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Fausse nouvelle concernant le FN et la famille Beltrame, par Francis Bergeron

La nouvelle était tombée jeudi à l’aube. Alors qu’une quarantaine de villes prévoyaient de donner le nom du colonel Beltrame à une rue ou à une école, la famille du héros et martyr français avait fait savoir qu’elle interdisait aux municipalités FN de baptiser une rue à son nom. L’information émanait, semblait-il, de la revue L’Essor de la gendarmerie nationale.

Aussitôt, sans aucune vérification, l’information a été relayée d’un bout à l’autre de l’hexagone, et jusqu’à l’étranger. C’était une terrible humiliation pour le FN, pour les millions de personnes qui se reconnaissaient dans le Front national, et pour ces municipalités qui se voyaient ainsi interdites d’admiration et de reconnaissance à l’égard de l’héroïque officier.

BFMTV avait largement diffusé la nouvelle. Le site gauchiste des Inrockuptibles en avait fait l’évènement de la journée, et pendant une dizaine d’heures, les chaînes d’information continue ont relayé l’affreux message. Les débats commençaient à s’ouvrir : cette interdiction ne concernait-elle que les villes FN, ou aussi les villes proches des sensibilités du FN, comme Orange ou Béziers ?

On attend le mot d’excuse

Jusqu’à ce qu’un journaliste du Parisien ait l’idée d’interroger la mère du colonel Beltrame. « Arnaud Beltrame est français. Il appartient à tout le monde », a répondu madame Beltrame, avec une parfaite dignité. C’est à peu près la même réponse que celle de la famille Knoll à ceux qui voulaient interdire au Front national de rendre hommage à Mireille Knoll.

Ainsi donc il ne s’agissait que de « fake news », d’une fausse information, probablement diffusée à dessein.

Puisqu’une loi est annoncée contre les « fausses nouvelles », il y a là un cas pratique qui justifierait de remonter jusqu’aux concepteurs de la fausse nouvelle, en passant par ses propagateurs, et de tester les peines d’amende, voire de prison, dont sont menacés les fabricants de telles nouvelles. Quant à tous ceux qui ont relayé avec sarcasme l’information, à commencer par les Inrockuptibles, on attend le mot d’excuse à la famille, au FN, et d’abord à leurs lecteurs, trompés (une fois de plus, serait-on tenté d’écrire) par le traitement non professionnel de l’information dans ce support.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Mariani « fiché FN » sous haute surveillance de LR, par Guy Rouvrais

En diplomatie, on appelle ça des « conversations exploratoires ». Il y a donc de telles conversations entre Marine Le Pen et l’ancien ministre de Sarkozy, Thierry Mariani, dans la perspective des élections européennes. Sera-t-il en troisième position sur la liste du Front national, laquelle portera peut-être un autre nom ? C’est en débat, les points d’accord et de désaccord, sont examinés. « Après, on verra ce qui se passe » déclare l’ex-député LR des Français de l’étranger, la décision n’interviendra pas avant le mois de septembre.

Mais la simple possibilité envisagée par Thierry Mariani suffit pour susciter la menace de l’exclusion chez Laurent Wauquiez. Tant que Mariani ne fait que parler, il le tolère, mais demeure vigilant. Il est « fiché FN », s’il ne bouge pas, LR reste l’arme au pied, et le place sous « haute surveillance » ; en revanche, « au moindre acte politique, il sera immédiatement exclu » et même, renchérit un lieutenant de Wauquiez, « dans les dix secondes » ! Car il y aurait urgence de faire cesser ce prétendu scandale. Remarquons que, si Mariani sera exclu « immédiatement », il a fallu plusieurs semaines pour que les Républicains ayant rejoint le gouvernement le soient.

Ce souci de bannir le dissident toutes affaires cessantes trahit chez Wauquiez la crainte de la contagion. S’il n’était pas sanctionné, d’autres pourraient le suivre, notamment lors des municipales ; nombre de maires LR sont inquiets des ambitions de LREM dans leur fief et ont donc besoin de voix à droite, notamment au FN, pour conserver leur siège. Mais, au-delà de ces considérations électorales, ce sont des raisons politiques de fond qui, chez Thierry Mariani et ceux qu’il inspire, les poussent à refuser l’ostracisme dont Wauquiez, comme ses prédécesseurs à la tête du parti, frappent le Front national. « Il va falloir sortir du carcan idéologique imposé par Mitterrand » explique l’ancien député. Car Wauquiez a beau vouloir incarner « la droite, la vraie », celle qui « n’a pas honte d’elle-même », il continue à se soumettre aux oukases de la gauche en s’inclinant devant l’interdit qu’elle a lancé contre le Front depuis des décennies. C’est cette soumission qui a permis aux socialistes de durer au pouvoir alors même que l’électorat de droite est majoritaire dans le pays.

Comme les autres, à l’UMP naguère, Wauquiez veut les suffrages des électeurs frontistes tout en dénonçant le parti qui a leur faveur. Vieille ficelle démagogique de la droite libérale usée à force d’avoir trop servi et dont les sympathisants FN ne sont plus dupes. Ils savent qu’après les avoir flattés pendant la campagne, ils sont oubliés tout de suite après. Ils se sont fait avoir par Sarkozy, ils ne recommenceront pas avec Wauquiez.

Thierry Mariani le constate, LR est dans une « impasse stratégique ». Une partie, pro-européenne, lorgne vers Macron, attendant la meilleure occasion de se rallier, d’autres, souverainistes, sont dans une opposition résolue au pouvoir. Wauquiez devra choisir et d’abord son programme pour les élections européennes, il sera contraint à un équilibrisme décevant s’il veut unir cet ensemble disparate. Mariani, lui, est pour la clarté et une alliance sur des idées communes. Il n’est pas le seul chez les Républicains.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2018

LR face au FN : une étrange tactique …, par Philippe Bilger

J’avais cru comprendre que Laurent Wauquiez et LR avaient pour obsession d’assécher l’électorat du FN qui demeure consistant en dépit de la catastrophe présidentielle dont Marine Le Pen (MLP) se relève difficilement malgré l’apparent unanimisme du dernier Congrès. Pour ambition, de le détourner vers eux.

Cet objectif tout à fait louable – et que j’approuve puisque, citoyen, le futur Rassemblement National n’aura jamais mon adhésion, pas plus que le FN d’hier et d’aujourd’hui -, pour être atteint impose une stratégie qui est loin d’être celle que développe la droite. Cette dernière n’est pas dans une telle position de force qu’elle puisse se permettre de traiter avec mépris et arrogance toutes les initiatives de MLP – même celle qui l’a conduite, pour la législative partielle de Mayotte, à appeler à voter pour le candidat LR.

Qu’elle espère ainsi sortir de l’impasse où l’a conduite un absolutisme pétrifié et à force ridicule est une évidence. Mais ainsi elle revient aussi au bon sens car si on exclut les variations et les délires sur l’euro, son parti est indiscutablement plus proche de l’esprit de LR que de LREM. Notamment sur l’immigration, les problèmes de sécurité et de Justice (Le Figaro).

Faut-il alors, par une attitude extrême qui relève d’une posture – comme si LR craignait en permanence d’être stigmatisé par la gauche et l’extrême gauche – “cracher” sur MLP et donc humilier une multitude d’électeurs qu’on affirme pourtant vouloir reconquérir ? Geoffroy Didier fait-il véritablement oeuvre utile, pour cette nécessaire entreprise de réappropriation d’un électorat égaré et de fait condamné à la stérilité s’il demeure là où il est, en ressassant “qu’il n’y aura jamais d’alliance avec les boutiquiers du FN” ?

Ce qui est gênant dans ce comportement de la droite est qu’il paraît résulter plus d’une peur de l’adversaire que d’une sincérité politique. Plus d’un souci de se faire bien voir de qui pourtant n’a aucune légitimité pour la juger que d’une libre lucidité.

Car, au regard de celle-ci, peut-on vraiment soutenir que le propos de Thierry Mariani évoquant un possible rapprochement et dialogue avec le FN (JDD) est le tremblement de terre qu’on a dénoncé, un péché mortel contre la démocratie ?

L’union des droites évoquée par d’autres est-elle véritablement une honte pour un esprit républicain à partir du moment où, avec l’effacement bienfaisant de Jean-Marie Le Pen, les indécences et provocations historiques ont été remplacées par un débat purement politique ? On peut n’être pas d’accord mais on n’est plus dans le soufre.

Certes il y aura toujours le devoir de cibler les énergumènes nostalgiques du pire et parfois responsables, à tous âges, de saillies racistes scandaleuses. De nombreux partis ont leurs brebis galeuses, même certains dans la droite classique qui avaient comparé Christiane Taubira à un singe, ce qui n’était pas pas moins ordurier et condamnable.

On a le droit de s’interroger sur le bien-fondé d’un processus qui prétendrait récupérer les électeurs du FN en adoptant peu ou prou le même projet sur les plans sociétal et régalien mais en continuant à traiter de peste et de choléra, sans nuance, ceux qui le dirigent ? Comment dans ces conditions la base du FN pourrait-elle être tentée de rejoindre LR ?

Pourtant cette entreprise mérite d’autant plus d’être menée à bien que le FN est fragilisé et que probablement beaucoup de militants sont désorientés, écartelés entre une fidélité pour une présidente qui a failli et une aspiration à compter davantage dans notre vie démocratique en s’attachant à un nouveau parti.

Que MLP soit hostile à un rapprochement – contrairement à sa nièce, à ce que j’ai cru comprendre – et que les élucubrations économiques anti-européistes persistent ne rendent cependant pas vaine la lutte que LR devrait engager de manière plus intelligente, pour réussir ce que Nicolas Sarkozy, sur un autre registre, était parvenu à accomplir en 2007.

Il est certain que les manoeuvres programmées seront vouées à l’échec si elles se contentent de montrer aux adversaires à quel point LR est un bon élève bien obéissant – un parti affichant une éthique dévastatrice et aujourd’hui à contre-temps.

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Gilbert Collard

Changer le nom de FN ? – Pour Gilbert Collard : “Même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait”

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Faut-il changer le nom de FN ? Cette question fait, en tout cas, partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation et devrait être l’un des points importants traité lors du prochain congrès du parti qui se tiendra en mars prochain.

Si la présidente du FN a plaidé dimanche dernier dans l’Orne en faveur de ce changement de nom, cette perspective irrite Jean-Marie Le Pen qui a notammé déclaré : “On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements“.

De son côté, Gilbert Collard a émis des doutes sur l’efficacité de ce changement :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien. Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait.

Nicolas Bay Bistro Libertés

Nicolas Bay, vice-président du Front national, invité de Bistro Libertés

27/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Nicolas Bay, vice-président du Front national, était l’invité de Martial Bild dans un numéro exceptionnel de Bistro Libertés sur TV Libertés. Outre la refondation du parti présidé par Marine Le Pen, Nicolas Bay s’est exprimé sur de nombreux sujets.

Clichy : la problématique des prières de rues sur le tapis

Depuis plusieurs mois, la vile de Clichy la Garenne focalise toutes les attentions. L’Union d’associations musulmanes a appelé, depuis mars 2017, à prier devant la mairie pour protester contre la fermeture d’un lieu de culte qui accueillait auparavant 2000 à 3000 fidèles. Tous les acteurs, des membres de la communauté musulmane au maire, des élus d’île-de-france au préfet des Hauts de Seine, interviennent dans un dossier qui pourtant s’enlise. Que faire, alors que toute la problématique des prières de rues est mise aujourd’hui sur le tapis ?

Exonération de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’exonération de la taxe d’habitation pour 22 millions de foyers va s’échelonner sur trois années. Mesure phare du programme d’Emmanuel Macron, il s’agit de mettre fin à un impôt injuste et opaque dans son mode de calcul. Pourtant des élus pointent le caractère anticonstitutionnel de la mesure au nom de la rupture d’égalité des citoyens devant l’impôt. D’autres évoquent un lourd handicap pour les communes ou une nouvelle fracture entre la France urbaine et la France rurale. La suppression partielle de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’éducation sexuelle à l’école : rempart contre les violences ?

«La libération de la parole sur les violences sexuelles repose la question de la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité à l’école», estime le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Harcèlement sexuel, violences et cyberviolences à caractère sexuel, grossesses précoces, exposition des jeunes à la pornographie, homophobie, augmentation de la prostitution occasionnelle des mineurs… La liste des maux qui pourraient faire l’objet d’une meilleure prévention à l’école a été listée par le défenseur des droits. Mais l’éducation sexuelle à l’école est-elle le meilleur rempart contre la violence ?

David Rachline

David Rachline : « Le gouvernement refuse de lutter contre l’islamisme »

En réponse au projet de loi laxiste du gouvernement contre le terrorisme islamiste, le Front national a lancé une pétition et propose de nombreuses mesures aux Français. Maire de Fréjus et responsable du pôle communication du parti, David Rachline en précise les objectifs.

— Vous estimez le projet de loi contre le terrorisme insuffisant, pourquoi ?

— Il est très insuffisant parce que c’est un projet de loi qui est une régression par rapport à l’état d’urgence. Il ne retranscrit qu’a minima certaines dispositions de l’état d’urgence en en supprimant même d’autres, il sera par exemple quasiment interdit de fermer définitivement une mosquée salafiste.

Il sera également interdit d’imposer un bracelet électronique sans l’accord du présumé terroriste, ce qui est complètement effarant.

— Quelles mesures proposez-vous ?

