Danger : la technique n’est pas neutre – Par Diane Prullée-Rousseau

Danger : la technique n’est pas neutre - Par Diane Prullée-Rousseau

Technique : s’il y a bien un élément qui caractérise notre monde moderne, c’est la T.E.C.H.N.I.Q.U.E. Elle est partout. Si on la remercie quand elle permet de nous soigner, ou si grâce à elle, je peux me passer de faire la vaisselle, on a aussi toutes les raisons du monde de la craindre ou au moins de s’en méfier.

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Soldes non versées : des femmes de militaires français se révoltent

Soldes non versées : des femmes de militaires français se révoltent

29/10/2012 — 10h00
PARIS (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) —
Le nom de leur page Facebook a un côté un peu nostalgique, mais leur situation est très difficile.

Réunies au sein d’“Un paquet de Gauloises”, le nom de cette page, des femmes de militaires français qui sont en opération extérieure ont décidé de passer outre la Grande Muette et d’informer les Français sur le fait que depuis plusieurs mois l’Etat ne verse plus les soldes de ces soldats.

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De Bruxelles à Strasbourg : comment les médias s’efforcent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes

De Bruxelles à Strasbourg : comment les médias s'efforcent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes

Les méchants sexistes bruxellois Les médias ont révélé qu’à Bruxelles la police pourrait désormais dresser des amendes aux « Bruxellois » qui se livreraient à des injures dans la rue, sans passer par le parquet. Et tout le monde de se réjouir que « toute forme d’insulte sexiste, homophobe ou raciste ou autre est dorénavant réprimée par une amende de 75 à 250 euros » (Le Figaro.fr du 5/9/2012). On va enfin faire reculer le sexisme en Belgique ! On nous dit aussi que la décision résulterait d’un documentaire « Femmes de la rue » dans lequel avaient été filmées en caméra cachée les injures dont la réalisatrice, Sofie Peeters, avait été victime « dans les rues d’un quartier populaire ».

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Avorter favorise la mort prématurée de la mère

Avorter favorise la mort prématurée de la mère

14/09/2012 – 12h00
COPENHAGUE (NOVOpress) –
  Une récente étude révèle qu’un avortement volontaire augmente de 45 % le risque de décès d’une femme pendant la période de 25 ans analysée. Si la femme a avorté deux fois, le chiffre bondit à 114 %, puis à 191 % pour trois IVG. Le panel étudié rassemblait plusieurs centaines de milliers de femmes danoises en âge de procréer suivies pendant 25 ans. Une fausse couche ou une grossesse extra-utérine augmente aussi le risque de mortalité de 44 %, jusqu’à 150 % pour trois cas.

Par ailleurs, les femmes n’ayant jamais été enceintes ont, elles, le taux de mortalité le plus élevé (six fois supérieur aux femmes ayant donné la vie). En revanche, les femmes ayant réussi leurs accouchements sont les moins susceptibles de décéder au cours des 25 années étudiées.

Crédit photo : Raquel Baranow via Flickr (cc)

Venise : « Je ne prends pas d’ordres d’une femme ». Le porteur musulman exige un chef masculin

Venise : « Je ne prends pas d’ordres d’une femme ». Le porteur musulman exige un chef masculin

24/07/2012 — 18h30
VENISE (NOVOpress) — C’est arrivé à l’hôtel Danieli (photo), célèbre palace de Venise sur le quai des Schiavoni, dans l’ancien palais Dandolo, qui se vante d’avoir reçu les plus grands noms de la culture européenne, de Goethe à Wagner, en passant par George Sand et Alfred de Musset – « les amants de Venise » –, Balzac ou Dickens. Pour un porteur musulman, d’origine égyptienne, dont le chef direct était une femme, « recevoir des ordres d’une femme était une honte insupportable ». La direction de l’hôtel l’ayant d’abord invité à accepter les usages italiens, le porteur a donné sa démission.

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Cancer du sein : le travail de nuit, facteur aggravant de risque

Cancer du sein: le travail de nuit, facteur de risque aggravant ?

24/06/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le travail de nuit des femmes semble avoir une incidence sur la probabilité de développer un cancer du sein. C’est en tout cas ce que semblent démontrer les résultats d’une toute nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Inserm (Unité Inserm 1018 centre de recherche en épidémiologie et santé des populations).

Etonnante et inquiétante, l’étude publiée dans l’International Journal of Cancer, réalisée en France et baptisée CECILE, a comparé le parcours professionnel de 1200 femmes ayant développé un cancer du sein entre 2005 et 2008 à celui de 1.300 autres femmes.

« On a observé que les femmes qui avaient travaillé de nuit dans leur vie avaient un risque augmenté de 30% de cancer du sein par rapport à celles qui n’avaient jamais travaillé de nuit. Ceci en tenant compte de tous les «facteurs de confusion» possibles (c’est à dire de la consommation d’alcool, de l’âge des premières règles, du nombre d’enfants, etc.). Par ailleurs, c’était inattendu, mais on observe que moins le nombre de nuits travaillées par semaine est important et plus le risque est accru. En fait, on peut considérer qu’il y a une perturbation plus importante du rythme biologique, car elles passent plus souvent d’un rythme de jour à un rythme de nuit », ont notamment expliqué les chercheurs de l’Inserm.

Un résultat qui confirme de précédentes études qui démontraient que le rythme circadien (contrôlant l’alternance veille-sommeil) régulait de très nombreuses fonctions biologiques et était altéré chez les personnes travaillant la nuit où avec des horaires décalés.

On se souvient que c’est sur pression des institutions européennes que, au nom de « l’égalité professionnelle Hommes/femmes », a été réintroduit en 2000 le travail de nuit des femmes en France, alors qu’il était jusque là interdit par le Code du travail.

