Nouveau premier féministre : quand la flagornerie dépasse les « bornes »

Élisabeth Borne

La réaction de l’idéologie médiatique à la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Premier ministre a été sans surprise. On a eu droit à une course au titre de champion du monde de la flagornerie, toutes cartes de presse confondues.

Victoire féministe ?

Enfin, après plus de 30 ans, une femme : on entendait que ça. Et comme on veut que ce soit bien une victoire féministe contre le patriarcat politicien, on parle de « Première ministre ». La soumission aux idées passe une fois de plus par la soumission à la sémantique. Édith Cresson sortie des oubliettes a fustigé la misogynie des politiques dont, bien sûr, elle a été victime. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais personne, bien sûr, n’a osé lui dire que son échec explique aussi son départ rapide et que, considérée comme une « fausse bonne idée », elle a participé par son exemple raté à cette si longue attente. Les féministes militants avec carte de presse n’ont pas fait en trente ans un formidable forcing dans le sens d’une féminisation de Matignon. Ils se rattrapent et en rajoutent pour être dans l’air du temps. On ne peut pas dire que Mme Borne ait été entravée dans sa carrière par son sexe. En 1987, elle rejoint le ministère de l’Équipement pour ensuite intégrer la direction régionale de l’équipement en Île-de-France deux ans plus tard. Dans les années 1990, elle tient différents postes de conseillère, d’abord pour le ministère de l’Éducation nationale, puis pour les transports en tant que conseillère technique. Au début des années 2000, elle occupe le poste de directrice de la stratégie pour la SNCF et, cinq ans plus tard, celui de directrice des concessions pour Eiffage. Directrice générale de l’urbanisme pour la mairie de Paris, puis préfet de la région Poitou-Charentes, elle passe un an au ministère de l’Écologie, en tant que directrice du cabinet de Ségolène Royal. Élisabeth Borne est nommée le 17 mai 2017, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ministre chargé des Transports, auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le 16 juillet 2019, elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, à la suite du départ de François de Rugy.

Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement de Jean Castex.

Au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, la recherche de symboles est lancée. Outre le choix d’une femme pour diriger le gouvernement, c’est l’ascension d’une fille de résistant juif, rescapé des camps de la mort, qui est aussi soulignée. Celle d’une enfant de la classe moyenne aussi, pupille de la Nation, qui a connu les difficultés financières et qui, grâce à la méritocratie républicaine, est sortie diplômée de Polytechnique. Beaucoup saluent la nomination à Matignon d’une femme issue « de la gauche » et attachée aux questions écologiques ; l’opposition de gauche comme de droite crie à l’imposture. Un choix par défaut : elle est déjà surnommée « plan B ». La méchanceté n’a pas de sexe. Elle va bénéficier d’un état de grâce médiatique mais pas politique.

Brutalité

Invité de RTL au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, Éric Zemmour « salue l’arrivée du nouveau Premier ministre » mais le président du parti Reconquête ! refuse de féminiser la fonction, car « c’est moche », selon lui. « À l’oreille, le français pour moi doit d’abord être beau. Donc, oui, c’est le Premier ministre. Je salue l’arrivée du nouveau Premier ministre », a-t-il affirmé. Alors que la gauche redoute une politique économique de droite impulsée par le nouveau chef du gouvernement, Éric Zemmour a pour sa part considéré qu’il était désormais « le seul opposant de droite à ce Premier ministre de gauche et à cette politique de gauche ». Une nouvelle pique à l’endroit de Marine Le Pen, qu’il accuse de « passer son temps à draguer la gauche ».

Cette dernière n’a pas été tendre pour une femme de gauche accusée de saccage social. Il faut dire que Marine n’a aucune précaution à prendre car, en tant que femme, elle n’a jamais été épargnée. Les médias n’ont pas hésité à allumer des bûchers pour brûler la sorcière. L’antifascisme permettant sans doute d’être misogyne tout en restant dans le camp du bien. « En nommant Élisabeth Borne comme Premier ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a réagi la finaliste de la présidentielle sur les réseaux sociaux. La finaliste de la présidentielle faisant notamment allusion à la réforme de l’assurance chômage durant le précédent quinquennat.

