“Homophobie” dans les stades : ce qu’il ne faut surtout pas dire…

Siffler l’hymne national, ce n’est pas un problème ! En revanche allez dire « enculé » dans un stade, cela devient une affaire d’État, laquelle empoisonne le monde du football depuis bientôt un mois. L’avocat Stanislas François précise dans Causeur ce que l’on ne peut (vraiment) pas dire.

Le 8 juin dernier, à l’occasion d’une rencontre entre les équipes de Turquie et de France, la Marseillaise était copieusement sifflée par une bonne partie du public turc, la France était frontalement insultée mais cela n’avait pas semblé émouvoir le gouvernement, pourtant en charge les intérêts de la France, et en particulier notre Ministre des sports.

Mais quand un soir du mois d’août, à l’occasion d’un match de ligue 2 entre Nancy et Le Mans, quelques supporters lancent des « enculés » depuis les travées du stade Marcel Picot, l’arbitre décide d’interrompre la rencontre et le gouvernement sort de son silence. Mesdames Maracineanu et Schiappa décrètent qu’il s’agit d’homophobie, stigmatisent l’ensemble des supporters, dispensent des leçons de morale à la terre entière, et s’attribuent facilement le beau rôle en s’érigeant comme un rempart contre cette nouvelle menace.

Menace créée de toute pièces, car elles ont elles-mêmes contribué à alimenter la polémique en donnant artificiellement de l’audience à ce match de ligue 2 et en prétendant qu’il s’agissait d’un problème généralisé. Les banderoles prétendument homophobes que l’on voit depuis un mois dans les stades ne sont que des réponses des supporters aux provocations qu’ils ont subies.
Lutte contre les discriminations ou gardiens du bon goût?

Le football est une activité de service public déléguée à la fédération française de football (FFF). La ligue de football professionnel (LFP), émanation de la fédération, a en charge l’organisation des rencontres de ligue 1 et ligue 2. Pour la nouvelle saison, la LFP a modifié son règlement, s’appuyant sur une résolution de l’UEFA visant à éliminer tout comportement discriminatoire des stades, afin de permettre aux arbitres d’interrompre les rencontres en cas de comportement discriminatoire. C’est donc sur le fondement de la discrimination qu’une rencontre sportive peut être arrêtée.

Alors qu’en est-il de l’homophobie ? Comment la définir, ceux qui l’allèguent ayant une fâcheuse tendance à en donner une interprétation la plus extensive possible pour mieux pouvoir la débusquer là où elle ne se trouve pas ? Crier à l’homophobie en permanence, jouer sur les peurs et créer de fausses polémiques, pour le gouvernement c’est pratique, cela permet de créer un climat alors que se discute le projet de loi sur la PMA. À partir du moment où l’on donne à une infraction une interprétation la plus large possible, on encourage à la prudence et à la limitation de l’exercice des libertés publiques. Pourtant, en droit, on ne peut sanctionner qu’en ayant une interprétation la plus stricte possible.

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Quand Pierre Ménès dénonce le racisme anti blanc et se fait lyncher par les bien-pensants

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En réponse aux propos tenus par Lillian Thuram auprès d’un quotidien italien disant que les Blancs pensent être supérieurs, Pierre Ménès a réagit sur Cnews :

Le vrai problème, en tout cas en France, dans le foot, c’est le racisme anti-blanc […] J’invite les gens à prendre leur voiture et aller faire le tour des matchs en région parisienne. Allez voir ces matchs-là et comptez les Blancs.

Pour l’animateur, le problème n’est rien d’autre que la stigmatisation des personnes blanches. Il prend pour preuve l’expérience vécue par son fils, « J’ai essayé de le mettre au foot, même s’il n’avait aucun talent. Il y est allé, et au bout de deux fois, il a dit : « Papa, je n’y vais plus ». Et quand j’ai demandé pourquoi il a répondu : « On ne me parle pas, on ne me dit pas bonjour, on ne me passe pas la balle ».


“Homophobie” dans le football : les réseaux sociaux s’enflamment

30/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après les “incidents” qui ont émaillé la rencontre Nice-Marseille, les débats font rage dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Comme l’expliquent un certain nombre de supporteurs, l’action de la Ligue de Football Professionnel et du Gouvernement est totalement contre-productive. Il faut ainsi s’attendre chaque semaine à une escalade dans la provocation.


« Enculé » est-il une insulte homophobe?