— Nous pensons qu’il faut lutter contre le véritable problème qui conduit au terrorisme, c’est-à-dire l’islamisme, qui progresse dans notre pays, et tout cela est en lien avec une immigration massive incontrôlée qui augmente le risque d’infiltration terroriste.

Nous proposons la dissolution de l’UOIF, structure proche des frères musulmans, il faut une surveillance accrue et la dissolution de toutes les associations culturelles, sportives, et loi 1901 qui constituent des paravents de groupuscules islamistes.

Nous souhaitons évidemment l’interdiction du voile islamique dans les universités et du burkini sur les plages, ainsi que de tous les dispositifs de défiscalisation en provenance des pays du Golfe, et une réforme du Code du travail pour lutter contre l’islamisme dans les entreprises.

— Quel est l’objectif de la pétition lancée par le Front national ?

— L’objectif est de mobiliser l’opinion autour d’une proposition des députés et des parlementaires du Front national. Nous avons besoin d’une loi qui s’attaque en même temps à l’islamisme et au terrorisme, qui freine voire arrête l’immigration, et qui permette de lutter véritablement contre les terroristes. Nous faisons, là aussi, de nombreuses propositions,

nous avons par exemple dit qu’il fallait créer une liste des organisations terroristes qui permette de poursuivre les terroristes pour intelligence avec l’ennemi, c’est un point important de notre dispositif.

Nous demandons aussi la création d’une cour de sûreté de l’Etat, la création de cellules d’isolement pour les détenus islamistes… En bref, il faut mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sont proches des islamistes et des terroristes. Pour être clair, il faut expulser les fichés S étrangers, fermer les mosquées salafistes, renforcer les moyens de la police, de la gendarmerie et de notre armée.

propos recueillis par Alexandre Rivet

Extrait d’un entretien publié dans Présent daté du 24 octobre 2017

François Bousquet

La semaine politique avec François Bousquet : quel avenir pour la droite ?

15/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour François Bousquet, rédacteur en chef adjoint de la revue Eléments et auteur de La Droite buissonnière (éd. du Rocher), pour reconquérir le pouvoir, la droite devra endosser l’orientation social-conservatrice de Patrick Buisson, celle-là même qui a emmené Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007. Une ligne que ni Marine Le Pen, ni Laurent Wauquiez, probable prochain patron des Républicains, ne semblent véritablement vouloir incarner.

Cinq mois après les élections législatives et alors que les Républicains sont en passe de se choisir un nouveau chef, François Bousquet développe sa thèse sur TV Libertés. Car après l’échec cuisant de la présidentielle, le parti est à la fois en quête d’une personnalité et d’une ligne politique qui puisse conduire à la victoire que d’aucuns considéraient comme inévitable il y a encore un an.

Front national Congrès

EXCLUSIF Le Front national lance l’élection de son prochain comité central

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La refondation du Front national prend un tour étonnant : alors que Marine Le Pen elle-même a reconnu le week-end dernier que la structure du parti qu’elle préside est héritée de celle du Parti communiste et qu’il convient d’en changer, Steeve Briois, secrétaire général du FN en charge du congrès, vient de lancer la procédure d’élection de son nouveau comité central.

Dans une lettre aux adhérents publiée sur le nouveau site dédié au XVIe congrès du Front national qui se tiendra les 10 et 11 mars 2018 à Lille, Steeve Brois écrit : « D’ici là, vous serez, comme l’ensemble des adhérents, appelés à voter par correspondance pour renouveler deux instances dirigeantes essentielles : la Présidence et le Comité central. Le Comité central est l’organe représentatif des adhérents. Il compte 120 membres, dont 100 sont élus directement par l’ensemble des adhérents à jour de cotisation au vendredi 2 février 2018. »

Le « calendrier électoral », qui figure en pièce jointe, annonce au menu du dimanche 11 mars, journée de clôture donc du congrès :

« Proclamation des résultats à l’élection du Comité central lors du congrès de Lille. Présentation au Comité central par le Président du nouveau Bureau politique pour approbation. Discours du nouveau Président. »

Le nouveau parti, avec de nouvelles structures, aboutissement de la « refondation », n’est donc pas pour le congrès de mars ? Ou bien ne s’agit-il que de se conformer aux statuts actuels, afin d’éviter que Jean-Marie Le Pen, que l’on sait procédurier, n’engage une action en justice ? Etrange.

