Perronne, Fourtillan…Y a-t-il un acharnement contre ces professeurs ?

Christian Perronne

Serait-ce du complotisme de ma part que de remarquer que tous ceux qui ne sont pas d’accord sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le Covid-19 sont accusés de complotisme et méritent d’être dénoncés comme tels ? Qu’ils soient d’éminents professeurs de médecine reconnus par la communauté internationale pour leurs travaux ou de simples citoyens ?

L’actualité devrait pourtant nous permettre d’interroger ce qu’il se passe en France, dans le milieu médical qui, de plateaux télévisés en émissions de radio, n’arrête pas de dire tout et son contraire, à l’instar de ceux qui, comme Emmanuel Macron, Olivier Véran et Jérôme Salomon, ont pris des décisions liberticides qui, en neuf mois, ont transformé notre vie.

Je cite les noms de Raoult, Perronne, Toussaint, Fourtillan, Fouché, qui ont pris le contre-pied des méthodes préconisées ou approuvées par le plus grand nombre de médecins, eux aussi sûrement éminents, comme Gilbert Deray, leur farouche opposant. Raoult et Toussaint sont, à présent, écartés des interviews, en dehors de médias comme Sud Radio ou CNews, désormais considérés par certains comme quasi complotistes, voire même comme étant une presse de caniveau, comme l’a tweeté le docteur Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat, qui se donne pour mission de lutter contre « les désinformateurs qui participent à la propagation de l’épidémie ».

Mais si certains journalistes sont dans le viseur, il y a bien pire encore. C’est ainsi que Martin Hirsch, patron de l’HP-AP, vient de mettre fin aux fonctions de chef de service du professeur Christian Perronne pour des propos « indignes de sa fonction ». Perronne est bien décidé à rester en place, sûr de son bon droit. Cette sanction serait-elle le prix à payer pour son livre à succès dans lequel il dénonce la gestion désastreuse de l’épidémie de Covid-19 par l’État ?

Curieusement, d’ailleurs, on remarque encore ce jeune docteur Peiffer-Smadja, élève du professeur Yazdan Yazdanpanah, membre du Conseil scientifique de l’Élysée, car c’est à lui que s’adressaient « des propos non confraternels qui pourraient être une incitation à la haine » proférés par Christian Perronne et qui sont la raison officielle de la décision d’écarter de sa « chefferie de service » ce grand spécialiste mondial de la maladie de Lyme. Et ce même jeune médecin s’est plaint à Martin Hirsch d’avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux à cause du professeur Perrone, lequel a contre-attaqué en l’accusant de l’avoir diffamé dans une vingtaine de tweets. La Justice tranchera.

Et que dire de l’arrestation du professeur Jean-Bernard Fourtillan, d’abord incarcéré en détention provisoire à la prison d’arrêt de Nîmes (selon France 3), puis placé en isolement dans l’hôpital psychiatrique d’Uzès, dans le Gard. Ce militant anti-vaccin impliqué dans l’affaire dite des « essais cliniques de l’abbaye Sainte-Croix » avait également accusé l’Institut Pasteur d’avoir manipulé le virus à des fins financières, dans le documentaire très contesté Hold-up. Le professeur Fourtillan ne sera hospitalisé qu’une semaine, après qu’un médecin l’a jugé parfaitement normal. Le Monde explique que des « groupes de défense » sur les réseaux sociaux ont mené une campagne conséquente « dès les heures qui ont suivi son hospitalisation d’office » et ont organisé des rassemblements devant l’établissement où se trouvait le pharmacien, professeur agrégé de chimie thérapeutique, inventeur d’un médicament contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Il en est sorti le vendredi 18 décembre « sur une décision du juge des libertés et de la détention ».

En tout état de cause, n’est-ce pas la liberté de parole et la liberté d’expression qui sont, à cause de ce virus, fortement mises à l’épreuve ? La parole officielle, dût-elle être celle de grands spécialistes, n’est pas que la pensée unique.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus : combien encore de temps à être berné ?

Comme le discours solennel d’Emmanuel Macron, jeudi soir, applaudi par l’ensemble de la classe médiatique, et soi-disant accepté par 66 % des Français, nous paraît bien loin ! Loin de la réalité qui s’est invitée, samedi soir, dans le quotidien de tous les Français, lorsque le Premier ministre nous a annoncé le passage au stade 3.

N’ont-ils rien vu venir ? Et lorsque l’on apprend que le conseil scientifique nommé par l’Élysée compte, dans ses onze membres (parmi lesquels une anthropologue et une sociologue !), le professeur Didier Raoult, on peut s’angoisser ! Ne déclarait il pas, fin janvier, que « le Covic-19 était un délire de l’OMS basé sur trois Chinois morts » ?

Samedi matin, sur LCI, Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, n’hésitait pas à dire combien la France avait mal géré la gravité du coronavirus. « En phase 1, on devait détecter, aux frontières, la maladie ne serait-ce qu’en prenant la température des voyageurs. On a mis des affiches, et l’épidémie est entrée. En phase 2, on s’est contenté d’établir des closters sans oser faire plus, et on est entré en phase 3, avec retard à l’allumage. Le gouvernement doit prendre des décisions pour éviter que nos services de réanimation ne soient dépassé. » Bref, on est décalé depuis le début. Nos gouvernants sont décalés. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’on constate ce décalage.

Mais, hélas, les services de réanimation seraient déjà dépassés : 5.500 lits pour l’ensemble de la France, chiffre annoncé ce dimanche matin sur Europe 1 par le professeur Marty. À La Rochelle, par exemple, il n’y a que quinze places de disponibles. Et je ne parle même pas de la pénurie des masques, du gel et surtout des tests !

J’ai un ami cardiologue qui vient de m’envoyer ce triste message, preuve supplémentaire que ce gouvernement nous endort : « L’amplitude de la contamination est telle qu’il n’y a plus de tests pour les soignants à partir de ce vendredi et les derniers sont réservés aux malades qui vont très mal. Il y en aura d’autres peut-être la semaine qui vient, pour aider le personnel soignant à savoir s’ils peuvent reprendre le travail au bout des 14 jours. Je n’ai donc pu faire le test nécessaire et ferme mon cabinet pour les deux prochaines semaines. Je vais rester confiné. Au revoir à tous. »

Il est donc évident que le nombre de cas qui nous est annoncé chaque jour est loin de nous donner la réalité des dégâts de ce virus.

Et pendant ce temps-là, le Président nous parle de l’Europe qui n’aura jamais autant été désunie devant cet ennemi invisible. Des sages ont fermé leurs frontières. Mais en France, pays de liberté, vous n’y pensez pas ! Ou alors ce serait donner raison à Marine Le Pen. Il y a quelques mois, Emmanuel Macron nous faisait peur avec la « peste nationaliste »…

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire