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Lyon : vers une nouvelle interdiction de la marche à Marie ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La célèbre fête des Lumières lyonnaises est une fête religieuse se déroulant le 8 décembre, jour où, depuis le IXe siècle, l’Église catholique célèbre l’Immaculée Conception de la Vierge. Également appelée Illuminations ou fête de la Vierge, elle est devenue une manifestation populaire, initiée par la ville de Lyon en 1989, qui se tient chaque année pendant quatre jours autour du 8 décembre, date traditionnelle de l’événement. En effet, c’est le 8 décembre 1852 que fut inaugurée la statue de la Sainte-Vierge posée sur le clocher de l’ancienne chapelle de Fourvière.

Un hommage à la Vierge Marie qui n’a pas l’heur de plaire à une frange des élus…

Déjà l’an dernier, la préfecture avait annulé la “marche culturelle en hommage à la Vierge Marie”. Cette année encore, celle-ci va faire l’objet d’une demande d’interdiction d’après des élus lyonnais. Lors de la conférence de presse organisée ce jeudi par la Licra et la métropole pour que Lyon “capitale de la Résistance ne soit pas la vitrine de l’extrême droite”, les élus ont affirmé leur volonté d’interdire la marche. Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône, l’a lui-même assuré.

Pourtant la justice a cassé la précédente interdiction…

Dans un arrêté pris mercredi dernier, le tribunal administratif de Lyon a effectivement cassé l’arrêté pris le 6 décembre 2017 interdisant la marche qui devait se tenir le 8 décembre de l’année dernière. Pour les juges, l’arrêté du 6 décembre 2017 n’ayant pas été précédé d’une procédure contradictoire “a privé les requérants de la possibilité de faire valoir leurs observations, alors que l’administration ne démontre pas, ni même n’allègue, qu’une situation d’urgence aurait permis de justifier l’absence de contradictoire préalable.” Invoquant un vice de procédure, le tribunal avait décidé d’annuler cette décision et de condamner l’État à rembourser 1200 euros de frais.

Alors pourquoi cet acharnement ?

Les esprits chagrins qui invoquent le respect de l’ordre public ont en réalité des motivations bien plus politiques comme le souligne Génération Identitaire dans un communiqué, ce 2 décembre. Depuis 2007, sous la bannière « Lugdunum Suum », de jeunes Lyonnais organisent une montée aux flambeaux de la colline de Fourvière qui entend rappeler que le 8 décembre est avant tout une fête enracinée, par laquelle les Lyonnais remercient la Vierge Marie de la protection qu’elle leur a accordée à travers les siècles contre les épidémies et les fléaux publics. Mais prétextant que « l’appartenance des organisateurs à la mouvance identitaire véhicul[ait] des messages contraires aux valeurs républicaines et incit[ait] au rejet, voire à la haine d’une partie de la population », la préfecture avait annulé la marche en 2015. Les identitaires ont dénoncé l’iniquité d’une nouvelle interdiction. Selon eux, « il est absolument impensable qu’en terre de France, un hommage à la Vierge Marie soit interdit sous la pression d’une gauche sectaire et antireligieuse qui n’a jamais abandonné son vieux rêve de faire table rase du passé. C’est notre droit à vivre notre foi et notre identité qui est menacé. »

Voir la vidéo publiée sur la page Facebook de Lugdunum Suum, “L’hommage à la Vierge Marie interdit pour la 3ème fois : la préfecture s’acharne contre les identitaires !“.

Interview exclusive de Julie Astic à propos de l’ouvrage « Chaque 8 décembre à Lyon »

08/12/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Maintenir vivace la tradition et ne pas se contenter d’un folklore vide de sens et mercantile, tel est le combat de toute personne soucieuse son identité locale ou régionale. C’est dans cet esprit que Julie Astic a écrit « Chaque 8 décembre à Lyon », pour donner à nos enfants le sens profond de cette tradition.