MLP remplace Nicolas Bay

Steeve Briois remplace Nicolas Bay comme secrétaire général du Front national

01/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Steeve Briois est le nouveau secrétaire général du Front national. Il succède à Nicolas Bay, qui occupait la fonction depuis 2014, lorsque, au congrès de Lyon, il avait succédé à ce même Steeve Briois devenu secrétaire général lors du congrès de Tours qui avait vu Marine Le Pen accéder à la présidence du parti, en 2011. Le retrait de Nicolas Bay du secrétariat général est une conséquence de son élection, le mois dernier, au poste de coprésident du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen, en remplacement de Marine Le Pen.

Dans un entretien au Figaro, Nicolas Bay, qui est parallèlement promu vice-président du Front national, chargé des questions européennes, explique :

« C’est un processus classique, qui avait déjà été mis en place lors du congrès en 2011, avec la nomination d’un secrétaire général provisoire, spécifiquement chargé de l’organisation du congrès […] Marine m’a en effet nommé vice-président, et je continuerai donc de siéger au bureau exécutif et de participer – en plus de mes responsabilités au Parlement européen – à la direction et à la vie du mouvement. Cette mise en retrait du secrétariat général me permettra aussi de participer pleinement aux débats du congrès et de la refondation, en m’exprimant sur les questions de ligne politique, de stratégie et d’organisation. »

C’est donc un homme de son premier cercle que Marine Le Pen a choisi en la personne du maire d’Hénin-Beaumont pour diriger l’appareil du Front national jusqu’au congrès de mars prochain, à l’issue duquel, lit-on entre les lignes, un nouveau secrétaire général sera désigné.

Marine Le Pen s’exprimera aujourd’hui depuis Chasseneuil-du-Poitou, près de Poitiers, où sont réunis les principaux cadres et élus du Front national, en conclusion d’une « journée des élus ». Hier, le comité central du parti, réuni pour la première fois depuis son élection, il y a trois ans, a, selon Nicolas Bay, « validé l’agenda du congrès, avec les différentes étapes préparatoires, ainsi que le questionnaire qui sera envoyé à tous les adhérents à partir de la semaine prochaine ».

Nouveau Front national

Front national : vers une révision de la ligne sur l’Europe ?

27/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le départ de Florian Philippot va-t-il entraîner une révision de la ligne politique du Front national sur l’Europe ? C’est ce que l’hebdomadaire Minute entrevoit dans son numéro paru ce matin, qui fait sa Une sur Marine Le Pen à l’heure du « renouveau » du FN. Extrait.

Minute Marine Le Pen« Il n’est pas innocent, à l’égard de l’évolution de la ligne politique que Marine Le Pen ne veut pas reconnaître, que la direction du Front national ait choisi, pour succéder à Florian Philippot à la tête du groupe FN au conseil régional du Grand Est, région frontalière s’il en est, l’élue alsacienne Virginie Joron qui avait signé en juin dernier sur Boulevard Voltaire une tribune très remarquée, qui avait été reprise par de nombreux sites, intitulée « L’Europe que nous voulons ».

Habilement, elle y défendait une vision européo-centrée du combat politique du Front national (« La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement »), n’excluant pas qu’il soit possible de réformer l’Union européenne « pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens » (« L’avenir le dira ») mais disait, « à titre personnel », préférer « le modèle du Conseil de l’Europe », qui, « refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France ».

C’est, aussi, sur la question européenne que va se jouer la crédibilité du Front national alors que, justement, le prochain scrutin qui se profile est les élections européennes de 2019. « C’est le moment où il faut refaire du contenu », a lancé Marine Le Pen à Toulouse samedi dernier. « On va parler des idées », a-t-elle promis aux militants venus l’écouter, après avoir insisté sur la nécessité de disposer de projets municipaux, de projets départementaux, de projets régionaux, d’un projet national et d’un projet… européen. Que l’Europe des nations et des libertés « prenne chair », a-t-elle lancé !

Une manière d’entrouvrir une porte à une évolution puisqu’on ne voit pas comment, si le corpus frontiste était figé, on pourrait – enfin ! – parler des idées. Peut-être dans quelques mois rira-t-on, un peu jaune tout de même en pensant aux années perdues et à la logorrhée que les cadres FN ont dû ingurgiter et propager, à la relecture des argumentaires de Joffrey Bollée, le directeur de cabinet de Philippot, qui ramenait chacune des problématiques abordées à l’Union européenne, cause de tous les maux, y compris, on s’en souvient tant nous nous en étions moqués, lorsqu’un islamiste avait tué à Berlin au volant d’un camion qui avait eu le tort d’être… polonais. Un retour à la raison ne sera pas du luxe pour repartir sur des bases un peu plus sensées. »

Extrait du dossier sur le Front national
paru dans Minute n° 2840 daté du 27 septembre 2017

Front national médias Philippot

La crise au Front national : une source de délectation pour les médias

22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président, qui a fini par quitter le Front national. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front national, avec la complicité des médias.

