Tag Archives: famille

L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

29/12/2012 – 10h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
C’est la question qui est posée après l’envoi d’un courrier (ci-dessous) adressé aux 8 500 chefs d’établissement de l’enseignement catholique. Dans celui-ci, son secrétaire général, le bordelais Eric de Labarre (photo), exprime officiellement son « désaccord » avec le projet de loi du gouvernement sur le mariage homosexuel.

Lire la suite

« Le roi est nu » : un évêque breton s’engage contre le mariage homosexuel

« Le roi est nu » : un évêque breton s’engage contre le mariage homosexuel

19/12/2012 – 12h00
VANNES (NOVOpress Breizh) –
Dans une tribune publiée le 14 décembre dernier dans Le Figaro, Monseigneur Centène, évêque de Vannes (photo ci-dessus), s’engage fermement contre le projet de loi de mariage homosexuel. Une remarquable réflexion sur les implications d’un projet de loi sociétal emblématique d’un gouvernement soumis à la doxa mondialiste marchande où libéralisme et libertarisme se rejoignent.

Lire la suite

[Tribune libre] Marine Le Pen doit comprendre que les ennemis de la famille sont les ennemis de la nation - par Jean de Rouen

[Tribune libre] Marine Le Pen doit comprendre que les ennemis de la famille sont les ennemis de la nation – par Jean de Rouen

18/12/2012 — 16h00
PARIS (via Nouvelles de France) — Marine le Pen a évoqué hier sur LCI la manifestation du 13 janvier, pour la défense de la famille naturelle. « Même si je vais manifester, ce que je n’ai pas encore décidé, je le ferai pour dire attention, il y a d’autres sujets qui sont des sujets bien plus importants que cela, et auquel le gouvernement se refuse de répondre«  a-t-elle déclaré, soulignant que, selon elle, la « priorité aujourd’hui, c’est de s’attaquer à la situation sociale qu’aggrave le gouvernement par des mesures d’austérité qui sont épouvantables« .

On l’aura compris, la défense de la cellule familiale n’est plus une priorité pour le Front National, qui l’a d’ailleurs déclassé dans son programme de 2012 : Marine le Pen préfère s’attaquer d’abord à la situation économique et sociale. C’est bien dommage, car à moins de réduire l’homme à n’être qu’un producteur ou un consommateur, l’économie n’est pas première : elle doit rester subordonnée au politique. L’homme en effet ne vit pas que de pain. Quant à la question sociale, qui peut ignorer qu’elle est aussi relative à la politique familiale et aux problématiques de l’éducation et de la démographie ?

Lire la suite

Bordeaux : Frédéric Nihous (CPNT) soutient la manifestation contre le projet de mariage pour tous

Bordeaux : Frédéric Nihous (CPNT) soutient la manifestation contre le projet de mariage pour tous

07/12/12 – 16h55
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) –
Les appels à se joindre à la manifestation « pour la famille et les droits des enfants » se multiplient. Dernier en date, celui du président de CPNT (Chasse, pêche, nature et traditions), Frédéric Hihous (photo). Dans un communiqué de presse, le conseiller régional d’Aquitaine « apporte son soutien à la manifestation contre le projet de mariage des homosexuels et l’octroi du droit à l’adoption pour ceux-ci, qui aura lieu demain samedi 8 décembre à Bordeaux ».
Des manifestations sont également prévues ce samedi dans d’autres villes, avant un rassemblement national le 13 janvier.

Lire la suite

Eloge de la radicalité, par Polémia

Éloge de la radicalité, par Polémia

20/11/2012 — 08h00
PARIS (via Polémia) —
Six mois à peine après avoir accédé à l’Elysée, en juin 2012, François Hollande voit disparaître la confiance de l’opinion. C’est normal pour l’élu d’une minorité de Français qui n’a dans la vie réelle ni pouvoir économique et financier (ce sont les banques et les organismes internationaux qui l’exercent), ni pouvoirs régaliens (ce sont, de facto, les juges européens et constitutionnels qui font les lois sur l’immigration et la sécurité). D’où la crise du pouvoir politique, que le dérisoire spectacle de l’affrontement Copé/Fillon à l’UMP ne peut qu’amplifier. C’est ailleurs qu’il faut regarder les faits porteurs de sens.

