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La mise à l’écart des islamistes dangereux est juridiquement possible selon le CERU

17/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dès que l’on apprend que l’auteur d’un attentat terroriste était fiché, la question de savoir ce qu’il aurait été possible de faire pour prévenir l’acte se pose avec plus d’acuité. Selon la doxa dominante, le fait d’être fiché ne signifie pas que l’on a commis une infraction, ce qui justifie la relative inaction des pouvoirs publics.

Selon une étude du Centre d’études et de recherches universitaire, proche de l’UNI, il existe néanmoins des outils dans notre droit pour contrer plus efficacement la menace du terrorisme islamiste.

D’abord, tous les individus fichés « S » (pour sécurité de l’Etat) ne sont pas également dangereux. Seule une partie sont en outre fichés pour radicalisation à caractère terroriste dans un fichier baptisé FSPRT. Il s’agit en pratique d’islamistes jugés dangereux. Or nombre d’entre eux ont déjà été condamnés pour d’autres crimes ou délits. S’il s’agit d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire, il est possible de les expulser. S’il s’agit d’étrangers en situation régulière, leur permis de séjour pourrait leur être retiré ou non renouvelé.

Que peut-on faire si les individus en question n’ont pas été condamnés ou s’ils sont de nationalité française ?

Dans la plupart des cas, une poursuite pour apologie d’acte terroriste peut être engagée. Le juge peut aussi, à travers un suivi socio-judiciaire, imposer à l’individu un lieu de résidence fixe, ou demander un placement sous surveillance électronique mobile. Une surveillance judiciaire peut également être mise en place pour des détenus condamnés ayant purgé leur peine.

Il s’agit donc plutôt d’une question de volonté politique.

Lorsqu’il était député de l’opposition, l’actuel Premier ministre avait proposé un placement en « centre de rétention spécialisé » des individus fichés. L’ancienne ministre Jeannette Bougrab demande quant à elle d’ouvrir le débat sur les mesures d’exception. Sans même créer de nouvelles mesures, une application plus stricte du droit existant pourrait contribuer à une prévention plus précise. En deçà de la limite juridique qui consiste à ne pas priver un individu de liberté sans contrôle du juge judiciaire, il est donc possible de mettre à l’écart les islamistes.

Fichés S pourquoi faire ?, par Caroline Parmentier

Au moment où la France entamait à l’Eurovision sa chanson pro-migrants, un fiché S massacrait au couteau dans les rues de Paris aux cris d’Allah Akbar. A quoi servent les fichiers S, les fichiers FSPRT qui courent nos rues pendant que la justice française ouvre une enquête contre les militants de Génération Identitaire pour infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants » ?

Un scénario désormais ordinaire en France. Un islamiste armé d’un couteau, barbu, vêtu de noir, égorge des passants au hasard dans les rues de Paris. Il est toujours musulman. Toujours. Qu’il vienne d’Irak, d’Algérie ou de Tchétchénie qu’il ait débarqué avec les migrants ou que ses parents soient des réfugiés politiques naturalisés, il est toujours musulman. Mais on n’a pas le droit de le dire.

Khamzat Azimov dit Hassan Azimov qui a semé la terreur dans le quartier de l’Opéra samedi soir, assassiné un homme de 29 ans et blessé au couteau quatre autres personnes avant d’être abattu par la police, est né en 1997 dans le Caucase en Tchétchénie, une république musulmane de la Fédération de Russie. Sa mère a obtenu le statut de réfugié politique en France et vécu à Strasbourg dans le quartier musulman d’Elsau où réside une importante communauté tchétchène. Azimov est devenu Français « en 2010 suite à la naturalisation de sa mère », a expliqué Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Samedi soir, le naturalisé a remercié la France à sa façon.

Il était fiché S, il était même fiché FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste, en raison de ses « relations ». Il avait été entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle, il était notamment le « tuteur religieux » d’une personne partie faire le djihad en Syrie… Rien d’inquiétant donc ! C’est ce que nous expliquent en boucle les chiens couchés et muselés des médias mainstream. Le réflexe n’est pas pavlovien, il est devenu obsessionnel et plus la menace terroriste islamiste est omniprésente et plus le discours doit être verrouillé : « On ne peut pas intervenir contre les fichés S tant qu’ils ne sont pas passés à l’acte », « Ça n’a rien à voir avec l’islam », la seule indécence vient de la « récupération politique intolérable » à droite et à l’extrême droite dans cette affaire comme entendu lundi matin chez Bourdin sur RMC. « Un attentat lâche et barbare qui ne peut se réclamer d’aucune religion » c’est la version officielle telle qu’elle est dictée par la grande mosquée de Paris.

On nous ressort indéfiniment les mêmes commentateurs BFM, les mêmes analyses, les mêmes tartes à la crème, les mêmes déclarations politiques, Macron n’a même pas cru utile cette fois de rentrer de ses vacances à Brégançon, son discours étant déjà prêt, rôdé et toujours le même : « La France ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté. » La preuve que si ! En nombre de morts et en inertie patente. Où sont les expulsions des radicalisés islamistes, le contrôle aux frontières, l’arrêt de l’immigration muslmane, les mosquées fermées, le salafisme interdit ? Où est la moindre différence avec le fiasco Hollande, Valls, Cazeneuve en matière de terrorisme islamiste ?