Sur LCI le président des “Patriotes” a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un « retour en arrière qui affole des milliers de personnes ». La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : « C’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe. »

Le Zapping d’I-Média

Zone interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s’explique devant le journaliste : « Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu’il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité. »

Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

120 battements par minute aux Oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme

Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.

Les tweets de la semaine

Mais où est passé l’esprit Charlie ? Vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti-PMA. On y voit une caricature d’Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : « PMA GPA, il va faire des horreurs. »

Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe.
Longue interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

A voir dans ce n° 168 d’IMédia sur TVLibertés

Robert Ménard

Robert Ménard : « Je souhaite que le FN puisse s’allier avec le reste de la droite »

Vous saluez le fait que le Front national ait l’occasion de redevenir un parti de droite…

Je souhaite que le Front national cesse de faire peur à un certain nombre de gens et puisse s’allier avec le reste de la droite.
On ne peut pas gagner tout seul. La droite classique ne gagnera pas toute seule non plus maintenant.
Or nos électorats partagent bien des points communs. Ecartons ce qui nous sépare. Je pense par exemple, à la sortie de l’Euro ou encore aux revendications sur les 35 heures et la retraite à 60 ans.
Ensuite, voyons comment on peut construire à partir de la base un nouveau mouvement capable non seulement de faire un gros score aux élections, mais aussi de gagner une élection.
Or aujourd’hui, ce qui vient de se passer c’était un préalable qu’il fallait remplir. Ce préalable est rempli. Monsieur Philippot n’est plus là. Il sera ailleurs.
Maintenant, encore une fois, il faut changer de ligne politique, être plus réaliste, plus terre à terre, plus près des gens, et pleins de bons sens.
Voilà la politique qu’il faudrait adopter et gagner les élections.

Vous n’avez pas peur que le départ de Florian Philippot précipite l’implosion du Front national ?

Cela est l’affaire du Front national. Honnêtement ce n’est pas la mienne.
Je n’y suis pas et je ne suis dans aucun parti. Les conséquences à l’intérieur du Front national concernent le Front national.
Toutes ces histoires ne m’intéressent pas.
Ce qui m’intéresse, c’est mon pays et le changement de politique de mon pays.

Pour changer la politique de mon pays, il faut réconcilier les électorats des différentes droites. Cela se fera malheureusement contre les Etats-majors et contre les égos des uns et des autres.

La plupart des femmes et des hommes politiques ne pensent qu’à eux et d’abord à eux.
Je pense qu’ensuite, si cela a des conséquences, heureuses ou pas heureuses, pour le Front national c’est son affaire.

Extrait d’un entretien accordé par Robert Ménard à Boulevard Voltaire

Mégret Le Pen Front national

Crise au Front national : rien à voir avec la scission de 1998, par Bruno Mégret

La crise au Front national, qui pourrait conduire à une rupture entre Florian Philippot et Marine Le Pen, amène de nombreux commentateurs à faire le parallèle avec ce qu’ils appellent la scission mégrétiste. Ce faisant, ils commettent un certain nombre d’erreurs car ce n’est exact ni pour Florian Philippot, ni pour Bruno Mégret. Pour Florian Philippot : « Bruno Mégret est parti sur une offre politique plus radicale ». Pour Bruno Mégret : « Florian Philippot défend un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. » : deux points de vue clairement opposés.

Le conflit entre Marine Le Pen et Florian Phillipot est-il comparable à la scission du FN de 1998 ?

Certainement pas. D’abord les causes de ce divorce n’ont rien de comparable. Florian Philippot et sa présidente partagent en effet les mêmes options politiques, notamment sur la stratégie et le programme.

En 1998, il y avait en revanche une profonde divergence entre la stratégie que j’incarnais et celle de Jean-Marie Le Pen. Je voulais pour ma part que le Front national s’engage dans la conquête du pouvoir et pour cela il fallait que Le Pen cesse ses provocations verbales et abandonne ses références sulfureuses qui donnaient aux médias des arguments pour légitimer la diabolisation. Contrairement à ce dernier, je pensais également qu’il fallait proposer des alliances avec la droite classique et structurer le parti pour en faire une force capable un jour de gouverner. Jean-Marie Le Pen, de son côté, jugeait ces efforts inutiles car il ne voulait pas du pouvoir, se satisfaisant d’une attitude de protestation et de témoignage.