Lire la suite

Mariage homosexuel : Alliance Vita mobilise contre le projet du gouvernement

Mariage homosexuel : Alliance Vita mobilise contre le projet du gouvernement

18/10/2012 –18h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
L’association pro-vie Alliance Vita a annoncé son intention de manifester le mardi 23 octobre dans 75 villes de France contre le projet de loi ouvrant aux homosexuels le droit au mariage et à l’adoption.

Selon l’association, « des voix plus en plus nombreuses s’élèvent contre ce projet de loi : Maires, professionnels de l’enfance, pédopsychiatres, associations de personnes adoptées, juristes… Le véritable débat démocratique consiste à les consulter, ainsi qu’à écouter les Français avant d’engager ce que Monsieur Ayrault présente comme “une évolution majeure de notre code civil” ayant pour conséquence une transformation radicale du droit de la famille et de la filiation ».

Lire la suite

[Tribune libre] "L’éducation, otage des idéologies" par Zentropa

[Tribune libre] “L’éducation, otage des idéologies” par Zentropa

13/08/2012 — 17h00
PARIS (via Zentropa) — L’éducation « républicaine, laïque, et obligatoire » est par naissance un projet idéologique et politique. Contrairement aux assertions véhiculées par l’imagerie d’Epinal dont la naïveté perdure encore aujourd’hui et qui voudrait faire de la construction mise en place par Jules Ferry une noble et désintéressée croisade contre l’ignorance et l’obscurantisme des temps passés (alors que la France était alphabétisée depuis le XVIe siècle et ses « petites écoles »), l’école « moderne » a été forgée pour, en formatant les jeunes esprits, convertir irrémédiablement le peuple français aux vertus de « l’idéal républicain » et aux mérites de la pensée des « Lumières ». C’était d’ailleurs là une entreprise bien loin d’être évidente tant les français n’étaient pas « naturellement » attachés à un système qui, depuis son avènement, n’avait entraîné qu’une suite quasi ininterrompue de guerres civiles ou étrangères plus sanglantes et destructrices les unes que les autres.
Lire la suite

La question sociale passe par le soutien de la famille

La question sociale passe par le soutien de la famille

17/07/2012 — 15h00
BRUXELLES (NOVOpress via Michel Janva sur Le Salon Beige) —
Alors que certains milieux, souvent marqués à gauche, opposent les chrétiens de droite et les chrétiens de gauche sur le mode : les chrétiens de droite luttent pour les valeurs tandis que les chrétiens de gauche luttent pour la justice et les questions sociales, l’intervention de Mgr Gianni Ambrosio, vice-président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne, est l’occasion de rappeler que la question sociale est intrinsèquement liée à la défense de la famille. Aussi, en défendant intégralement les principes non-négociables, les chrétiens dits de droite prennent en compte les questions de justice sociale et de solidarité que certains chrétiens dits de gauche les accusent de négliger.

Mgr Ambrosio est intervenu dans le cadre du 8ème Sommet annuel UE-Leaders religieux, jeudi 12 juillet à Bruxelles.

Extraits :

A“Je désire saluer l’initiative de l’Année européenne : la question du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle constitue une bonne occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de nos sociétés. Je voudrais m’arrêter particulièrement sur le rôle de la famille en tant que ressource sociale. C’est le point de départ pour affronter la crise non seulement démographique mais aussi sociale.

Je crois que l’UE et les Etats membres devraient avoir la lucidité de se mettre au service de la famille et le courage de la soutenir comme sujet social : nos sociétés pourront ainsi bénéficier pleinement de la contribution de la famille en termes de relations, de solidarité, d’élan créatif. Parce que la famille est le milieu de base du souci de la personne et du partage des besoins, à la fois matériels et immatériels et qu’elle représente le premier réseau de solidarité sur lequel la société peut compter. C’est pourquoi, l’engagement pour valoriser la famille ne naît pas de l’intention de défendre un patrimoine de notre tradition, mais de la conviction qu’elle est la garantie d’un avenir viable pour nos sociétés.

Lorsque je parle de la famille, je veux dire la famille ouverte à la vie, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme : telle est l’identité de la famille comme « lieu » où s’acquièrent et sont favorisées les relations et la solidarité entre les générations. L’avenir de nos pays et de l’UE n’est pas imaginable sans un soutien fort de la famille, comme milieu de croissance et de maturation dans lequel chacun est reconnu dans sa valeur de personne et en même temps renvoyé à ses responsabilités et à ses devoirs. Aucun autre type de relation ne peut être comparé à la famille. Si la famille était privée de son rôle central et si elle était placée dans la situation de ne pas pouvoir s’acquitter de sa tâche, la complexité des relations sociales serait fragilisée dans la mesure où ce sont surtout les relations familiales qui engendrent un climat caractérisé par la confiance, la coopération et la réciprocité. C’est dans ce climat que peuvent se développer les vertus personnelles et sociales.”