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 14 mai 2018

Guillaume de Thieulloy

Menaces sur nos libertés publiques, par Guillaume de Thieulloy

Ces derniers temps, quand on me demande ce que je pense de la nouvelle situation politique de la France, je réponds volontiers que nous pourrions avoir de bonnes surprises en matière économique, mais que ces bonnes surprises ont toutes les chances de se payer cher en termes de restriction des libertés publiques.

S’agissant des bonnes surprises en matière économique, il n’est pas difficile de comprendre qu’un social-démocrate est en bien meilleure situation pour faire les réformes du Code du travail et du Code général des impôts qui s’imposent si nous ne voulons pas que la France soit un cimetière d’entreprises, tout juste bonne à être visitée par les riches étrangers pour sa gastronomie et son patrimoine.

Et M. Macron a de fortes chances de mieux réussir l’entreprise que François Hollande, car, à la suite de l’espèce de coup d’État pacifique qu’a constitué l’élection présidentielle, il devrait disposer d’une majorité informe et à sa botte et donc ne pas être soumis, en permanence, au chantage des « frondeurs ».

Naturellement, il y aura sans doute bien des points avec lesquels je serai en désaccord dans les réformes économiques macroniennes. Je crois qu’augmenter la CSG plutôt que la TVA est un mauvais calcul. Bien sûr, la CSG est un impôt plus efficace que l’IR, mais seuls les Français seront mis à contribution pour payer les « externalités négatives » de la « mondialisation heureuse » (délocalisations, chômage et immigration).

Par ailleurs, l’individualisme de M. Macron m’inquiète. Une nation n’est pas une somme d’individus, comme semblent le croire la quasi-totalité des politiciens ; elle est une famille de familles. Que la plupart des dirigeants européens soient sans enfant, et n’aient donc aucun intérêt personnel à se préoccuper de l’avenir de leur nation, me semble préoccupant.

En tout cas, je ne crois pas que le CDD soit le modèle de l’ensemble des relations sociales. Et je ne crois pas que les hommes soient interchangeables.

Le mondialisme part du postulat que tous les hommes sont des atomes identiques errant au hasard sur la planète, sans racine, ni attache. Mais ce postulat est tout simplement faux.

Cependant, admettons qu’Emmanuel Macron puisse réussir ce que Tony Blair et Gerhard Schöder, eux aussi sociaux-démocrates, ont réussi dans leurs pays. Ce que je crains, c’est donc que cela se paie en termes de libertés publiques.

Tout d’abord, on sait que M. Macron veut encore aggraver la catastrophe migratoire. Cela peut être utile pour les multinationales, pour maintenir la pression sur les salaires. Mais c’est un désastre pour les PME – principale source d’embauche ! Car les PME, com­me tous les contribuables, doi­vent payer le coût d’une assimilation ratée, d’une insécurité galopante, d’une éducation lamentable…

Surtout, l’opposition à ces réformes sera violente. Les amis de M. Mélenchon ne se cachent pas de vouloir un « 3e tour social » et on a vu ce qu’ils savaient faire à Notre-Dame des Landes ou lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Je ne serais donc pas surpris que l’état de siège soit déclaré et donc nos libertés suspendues.

Je ne serais pas davantage surpris que l’on persécute des « radicaux » catholiques ou identitaires, pour masquer l’échec de la lutte anti-terroriste. D’ores et déjà, la moitié des « fichés S » ne sont pas des islamistes, mais des cadres de la Manif pour tous ou d’organisations de droite.

Tout récemment, le Danemark a expulsé 6 prédicateurs radicaux : 5 islamistes… et un pasteur américain. On peut craindre que les arrestations concernent bientôt 5 Français « de souche » pour un islamiste !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site Les 4 Vérités

État d’urgence : vers une rétention des fichés S ?

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, le gouvernement a saisi le Conseil d’État pour avis, afin de vérifier s’il est constitutionnel d’interner ou de placer sous surveillance électronique les suspects fichés S. Cette consultation inquiète : si le gouvernement venait à la mettre en œuvre, cela signifierait la possibilité de rétention d’individus « présentant des indices de dangerosité ». Cela voudra dire que les personnes classées pourront être emprisonnées à titre préventif, sans qu’elles aient fait quoi que ce soit. L’inquiétude réside dans le flou de la réalité que met le gouvernement derrière le terme « indice de dangerosité ». En effet, avec une loi pareille, un éventuel gouvernement malintentionné pourrait arrêter de façon arbitraire des opposants encombrants sous couvert de « dangerosité ». Car la fiche « S » ne concerne pas que les djihadistes ; toute personne « radicalisée » ou « résistante » à un titre ou à un autre peut s’y trouver recensée.