Alors que nous en sommes arrivés à arrêter les matchs de ligue 1 pour cause de paroles « homophobes » entendues dans les tribunes, alors que Marlène Schiappa jure ses grands dieux qu’elle quittera le stade si cela se produit en sa présence à l’avenir, l’humoriste Jean-François Dérec se questionne sur le caractère réellement discriminatoire du terme « enculé »…

J’écris « homophobe » à dessein, bien que ce mot récent imposé par je ne sais qui ne veuille rien dire, comme tous les mots en phobie, et me sorte par les orifices, notamment l’anus (par où on se fait enculer). La question est d’importance. Ce mot est utilisé essentiellement en milieux footballistiques ou automobilistiques. Ce serait l’injure suprême.
Pourquoi ?

Pour les tenants de l’anticolonialisme, c’est vite vu : dans la société occidentale, l’enculade est l’humiliation absolue. C’est aller vite en besogne, il ne semble pas que ça soit une distinction particulière dans les autres civilisations. Enculé est toujours utilisé contre un homme. Pour une femme, on préférera connasse, salope, voire pute.L’enculade serait-elle moins humiliante pour une femme que pour un homme ? Etonnant. Il y a des synonymes à va te faire enculer. Par exemple : Va te faire sodomiser. Est-ce toujours une insulte ? Moins, on dirait.

Et que dire des synonymes plus imagés comme va te faire mettre, qui ne contient aucun mot grossier ? Ni va (impératif du verbe aller), ni te, ni faire, ni mettre, deux verbes bien inoffensifs. Et pourtant l’ensemble renvoie sans hésitation à une vision d’enculade. Et va te faire voir, alors qu’il n’y aucun rapport entre voir et enculer ? C’est même un non-sens: impossible de se voir en train de se faire enculer. Puisque par définition, ça se fait par derrière.

Élevons le débat

Il y a aussi va te faire enfiler, qui renvoie plutôt une image de légèreté et de finesse (on dit enfiler un gant ou une chaussette). L’arbitre est un enfilé, est-il une insulte ? De moins en moins.

Il semblerait que enculé s’éloigne de plus en plus de l’insulte au fur et à mesure qu’on avance dans la poésie.

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I-Média – Des émeutes algériennes bon enfant ?

19/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Selon les médias qui ont couvert les exactions des supporteurs algériens, il s’agissait de simples incidents.

Une occultation médiatique évidente.


Victoire de l’Algérie – Michel Thooris après les incidents en France : «On a eu une situation insurrectionnelle sur l’ensemble du territoire»

15/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Michel Thooris, du syndicat France police – policiers en colère.

Pour RT France, il livre son analyse des scènes de liesse qui ont lieu partout en France après la victoire de l’Algérie contre le Nigéria en demie-finale de la CAN.


Violences à Paris, Lyon, Marseille : l’État ne fait plus peur, par Philippe Bilger

Bien sûr, l’effet est facile qui consiste à coaguler tout ce qui s’est passé de gravement transgressif durant la nuit du 14 juillet.

Mais la réalité ne ment pas qui, notamment à Paris, à Lyon et à Marseille, montre que l’État ne fait plus peur parce que son autorité est non seulement défaillante mais, pire, absente.

Certes, ce ne sont pas les déclarations qui manquent et on peut être assuré, sur ce plan, que le verbe politique largement entendu dénoncera le présent et fera espérer pour l’avenir une France enfin apaisée, qui saura se tenir comme on peut le dire d’un enfant bien éduqué.

La pire des attitudes serait une résignation citoyenne s’habituant à cet état de choses et l’expression d’une lassitude à force d’interpeller, de semoncer l’État pour rien.

J’ose cette banalité : il n’est pas normal qu’à Paris, on frappe et dégrade, qu’à Lyon, on incendie des voitures et qu’à Marseille, on s’en prenne aux CRS.

Ou bien doit-on admettre le triste constat d’un pouvoir qui a accepté que, dans notre pays, il y ait un niveau inévitable et irrésistible de désordres et d’atteintes aussi bien humaines que matérielles et que, donc, il se laverait les mains face à cette prétendue inéluctabilité ?

Faudra-t-il finir par penser que nos gouvernants ne sont pas capables de mener de front dans notre République une double démarche : faire respecter la morale publique par certains d’entre eux et en tirer les conséquences, faire respecter l’ordre sans cesse perturbé par une minorité de nos concitoyens ici ou là, quelle que soit leur origine, et par des étrangers sans droit ni titre.

Christophe Castaner est un bouc émissaire commode. On ne peut plus se voiler la face. Quand tout va mal sur le plan de la sécurité, il ne s’agit plus seulement d’incriminer la police, le ministre, mais le Premier ministre et le président de la République. Quand un chaînon a durablement craqué, c’est à eux qu’on doit demander des comptes et de l’action.

Pour avoir l’honneur de se faire passer pour Jupiter, il convient au moins de pacifier notre quotidien. Sauf à considérer que les échecs sont pour les uns et l’impunité pour les autres. Je ne vois pas au nom de quoi, sinon par une révérence de principe mais absurde à l’égard de ce petit monde qui dirige et administre, on arrêterait notre indignation au milieu du gué au lieu de la laisser aller plus haut.

Nulle part l’incompétence, l’impéritie ne seraient ainsi tolérées.

J’ai évoqué Christophe Castaner. Quand il y a eu récemment « la dérive violente de certains supporteurs algériens » se comportant chez nous comme pas une seconde ils n’auraient pu le faire chez eux, tout ce qu’a su proposer l’intéressé a été un tweet : « Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois […] les valeurs du football mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire » (Le Figaro).

Je devine les fauteurs de troubles terrorisés après une telle analyse qui n’est qu’un commentaire, une réaction molle et explicative alors que la France attendait une réaction forte !

On ne peut pas à la fois donner à la France des leçons de morale républicaine, du genre répétitif, contre le clivage et l’exclusion, pour la générosité à l’égard des migrants de moins en moins politiques, de plus en plus économiques, pour l’Europe qui nous protège, bref, le discours habituel contre le RN, et tout laisser faire pour que celui-ci monte, monte…

Ce dessein, ce cynisme seraient scandaleux mais je ne suis même pas sûr qu’il y ait une telle intelligence perverse derrière ce « foutoir » et ces débordements telles une lamentable habitude, une déplorable impuissance ?

S’il y avait seulement de l’incurie, un amateurisme qui valide passivement ce qu’il n’a plus envie d’empêcher, ce qu’il ne sait plus réprimer ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Football : Ces Algériens qui insultent la France en toute impunité

Boutiques pillées par des supporteurs algériens : le Rassemblement National réclame des mesures pour éviter “une humiliation nationale !”

12/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après la victoire de l’Algérie contre la Côte d’Ivoire en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations, des supporters de l’Algérie ont fêté la victoire sur les Champs-Élysées.

Des affrontements ont éclaté entre supporters et forces de l’ordre. Sur l’avenue de la Grande-Armée, deux magasins ont été pillés.

La demi-finale opposera l’Algérie au Nigeria dimanche prochain. Afin d’anticiper le risque de nouveaux incidents, le Rassemblement National demande d’interdire les Champs-Elysées aux supporters algériens.

Dans ce communiqué de presse intitulé “14 Juillet et match de l’Algérie : Christophe Castaner doit éviter une humiliation nationale“, il est notamment possible de lire ceci :

Ce dimanche 14 juillet à 21h00 se jouera la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, opposant l’Algérie au Nigéria. Les deux derniers matchs de l’Algérie au cours de cette compétition ont été le prétexte à des débordements et à des scènes de véritables émeutes dans toute la France, et notamment sur les Champs-Elysées.
Loin de n’être que des manifestations de joie de simples amateurs de football comme le décrivent la plupart des commentateurs, il s’agit de véritables démonstrations de force dont l’objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France.



Foot : ces Turcs qui insultent la France, par Ivan Rioufol

La France se fait humilier en Turquie ? Pas grave, répondent les arrondisseurs d‘angle. Certes, Emmanuel Macron a qualifié d’”inacceptables”, dimanche, les sifflets qui ont couvert La Marseillaise, lors du match de foot France-Turquie qui a eu lieu samedi à Konya (Turquie). Les huées ont également accompagné chaque Bleu qui touchait le ballon. Le soir-même, place de l’Etoile à Paris, des drapeaux turcs se sont appropriés le périmètre de l’Arc de Triomphe pour fêter la victoire (2-0). Réagissant à l’hymne national insulté, le chef de l’Etat a “fait savoir” son émotion à Noël Le Graët, président de la Fédération français de football (FFF). Ce lundi, ce dernier a néanmoins voulu minimiser l’incident : “Les Bleus n’ont pas été bien accueillis par un certain nombre de supporters mais très bien par d’autres, donc pour moi il n’y a pas d’incident”. Cette naïveté de Le Graët est plus généralement celle qui s’observe chez ceux qui refusent de voir ce qu’ils ont sous les yeux.