Crédit photo : Jessie Romaneix via Flickr (CC)

Miss Italia organise un concours Miss immigrée

Miss Italia organise un concours Miss immigrée

26/05/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
Les Mirigliani sont l’équivalent italien de la famille « de Fontenay ». En 2010, Patrizia Mirigliani a succédé à son père, âgé de 93 ans, à l’organisation des concours Miss Italia et Miss Italia nel Mondo, pour les jeunes filles d’origine italienne à travers le monde.

La dame vient d’annoncer que Miss Italia nel Mondo serait remplacé en 2012 par un concours destiné aux jeunes filles immigrées en Italie. Conditions pour participer : être âgée de 18 à 26 ans et résider en Italie depuis au moins un an. Elles seraient 314.000 à répondre à ces deux critères.

Comme l’explique Patrizia Mirigliani, en pure novlangue, « face à un phénomène planétaire sans précédent dans l’histoire comme celui des migrations de nouvelle génération (les migrants sont 214 millions dans le monde entier), le moment est arrivé de rendre hommage à ces citoyens [sic], qui exercent un rôle significatif pour pallier les carences structurelles au niveau démographique et occupationnel ». Comprenez : qui font les enfants que les Italiens ne font plus, et qui fournissent à certains patrons une main d’œuvre sous-payée. « Les migrations, conclut pompeusement la dame des Miss, constituent un saut de civilisation qui nous a transportés dans un univers sans frontières et sans distances ».

Si l’objectif était de plaire au lobby immigrationniste, et pas seulement de se faire un coup de pub, c’est plutôt raté. Le site Stranieri in Italia se plaint que « le concours principal reste fermé aux filles de l’immigration, des jeunes filles qui ont grandi en Italie, qui y sont même souvent nées, et qui ont pourtant encore un passeport étranger, parce que la loi [italienne] sur la citoyenneté continue à ignorer les secondes générations».

Plutôt qu’un concours Miss immigrée, les immigrationnistes veulent « faire concourir ensemble les anciennes et nouvelles Italiennes » – par quoi ils n’entendent manifestement pas les jeunes et les vieilles. Ce serait « le moyen de rappeler que, aujourd’hui, la beauté de l’Italie a aussi les yeux en amande ou la peau sombre ».

Maison des femmes : Le contribuable doit-il financer de telles associations ?

Maison des femmes : Le contribuable doit-il financer de telles associations ?

04/05/2012 – 17h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Le dernier numéro de « Bordeaux magazine », qui se décrit comme « le magazine d’information de la Mairie de Bordeaux », fait la promotion d’une curieuse association : « la maison des femmes ». Officiellement, cette organisation créée en 2001, se veut « un lieu d’accueil et d’écoute autour des problématiques concernant les femmes, et un espace culturel dynamisé par des ateliers, des débats, des expositions dans le but de valoriser le travail des femmes tout au long de l’année ».

Pour Audrey Laroche (photo), en charge de la communication pour « la maison des femmes », « notre volonté est de pouvoir apporter aux femmes toutes les réponses nécessaires à leur épanouissement personnel ».

Pourtant, c’est bien cette même association, dont de nombreux sites d’extrême-gauche locaux font la promotion, qui organise le 15 mai prochain à Bordeaux, avec l’appui du CNRS (!), « les rencontres de l’atelier genre ». Au programme, plusieurs tables rondes telles que « Quelle place pour les lesbiennes dans la ville ? », «Trans et Queer dans la ville ». On y retrouvera bien entendu le socialiste Matthieu Rouveyre, mais également Fabienne Brugère (celle qui avait remis les insignes de docteur Honoris Causa à la très polémique Judith Butler).

Fonctionnant sur le dos du contribuable, cette association est financée par la mairie UMP de Bordeaux (!), mais aussi par le conseil régional (40 000€) et par le conseil général (36 500€). Comme le reconnaissait Audrey Laroche en 2010 « 70 à 80 % de nos financements sont publics. Le soutien des collectivités est essentiel ».

Sans doute essentiel à la survie d’une telle association, le soutien public l’est-il autant à l’intérêt général ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

En cette période de rentrée des classes mesdames, mesdemoiselles, (si vous ne voulez pas mourir d’une syncope foudroyante) le petit conseil de Belle et Rebelle : fuyez !!!

Fuyez les grandes surfaces où la guerre du protège-cahier vert et du rapporteur est lancée. Les queues commencent à mi-rayon. L’ambiance fait penser à un pogo dans un mauvais concert de death métal. Les heureux bénéficiaires de l’allocation rentrée sont amassés comme des furieux, on en arriverait à demander de la diversité : pas grand chose, juste deux ou trois familles françaises de souche…

Préférez les intérieurs cosys des petites papèteries ou librairies. En plus de lutter contre la société de consommation et les grands trusts, vous pourrez en toute simplicité survivre à des courses. De toute façon,vous y consommerez toujours moins que dans l’un des temples de la consommation et ça vous coutera moins cher.

Fuyez les centres commerciaux où le moindre « j’étais avant vous » vous met dans un état de crispation sans précédent. Tout y est hors de prix, des crêpes aux toilettes.

Préférez les friperies et commerçants de votre quartier, chez qui vous trouverez des petits trésors cachés.

Fuyez les écoles publiques ! Il est douloureux ce constat et pourtant… L’Éducation nationale nous renvoie tel un miroir le reflet de plus de 30 ans de politique désastreuse sur tous les plans : celui de la morale, de l’institution, de l’instruction, de l’éducation, de la culture et de l’immigration !

Je sais pertinemment que la plupart d’entre nous n’ont pas les moyens de faire autrement, mais réunissez vos forces entre familles et bâtissez. Bâtissez des écoles libres pour nos enfants, à la maison ou ailleurs.