— Votre ouvrage « Chaque 8 décembre à Lyon » est sorti il y a quelques semaines aux Éditions Idées. Pourquoi avoir voulu écrire sur cette fête religieuse et populaire lyonnaise ?
Je me suis rendu compte en discutant avec différentes personnes de mon entourage que beaucoup ne connaissent pas les origines de cette fête religieuse et populaire lyonnaise. Qu’ils soient ados ou bien adultes, certains n’ont jamais entendu parler de l’origine de cette tradition. Pour eux, illuminer les fenêtres semble une mode. Pire, d’autres « l’ont su passé un temps puis ils ont oublié ». Comment peut-on oublier une tradition ? Entendre cela me fend le cœur. Les autres ne prennent même plus la peine d’illuminer leurs fenêtres. J’ai écrit ce livre dans le but que tous ceux qui illuminent leurs fenêtres à Lyon et ses alentours sachent pourquoi ils le font et qu’ils n’oublient pas. Aussi, j’aimerais que ce livre soit un réveil pour ceux qui ne le font, mais sont d’ici.
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— Même si les parents prendront du plaisir à le lire, ce livre est à destination des enfants. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous adresser prioritairement à ce jeune public ?
Je voulais pouvoir l’expliquer avec des mots simples et de jolis dessins. Je pense que nous sommes là pour transmettre les traditions à nos enfants. Étant moi-même maman d’une petite fille de 3 ans, j’avais envie d’écrire un livre destiné aux enfants et à elle plus particulièrement.
Je pense aussi que les parents fiers de leur tradition seront heureux de pouvoir partager ce livre avec leurs enfants. Il est évident que les enfants se posent au moins une fois la question que l’héroïne de mon livre se pose, et je pense que des parents n’ont pas forcément la réponse adéquate, la véritable histoire. Plusieurs écoles l’ont déjà acheté pour le mettre dans leur bibliothèque.

— Emma, la fenotte héroïne de cet ouvrage, « s’endort les yeux pleins d’étoiles » de voir sa ville illuminée par les lumignons. Ce sont vos souvenirs d’enfance ?
Il est vrai qu’aussi loin que ma mémoire puisse remonter, je me souviens de ces petites bougies qui brillaient sur le rebord de la fenêtre de ma chambre. C’était toujours une grande fête. Certainement comme d’autres, je choisissais les couleurs de mes lumignons. Je pense que nous avons tous essayé de rester éveillés plus longtemps que les bougies ne s’éteignent, sans succès. Et chaque matin, la première pensée était et reste : vivement l’année prochaine !

— Que pensez-vous justement de la fête des Lumières organisée par la mairie de Lyon ?
Les Lyonnais ne sont pas heureux lors de ces quatre jours de fiasco. Ils attendant de longues minutes pour prendre le métro alors qu’ils sortent du travail.
8_decembre_lyon_02 La plupart d’entre eux ne participent pas à cette fête. Ma grand-mère a 88 ans et vous savez, cette fête l’embête énormément. D’une part, la grande affluence de personnes la gêne dans ses déplacements et d’autre part, elle ne comprend pas du tout le sens de toute cette mascarade. Pour elle « c’est une tradition religieuse alors pourquoi illuminer tous ces bâtiments et faire tout ce bazar ? »
La fête des Lumières organisée par la mairie de Lyon me semble de la plus grande hypocrisie qu’il soit. Je veux dire par là que le seul but de cette fête est purement commercial et sert uniquement à l’économie de la ville. En revanche, elle dessert les Lyonnais dans le sens où elle leur vole une partie de leur identité. C’est avec des évènements comme celui-ci que l’on manipule et formate la société. Je ne suis pas pour la globalisation de l’identité. Sinon ce n’est plus une identité.
Chacun peut avoir son point de vue, mais mon point de vue est le suivant : entre l’argent et la tradition, je ne suis riche que de mon identité. Je me rappelle avoir posé la question de « pourquoi ? » à ma grand-mère. Sa réponse fut « c’est pour la Vierge Marie, elle nous a sauvés de la peste ». Voilà ma conception du 8 décembre, celle que mes grands-parents ont voulu laisser derrière eux, celle que mes parents m’ont transmise, et celle que je veux transmettre à ma fille et à tous les petits gones.

À commander : La Traboule, 5 montée du Change, 69005 Lyon

Crédit photo : LUDOVIC. R via Flickr (CC) = 8 décembre immaculée conception fete des lumieres
Crédit photo : Septentria via Flickr (CC) = 8 décembre 2009