicile.

Même le pub historique des fans, The Strawberry, s’est moqué de la politique du club en rebaptisant le pub « The Strawberry @ St Jame’s Park ».

L’arbre identitaire de ce club semble donc résister aux vents du libéralisme.

Crédit photo : G Travels, licence CC.

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

27/11/2011 – 19h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh) –
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans tout le pays de Galles : Gary Speed (photo ci-dessus), le sélectionneur de l’équipe nationale galloise de football, a été retrouvé mort ce matin à son domicile de Chester, où il résidait avec sa famille. Selon les premiers éléments de l’enquête l’ancien international aurait mis fin à ses jours. Il était âgé de 42 ans.

« C’est une nouvelle déchirante. » Carwyn Jones, le Premier ministre du pays de Galles, n’a pas caché son émotion ce dimanche,  lorsqu’il est monté à la tribune en personne pour exprimer la tristesse de toute une nation. De son côté la Fédération galloise de football, a déploré dans un communiqué la disparition d’un homme « jeune et talentueux » estimant qu’il s’agit « d’une énorme perte, pas seulement pour sa famille et ses amis mais pour le pays tout entier. »

Joueur de légende, Garry Speed avait débuté sa longue carrière de milieu de terrain en 1988  en Angleterre dans l’équipe de Leeds United. Il disputera 312 rencontres sous les couleurs de ce club, avant de jouer pour Everton, Newcastle, Bolton, puis enfin Sheffield United. Le Gallois, sélectionné 85 fois dans l’équipe nationale galloise, aura été le premier joueur de l’histoire du football britannique à effectuer 500 matches en Premier League.

Devenu sélectionneur du pays de Galles en décembre 2010, Gary Speed s’était attaché les services de Raymond Verheijen, en tant qu’entraîneur adjoint. Sous sa direction, les Dragons ont terminé les éliminatoires du championnat d’Europe 2012 avec 3 victoires en 4 matchs.

[box class=”info”]Site de Ryan Giggs[/box]

[Football] OM/PSG : controverses sur les mesures sécuritaires

[Football] OM/PSG : controverses sur les mesures sécuritaires

26/11/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress) —
 Demain, comme deux fois par an en moyenne, l’OM et le PSG joueront une partie de leur honneur. Comme tous les ans, les caméras seront braquées sur l’enceinte du stade Vélodrome, la presse devrait s’exciter toute seule et plusieurs centaines d’hommes seront mobilisés pour assurer la sécurité des 60 000 spectateurs.

Néanmoins, le ministère de l’Intérieur a également pris, ce lundi, un arrêté interdisant « le déplacement individuel ou collectif, par tout moyen, de toute personne se prévalant de la qualité de supporter du club du Paris Saint-Germain ou se comportant comme tel ou ayant appartenu à une association de supporters dissoute du Paris Saint-Germain, […] entre les communes de la région d’Île-de-France et la commune de Marseille. » Toute personne ne respectant pas cet arrêté dimanche est passible de six mois d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

Cette décision pose pourtant un double problème en matière de liberté. D’une part, comment identifier qu’un Francilien se rendant à Marseille a pour but d’aller supporter le Onze de la Capitale ? Il semblerait que le contrôle au faciès soit admis. Pour peu que vous soyez un mâle entre 15 et 35 ans avec des cheveux un peu courts, préparez vos papiers.
D’autre part, les supporters parisiens ont interdiction de se rendre à Marseille étant donné que la tribune visiteur a été fermée pour l’occasion. Étant donné le contexte (match de gala, gestion d’une partie de la billetterie par les associations de supporters marseillais, vente uniquement via l’OM…), il est peu probable que l’on assiste à un déferlement de fans parisiens.

Enfin, les supporters marseillais du Virage Sud, la tribune la plus chaude du Vélodrome, appellent à faire grève pour dénoncer le climat actuel qui pèse sur le “supportérisme” français.

Vive le foot qu’ils disaient !
Crédit photo : Medhi Drouillon via Flickr (cc)

Ce soir à 19h : marche en l’honneur de Julien, supporter du PSG tué en 2006

Ce soir à 19h : marche en l’honneur de Julien, supporter du PSG assassiné

23/11/2011 – 10h30
PARIS (NOVOpress) — Ce soir, les supporters du PSG de la Tribune Boulogne, Kop historique du club de la Capitale, appellent à une marche commémorative. Il y a cinq ans, un jeune abonné de la tribune, Julien, se faisait tuer à la sortie d’un match.