En l’occurrence, les marques d’hostilité contre la France ont été portées par un public populaire encouragé par leur président de la République, Recep Tayyip Erdogan, à mépriser l’Europe craintive et capitularde au nom d’un islam guerrier et conquérant. Erdogan interdit notamment aux Turcs de France de s’assimiler à la nation d’accueil. Il ne tolère aucune critique portée à son peuple, y compris dans sa diaspora. Il n’a d’ailleurs pas daigné répondre à Macron ni présenter d’excuses.

Dans son dernier essai (1), Amin Maalouf confirme une observation faite ici et ailleurs depuis des décennies : “Force est de constater que, dans le monde d’aujourd’hui, nulle part on ne parvient à faire vivre ensemble, de manière équilibrée et harmonieuse, des populations chrétiennes, musulmanes et juives“. La faillite de son Liban natal le prouve. Dans ce contexte conflictuel, les hourvaris contre La Marseillaise ne sont pas seulement des expressions de supporters imbéciles et électrisés par le foot. Ces rejets témoignent plus gravement de la détestation séculaire que peut éprouver un public musulman, dirigé par un islamiste “modéré” de plus en plus dictatorial, pour l’Occident libre et prospère.

Or ce dernier a tort de ne pas mesurer le défi qui lui est lancé. Sa lâche indifférence peut se transformer en renoncement. Ce week-end, j’ai lu que le parquet de Liège (Belgique) avait inexplicablement classé sans suite une plainte déposée contre un cafetier Turc de Saint-Nicolas. Ce dernier avait placardé sur sa vitrine deux affichettes. Celle en français disait : “L’entrée est autorisée aux chiens, mais aux sionistes en aucune façon !“. La seconde, en turc, était plus explicite encore : “Dans ce commerce, les chiens sont autorisés, mais les juifs en aucun cas !“. Pas grave ?

(1) Le naufrage des civilisations, Grasset

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[Vidéo] Football : mondialisation et standardisation ?

20/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Comment la Coupe du monde reflète-t-elle la géopolitique et les relations internationales ? Le football est-il aussi mondialisé qu’on le croit ? L’argent a-t-il changé le jeu ?

Voyage en ballon autour de la planète foot. Avec Jacques Sapir, Robert Redeker, agrégé de philosophie et auteur de Peut-on encore aimer le football ? (Éd. du Rocher, 2018), et Jean-Baptiste Guégan, journaliste, spécialiste de la géopolitique du sport et co-auteur de Football Investigation : les dessous du football en Russie (Bréal, 2018).


Un entraîneur français affirme que «l’Algérie fait partie de la France»

22/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Thierry Froger, nouvel entraîneur du club de football de l’USM Alger, a donné le 19 juin sa première conférence de presse. Alors qu’il se présentait devant la presse, il a fait une déclaration faisant écho à la sensible histoire franco-algérienne.

L’entraîneur français Thierry Froger s’est engagé le 19 juin avec l’USM Alger, l’un des cadors du championnat algérien. Comme à l’accoutumée, il a dû se plier à la sacro-sainte conférence de presse afin de se présenter au public mais aussi fixer les objectifs du club. Alors qu’il souhaitait mettre en exergue les liens particulièrement étroits qui unissent l’Algérie et la France, l’ancien entraîneur du TP Mazembe s’est emmêlé les pinceaux.

«Je suis donc entraîneur de nationalité française et ça veut dire que l’Algérie fait partie de la France…», a-t-il déclaré, avant de rapidement tenter de se reprendre et préciser son propos : «Le football algérien fait partie du football français

Droits de diffusion du football : un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

31/05/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les dernières sommes attribuées pour les droits audiovisuels du football en France grimpent encore, dans un domaine dans lequel les enjeux dépassent largement la sphère sportive

La ligue de football professionnelle a bouclé en début de semaine son appel d’offre portant sur la diffusion télévisée de la ligue française de ce sport. Pour la période 2020-2024, les droits télévisés se sont vendus à plus d’un milliard d’euros par an, soit une hausse de 60 % par rapport aux prix actuels. Un phénomène similaire à ce qui est observé dans les autres pays européens qui ont connu des augmentations équivalentes pour leurs championnats nationaux, les droits de la ligue anglaise dépassant même assez largement les deux milliards d’euros annuels.