Fuyez la salle de sport pleine à craquer de gens pleins de nouvelles bonnes résolutions de rentrée.

Préférez attendre un petit mois vous verrez elle sera vidée de moitié (tout comme les bancs de la fac d’ailleurs), ou alors optez pour le sport en plein air.

C’était Belle et Rebelle pour une rentrée nickel !

Diane Fischer

[box class=”info”] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle, “Les conseils de la Rédaction”. [/box]

Bertrand Cantat à Nantes : entretien avec Michèle Frangeul, féministe [audio]

Bertrand Cantat à Nantes : entretien avec Michèle Frangueul, féministe [audio]

16/09/2011 – 08h30
NANTES (NOVOpress) – Nous vous en parlions récemment sur Novopress : Bertrand Cantat sera à Nantes, où il jouera dans la trilogie Des Femmes, qui rassemble trois pièces de Sophocle (affiche ci-dessus).

Ces pièces antiques traitent notamment de la condition féminine et de la violence envers les femmes. Étonnante apparition pour un personnage qui a été condamné (et qui a purgé sa peine) pour avoir justement tabassé sa compagne jusqu’à la mort.

L’espace Simone de Beauvoir, qui regroupe une cinquantaine d’associations féministes sur Nantes, est monté au créneau afin de dénoncer l’utilisation de ces pièces pour “réhabiliter un homme qui a tué sa compagne”

Michèle Frangeul, président de ce haut lieu du féminisme nantais, a accepté de nous expliquer la raison de la colère de l’association. Nous l’avons également interrogé sur l’état de la condition féminine à l’heure actuelle, sur les menaces qui pèsent sur les femmes et sur la façon dont s’organisent les associations féministes aujourd’hui.

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Nantes : Bertrand Cantat à l’affiche d’un spectacle sur les violences faites aux femmes

14/09/2011 – 17h30
NANTES (NOVOpress Breizh) –
« Le cycle des femmes : 3 histoires de Sophocle », le spectacle de Wadji Mouawad, va être joué au Grand T – la scène du conseil général de Loire-Atlantique – à Nantes du 17 au 25 septembre. Avec à l’affiche Bertrand Cantat, l’ex-chanteur du groupe Noir Désir. Une présence jugée pour le moins inopportune dans un spectacle qui prétend dénoncer la violence faite aux femmes.

Écrivain québécois d’origine libanaise, Wadji Mouawad  a créé ce spectacle au Canada en avril dernier, faisant appel à Bertrand Cantat et Pascal Humbert pour la composition musicale. Il avait également demandé à Bertrand Cantat de tenir un rôle dans le chœur. Une vive polémique s’était développée à cette occasion, reprise en France en juillet lors du festival d’Avignon, Jean-Louis Trintignant annonçant qu’il refuserait de venir jouer au festival si le meurtrier de sa fille s’y trouvait. Ce dernier avait finalement renoncé à sa participation.

Programmation du Grand T
Programmation du Grand T

Cette affaire n’a manifestement pas découragé la directrice du Grand T, ni les élus socialistes et verts du Conseil général. Il est vrai que le frère de Bertrand Cantat, Xavier, est un membre reconnu d’EELV. Mettre en scène Cantat dans un spectacle basé sur trois pièces de Sophocle, trois histoires dans lesquelles la femme conteste la violence des hommes (Antigone, Électre et Les Trachiniennes), il fallait oser. Certains diront qu’il trouve là un rôle sur mesure, qui lui va, si l’on ose dire, comme un gant.

Le spectacle, avec un humour (?) que les féministes apprécieront, est en outre illustré par une affiche (ci-contre) qui représente des femmes défigurées – comme le sont celles qui ont reçu des coups. Choquer à tout prix : tel semble être la volonté de Madame Blondeau qui a pris cette année ses fonctions à la tête du Grant T. Un petit scandale, une bonne polémique, rien de tel pour faire parler de soi. À tout prix. Même à celui de la mémoire de Marie Trintignant.

Célèbre, du temps de Noir Désir, pour ses prises de position en faveur de l’immigration, Bertrand Cantat aura trouvé les limites de son engagement en faveur des droits de l’Homme un soir de juillet 2003, à Vilnius, sur les bords de la Baltique. « Il ne faut pas déshonorer la loi qu’imposent les dieux ». Cette leçon de l’Antigone de Sophocle, Catherine Blondeau, directrice du Grand T, agrégée de lettres modernes et docteur en littérature, serait bien inspirée de la méditer.

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

08/09/2011 – 14h30
OSLO (NOVOpress) – Après les attentats terroristes commis en Norvège cet été par un marginal néoconservateur, la gauche nordique s’est mobilisée comme un seul homme pour assurer que les motivations d’Anders Behring Breivik ne reposaient que sur des fantasmes et que l’intégration des musulmans au pays des fjords se faisait sans heurts ni problèmes majeurs.

Cette ligne de défense de l’establishment xénophile a heurté de plein fouet un puissant lobby, celui des féministes. Très marquées à gauche, les idéologues de la condition féminine dans ces pays sont confrontées à une situation de crise à laquelle elles ne savent pas comment répondre.

Pour synthétiser, une grande majorité des viols commis dans les grandes agglomérations des pays nordiques, principalement en Norvège et en Suède, seraient commis par des étrangers d’origine extra-européenne et de culture musulmane.

À titre d’exemple, à Oslo, les statistiques de la police révèlent que 100 % des agressions sexuelles et des viols sont commis par des immigrés non européens et que 9 victimes sur 10 sont des femmes norvégiennes.

La situation est telle qu’il a été indiqué que nombre de jeunes femmes blondes se teignent les cheveux en brun. Dans certains quartiers, les femmes européennes ne se déplacent qu’en groupe.

