Tel père, tel fils ? Marcus Thuram se distingue par un crachat

Marcus Thuram

Du match du championnat d’Allemagne qui opposait samedi Mönchengladbach à Hoffenheim, on ne retiendra pas le résultat, à savoir la défaite du Borussia Mönchengladbach (2 à 1), mais le fait qu’un joueur français s’y est distingué : Marcus Thuram a écopé d’un carton rouge après avoir craché au visage d’un adversaire, Stefan Posch. Ne pouvant nier les faits filmés, il a fait profil bas en expliquant : « Ce n’était pas intentionnel. » On connaît l’élégante habitude des joueurs de football de glavioter à longueur de match sur le gazon, mais comment un crachat au visage pourrait ne pas être intentionnel ?

Les seules réactions choquées ont été qu’en période de pandémie où le moindre postillon est suspect, le geste n’était vraiment pas sanitaire. Cela risque d’être une circonstance aggravante devant la commission de discipline. Son club lui a immédiatement infligé une amende de 150 000 euros (soit un mois de salaire) qui seront reversés à une organisation caritative – Présent ne cracherait pas dessus.

Le racisme éventuel du vilain geste n’a pas été évoqué. Il suffit d’imaginer la situation inverse, le Blanc Stefan Posch crachant sur le Noir Marcus Thuram, pour comprendre à quel tollé médiatique nous aurions été exposés. Les genoux à terre en soutien aux Black Lives Matter sont dans tous les esprits, comme le vacarme anti-raciste après le match PSG-Istanbul : un arbitre avait qualifié de « negru » un membre (noir, negru en roumain) du staff de l’équipe stambouliote. Aussitôt le match avait été interrompu définitivement (Présent du 10 décembre). On a appris il y a quelques jours que les arbitres roumains auraient été préalablement énervés par les façons du staff turc qui parlait d’eux en disant les « gypsi », les gitans (information du site www.walfoot.be). Tiens donc !

Contrairement aux médias lorsqu’est envisagé l’acte raciste d’un Blanc, nous ne condamnerons pas Marcus Thuram sur des intentions supposées. Mais nous ne dirons pas non plus que son crachat sur un Autrichien « de souche » va à l’encontre des valeurs professées par son père d’origine guadeloupéenne, Lilian Thuram, un des prestigieux joueurs vainqueurs de 1998. Thuram père s’est depuis converti en donneur de leçons anti-raciste : membre du Haut Conseil à l’intégration, il a créé la Fondation Lilian Thuram – Education contre le racisme. Cheminement habituel, il fait maintenant dans le racialisme, autrement dit lorsqu’on ne prend pas de gants : le racisme anti-Blancs. Outre ses nombreuses prises de position publiques, ses ouvrages s’intitulent par exemple Mes étoiles noires – De Lucy à Barack Obama (prix Seligmann 2010 contre le racisme) ou La Pensée blanche : ce livre ne traite pas d’horticulture mais constitue « un ouvrage didactique très documenté » (dixit Le Monde du 1er décembre dernier) car il montre comment les Blancs ont inventé des catégories raciales pour mieux dominer les Noirs (sic). Et si son fils se prénomme Marcus, c’est, comme il l’expliquait lui-même en 2010, en hommage à Marcus Garvey, chantre du panafricanisme.

Dans ce contexte familial, le crachat de Marcus Thuram sur Stefan Posch n’est pas dénué de logique.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2020

“Affaire Negru” : ce qui s’est vraiment dit sur la pelouse du parc lors de PSG-Istanbul Başakşehir (transcription en français exclusive de 10 minutes de vidéo)

PSG – Istanbul Basaksehir – Noir c’est noir, par Benoît Busonier

noir antiracisme

C’est un emballement dont l’époque postmoderne a le secret. Un mélange d’exacerbation identitaire, de société du spectacle, de narcissisme, et d’effet de groupe. Un cocktail désastreux pour toute société. Cet emballement a procuré à la meute un frisson de pseudo-héroïsme pendant le temps d’une soirée, au prix d’une vie et d’une carrière brisées. Récit.

