Julien Rochedy: «Le féminisme idéologique est une métastase du nihilisme postmoderne» [vidéo]

Julien Rochedy


Harpies contre masculinistes, la guerre est déclarée. Les hommes et les femmes sont-ils condamnés de nos jours à s’affronter et à se haïr, à défaut d’être complémentaires et de s’aimer?

Pour en parler, Sputnik donne la parole à l’essayiste et fondateur de l’école Major, Julien Rochedy, auteur de L’Amour et la Guerre: répondre aux féministes (éd. Hétairie).


Entretien – Diane de la Manif pour tous : « Je n’ai pas envie qu’on détruise le corps de la femme pour assouvir les désirs des uns et des autres »

Diane Manif pour Tous

Voici un nouvel volet de la série Place des femmes, avec Diane, « Marianne » de la Manif pour tous.

Je m’appelle Diane, j’ai 22 ans. Je suis Marianne au sein de la Manif pour tous.



Quel est votre combat ?

Mon combat est pour lutter contre la GPA et la PMA pour toutes.

Pourquoi cet engagement ?

Je me suis sentie touchée parce que je suis une jeune femme. Je n’ai pas envie que l’on détruise l’image du corps de la femme et qu’on s’en serve en tant qu’objet pour assouvir les désirs des uns et des autres. J’ai participé à plusieurs actions en tant que Marianne pour représenter la jeunesse féminine et pour représenter notre lutte contre les atteintes faites aux droits des femmes et à leur dignité.

Qu’est-ce que le vrai féminisme ?

Pour moi, le vrai féminisme c’est tout simplement le respect du corps de la femme et le respect de sa dignité. On doit autant respecter une femme pauvre, riche ou d’une classe moyenne. Je me bats en tant que Marianne pour abolir la GPA au niveau universel. Beaucoup de gens disent que le seul moyen pour les femmes pauvres est d’être mère porteuse. En échange, elles reçoivent une somme d’argent. Il y a d’autres solutions. On parle de la marchandisation du corps de la femme, c’est-à-dire d’une nouvelle forme d’esclavage.

Pourquoi « Marianne » comme symbole ?

La Marianne est le symbole de la femme libre, mais une liberté maîtrisée et raisonnée.

Quel est votre modèle féminin ?

La femme qui m’inspire est Claire de Castelbajac. Elle est morte à 22 ans. C’était une jeune femme pétillante et souriante. Elle est morte d’une maladie grave très douloureuse. Et pourtant, elle restait toujours dans l’espérance et dans la joie. J’essaie de suivre un peu ses pas.

Avec la « PMA », on choisit de se passer des hommes… Est-ce possible ?

On ne peut pas se passer des hommes. Un enfant nait d’un homme et d’une femme. La nature est faite ainsi, je n’invente rien. Je ne vois pas pourquoi on chamboulerait la nature. Cela fait des désastres.

Quel message aimeriez-vous faire passer aux femmes ?

Soyez fières de ce que vous êtes, soyez fières de votre corps et soyez fières de vos valeurs.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Journée internationale du droit des femmes – Thaïs Descufon : « Hommes, soyez virils ! »

Thaïs Descufon portrait femme

08/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Premier volet de la série de Boulevard Voltaire Place des femmes mettant à l’honneur des jeunes femmes engagées, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, avec Thaïs Descufon, qui fut porte-parole de Génération identitaire, association que le gouvernement vient de dissoudre (l’entretien a été réalisé avant que ne soit pris le décret de dissolution).

Elle nous livre sa vision de la femme et du féminisme.

Je m’appelle Thaïs Descufon, j’ai 21 ans. Je suis porte-parole de Génération identitaire depuis quelques mois. Cela fait trois ans que je milite au sein de ce même mouvement. C’est un mouvement de jeunesse qui souhaite défendre l’identité des peuples européens face à l’immigration massive et l’islamisation.

Comment êtes-vous arrivée là ?

J’étais déjà consciente des problèmes d’immigration et d’islamisation. Ma famille est à droite comme moi. Néanmoins, j’ai vraiment expérimenté ce que c’était lorsque je suis devenue étudiante. Dans le quartier de ma fac, des bars refusaient les femmes en terrasse. Beaucoup de femmes voilées étaient en cours avec moi. Et tout simplement le fait de me retrouver dans le métro parmi les seules blanches de la rame. A ce moment-là, j’ai réalisé qu’il y avait un remplacement de population et que ma ville se métamorphosait. Ce n’était pas à moi de me sentir étrangère dans ma propre ville.

Etes-vous devenue porte-parole par hasard ?

Un jour, je suis montée sur une cheminée avec un fumigène. Cette photo a largement tourné et a attiré l’attention des médias qui m’ont petit à petit montrée comme l’égérie du mouvement. Je suis devenue porte-parole après avoir enchaîné les entretiens avec les médias.

Il y a un an, vous imaginiez-vous à cette place ?

J’avais espoir d’être porte-parole un jour. Cela a toujours été une fierté pour moi de représenter notre mouvement. Néanmoins, je ne pensais pas que cela arriverait si vite et surtout de cette manière-là. En regardant un an en arrière, il s’est passé tellement de choses que je ne pensais pas que cela se passerait ainsi.

L’investissement vous prend combien de temps quotidiennement ?

D’une part, il y a des formations intellectuelles. J’essaie de me former, de regarder des débats et de lire. D’autre part, je fais des entretiens avec des journalistes. Cet investissement me prend à peu près la moitié de ma semaine, avec en plus les formations dont je vous parlais.

Continuez-vous vos études ?

Je suis inscrite à distance à la faculté. Cela me permet d’être très mobile. Pour des raisons de sécurité, il n’était plus possible pour moi de retourner à la faculté. Beaucoup de mes camarades s’en sont donné à cœur joie pour divulguer des informations personnelles me concernant. Ils cherchaient vraiment à m’intimider et faire arrêter mon militantisme à Génération identitaire.

Finalement, ce qu’ils ont réussi à faire c’est de m’avoir poussée à prendre des cours à distance. Ce qui me permet d’avoir encore plus de temps pour militer. Je les remercie !

Quelles études faites-vous ?

J’étais en langue étrangère à la faculté du Mirail de Toulouse.

Mettez-vous en danger votre avenir professionnel ?

J’espère vivre de la politique toute ma vie. Au contraire, je pense que cela peut éventuellement m’ouvrir des portes.

Voudriez-vous vous présenter aux élections ?

C’est encore à réfléchir. Je n’en suis pas encore là. J’aimerais déjà être militante et continuer à faire de la politique activiste le plus longtemps possible. Avant la trentaine, je pense que le militantisme me convient le mieux. Je ne sais pas quelle forme il prendra, mais je ferai toujours partie de ceux qui se battent pour les nôtres.

Lorsque vous étiez petite, quel était le métier de vos rêves ?

Lorsque j’étais petite, je voulais être institutrice. Finalement, je me suis rendu compte que la politique était devenue une passion et une vocation.

Quelle est la femme qui vous inspire ?

Comme beaucoup, je vais citer Jeanne d’Arc. Elle est un modèle de notre histoire et elle représente l’identité française. Isabelle la Catholique était l’épouse du roi d’Espagne. Ils ont mené La Reconquista. Ils ont reconquis l’Espagne qui était occupée par les Arabes depuis 8 siècles. Finalement, ces deux femmes-là se ressemblent, puisqu’elles sont parties au combat pour défendre les leurs. Elles ont mené des hommes. Elles n’avaient peur de rien et étaient courageuses. J’aime à penser que je voudrais être comme elles.

Selon vous, qu’est-ce qu’une femme ?

Je dirais d’abord, qu’est-ce qu’une femme européenne ? Il y a des caractéristiques propres à notre civilisation et à la place de la femme dans notre civilisation. Une femme est le pilier de la famille tout comme l’homme. Il y a une complémentarité homme femme très importante qu’il faut préserver.

Qu’apporte une femme dans notre société ?

Je pense qu’elle apporte de la douceur. Elle a aussi une vision qui lui est propre en tant que femme. Ces conseils peuvent être très bénéfiques à l’homme.

Etes-vous féminine ou féministe ?

Je suis féminine et non féministe.

Que pensez-vous du « féminisme de droite » ?

Je ne vais pas me faire d’amies… Je suis très admirative et respectueuse des femmes de droite qui peuvent être féministes. Néanmoins, je ne pense pas que le féminisme de droite en tant que tel puisse exister. Le féminisme est une idéologie de gauche, déconstructiviste comme toutes les idéologies de gauche. Dès le début, elles portent en elles, les germes de tout ce qui a découlé par la suite de la destruction de notre société. Je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas assez de patriarcats. Les hommes sont très attaqués et n’osent plus s’affirmer, alors que finalement les femmes attendent que les hommes s’affirment. Il n’est pas honteux d’être viril. On peut se battre pour les femmes sans être féministe. Je me bats pour les miens sans distinction.

Vous faut-il un homme viril ?

Oui complètement. Hommes, soyez virils ! C’est important.

Avez-vous un message pour les femmes ?

Engagez-vous ! L’engagement n’est pas uniquement pour les hommes. Nous avons aussi toutes notre mot à dire. Je pense au contraire que nous avons une parole intéressante à apporter dans le débat politique.

Je continue à préférer Brigitte Bardot…, par Philippe Bilger

Il y a quelques années, invité dans les Grandes Gueules à la suite de la publication d’un livre, j’avais eu droit, de la part des excellents Marschall et Truchot, à un questionnaire auquel j’avais répondu avec un mélange de sincérité et de provocation. Notamment, interrogé sur ma préférence entre Soeur Emmanuelle ou Emmanuelle Béart, j’avais penché en faveur de la première parce que j’éprouvais plus de respect pour elle et que je tenais à échapper à l’artistiquement convenu.

J’ai un peu éprouvé le même sentiment en lisant le long entretien avec Brigitte Bardot (BB) dans Le Monde et en prenant connaissance de la réaction de Marlène Schiappa dont je ne raffole pas en dépit du fait qu’elle est devenue, comme on dit incontournable, en cette période où à tout bout de champ il est de bon ton d’envisager un projet de loi pour réprimer toutes les attitudes viriles discutables où que ce soit – être homme n’est pas encore une infraction !

Cette Secrétaire d’Etat chargée de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes est médiatiquement célébrée. Tout ce qu’elle touche et décrète est marqué du sceau du progressisme qu’il convient d’afficher. Rien de ce qui est le féminin ne lui est étranger. Récemment un portrait lui a été consacré dans Le Figaro par Anne Fulda dont on sentait à chaque ligne l’envie qu’elle avait d’en dire du bien.

Marlène Schiappa a déclaré au sujet de BB que “c’est triste venant d’une icône féminine et qu’elle ferait mieux de se concentrer sur la cause des animaux”.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait BB dans le dialogue auquel j’ai fait référence et qui pour une très large part concerne les animaux, leur sort, leurs souffrances et sa mobilisation absolue et politique en faveur de leur condition. Je ne ferais pas de mal à la moindre bête mais j’avoue que je suis davantage passionné par le destin des humains même si on me rétorque souvent que le traitement des animaux doit aller de pair.

Qu’a donc proféré BB de si intolérable par rapport aux pensées correctes et bienséantes concernant le féminisme, de quelle abstention quasiment criminelle s’est-elle rendue coupable ?

Elle a bien précisé que son propos ne se rapportait pas à toutes les femmes mais seulement aux actrices. On peut la créditer d’une certaine connaissance de ce milieu.

Elle osait avancer que des actrices “allumaient” les producteurs et qu’après pour faire bien, elles se plaignaient de harcèlement. Elle dénonçait ce qui lui apparaissait comme un jeu “ridicule, hypocrite et sans intérêt”, au regard de sujets bien plus importants, et soulignait qu’elle n’avait jamais confondu les compliments flatteurs et même osés sur sa beauté allant jusqu’à “un joli petit cul” – avec du harcèlement dont elle n’avait jamais été victime.

Bien sûr c’est BB et on veut bien présumer que son caractère, sa personnalité et son incroyable gloire durant plusieurs années la plaçaient dans un statut privilégié, totalement à part. Il n’empêche qu’aussi radicale et globale que soit sa charge, elle fait du bien. On a besoin d’esprits libres et d’âmes bien trempées, on aspire à une résistance de la part de ceux qui peuvent se la permettre et parfois en font preuve. On a besoin d’une Brigitte Bardot qui, aussi détestable qu’elle puisse apparaître à certains, nous console pourtant de la mièvrerie humaniste chronique d’une Marlène Schiappa. Dont les injonctions doucement totalitaires donneraient presque absurdement l’envie de les fuir.

Je prends mes risques mais si j’étais confronté à cette alternative qui vaut bien celle par laquelle j’ai commencé, je n’en démordrais pas. Je continuerais à préférer Brigitte Bardot à Marlène Schiappa – la femme dans sa nature, sa liberté et sa vérité plutôt que la femme devenue une cause politique.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Harcèlement : Éric Zemmour regrette que “le féminisme américain donne le la”

Eric Zemmour

16/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
La tribune d’une centaine de femmes (dont Catherine Deneuve), dénonçant les excès de la campagne #Balancetonporc et défendant pour les hommes le “droit d’importuner”, a tourné à la foire d’empoigne médiatique entre deux conceptions du féminisme.

Les médias américains n’en sont pas revenus. Comment ont-elles osé ? Comme Catherine Deneuve a-t-elle osé ? Comme des femmes ont-elles osé ? Comment des Françaises ont-elles osé ? Ces questions s’emboîtent les unes dans les autres, comme des poupées russes. Ce n’est pas un hasard si tout est parti d’Hollywood avec l’affaire Weinstein.

Le fameux slogan “Balance ton porc” n’est que la déclinaison de “Me Too”. Le féminisme américain donne le la. Leurs élèves françaises obéissent et suivent. Autour de Catherine Deneuve, c’est le village d’Astérix. Le dernier à résister à l’envahisseur.

Pour les féministes américaines, tous les usages de la galanterie française – les portes ouvertes, les “après vous, madame”, les jeux de la séduction et du libertinage – ne sont que l’habillage sournois du prédateur masculin pour enchaîner son esclave féminine.

Il n’y a que des Françaises pour expliquer que c’est, au contraire, la marque d’un art de vivre, et même du règne de la femme dans l’ancienne sociabilité française.


Catherine Deneuve s’excuse auprès des victimes d’agression mais rappelle qu’elle sera toujours “une femme libre”

15/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Catherine Deneuve assume la tribune qu’elle a cosignée avec d’autres femmes opposées au #MeToo, mais présente ses excuses aux “victimes d’actes odieux” qui ont été choquées par cette publication.

Dans une lettre publiée par le quotidien Libération, l’actrice écrit :

Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner. […] Nous devons vivre ensemble, sans porcs, ni salopes, et j’ai, je le confesse, trouvé ce texte Nous défendons une liberté… vigoureux, à défaut de le trouver parfaitement juste.

Je suis une femme libre et je le demeurerai. Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans Le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses. Il y a, je ne suis pas candide, bien plus d’hommes qui sont sujets à ces comportements que de femmes. Mais en quoi ce hashtag (#Balancetonporc, ndlr) n’est-il pas une invitation à la délation ?


Laetitia Casta : “Je ne suis pas une féministe, je suis une femme”

12/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview accordée à Corse-Matin, l’actrice Laetitia Casta précise qu’elle n’est “pas d’accord” avec l’opération #balancetonporc. Celle-ci s’interroge : “Après, ça va être quoi, balance ta salope ?”.

Surtout, Laetitia Casta dit ne pas se considérer pas “comme une féministe mais comme une femme“.

Lorsque je vois des femmes battues à mort et qu’on n’en parle pas beaucoup, c’est ça qui me choque vraiment. On va parler des actrices hollywoodiennes comme de victimes, oui mais alors parlons de toutes les victimes.


Quand des femmes dénoncent leur victimisation, par Ivan Rioufol

Bonne nouvelle : les assauts contre le politiquement correct et ses interdits se multiplient. Edwy Plenel a fait les frais, récemment, de la mise en cause de son prétendu antiracisme, produit d’une lutte des “dominés” mise au service du totalitarisme islamique. Cette fois ce sont les néo-féministes qui sont contestées, par d’autres femmes, dans leur posture victimaire et leur lutte des sexes. La haine que laissent voir ces nouvelles bigotes du puritanisme, en réplique à une tribune publiée dans Le Monde daté de ce mercredi et signée par un collectif de cent femmes, dévoile la minceur de leur dialectique conflictuelle.

Dans la réponse publiée sur le site francetvinfo, Caroline de Haas et trente autres militantes accusent les blasphématrices d’être des “récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol”. Les mères-la-pudeur concluent que “les porcs et leurs allié.e.s (sic) ont raison de s’inquiéter. Leur vieux monde est en train de disparaître”. Ce matin, sur Europe 1, une chroniqueuse a grossièrement insulté Elisabeth Levy (Causeur), qui figure parmi celles qui ont signé, avec Catherine Deneuve, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, ce texte argumenté qui rend les dames patronnesses hystériques. S’il est trop tôt pour identifier un réel mouvement de rejet face au terrorisme intellectuel qui s’étend toujours davantage, en France comme aux Etats-Unis, la panique qui gagne les faiseurs de morale laisse deviner néanmoins la conscience de leur fragilité.

Que dit ce texte du Monde? Que l’affaire Weinstein (ce producteur américain accusé de viols) était nécessaire, mais que la parole libérée s’est, depuis, trompée de cibles en soupçonnant chaque mâle en liberté d’être un prédateur sexuel en puissance. Les procès publics et les accusations sans preuve sont des dérives qui conduisent à imposer une morale victorienne, reposant sur la victimisation de la femme, ce sexe toujours faible. Les signataires mettent en perspective cette régression avec la “vague purificatoire” qui s’emballe. “Là on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche, ici on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie”.

Le film Blow-up, d’Antonioni, est dénoncé par une universitaire pour sa misogynie. D’autres exemples sont cités. Les signataires auraient pu rajouter Le Carmen de Bizet réécrit par Leo Muscato : cette fois, c’est Carmen qui tue Don José car, selon Muscato, “on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme”. Cet hygiénisme de la pensée est insupportable. Il va d’ailleurs au-delà de la mise sous surveillance du sexe. Comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le pouvoir entend également promouvoir une “information propre”, en traquant les “fake news” sur l’internet. Il est grand temps de mettre un terme à ces atteintes tous azimuts à la liberté, sous couvert de moraline. Bravo à ces femmes qui partent à l’assaut sous les crachats !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Non, les femmes n’ont pas été privées de nourriture par les hommes depuis la nuit des temps !

20/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un article de L’Obs défendait il y a quelques jours une thèse saugrenue : les femmes seraient moins corpulentes que les hommes en raison d’une privation alimentaire orchestrée par les mâles.

D’où vient cette idée qui semble réjouir les médias de gauche adepte de la théorie du genre ?

Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale, et non physique, détail important pour la suite, Priscille Touraille a publié un ouvrage intitulé Hommes grands, femmes petites. Selon elle, on ne peut pas expliquer la différence de taille mais aussi de masse musculaire entre les hommes et les femmes en faisant appel à la nature. La croissance serait un phénomène moins génétique que culturel et contraint.

Cette assertion n’a aucune crédibilité scientifique !

Priscille Touraille critique les scientifiques sans s’inscrire elle-même dans le champ de la biologie de l’évolution. Sa critique sociale ne se présente pas comme une réflexion biologique à proprement parler. Par ailleurs, elle n’a publié aucun article dans une revue à comité de lecture scientifique, pratique élémentaire du débat dans la communauté des savants. Or certains biologistes ont déjà réfuté l’explication culturelle du dimorphisme sexuel. Les propos de l’auteur sont seulement corroborés pour quelques tribus africaines dans lesquelles la sous-alimentation des femmes serait une pratique usitée.

Le succès de sa thèse vient surtout de ce qu’elle sert l’idéologie dominante.

Il s’agit d’une thèse militante : l’ensemble de l’histoire biologique de l’humanité serait en fait une odieuse injustice, qu’il s’agirait de corriger. Des prix ont d’ailleurs été attribués à Touraille, par la ville de Paris ou encore le journal Le Monde. Reste à savoir si la différence de mortalité naturelle entre les hommes et les femmes relève elle aussi d’un complot – ourdi cette fois-ci par les femmes contre les hommes…

I-Média : Guerre des sexes, les médias attaquent

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les femmes sont plus petites car privées de nourriture par les hommes ». C’est la dernière trouvaille féministe publiée par France Info et l’Obs.

Depuis l’affaire Weinstein les féministes déconstruisent les rapports hommes femmes: courtoisie, langue, conte, tout y passe. Il est temps de dire stop, calmos.


Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017

Le harcèlement commence à être harcelant, par Laurence Maugest

Harcèlement-moral

Image Femme HarcèlementÉtrange, très étrange ce brouhaha autour du harcèlement sexuel en quelques jours seulement ! Ne sommes-nous pas encore une fois dans la société du spectacle où a pris souche d’ailleurs le phénomène Harvey Weinstein ? Évidemment, il y a des hommes dépravés et capables de sauter sur tout ce qui bouge, et susceptibles aussi de faire du mal. Évidemment, il y a des femmes traumatisées à vie par des agissements de la sorte.

Mais, si l’on réfléchit un peu, depuis combien de décennies les publicités jettent-elles en pâture les corps de la femme et de l’homme sur les murs des villes, du métro et en appâts dans les kiosques à journaux juste à hauteur du nez des enfants ? Depuis combien d’années cultive-t-on le « jouir sans entrave » et « le plaisir immédiat » ?

L’égalitarisme qui caractérise notre époque impose que tout le monde ait le droit à son plaisir. Il faut savoir repérer et analyser les conséquences de nos folies. Cohn-Bendit et Mitterrand n’ont pas été inquiétés et il s’agissait d’enfants.

Et puis, enfin, le sexe est désacralisé depuis belle lurette, cela n’a rien d’étonnant que certains ne le respectent pas.

Nier les différences entre les hommes et les femmes, c’est retirer à la femme et à l’homme ce qu’ils ont de singulier et donc de précieux qui oblige au respect. L’idéologie du genre, les « Gay Pride » risquent de mettre à mal les virilités maladives, les « états limites » et nous pouvons redouter que les hommes soient de plus en plus nombreux à passer aux actes vulgaires et parfois dangereux.

Cette affaire Harvey Weinstein témoigne, encore une fois, des maux qui désintègrent notre société de façon de plus en plus alarmante. Déconstruction des notions de collectivité, de famille, de groupe humain d’appartenance et d’enracinement

La « collectivité », mise à mal par le rejet de toute histoire, de traditions, de coutumes et de souvenirs communs, ne peut plus jouer, au quotidien, son rôle de régulateur des comportements déviants et des « choses de la vie ».

L’individu qui n’a plus de place dans un groupe humain se retrouve seul, sans repère et peut, selon le cas, laisser libre cours à ses pulsions comme être profondément perdu lorsqu’il subit celles des autres.

C’est toute la société qui se trouve démunie et se réduit à mettre en place des « réponses » de substitution artificielles :

Les plateformes Internet apparaissent comme un palliatif à l’absence de présence et de limites organiques de la société. Mais que constatons-nous ? Des témoignages qui se juxtaposent, qui signent le relativisme habituel où le geste déplacé côtoie le viol.

Harcèlement HommeEn tout cas, cette initiative de délation qui traite les hommes de porcs fera, je le redoute, beaucoup plus de mal que de bien. « Parler » ne suffit pas ; c’est la qualité de l’oreille qui entend les confidences qui est primordiale. La répétition de la formule entendue sur les médias jusqu’à l’épuisement (« Il faut que la parole se libère ») trouve là ses limites. En effet, une « parole » ne sera « libérée » que si elle est comprise, en profondeur, par un autre. Mais où est l’autre ? Les familles décomposées, les médecins généralistes, les gendarmeries et les tribunaux débordés, tout cela est le signe d’une solitude énorme, d’une atomisation de la société, d’une confusion constante entre la sphère privée et l’espace public.

Le caractère public et anonyme de ces réseaux favorise davantage les abus et l’exhibitionnisme qu’une relation de confiance humaine où la honte illégitime de la femme attaquée peut être dépassée sans se transformer en règlement de compte.

Nous constatons que la liberté sexuelle revendiquée depuis les années 1960 nous enferme dans une relation homme/femme de plus en plus tendue qui va jusqu’à se judiciariser. Le gouvernement prévoit de renforcer une police de rue afin de pouvoir verbaliser sur le fait les dragueurs plus ou moins agressifs.

Des questions sur la faisabilité d’un tel projet ne peuvent pas être évitées. Les policiers sont déjà submergés, et souvent absents de zones interdites sur notre territoire aux représentants de la loi française.

Ce besoin de faire appel à des structures extérieures de tutelle – de la police au ministère improbable de « l’égalité homme/femme » – signe combien notre société s’est éloignée des relations humaines naturelles, de leurs régulations quotidiennes et du sens et du bon sens qui les accompagnaient. Nous souffrons d’un manque de confiance en l’autre certainement dû aux stéréotypes relationnels que l’on nous impose et au repli égotiste qui les accompagne et sera conforté, encore une fois, par cette plateforme immonde « ue balance mon porc ! ».

Laurence Maugest
philosophe, essayiste

Texte repris du site de Polémia

La petite histoire : Jeanne d’Arc, le procès de Rouen

Jeanne d'Arc procès Rouen

08/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Nous sommes le 30 mai 1431, et la fantastique épopée de Jeanne d’Arc se termine à Rouen, sur le bûcher, au milieu des flammes. Pour les Anglais, il fallait que cette sorcière meurt et que l’accusation d’hérésie discrédite le roi de France. C’est donc au terme d’un procès dur et éprouvant, mais surtout totalement biaisé, que Jeanne est conduite à son martyr. Et pourtant, elle aura été merveilleuse, inébranlable, jusqu’à en stupéfier ses juges. Retour sur un procès inique venu paradoxalement sonner le début de la fin de la domination anglaise sur la France. Une émission diffusée par TV Libertés.

Les Antigones se réunissent à Paris

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement de réflexion Les Antigones organise souvent des conférences pour proposer une vision saine, éclairée et différente de la féminité différente de celle des plateaux de télévision.

Pour cette rentrée, elles consacrent leur première séance aux transhumanistes qui s’ignorent, ce jeudi 5 octobre. De la Procréation Médicale Assistée au gyropode, ce sujet d’actualité sera traité sans concessions, car chacun de nos actes nous engage.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à écrire à contact@antigones.fr

Des femmes djihadistes bien entraînées bientôt à l’action en France ?

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Djihadisme des femmes22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il y a certes déjà eu, en septembre 2016, les femmes arrêtées près de Notre-Dame avant qu’elles n’aient pu faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz, mais la menace d’actions menées par des femmes djihadistes, et bien entraînées celles-là, se renforce. Selon Farhad Khosrokhavar, co-auteur de Le Djihadisme des femmes – Pourquoi ont-elles choisi Daesh ? (Seuil), « des femmes djihadistes vont être renvoyées en France ».

Dans un entretien au Figaro, il explique :

« Environ 5 % d’entre elles [les femmes djhadistes, Ndlr] rejoignent la brigade al-Khamsa, où elles apprennent à manier les armes. Les autres, visiblement déçues, cherchent à partir. Mais elles sont souvent violentées ou périssent dans des bombardements. Certaines, récupérées actuellement par les Kurdes, vont être renvoyées en France. »

Et de décrire la féminisation qu’il a constatée du terrorisme islamique :

« Al-Qaida privilégiait les hommes majeurs et sans problèmes mentaux. Daech s’est montré moins regardant. Dès le début, le mouvement a embauché toutes les catégories sociales, psychopathes compris, et aussi des femmes, plutôt jeunes, susceptibles de mettre au monde des «lionceaux». Le nombre d’adolescentes peut représenter jusqu’à 20 % des recrues de Daech dans certains pays européens. »

La campagne sur l’excision est une illustration du choc des civilisations

Excision

Début mars 2017, le réseau associatif « Excision, parlons-en ! » a lancé en France une nouvelle campagne de prévention de mutilations sexuelles féminines pourtant totalement étrangères aux traditions européennes.

En réalité, les pouvoirs publics ont été amenés à légiférer depuis plusieurs décennies pour tenir compte de la rencontre entre des pratiques coutumières issues de l’immigration le plus souvent africaine et notre conception des droits de l’individu. Au-delà de la sensibilisation de l’opinion, c’est bien une forme de choc des civilisations à laquelle nous assistons sur notre sol et qui doit nous amener à réaffirmer notre identité.

Des campagnes de sensibilisation de l’opinion à répétition

C’est dans les années 1980 que les premières études ont été réalisées sur la réalité de l’excision en France. Le phénomène est apparu lorsque l’immigration s’est féminisée après le décret du 29 avril 1976 qui a institutionnalisé le regroupement familial.

On évaluait alors entre 24 000 et 27 000 le nombre de femmes adultes qui avaient subi une mutilation sexuelle. Vingt ans plus tard, en 2004, une enquête de l’Institut national des études démographiques évoquait « environ 53 000 femmes », tandis qu’en 2017, ce sont 60 000 femmes excisées qui vivraient sur le territoire français. Une progression de 140 % en 35 ans !

Excision UnicefPour les peuples qui les pratiquent, les mutilations sexuelles féminines trouvent leur justification dans des critères beaucoup plus identitaires que religieux. Pour les femmes, il s’agit de préserver la virginité jusqu’au mariage, puis de prévenir les relations adultérines. A titre secondaire, il peut s’agir de devenir une « vraie » femme, le clitoris étant censé représenter un organe masculin qu’il faudrait ôter. L’excision s’inscrit enfin dans la construction de l’appartenance à un groupe ethnique et à une culture propre. Pour les hommes, l’excision est décrite sous un aspect festif et cérémoniel, un rituel de passage qui serait le pendant de la circoncision.

Ces agissements, dont le fondement est souvent initiatique, ont été à l’origine de campagnes de prévention qui sont d’abord révélatrices de l’émotion suscitée dans les sociétés occidentales par la découverte de pratiques entièrement étrangères à notre conception du droit de l’individu à son intégrité physique, mais aussi à la représentation européenne de la femme, dont l’image idéalisée dans la mythologie gréco-romaine, dans la figure mariale, dans le roman courtois, dans la préciosité des salons ou dans l’éternel féminin ne saurait porter la moindre trace de mutilation.

Un édifice législatif qui laisse perplexe

Les mutilations observées chez les personnes issues de l’immigration la plupart du temps subsaharienne, mais aussi proche orientale ont amené les pouvoirs publics à intervenir sur le fondement légal de l’atteinte à l’intégrité de la personne. Depuis la première décision de justice survenue en 1979, une quarantaine de procès ont eu lieu, à l’encontre des exciseuses comme à l’encontre des parents. Cette répression a entraîné une forte diminution de l’excision pratiquée en France, mais elle a aussi déplacé le problème, l’excision étant dorénavant réalisée dans le pays d’origine à l’occasion d’un retour forcé ou d’un voyage.

La réponse judiciaire s’est alors étendue et internationalisée : Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1984, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples en 1986, Convention internationale sur les droits de l’enfant en 1990, Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (dite Convention d’Istanbul) en 2014. Les mutilations sexuelles sont condamnées par la loi dans 24 des 29 pays d’Afrique ou du Moyen-Orient où elles sont pratiquées.

En France, l’édifice juridique a conduit à une protection quasi « internationalisée ». Ainsi, le Conseil d’Etat a posé qu’une jeune fille née en France peut se voir reconnaître la qualité de réfugiée « à raison du risque d’être exposée à la pratique de l’excision dans le pays dont elle a la nationalité. »

De même, les parents d’enfants exposées à un risque de mutilations sexuelles féminines peuvent prétendre au statut de réfugié s’ils démontrent qu’ils encourent un risque de persécutions du fait de leur opposition aux mutilations sexuelles. Une circulaire de 2013 précise que les parents d’enfants bénéficiant de la protection au titre de l’asile doivent être systématiquement invités à demander pour eux-mêmes un titre de séjour.

Une forme de choc des civilisations

Excision 2Les études réalisées sur le sujet montrent que la question de l’excision en France est liée à celle de l’immigration et, plus précisément, de la féminisation de l’immigration originaire des pays d’Afrique subsaharienne. Le constat des mutilations en nombre croissant s’explique par les variations dans les flux migratoires qui ont amené de nouvelles populations sur le territoire français. Les mêmes études montrent que la pratique de l’excision n’est pas tant liée à la religion qu’à des stéréotypes profondément enracinés et inhérents à des communautés patriarcales. Il s’agit donc d’une tradition culturelle destinée à concrétiser l’appartenance à une communauté au moyen d’un marquage corporel.

Les mutilations sexuelles féminines sont parfaitement étrangères à la civilisation européenne. Absentes des textes antiques, puis chrétiens, elles sont réprouvées et condamnées au nom des Droits de l’homme et du respect de l’être humain.

Les théories de certains médecins qui, au XIXe siècle, préconisaient la clitoridectomie pour lutter contre l’onanisme n’ont rencontré aucune adhésion. Certains anthropologues, notamment américains, qui admettent les mutilations au nom du relativisme culturel ou de la liberté de culte, ou encore qui comparent l’excision à une opération de chirurgie esthétique, restent isolés.

C’est donc à une forme de choc des civilisations que l’on assiste, fondé sur l’incompréhension en raison de l’incompatibilité de cultures identitaires radicalement différentes.

Ce rejet d’une pratique ancestrale étrangère au nom de la conception des droits de l’homme dans les sociétés française et occidentales appelle certaines questions : Doit-il exister une hiérarchie entre l’universalisme et le relativisme civilisationnel ? Pourquoi une campagne nationale médiatisée dans un pays où les excisées représentent 0,09 % de la population ? Les édifices juridiques national et international n’ayant fait que déplacer le problème sont-ils appropriés ? Quels regards devons-nous porter sur notre civilisation dans ses rapports avec les autres grands blocs civilisationnels ?

La pratique des mutilations sexuelles féminines semble remonter à la nuit des temps et s’inscrit au sein de civilisations fort éloignées de la nôtre. Cette pratique devrait nous amener à nous interroger sur notre propre identité afin de déterminer ce qui, dans la plus longue durée, nous définit en tant qu’êtres humains à part entière, mais aussi en tant que dépositaires d’un héritage historique, philosophique, esthétique et culturel que nous avons à conserver et que nous aurons à transmettre.

En 1986, dans un ouvrage intitulé L’Identité de la France, l’historien Fernand Braudel écrivait que « l’immigration pose à la France une sorte de problème « colonial », cette fois planté à l’intérieur d’elle-même. » Savoir qui nous sommes et ce que nous sommes nous permettra seul de trouver les réponses appropriées aux phénomènes migratoires et non à les subir.

André Murawski
Conseiller régional Hauts-de-France

Texte repris du site de la fondation Polémia