[box] La grave crise démographique actuelle : une hausse du taux de fertilité des Européens est absolument nécessaire [/box]

“La grave crise démographique actuelle peut être affrontée si l’on soutient les familles pour qu’elles permettent la génération et l’éducation d’hommes et de femmes capables de prendre en charge le bien commun. Une hausse du taux de fertilité est absolument nécessaire, tout en tenant compte de l’apport de l’immigration. Les données relatives aux valeurs des Européens indiquent clairement qu’ils aimeraient avoir davantage d’enfants : les politiques de l’UE doivent aider à ce que cette « aspiration insatisfaite » des citoyens européens puisse se réaliser.

Nous savons bien que certains pays ont fait des progrès pour surmonter cette faible propension à la procréation. Il s’agit d’interventions au niveau des politiques fiscales en faveur de la famille, de la création de structures d’aide à l’enfance, de mesures visant à concilier vie professionnelle et vie familiale (la fameuse « réconciliation de la vie de travail et de la vie familiale »). Dans ce contexte, permettez-moi de souligner l’importance de la journée hebdomadaire commune de repos. Pour la famille en particulier, pour la vie spirituelle de ses membres et pour les relations humaines, au sein de la famille comme avec les parents et les amis, le repos dominical commun est d’une importance fondamentale. […] Le développement socio-économique, tant au niveau national qu’à celui de l’UE, exige la reconnaissance de la famille comme véritable sujet social et politique.”

Crédit photo en Une : Xavier Merlin, licence CC.

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

19/06/2012 — 09H30
PARIS (NOVOpress via Europe Maxima) — Parmi les nombreuses promesses électorales du socialiste François Hollande, il y a le droit de vote aux élections locales des étrangers extra-communautaires qui seraient victimes d’une soi-disant discrimination alors qu’ils paient leurs impôts (les braves gens !). Avant d’étendre ce droit politique majeur à des non-citoyens, il serait approprié de l’accorder aux nouvelles générations de racines européennes.

Avec La famille doit voter, Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti retracent l’histoire d’un enjeu politique qui fit longtemps débat, mais qui pourrait resurgir : le vote plural familial. Le « vote plural » se pratique dans les systèmes censitaires pour désigner l’attribution à un même électeur de plusieurs suffrages. Il se distingue du vote familial qui revendique une autre forme de représentativité.

L’ouvrage retrace en détail les débats sur le rôle politique des familles sous la IIIe République, l’État français et aux débuts de la IVe République. Ce thème, méconnu et intéressant, méritait un meilleur traitement. Malheureusement, Le Naour et Valenti se montrent partiaux. S’inscrivant dans le conformisme intellectuel de la gauche bien-pensante, ils étudient leur sujet avec un parti-pris défavorable. Pour eux, le suffrage familial est une tentative inacceptable de remise en cause du suffrage universel d’essence égalitaire. Un mineur pouvant, dès sa naissance, hériter ou posséder un bien sous la tutelle de ses représentants légaux, pourquoi ne pourrait-il pas être électeur par délégation ?

Certes, les partisans du vote familial qui se recrutent dans la droite conservatrice invoquent l’ordre supposé des pères de famille. Mais ils ne sont pas les seuls à en réclamer l’instauration. La Belgique (État fasciste ?) l’applique de 1893 à 1919. En décembre 1923, 440 députés de la Chambre bleu-horizon (en chemises brunes ?) en votent le principe. En 1945 – 1946, d’anciens résistants démocrates-chrétiens défendent en vain l’idée d’une « République familiale » contre un Sénat à majorité radicale. Et, dans les années 1970, l’ancien Premier ministre gaulliste Michel Debré qui ne passe pas pour un nostalgique de l’alliance du Trône et de l’Autel, ne reprend-il pas le combat en faveur du vote familial ? Bien entendu, les auteurs ont beau jeu de noter que le Front national s’y est montré favorable, surtout pour des motifs démographiques (1). En 1988, Bruno Gollnisch, alors député du Rhône, observait dans une proposition de loi que « les familles de trois enfants et plus, qui représentent 11 % de la population, et qui assurent à elles seules 27 % du renouvellement des générations, ne représentent que 5,3 % du corps électoral (2) ».

Le vote familial eut cependant des alliés surprenants, comme les militantes du vote féminin ou les partisans de « l’approbation des morts ». À l’exception de quelques pétroleuses suffragettes extrémistes, les organisations féministes ont souvent collaboré avec les partisans du vote familial, car elles y voyaient une avancée notable dans la réalisation de leur objectif final. Quant au vote des morts tombés pour la France proposé par Maurice Barrès dans sa chronique du 1er février 1916 (et reprise vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par le communiste Jacques Duclos !), il fait resurgir les débats autour de la citoyenneté accordée aux femmes et du suffrage multiple, l’académicien suggérant que les épouses ou les pères des disparus en deviennent les mandataires.

De leur côté, les promoteurs du vote familial se divisent en natalistes et en familialistes. Pour le courant nataliste, « le dénombrement intégral des membres de la famille répond […] à une logique individualiste qui reconnaît à l’épouse et aux enfants le droit d’être représentés » alors que la tendance familialiste considère que la famille est la « cellule sociale fondamentale et repose sur la fonction supérieure du père de famille par rapport au célibataire ». Nourris par les travaux de Frédéric Le Play et de René de La Tour du Pin qui associent familialisme et corporatisme, les seconds accusent les premiers d’aménager et donc d’accepter la dérive individualiste. En revanche, les deux parties s’inquiètent de la dépopulation de la France. Soucieux de la faible natalité persistante après 1918, ils réclament une grande politique familiale nataliste et lorgnent, dans les années 1930, du côté des régimes autoritaires voisins, avec toutefois d’importantes nuances. « Si les natalistes admirent les politiques démographiques menées par les fascismes, les familialistes se méfient de l’omnipotence de l’État qui écrase l’autorité paternelle et finalement nuit aux familles. L’étatisme est pour eux un péril au moins aussi redoutable que l’individualisme », leur préférence allant pour le régime portugais de Salazar.

Soulagés par une décision du Conseil constitutionnel du 17 janvier 1979 qui proscrit tout vote plural, Le Naour et Valenti pensent que le vote familial se trouve désormais dans les « poubelles de l’histoire », car « la réforme du suffrage universel est maintenant complètement inintelligible aux Français. La famille ne votera pas », concluent-ils. Pourquoi cette assurance fate ? Ignorent-ils que l’histoire est toujours ouverte ? Longtemps, on a estimé que la famille était une structure vieillotte, ringarde, dépassée. Et à quoi assiste-t-on maintenant ? À une intense propagande en faveur du mariage homosexuel, de l’homoparentalité et de la famille homosexuée. Pour peu que les couples de même sexe obtiennent le droit à l’enfantement (la maternité étant l’ultime discrimination à bannir), des groupes activistes exigeront ensuite l’extension du suffrage à leur progéniture…

En dépit de la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées, l’enjeu du vote familial reste d’actualité. En 2004, des parlementaires conservateurs autrichiens demandèrent son introduction rapide. Et en 2005, ce sont trente députés allemands du Bundestag qui déposèrent une proposition de loi similaire. Dans une Europe touchée par l’« hiver des berceaux », la « Peste blanche » et le Papy Boom, la reconnaissance du vote familial s’interpréterait comme le signal fort d’une relance volontariste de la fécondité autochtone. Mais cette mesure politique de salut public doit impérativement s’accompagner d’une révision draconienne des naturalisations et de la réforme radicale du code de la nationalité. Le droit du sang remplacerait avantageusement le droit du sol sous peine d’obtenir le contraire de ce que l’on souhaite. L’application du vote familial suppose enfin une remise en cause des dogmes égalitaires et universalistes actuellement dominants, en clair, entreprendre une gigantesque révolution intellectuelle. « Mais après tout, écrivait Marc Dem, pourquoi la gauche aurait-elle le monopole de la révolution ? (3) » Loin d’être dépassé, le suffrage familial ou plural a de l’avenir et la grande supériorité d’être pré-moderne, anti-moderne et post-moderne.

Notes
1 : Cette proposition qui figurait dans le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen de 1988 à 2007 semble avoir été abandonnée en 2012, car très incorrecte au regard des gras médias.

2 : Proposition de loi cité par Marc Dem, « Que deviendra la France quand il n’y aura plus de Français ? », Le Choc du Mois, n° 5, avril 1988, p. 26.