Les féministes de gauche ne savent comment faire face à cette situation qui fait exploser leurs grilles d’analyse politique. Comment défendre des femmes norvégiennes sans mettre en cause l’immigration de peuplement dont font l’objet les pays nordiques ? Comment défendre les femmes norvégiennes sans dénoncer le consensus xénophile des classes possédantes et dirigeantes ?

En attendant que les féministes aient enfin le courage de protéger leurs concitoyennes et que les politiques admettent que leur idéologie multiculturaliste est la recette d’un désastre annoncé, les femmes norvégiennes vont continuer à payer le prix d’une idéologie devenue folle.

Crédit photo : Nicola Romagna via Flickr. Licence CC.

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

[box class=”info”]Interview reproduite avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute.[/box]

« Belle et Rebelle », c’est le webzine qui monte en prônant un féminisme identitaire pour les femmes normales. C’est pêchu, insolent et drôle. Ça marche tellement que même les hommes en sont fans ! Rencontre avec sa directrice, Louise Demory.

[question]Minute : À quoi sert Belle et rebelle (B&R) ?[/question]

[answer]Louise Demory : Pour vous donner une image, B&R vous sert à choisir le bon vernis pour partir en manif’ ! C’est un subtil mélange de futilités toutes féminines et de sérieux, face à la dégradation de notre société. Et c’est avant tout une alternative, car le site a été crée par des filles et pour des filles qui ne se retrouvaient pas dans la presse féminine mais voulaient en – tendre d’autres sons de cloche que ceux fournis à travers les lignes éditoriales étriquées et identiques de titres pourtant surabondants. Nous pensons que le féminisme « de maman » et d’Elisabeth Badinter est totalement largué par les nouveaux enjeux. Les féministes de papier glacé ont une guerre de retard et s’aveuglent à bon compte sur ce qui pose vraiment problèmes aux femmes actuelles.[/answer]

[question]C’est-à-dire ?[/question]

[answer]C’est-à-dire que la prise en compte des nouveaux enjeux les obligerait à s’attaquer à des problèmes qui feraient imploser leur logiciel politique configuré sur la vieille opposition droite-gauche. Elles vivent dans un monde où le mondialisme a encore une connotation positive, alors que depuis dix ans, les classes moyennes et les plus pauvres en subissent les effets pervers – dans leur caddie comme dans leur quartier. Cela les forcerait à dénoncer, pêle-mêle, l’ultralibéralisme économique qui appauvrit les familles ; l’ultralibertarisme moral qui, sous couvert de modernité, bousille la vie des couples ; mais aussi l’islam et l’immigration de masse qui tentent de nous imposer, à travers le communautarisme, des modes de vie qui ne sont pas les nôtres. Et qui risquent de changer, c’est le moins que l’on puisse dire, la vision de la femme européenne traditionnelle ![/answer]

[question]Quel est votre public ?[/question]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »[answer]Ce sont toutes celles qui refusent d’ingurgiter la soupe actuelle. Celles qui pensent que la rappeuse Diam’s ne les représente pas ; celles qui ont sauté les quarante pages du dossier « minceur/ horoscope » dans le dernier « Elle » ou « Grazia » ; celles qui refusent que Clémentine Autain parle en leur nom ; celles qui ne veulent pas être converties aux idéaux féministes – dont on peut juger le bilan aujourd’hui – et encore moins aux religions venant d’ailleurs.[/answer]

[question]Quels sujets abordez-vous ?[/question]

[answer]Tous ceux qui peuvent intéresser les femmes « normales ». B&R, c’est d’abord un angle que l’on ne retrouve pas ailleurs, le porte-voix de ces femmes que l’on croit inexistantes parce qu’on ne les entend pas. On pourra s’y inquiéter de la montée de l’islam en France, y lire qu’une femme au foyer n’est pas la dernière des gourdes ou visionner des entretiens de femmes « rebelles » à leur époque : l’éventail est large, de la féministe laïque Christine Tasin à Fanny et Mathilde, les jeunes femmes qui ont fait le tour d’Europe à pied, en passant, bientôt, par Frigide Barjot, la plus dingue de toutes les catholiques traditionnelles… On parle de sexe aussi, mais de manière marrante et pas comme dans les médias habituels. Nous essayons de véhiculer une philosophie plus positive, moins mortifère que dans le reste de la presse dite « féminine ».[/answer]

[question]Que reprochez-vous à cette presse féminine ?[/question]

[answer]Cela tient en deux mots, justement : « presse » ET « féminine »… C’est la double peine ! Et lorsqu’ils disent féminine, comprenez féministes. La presse en France est moins crédible que le journalisme à Pyongyang !

Plus précisément, je lui reproche un conformisme malhonnête, teinté d’un consumérisme malsain ; je lui reproche d’être prisonnière du prêt-à penser généralisé en France aujourd’hui. Et je lui reproche surtout de répandre l’ennui à grande échelle. Après 30 ans de féminisme, on peut espérer meilleure condition pour les femmes que l’esclavage salarié, le look de Beauvoir et l’hystérie d’Isabelle Alonso.[/answer]

[question]Pensez-vous qu’il puisse exister une presse féminine à la fois commerciale et non conformiste ?[/question]

[answer]Je le pense, je le souhaite et je le fais ! On peut lire, sur B&R, des choses que l’on ne lit nulle part ail leurs. Et évidemment, ni pub, ni culpabilisation ! Notre magazine Internet est totalement gratuit : on ne va pas vous proposer d’acheter des crèmes de beauté à 900 euros simplement parce qu’un annonceur publicitaire nous paie pour cela.[/answer]

