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Macron Armée française

Emmanuel Macron est-il entré en guerre contre l’armée française ?

Minute Macron Armée19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute paru ce matin, juste avant la démission du général Pierre de Villiers, l’affirme : « Emmanuel Macron s’en va-t-en guerre contre l’armée française ! » Le comportement d’Emmanuel Macron à l’égard du chef d’état-major des armées, écrit Jean Masson, « est totalement incompréhensible » :

« Ce n’est pas la première fois que le général de Villiers montre les crocs pour défendre ses soldats. Ce n’est pas la première fois qu’il met sa démission dans la balance à ce sujet. Et cela, le nouveau président de la République le sait d’autant plus qu’il était au gouvernement l’année dernière et conseiller à l’Elysée auprès de François Hollande, auparavant. Aussi, si Emmanuel Macron souhaitait se débarrasser d’un gêneur, il suffisait de ne pas le renouveler dans ses fonctions. Or, Villiers a été reconduit le 1er juillet dernier.

Par ailleurs, personne, et surtout pas Pierre de Villiers, n’a remis en question le fait que le président de la République soit le chef des armées. Dans l’armée, la mode – et ça fait longtemps qu’on le sait – n’est plus au putsch. Là encore, Emmanuel Macron le sait bien. La menace d’un complot militaire d’extrême droite est un fantasme, bon pour faire frémir de peur l’extrême gauche… et de plaisir l’extrême droite. Sous-entendre le contraire, comme le fait Emmanuel Macron quand il évoque le respect de “la chaîne de commandement“, est lamentable.

Finalement, ce psychodrame permet surtout de faire oublier les vrais sujets. Pendant que le duel Villiers-Macron retient toute la lumière, on ne parle plus des sujets qui fâchent réellement. Parce que, ce qui cloche dans cette affaire, c’est avant tout la scandaleuse coupe budgétaire de 850 millions dans une armée déjà à sec. Finalement, on parle plus de la crise d’autorité et du comportement, largement déplacé, enfantin presque, d’Emmanuel Macron, que de ses actes et de ses choix budgétaires désastreux. Serait-ce là le but recherché ? Peut-être… Mais, dans le même temps, Emmanuel Macron a promis de monter à 34,2 milliards le budget 2018 des armées. Alors, pourquoi en retirer 850 millions cette année ? Bref, des choix budgétaires totalement incompréhensibles, mais très largement mis en scène. »

L’hebdomadaire cite aussi cette phrase terrible de Michel Goya sur son blog La Voie de l’épée :

« Savez-vous qui a fait le plus de mal aux armées depuis la fin de la guerre froide ? L’armée irakienne ? Les Taliban ? Al-Qaïda ? Al-Mourabitoune ? L’Etat islamique ? Non, ce ne sont là de petits joueurs. Les organisations qui ont, et de très loin, réduit le plus nos capacités militaires s’appellent le Parti des petits boutiquiers politiques et le Groupe des hauts fonctionnaires de Bercy, les seconds servant de bras armé aux premiers… à moins que ce ne soit l’inverse tant les fonctionnaires des finances sont puissants. »

Eric-Zemmour

Eric Zemmour se dresse contre l’obsession de la parité

22/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, au lendemain de la présentation du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe, Eric Zemmour a pris pour angle d’attaque celui de la parité. En commençant par ironiser : « C’est un grand jour pour la République française, un de ces jours historiques qui séparent les ténèbres et les lumières. Les médias sont en transe, extatiques. Les battus, mauvais perdants, tous ces mâles de plus de 50 ans qui osent dauber sur la médiocrité de leur vainqueur, sont passés à la guillotine médiatique. Ne montrez pas leur tête au peuple, elle n’en vaut pas la peine ! »

Pourquoi un tel discours ? Parce que, estime-t-il, « jadis, les féministes se plaignaient que les femmes fussent confinées dans le privé en raison de leur nature. Cet essentialisme leur était intolérable. Elles estiment désormais que les femmes doivent être députés uniquement en raison de leur nature. Peu importe leurs valeurs, leurs compétences, leurs convictions, leurs idées. Cet essentialisme retourné comme un gant ne les choque plus ».

Or, pour Eric Zemmour, cette féminisation a des conséquences considérables :

« Dans tous les pays scandinaves, très en avance dans ce domaine, on a constaté que l’arrivée massive des femmes dans la classe politique avait été concomitante de l’évacuation de la politique tout court : plus de débats idéologiques et le moins possible d’Etat dans la vie économique. Comme si la parité avait été la politique de la sortie de la politique. »

Cette parité, devenue obligatoire, ne suffit d’ailleurs plus à être pleinement politiquement correct :

« La composition d’un gouvernement n’obéit aujourd’hui qu’à une seule préoccupation qui confine à l’obsession : la parité. Et si on veut se faire bien voir des médias, on ajoute un zeste de diversité. C’est ainsi qu’ont éclos Rama Yade, Rachida Dati ou Najat Vallaud-Belkacem. »

Commentaire d’Eric Zemmour :

« Cette substitution, ce grand remplacement n’est pas le fruit du hasard ni une erreur à corriger. Il est le cœur du système. On parle de parité et de diversité pour occulter la question sociale. »

La parité, Zemmour n’en plus et il ne cherche même pas à le cacher :

« Cette quête de la parité est comme celle de la morale : elle n’a pas de fin. Après la parité au gouvernement, il y a eu la parité à l’Assemblée. Et puis il faudra la parité dans les ministères régaliens. Et la parité devra être aussi instaurée dans les présidences de commissions parlementaires, dans les bureaux parlementaires. Et ne donnez pas aux femmes le social et la famille, il leur faut les Finances ou la Défense. Ce ne sera jamais assez. »

Mais au final, ce qui l’amuserait plutôt, c’est que « cette parité est théâtre, cette parité est spectacle, rideau de fumée », car

« Le pouvoir ne sera pas là où elles seront, concentré entre les mains jupitériennes du président et de ses technocrates de haut rang, quasiment tous des hommes, qu’il aura désignés pour surveiller et diriger les ministres et les assemblées paritaires. Caramba, encore raté… »