Mais il n’y a pas que la méchante extrême droite politique qui dit du mal de la nouvelle promue. Pour Mélenchon, pas de cache-sexe aux responsabilités politiques. Elle est même « l’une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste ». « Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d’un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n’a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l’Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C’est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le partage des tâches domestiques ou le féminisme totalitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

féminisme

Le féminisme ancienne génération militait pour le droit de vote, le travail des femmes ou encore le droit à l’avortement. Des figures comme Simone de Beauvoir ou Gisèle Halimi, l’une compagne du communiste Jean-Paul Sartre, l’autre défenseur des terroristes FLN, ont incarné le combat féministe au vingtième siècle. Leurs chevaux de bataille étaient déjà critiquables. En effet, on voit mal comment le travail des femmes a constitué un progrès : là où, autrefois, un salaire suffisait à nourrir une famille, il en faut désormais deux pour atteindre un confort relatif. Preuve que le travail des femmes a essentiellement permis la stagnation, voire la baisse des salaires tandis que l’inflation progressait. Une escroquerie en bonne et due forme.

L’ancien féminisme avait l’image d’un combat émancipateur, il visait plus à briser un ancien ordre des choses qu’à bâtir un projet social global. Bien entendu, toute dynamique « libératrice » porte en soi une vision du monde. Le néo-féminisme woke, à ce titre, est bien l’héritier d’une philosophie individualiste qui, dressant la femme en face de l’homme, opposait déjà deux sujets de l’histoire. Comme les marxistes opposent le dominant au dominé, le prolétaire au patron, etc. Toutefois, la bascule est beaucoup plus forte avec le wokisme. Une image saisissante nous en est donnée par un autocollant de l’Union communiste libertaire (plus il y a de mots dans le nom d’un mouvement, moins il y a de militants). « Femmes – hommes, dit le matériel de propagande, partage des tâches partout et tout le temps. »

Le néo-féminisme affiche clairement son ambition totalitaire : il milite pour un changement dans la vie de couple et propose un autre modèle, certainement imposé par la force si ces fous furieux arrivaient un jour au pouvoir. En attendant, ils sont condamnés à se rendre fous mutuellement, à l’intérieur de couples-cobayes du féminisme, névrosés jusqu’à l’os. Le féminisme est en train de devenir une maladie mentale. Il incite des individus pourtant responsables, par nature, à mettre sur le dos du manque d’ouverture intellectuelle du partenaire (masculin, forcément…) l’échec du couple. Ainsi, affirme Mélanie pour justifier sa séparation causée par des conceptions irréconciliables de la vie à deux, « je pars du principe qu’on ne peut pas faire changer les gens malgré eux ». « Malgré mon travail sans relâche depuis deux ans, déclare Alice, c’est toujours pas ça. » Par « travail sans relâche », il faut comprendre « rééducation » (Slate, « Pour un partage des tâches égalitaire, la bonne volonté des hommes ne suffit pas », 21 octobre 2019).

Là où une personne de bon sens évoquerait la paresse, l’égoïsme, le manque d’éducation, de compréhension ou de sens communautaire de son compagnon défaillant, les féministes invoquent un « conditionnement social hérité ». Leur vie de couple est donc le lieu d’une croisade idéologique. Tout y est idéologisé sous la coupe d’une matriarche omnisciente du haut de ses 23 ans, comme Alice, qui parle d’un « devoir d’éducation ». Mais cette démarche, contrairement aux apparences, n’excuse pas l’homme honni. Au contraire, elle en fait un enfant, et à défaut de conversion woke, elle le désigne comme ennemi. Il faut bien comprendre que le néo-féminisme woke n’est pas une idéologie comme une autre mais, peut-être, un jour, sera rangé au catalogue des troubles obsessionnels.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Féminisme 2.0, les envahissantes d’internet ! – Entretien avec Anne Trewby [vidéo]

Anne Trewby

09/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Anne Trewby est la présidente d’Antigones, un mouvement qui réfléchit à la féminité et aux questions qui s’y rattachent. Elle publie « Le Néo-féminisme à l’assaut d’Internet », une enquête sur ce nouveau féminisme façon « fast-food », prêt-à-manger, prédigéré, prêt-à-liker.

Un phénomène de masse qui mène une guerre culturelle avec une grande variété d’offres pour des internautes manipulables à merci. Or, selon Anne Trewby, ce féminisme 2.0 n’a rien à envier à ses anciennes versions. Il est urgent de proposer des réponses pour contrer cette vague indigeste, envahissante… mais séduisante !