Le match PSG-Istanbul a été interrompu vers la vingtième minute, à cause d’un esclandre provoqué par un entraîneur adjoint du club turc, noir de peau, qui aurait été traité de « négro » par le quatrième arbitre. Le racisme est, de fait, présent dans un certain nombre de stades italiens ou d’Europe de l’Est : il n’est pas rare que des joueurs africains y fassent l’objet de cris de singe, ce qui est moralement tout à fait condamnable. Toujours est-il que les joueurs des deux équipes se sont arrêtés de jouer, et sont allés morigéner l’arbitre qui aurait injurié l’entraîneur adjoint Pierre Achille Webó. Le scandale a pris une proportion internationale, et le monde entier via les réseaux sociaux en a profité pour participer au lynchage. Mais que s’est-il passé ?

C’est très simple, et les images vidéo ont pu reconstituer à la minute près les faits réels. Pierre Achille Webó mettait le bazar sur son banc de touche, et se comportait de manière agressive. Le quatrième arbitre, M. Sébastien Coltescu, demande aux trois autres arbitres de l’exclure. Il leur dit exactement : « Il faut exclure le joueur noir, ce n’est pas possible de se comporter comme ça ». Or, « noir » se dit « negru » en roumain. Dès lors, Pierre Achille Webó a cru être insulté et s’en est pris à l’arbitre en question, provoquant l’esclandre lamentable qui s’est ensuivi. Il s’est expliqué de manière calme et digne : Pierre Achille Webó était au milieu de gens de couleurs de peau plus claires, l’adjectif « noir » permettait de le désigner de manière efficace et sans injure particulière, à moins qu’une couleur soit considérée comme telle. Lors de la Coupe d’Afrique des nations, si un entraîneur blanc se comporte mal sur son banc et qu’il est seul de sa couleur de peau, il ne se plaint pas si on le désigne comme Blanc, parce que c’est pratique. Il aurait fait une tête de plus que son voisin, on aurait pu dire « le grand » ; s’il portait des lunettes, on aurait pu dire « le type à lunettes » ; il aurait été le seul chauve, on aurait pu dire « le chauve », etc. Crier au racisme, dans ces circonstances, c’est insulter l’arbitre.

Si, aujourd’hui, désigner un Noir au milieu d’un groupe de gens de couleurs différentes en disant « le Noir », c’est raciste, alors la vérité est raciste. Une couleur de peau n’est pas une insulte.

Le joueur qui a fait dégénérer l’incident mineur en explosion mondiale s’appelle Demba Ba. Né en France, c’est un musulman qui soutient officiellement l’organisation islamiste BarakaCity.

C’est lui qui a fait quitter le terrain à tous les joueurs. Or, dans plusieurs propos publics, il utilise le terme « Blanc » pour désigner des gens. Par conséquent, lorsqu’il explique à Sébastien Coltescu que désigner quelqu’un par sa couleur de peau est raciste, il reconnaît qu’il est lui aussi raciste. Le comble de l’abject, c’est que de nombreux officiels turcs ont parlé de crimes contre l’humanité. A en vomir : quelques semaines après avoir commencé une épuration ethnique au Haut-Karabagh, après avoir appelé « chiens » les Arméniens, Erdogan vient faire l’antiraciste. Répugnant.

Cette soirée laisse un goût amer dans la bouche : le spectacle de cette meute qui ruine la vie d’un homme de manière injuste, devant le monde entier, en manipulant un malentendu. Une curée immonde. Et qui laisse présager un avenir violent. Lorsque des phénomènes de foule incontrôlables s’agrègent sur une pauvre victime, peu nombreux sont les courageux capables de défendre le bouc émissaire girardien pris par la crise mimétique. Et le prochain, c’est peut-être vous.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2020

“Homophobie” dans les stades : ce qu’il ne faut surtout pas dire…

Siffler l’hymne national, ce n’est pas un problème ! En revanche allez dire « enculé » dans un stade, cela devient une affaire d’État, laquelle empoisonne le monde du football depuis bientôt un mois. L’avocat Stanislas François précise dans Causeur ce que l’on ne peut (vraiment) pas dire.

Le 8 juin dernier, à l’occasion d’une rencontre entre les équipes de Turquie et de France, la Marseillaise était copieusement sifflée par une bonne partie du public turc, la France était frontalement insultée mais cela n’avait pas semblé émouvoir le gouvernement, pourtant en charge les intérêts de la France, et en particulier notre Ministre des sports.

Mais quand un soir du mois d’août, à l’occasion d’un match de ligue 2 entre Nancy et Le Mans, quelques supporters lancent des « enculés » depuis les travées du stade Marcel Picot, l’arbitre décide d’interrompre la rencontre et le gouvernement sort de son silence. Mesdames Maracineanu et Schiappa décrètent qu’il s’agit d’homophobie, stigmatisent l’ensemble des supporters, dispensent des leçons de morale à la terre entière, et s’attribuent facilement le beau rôle en s’érigeant comme un rempart contre cette nouvelle menace.

Menace créée de toute pièces, car elles ont elles-mêmes contribué à alimenter la polémique en donnant artificiellement de l’audience à ce match de ligue 2 et en prétendant qu’il s’agissait d’un problème généralisé. Les banderoles prétendument homophobes que l’on voit depuis un mois dans les stades ne sont que des réponses des supporters aux provocations qu’ils ont subies.
Lutte contre les discriminations ou gardiens du bon goût?

Le football est une activité de service public déléguée à la fédération française de football (FFF). La ligue de football professionnel (LFP), émanation de la fédération, a en charge l’organisation des rencontres de ligue 1 et ligue 2. Pour la nouvelle saison, la LFP a modifié son règlement, s’appuyant sur une résolution de l’UEFA visant à éliminer tout comportement discriminatoire des stades, afin de permettre aux arbitres d’interrompre les rencontres en cas de comportement discriminatoire. C’est donc sur le fondement de la discrimination qu’une rencontre sportive peut être arrêtée.

Alors qu’en est-il de l’homophobie ? Comment la définir, ceux qui l’allèguent ayant une fâcheuse tendance à en donner une interprétation la plus extensive possible pour mieux pouvoir la débusquer là où elle ne se trouve pas ? Crier à l’homophobie en permanence, jouer sur les peurs et créer de fausses polémiques, pour le gouvernement c’est pratique, cela permet de créer un climat alors que se discute le projet de loi sur la PMA. À partir du moment où l’on donne à une infraction une interprétation la plus large possible, on encourage à la prudence et à la limitation de l’exercice des libertés publiques. Pourtant, en droit, on ne peut sanctionner qu’en ayant une interprétation la plus stricte possible.

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Quand Pierre Ménès dénonce le racisme anti blanc et se fait lyncher par les bien-pensants

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En réponse aux propos tenus par Lillian Thuram auprès d’un quotidien italien disant que les Blancs pensent être supérieurs, Pierre Ménès a réagit sur Cnews :

Le vrai problème, en tout cas en France, dans le foot, c’est le racisme anti-blanc […] J’invite les gens à prendre leur voiture et aller faire le tour des matchs en région parisienne. Allez voir ces matchs-là et comptez les Blancs.

Pour l’animateur, le problème n’est rien d’autre que la stigmatisation des personnes blanches. Il prend pour preuve l’expérience vécue par son fils, « J’ai essayé de le mettre au foot, même s’il n’avait aucun talent. Il y est allé, et au bout de deux fois, il a dit : « Papa, je n’y vais plus ». Et quand j’ai demandé pourquoi il a répondu : « On ne me parle pas, on ne me dit pas bonjour, on ne me passe pas la balle ».