Ces chiffres semblent astronomiques pour de simples événements sportifs.

En effet, mais le football au XXIe siècle a largement dépassé la simple sphère sportive, pour devenir un évidemment vecteur commercial mais aussi politique, grâce à son audience considérable et toujours croissante. Si en France 2 personnes sur 5 se déclarent intéressées par le football, les chiffres sont plus élevés encore en Angleterre ou en Espagne.

Quels sont donc les messages extra-sportifs pouvant être véhiculés par le biais de ce sport ?

Les exemples sont légion. À l’échelle nationale, la victoire de l’équipe représentant la France en 1998 a ainsi été l’occasion de mettre en avant le fait qu’elle contenait quelques joueurs d’origine africaine, et de glorifier ainsi cette équipe représentant une France métissée. Plus récemment les performances sportives remarquables d’un joueur égyptien de l’équipe de la ville de Liverpool a été l’occasion pour de nombreux médias de mettre en avant le fait que celui-ci était un fervent pratiquant de l’Islam.

À une échelle plus globale, l’organisation d’événements sportifs de grande ampleur s’est révélée être une occasion en or pour des pays de s’offrir une bonne réputation internationale.

Ainsi, les prochaines compétitions internationales majeures se dérouleront en Russie et au Qatar, deux pays critiqués internationalement et qui y ont vu l’occasion rêvée de redorer leur blason devant plus de 3 milliards de téléspectateurs.
Ce même Qatar a investi des centaines de millions d’euros dans l’équipe de la ville de Paris afin de s’immiscer dans le paysage de la capitale. Dans le même temps la chaîne de télévision Qatarie Al Jazeera était introduite en Europe et plus précisément en France sous le nom plus neutre de bein sport, en y proposant la diffusion de nombreuses compétitions sportives.

Deux footballeurs allemands reconnaissent M. Erdoğan comme « leur » président : c’est ça, la double nationalité ?

Le président turc Erdoğan est en campagne pour les élections du 24 juin prochain, qui doivent lui conférer un nouveau sacre. Et tous les moyens pour répandre son culte de la personnalité et se poser en héraut de la cause islamique sont bons. Il y eut sa violente diatribe d’Ankara contre la France et l’appel des 300, comparé à Daech. Il y a, à présent, son attaque contre Israël « État de terreur », et le renvoi de l’ambassadeur. Et puis il a souhaité faire un clin d’œil appuyé à la diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes. Et quel meilleur moyen, pour toucher celle-ci, que le football ?

Donc, le dimanche 13 mai, le président Erdoğan a fait une séance photo dans un hôtel londonien avec deux joueurs de l’équipe nationale allemande d’origine turque, Mesut Özil et Ilkay Gündoğan, qui lui ont offert le maillot de leur club anglais. Mais M. Gündoğan a, en plus, dédicacé personnellement le sien : « Pour mon président, avec respect. » Et ces photos ont immédiatement été lancées sur les réseaux sociaux par l’AKP, le parti islamo-conservateur du président turc.

La classe politique allemande a unanimement condamné cette allégeance problématique de citoyens allemands. Un responsable de la CDU, Eberhard Gienger, a été clair : « Cela n’est pas acceptable. » Le SPD a rappelé le bilan de M. Erdoğan en matière de démocratie : « Un dirigeant politique qui foule aux pieds la liberté de la presse et les droits de l’homme. » Même M. Cem Özdemir, l’ex-président des Verts, lui-même d’origine turque, a été clair : « Le président d’un joueur de l’équipe nationale allemande s’appelle Frank-Walter Steinmeier et non Recep Tayyip Erdoğan, […] un dirigeant autoritaire. » Toute la classe politique allemande était, cette fois-ci, sur la ligne de l’AfD qui, par la voix de la députée Beatrix von Storch, a simplement posé le problème que tout Allemand et tout homme de bon sens est en droit de se poser :

« Pourquoi Gündoğan joue-t-il pour l’équipe nationale allemande s’il reconnaît Erdoğan comme président ? »

Le sport a toujours fait l’objet de récupération par les hommes politiques. À des degrés divers. Dans les dictatures comme dans les démocraties. Parfois de façon assez naïve. Et la question des nationalités y est particulièrement aiguë puisqu’il est synonyme, depuis les Jeux olympiques antiques, de trêve entre les cités et de compétition pacifique. Il n’est donc pas étonnant qu’à l’âge de la mondialisation et des mercatos en tous genres, cette dimension fasse l’objet d’exploitations démagogiques.