Alors qu’il s’éloignait du Parc des Princes après un match contre Tel-Aviv, le policier Antoine Granomort tire sur un attroupement de supporters censé attaquer des fans adverses selon lui, blessant un supporter et tuant Julien. La thèse de la légitime défense est immédiatement retenue. Dès le lendemain de l’affaire, le Procureur semble rendre ses conclusions, appuyant le policier.

Pourtant, le « héro » d’un soir voit son sulfureux passé se révéler : escroquerie et mensonge à la police, qui lui auront valu une peine de prison de 5 mois avec sursis. Pire encore, l’expertise balistique confiée à la juge d’instruction Nathalie Dutartre, remet en cause complètement la version du policier. Malgré l’accumulation de preuves à charge, un non-lieu est prononcé en 2011.

Pourtant, supporters et famille continuent de réclamer la vérité. Ils le crieront encore une fois ce soir, à 19 heures, devant le siège du Paris Saint-Germain.

[Football] Après une agression avec un poing américain, l’association de football exclut le club de la victime !

[Football] Après une agression avec un poing américain, l’association de football exclut le club de la victime !

21/11/2011 – 18h00
VIENNE (NOVOpress) – Des scènes indescriptibles ont eu lieu après le match de football du FC Vienne contre le Robinson FC au stade Franz Koci dans le quartier Wien-Favoriten (10ème district). Des témoins oculaires ont rapporté qu’un footballeur turc du Robinson a agressé un jeune joueur du FC Vienne et l’a ensanglanté avec un poing américain. Le joueur du FC Vienne est gravement blessé, et il est actuellement hospitalisé. Lorsque le FC Vienne, sur sa page Facebook, a critiqué l’agresseur, l’Association de football de Vienne (FVF) a suspendu le club avec effet immédiat.

Dès le début, la partie avait été tendue. Pendant le match, un joueurs du Robinson et un du FC Vienne ont reçu un carton rouge. Mais dans les vestiaires, après le match. on s’est bousculé, battu et frappé : un certain S.U. a apparemment agressé un jeune joueur du FC Vienne avec un poing américain. Lui et un autre suspect ont été dénoncés à la police pour coups et blessures, et une enquête est en cours. À noter que la présomption d’innocence s’applique à S.U.

« Pédés » et « Autrichiens de merde »

Le FC Vienne veut obtenir un procès, mais sans attendre, l’agresseur a été mis au pilori sur la page Facebook du club (apparemment pas du fait des permanents du club). Un montage d’une photo de sa licence avec une photo de sa victime ensanglantée a été posté sur la Toile. On y lisait aussi que le FC Vienne ne voulait plus jouer avec le Robinson FC. Le Président Gernot Groeschel a déclaré à Unzensuriert.at : « Cela heurte notre honneur en tant qu’équipe de football intégrée qu’une équipe traite ses adversaires de pédés et d’Autrichiens de merde, et qui traduit son agressivité en brutalité pure, n’ait à craindre aucune conséquences. Donc, nous réagissons ! »

Unzensuriert.at a demandé à l’Association de football de Vienne quelles seront les suites de cet incident survenu dans le 10ème district. Le Vice-président Manfred Steiner, en tant que président de la Fondation sportive diocésaine (DSG), qui est membre de la WFV et joue en deuxième division C, a déclaré qu’il y avait beaucoup d’équipes d’intégrées dans la DSG et que l’on avait tout intérêt à ce que « tout fonctionne harmonieusement », mais lorsque différents groupes ethniques s’affrontent, il pouvait y avoir des problèmes. M. Steiner a admis qu’il n’avait pas encore examiné l’affaire de près, mais pouvait dire que le club Robinson FC avait envoyé à l’association une lettre comportant des allégations de racisme et d’appartenance à l’extrême droite à l’encontre du FC Vienne. Pour le reste, il attend les procédures judiciaires civiles pour tirer des conclusions.

Les opposants brandissent l’accusation de fascisme

Pour le Président du FC Vienne, Gernot Groeschel, il était clair qu’il fallait s’attendre à des allégations racistes. « Mais le Robinson FC ne fait que se ridiculiser, parce que la moitié de nos joueurs sont d’origine immigrée. » L’entraîneur est un Sénégalais, un capitaine un Serbe.

Tout semble donc encore en suspens, pour l’Association comme pour l’enquête policière, mais un événement est soudain venu donner à l’affaire une nouvelle tournure. Manfred Steiner, vice-président de l’Association de football de Vienne, a fait une nouvelle déclaration à Unzensuriert.at : « J’ai regardé la page d’accueil du site du FC Vienne, et j’ai immédiatement suspendu le club. Une chose pareille n’est ni acceptable, ni souhaitable. » Selon lui, les images affichées sur Internet ne sont pas compatibles avec les principes chrétiens, et « nous devons tous nous en distancier clairement ! » La suspension signifie que le club ne peut plus accueillir de matches, et se trouve de fait exclu du championnat. Pour l’agresseur présumé, originaire de Turquie, les « principes chrétiens » ne s’appliquent naturellement pas.