Julien Rochedy: «Le féminisme idéologique est une métastase du nihilisme postmoderne» [vidéo]

Julien Rochedy


Harpies contre masculinistes, la guerre est déclarée. Les hommes et les femmes sont-ils condamnés de nos jours à s’affronter et à se haïr, à défaut d’être complémentaires et de s’aimer?

Pour en parler, Sputnik donne la parole à l’essayiste et fondateur de l’école Major, Julien Rochedy, auteur de L’Amour et la Guerre: répondre aux féministes (éd. Hétairie).


Entretien – Diane de la Manif pour tous : « Je n’ai pas envie qu’on détruise le corps de la femme pour assouvir les désirs des uns et des autres »

Diane Manif pour Tous

Voici un nouvel volet de la série Place des femmes, avec Diane, « Marianne » de la Manif pour tous.

Je m’appelle Diane, j’ai 22 ans. Je suis Marianne au sein de la Manif pour tous.



Quel est votre combat ?

Mon combat est pour lutter contre la GPA et la PMA pour toutes.

Pourquoi cet engagement ?

Je me suis sentie touchée parce que je suis une jeune femme. Je n’ai pas envie que l’on détruise l’image du corps de la femme et qu’on s’en serve en tant qu’objet pour assouvir les désirs des uns et des autres. J’ai participé à plusieurs actions en tant que Marianne pour représenter la jeunesse féminine et pour représenter notre lutte contre les atteintes faites aux droits des femmes et à leur dignité.

Qu’est-ce que le vrai féminisme ?

Pour moi, le vrai féminisme c’est tout simplement le respect du corps de la femme et le respect de sa dignité. On doit autant respecter une femme pauvre, riche ou d’une classe moyenne. Je me bats en tant que Marianne pour abolir la GPA au niveau universel. Beaucoup de gens disent que le seul moyen pour les femmes pauvres est d’être mère porteuse. En échange, elles reçoivent une somme d’argent. Il y a d’autres solutions. On parle de la marchandisation du corps de la femme, c’est-à-dire d’une nouvelle forme d’esclavage.

Pourquoi « Marianne » comme symbole ?

La Marianne est le symbole de la femme libre, mais une liberté maîtrisée et raisonnée.

Quel est votre modèle féminin ?

La femme qui m’inspire est Claire de Castelbajac. Elle est morte à 22 ans. C’était une jeune femme pétillante et souriante. Elle est morte d’une maladie grave très douloureuse. Et pourtant, elle restait toujours dans l’espérance et dans la joie. J’essaie de suivre un peu ses pas.

Avec la « PMA », on choisit de se passer des hommes… Est-ce possible ?

On ne peut pas se passer des hommes. Un enfant nait d’un homme et d’une femme. La nature est faite ainsi, je n’invente rien. Je ne vois pas pourquoi on chamboulerait la nature. Cela fait des désastres.

Quel message aimeriez-vous faire passer aux femmes ?

Soyez fières de ce que vous êtes, soyez fières de votre corps et soyez fières de vos valeurs.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Journée internationale du droit des femmes – Thaïs Descufon : « Hommes, soyez virils ! »

Thaïs Descufon portrait femme

08/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Premier volet de la série de Boulevard Voltaire Place des femmes mettant à l’honneur des jeunes femmes engagées, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, avec Thaïs Descufon, qui fut porte-parole de Génération identitaire, association que le gouvernement vient de dissoudre (l’entretien a été réalisé avant que ne soit pris le décret de dissolution).

Elle nous livre sa vision de la femme et du féminisme.

Je m’appelle Thaïs Descufon, j’ai 21 ans. Je suis porte-parole de Génération identitaire depuis quelques mois. Cela fait trois ans que je milite au sein de ce même mouvement. C’est un mouvement de jeunesse qui souhaite défendre l’identité des peuples européens face à l’immigration massive et l’islamisation.

Comment êtes-vous arrivée là ?