Par ailleurs j’avais le soutien d’une large majorité des cadres et des militants puisque c’est près de soixante pour cent d’entre eux qui m’ont suivi lors de la scission. Philippot, de son côté, est loin d’avoir un tel appui. On peut même penser que, parmi les causes de la crise d’aujourd’hui, il y a l’opposition que lui porte une grande partie des militants.

Quelle est alors la signification de la crise actuelle du Front national ?

Pour comprendre ce qui se passe au FN, il faut savoir que Marine Le Pen a hérité de ce mouvement alors qu’elle n’en avait pas les idées. Après une première phase, au cours de laquelle elle a appliqué la stratégie qui était la mienne, elle a entrepris de changer le programme du Front national pour remplacer, dans ses priorités, la défense de notre identité par un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. La situation actuelle résulte de ce double malentendu ou de cette double imposture.

Au début, en effet, cette nouvelle ligne n’a pas été clairement perçue par les électeurs qui, exaspérés par les problèmes liés à l’immigration et rebutés par la classe politique, ont massivement voté pour un Front national qui était resté pour eux sur la ligne que nous avions forgée pendant des années. Mais, lors de la campagne présidentielle et législative du printemps dernier, les Français ont commencé à comprendre ce qu’était le Front national d’aujourd’hui et quelles étaient les insuffisances de Marine Le Pen. Dès lors, l’électorat a reflué et les scores n’ont plus été à la hauteur de ce que les cadres et les militants espéraient. D’où la fronde et la crise. D’où aussi la volonté de Marine Le Pen de stigmatiser Philippot, non parce qu’elle serait en désaccord avec lui, mais parce qu’elle veut l’utiliser comme bouc émissaire pour écarter d’elle la contestation qui gronde.

Quel est dans ces conditions l’avenir d’une éventuelle scission ?

Une aventure solitaire de Philippot a peu de chance de prospérer car il n’aurait qu’un faible soutien militant et sa ligne politique ne pourrait pas lui apporter beaucoup d’électeurs. En revanche, il aurait le soutien des médias. Et c’est une autre différence importante entre ma démarche et celle de Florian Philippot. Car ce dernier aurait la sympathie du Système qui se servirait de sa dissidence pour tenter de rediaboliser le FN, alors que mon initiative, parce qu’elle mettait nos idées sur la route du pouvoir, a été clairement combattue par lui. Ce n’est pas un hasard si, juste après la scission et avec une rapidité inhabituelle, les juges ont accordé à Le Pen le monopole du sigle et du logo FN et si le premier ministre d’alors, M. Jospin, a aussitôt versé la subvention d’Etat à Le Pen et cela juste avant les élections européennes de 1999. Malgré ce soutien et en dépit de la candidature Villiers/Pasqua qui a limité mécaniquement notre potentiel de voix, la liste que je conduisais n’est arrivée que deux points derrière celle de Le Pen.

Que serait devenue la droite nationale si ce score avait été inversé ?

A la lueur des erreurs désastreuses commises par Marine Le Pen et au vu de ce qui se passe aujourd’hui au Front national, je regrette en effet que ce score n’ait pas été inversé. Car, si le FN que j’incarnais l’avait emporté et si c’était lui qui avait été présent lors des dernières élections présidentielle et législatives, la droite nationale ne serait pas en crise.

Sans doute ne l’aurait-elle pas emporté mais le score que nous aurions obtenu aurait donné à la droite nationale une crédibilité et un poids qui auraient changé la donne politique et permis tous les espoirs pour l’avenir.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la fondation Polémia

 

Florian Philippot

URGENT – Florian Philippot démissionne du Front national

21/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité ce matin des « 4 Vérités », sur France 2, Florian Philippot l’a annoncé : « Je quitte le Front national. » Débarqué hier soir de ses responsabilités exécutives au Front national par Marine Le Pen, il a expliqué « n’avoir pas le goût du ridicule » et ne pas vouloir « être vice-président à rien ». Il en a profité pour dénoncer « ceux qui [étaient] partis chez Mégret » et sont revenus, avec, toujours, « des positions très radicales », visant, sans le nommer, Nicolas Bay.

Tout à sa stratégie de vouloir à son tour diaboliser son ancien parti, Florian Philippot s’est ensuite indigné de voir le journal Minute « encenser le nouveau Front national », ce qui ne peut que « nous inquiéter ».