“Homophobie” dans le football : les réseaux sociaux s’enflamment

30/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après les “incidents” qui ont émaillé la rencontre Nice-Marseille, les débats font rage dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Comme l’expliquent un certain nombre de supporteurs, l’action de la Ligue de Football Professionnel et du Gouvernement est totalement contre-productive. Il faut ainsi s’attendre chaque semaine à une escalade dans la provocation.


« Enculé » est-il une insulte homophobe?

Alors que nous en sommes arrivés à arrêter les matchs de ligue 1 pour cause de paroles « homophobes » entendues dans les tribunes, alors que Marlène Schiappa jure ses grands dieux qu’elle quittera le stade si cela se produit en sa présence à l’avenir, l’humoriste Jean-François Dérec se questionne sur le caractère réellement discriminatoire du terme « enculé »…

J’écris « homophobe » à dessein, bien que ce mot récent imposé par je ne sais qui ne veuille rien dire, comme tous les mots en phobie, et me sorte par les orifices, notamment l’anus (par où on se fait enculer). La question est d’importance. Ce mot est utilisé essentiellement en milieux footballistiques ou automobilistiques. Ce serait l’injure suprême.
Pourquoi ?

Pour les tenants de l’anticolonialisme, c’est vite vu : dans la société occidentale, l’enculade est l’humiliation absolue. C’est aller vite en besogne, il ne semble pas que ça soit une distinction particulière dans les autres civilisations. Enculé est toujours utilisé contre un homme. Pour une femme, on préférera connasse, salope, voire pute.L’enculade serait-elle moins humiliante pour une femme que pour un homme ? Etonnant. Il y a des synonymes à va te faire enculer. Par exemple : Va te faire sodomiser. Est-ce toujours une insulte ? Moins, on dirait.

Et que dire des synonymes plus imagés comme va te faire mettre, qui ne contient aucun mot grossier ? Ni va (impératif du verbe aller), ni te, ni faire, ni mettre, deux verbes bien inoffensifs. Et pourtant l’ensemble renvoie sans hésitation à une vision d’enculade. Et va te faire voir, alors qu’il n’y aucun rapport entre voir et enculer ? C’est même un non-sens: impossible de se voir en train de se faire enculer. Puisque par définition, ça se fait par derrière.

Élevons le débat

Il y a aussi va te faire enfiler, qui renvoie plutôt une image de légèreté et de finesse (on dit enfiler un gant ou une chaussette). L’arbitre est un enfilé, est-il une insulte ? De moins en moins.

Il semblerait que enculé s’éloigne de plus en plus de l’insulte au fur et à mesure qu’on avance dans la poésie.

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I-Média – Des émeutes algériennes bon enfant ?

19/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Selon les médias qui ont couvert les exactions des supporteurs algériens, il s’agissait de simples incidents.

Une occultation médiatique évidente.


Victoire de l’Algérie – Michel Thooris après les incidents en France : «On a eu une situation insurrectionnelle sur l’ensemble du territoire»

15/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Michel Thooris, du syndicat France police – policiers en colère.

Pour RT France, il livre son analyse des scènes de liesse qui ont lieu partout en France après la victoire de l’Algérie contre le Nigéria en demie-finale de la CAN.


Violences à Paris, Lyon, Marseille : l’État ne fait plus peur, par Philippe Bilger

Bien sûr, l’effet est facile qui consiste à coaguler tout ce qui s’est passé de gravement transgressif durant la nuit du 14 juillet.

Mais la réalité ne ment pas qui, notamment à Paris, à Lyon et à Marseille, montre que l’État ne fait plus peur parce que son autorité est non seulement défaillante mais, pire, absente.

Certes, ce ne sont pas les déclarations qui manquent et on peut être assuré, sur ce plan, que le verbe politique largement entendu dénoncera le présent et fera espérer pour l’avenir une France enfin apaisée, qui saura se tenir comme on peut le dire d’un enfant bien éduqué.