J’étais déjà consciente des problèmes d’immigration et d’islamisation. Ma famille est à droite comme moi. Néanmoins, j’ai vraiment expérimenté ce que c’était lorsque je suis devenue étudiante. Dans le quartier de ma fac, des bars refusaient les femmes en terrasse. Beaucoup de femmes voilées étaient en cours avec moi. Et tout simplement le fait de me retrouver dans le métro parmi les seules blanches de la rame. A ce moment-là, j’ai réalisé qu’il y avait un remplacement de population et que ma ville se métamorphosait. Ce n’était pas à moi de me sentir étrangère dans ma propre ville.

Etes-vous devenue porte-parole par hasard ?

Un jour, je suis montée sur une cheminée avec un fumigène. Cette photo a largement tourné et a attiré l’attention des médias qui m’ont petit à petit montrée comme l’égérie du mouvement. Je suis devenue porte-parole après avoir enchaîné les entretiens avec les médias.

Il y a un an, vous imaginiez-vous à cette place ?

J’avais espoir d’être porte-parole un jour. Cela a toujours été une fierté pour moi de représenter notre mouvement. Néanmoins, je ne pensais pas que cela arriverait si vite et surtout de cette manière-là. En regardant un an en arrière, il s’est passé tellement de choses que je ne pensais pas que cela se passerait ainsi.

L’investissement vous prend combien de temps quotidiennement ?

D’une part, il y a des formations intellectuelles. J’essaie de me former, de regarder des débats et de lire. D’autre part, je fais des entretiens avec des journalistes. Cet investissement me prend à peu près la moitié de ma semaine, avec en plus les formations dont je vous parlais.

Continuez-vous vos études ?

Je suis inscrite à distance à la faculté. Cela me permet d’être très mobile. Pour des raisons de sécurité, il n’était plus possible pour moi de retourner à la faculté. Beaucoup de mes camarades s’en sont donné à cœur joie pour divulguer des informations personnelles me concernant. Ils cherchaient vraiment à m’intimider et faire arrêter mon militantisme à Génération identitaire.

Finalement, ce qu’ils ont réussi à faire c’est de m’avoir poussée à prendre des cours à distance. Ce qui me permet d’avoir encore plus de temps pour militer. Je les remercie !

Quelles études faites-vous ?

J’étais en langue étrangère à la faculté du Mirail de Toulouse.

Mettez-vous en danger votre avenir professionnel ?

J’espère vivre de la politique toute ma vie. Au contraire, je pense que cela peut éventuellement m’ouvrir des portes.

Voudriez-vous vous présenter aux élections ?

C’est encore à réfléchir. Je n’en suis pas encore là. J’aimerais déjà être militante et continuer à faire de la politique activiste le plus longtemps possible. Avant la trentaine, je pense que le militantisme me convient le mieux. Je ne sais pas quelle forme il prendra, mais je ferai toujours partie de ceux qui se battent pour les nôtres.

Lorsque vous étiez petite, quel était le métier de vos rêves ?

Lorsque j’étais petite, je voulais être institutrice. Finalement, je me suis rendu compte que la politique était devenue une passion et une vocation.

Quelle est la femme qui vous inspire ?

Comme beaucoup, je vais citer Jeanne d’Arc. Elle est un modèle de notre histoire et elle représente l’identité française. Isabelle la Catholique était l’épouse du roi d’Espagne. Ils ont mené La Reconquista. Ils ont reconquis l’Espagne qui était occupée par les Arabes depuis 8 siècles. Finalement, ces deux femmes-là se ressemblent, puisqu’elles sont parties au combat pour défendre les leurs. Elles ont mené des hommes. Elles n’avaient peur de rien et étaient courageuses. J’aime à penser que je voudrais être comme elles.

Selon vous, qu’est-ce qu’une femme ?

Je dirais d’abord, qu’est-ce qu’une femme européenne ? Il y a des caractéristiques propres à notre civilisation et à la place de la femme dans notre civilisation. Une femme est le pilier de la famille tout comme l’homme. Il y a une complémentarité homme femme très importante qu’il faut préserver.

Qu’apporte une femme dans notre société ?

Je pense qu’elle apporte de la douceur. Elle a aussi une vision qui lui est propre en tant que femme. Ces conseils peuvent être très bénéfiques à l’homme.

Etes-vous féminine ou féministe ?

Je suis féminine et non féministe.

Que pensez-vous du « féminisme de droite » ?