3 : Idem.

• Jean-Yves Le Naour (avec la collaboration de Catherine Valenti), La famille doit voter. Le suffrage familial contre le vote individuel, Hachette, coll. « Littératures », 2005, 266 p., 20,50 €.

[box class=”info”]Article d’abord paru dans la revue Liberté politique, n° 31, octobre – novembre 2005 – 2006, et largement modifié pour la présente mise en ligne (sur Europe Maxima)[/box].

Retraites : une opération électorale sans avenir

Retraites : une opération électorale sans avenir

[box class=”info”] Extraits d’un article de Jeanne Smits dans le quotidien Présent, via Le Salon Beige. [/box]

Retraites : une opération électorale sans avenir“Impossible de ne pas voir dans la précipitation avec laquelle le gouvernement socialiste a annoncé le « retour à la retraite à 60 ans » une opération électorale, lancée à cinq jours du premier tour des législatives. […] La réforme annoncée par Marisol Touraine en conseil des ministres n’est pas de grande envergure : les salariés du privé et les fonctionnaires ainsi que les non-salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant entre 41 et 41,5 ans de cotisations pourront cesser de travailler à 60 ans, sans attendre les 62 ans prévus par la réforme de Nicolas Sarkozy. Un bonus de deux trimestres est accordé aux mères et aux chômeurs. Pour les mères, cela s’ajoute, assez chichement, aux 4 trimestres par enfant auxquels peuvent prétendre celles qui mettent au monde, élèvent et éduquent les cotisants de demain. […]

Dans une intéressante réflexion publiée sous la direction de l’Institut Montaigne dans Réformer par temps de crise (Manitoba-Les Belles Lettres 2012), Jacques Bichot dénonce le refus de réformer véritablement et avec justice le système français « archaïque, opaque et inégalitaire ». Dans un contexte où déjà l’Etat finance par l’emprunt 30 % de ses dépenses. Toute augmentation des dépenses creuse davantage la dette qui pèse sur les épaules des futures générations, qui devront en même temps faire face à l’explosion du coût de la vieillesse.

Ne nous étonnons pas si l’affaire des retraites et des cadeaux faits par le gouvernement socialiste vient en même temps que des discussions sur la modification de la loi Leonetti annoncée par Jean-Marc Ayrault, et qui se fera nécessairement dans le sens de l’euthanasie. Jacques Bichot s’interroge sur cette idée selon laquelle cesser le travail plus tôt serait nécessairement un « progrès social » ; il pointe le « déni de réalité » qui permet aux responsables de ne pas annoncer l’effondrement d’un système aussi complexe qu’incontrôlable ; il recommande que l’on assouplisse les conditions de maintien au travail tout en universalisant l’acquisition de « points », permettant à chacun de choisir de faire une carrière longue ou une carrière courte, plutôt que de servir les retraites en fonction d’annuités.

[…] Le problème réel des retraites des mères de famille n’est quant à lui pas abordé sinon par ce toilettage minime de deux trimestres. Ni le plafonnement de la majoration de 10 % pour les personnes ayant élevé trois enfants et plus, effectif depuis le début de l’année. Nulle réforme ne sera juste qui ne prenne pas en compte cette réalité affirmée de façon lapidaire par le démographe Alfred Sauvy : « Chaque génération doit payer elle-même ses retraites, non par les cotisations, comme certains l’imaginent [NDLR : elles servent à payer les retraites de la génération précédente], mais par sa descendance. » Le compte n’y est pas, et aujourd’hui ce sont les familles qui ont davantage d’enfants qui sont pénalisées à la fois quant au montant de la retraite qu’elles peuvent espérer et quant à leur capacité d’épargne.”

Les parents sont plus heureux que les gens sans enfants

Les parents sont plus heureux que les gens sans enfants, une publication scientifique le montre

31/05/2012 – 08h00
STANFORD (NOVOpress) – Des chercheurs de trois universités nord-américaines ont constaté que les personnes qui ont des enfants ressentent “des niveaux plus élevés de bonheur, d’émotion positive, et que leur vie a un sens” que les personnes qui n’ont pas d’enfants.