La pire des attitudes serait une résignation citoyenne s’habituant à cet état de choses et l’expression d’une lassitude à force d’interpeller, de semoncer l’État pour rien.

J’ose cette banalité : il n’est pas normal qu’à Paris, on frappe et dégrade, qu’à Lyon, on incendie des voitures et qu’à Marseille, on s’en prenne aux CRS.

Ou bien doit-on admettre le triste constat d’un pouvoir qui a accepté que, dans notre pays, il y ait un niveau inévitable et irrésistible de désordres et d’atteintes aussi bien humaines que matérielles et que, donc, il se laverait les mains face à cette prétendue inéluctabilité ?

Faudra-t-il finir par penser que nos gouvernants ne sont pas capables de mener de front dans notre République une double démarche : faire respecter la morale publique par certains d’entre eux et en tirer les conséquences, faire respecter l’ordre sans cesse perturbé par une minorité de nos concitoyens ici ou là, quelle que soit leur origine, et par des étrangers sans droit ni titre.

Christophe Castaner est un bouc émissaire commode. On ne peut plus se voiler la face. Quand tout va mal sur le plan de la sécurité, il ne s’agit plus seulement d’incriminer la police, le ministre, mais le Premier ministre et le président de la République. Quand un chaînon a durablement craqué, c’est à eux qu’on doit demander des comptes et de l’action.

Pour avoir l’honneur de se faire passer pour Jupiter, il convient au moins de pacifier notre quotidien. Sauf à considérer que les échecs sont pour les uns et l’impunité pour les autres. Je ne vois pas au nom de quoi, sinon par une révérence de principe mais absurde à l’égard de ce petit monde qui dirige et administre, on arrêterait notre indignation au milieu du gué au lieu de la laisser aller plus haut.

Nulle part l’incompétence, l’impéritie ne seraient ainsi tolérées.

J’ai évoqué Christophe Castaner. Quand il y a eu récemment « la dérive violente de certains supporteurs algériens » se comportant chez nous comme pas une seconde ils n’auraient pu le faire chez eux, tout ce qu’a su proposer l’intéressé a été un tweet : « Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois […] les valeurs du football mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire » (Le Figaro).

Je devine les fauteurs de troubles terrorisés après une telle analyse qui n’est qu’un commentaire, une réaction molle et explicative alors que la France attendait une réaction forte !

On ne peut pas à la fois donner à la France des leçons de morale républicaine, du genre répétitif, contre le clivage et l’exclusion, pour la générosité à l’égard des migrants de moins en moins politiques, de plus en plus économiques, pour l’Europe qui nous protège, bref, le discours habituel contre le RN, et tout laisser faire pour que celui-ci monte, monte…

Ce dessein, ce cynisme seraient scandaleux mais je ne suis même pas sûr qu’il y ait une telle intelligence perverse derrière ce « foutoir » et ces débordements telles une lamentable habitude, une déplorable impuissance ?

S’il y avait seulement de l’incurie, un amateurisme qui valide passivement ce qu’il n’a plus envie d’empêcher, ce qu’il ne sait plus réprimer ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Football : Ces Algériens qui insultent la France en toute impunité

Boutiques pillées par des supporteurs algériens : le Rassemblement National réclame des mesures pour éviter “une humiliation nationale !”

12/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après la victoire de l’Algérie contre la Côte d’Ivoire en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations, des supporters de l’Algérie ont fêté la victoire sur les Champs-Élysées.

Des affrontements ont éclaté entre supporters et forces de l’ordre. Sur l’avenue de la Grande-Armée, deux magasins ont été pillés.

La demi-finale opposera l’Algérie au Nigeria dimanche prochain. Afin d’anticiper le risque de nouveaux incidents, le Rassemblement National demande d’interdire les Champs-Elysées aux supporters algériens.