Marine Le Pen Nouveau Front

Pour Marine Le Pen, l’union des droites est « une vieille illusion »

15/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A deux jours de la présentation par Nicolas Dupont-Aignan d’un « programme commun » des droites, Marine Le Pen rejette par avance tout projet fondé sur une « union des droites ». Pour la présidente du Front national, celle-ci est « une vieille illusion ». Elle l’affirme dans un entretien au Parisien :

« La grande avancée de la recomposition politique française actuelle, c’est d’être sorti du clivage gauche-droite. Alors ça n’est pas pour le reconstituer maintenant ! Moi, je m’adresse à tous les patriotes, qu’ils viennent de droite ou de gauche. L’union des droites… c’est une vieille illusion. Et une trop petite ambition. »

Dans ce même entretien, Marine Le Pen répond sèchement à Robert Ménard, qui l’avait critiquée cet été dans une Lettre ouverte à mes amis du Front national :

« Robert Ménard a un parti qui s’appelle comment déjà ? Oz ta droite, c’est ça ? Qu’il s’en occupe. J’accepte d’entendre les critiques, pour peu qu’elles soient associées à des propositions constructives et ne venant pas de gens qui font de la seule critique une véritable profession. »

Le « Nouveau Front » est un combat, comme l’union…

Julien Sanchez

Julien Sanchez : « Non à l’Enseignement des langues et cultures d’origine » (ELCO)

15/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Julien Sanchez, maire (FN) de Beaucaire (Gard), dit à travers une vidéo son indignation sur le dispositif ELCO (Enseignement de Langue et de Culture d’Origine). Julien Sanchez en appelle au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, pour supprimer ce dispositif visant à « structurer la langue parlée dans le milieu familial et favoriser l’épanouissement des jeunes issus d’autres cultures », qui est communautariste et dangereux pour la cohésion nationale et pour l’assimilation républicaine.

Julien Sanchez, à travers cette vidéo, rappelle également que l’arabe est la langue la plus concernée par ce dispositif et que les personnes envoyées dans les écoles pour enseigner dans le cadre de ce dispositif sont envoyées par les pays d’origine.

« Mais qui sont ces pseudos enseignants qui pénètrent dans nos écoles en période d’état d’urgence ? », s’interroge l’élu, qui rappelle que le Maroc a été ces derniers mois grand pourvoyeur de terroristes islamistes.

Parallèlement à cette vidéo, la mairie de Beaucaire lance une pétition nationale afin de réclamer la suppression du dispositif ELCO.

Gilbert Collard : « La dédiabolisation, c’est un piège à cons »

13/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi dernier, le député du Front national a déclaré sur Sud Radio :

J’ai fait une véritable révolution copernicienne : j’ai toujours été un partisan de La dédiabolisation, et bien c’est un piège à cons. Parce que de toute manière ils ne cesseront de nous diaboliser pour une bonne raison, c’est qu’ils ont besoin absolument de nous mettre sur le côté pour continuer à combiner entre eux. On est le repoussoir qui permet de faire aller les uns et les autres dans leurs propres bras. Donc, la diabolisation, même si on voulait nous canoniser, elle continuerait d’exister, parce que c’est un instrument politique majeur de la domination du pouvoir par le système, la classe, en place.

L’élu a ainsi signifié sa volonté de voir le Front national se tourner vers une union des droites autour des thèmes identitaires plutôt que de s’entêter à vouloir donner des gages aux médias de l’oligarchie et à une gauche qui ne les acceptera jamais.


Nicolas Dupont-Aignan veut dialoguer avec LR et le FN

03/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan est l’invité de Dimanche en politique ce 2 juillet. Le député de l’Essonne et président de Debout La France a ainsi pu réagir aux différents sujets d’actualité.

Le quinquennat Macron se met en place. Que penser de la photographie officielle d’Emmanuel Macron ?

Ce qui me touche c’est la réalité, pas la communication. Ce qui m’intéresse, c’est comment on va faire diminuer le chômage, c’est comment on va rétablir la sécurité, c’est comment on va éviter le prochain attentat. Ce que je constate depuis des mois, c’est qu’on a mis sous hypnose le peuple français. Emmanuel Macron, c’est un produit marketing qui a été construit par des médias, par des officines, par des intérêts. On arrive maintenant à la réalité des choses. On ne peut pas bâtir tout sur le mensonge et sur la duplicité.

Nicolas Dupont-Aignan a également déclaré que le drapeau européen n’avait pas sa place à l’Assemblée : “L’Assemblée nationale, c’est le lieu de la souveraineté nationale.”

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan a dit être prêt à « dialoguer » avec le FN et LR sans leurs « défauts » :

Je souhaite qu’on enlève les défauts du Front national et les défauts des Républicains, je souhaite qu’on donne une espérance à ces millions de Français qui ne veulent pas de la politique de monsieur Macron et qui ont vu une opposition s’évanouir ou se diviser.