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Il paraît que nous sommes la vieille France homophobe et raciste…, par Philippe Bilger

Nicola Sirkis nous a dit ce que nous étions.

Questionné par Laurent Delahousse (France 2) sur la Fête de la musique célébrée à l’Elysée, le chanteur d’Indochine est revenu sur les polémiques : “Il a reçu des artistes noirs, immigrés et homosexuels” commence-t-il avant de poursuivre sur les Français qui critiquent ce choix : “C’est une vieille France qui parle comme ça (…) c’est à la fois homophobe, raciste et c’est pas ce que nous avons envie d’entendre” (Morandiniblog).

La cause est entendue.

Le couple présidentiel est moderne, branché, progressiste et la majorité des citoyens qui, au-delà de la politique, ont été choqués par cet histrionisme au plus haut niveau, est forcément raciste, homophobe, décalée. On n’a plus envie de laisser la parole à cette France-là. Décidément elle ne parvient pas à être au goût du jour !

A-t-on le droit, pourtant, de s’élever contre ce procès expéditif qui fait s’allier la marginalité et le snobisme ?

D’abord il est clair que le couple présidentiel surjoue l’allégresse. Je ne peux pas imaginer qu’il n’ait pas mesuré même fugitivement, malgré le jeunisme qui est son obsession au propre et au figuré, l’anomalie d’une telle représentation en un tel lieu. Manu, je l’ai déjà écrit (billet “Emmanuel Macron se laisse aller…”), n’est rien comparé à cette pantalonnade moins décontractée que ridicule.

Et offensante pour les Français.

Les danseurs queer du DJ Kiddie Smile, comme chez eux, laissant un peu de place à Emmanuel et Brigitte Macron !

Le couple présidentiel aurait eu la résolution le même soir de se laisser encadrer par un autre groupe accoutré de la même manière, blanc, hétérosexuel et français de souche, que j’aurais réagi sur un registre identique.

Ce qui cause problème est le rapport que le couple présidentiel a décidé de nouer, sur un mode provocateur, avec des invités qui n’étaient destinés qu’à surprendre “le bon peuple”, tous ces gens qui ne comprennent rien à l’audace artistique ou festive.

Ce qui est difficile à admettre est la lente dérive de l’allure présidentielle vers une peopolisation que je croyais à jamais répudiée du pouvoir tant Emmanuel Macron avait su réfléchir sur les dysfonctionnements des quinquennats précédents. Nicolas Sarkozy n’est plus là et François Hollande se figure qu’il pourra revenir : pourtant Emmanuel Macron, à sa manière, nous ressert leur couvert.

Plus gravement, une présidence de la République, en ouvrant légitimement les portes de l’Elysée à une fête populaire, n’a-t-elle pas pour obligation de se tenir dans un juste milieu, de constituer une sorte de synthèse entre des extrêmes, délirants ou archaïques ? Plutôt que d’aller prendre le parti ostensible de la minorité et de la marginalité ? Ce n’est pas être raciste et homophobe que de considérer que la France n’est pas encore en masse immigrée et homosexuelle et de s’étonner qu’Emmanuel Macron n’en tienne pas compte.

Surtout j’en ai assez de cette décadence d’une société et d’un pays qui inversent avec une volupté masochiste les valeurs fondamentales avec parfois le concours d’une autorité suprême qui devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder.

Ce n’est pas pousser le trait que d’affirmer qu’aujourd’hui c’est à la nature de justifier son existence. A la normalité, la sienne. A la parole de démontrer qu’elle vaut mieux que la grossièreté du langage. A la politesse, qu’elle vaut mieux que la vulgarité. A la morale, qu’elle vaut mieux que la malhonnêteté. A l’ordre, qu’il vaut mieux que le désordre. A la tradition, qu’elle mérite plus que la destruction. A la forme, que l’informe.

Cette Fête de la musique à l’Elysée a ajouté sa pierre chic et frelatée à cette décomposition.

Dommage.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Les travelos à l’Elysée, par Caroline Parmentier

Alors qu’Emmanuel Macron a sévèrement remonté les bretelles d’un adolescent qui l’avait appelé « Manu », il a trouvé tout à fait digne et adapté de poser avec son épouse aux côtés de travestis gainés de résille qui ont balancé insultes et éructations sur le perron de l’Elysée.

C’est comme pour Médine, c’est de l’art. Voici quelques extraits des paroles qui ont résonné à l’Elysée jeudi soir pour la Fête de la musique où 1 500 invités avaient été conviés par le couple Macron à se déhancher sur de l’électro et du voguing, une danse urbaine devenue le vecteur de la communauté LGBT noire américaine :

« Ce soir, brûlons cette maison, brûlons-la complètement », « Ne t’assieds pas, salope, s’il te plaît », « Danse, enc… de ta mère, danse », « T’es vénère parce que je me suis fait sucer la b… et lécher les c… », etc. On comprend l’air extasié de Brigitte Macron enlacée par un travesti noir, à quelques jours de la visite de « Manu » au Vatican. Le couple présidentiel a posé, très officiellement, entouré des danseurs LGBTQ, devant l’objectif de Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron.

DJ Kiddy Smile est monté sur la scène entouré de ses travelos et trans devant le palais de l’Elysée (dont l’accès est théoriquement encadré strictement par le protocole présidentiel) avec un t-shirt où était écrit « Fils d’immigré, noir et pédé », en signe de protestation contre la loi asile et immigration. Il avait averti sur Facebook que ses chansons porteraient le même message « sans que personne ne puisse les étouffer ».

