Municipales 2014 : bilan des manœuvres politiciennes

Municipales 2014 : bilan des manœuvres politiciennes

26/03/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Les listes pour le second tour des élections municipales avaient jusqu’à hier, 18 heures, pour déposer leurs listes à la préfecture. Avant cette heure fatidique, négociations, fusions et anathèmes sont allés bon train. Voici un aperçu.

C’est à Nathalie Kosciusko-Morizet (photo) que revient la palme de la trahison…

La candidate UMP à Paris a procédé à plusieurs fusions de listes avec des dissidents de droite. Dans le 12ème arrondissement, elle en a profité pour tenter, sans succès, d’expulser Franck Margain de la liste UMP. Membre du Parti chrétien démocrate, Franck Margain avait réuni 10 % des voix sur son nom à la primaire UMP pour les municipales parisiennes. Christine Boutin et le député Jean-Frédéric Poisson ont dénoncé la tentative de madame Kosciusko-Morizet et appelé à faire battre les listes UMP.

Contre le Front national, le front ripoublicain de l’UMPS a-t-il eu du succès ?

Le front ripoublicain est en berne. À Béziers, le candidat socialiste Jean-Michel du Plaa, arrivé troisième, a refusé de retirer sa candidature. A Fréjus, le PS s’est retiré, mais cela ne devrait pas empêcher l’élection du frontiste David Rachline. Les retraits du PS à Saint‑Gilles contre Gilbert Collard ou à Avignon contre Louis Aliot sont plus dangereux. Ailleurs, les socialistes se sont alliés avec les extrémistes du Front de gauche ou d’Europe-Ecologie, comme à Avignon.

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Le FN, cette maladie…

Le FN, cette maladie...

26/03/2014 – Tribune du blogueur « À moy que chault ! » – Lorsque l’on entend, à l’occasion d’une soirée électorale comme celle d’hier, les commentateurs politiques et autre spécialistes aussi autoproclamés qu’indéracinables évoquer le cas du mouvement de Marine Le Pen, on comprend bien que le Front National n’est pas un parti – avec des candidats, un programme, des projets et des électeurs pour souhaiter l’application de ceux-ci – mais bien un symptôme, le stigmate d’un mal aussi terrible qu’incontrôlable, une sorte de calamité supra-naturelle qui s’abat sur le pays comme la vérole sur le bas clergé et qu’on ne peut chercher qu’à endiguer et contenir à défaut de pouvoir l’éradiquer. Les titres des débats sont ainsi particulièrement éloquents : « Front National : A qui la faute ? » (Quel est l’enculé qui m’a refilé ce virus?), « Percée du FN : le malaise » (Vite, mes sels et un CD de Yannick Noah ou je tourne de l’œil !)… D’ailleurs le FN « monte », « grimpe », un peu comme une araignée sombre et velue souillant la peau immaculée de Marianne/Ivana Shevchenko…

Contrairement à celui de l’UMP et du PS, où même du Front de Gauche, l’électeur du FN n’est pas un citoyen éclairé et responsable qui, en bon démocrate, choisit en son âme et conscience un candidat qui lui semble être le plus à même de servir efficacement et honnêtement l’intérêt général. Non, c’est un individu « en souffrance », guidé par ses peurs et ses « phobies », qui exprime sa « protestation » au travers d’un « cri de détresse » adressé au camp du Bien dont il ne s’exclut que temporairement, dans l’attente d’être « entendu » par les tenants de l’esthablissement qui le sodomisent affectueusement et républicainement depuis 40 ans mais qui sont tout à fait fait prêt à changer la couleur ou le goût de la capote. Bref, ce sont des sortes d’ados en révolte doublés de malades dépressifs pour qui on remplacerait bien l’isoloir par un cabinet de psy. En attendant la cellule capitonnée.

Crédit photo : John from Canberra via Flickr (cc)

Municipales : victoire sans appel des droites

Municipales : victoire sans appel des droites

24/03/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Sans hésitation, le grand gagnant des ces élections municipales est le « parti des abstentionnistes » qui arrive en tête. Près de 40 % des 44 millions d’électeurs ont boudé les isoloirs dimanche. Un taux de participation le plus faible jamais enregistré depuis 40 ans. Sinon, ce qu’il faut avant tout retenir de ce premier tour, c’est une victoire de la droite, une forte poussée du FN et une gauche en net recul.

La France connaît-elle une vague bleu marine ?

Sans conteste, le Front national a réussi son pari. La majorité de la presse parle d’un succès historique. Marine Le Pen se réjouit « de la fin de la bipolarisation électorale et d’une très forte poussée électorale du FN ». Steeve Briois a été élu dès le premier tour à la municipalité d’Hénin‑Beaumont. Dans plusieurs villes moyennes, un candidat FN sera présent au second tour. Florian Philippot, vice-président du FN, arrive en tête à Forbach. Robert Ménard crée la surprise à Béziers. Louis Aliot, vice-président du FN, se distingue à Perpignan, ainsi que David Rachline à Fréjus ou Philippe Lottiaux à Avignon. A Marseille, Stéphane Ravier devance le candidat du parti socialiste Patrick Mennuci. A noter également la très nette victoire de Jacques Bompard, président de la Ligue du Sud, à Orange, ou encore celle de Nicolas Dupont-Aignan, à Yerres, élu avec plus de 75 % des voix.

Qu’en est-il des ténors de l’UMP ?

Jean‑François Copé à Meaux et Alain Juppé à Bordeaux ont été reconduits dans leurs fonctions dès le premier tour avec plus de 60 % des voix. Christian Jacob, porte-parole du groupe UMP à l’Assemblée nationale a été élu avec plus de 70 % des voix dans sa ville de Provins. Xavier Bertrand quant a lui a été réélu à Saint-Quentin, Hervé Mariton à Crest et Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay.

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Anthony Garénaux (FN, Harnes) : « Nous sommes très sereins »

Anthony Garénaux (FN, Harnes) : "Nous sommes très sereins"

24/0/302104 – HARNES (NOVOpress)
Anthony Garénaux, jeune candidat du Front national à Harnes dans le Pas-de-Calais a réalisé une très belle performance dimanche soir. En effet, les Harnésiens ont été 20% à faire confiance à sa liste. Contacté par Novopress, Anthony a aimablement souhaité répondre à nos questions.


Anthony, votre première réaction après le score de dimanche soir ?

C’est exceptionnel ! En 2008, nous avions fait 11 % au premier tour puis 6 % au second, et obtenu un seul conseiller municipal. Nous avons donc doublé notre score du premier tour, alors que nous sommes dans un bastion solidement socialo-communiste depuis plus de 50 ans !

Dans quel état d’esprit envisagez-vous ce second tour ?

Nous sommes très sereins : nous n’avions rien à perdre ! L’objectif est d’avoir au moins deux conseillers municipaux : ce sera chose faite, et c’est d’ores et déjà une victoire pour notre formation au niveau local.

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La gauche morale part en campagne contre le FN

La gauche morale part en campagne contre le FN

24/03/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Jeunes socialistes d’un côté, militants de milieux associatifs de l’autre, les voilà partant en croisade aujourd’hui, affublés de tracts, pour sauver la France. Après les manifestations de samedi à Paris contre le racisme et le fascisme pour lutter contre le FN et « la droitisation des esprits », c’est au tour de la province d’être l’objet de la rééducation par la Gauche.

Leur destination ? Le Sud-Est, Béziers, Fréjus, Saint-Gilles, Brignoles, et le Nord-Pas-de-Calais, pour s’occuper de la vingtaine de villes susceptibles d’être dirigées par le FN. Il faut « rediaboliser le Front national ».

Eh oui, certains irréductibles Gaulois s’entêtent encore à ne pas jouer le jeu de la démocratie, ou ne pas s’apercevoir que voter FN, c’est mal. Mais ne nous y trompons pas, ces jeunes hussards partent en campagne par, disent-ils, « solidarité ».

Crédit photo : Georges Biard via Wikipédia (cc).