[question]Plus largement, que faire pour les femmes soucieuses de lire une presse les concernant tout en y trouvant une valeur morale, intellectuelle – voire politique – ajoutée ?[/question]

[answer]Ne plus se taire et agir. Internet montre qu’il existe un nombre considérable de femmes qui ne se retrouvent plus dans ce à quoi on veut les forcer à s’intéresser. Il faut exprimer son mécontentement de manière massive : les journaux les moins stupides comprendront qu’ils ne pourront faire l’impasse sur ce lectorat et en tireront une logique commerciale naturelle : ils leur donneront ce qu’elles veulent – ou à peu près… Pour le reste, Internet permet de grandes choses : un simple blog, quelques vidéos amateurs, un site, quelques réseaux sociaux. Toute rebelle peut et doit participer. Et surtout, arrêter de consommer la presse dite « grand public » qui, à proprement parler, « corrompt la jeunesse » – et aussi la vieillesse, si je puis me permettre ![/answer]

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 31 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

[Tribune libre ] Comment j’ai survécu aux soldes

Comment j’ai survécu aux soldes

[box] Mathilde ne veut pas passer pour une ringarde dans une société du paraître, alors elle tente de s’adonner à ce sport national qu’est le chopine… à ses risques et périls. [/box]

Ça y est, on y est presque ! L’excitation, la fébrilité et l’impatience commencent à gagner les allées du centre commercial jouxtant mon lieu de travail. Le moment tant attendu n’a jamais été aussi proche : la période des soldes va enfin commencer. Jean-Pierre Pernault nous a mitonné ce midi un petit reportage à l’usage de la ménagère de moins de 50 ans sur tous les trucs et astuces de la consommatrice avisée en période de soldes. Bénie soit cette période magique qui, deux fois par an, rappelle à la femme moderne que le bonheur se trouve irrévocablement dans la consommation.

Moment clés dans la vie d’une femme d’aujourd’hui, ces deux semaines sont capitales, que dis-je PRI-MOR-DI-ALES, instants délicieux augurant d’une saison résolument placée sous le signe de la beauté, de la mode, de l’élégance et du bon goût. Car oui, faire les soldes pour la femme moderne est devenu un impératif social presque aussi important que les sorties entre amis. Il suffit pour s’en convaincre de consulter la une des magazines féminins avec leur cohorte de slogans incantatoires, impérieux, impératifs et pressants (comme si il était question de vie ou de mort) : « Les its de la saison à s’offrir de toute urgence », « Les must-have à shopper absolument », « Les 8 accessoires indispensables », « 50 pages de totale fashion », « Les pièces phares de cet hiver », « Les soldes à shopper », « Les tendances du printemps à adopter », « Les nouvelles tendances que vous allez aimer ».

Avec les compliments de la presse féminine

Présenté dans la presse féminine et dans leur légion d’articles psychologisants comme intrinsèquement lié à la féminité et donc par extension passage préalable et indispensable à toute rencontre amoureuse, le shopping, et donc les soldes qui en sont la quintessence, serait par association d’idée une promesse de bonheurs à deux.

Une lapalissade intellectuelle me permet de considérer que 1) La femme moderne, active et urbaine aime et s’adonne avec délice et gourmandise à la pratique des soldes de façon sérieuse et consciencieuse 2) Je suis une femme moderne, active et urbaine 3) Je me dois donc de m’adonner avec ferveur à ces deux semaines de débauche financière et d’orgies textiles.

A force de me répéter mentalement, comme un mantra, « Bientôt les soldes », « Tu DOIS aller faire les soldes », « IL FAUT renouveler ta garde-robe », « TU MÉRITES toi aussi de connaître le bonheur des soldes, tu y a DROIT comme n’importe quelle femme » je finis par m’auto-persuader et par y croire vraiment.

Jour J -2

Bien décidée à procéder avec sérieux et méthode, je décide de trier ma garde-robe existante, bien remplie au demeurant, afin de pouvoir accueillir dignement mes futurs nouveaux habits. Je constate que je possède déjà les basiques, c’est-à-dire les vêtements indispensable à tout dressing digne de ce nom et dont il est hors de question de se défaire : le pantalon jean, le pantalon tailleur, la jupe longue, la jupe courte, le chemisier, le gilet, le petit pull bien ajusté et la petite robe. Je les possède tous en noir, mais également en gris, vert et bleu, ce qui commence à faire pas mal de basiques. Il y a aussi tous ces nombreux vêtements délaissés, achetés un peu impulsivement et quasiment jamais portés dont je ne parvient pas à me séparer, on ne sait jamais, ils peuvent toujours servir. Tiens, je ne me souvenais même pas avoir acheté ce veston en toile cirée ! Oh ! et puis ce joli sac bandoulière en toile de jute offert par ma sœur que je n’ai jamais utilisé à cause d’un liseré brodé que je trouve un peu too much. Hors de question de m’en débarrasser, ce sac a une valeur sentimentale !

Au final le tri de la penderie n’aura servi à rien puisque je ne souhaite me séparer d’aucun de mes vêtements. Je prends surtout conscience qu’en réalité, je mets quasiment toujours les mêmes choses, 4 ou 5 vêtements fétiches que je porte et reporte très régulièrement. Peu importe, les soldes du lendemain seront faits pour changer la donne !

Je m’endors un sourire aux lèvres et la tête pleine de froufrous, d’accessoires, de tissus drapés, smockés, gansés, lamés, de « must have oniriques à shopper absolument » et la bienheureuse certitude que la journée du lendemain sera placée sous le signe du glamour et de la féminité.