L’étude, à paraitre dans Psychological Science, le journal de l’Association for Psychological Science, mais déjà intégralement lisible ici, est coécrite par des chercheurs de l’Université de Colombie‑Britannique, de l’Université de Californie, et l’Université Stanford. Elle a porté sur trois enquêtes avec des méthodologies différentes concernant la première 6906 personnes, la deuxième 329 et la troisième 186. Avec des âges allant de 17 à 96 ans. Les résultats des trois enquêtes sont concordants.

A comparer avec l’opinion d’auteurs qui font la promotion de la stérilité. Par exemple Corinne Maier, pour qui dans son opuscule No Kid « le sentiment de la famille, le sentiment de classe, et peut-être d’ailleurs de race, apparaissent comme les manifestions de la même intolérance à la diversité, d’un même souci d’uniformité ».

[Tribune libre] La dernière bonne trouvaille du Secrétariat d’Etat à la famille : un kit de mariage civil qui aurait pour but de diminuer le nombre de divorces en France

[Tribune libre] La dernière “bonne” trouvaille du Secrétariat d’Etat à la famille ! Un kit de mariage civil qui aurait pour but de diminuer le nombre de divorces en France !

Il est vrai que la macabre et célèbre vérité du « Tu savais qu’un mariage sur deux se termine en divorce ? » amène à penser que les Français ont en effet oublié le sens premier de cet engagement.

Cela va d’ailleurs en empirant, puisqu’en même temps que le nombre de mariages diminue celui des divorces augmente.

Outre la démarche ridicule d’assistanat étatique permanent que traduit la sortie de ce kit tout cela en dit long sur notre société. Le réel engagement n’existe plus. Une union pour la vie ? Bien sûr que non. Un petit bout de chemin ensemble, plus ou moins officialisé, plus ou moins sanctifié. Enfin plutôt moins que plus d’ailleurs, puisque seulement 30 % des mariages civils se concrétisent (si, si, c’est l’engagement devant Dieu qui concrétise, pas la signature du papelard à la mairie ou le fait de faire compte commun…) de manière religieuse. Pour un mariage civil, le seul consentement des deux parties suffit. C’est un contrat qui peut en toute logique et en toute légalité se rompre. Ce qui le différencie du mariage catholique qui, à l’inverse ne peut être dissout. Car « ce que Dieu a uni l’homme ne peut le séparer ». La création d’une famille, d’un foyer n’est pas chose qui doit se prendre à la légère. L’union de deux êtres qui s’aiment – les futurs parents – constitue un socle qui se doit d’être solide. L’amour de ces deux êtres nécessite une authentique sincérité. Aimer ça n’est pas dire « je t’aime… aujourd’hui », c’est dire « je t’aime pour toujours et l’amour que je te porte ne souffrira jamais de rien, ni de tes écarts ni de tes états ». C’est dire « je t’aime tant que je trouverai la force de tout te pardonner dans la joie et surtout la peine, dans la richesse et surtout la pauvreté ».

Malheureusement la société actuelle à grand renfort de sex-friends, d’amourette de 15 ans (même quand on en a 30, voire 50) et autres « oups j’ai oublié ma pilule » ne prépare pas, mais alors pas du tout, à cet engagement. Et ça ne sont pas des adjoints en mairie qui nous l’expliqueront mais bel et bien des prêtres.

En outre, il ne faut pas manquer de rappeler que ce fabuleux kit émane d’un parti -l’UMP- qui est loin de briller par sa valeur d’exemplarité. Rappelons à toute fin utile que le chef de ce parti qui n’est autre que le Président de la République a déjà consommé pas moins de trois unions… Que d’une manière générale au sein de ce même parti le divorce est un peu une règle et on a plutôt tendance à faire des enfants sans père… Je passe sur de scandaleuses rumeurs de pédophilie qui entourent certains des membres de ce cher gouvernement.

En bref, plutôt que d’inventer sans cesse des nouvelles sottises nos élus feraient mieux de se poser un peu plus en modèle de vertu en commençant par protéger leur propre cellule familiale. Ainsi ils donneraient l’exemple plutôt que la leçon. Et s’ils veulent sensibiliser les gens sur le mariage, le vrai, pas le contrat civil entre deux parties, qu’ils s’adressent à des personnes qui le célèbrent depuis plus de 2 000 ans. Et qui, fort de ces 2 000 ans d’expérience savent de quoi ils parlent, du moins certainement plus qu’une bande de déglinguos donneurs de leçon, multi-mariés et partouzeurs.

Diane Fischer

[box class=”info”] Source : le webzine féminin Belle et rebelle. [/box]