Je ne vais pas me faire d’amies… Je suis très admirative et respectueuse des femmes de droite qui peuvent être féministes. Néanmoins, je ne pense pas que le féminisme de droite en tant que tel puisse exister. Le féminisme est une idéologie de gauche, déconstructiviste comme toutes les idéologies de gauche. Dès le début, elles portent en elles, les germes de tout ce qui a découlé par la suite de la destruction de notre société. Je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas assez de patriarcats. Les hommes sont très attaqués et n’osent plus s’affirmer, alors que finalement les femmes attendent que les hommes s’affirment. Il n’est pas honteux d’être viril. On peut se battre pour les femmes sans être féministe. Je me bats pour les miens sans distinction.

Vous faut-il un homme viril ?

Oui complètement. Hommes, soyez virils ! C’est important.

Avez-vous un message pour les femmes ?

Engagez-vous ! L’engagement n’est pas uniquement pour les hommes. Nous avons aussi toutes notre mot à dire. Je pense au contraire que nous avons une parole intéressante à apporter dans le débat politique.

Je continue à préférer Brigitte Bardot…, par Philippe Bilger

Il y a quelques années, invité dans les Grandes Gueules à la suite de la publication d’un livre, j’avais eu droit, de la part des excellents Marschall et Truchot, à un questionnaire auquel j’avais répondu avec un mélange de sincérité et de provocation. Notamment, interrogé sur ma préférence entre Soeur Emmanuelle ou Emmanuelle Béart, j’avais penché en faveur de la première parce que j’éprouvais plus de respect pour elle et que je tenais à échapper à l’artistiquement convenu.

J’ai un peu éprouvé le même sentiment en lisant le long entretien avec Brigitte Bardot (BB) dans Le Monde et en prenant connaissance de la réaction de Marlène Schiappa dont je ne raffole pas en dépit du fait qu’elle est devenue, comme on dit incontournable, en cette période où à tout bout de champ il est de bon ton d’envisager un projet de loi pour réprimer toutes les attitudes viriles discutables où que ce soit – être homme n’est pas encore une infraction !

Cette Secrétaire d’Etat chargée de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes est médiatiquement célébrée. Tout ce qu’elle touche et décrète est marqué du sceau du progressisme qu’il convient d’afficher. Rien de ce qui est le féminin ne lui est étranger. Récemment un portrait lui a été consacré dans Le Figaro par Anne Fulda dont on sentait à chaque ligne l’envie qu’elle avait d’en dire du bien.

Marlène Schiappa a déclaré au sujet de BB que « c’est triste venant d’une icône féminine et qu’elle ferait mieux de se concentrer sur la cause des animaux ».

C’est d’ailleurs ce qu’a fait BB dans le dialogue auquel j’ai fait référence et qui pour une très large part concerne les animaux, leur sort, leurs souffrances et sa mobilisation absolue et politique en faveur de leur condition. Je ne ferais pas de mal à la moindre bête mais j’avoue que je suis davantage passionné par le destin des humains même si on me rétorque souvent que le traitement des animaux doit aller de pair.

Qu’a donc proféré BB de si intolérable par rapport aux pensées correctes et bienséantes concernant le féminisme, de quelle abstention quasiment criminelle s’est-elle rendue coupable ?

Elle a bien précisé que son propos ne se rapportait pas à toutes les femmes mais seulement aux actrices. On peut la créditer d’une certaine connaissance de ce milieu.

Elle osait avancer que des actrices « allumaient » les producteurs et qu’après pour faire bien, elles se plaignaient de harcèlement. Elle dénonçait ce qui lui apparaissait comme un jeu « ridicule, hypocrite et sans intérêt », au regard de sujets bien plus importants, et soulignait qu’elle n’avait jamais confondu les compliments flatteurs et même osés sur sa beauté allant jusqu’à « un joli petit cul » – avec du harcèlement dont elle n’avait jamais été victime.

Bien sûr c’est BB et on veut bien présumer que son caractère, sa personnalité et son incroyable gloire durant plusieurs années la plaçaient dans un statut privilégié, totalement à part. Il n’empêche qu’aussi radicale et globale que soit sa charge, elle fait du bien. On a besoin d’esprits libres et d’âmes bien trempées, on aspire à une résistance de la part de ceux qui peuvent se la permettre et parfois en font preuve. On a besoin d’une Brigitte Bardot qui, aussi détestable qu’elle puisse apparaître à certains, nous console pourtant de la mièvrerie humaniste chronique d’une Marlène Schiappa. Dont les injonctions doucement totalitaires donneraient presque absurdement l’envie de les fuir.