Le jour fatidique est arrivé. Je pars à l’assaut des boutiques. Face à la première vitrine rutilante, je constate avec joie que les magazines n’avaient pas menti ! Effectivement tous les « its » de la saison sont là ! J’ai sous les yeux la traduction réelle et matérielle des titres accrocheurs des suppléments mode : « Rayures forever», « Ethic chic», « Couleurs pop et flashy pour un printemps lumineux», « L’asymétrique c’est tendance». Bref, il y a là de quoi se concocter un style trendy et dans le vent.

Must have, it truc, do/don’t ou le langage total

Sauf qu’une fois dans le premier magasin je m’emmêle un peu les pinceaux entre les must have passés, présents et futurs, ce qui est soldé et les nouvelles collections qui ne le sont pas.

Résumons afin d’y voir un peu plus clair : il y a donc « les must-have printemps-été à shopper absolument » qui font partie de la nouvelle collection et qui ne sont donc pas soldés et les « must have » de l’hiver qui sont soldés, mais qu’il fallait se procurer avant l’hiver afin de pouvoir les porter pendant l’hiver et dont l’achat n’a plus grand intérêt dès lors que le printemps montre ses prémisses, que les températures remontent et que les vêtement raccourcissent. En fait, la logique même des soldes me laisse quelque peu dubitative. Acheter un vêtement chaud alors même que le printemps va arriver, il y a quelque chose qui m’échappe !

Niveau prix, les -70% placardés sur les vitrines ont de quoi appâter le chaland. Mais en voyant l’extrême fantaisie de certains modèles confinant au mauvais goût, je comprends vite pourquoi les gérants de boutiques cherchent à s’en débarrasser à tout prix. La qualité médiocre de certaines enseignes de prêt-à-porter permet également de comprendre pourquoi les prix sont cassés : il n’est en effet pas difficile de vendre 3 euros un tee-shirt fabriqué Dieu seul sait où, fin comme du papier à cigarette et dont les finitions sont bâclées.

Niveau marketing, l’astuce classique des commerçants n’aura échappé à personne : la disposition des échoppes fait que la cliente vient pour les soldes mais achète également les nouvelles collections, plus chères, celles-ci étant avantageusement disposées dans les rayons, de façon à attirer le regard et susciter le désir.

Sur les portants, des modèles inspiration années 70, des formes géométriques, de l’asymétrique, des couleurs moutarde, des chemises bucheron, du liberty, des rayurres et du zèbre en veux-tu en voilà, des couleurs pop et acidulées et des imprimés à texte peu compatibles avec le monde de l’entreprise et mon environnement professionnel.

Je vous passe les détails relatifs aux foires d’empoigne entre des fashions victimes fanatisées se battant comme des charognards sur le dernier pull turquoise/bleu lagon taille S à 5 euro, l’interminable queue aux cabines d’essayages et aux caisses et la difficulté qu’il y a à circuler entre les rayons. Je ne m’étendrais pas davantage sur les risques que fait courir le shopping sur la santé des modeuses entre le froid hivernal du dehors, la chaleur étouffante des magasins et même parfois la clim mal réglée il y a de quoi attraper en prime une rhino-pharyngite qui elle, n’est ni en option, ni même en soldes !

Autre boutique, mais toujours la même musique électro-house assourdissante. Cette enseigne est de bien meilleure facture, les prix y sont d’ailleurs plus élevés. Les vêtements, taillés dans des textiles dignes de ce nom y sont de meilleure qualité, il y a de vraies matières, un vrai style, qu’on aime ou pas. Ou pas me concernant, d’autant plus que je retrouve sur les portiques le même mot d’ordre désespérant : format xxl, rayures, liberty bohème, imprimés géométriques, formes asymétriques, couleur moutarde et zèbre à tous les étages…

Je passe devant la vitrine de la marque Morgan, plutôt jolie et élégante mais je ne tiens pas à donner mon argent à une entreprise commercialisant des vêtements en fourrures de lapin et de renard.

Autre magasin, je repère un pantalon qui me plaît bien, en plus il est soldé ! Manque de chance ils ne l’ont plus qu’en taille 36 ou 44. Et oui, pendant les soldes, première arrivée, première servie !

Sortie du quatrième magasin. Au total, il y a sur tous ces portants de quoi créer une armée de clones habillée de frusques moutardes, asymétriques, xxl et géométriquement zébrées.

Je renonce, fin de la virée shopping.

D’une chimère l’autre

Je suis un peu déçue, moi qui m’imaginais rentrer à la tombée de la nuit le porte-monnaie vide mais les bras pleins de paquets et de sacs bigarrés, je n’ai rien trouvé qui me plaise vraiment et m’apprête à rentrer les mains vides. J’essaye de me remémorer mes derniers achats de vêtements, c’était il n’y a pas si longtemps et je me rends compte que j’achète principalement dans deux cas de figure, par nécessité ou par coup de cœur et mes achats ne sont généralement pas déterminés par les « must have à shopper absolument» ou par « les its de la saison ». Non. C’est juste un vêtement qui me met en valeur, moi, personnellement, celui qui correspond à mes goûts et non à ceux dans l’air du temps, celui dans lequel moi je me sens belle et féminine, celui qui sublime mes avantages et gommes mes défauts, qui est adapté à ma morphologie et non à celle du mannequin taille 34 sur la couverture des magazines.

D’ailleurs, ces couvertures sur papier glacé sont l’archétype par excellence de l’obsolescence programmée qui a investi nos modes de vie, le reflet de ces diktats-mode de la saison aussi éphémères qu’une giboulée de mars et qui seront de toute façon has been et démodés l’année prochaine.

A bien y réfléchir, je crois que finalement il n’y a pas de quoi se sentit déçue ou même frustrée, je me rends compte que je n’ai en fait besoin de rien. Faire les soldes pour faire les soldes, juste pour faire comme tout le mode n’a pas de sens et si les soldes permettent effectivement de faire de bonnes affaires lorsque l’on a un besoin précis et déterminé à l’avance, ils permettent aussi et surtout d’acheter des choses qu’on a déjà ou qu’on ne portera pas.