Mais ce nouvel événement pose de façon éclatante la question de la double nationalité et de l’intégration qui, vu les événements et la situation migratoire en Europe, ne fera que grandir. Relancée hier encore au sujet des terroristes et des fichés S binationaux, elle est, certes de façon moins dramatique, au cœur de cette juste polémique sur ces deux footballeurs allemands.

Les nations européennes et les communautés immigrées n’échapperont pas à une réflexion sur ce qu’est la double nationalité. Peut-on accepter que la seconde nationalité, celle du pays qui vous a accueilli – et parfois sauvé -, soit aussi seconde au point que certains la détestent et prennent les armes contre elles ? Ou, comme dans ce cas, utilisent la notoriété que leur a conférée leur nouvelle patrie pour manifester une allégeance scandaleuse au chef de la première, a fortiori quand celui-ci ne se montre pas un ami de la démocratie ?

Enfin, et malgré le déni persistant de certains chez nous, cette question a aussi à voir avec l’islam. Et ce n’est pas M. Erdoğan qui nous démentira.

Pascal Célérier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Football et étrangers ne font pas bon ménage en Belgique

16/11/2017 – BELGIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce week-end à Bruxelles des émeutes ont éclatés suite à la sélection de Maroc pour la Coupe du monde 2018. 2000 à 3000 fans marocains ont détruit des installations du marché de Noël, des voitures ont été brûlées, des vitrines cassées et des magasins pillés, et 212 personnes ont été blessées.

La police est intervenue tardivement avec des canons à eau pour disperser les assaillants. Les pompiers se sont faits attaquer, ce qu’Éric Labourdette, syndicaliste chez les pompiers de Bruxelles a dévoilé hier, décrivant les fans marocains comme des bandes de sauvage.)


La Fifa interdit le port du coquelicot le 11 novembre !

coquelicot

09/11/2016 – ROYAUME-UNI (NOVOpress) : La Fifa (la Fédération internationale de football) n’apprécie visiblement pas que les Fédérations anglaise et écossaise de football fassent porter le coquelicot sur les maillots des joueurs, en mémoire des morts de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre, jour anniversaire et de commémoration de l’armistice de la Grande Guerre.

L’association basée en Suisse prétexte qu’elle interdit tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions. Elle menace les deux fédérations de sanctions si celles‑ci maintiennent cet usage. Le Premier ministre britannique Theresa May a jugé que la position de la FIFA était « tout à fait scandaleuse » et une pétition contre l’interdiction de porter le « Poppy » a réuni plus de 300 000 signatures.

En 2011 déjà, la Fifa avait dû longuement débattre avant de finalement accorder le droit aux footballeurs anglais d’arborer le coquelicot sur leur maillot…

La lettre ouverte d’un ballon de football à François Hollande

17/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Décidément, le livre «Un président ne devrait pas dire ça» ne cesse de renforcer le front de l’hostilité à François Hollande. «Gars des cités sans références», «gosses mal éduqués», une «musculation du cerveau» conseillée… Dans ce livre, le chef de l’État n’est pas tendre avec les acteurs du football.

La réponse cinglante de L’UNFP (Union Nationale des Footballeurs Professionnels) ne s’est pas fait attendre. Voici quelques extraits choisis :

Je n’aimerais pas être à votre place, à gouverner un peuple de sans-dents et à aimer – oui, aimer, et pas seulement à des fins électoralistes, rassurez-moi – un sport pratiqué par des êtres mous du cerveau, si tant est qu’ils en aient un, si j’ai bien compris le fond de votre pensée.

(…)

Il y aurait aujourd’hui beaucoup plus de footballeurs professionnels dans notre pays que de Français qui soutiennent votre action, si j’en crois les derniers sondages. Ballon, certes, mais pas si… Enfin, je me comprends !

(…)

Les Français ne sont plus des veaux, et les footballeurs, avec lesquels vous aimez poser pour la postérité sur le perron de Clairefontaine ou sur celui de votre Palais, des imbéciles, ne vous en déplaise. Leurs ballons ne sont pas comme autant de baudruches, qui ornent les salles de vos meetings et qui, comme vos promesses, s’envolent au premier vent.

Découvrir cette lettre ouverte de l’UNFP : http://www.unfp.org/2016/10/lettre-ouverte-dun-ballon-a-francois-hollande/