Du FN au LR, les réactions indignées ne se sont pas fait attendre : « Au secours ! », a réagi Marine Le Pen sur Twitter. « Ces marches ont vu passer De Gaulle, Kennedy, Trump ou encore Poutine. Et puis il y a eu ça… », a tweeté Jordan Bardella, le porte-parole du FN en postant une vidéo. « La présidence de la République n’est pas une boîte de nuit et encore moins un strip-bar », a renchéri le député LR du Vaucluse Julien Aubert. « Emmanuel Macron a déshonoré hier sa fonction en hébergeant un spectacle complètement déplacé. J’ai honte pour lui. »

Honte ? Pensez-vous. C’est le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le parlement, Christophe Castaner – celui dont la maman catholique était voilée – qui a enfoncé le clou en personne samedi : « Diffusons cette photo puisqu’elle gêne tant une partie de la classe politique qui banalise des propos racistes et homophobes. Cette photo vous dérange ? Tant pis. Partageons-la ! »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 25 juin 2018

Fête de la musique à l’Élysée : musique électro aux couleurs de la LGBT

25/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le journal le Figaro n’a pas hésité à titrer : « Le temps d’une soirée, l’Élysée s’est transformé en boite de nuit électro ».

C’est à l’occasion de la fête de la musique que 1500 personnes se sont invitées dans la Cour d’honneur de l’Élysée jeudi dernier, pour une soirée festive aux côtés du couple présidentiel. Plusieurs DJ’s se sont succédés pour animer la soirée : Chloe, Kavinsky, Busy P, Cézaire, et Kiddy Smile, qui s’est fait remarquer par un t-shirt sur lequel on pouvait lire « fils d’émigré, noir et pédé ». Le tout sous la bénédiction de Jack Lang, ex ministre de la Culture de François Mitterrand, qui a institutionnalisé la fête de la musique en 1982. Il faisait partie des invités d’honneur.

Et comment cet événement a –t-il été ressenti par les Français ?

Certains commentateurs n’ont pas hésité à voir dans cet événement inédit, un abâtardissement de la fonction présidentielle, qui n’est pas sans rappeler l’épisode de la gouvernance Hollande au cours duquel le rappeur Black-M avait été sollicité puis décommandé pour la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun.

Il ne manque qu’une prochaine fête des voisins pour redynamiser, au sommet de l’Etat, les ressorts usés du « vivre ensemble ». Ajoutons que la fête de la musique n’a pas été la fête pour tout le monde : Ouest-France révèle que jeudi soir à Saint-Brieuc, un couple a été roué de coup par trois mineurs dits « isolés », mais bien déterminés à s’emparer des téléphones portables de leurs victimes.

Le 21 juin, une fête traditionnelle avant d’être confisquée par la fête de la musique

22/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier soir, les « mutins de Panurge » étaient de sortie, aurait dit le regretté Philippe Muray. Ils ont répondu à l’appel de la fête de la musique par milliers comme chaque année depuis son instigation par Jack Lang en 1982. Plan Vigipirate oblige, des milliers de forces de l’ordre, déjà bien sollicitées, ont été mobilisées pour permettre aux modernes de faire la fête sur commande. À Nancy, le maire a décidé de gâcher la partie en mettant en place un couvre feu à 23 h, pour éviter les débordements de l’an passé. Ce méchant maire a gravement contrevenu au mot d’ordre de Fleur Pellerin, qui en digne successeur de Jack Lang a souhaité, je cite : « Faire de nos rues de nos villages et de nos quartiers le lieu d’une citoyenneté partagée ». Fin de cette citation festive.

Pourtant, le 21 juin et l’entrée de l’été n’ont pas attendu les lumières mitterrandiennes pour être célébrés ?
Dans une tribune du Figaro, la romancière Solange Bied Charreton écrit, je cite :
« C’est vrai que sans la fête de la musique, instituée par l’État, on ne saurait pas très bien quoi faire pour le début de l’été. Ce n’est pas du tout comme si le 21 juin était le jour du solstice. Ce n’est pas du tout comme si le 24 juin, on fêtait la Saint Jean. Ce n’est pas du tout comme si, pendant les siècles d’obscurité prémitterrandienne, certains primates à visage humain avaient pratiqué un rite barbare (…) consistant à allumer un bûcher en signe de bénédiction des moissons ». Fin de citation. Après avoir détruit notre culture, faudrait il remercier la République pour nous fournir un ersatz de civilisation ?

fete_de_la_musique_2014

La fête de la musique 2014 sur le parvis de l’Institut du Monde Arabe

Par curiosité, savez vous comment notre président a passé sa soirée ?
François Hollande a décidé d’aller danser sur le pont du Titanic en répondant à l’invitation de l’iceberg. Je m’explique. Sifflé la semaine dernière par le pays réel aux 24 h du Mans, il a décidé de se ressourcer à l’Institut du monde arabe présidé par Jack Lang, après un passage par le ministère de l’inculture. Au programme : performances du DJ Nadbil et de la chanteuse tunisienne Leïla. La boucle est bouclée, et on sait, quel camp les socialistes ont choisi.

Crédit photo : Clement RG via Flickr (CC) = MISTEUR VALAIRE. Fête de la Musique Paris 2013
Jean-Pierre Dalbéra via Flickr (CC) = La fête de la musique 2014 sur le parvis de l’Institut du Monde Arabe (Paris)

Il y a Fête de la musique et Fête de la musique

Il y a Fête de la musique et Fête de la musique

24/06/2013 – 16h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors que de violents incidents ont marqué la Fête de la musique à Nantes vendredi dernier, le festival de musique métal Hellfest, qui se tenait ce week-end à quelques kilomètres de là dans la cité médiévale bretonne de Clisson s’est déroulé, comme chaque année, dans une excellente ambiance et sans le moindre incident.

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