Dans ce communiqué de presse intitulé “14 Juillet et match de l’Algérie : Christophe Castaner doit éviter une humiliation nationale“, il est notamment possible de lire ceci :

Ce dimanche 14 juillet à 21h00 se jouera la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, opposant l’Algérie au Nigéria. Les deux derniers matchs de l’Algérie au cours de cette compétition ont été le prétexte à des débordements et à des scènes de véritables émeutes dans toute la France, et notamment sur les Champs-Elysées.
Loin de n’être que des manifestations de joie de simples amateurs de football comme le décrivent la plupart des commentateurs, il s’agit de véritables démonstrations de force dont l’objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France.



Foot : ces Turcs qui insultent la France, par Ivan Rioufol

La France se fait humilier en Turquie ? Pas grave, répondent les arrondisseurs d‘angle. Certes, Emmanuel Macron a qualifié d’”inacceptables”, dimanche, les sifflets qui ont couvert La Marseillaise, lors du match de foot France-Turquie qui a eu lieu samedi à Konya (Turquie). Les huées ont également accompagné chaque Bleu qui touchait le ballon. Le soir-même, place de l’Etoile à Paris, des drapeaux turcs se sont appropriés le périmètre de l’Arc de Triomphe pour fêter la victoire (2-0). Réagissant à l’hymne national insulté, le chef de l’Etat a “fait savoir” son émotion à Noël Le Graët, président de la Fédération français de football (FFF). Ce lundi, ce dernier a néanmoins voulu minimiser l’incident : “Les Bleus n’ont pas été bien accueillis par un certain nombre de supporters mais très bien par d’autres, donc pour moi il n’y a pas d’incident”. Cette naïveté de Le Graët est plus généralement celle qui s’observe chez ceux qui refusent de voir ce qu’ils ont sous les yeux.

En l’occurrence, les marques d’hostilité contre la France ont été portées par un public populaire encouragé par leur président de la République, Recep Tayyip Erdogan, à mépriser l’Europe craintive et capitularde au nom d’un islam guerrier et conquérant. Erdogan interdit notamment aux Turcs de France de s’assimiler à la nation d’accueil. Il ne tolère aucune critique portée à son peuple, y compris dans sa diaspora. Il n’a d’ailleurs pas daigné répondre à Macron ni présenter d’excuses.

Dans son dernier essai (1), Amin Maalouf confirme une observation faite ici et ailleurs depuis des décennies : “Force est de constater que, dans le monde d’aujourd’hui, nulle part on ne parvient à faire vivre ensemble, de manière équilibrée et harmonieuse, des populations chrétiennes, musulmanes et juives“. La faillite de son Liban natal le prouve. Dans ce contexte conflictuel, les hourvaris contre La Marseillaise ne sont pas seulement des expressions de supporters imbéciles et électrisés par le foot. Ces rejets témoignent plus gravement de la détestation séculaire que peut éprouver un public musulman, dirigé par un islamiste “modéré” de plus en plus dictatorial, pour l’Occident libre et prospère.

Or ce dernier a tort de ne pas mesurer le défi qui lui est lancé. Sa lâche indifférence peut se transformer en renoncement. Ce week-end, j’ai lu que le parquet de Liège (Belgique) avait inexplicablement classé sans suite une plainte déposée contre un cafetier Turc de Saint-Nicolas. Ce dernier avait placardé sur sa vitrine deux affichettes. Celle en français disait : “L’entrée est autorisée aux chiens, mais aux sionistes en aucune façon !“. La seconde, en turc, était plus explicite encore : “Dans ce commerce, les chiens sont autorisés, mais les juifs en aucun cas !“. Pas grave ?

(1) Le naufrage des civilisations, Grasset

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[Vidéo] Football : mondialisation et standardisation ?

20/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Comment la Coupe du monde reflète-t-elle la géopolitique et les relations internationales ? Le football est-il aussi mondialisé qu’on le croit ? L’argent a-t-il changé le jeu ?