Je prends mes risques mais si j’étais confronté à cette alternative qui vaut bien celle par laquelle j’ai commencé, je n’en démordrais pas. Je continuerais à préférer Brigitte Bardot à Marlène Schiappa – la femme dans sa nature, sa liberté et sa vérité plutôt que la femme devenue une cause politique.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Harcèlement : Éric Zemmour regrette que « le féminisme américain donne le la »

Eric Zemmour

16/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
La tribune d’une centaine de femmes (dont Catherine Deneuve), dénonçant les excès de la campagne #Balancetonporc et défendant pour les hommes le « droit d’importuner », a tourné à la foire d’empoigne médiatique entre deux conceptions du féminisme.

Les médias américains n’en sont pas revenus. Comment ont-elles osé ? Comme Catherine Deneuve a-t-elle osé ? Comme des femmes ont-elles osé ? Comment des Françaises ont-elles osé ? Ces questions s’emboîtent les unes dans les autres, comme des poupées russes. Ce n’est pas un hasard si tout est parti d’Hollywood avec l’affaire Weinstein.

Le fameux slogan « Balance ton porc » n’est que la déclinaison de « Me Too ». Le féminisme américain donne le la. Leurs élèves françaises obéissent et suivent. Autour de Catherine Deneuve, c’est le village d’Astérix. Le dernier à résister à l’envahisseur.

Pour les féministes américaines, tous les usages de la galanterie française – les portes ouvertes, les « après vous, madame », les jeux de la séduction et du libertinage – ne sont que l’habillage sournois du prédateur masculin pour enchaîner son esclave féminine.

Il n’y a que des Françaises pour expliquer que c’est, au contraire, la marque d’un art de vivre, et même du règne de la femme dans l’ancienne sociabilité française.


Catherine Deneuve s’excuse auprès des victimes d’agression mais rappelle qu’elle sera toujours « une femme libre »

15/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Catherine Deneuve assume la tribune qu’elle a cosignée avec d’autres femmes opposées au #MeToo, mais présente ses excuses aux « victimes d’actes odieux » qui ont été choquées par cette publication.

Dans une lettre publiée par le quotidien Libération, l’actrice écrit :

Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner. […] Nous devons vivre ensemble, sans porcs, ni salopes, et j’ai, je le confesse, trouvé ce texte Nous défendons une liberté… vigoureux, à défaut de le trouver parfaitement juste.

Je suis une femme libre et je le demeurerai. Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans Le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses. Il y a, je ne suis pas candide, bien plus d’hommes qui sont sujets à ces comportements que de femmes. Mais en quoi ce hashtag (#Balancetonporc, ndlr) n’est-il pas une invitation à la délation ?


Laetitia Casta : « Je ne suis pas une féministe, je suis une femme »

12/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview accordée à Corse-Matin, l’actrice Laetitia Casta précise qu’elle n’est « pas d’accord » avec l’opération #balancetonporc. Celle-ci s’interroge : « Après, ça va être quoi, balance ta salope ? ».

Surtout, Laetitia Casta dit ne pas se considérer pas « comme une féministe mais comme une femme« .

Lorsque je vois des femmes battues à mort et qu’on n’en parle pas beaucoup, c’est ça qui me choque vraiment. On va parler des actrices hollywoodiennes comme de victimes, oui mais alors parlons de toutes les victimes.


Quand des femmes dénoncent leur victimisation, par Ivan Rioufol

Bonne nouvelle : les assauts contre le politiquement correct et ses interdits se multiplient. Edwy Plenel a fait les frais, récemment, de la mise en cause de son prétendu antiracisme, produit d’une lutte des « dominés » mise au service du totalitarisme islamique. Cette fois ce sont les néo-féministes qui sont contestées, par d’autres femmes, dans leur posture victimaire et leur lutte des sexes. La haine que laissent voir ces nouvelles bigotes du puritanisme, en réplique à une tribune publiée dans Le Monde daté de ce mercredi et signée par un collectif de cent femmes, dévoile la minceur de leur dialectique conflictuelle.