Enfin, le concept même de « faire les soldes » me semble un poncif assez peu flatteur pour les femmes en général puisque la réduction simpliste selon laquelle faire les soldes serait une activité féminine par excellence et par essence me semble fallacieuse à deux titres. En premier lieu, elle accrédite l’idée selon laquelle une femme serait par nature obligatoirement légère, frivole, et dépensière, alors même qu’en réalité, dans un couple, c’est souvent Madame qui a en charge la gestion de l’argent du ménage et des achats courants. Ensuite, cette conception des choses est particulièrement outrageante puisqu’elle suppose que la femme qui s’habille à la mode est belle et donc implicitement que la femme ne serait belle que grâce aux parures sans cesse renouvelées, artifices superficiels, froufrous, rubans et autres colifichets.

Épuisée, je prend le chemin du retour. A deux pas de chez moi, je passe devant une petite mercerie dans laquelle j’achète pour 7 euros de rivets et de galons en soie. Je connais un sac bandoulière, cadeau de ma sœur en toile de jute, qui une fois customisé par mes soins va devenir un de mes « must-have » !

Mathilde

[box class=”info”] Source : le webzine féminin “Belle et Rebelle”. [/box]

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des frères tuent leurs sœurs, des pères tuent leurs filles – tout cela au nom de « l’honneur ». Qu’est-ce qui pousse des familles à commettre des actes d’une telle violence ? Quels en sont les auteurs, et de quels pays viennent-ils ? Une récente enquête réalisée pour le BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande) fournit des réponses – et adresse des reproches à la justice allemande.

Hambourg – En mars 2009, Gülsüm S., 20 ans, est assassinée par son père et son frère. Ces derniers assènent, à l’aide de bûches en bois, des coups d’une telle violence sur le visage de la jeune femme qu’elle peut à peine être identifiée. Car la jeune Kurde doit mourir. Parce qu’elle n’est plus vierge. Et parce qu’elle a fait avorter un enfant. Parce qu’elle a déshonoré sa famille – c’est en tout cas le point de vue de cette dernière. En 2005, c’est Hatun qui tombe, abattue de plusieurs balles dans la tête tirées avec une arme brandie par son frère. Qui sont les auteurs ? Pourquoi tuent-ils ? Comment la justice allemande traite-t-elle ces crimes ?

Spiegel Online  présente, en avant-première, une enquête sur le sujet reprenant 78 cas impliquant 109 victimes et 122 coupables, réalisée par l’institut Max Planck du droit étranger et international. On y trouve un luxe de détails qui dresse un état des lieux inédit sur le sujet des « crimes d’honneur » en Allemagne. La période couverte s’étend de 1996 à 2005.

Les 250 pages de l’étude décrivent, avec beaucoup de sobriété, des crimes d’une cruauté souvent bouleversante. Il y a l’histoire du jeune Turc âgé de 22 ans qui massacre sa sœur, de 2 ans sa cadette, de 46 coups de couteaux parce que celle-ci avait quitté son mari. Ou celle du Jordanien qui exécute sa fille mineure parce qu’elle avait voulu plaquer son petit ami. Les enquêteurs ont, pendant plusieurs mois, passé en revue les archives de la justice, épluché les articles publiés dans la presse, et ont pu avoir accès aux dossiers du BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande).

Un premier constat de l’étude balaye tout d’abord une idée fortement ancrée dans l’opinion : le nombre des crimes d’honneur en Allemagne n’affiche aucune progression. Il y a certes des variations d’une année sur l’autre. Mais on en reste sur le long terme à une moyenne oscillant entre sept et dix cas par an. C’est l’intérêt accru des médias qui a suscité cette impression de tendance à la hausse.

Une obsession de la soumission sexuelle féminine

Une question domine, selon les chefs enquêteurs Oberwittler et Kasselt, presque tous les crimes d’honneur passés en revue : le refus de soumission de la sexualité féminine au contrôle d’un ordre familial imprégné de patriarcat. Le choix du conjoint d’une femme est l’affaire de la famille. Si la femme refuse d’obtempérer, elle est sensée salir « l’honneur » de sa famille.

Les enquêteurs distinguent ici quatre cas de figures :

  • Fautes de comportement de la victime en relation avec une relation conjugale « légitime » : on trouve dans cette catégorie des choses telles que l’infidélité, les velléités de séparation ou les séparations effectives. Des motifs de ce type ressortaient dans 43 des cas analysés, citations multiples comprises.
  • Choix « illégitime » d’un compagnon par la victime : on trouve ici des relations ou des grossesses avant le mariage – tout comme le choix d’un compagnon « inconvenant ». 25 des 78 cas analysés relevaient de ce cas de motif.
  • Velléité d’indépendance de la part de la victime : on trouve ici un mode de vie trop « occidental », la rébellion voire la fuite hors de la tradition, de la famille ou du mariage. Ce motif de meurtre était cité 20 fois par leurs auteurs.
  • Autres cas : tous les motifs ne pouvant être classés dans les trois premières catégories. On y trouve le viol d’une femme, qui est vécu comme une honte par la famille (huit cas). Il y a de nombreux cas limites entre la « vengeance de sang » et le « meurtre du partenaire ».