Voyage en ballon autour de la planète foot. Avec Jacques Sapir, Robert Redeker, agrégé de philosophie et auteur de Peut-on encore aimer le football ? (Éd. du Rocher, 2018), et Jean-Baptiste Guégan, journaliste, spécialiste de la géopolitique du sport et co-auteur de Football Investigation : les dessous du football en Russie (Bréal, 2018).


Un entraîneur français affirme que «l’Algérie fait partie de la France»

22/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Thierry Froger, nouvel entraîneur du club de football de l’USM Alger, a donné le 19 juin sa première conférence de presse. Alors qu’il se présentait devant la presse, il a fait une déclaration faisant écho à la sensible histoire franco-algérienne.

L’entraîneur français Thierry Froger s’est engagé le 19 juin avec l’USM Alger, l’un des cadors du championnat algérien. Comme à l’accoutumée, il a dû se plier à la sacro-sainte conférence de presse afin de se présenter au public mais aussi fixer les objectifs du club. Alors qu’il souhaitait mettre en exergue les liens particulièrement étroits qui unissent l’Algérie et la France, l’ancien entraîneur du TP Mazembe s’est emmêlé les pinceaux.

«Je suis donc entraîneur de nationalité française et ça veut dire que l’Algérie fait partie de la France…», a-t-il déclaré, avant de rapidement tenter de se reprendre et préciser son propos : «Le football algérien fait partie du football français

Droits de diffusion du football : un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

31/05/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les dernières sommes attribuées pour les droits audiovisuels du football en France grimpent encore, dans un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

La ligue de football professionnelle a bouclé en début de semaine son appel d’offre portant sur la diffusion télévisée de la ligue française de ce sport. Pour la période 2020-2024, les droits télévisés se sont vendus à plus d’un milliard d’euros par an, soit une hausse de 60 % par rapport aux prix actuels. Un phénomène similaire à ce qui est observé dans les autres pays européens qui ont connu des augmentations équivalentes pour leurs championnats nationaux, les droits de la ligue anglaise dépassant même assez largement les deux milliards d’euros annuels.

Ces chiffres semblent astronomiques pour de simples événements sportifs.

En effet, mais le football au XXIe siècle a largement dépassé la simple sphère sportive, pour devenir un évidemment vecteur commercial mais aussi politique, grâce à son audience considérable et toujours croissante. Si en France 2 personnes sur 5 se déclarent intéressées par le football, les chiffres sont plus élevés encore en Angleterre ou en Espagne.

Quels sont donc les messages extra-sportifs pouvant être véhiculés par le biais de ce sport ?

Les exemples sont légion. À l’échelle nationale, la victoire de l’équipe représentant la France en 1998 a ainsi été l’occasion de mettre en avant le fait qu’elle contenait quelques joueurs d’origine africaine, et de glorifier ainsi cette équipe représentant une France métissée. Plus récemment les performances sportives remarquables d’un joueur égyptien de l’équipe de la ville de Liverpool a été l’occasion pour de nombreux médias de mettre en avant le fait que celui-ci était un fervent pratiquant de l’Islam.

À une échelle plus globale, l’organisation d’événements sportifs de grande ampleur s’est révélée être une occasion en or pour des pays de s’offrir une bonne réputation internationale.

Ainsi, les prochaines compétitions internationales majeures se dérouleront en Russie et au Qatar, deux pays critiqués internationalement et qui y ont vu l’occasion rêvée de redorer leur blason devant plus de 3 milliards de téléspectateurs.
Ce même Qatar a investi des centaines de millions d’euros dans l’équipe de la ville de Paris afin de s’immiscer dans le paysage de la capitale. Dans le même temps la chaîne de télévision Qatarie Al Jazeera était introduite en Europe et plus précisément en France sous le nom plus neutre de bein sport, en y proposant la diffusion de nombreuses compétitions sportives.