Dans la réponse publiée sur le site francetvinfo, Caroline de Haas et trente autres militantes accusent les blasphématrices d’être des « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol ». Les mères-la-pudeur concluent que « les porcs et leurs allié.e.s (sic) ont raison de s’inquiéter. Leur vieux monde est en train de disparaître ». Ce matin, sur Europe 1, une chroniqueuse a grossièrement insulté Elisabeth Levy (Causeur), qui figure parmi celles qui ont signé, avec Catherine Deneuve, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, ce texte argumenté qui rend les dames patronnesses hystériques. S’il est trop tôt pour identifier un réel mouvement de rejet face au terrorisme intellectuel qui s’étend toujours davantage, en France comme aux Etats-Unis, la panique qui gagne les faiseurs de morale laisse deviner néanmoins la conscience de leur fragilité.

Que dit ce texte du Monde? Que l’affaire Weinstein (ce producteur américain accusé de viols) était nécessaire, mais que la parole libérée s’est, depuis, trompée de cibles en soupçonnant chaque mâle en liberté d’être un prédateur sexuel en puissance. Les procès publics et les accusations sans preuve sont des dérives qui conduisent à imposer une morale victorienne, reposant sur la victimisation de la femme, ce sexe toujours faible. Les signataires mettent en perspective cette régression avec la « vague purificatoire » qui s’emballe. « Là on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche, ici on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ».

Le film Blow-up, d’Antonioni, est dénoncé par une universitaire pour sa misogynie. D’autres exemples sont cités. Les signataires auraient pu rajouter Le Carmen de Bizet réécrit par Leo Muscato : cette fois, c’est Carmen qui tue Don José car, selon Muscato, « on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme ». Cet hygiénisme de la pensée est insupportable. Il va d’ailleurs au-delà de la mise sous surveillance du sexe. Comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le pouvoir entend également promouvoir une « information propre », en traquant les « fake news » sur l’internet. Il est grand temps de mettre un terme à ces atteintes tous azimuts à la liberté, sous couvert de moraline. Bravo à ces femmes qui partent à l’assaut sous les crachats !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Non, les femmes n’ont pas été privées de nourriture par les hommes depuis la nuit des temps !

20/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un article de L’Obs défendait il y a quelques jours une thèse saugrenue : les femmes seraient moins corpulentes que les hommes en raison d’une privation alimentaire orchestrée par les mâles.

D’où vient cette idée qui semble réjouir les médias de gauche adepte de la théorie du genre ?

Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale, et non physique, détail important pour la suite, Priscille Touraille a publié un ouvrage intitulé Hommes grands, femmes petites. Selon elle, on ne peut pas expliquer la différence de taille mais aussi de masse musculaire entre les hommes et les femmes en faisant appel à la nature. La croissance serait un phénomène moins génétique que culturel et contraint.

Cette assertion n’a aucune crédibilité scientifique !

Priscille Touraille critique les scientifiques sans s’inscrire elle-même dans le champ de la biologie de l’évolution. Sa critique sociale ne se présente pas comme une réflexion biologique à proprement parler. Par ailleurs, elle n’a publié aucun article dans une revue à comité de lecture scientifique, pratique élémentaire du débat dans la communauté des savants. Or certains biologistes ont déjà réfuté l’explication culturelle du dimorphisme sexuel. Les propos de l’auteur sont seulement corroborés pour quelques tribus africaines dans lesquelles la sous-alimentation des femmes serait une pratique usitée.

Le succès de sa thèse vient surtout de ce qu’elle sert l’idéologie dominante.

Il s’agit d’une thèse militante : l’ensemble de l’histoire biologique de l’humanité serait en fait une odieuse injustice, qu’il s’agirait de corriger. Des prix ont d’ailleurs été attribués à Touraille, par la ville de Paris ou encore le journal Le Monde. Reste à savoir si la différence de mortalité naturelle entre les hommes et les femmes relève elle aussi d’un complot – ourdi cette fois-ci par les femmes contre les hommes…

I-Média : Guerre des sexes, les médias attaquent

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les femmes sont plus petites car privées de nourriture par les hommes ». C’est la dernière trouvaille féministe publiée par France Info et l’Obs.

Depuis l’affaire Weinstein les féministes déconstruisent les rapports hommes femmes: courtoisie, langue, conte, tout y passe. Il est temps de dire stop, calmos.


Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017