Des auteurs d’âge mûr, venant de Turquie, chômeurs ou peu qualifiés

Plusieurs personnes sont impliquées dans de nombreux cas, généralement des membres de la famille. Comme pour Gülsüm S. Une autre surprise provient du nombre élevé de victimes masculines. 43,1 pour cent d’entre elles étaient en effet des hommes. Il s’agit essentiellement, selon l’enquêteur Oberwittler, de victimes « annexes » aux victimes féminines effectives. En clair : le ou les meurtriers visaient une femme et tuent en même temps son ami/conjoint/amant. Les victimes sont jeunes : 18 à 29 ans pour plus de la moitié d’entre elles. Sept pour cent étaient même des mineurs. Les auteurs sont par contre nettement plus âgés : 32 pour cent ont entre 40 et 49 ans, 13 pour cent plus de 50 ans. 76 des 122 assassins viennent de Turquie. Les pays arabes et les anciennes républiques yougoslaves ne viennent qu’après. Moins de dix pour cent des auteurs sont nés en Allemagne, et 7,6 % seulement possèdent un passeport allemand. Les crimes ne sont pratiquement jamais commis par des enfants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération. Oberwittler y voit un indice « que l’intégration en Allemagne fonctionne. Le problème des crimes d’honneur est sérieux, mais de portée limitée ». Un rapide examen de la situation professionnelle des auteurs donne un profil clair : plus d’un tiers d’entre eux étaient chômeurs. Les autres étaient des immigrés peu ou pas qualifiés, exerçant des activités manuelles. Issus des couches sociales les plus défavorisées.

Une justice laxiste, allant jusqu’à considérer les motifs d’honneur comme une circonstance atténuante

L’étude se montre très critique vis-à-vis des verdicts prononcée par les tribunaux allemands. Le Bundesgerichtshof (cours de cassation fédérale) considère que les crimes d’honneur sont en principe des crimes commis pour des bas motifs. En réalité, la qualification de bas motifs n’a été retenue que dans 28 des 87 condamnations prononcées en Allemagne.

La question du « crime d’honneur » n’a même pas été évoquée au tribunal dans quelques 40 pour cent des cas. Dans 15 des cas étudiées, les juges ont même considéré le motif d’honneur comme une circonstance atténuante. « Il s’agit au premier chef de cas dans lesquels l’environnement a exercé une forte pression sur des personnes individuelles. C’est souvent le cas notamment lorsqu’on a affaire à des auteurs jeunes qui n’habitent pas depuis longtemps en Allemagne », explique le criminologue Oberwittler.

Au cours de son enquête, l’équipe de recherche a procédé de façon strictement empirique. Oberwittler a bien conscience que les résultats sont susceptibles de provoquer une certaine indignation auprès de la population allemande. C’est pourquoi il souligne que « de tels actes sont quasi exclusivement commis par un petit groupe de gens issu d’un milieu très défavorisé et mal intégré. Le « crime d’honneur » n’est absolument pas typique de la communauté turque en Allemagne. »

[box class=”warning”]Crédit photo : ekmulakatnews / Ameneh Bahrami, défigurée et rendue aveugle par projection d’acide.[/box]

Société multiculturelle : l’enlèvement d’une mineure, un rituel tchétchène ?

Société multiculturelle : l’enlèvement d’une mineure, un rituel tchétchène ?

22/07/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Nouvelle illustration des merveilleux apports de le la « diversité », le « kidnapping » supposée d’une jeune fille mineure embarquée de force dans un véhicule dimanche à Privas (Ardèche) serait en réalité un « enlèvement traditionnel tchétchène avant un mariage ».

Alors que les forces de l’ordre étaient en alerte et qu’une enquête avait été ouverte, la famille de la « disparue » a expliqué qu’il s’agissait donc d’une “tradition tchétchène” selon laquelle la famille du futur mari enlève la fiancée avant le mariage.

Les faits s’étaient produits dimanche après-midi dans un quartier multiethnique de Privas.

Selon les témoignages de riverains, la jeune fille, âgée de 16 ou 17 ans et portant une jupe de couleur claire, sortait d’un jardin public en compagnie d’un individu qui aurait participé à son enlèvement, avec trois autres personnes circulant à bord d’une BMW.

Une étrange « tradition » que les policiers ont découverte avec stupéfaction et dont ils cherchent à vérifier l’authenticité, ainsi que l’acceptation volontaire de cette démarche « maritale » par la jeune mineure, avant de clore l’enquête.

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

13/07/11 – 14h30
PARIS (NOVOpress)
– Les campagnes médiatiques en faveur de nouvelles vaccinations sont-elles une avancée pour la santé publique ou simplement pour les finances des groupes pharmaceutiques ?
C’est la question que l’on peut se poser à la vue des récurrentes contestations médicales des bienfaits supposés de vaccinations toujours plus nombreuses.

Ainsi, un collectif de médecins praticiens, emmenés par le Dr Philippe de Charzournes, président de Med’Ocean, se sont déclarés fortement préoccupés par les campagnes de vaccination contre le « cancer du col de l’utérus ».

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé Xavier Bertrand, le collectif estime que ces campagnes sont basées sur une « peur injustifiée » et que l’efficacité de l’un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.

Pour ces médecins, la meilleure des préventions contre le cancer du col de l’utérus reste et restera le frottis.

« On assiste depuis 1980 à une baisse régulière du nombre de nouveaux cas et de la mortalité liée à cette affection. Le dépistage régulier par un frottis est la “seule et unique” cause de cette baisse », note notamment le collectif dans sa lettre ouverte.

Les médecins remettent également en cause l’efficacité du vaccin Gardasil, expliquant que les notifications Afssaps montrent qu’il faut impérativement enjoindre les médecins prescripteurs de procéder à un interrogatoire précis concernant les antécédents familiaux ou personnels de leurs patientes avant des vacciner.

Pour le collectif, non seulement l’efficacité du vaccin Gardasil est loin d’être démontrée, mais il suggère aussi de reconsidérer l’autorisation de mise sur le marché au niveau européen et de suspendre le remboursement en attendant de disposer de preuves solides de cette efficacité.