[box class=”info”]Crédit photo : Copie d’écran “Unzensuriert.at”[/box]

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo Berlin

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo Berlin

16/11/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) —
 Berlin, une des plus grosses capitales d’Europe. Ville de la tension par excellence, capitale de l’Europe nazie jusqu’en 1945, puis englobée par l’Union soviétique à la sortie de la guerre. Berlin, ville divisée en son sein-même puisqu’une partie de la ville reviendra à l’Occident américain pendant que l’autre subira le joug communiste.

Ville séparée par un Mur, qui tombera un soir de novembre 1989 ouvrant ainsi la voie à la Réunification. Aujourd’hui, Berlin, c’est une ville à punks et autres alternatifs, ses bouteilles de bières bon marché, ses clubs de nuit réputés dans le monde entier. Et ses clubs de foot. Entre autres, le Dynamo Berlin.

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo BerlinFondé en 1966, le club est à l’origine membre — comme tous les autres clubs Est-allemands à l’époque — de l’association sportive de la police SV Dynamo. L’équipe de football du Dynamo Berlin en tant qu’équipe est la conséquence d’une décision aussi absurde qu’invraisemblable : le transfert de l’équipe de foot du Dynamo Dresden. Autre régime, autres mœurs. Le BFC Dynamo est basé dans la partie Est de Berlin.

Le club va rapidement progresser et devenir l’un des meilleurs de RDA. Dix fois sacré champion, vainqueur de quatre coupes nationales, il règnera en maître pendant les années 80 sur la RDA et Berlin.

Néanmoins, avec la chute du régime, le Dynamo va sombrer au fur-et-à-mesure. Pour marquer le coup de la réunification et rompre avec l’image d’un club de la Stasi, la police est-allemande, il sera d’ailleurs renommé jusqu’au début des années 2000 FC Berlin, puis retrouvera son appellation d’origine.

Aujourd’hui, le BFC Dynamo Berlin végète en 5ème division, Oberliga Nord. Mais sa réputation n’est plus à faire et il reste suivi par de nombreux supporters aussi bien à Berlin que dans toute l’Allemagne, attachés aux racines populaires dont la majorité est issue. Il n’est pas rare que le Dynamo soit suivi par plusieurs centaines de supporters, en témoigne le récent déplacement à Rostock.

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo BerlinÀ domicile, les matchs se déroulent principalement au Sportforum, un stade à l’ancienne aux relents soviétiques, mais comme on les aime, sans caméras ni sièges pénibles. D’une capacité de 12 000 places, le stade est rarement rempli à plus d’un tiers.

Néanmoins, cette maigre affluence est à expliquer du fait que le club joue ses gros matchs au Jahnstadion, beaucoup plus moderne et plus spacieux aussi (20 000 places). Du coup, les supporters sont plus aptes à garnir les travées pour les grosses affiches.

S’il existe bien un groupe “ultra” d’une cinquantaine de membres (la Fraktion-H Ostberlin), la culture supporter est bien plus influencée par le modèle classique allemand. Ainsi, vestes en jean, patchs et bières à la main sont légions aux alentours des stades où joue le BFC.

Le Dynamo souffre toutefois d’une réputation sulfureuse dans toute l’Allemagne. En effet, plus de 300 personnes sont classées categorie C, celle désignant les hooligans. Et les exemples ne manquent pas : le dernier en date a eu lieu en juillet dernier. Plusieurs centaines de Berlinois ont viré manu militari les supporters de Kaiserlautern venus pour assister à un match de Coupe. Une grosse dizaine de blessés avait été évacuée.
Par ailleurs, des liens avec les mouvances nationalistes allemandes existent et le club a du prendre des mesures pour éradiquer le racisme exprimé au stade.

Nombreux sont les graffitis rappelant la rivalité entre les clubs. Crédit photo : NovopressIl existe plusieurs clubs à Berlin : le Herta, le Turkiyemspor, le Tennis Borussia. Si le dernier est détesté en raison de convictions politiques opposées, l’ennemi numéro 1 reste l’autre club populaire Est-Allemand, le FC Union Berlin. Nombreux sont les graffitis rappelant la rivalité et les confrontations sont parfois difficiles à éviter.

Le BFC Dynamo reste donc un club à voir, loin du clinquant de son voisin le Herta Berlin. Son passé prestigieux aide à faire oublier un présent plus délicat. Mais comme on dit, un club ne vit que par ses supporters !